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Accueil du site > Actualités > Politique > L’illusion démocratique au service du capitalisme

L’illusion démocratique au service du capitalisme

La démocratie est généralement considérée comme le moins pire des systèmes politiques. Ce terme générique, car recouvrant une vaste déclinaison d’expressions du pouvoir exercé au nom du peuple, jouit toujours d’un préjugé plus que favorable. Le problème, c’est qu’entre l’Agora antique et l’Amérique d’Obama, l’idée même de démocratie est devenue un vaste fourre-tout hétéroclite.

Le principe général de l’exercice de la démocratie se résume à la phrase d’Abraham Lincoln : le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Toute la difficulté tient dans l’application de ce vaste programme. La force de ce système politique tient généralement par la vaste adhésion qu’il suscite dans la population, quel que soit le mode de fonctionnement choisi. Plus que la démocratie elle-même, c’est l’idée démocratique qui fédère les peuples, l’impression que nous sommes libres de nos choix, de nos actions, que nous nous dotons des dirigeants que nous méritons. L’imaginaire démocratique est tellement fort, tellement ancré en nous que lorsque l’essence d’un pouvoir se modifie, nous nous refusons à voir ce qui doit crever les yeux.

L’imaginaire démocratique tient pour une évidence que le système démocratique est l’émanation de la volonté commune et qu’à ce titre, il tend naturellement vers le bien-être du plus grand nombre, exactement de la même manière que l’imaginaire capitaliste est totalement à l’aise avec le concept de main invisible qui régule le marché de manière supranaturelle. L’essence de la démocratie, ce serait le progrès pour tous, l’égalité, la liberté, la fraternité, dans l’ordre de votre choix. Le hiatus, c’est que pour réaliser ce bel idéal, on s’empresse de mettre en place un système hiérarchique des pouvoirs qui contredit intrinsèquement ces nobles aspirations.

La démocratie contemporaine s’exprime principalement de manière indirecte : le peuple est appelé de temps à autre à désigner ses représentants dans la sphère politique, laquelle décide ensuite de manière autonome de la manière dont elle va conduire le pays. L’exercice du pouvoir est donc délégué à un groupe assez restreint de personnes, lesquelles sont censées représenter l’ensemble du peuple.
D’un autre côté, comment envisager l’expression directe de la démocratie à l’échelle d’un pays ou même d’une région ? Mais du coup, pourquoi ne pas l’envisager à l’échelle d’une commune ou d’un quartier, un peu à la manière des Suisses ?

L’action du peuple sur la marche des affaires du pays se résume donc à glisser un bulletin de vote dans l’urne de temps à autre et à considérer qu’ensuite, ce qui sortira du système sera forcément l’émanation de sa volonté. Mais la question même des modalités du choix n’est que très marginalement abordée : qui sont les candidats, d’où sortent-ils, qui représentent-ils réellement ? La démocratie contemporaine nous aurait affranchis de la lutte des classes, celles-ci se seraient effacées, diluées dans une sorte de consensus mou, tant et si bien qu’il devient extrêmement difficile d’obtenir la composition sociologique du parlement qui décide pourtant en notre nom à tous, parce que cela ne serait plus utile. Ou parce que cela serait trop révélateur au contraire de ce qui sous-tend l’accession au pouvoir ?
L’homme de la rue doit se satisfaire de sa particule de pouvoir, concédée de temps à autre, et se soumettre à toutes les décisions prises par la représentation nationale, alors même que son précieux bulletin est considéré comme une sorte de blanc-seing, une abdication pure et simple de l’idée même de peuple souverain. Qu’importe si le choix de départ a été fait bien avant l’urne, qu’importe si les suffrages ont été arrachés par la duperie, les mensonges, ce que l’on appelle poliment le marketing politique, lequel pourrait se résumer à la maxime suivante : dire au peuple ce qu’il souhaite entendre pour légitimer le mandat de faire ce que nous voulons.

Ce qui compte, ce n’est pas le choix, c’est l’impression d’avoir le choix.


La plupart des graphistes comprennent très bien l’allusion : comment faire en sorte que le client approuve le projet graphique que nous avons décidé pour lui ?
En lui offrant le choix.
Si l’on demande au client directement ce qu’il souhaite, on obtiendra quelque chose de flou, de mal défini, sujet à de multiples interprétations, refontes et modifications, une source inépuisable de discussion une perte de temps incommensurable et donc, d’argent. L’astuce consiste à lui proposer rapidement deux projets, en rendant particulièrement attractif celui qui nous semble le plus pertinent. En offrant le choix, mais en le limitant d’office à nos propres propositions, nous avons, de facto, fermé le champ des possibles et décidé concrètement du projet à suivre (à une ou deux variantes près) tout en laissant au client la satisfaction et l’illusion de la décision finale.
Cette technique éprouvée de verrouillage du choix est particulièrement efficace dans le monde des sondages. Une question fermée bien orientée recevra pratiquement à coup sûr la réponse espérée.

Qui a choisi Obama ? Le peuple américain, les électeurs, grands ou petits ? Mais comment le choix Obama est-il arrivé jusqu’à l’urne ? Comment les candidats sont-ils choisis et par qui ? D’où sortent-ils ? Quelle est leur trajectoire ? Ne devrait-on pas être plus attentifs à la traçabilité des élus ?
Quand les journalistes décident de ne parler que de deux candidats, ne sont-ils pas déjà en train de restreindre le choix des électeurs en limitant le débat à deux options sur le total des candidats  ? Sachant que l’élection se joue sur la visibilité médiatique des candidats et que celle-ci est corrélée à leur capacité à acheter du temps d’antenne, la différence ne se fait-elle pas par l’argent collecté ? Qui fait la différence à ce jeu-là ? Une personne égale une voix, mais quel est le prix d’un vote ?
Plus simplement, quand le citoyen lambda arrive dans l’isoloir, qui a choisi en amont celui ou celle pour qui il peut voter ?

L’année dernière, lors des présidentielles françaises, le premier choix des électeurs était déjà restreint par le principe des 500 signatures de maires, principe biaisé lui-même par le poids des deux principales formations politiques qui avaient donné des consignes quant aux signatures. Il est intéressant de se souvenir que Jean-Marie Le Pen, dont on pense ce que l’on veut, mais qui s’est tout de même retrouvé au deuxième tour des présidentielles de 2002 (si, si...), n’aurait pu se soumettre au suffrage universel en 2007 sans un ordre explicite du président de l’UMP pour lui donner les signatures manquantes.
Ainsi donc l’arène politique s’auto-élit avant de passer au prisme médiatique.

Les médias sont en position d’intermédiaires entre la scène politique et la masse confuse du peuple. S’intéresser aux accointances entre sphère politique et médiatique est donc pertinent, s’interroger sur la provenance sociale très spécifique et concentrée de ces deux groupes sociaux, fondamental. Avant de se prononcer pour un système politique, ne serait-il pas pertinent de s’intéresser au contexte même de ce système, à la manière dont l’organisation économique et sociale va lui permettre de fonctionner correctement. Peut-on envisager l’exercice démocratique sans droit à l’information, à la liberté d’expression et à l’éducation de qualité pour tous ?

Tout système a tendance à s’auto-reproduire. Ceci est particulièrement vrai pour les systèmes hiérarchiques, c’est à dire fondés sur le principe d’inégalité. Il est même profondément antinomique que de prétendre gouverner de manière démocratique une société hiérarchisée... à moins que le principe démocratique ne soit profondément dévoyé, c’est à dire tendant entièrement à l’auto-reproduction des élites. Or le capitalisme est un système économique caractérisé par une forte inégalité entre ses différents acteurs.

Ainsi fonctionne notre démocratie actuelle dans une dynamique de compétition et de sélection. Faire partie de la classe dominante est pratiquement une condition essentielle pour s’y maintenir et ouvre l’accès aux formations indispensables à la fabrication de la trajectoire parfaite qui conduit à coup sûr au pouvoir ou à un de ses strapontins. Le gouvernement échoit donc naturellement à ceux qui sont formatés dans ce but. Et le système leur étant, par définition, extrêmement favorable, ils n’ont aucun intérêt à le changer ou à le faire évoluer, sauf dans le sens d’un plus fort renforcement de leurs positions privilégiées.
A contrario, le reste de la population, tirant nettement moins de bénéfice de l’organisation sociale, voire, la subissant à son corps défendant, a tout intérêt à chercher le changement, le renversement de l’ordre établi.

Sachant que dans un système hiérarchique inégalitaire, il y a très peu d’individus qui tirent avantage de la situation face à des groupes très étendus de personnes qui ont intérêt à ce que les choses changent profondément, l’illusion démocratique devient la manière la plus douce et la plus efficace de maintenir l’ordre des choses durablement : La classe dominante produit un personnel politique directement concerné par la stabilité du système ainsi que la machine propagandiste nécessaire à la diffusion des discours susceptibles de séduire les amateurs de changement.

Le vote devient alors l’acte unique par lequel l’individu pense contrôler son destin et impulser le changement, les querelles et enjeux politiciens lui tiennent lieux de réflexion et de projet de société, et ainsi, dans une violence purement symbolique puisque confiscatrice du discours et de l’action, l’illusion démocratique autorise la perpétuation du système le moins démocratique qui soit : le capitalisme.

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67 réactions à cet article    


  • Olga Olga 19 février 2009 11:27

    Merci beaucoup Maître Capello.
    Espérons que l’usage de la langue française sera moins pire qu’auparavant, grâce à vos interventions ô combien judicieuses. smiley 


  • Candide 19 février 2009 12:04


    à Abgeschiedenheit

    Abgeschieden oder Grossspurig ?

    Retraité ou Hâbleur ? ? ? ...


  • Napakatbra Napakatbra 20 février 2009 14:30

    Noter cette citation qui vaut son pesant de cacahuètes :

    "il est crucial de ne pas autoriser les gens qui ont des priorités politiques très différentes à exprimer leur opinion pour dire que ’le capitalisme, c’est fini, le libre échange, c’est fini" a récemment déclaré Jürgen R. Thumann, le patrons des patrons allemand.

    Lire : http://www.lesmotsontunsens.com/alerte-emprunts-etat-tirent-le-tout-pour-le-tout-dernieres-cartouches-2837


  • ddacoudre ddacoudre 22 février 2009 19:33

    bonjour Abgeschiedenheit

    c’est bien de rappeller les erreurs, cela est toujours profitable, mais si le droit d’écrire ne devait échoir qu’a ceux qui en possèdent la perfection, il n’y aurait bien que Pivot pour faire des articles.
    ensuite ce média citoyen ouvert à tous porte bien son nom, ce n’est pas celui d’une élite, donc c’est bien de faire des rapels correctifs, cela aurait été mieux que tu l’accompagnes d’un commentaire sur son article.

    cordialement.


  • Tristan Valmour 19 février 2009 11:54

    @ Monolecte

    Aucun Etat n’est démocratique car l’élite de l’élite se méfie du peuple. Un Etat démocratique pratiquerait la démocratie directe. Et dans le pire des cas, une démocratie représentative avec mandat impératif unique. Enfin, le personnel politique est beaucoup trop nombreux.

    @ abge…

    Si le pédant Vaugelas a codifié l’usage du bon français au XVIIè, le français est une langue qui évolue, c’est pourquoi on la qualifie de vivante. C’est ainsi qu’une faute répétée par le plus grand nombre devient la règle. Une langue a deux fonctions principales. Comme outil de développement de la pensée conceptuelle, elle nécessite effectivement l’emploi de règles strictes et précises (cf Boileau), et vous auriez raison de faire la remarque à Monolecte si elle publiait dans une revue scientifique. En cela la langue devient un facteur de discrimination entre ceux qui savent et ceux qui ignorent. Mais comme outil de communication, la langue a pour fonction de « mettre en commun » ou « mettre en relation », selon l’étymologie latine du vocable communiquer (communicare). En cela la langue revêt une fonction intégrative entre ceux qui savent et ceux qui ignorent. D’ailleurs l’expression « moins pire » est abondamment employée par les québécois. Enfin, la fonction poétique du langage permet de s’affranchir des règles. Or, je crois que personne ne peut reprocher à notre amie Monolecte d’être poétesse.

    Bien à vous



    • plancherDesVaches 19 février 2009 12:15

      Juste pour ajouter une pierre à l’Agora,

      Dans la Grèce Antique, chaque paysan qui venait débattre et voter pour une loi, se faisait dédommager de sa journée perdue à travailler son champs.
      Aurions-nous régressé.. ?

      A quand une rémunération des commentateurs sur le site smiley smiley smiley


      • Nathan Nathan 19 février 2009 12:18

        Super, j’achète.


        • zelectron zelectron 19 février 2009 21:01

          Il n’y a pas si longtemps c’était " l’illusion démocratique au service du communisme "

          *** J6M (Jean-Marie Messier, Moi-Même Maître du Monde) la veille du dépot de bilan de Vivendi


        • COLRE COLRE 19 février 2009 12:34

          Réflexion intelligente et stimulante, comme toujours avec vous.

          "L’illusion démocratique" est un titre excellent qui colle parfaitement au contenu, mais pourquoi avoir ajouté "au service du capitalisme" ? cela, non seulement n’ajoute rien, mais retranche… non ?


          • plancherDesVaches 19 février 2009 12:52

            En fait, le raisonnement est de se servir de l’argument démocratie pour son propre intérêt.

            Aux US, les terroristes doivent être tuer au nom de freedom (en gros, ceux qui refusent l’ordre US). Et lorsqu’on regarde bien, à l’extrême : il ne reste que la voie désespérée du terrorisme ou de la manifestation pour se faire entendre et "essayer" d’influencer un pouvoir omnipotent.
            Cela a déjà été décrit pour expliquer le pourquoi des manisfestations d’altermondialistes.


          • Lapa Lapa 19 février 2009 12:43

            article fort sensé mais si j’ai bien compris vous essayez de montrer que le système capitaliste est antidémocratique (car inégalitaire) et se trouve porté par une illusion démocratique (liberté individuelle entre autre)
            Bon ok. maintenant vaut-il lieux une illusion démocratique (telle que nous la vivons maintenant et ce en quoi je trouve l’analyse parfaitement juste) pour un système non démocratique (juste car il est inégalitaire d’ailleurs) à une dictature pour imposer un système démocratique (égalitaire).

            vaste question. même si votre choix est évidemment couru d’avance.

            l’autre question étant : connaissant la nature humaine, un système égalitaire est-il possible et viable ?

            La réponse étant non, l’illusion démocratique a encore de beaux jours devant elle.


            • Lapa Lapa 19 février 2009 12:45

              lire : vaut-il mieux et non vaut-il lieux.
              désolé.


            • Monolecte Monolecte 19 février 2009 13:08

              Humm, que de bonnes questions smiley !

              Plus que l’inégalité, c’est la hiérarchisation des êtres que je pourfends, car elle est source de toutes les inégalités et de tous les totalitarismes.
              Dire que le libéralisme est le meilleur système et l’imposer à l’ensemble de la planète, c’est à dire sans aucune possibilité de lui échapper, n’est-ce pas là la plus absolue des dictatures ?

              Jusqu’à présent, on pouvait échapper à un Staline, un Hitler, un Pinochet ou un Pol Pot, au péril de sa vie, certes, mais en montant dans un bateau, on pouvait toujours espérer atteindre une autre société, une autre manière de vivre. Aujourd’hui, le totalitarisme n’a même plus de visage ou de nom, il est , il s’impose à nous, nous sommes de nous soumettre et assène qu’en dehors de lui, il n’y a plus d’espoir. Il s’agit là d’une violence inouïe et encore jamais égalée.
              Même l’empire romain avait des frontières...


            • plancherDesVaches 19 février 2009 13:23

              Monolecte, ... d’esprit à esprit :

              Puissiez-vous continuer à pouvoir vous exprimer librement sur le net. (vous devez savoir aussi de quoi je parle... smiley )

              Bien à nous.


            • Philou017 Philou017 19 février 2009 13:41

              Lapa : "un système égalitaire est-il possible et viable ?"

              Bien sur. Pour cela, il faudrait que les gens soient en mesure de refuser les idéologies officielles dont on leur bourre le crane. Notamment celle de la domination de l’argent.
              Une question d’éducation pour laquelle notre époque propose une formation accélérée...


            • Lapa Lapa 19 février 2009 17:26

              a mon avis vous nagez en légère utopie. L’inégalitarisme n’est pas que dû à l’argent. Supprimez l’argent, vous aurez encore des inégalités. Plus criantes peut être encore.
              Sylvain Reboul plus loin dans les commentaires explique assez bien que les qualité nécessaires à un système véritablement égalitaire ne sont pas partagées par l’ensemble de la population. Et donc inaplicable pour des grands nombres....

              Moi ce qui me gène le plus chez l’auteur c’est cette propension à affirmer que le capitalisme est le pire système qui soit... autant je trouve son analyse juste concernant l’illusion démocratique, autant je trouve que ce genre de raisonnement vient à donner caution aux pires régimes qui soient (parce qu’on peut en sortir... mouais euh, dites ça aux millions de morts de la part des Khmers ou à ceux qui se sont fait fauchés en voulant passer à Berlin Ouest..., sans oublier les familles disparues sous n’importe quel despote guidant le pays vers le monde meilleur..etc...)

              D’autant que ces dictatures ne gomment absolument pas les tares que reproche l’auteur au capitalisme : inégalités et hiérachisation de l’être humain. En gros c’est la double peine pour ceux qui vivent sous leur coupe...

              Une vigilance citoyenne doit permettre de corriger les dérives du système illusoire et on doit d’avantage s’appuyer sur la démocratie de proximité... maintenant trouver un système global et complet qui soit totalement démocratique... j’ai des sérieux doutes...


            • Philou017 Philou017 19 février 2009 18:01

              a mon avis vous nagez en légère utopie. L’inégalitarisme n’est pas que dû à l’argent. Supprimez l’argent, vous aurez encore des inégalités. Plus criantes peut être encore.
              Nous sommes d’accord. Mais j’ai parlé de la puissance de l’argent, pas de l’argent en lui-même. L’argent peut être une monnaie d’echange comme une autre, à condition qu’il ne serve pas à établir la domination de certains. Les modeles de domination, dans le temps, se faisaient par rapport au sang, maintenant, c’est plutôt par l’argent. Mais il n’y a pas que cela.

              Sylvain Reboul plus loin dans les commentaires explique assez bien que les qualité nécessaires à un système véritablement égalitaire ne sont pas partagées par l’ensemble de la population. Et donc inaplicable pour des grands nombres....
              Ca ne veut rien dire. Vous oubliez que nous sommes dans un systeme qui hérite du passé, de ses pesanteurs, mensonges, immobilismes ; préjugés. Il suffit qu’il y ait une grosse minorité de gens éclairés dans une société, qui puisse prendre en main les rênes de cette société et le reste suivra. Beaucoup de gens suivent le modele en place sans trop se poser de question, par paresse ou inhibition.
              A mon sens, les gens sont suffisamment évolués pour cela à notre époque.
              Mais il y a les structures en places et ceux qui les dirigent/en profitent. Ceux-là sont pres à tout pour garder leur place et disposent de moyens d’influence puissants, les médias en premier lieu.
              Je dirai que le seul vrai obstacle à l’émergence d’une société évoluée, c’est d’y croire. Trop de gens sont encore sur l’influence de préjugés qu’on leur a inculqués (on a besoin de chef, Il y a que le capitalisme qui marche, ca a toujours marché comme ca, etc). Les puissants font tout pour maintenir ces préjugés.


               autant je trouve que ce genre de raisonnement vient à donner caution aux pires régimes qui soient (parce qu’on peut en sortir... mouais euh, dites ça aux millions de morts de la part des Khmers ou à ceux qui se sont fait fauchés en voulant passer à Berlin Ouest..., sans oublier les familles disparues sous n’importe quel despote guidant le pays vers le monde meilleur..etc...)
              Des despotes, il y en a eu sous tous les régimes. Il est vrai que certaines révolutions, survenues dans des pays qui n’y étaient en rien préparés et qui ont été portées par des gens vindicatifs et haineux ont échoué, et ont causé beaucoup de dégats. Mais le capitalisme a provoqué lui aussi beaucoup de dégats (les deux dernieres guerres mondiales par exemple).
              Il faut tirer les lecons du passé et avancer. S’accrocher à un immobilisme apeuré sous prétexte qu’il y a eu des échecs nous comdamne au retour en arriere (c’est ce qu’on est en train de vivre).
              Le salut ne viendra pas d’une révolution violente, mais plutôt d’une prise de conscience, où les gens abandonneront leurs préjugés et leur irresponsabilité pour se prendre en main.
              La société actuelle est basée sur l’antagonisme, l’injustice, l’impuissance. L’avenement d’une société nouvelle ne devra pas se faire sur les mêmes bases, mais sur la solidarité, la fraternité et le pardon.

              D’autant que ces dictatures ne gomment absolument pas les tares que reproche l’auteur au capitalisme : inégalités et hiérachisation de l’être humain. En gros c’est la double peine pour ceux qui vivent sous leur coupe...
              Vous avez ingurgité trop de propagande. Comme s’il n’y avait que le choix entre le capitalisme et la dictature.

              Une vigilance citoyenne doit permettre de corriger les dérives du système illusoire et on doit d’avantage s’appuyer sur la démocratie de proximité... maintenant trouver un système global et complet qui soit totalement démocratique... j’ai des sérieux doutes...
              La vigilance citoyenne pliera toujours sous le poids d’une société soumise à des intérêts particuliers et basée sur l’injustice et la division. L’homme mérite mieux que cela.


            • deovox 20 février 2009 00:21

               Les chinois ont trouvé la solution : une dictature communiste capitaliste.
              Les inconvenients et abominations des trois systèmes regroupés au sein d’un même concept. et ils ont appelé ça République Populaire de Chine. On en rève dans les hautes sphères.


            • Philou017 Philou017 19 février 2009 13:37

              L’auteur
              J’ai lu attentivement l’article que vous citez en lien : Le Centre de formation des journalistes saisi par l’argent-roi

              Une pépite pour comprendre le fonctionnement des médias et la "formation" des journalistes. Apres cela on comprend mieux pourquoi les "journalistes" ne comprennent pas pourquoi on les remet en question. Ceux qui réussissent dans le système sont ceux les plus capables d’intégrer le fonctionnement de médias dépravés.


              • plancherDesVaches 19 février 2009 13:45

                Ben... c’est "rentrer dans le moule ou cracher dans la soupe"....

                Là, tout de suite, le moule est en train d’avoir certaines "craquitudes"...craquelages, craquations,..
                Vous avez trouvé par vous-même, et nous le voyons tous.


              • William7 19 février 2009 14:22

                Il y avait un excellent article sur le sujet de Jean-Pierre Laurent dans la Revue Multitudes. Je pense, et même si les droitiers s’en moquent souvent, plus mécaniquement qu’adroitement, que la critique centrale (à charge de reconstruire ensuite) est celle de l’égalité formelle.
                ===============================================================================

                Le pouvoir social étant distribué inéquitablement, les électeurs n’ont en outre pas la liberté de choix qu’on leur présuppose et ce d’autant plus lorsqu’ils subissent également l’influence considérable de la presse, des sondages politiques et des médias. Le vote au suffrage universel confie aussi pour plusieurs années à des individus au profil très particulier - des professionnels de la fonction politique, autrement dit des spécialistes de la conquête électorale plus que du « bon gouvernement » - le sort de toute une population et la définition des règles à vocation pourtant universelle auxquelles elle sera soumise, même provisoirement. Lorsqu’elle repose sur le scrutin majoritaire, la démocratie électorale écrase aussi la minorité de ceux qui n’ont pas voté pour les élus[1]. Elle réduit l’expression politique légitime du mécontentement à un seul type de comportement, relativement inoffensif, et conjure aussi bien l’insurrection que d’autres formes plus locales ou plus directes de conflictualité[2]. L’égalité formelle entre citoyens que présuppose l’universalité du droit de vote occulte enfin deux types d’inégalités réelles, non plus devant l’accès au pouvoir politique, mais face à l’acte électoral lui-même[3] : · la ségrégation sociale et culturelle entre ceux qui ont la capacité d’émettre une opinion et surtout de la traduire en vote et ceux pour qui faire des choix ou des distinctions à l’intérieur du monde politique reste soit une énigme, soit un coup de dés ; · une élimination, hors de la participation à ce même jeu pourtant circonscrit de la politique représentative, d’une fraction de la population - comme c’est par exemple encore très souvent le cas pour les étrangers résidents qui participent par ailleurs, ne serait-ce qu’économiquement ou culturellement, à la vie collective.

                À quiconque se rassurerait donc encore de voir dans le vote l’aboutissement de la « civilisation » démocratique (et souvent son départ, qu’une mythologie tenace situe imaginairement à Athènes), à quiconque se repaît du nombre de nations tyranniques pour lesquelles l’élection au suffrage universel aurait représenté ou représenterait la figure nécessaire de l’émancipation, à quiconque glose plus ou moins cyniquement sur la démocratie représentative comme le moins nuisible des régimes politiques possibles, ou bien de ceux ayant historiquement existés, il suffit donc de rappeler que les mécanismes du vote au suffrage universel, qu’ils soient d’ailleurs soumis à la règle majoritaire comme à la règle proportionnelle, n’ont en rien fait disparaître le cens qui, en France par exemple, les ont précédés. Ils en ont simplement modifié les critères tout en les dissimulant, redoublant de la sorte la domination censitaire classique, aristocratique ou bourgeoise, d’une illusion entretenue quant à la signification égalitaire de l’acte de voter. Dans la plupart des processus historiques, l’instauration de ce type d’élection n’est donc jamais rien d’autre, au fond, que l’instrument de légitimation d’une élite nouvelle lorsque les anciens mécanismes, plus brutaux ou plus directs, de reproduction sociale de l’ordre politique et de reproduction politique de l’ordre social sont entrés en crise.

                Comment décider ? Laissée à ce stade, une telle critique de la participation électorale risque cependant de rester toujours insuffisante.



                http://multitudes.samizdat.net/Ne-pas-voter-et-apres-Questions


                • Radix Radix 19 février 2009 14:46

                   Bonjour Monolecte

                  Le début de votre article m’a rappelé une technique couramment utilisée dans les études d’impact environnementales. C’est la technique « variante repoussoir », on propose une variante de tracé routier tellement dommageable à l’environnement que la « variante retenue » devient magiquement la seule acceptable !


                   

                  Bien sûr la « variante retenue » est la seule qui a été correctement étudiée, pas seulement du point de vue environnementales, mais aussi du point de vue « intérêts privés » beaucoup plus important en la matière.


                   

                  Ce n’est qu’une des nombreuses applications du jeu démocratique à d’autres domaines !


                   

                  La démocratie participative que vous préconisez, démarrant aux plus bas échelons, si elle paraît être une solution (comme en Suisse) comporte néanmoins un inconvénient, car en démocratie le populisme se cantonne aux discours pas aux actes ! En Suisse, les actes suivent !


                   

                  Et de cette manière on peut arriver à des lois que tout le monde a désiré et qui dans les fait mécontentent la majorité !


                   

                  Radix


                  • bernard29 bernard29 19 février 2009 14:49

                    l’ "illusion démocratique" c’est bien connu, et votre article n’apporte absolument rien, hormis votre dernière envolée publicitaire et donc illusoire !!!

                    • l’illusion démocratique autorise la perpétuation du système le moins démocratique qui soit : le capitalisme. ( ?????)
                    Vous préférez une bonne et bien sûr "douce" dictature" pour interdire la perpétuation du système le moins démocratique qui soit : le capitalisme ? 





                    • plancherDesVaches 19 février 2009 15:45

                      Il est parfaitement possible de garder une justice sans avoir à se mettre sous la coupe d’un fachiste.
                      Et, bizarrement, on remarque souvent que les libéraux font tout pour diminuer le "poids" de la justice...

                      Il suffit d’élire un dirigeant responsable et honnête. (ça ne se trouve pas tous les jours, je suis d’accord)


                    • La Taverne des Poètes 19 février 2009 15:35

                      La démocratie, ce devrait être le gouvernement du peuple, par les citoyens, pour le peuple. Pour écarter le populisme.
                       


                      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 19 février 2009 15:43

                        Vous avez raison, la démocratie idéale est une fiction au même titre que le peuple : le peuple ne peut se gouverner directement et encore moins gouverner ceux qui le gouvernent en son nom : il faudrait qu’il soit spontanément uni et vertueux (Montesquieu) et les citoyens spontanéments tous et toujours raisonnables (Spinoza) pour que le prétendu peuple puisse puisse s’autogouverner sans avoir besoin de représentants et d’une hierarchie disposant d’un pouvoir unificateur pacifiant.

                        Or le peuple est toujours divisé et les intérêt particuliers sont contradictoires ainsi que les représentations d’un hypothétique intérêt général qui en découle. C’est le pluralisme et le conflit qui font la vie démocratie réelle et à travers eux ce sont les droits de l’homme et le droit de manifester contre la gouvernement et de le contrôler qui font que la démocrartie réelle reste attachée à l’idée démocratique, comme le vice peut rendre hommage à la vertu.

                        Le capitalisme est par nature anti-démocratique mais moins qu’une l’économie directement gérée et non pas seulement régulée par un état prétendument socialiste. elle respecte au moins les droits individuels de propriété et l’autonomie relative des échanges contractuels par la médiation du marché ; reste qu’il doit se soumettre à des droits sociaux qui permettent de réduire les inégalités réelles entre la capital et le travail.

                        C’est pourquoi la démocrartie réelle doit faire du capitalisme le meilleur usage possible au regard du souci de justice égale qui est au centre de l’idéal démocratique et ce par la lutte sociale et politique contre ceux qui voudraient confondre les intérêts du capital avec un intérêt général qui reste à reprendre sans cesse sur le métier dans le compromis nécessaire entre les souhaits du plus grand nombre et ce qui est réellement possible afin de décider du convenable (Aristote) .

                        Ce sont ces luttes sociales et les droits conquis grâce à elles contre la seule logique du capital qui font la démocratie pluraliste réelle et qui font que la démocratie soit une fiction mobilisatrice et non pas une illusion (à savoir prendre r pour la réalité)

                        La démocratie c’est le vote plus la mobilisation citoyenne.


                        • Lapa Lapa 19 février 2009 17:14

                          excellent commentaire.


                        • Olga Olga 19 février 2009 19:35

                          " La démocratie c’est le vote plus la mobilisation citoyenne. "

                           
                          Il faudrait ajouter quelques précisions sur la nature du vote pour que cette définition soit réaliste. Et surtout s’entendre sur le fait que le vote n’est pas en soi un gage de démocratie :
                           

                          - On ne peut pas vraiment parler de démocratie si le résultat du vote n’est pas fiable ( cf irrégularités au cours de l’élection présidentielle aux USA en 2000 et 2004 ; votes électroniques trop facilement "piratables", avec des résultats invérifiables a posteriori ; votes "pour la forme" dans de nombreuses dictatures... )

                          - On ne peut pas vraiment parler de démocratie si le résultat du vote n’est pas pris en compte ( cf la victoire du Non au référendum sur le TCE qui a été tout simplement ignorée, bafouée ) 

                          - On ne peut pas vraiment parler de démocratie si les seules personnes qui peuvent prétendre à gagner les élections nationales proviennent toutes de la même "caste" où l’on se "choisit" par cooptation.

                          - On ne peut pas vraiment parler de démocratie si c’est la quantité d’argent amassé par un candidat qui dicte en grande partie le résultat des élections (cf système américain).
                          etc.

                        • Monolecte Monolecte 20 février 2009 09:07

                          Très justes observations, Olga.
                          Les rectifications apportées au vote du peuple jugé inadéquat nous éclaire effectivement sur la véritable nature de notre démocratie.


                        • Daniel Roux Daniel R 21 février 2009 10:57

                          Tout à fait d’accord.

                          J’ajouterai, qu’on ne peut pas parler de démocratie lorsque les médias sont aux mains de groupes financiers présentant leur propre candidat.

                          Ni quand ces mêmes médias favorisent deux des candidats, désignant aux électeurs les favoris et réduisant les autres au rang de faire-valoir.


                        • William7 19 février 2009 15:45

                          A lire aussi...

                          La haine de la démocratie de Jacques Rancière !


                          • Matéo34 Matéo34 19 février 2009 15:58

                            @ L’auteure.

                            Bonjour,

                            J’ai hésité longtemps... puis mes souvenirs de Droit ont parlé : le doute profite à l’accusé ! smiley J’ai donc "plussé".

                            Je trouve que la phrase de Lincoln résume mal la démocratie et ce n’est surement pas son principe général. Pour moi, il tient surtout aux conditions de sa naissance (que cela soit dans la Grèce antique ou dans l’Angleterre du 17ème siècle) : celui ou ceux qui disposent et utilisent de l’argent d’autrui pour pourvoir aux besoins d’une collectivité doit en demander l’autorisation et en rendre compte à celui qui à le pouvoir : le peuple, dans la conception où chaque individu se voit reconnaitre une volonté libre (d’ou le principe d’un homme = une voix).

                            Je veux bien que l’on nie la Liberté individuelle car illusoire vuque l’on nous impose de choses mais s’ils se permemtent de mettre tant de pognon pour les campagnes marketing... C’est bien qu’il ya quelque chose à travailler !

                            S’il y a problème c’est parce qu’on oublie ces principes : ceux qui sont élus n’ont qu’une délégation de pouvoir et non le pouvoir, liberté ne s’use que si l’on ne s’en sert pas et qu’il existe de nombreux contre-pouvoirs dont les actions ont construit nos démocraties (grèves, manifestations, associations, etc...). La période actuelle en est un parfait exemple...

                            Pour ce qui est d’une démocratie "directe", il y a plusieurs critiques : il faut se souvenir que le sytème de gestion directe qui était en place à Porto Alegre n’a fait intervenir réellement que 10% de la population de la ville ; que le système de votation Suisse empeche toujours (sauf erreur de ma part) le vote des femmes dans un canton ; Les USA ont un système de votation et de récussation dans différents Etats...

                            Pour ce qui est de la lutte des classes : vous avez raison, le conditionnel s’impose sinon une démocratie aurait tué sont principal moteur !!! comment voulez-vous avancer sans ? smiley
                            C’est plus la perte de la conscience d’intérets communs aux salariés qui est à mon avis le vecteur du flou actuel (quoique cela ervient à la charge...).

                            A mon avis, la principale erreur de votre article est que vous confondez démocratie et Etat : C’est l’Etat qui est au service du capitalisme, pas la démocratie qui elle demeure un moyen de la Liberté. C’est ce que certains penseur libéraux définissent comme le "wellfare state" (si je me souviens bien du terme) : Les marchés se régulent seuls (d’ou l’Etat n’est pas solution mais le problème), l’Etat n’étant là que pour recharger les piles des acteurs économiques et prendre en charge les dégats et les exclus du système (d’où les modifications entrainées dans social-démocraties où les assurance sociales n’ont servi qu’aux plus pauvres alors qu’elles servaient à plus de personnes dans un "Etat-providence"... l’exemple typique sont les prestations CAF), les ressources de l’Etat ne pesant que sur les "demandeurs" pour ne pas gener les "offres" (c’est la philosophie de la fiscalité qui traverse la CSG, la CRDS et autre impot proportionnel).
                            Aujourd’hui, quand on nous dit que c’est le retour à l’interventionisme de l’Etat, c’est le plus mensonge qu’on puisse entendre : L’Etat fait toujours du "weelfare"... Il assure et colmate toujours...

                            Pour ce qui est de la presse, je suis bien d’accord avec vous....

                            Bonne journée.

                            Matéo 34


                            • saint_sebastien saint_sebastien 19 février 2009 17:47

                              non les libéraux ne veulent pas du wellfare state, il veulent un état assurant uniquement les fonctions régaliennes (police, justice,etc...) et pour le reste les gens doivent se débrouiller. Je ne vois pas le rapport avec la CAF qui est justement ce wellfare state, l’assistance sociale qui n’est d’ailleurs pas que réservée aux pauvres.


                            • Matéo34 Matéo34 19 février 2009 21:23

                              @ St Sebastien.

                              Bonsoir,

                              C’est gentil de m’expliquer les conceptions du libéralisme du 19ème siècle... mais va falloir regarder un peu celui du 21ème siècle...

                              Le système que je décris est celui qui est en vigueur en Angleterre et en Allemagne : peu d’allocation chômage et pour les personnes difficile à intégrer, c’est direction allocation pour handicap ou pour femme seule avec enfants. Si vous étiez curieux, vous auriez lu les liens que j’ai mis.

                              Et je maintiens que cela a été mis en place en France quand on s’est servi des allocations familiales pour compléter les bas salaires (API, etc...) et en enprivant les salariés ayant un salaire entre un smic et un smic et demi...

                              Mais si vous souhaitez rester dans la théorie... C’est votre droit.

                              Matéo 34


                            • dezanneau 19 février 2009 16:03

                              On a basculé vers un système ploutocratique ou oligarchique il y a plus de 30 ans (l’après De Gaulle)...La plupart de nos dirigeants sont des rentiers, sans culture stratégique donc ne servent pas les intérêts du pays. Un exemple : favoriser l’immigration dans n’importe quelles conditions, c’est malmener la cohésion sociale et nationale. Un stratège ne ferait pas cette faute, contrairement à ceux qui mènent une politique clientéliste pour casser le marché du travail ( à droite), ou pour justifier un système redistributif (à gauche) qui profite surtout aux intermédiaires de manière directe ou indirecte...à nous appauvrir tous au final !
                              Je précise que la cohésion sociale et nationale est un PRINCIPE DE BASE en matière de stratégie : est-ce que vous pensez sincérement que NS est crédible sur la scène internationale quand il aborde les questions de sécurité alors que le nombre de véhicules incendiés de 2-3000 sous Jospin a franchi la barre des 50000 par an en France, au hasard aux yeux des Russes ou des Chinois ?
                              Pareil en matière de gestion des finances publiques quand la France est dans les bas-fonds des classements en matière de corruption des élites ? incapable de boucler un budget ?
                              La démocratie suppose une évaluation en temps réel, ce ne peut être un blanc-seing accordé pour un mandat !
                              Je vous renvoie sur mon blog, ou sur l’article publié sur agoravox, à l’analyse que je fais de la dette publique-au coeur du système actuel- et de la solution puissante que j’avance !


                              • LE CHAT LE CHAT 19 février 2009 16:21

                                elections , piège à cons !!!


                                • ronchonaire 19 février 2009 17:39

                                  Le capitalisme n’a pas à être démocratique, ni moral d’ailleurs, c’est juste un système économique, un moyen comme un autre de créer de la richesse. La question de la répartition de cette richesse est, elle, en revanche, une question de politique et de morale. A trop confondre l’économique et le politique, on finit par se tromper de coupable.

                                  Sur le sujet, je vous conseille si vous ne l’avez pas encore lu le dernier bouquin de Robert Reich, l’ancien conseiller de Clinton (et actuel conseiller d’Obama si je ne m’abuse), intitulé "Supercapitalisme", qui traite spécifiquement du problème de l’équilibre, et en l’occurrence du déséquilibre, entre capitalisme et démocratie. C’est bien écrit, très bien argumenté et assez convainquant même s’il traite presqu’uniquement du cas des Etats-Unis.


                                  • saint_sebastien saint_sebastien 19 février 2009 17:52

                                    Le capitalisme n’a pas à être démocratique, ni moral d’ailleurs
                                    exact, alors que socilalisme est "sensé" l’être. Mais ni le libéralisme, ni le capitalisme n’ont vraiment été appliqués, on est plutot dans un sytème de fausse concurrence et de cartels, seuls quelques couillons technocrates à Bruxelle pensent le contraire et nous mènent à notre perte.


                                  • saint_sebastien saint_sebastien 19 février 2009 17:53

                                    socialisme pardon...

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