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L’implication des hommes, nouveau levier dans la lutte pour l’égalité des sexes

Terra Nova publie le rapport final de son groupe de travail sur les inégalités hommes / femmes. La logique d'émancipation et de rattrapage à l'œuvre dans les années 1960 - 1980 s'essouffle, voire régresse, comme le révèle le piètre classement de la France au niveau européen en matière d'égalité professionnelle et salariale, de partage du pouvoir économique et politique, de répartition des tâches domestiques et parentales. Ce blocage ne saurait s'expliquer uniquement par la crise économique : l'hégémonie d'un modèle unique de réussite, d'une mentalité restée patriarcale oblige les femmes et les hommes à se plier à des règles et des structures de longue date définies par les hommes, sans considération pour les besoins du couple, de la famille, d'une vie extra-professionnelle. Pour Terra Nova, l'égalité des sexes ne doit pas être seulement l'affaire des femmes ou de l'Etat, mais également des hommes, qui subissent eux aussi le système de domination masculine. Cette démarche d'implication des hommes dans les stratégies d'égalité passe entre autres par un congé paternité prolongé et partiellement obligatoire, des actions de sensibilisation sur les stéréotypes masculins, la lutte contre le sexisme ordinaire, la lutte contre l'échec scolaire des garçons, un rééquilibrage de la vie professionnelle et de la vie familiale, un réel partage des responsabilités domestiques...

SYNTHÈSE DU RAPPORT
 
Une idée répandue voudrait qu’en matière d’égalité femmes / hommes, l’essentiel soit acquis et que ce combat doive laisser place à des causes, sociales ou environnementales, plus légitimes et plus urgentes. Un simple examen des faits suffit à prouver le contraire : la logique d’émancipation et de rattrapage qui a prévalu dans les années 1960-1980 est à la peine. Dans les domaines de l’égalité professionnelle et salariale, du partage du pouvoir économique et politique, de la répartition des tâches domestiques et parentales, des violences et du sexisme, la France est bien souvent en queue des classements européens.
 
Au rythme actuel, la parité ne serait atteinte à l’Assemblée nationale que dans un quart de siècle… Ces chiffres nous placent au 18e rang dans l’Europe des 27. Dans la haute fonction publique, neuf préfets sur dix, neuf ambassadeurs sur dix sont des hommes. Dans le monde du travail, les femmes travaillent cinq fois plus que les hommes à temps partiel (subi pour 30 % environ d’entre elles) ; les écarts de salaire, à compétence et temps de travail égaux, sont de près de 10 %. Les femmes sont surreprésentées dans les métiers mal payés et peu qualifiés, dans les métiers du soin, de la vente, des services, de l’éducation, et majoritairement dans les tâches d’exécution, en somme tout ce qui est « prolongement des fonctions domestiques » selon les termes de Pierre Bourdieu. Dans la sphère privée, malgré les discours modernistes sur les « nouveaux pères » et les nouveaux couples, les femmes continuent à assurer 80 % des tâches ménagères et des soins aux enfants. Le salarié est invité à se dévouer, la salariée à concilier. La domination masculine au quotidien se manifeste également dans les violences faites aux femmes : en France, une femme meurt de violences conjugales tous les trois jours, tandis qu’on estime à près de 48 000 par an le nombre de viols, sans compter les autres agressions, harcèlements et brimades à caractère sexuel.
 
Dans tous les domaines, depuis le milieu des années 1990, il y a stagnation ou régression. Or la crise économique, la pression sur les salaires, la recherche de flexibilité, la persistance du chômage ne l’expliquent qu’en partie. Le problème est que les femmes sont certes entrées dans l'économie, mais que la société française n'est pas sortie d’une mentalité patriarcale. Il ne faut donc pas laisser croire que le féminisme serait un combat d’arrière-garde. Trop souvent, une cause jugée entendue est une cause qui régresse.
 
Il est plus nécessaire que jamais d’exiger un service public de la petite enfance, une parité effective en politique, l’égalité salariale. Le travail à temps partiel doit être réglementé et déprécarisé, l’accès des femmes aux fonctions de direction doit être favorisé ; l’accès à la contraception et à l’avortement doit être facilité. Dès la petite enfance, le sexisme doit être combattu.
 
Il est aussi temps de tenter des stratégies complémentaires. Le blocage est sans doute également dû à l’hégémonie d’un modèle unique de réussite, d’une mentalité restée patriarcale et que devrait adopter toute femme ambitieuse. Tout se passe comme si les femmes devaient, pour s’autonomiser et s’affirmer, imiter la socialisation masculine, adopter les règles du jeu mises en place dans une optique masculine, c’est-à-dire, à bien des égards, sans considération pour les besoins du couple, de la famille, d’une vie extra-professionnelle. La question était d’intégrer les femmes dans un monde dont les règles et les structures ont été de longue date définies par les hommes, de faire des femmes « des hommes comme les autres », pour reprendre une expression courante sur ces sujets. En d’autres termes, on a tellement voulu offrir aux femmes les attributs d’un certain type de domination – en l’espèce masculine - que celle-ci n’a été que très peu contestée en tant que telle, sauf dans ses aspects machistes les plus violents.
 
Il s’agit de faire de l’égalité des sexes non plus seulement l’affaire des femmes (comme activistes ou bénéficiaires) ou de l’Etat (en tant que relais des revendications et incarnation du progrès social), mais également des hommes eux-mêmes, comme sujets et acteurs. Les hommes ne doivent plus être considérés comme résistants aux conquêtes des femmes, mais comme acteurs et demandeurs d’une égalité globale, dont tous et toutes tireront profit.
 
Ils doivent aussi s’interroger sur les coûts cachés de la masculinité pour eux-mêmes, pour leurs compagnes, leur famille et la société tout entière. Vulnérabilité physique et mentale, moindre longévité, violence contre soi et autrui, forte dépendance à l’identité professionnelle : les hommes ne sont pas que les vainqueurs du jeu social, à bien des égards ils sont dominés par leur domination. C’est aussi en les impliquant que ce combat pour l’égalité des sexes sera mené à bien. Contrairement aux femmes, la plupart des hommes n’ont toujours pas conscience de relever d’une logique genrée, ce qui les a empêchés d’évoluer aussi profondément qu’ont pu le faire les femmes. Les hommes doivent faire leur révolution : eux aussi doivent sortir de la tyrannie patriarcale, qu’elle s’applique à la sphère publique, économique, sociale ou domestique. Telle n’est pas la voie actuellement préconisée par nos dirigeants actuels : le truisme du « travailler plus pour gagner plus », sans aucune réflexion sur l'équilibre personnel ou familial, domine le débat. Une certaine culture française du travail ostentatoire et une forme de cooptation professionnelle par le temps de présence restent en vigueur, incarnées par un modèle masculin « décomplexé ». Parallèlement, l’essor des « services à la personne » marque le retour de la domesticité (massivement féminine) sous couvert de modernité. A supposer qu’elle dispose du même salaire que son alter ego, la femme cadre ambitieuse n'aura donc qu'à imiter les normes masculines et payer une autre femme pour pouvoir se consacrer exclusivement aux affaires : nous tenons l’exemple même d’une égalité sous le signe des hommes.
De plus en plus prônée au niveau international, cette démarche d’implication des hommes dans les stratégies d’égalité passe par un congé paternité prolongé et partiellement obligatoire, car la paternité vécue mettra fin au patriarcat, mais aussi par un congé parental partagé et largement indemnisé. Nous proposons également des actions de sensibilisation sur les stéréotypes masculins, dès l’école primaire et le collège ; une lutte contre le sexisme ordinaire, notamment en favorisant la mixité des métiers ; des actions systématiques de prévention ciblées sur les pathologies physiques et mentales masculines comme il en existe pour les femmes, les enfants, les adolescents, les personnes âgées ; des actions de soutien afin de lutter contre l’échec scolaire des garçons, source principale de violences ; un renforcement de l’éducation affective et sexuelle pour endiguer la banalisation silencieuse de la pornographie ; une vision moins sacrificielle des fonctions dirigeantes et électives par le non-cumul des mandats, l’accès au temps partiel de qualité et au télétravail ; un rééquilibrage entre vie professionnelle et vie familiale qui permette un partage des tâches – et des joies – domestiques. Impliquant les hommes, l’égalité femmes / hommes peut être relancée et ouvrir la voie à une société plus juste et plus humaine.
 
 
Les propositions du rapport
 
Réaffirmer les revendications féministes
 
Famille, couple et maternité
 
Proposition 1 : Développer massivement les modes de garde des jeunes enfants.
 
Proposition 2 :Ne pas pénaliser les femmes dans leur carrière en raison de leur maternité.
 
Proposition 3  : Pour un réel accès à la contraception et au droit à l’avortement. Généraliser le « pass santé contraception » lancé par la Région Ile-de-France.
 
Proposition 4 : Instaurer la déclaration fiscale séparée pour chacun des membres du couple.
 
Carrière, conditions de travail et retraite
 
Proposition 5  : Instaurer une égalité de rémunération effective entre les femmes et les hommes. Créer un observatoire indépendant chargé de vérifier la réalité des engagements des entreprises.
 
Proposition 6 : Déprécariser le temps partiel subi et revaloriser les retraites des femmes. Repenser les régimes de retraite pour qu’ils ne pénalisent pas les femmes.
 
Proposition 7 : Pour l’accès des femmes aux fonctions de direction.
 
Proposition 8 : Instaurer une stricte mixité des internats : même nombre de places pour les filles et les garçons.
 
Politique
 
Proposition 9 : Pour un gouvernement paritaire femmes/hommes.
 
Proposition 10  : Lutter contre le cumul des mandats.
 
Proposition 11 : Pour des modes de scrutin permettant d’atteindre la parité.
 
Proposition 12 : Créer un statut du citoyen engagé pour permettre l’engagement civique de tous.
 
Proposition 13 : Rendre obligatoire et effective l’intégration d’une perspective de genre dans toutes les politiques publiques.
 
Proposition 14 : Créer un outil public d'évaluation des coûts et gains pour la collectivité des mesures prises dans le domaine de l'égalité femmes/hommes.
 
Violences
 
Proposition 15 : Lutter contre toutes les violences faites aux femmes.
 
Représentations
 
Proposition 16 : Lutter contre la présentation sexiste des jouets.
 
Proposition 17 : Sur toute apparence corporelle retouchée à des fins publicitaires (affichage, magazines, spots, emballage), imposer une signalétique « Photographie retouchée afin de modifier l’apparence corporelle ».
 
Une stratégie complémentaire : l’implication des hommes
 
Représentations
 
Proposition 18 : Inviter les instances de régulation (Conseil supérieur de l’Audiovisuel, Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité, etc.) à être plus attentives aux stéréotypes masculins dans les publicités (incompétences familiale et domestique notamment).
 
Proposition 19 : Au cours de la scolarisation, lutter contre la violence impliquée par le « code de la masculinité » (stoïcisme, bravade, virilité sans nuances, évitement de la honte). Lutte contre les stéréotypes masculins omniprésents dans les manuels scolaires et promotion d’œuvres artistiques anti-sexistes pour la jeunesse (sensibilisation des éditeurs et producteurs, recensement des bonnes pratiques).
 
Proposition 20 : Dans toutes les campagnes de sensibilisation, intégrer des hommes s’affichant non sexistes et non violents, pour favoriser l’identification.
Proposition 21 : Sensibilisation des personnels de la petite enfance et des personnels enseignants aux problématiques de genre et aux stéréotypes sexués, avec édition de manuels sur les stéréotypes sexués destinés aux garçons et aux filles.
 
Proposition 22 : Rebaptiser l’école « maternelle », école « élémentaire », et l’école « élémentaire », école « primaire ». Rebaptiser les assistantes « maternelles », assistantes « parentales ». En milieu hospitalier, renommer les unités « mères-enfants », unités « parents-enfants ».
 
Proposition 23 : Faire de la Fête des Pères une journée de sensibilisation au partage égal des tâches domestiques, parentales et familiales ; lancer une Année européenne de l’implication des hommes dans la lutte pour l’égalité.
 
Education, formation
 
Proposition 24 : Organiser un soutien scolaire et psychologique adapté spécifiquement aux jeunes garçons en écoles et collèges.
 
Proposition 25 : Renforcer et diversifier l’éducation sexuelle et affective dès l’âge de huit ans.
 
Proposition 26 : Ajouter l’histoire des relations femmes / hommes dans les enseignements littéraire, historique, philosophique du collège et du lycée.
 
Proposition 27 : Instaurer au collège et au lycée des cours d’économie familiale (cuisine, ménage, consommation, alimentation, soins aux enfants), aussi bien pour les garçons que pour les filles.
 
Proposition 28 : Développer les men’s studies à l’Université.
 
Proposition 29 : Sensibiliser aux questions de genre les étudiants à travers l’instauration systématique d’un module sur l’égalité femmes-hommes dans l’enseignement supérieur.
 
Santé
 
Proposition 30  : Lancer régulièrement des campagnes thématiques ciblées sur les lieux habituels de sociabilité des hommes (entreprises, espaces de sport, bars) pour prévenir le suicide, la dépression, l’alcoolisme, et encourager la consultation médicale. Formation spécifique des étudiants en médecine et des professionnels de santé pour aider les patients masculins à verbaliser, prendre en charge leur santé (avec focus sur les pathologies masculines, surmenage, dépression, cancer de la prostate, du côlon, des testicules, ou sur les modalités masculines de contraction des maladies comme le SIDA, etc.).
 
Proposition 31 : Pour améliorer le suivi médical des hommes, les hôpitaux proposeront systématiquement un bilan médical gratuit aux futurs pères (qui se substituerait dans ce cas au bilan médical gratuit proposé tous les cinq ans par l’Assurance maladie).
 
Proposition 32 : Lutter contre la violence dans le sport et promouvoir l’égalité entre pratiquants masculins et féminins.
 
Travail
 
Proposition 33  : Favoriser l’emploi des hommes dans les métiers de la petite enfance, dans l’enseignement, dans les métiers du soin, en revalorisant ces métiers auprès des lycéens et étudiants.
 
Proposition 34 : Favoriser le travail à distance deux jours par semaine, y compris et surtout pour les fonctions de direction.
 
Proposition 35 : Favoriser l’accès au temps partiel de qualité pour les salariés par des campagnes de sensibilisation.
 
Proposition 36  : Interdire les réunions débutant avant 9 h et après 18 h au sein des administrations, grandes entreprises, universités, laboratoires, etc. Pour lutter contre le « présentéisme », fermeture des locaux après 20 h.
 
Proposition 37 : Former les futurs cadres dirigeants aux enjeux de l’égalité professionnelle avec une dimension articulation entre vie professionnelle et vie familiale. Ces formations prévoiront la mise en place de groupes d’expression d’hommes, de travaux dirigés sur l’égalité ainsi qu’un tutorat assuré par des femmes.
 
Proposition 38 : Dans les entreprises, valoriser des rôles modèles positifs. Les entreprises chercheront à mettre en avant des hommes qui à tous les niveaux se sont engagés dans la promotion de l’égalité ou de la conciliation.
 
Couple, famille, paternité
 
Proposition 39 : Etendre l’actuel congé paternité à huit semaines : les deux premières semaines suivant la naissance sont obligatoires (en référence à l’interdiction de travailler s’appliquant aux mères avant et après la grossesse), les six dernières sont à prendre dans les quatre mois suivant la naissance.
 
Proposition 40 : Ajouter à l’actuel congé parental d’éducation un congé parental d’éducation de six mois non transférables pour chaque parent, fractionnable sur les trois premières années de l’enfant, avec une rémunération à 80 % du salaire et plafonnée. Egalement, possibilité pour les deux parents de se mettre à temps partiel (4/5e) en étant rémunéré à 100 % durant la première année de l’enfant.
 
Proposition 41 : Proposer des séances de préparation à la parentalité aux futurs pères avec une prise en charge des frais par la Sécurité sociale (avec autorisation d’absence accordées par l’entreprise). Généraliser la possibilité pour le père de passer la nuit avec la mère dans la chambre de la maternité.
Proposition 42 : Réformer l’assurance maternité rebaptisée « assurance parentale » couvrant à la fois le congé de maternité et le congé paternité. Ces indemnités parentales prendraient en charge 100 % du salaire net dans la limite de deux fois le plafond de la sécurité sociale (contre une fois actuellement). Si nécessaire, augmenter la cotisation maladie pour assurer le surcoût.
 
Proposition 43  : Pour les entreprises qui souhaiteraient aller au-delà (en pourcentage de prise en charge au delà des deux fois le plafond ou en termes de journées indemnisées), possibilité de déduire 50 % des dépenses dans le cadre d’un crédit d’impôt. Pour les PME, mise en place d’une indemnité forfaitaire pour permettre aux entreprises de faire face au surcoût de l’embauche de la personne en remplacement.
 
Proposition 44 : Faire de la garde partagée le modèle standard en cas de séparation des parents. La dérogation à ce modèle devra être justifiée de manière objective.
 
Proposition 45 : Responsabiliser fortement les pères à leurs obligations familiales, afin de lutter contre la précarisation des foyers monoparentaux, qui concernent essentiellement des femmes. Susciter au sein des réseaux d’Ecoute et d’Accompagnement des Parents (REAAP) des initiatives ciblées vers les pères.
 
Politique
 
Proposition 46  : Créer des sous-commissions à l’implication des hommes dans les commissions pour l’égalité des sexes.
 
Proposition 47  : Constituer des réseaux de parlementaires hommes engagés contre la violence faite aux femmes.
 
Proposition 48  : Créer un Observatoire de la parentalité en politique, pour interpeller les hommes politiques sur leur sensibilité au sujet et en valorisant ceux qui ont pris un congé paternité en vertu de l’exemplarité du comportement des élus.
 
Téléchargez le rapport complet ici

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21 réactions à cet article    


  • Xtf17 xtf17 25 juin 2011 10:30

    Ce qui aurait été bien pour la crédibilité de cet article, c’est de ne pas amalgamer « sexe » et « genre » :
    Enseigner le genre : contre une censure archaique - LeMonde 140611,
    Sexuellement incorrect - LePoint 210611
    En tout cas c’est sûr qu’avec 11 jours de congé paternité (au tarif sécu, et consécutifs donc week-end compris), et le congé parental non rémunéré (12 mois dans certains pays nordiques !), « l’implication » des hommes comme vous dîtes n’est pas gagnée dans tout ça...
    Mais le problème est peut-être ailleurs ?... Dans une société dont les valeurs principales sont l’individualisme et le profit ?... Dommage que votre analyse n’en parle pas... Ah, suis-je bête, ce sont vos valeurs aussi.
    Bref TerraNova c’est sans moi (et pas que pour cet article).


    • Raymond SAMUEL paconform 25 juin 2011 11:04

      C’est une déclaration de guerre contre l’enfance.
      Ce n’était pas nécessaire, nous massacrons leur affectibilité, leur santé mentale depuis l’avènement du féminisme ultra (avant, les dommages n’étaient pas minces non plus, quoique moins généralisés).


      • eric 25 juin 2011 20:24

        Toutes ces foutaises peuvent parfaitement et légitimement faire l’objet d’un programme politique. L’important est de retenir que derrière ce projet, il y a nouveau l’idée d’ensemble qu’une avant garde éclairée et qui sait mieux ce qui est bon pour la société, décide d’ « accoucher » une nouvelle société, par la contrainte, a travers l’instrument qu’elle se donne, l’État. Vous me direz qu’il en va de même de beaucoup de projets politiques. Mais ici, il s’agit bien de s’ immiscer dans les têtes, dans les représentations intimes, dans les lits , dans les familles. Si une éventuelle féminisation passe serait spontanément en recul, ce serait parce que la société l’aurait voulu. Au nom de quoi décider de violenter cette société ? Ce n’est pas dit ici.

        Et puis a nouveau, on a l’impression de proposition jetée par une bande de copain sur une nappe de bistrot sans trop s’occuper du réel.

        Tient, la seule 45. L’immense majorité des divorces sont demandée par les femmes qui dans l’immense majorité des cas demandent la garde des enfants et l’obtiennent et dans des cas trop fréquents, ne sont pas tellement pressée qu’ils maintiennent un contact avec leur père. Est ce que la bonne proposition ne serait pas de "contraindre les femmes a plus respecter les droits des pères pour qu’ils persistent a se sentir concernés ?

        Cela rejoint ce que je disais sur leur autre article : on détermine une catégorie de gens fragilises et ayant besoin d’aide et ont fait un programme ad hoc pour essayer de capter des électeurs qui font cruellement defaut a la gauche.

        Du programme Aubry a ce truc, plus je lit des programmes de gauche plus je suis effraye. Heureusement que nous avons un recours...


        • Raymond SAMUEL paconform 25 juin 2011 21:36

          Voyons ERIC,
          C’est toute la population, droite et gauche qui a sacrifié les enfants, et ainsi ,c’est sur la proposition n°1 "DEVELOPPER MASSIVEMENT LES MODES DE GARDE DES JEUNES ENFANTS qu’un consensus général peut être obtenu.

          Pourtant cette demande est parfaitement irresponsable comme sont irresponsables les gouvernements (de droite et de gauche) qui accèdent à ce type de demande sans exiger les études scientifiques/médicales SERIEUSES effectuées par des spécialistes NON INFEODES AUX IDEOLOGIES qui sont indispensables. Il serait bon, en effet, de savoir ce qui peut être supporté sans trop de dommages pendant les premières années de la vie et quelles sont les situations qui portent atteinte à la santé psychique des enfants avec retentissement sur leur vie d’adultes (délinquance, addictions, agressivité, violence, handicaps, maladies diverses, difficultés sociales et familiales diverses etc.).

          Après avoir jeté les hommes (sans aucun ménagement) et voyant maintenant qu’ils osent commencer à se défendre, les féministes leurs passent (relativement) la main dans le dos, mais sans recommander à leurs troupes de devenir équitables dans leurs relations de couple en pratiquant effectivement la parité dans la vie privée.


          • Raymond SAMUEL paconform 25 juin 2011 22:22

            Bonsoir BERTRAND,

             « il y a un boulevard pour les hommes » dites-vous.
            J’espère que vous avez voulu dire quelque chose comme :« il y a un boulevard pour les personnes de bonne volonté ».
            Parce que, même si le féminisme a été largement adopté dans le monde féminin et reproduit d’une génération à l’autre et si il ne faut pas manquer de dénoncer ses graves dérives et les dégâts induits, il faut remarquer qu’il y a de plus en plus de femmes qui entrent dans la catégorie des « personnes de bonne volonté » prêtes à agir de la même manière quel que soit le sexe victime d’injustices.
            Essayer de favoriser le mouvement de ces personnes voila, je pense, un beau challenge.


            • Le péripate Le péripate 25 juin 2011 22:37

              Enfin messieurs socialistes et assimilés, ça fait quand même un demi siècle que vous avez un monopole sur l’instruction rebaptisée Éducation dans ce pays. Le Français d’aujourd’hui est quand même ce qui se fait de mieux en homme nouveau que le monde nous envie.

              Sans compter un autre monopole quasiment sans opposition sur la presse subventionnée.

              À part rentrer dans mon lit je ne vois pas comment vous pouvez aller plus loin.


              • Dominitille 26 juin 2011 00:52

                Avant de massacrer toutes les femmes pour reprendre votre pouvoir de mâle malmené, comptabilisez bien avant, toutes celles qui ont été pour vous des épouses, des compagnes aimantes. Comptabilisez toutes celles qui ont mis vos enfants au monde dans la douleur et n’ont jamais compté leur heures au chevet de vos enfants.
                Comptabilisez bien toutes celles qui vous ont soutenu dans les malheurs dans les joies comme dans les peines.
                Comptabilisez bien toutes celles qui se sont retrouvées seules au détour d’un divorce à peiner pour nourrir vos enfants, à les éduquer correctement par manque d’argent.
                Comptabilisez bien toutes celles qui par amour, vous ont suivi dans des régions ou des pays inconnus juste parceque vous en aviez décidé ou parceque votre profession vous y a conduit ;
                Comptabilisez bien toutes celles qui ont abandonné leur carrière pour que vous puissiez vous épanouir dans la vôtre.
                Comptabilisez bien toutes celles qui ont tout abandonné pour vous sans jamais rien vous réclamer en retour.
                Comptabiliez bien les épouses et les compagnes à qui vous ne dites pas merci pour le repas servi car après tout c’est son boulot ;
                Comptabilisez bien toutes celles à qui vous avez fait de la peine sans aucune raison par pure égoïsme.

                Si en bas de la page il n’y a rien, car vous avez décidé qu’elles ne valaient rien parceque femmes ou féministes,


                Alors vous pouvez nous massacrer et nous ôter les droits que par faiblesse vous avez bien voulu nous donner.

                Occupez-vous à présent de vos enfants car elles ne sont plus là, pour vous posez des soucis.

                Vous me faites gerber à vouloir minimisez les violences faites aux femmes.
                Que 48 000 femmes violées ? mais ce n’est rien en comparaison des violences faites aux hommes ;
                Toutes les femmes ne sont pas des féministes violentes agressives et voulant vous détruire.
                Il y a beaucoup à faire concernant les injustices dont souffrent les hommes mais ce n’est sûrement pas en vous prenant à toutes les femmes que vous en sortirez grandi ;

                Combien de femmes ont déserté AV, suite à la violence verbale dont elle a fait les frais ?
                Bonne nuit


                • Raymond SAMUEL paconform 26 juin 2011 12:47

                  EH bien Domitille, comme violence verbale on ne fait pas mieux ! Vous avez gagné haut la main, je jette l’éponge.

                  J’ai massacré toutes les femmes moi ?
                  Je défends le couple et la famille, donc la société, contre les féministes du genre Benoite GROULT. Je salue en passant des femmes de valeur ex-féministes comme Evelyne Sullerot. J’appelle tout le monde à lutter contre les injustices quel que soit le sexe victime. Je demande à tous de cesser d’accepter la norme due en grande partie aux féministes ultra, qui donne la priorité aux adultes sur les enfants. C’est l’inverse qui est indispensable.

                  « comptabilisez celles qui ont abandonné leur carrière pour que vous puissiez vous EPANOUIR dans la votre ».

                  Elle est bien bonne celle-là ! Oui ça existe, ça a éxisté et ça existera encore, mais
                  comment pouvez-vous dire que tout le monde s’épanouit dans son travail ? alors que c’est bien souvent la galère. Savez-vous que j’ai été contraint par mon statut d’homme (responsable de sa famille) de laisser mes enfants chaque matin sachant qu’ils seraient malmenés par leur mère, que j’ai été privé (par mon statut d’homme) de la présence de mes enfants (à qui je consacrais avec bonheur tout le temps que je ne passais pas au travail (à qoi je devais consacrer cinquante à soixante heures par semaine).
                  Savez-vous combien d’hommes sont dans le même cas ? avez-vous des statistiques valables (pas celles faites par des féministes) ?
                  Il est vrai qu’il y en a probablement moins qu’à l’époque dite du patriarcat puisque les féministes ultra ont avili (sinon détruit) ce rôle du père responsable.

                  Nous sommes bien avancés maintenant ! Le couple et la famille ne s’en relèveront sans doute jamais.

                  Tout le reste de votre texte est à l’avenant.


                  • Dominitille 26 juin 2011 16:04

                    Cher paconform
                    Ce texte ne s’adressait pas à vous, un homme bien ; mais aux autres !
                    Si vous avez réagi de cette façon c’est bien parceque vous ne vous sentez pas du tout concerné et j’en suis très honorée.
                    Lorsque l’on cite les méfaits des féministes, je ne me sens pas concernée mais je réagis pourtant.
                    J’ai laissé mon pays et ma famille pour suivre mon mari à une époque.
                    J’avais deux enfants et pour eux j’ai suivi le mouvement ;
                    Si c’était à refaire aujourd’hui, j’aurai sans vergogne lâché le chef de troupe, avec tous les soucis que cela aurait impliqués ;
                    Bonne journée


                  • Raymond SAMUEL paconform 26 juin 2011 15:29

                    Domitille,
                    Pourquoi diable croyez-vous que Les (!) hommes nient systématiquement tout ce que les femmes font de bien parmi ce qu’elles font de spécifiquement féminin ?
                    Pour ma part je vois qu’ils ne dénoncent QUE les dérives.
                    Ce serait tout de même plus sain et plus simple si vous preniez le même chemin, dénoncez les viols, la double journée de nombreuses femmes et tous abus du plus fort sur le plus faible, oui, là je suis avec vous, mais relevez aussi le fait que la femme est en général le plus fort dans la vie privée parce qu’elle s’est attribuée maison, enfants, relations, décisions de toute sorte, et qu’elle en abuse volontiers, comme tous les détenteur de pouvoir le font abondamment partout.


                    • Dominitille 26 juin 2011 15:57

                      Paconform
                      Ne citez pas le nom du diable trop facilement.
                      Je veux bien reconnaitre mes erreurs de jugement car n’étant pas impliquée personnellement dans quelque procès soit contre les hommes soit contre les femmes.
                      Je m’insurge contre la violence verbale de certains commentateurs qui systématiquement ou presque collent le mot de féministe à une femme.
                      Qu’ une femme poste un article concernant leurs droits et automatiquement il est aussitôt décrié et moinssé au maximum ;
                      La femme dans la vie privée ??? c’est là le seul endroit où vous confinez les femmes ? dans leurs chaumières ?? bel exemple de parité, l’homme au turbin qui ramène 3Fsix sous et la femme devant la cuisinière a préparer le repas.
                      Les femmes font partie de la société et nous seriner qu’ elles prennent le contrôle dès la porte fermée c’est du plus grave archaïque !
                      Les femmes font des études c’est pour s’en servir et non pas pour lire l’almanach des postes.
                      Je ne fais partie d’aucun lobby féministe je l’ai déjà écrit sur ce site.
                      J’ai élévé non pas en batterie mes trois enfants mais en plein air pour qu’ils se rendent compte du monde dans lequel ils vivent.
                      J’ai deux fils, ils respectent autant les hommes que les femmes en tant qu’individus.
                      Je refuse que l’on minimise les violences faites au femmes.
                      Il faut combattre les dérives des féministes et les remettre à la raison sans pour autant tronquer la réalité vécue par leurs consoeurs au quotidien.
                      IL faut différencier les féministes, les femmes et les hommes ;
                      Il faut dénoncer les violences faites aux hommes, je ne suis pas pour une justice à deux vitesses, une pour les femmes et l’autre pour les hommes.
                      J’ai apprécié votre commentaire que je trouve juste.
                      Les injustices flagrantes telles qu’ a subi Loïc Sécher sont inadmissibles.
                      Je me souviens du film avec Jacques Brel en professeur accusé à tort par son élève d’attouchements. J’étais jeune c’est peut-être le premier film de ce genre que je voyais.
                      Je n’ai pas oublié « les risques du métier ».
                      Je ne suis nullement une ennemie des hommes bien au contraire.
                      Mais je n’oublie pas que je suis également une femme.
                      Bon dimanche


                    • Raymond SAMUEL paconform 26 juin 2011 17:13

                      O.K.
                      Mais vous persistez dans un certain nombres de dénis. Paris ne s’est pas fait en un jour...


                      • Dominitille 27 juin 2011 00:02

                        Bonsoir Paconform,
                        De quels dénis parlez-vous ?
                        Le Paris que je préfère est le Paris médiéval. Donc je pense qu’il aura fallu au moins deux jours pour la construire.


                      • Raymond SAMUEL paconform 27 juin 2011 18:21

                        Bonsoir Domitille,

                        Ainsi, vous ne seriez pas incurable ?

                        Bien que vous ne citiez ici que des choses mineures (les risques du métier).

                        N’importe, vos deux derniers messages m’ont fait beaucoup plaisir. Merci pour vous, moi et les autres.

                        Le déni ? Ben, vous n’êtes pas sortie du schema féministe-fond de commerce  : ’femmes sans défauts, hommes salauds". ça vous colle un peu à la peau.

                        Mais Paris ne s’est pas fait en un jour...demain sera un autre jour, tout n’est peut-être pas perdu.


                        • Dominitille 27 juin 2011 20:49

                          Bonsoir paconform,
                          pour répondre à votre commentaire, je suis allée à la pêche aux infos sur vos précédents commentaires.
                          Je dirais que :
                          - vous ne manquez pas d’air
                          - votre shéma féministe-fond de commerce, le vôtre de shéma serait quoi ?
                          - pour avoir vu des salauds, je confirme qu’ils existent et existent encore.

                          Ne me prenez pas pour une bille, si vous même n’êtes pas un calot.
                          Mais sinon vous n’ êtes pas irrécupérable comme homme.
                          J’aurais aimé être à la retraite et faire un enfant en femme libérée mais mince ce n’est pas possible.


                        • Dominitille 28 juin 2011 01:52

                          Bonsoir Bertrand
                          Je dois dire que votre commentaire du 26/6 9h45 m’a rassurée.
                          Je l’ai plussé.
                          Vous menez votre combat contre les féministes pures et dures, ce que je trouve juste.
                          Je craignais que tout cela n’entraine à force, une vision faussée contre toutes les femmes ;
                          Il n’y a qu’ à lire les commentaires de certains que ce soient chez les auteurs masculins comme féminins ;
                          J’ai eu l’impression qu’ automatiquement, tout ce qui était posté par une femme ne devait être que ridicule.
                          Je pense que même chez les féministes, toutes ne sont pas aussi radicales car elles mènent un combat juste et honorable.
                          48 000 femmes violées sont une statistique mais n’empêche que pour chacune d’elles c’est d’un viol qu’ il s’agit.
                           Mettre en opposition violence féminine et violence masculine est un tort, car chaque partie défend son « bout de gras ».
                          Il faut parler de ces deux violences dans le même rapport.
                          Souvenez-vous de ma réaction lors de votre premier article.
                          La réalité des faits est là : les hommes font preuvent de violence, les femmes font preuve de violence, il faut en parler en même temps sans opposer l’homme et la femme.
                          Ma réponse à votre question : c’est vous- c’est l’impression que j’ai eu.
                          Bonne nuit


                        • Raymond SAMUEL paconform 27 juin 2011 22:34

                          Bonsoir Domitille,
                          Quel scoop ! il y a encore des salauds ?
                          Je vous confirme qu’il y a l’équivalent féminin.
                          Il y a des femmes qui gagneraient à être libérées ; il y a des hommes dans la même situation (j’en connais au moins un).

                          Mais ce n’est pas mon sujet.

                          Mon sujet, mon schéma dites-vous, c’est que personne n’est fait pour vivre seul, que ce qui prime sur tout le reste dans la vie c’est d’être parent, que les enfants ont besoin de deux parents (qui ne font qu’un pour eux),
                           et que tout ce qui est contre ces postulats est à combattre. C’est à dire, hélas, beaucoup de choses maintenant.

                          Cela ne doit pas nous empêcher de nous apercevoir que nous sommes entourés par une merveilleuse nature. Je suis sûr que vous gagneriez à vous baigner dedans plus souvent.

                          Bonne soirée.


                          • Dominitille 28 juin 2011 01:30

                            Bonsoir Paconform,
                            Les enfants ont bien sûr besoin de leurs deux parents. Plus facile à dire qu’ à faire malheureusement.
                            J’ai fini l’éducation des miens seule ; et je dois dire que j’ai réusssi mieux que bien.
                            Par contre, j’ai peur de ne pas comprendre votre histoire de se baigner dans la nature ;
                            C’est un truc convenable au moins ?


                          • Raymond SAMUEL paconform 28 juin 2011 11:27

                            Bonjour Dormitille,

                            Avez-vous bien dormi ?

                            Non, je ne pensais pas au bain de minuit...Suis pas obsédé par le sexe, ça aide à vivre.
                            Le bain de nature que je me suis permis de vous recommander c’est le rapport (ah zut !) disons l’immersion dans le milieu naturel, indemne d’humanité ou presque, avec la présence d’un équilibre que l’on est tous aptes à capter et assimiler. Encore faut-il essayer.

                            Mieux vaut guérir un peu que pas du tout.


                            • Dominitille 28 juin 2011 14:43

                              Paconform,
                              « L’immersion dans le milieu naturel, indemme d’humanité ou presque............ »
                              Que c’est beau !

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