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Accueil du site > Actualités > Politique > L’impôt, c’est le nerf de la solidarité !

L’impôt, c’est le nerf de la solidarité !

Comme l’argent est le nerf de la guerre, l’impôt est le nerf de la solidarité. L’impôt direct principalement, parce ce qu’il est plus juste que la TVA, impôt indirect qui frappe tout le monde sans distinction du niveau des revenus et à des taux parfois arbitraires. Or, le président Sarkozy a porté deux coups à cet impôt, d’abord avec le bouclier fiscal qui exonère les riches d’une part de leur impôt sur le revenu, ensuite avec l’annonce de la suppression de la taxe professionnelle.

La taxe professionnelle serait certes remplacée par une taxe carbone, mais le principe change : à la place de la solidarité nationale, c’est une pénalité qui est instaurée et donc l’esprit n’est pas du tout le même.

L’exonération de la taxe professionnelle est un nouveau cadeau au patronat et la satisfaction d’une exigence répétée de la présidente du Medef. En mai 2008, Mme Parisot demandait en effet que l’on exonère de taxe professionnelle tous les investissements futurs. Elle réitéra à plusieurs reprises cette exigence du patronat, déclarant à la radio : "Concernant la réforme de la taxe professionnelle, aucun autre pays ne taxe les investissements. C’est une priorité d’aller jusqu’au bout : oui il faut la supprimer."

Pour faire passer la réforme auprès du grand public, l’argument de la lutte contre les délocalisations a été utilisé par le chef de l’Etat. Pure démagogie ! En effet, une étude de l’Insee de 2005 montre que les délocalisations ne représentaient que 10% des emplois détruits dans l’année. Mais l’on sait que l’usage de cette image forte en ce moment dans l’opinion permet de jouer sur l’émotion et de donner le sentiment de lutte contre l’injustice. Par aileurs, cet argument tiré d’une prétendue faible attractivité de la France, est fallacieux. La France serait aujourd’hui la 2ème ou la 3ème destination mondiale pour les investissements directs étrangers. On compte 22.000 filiales étrangères, employant 2,8 millions de salariés. Récemment encore, Microsoft a décidé de construire un centre de recherche à Issy-les-Moulineaux et Ikéa a choisi Fos-sur-Mer pour installer sa nouvelle plateforme logistique pour le sud de l’Europe.

L’économiste Olivier Bouba-Olga, interrogé par Libération, à la suite de l’intervention présidentielle de jeudi, déclare que la fiscalité, et en particulier la taxe professionnelle, ne joue qu’à la marge sur les choix de localisation. L’Agence française pour les investissements internationaux (Afii) nous apprend aussi que les entreprises viennent s’installer en France au vu d’autres facteurs plus déterminants comme le savoir-faire, les compétences, le tissu économique, les infrastructures, les services publics locaux, la "french way of life"...

L’économiste conclut en disant que la suppression de la taxe professionnelle n’est pas une mesure si efficace sur l’attractivité, d’autant que dans certains cas, les délocalisations sont parfaitement inévitables. Bien entendu, cela n’est pas populaire à admettre et Jospin l’apprit à ses dépens... C’est pourquoi, Sarkozy préfère mimer son volontarisme même s’il n’a aucune influence sur le cours réel des choses. Il faut reconnaître qu’il est particulièrement doué pour cet exercice. Pour les délocalisations inévitables, il vaut mieux, plutôt que de feindre l’omnipotence sur les évènements, "accompagner les gens qui perdent leur emploi. Il faut insister sur la formation et la mobilité géographique des travailleurs."

Résumons ! La suppression annoncée de la taxe professionnelle réduit davantage encore le principe de solidarité nationale par l’impôt (direct surtout) déjà très écorné par le paquet fiscal. C’est un cadeau au patronat qui ne fait pas le moindre effort de contrepartie en plafonnant les revenus exorbitants des pdg ni en remettant en cause en aucune façon le paquet fiscal. La mesure sera peu efficace et ne se justifie pas vraiment. Enfin, cela va déstabiliser les collectivités locales pour qui le produit de la taxe est la garantie du financement de leurs actions notamment de leurs services publics.

La solidarité nationale repose sur le principe de la répartition par l’impôt et elle exige un financement durable. Or, la taxe sur le carbone sera fluctuante et aléatoire. Son produit diminuera au fur et à mesure que les entreprises réduiront leurs actions polluantes sur l’environnement. Mais, surtout, rappelons-le, ce principe de pénalité ne fait plus référence à la nécessaire solidarité nationale. Solidarité nationale aujourd’hui oubliée !





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58 réactions à cet article    


  • jfbiz 10 février 2009 18:52

    D’accord sur l’idée générale : la solidarité nationale c’est très bien !

    La base d’imposition est notamment calculée sur les immobilisations, donc sur l’outil de travail.
    C’est forcément un frein au développment ( ou au maintien !) de l’industrie en France.

    Les règles de cet impôt ont évolué régulièrement, et tendent à diminuer les injustices d’antan.

    Une question un peu technique : pour les sociétés avec maison mère hors de nos frontières, n’est pas un bon impôt dans la mesure où il permet de faire participer ces entreprises à la solidarité nationale ?

    Je ne connais pas les règles pour ce cas de figure. Si l’auteur peut nous éclairer ....


    • zelectron zelectron 10 février 2009 22:41

      "remplacée par une taxe carbone"

      puis-je suggérer plutôt la taxation de la billeterie des stades et manifs sportives à l’instar des jeux (casinos & loteries) = 60%, rapporterait probablement autant sinon plus que la taxe professionnelle (TP)

      panem et circenses


    • Castor 10 février 2009 19:00

      Dans quel autre pays l’outil de travail est-il taxé alors que par ailleurs les bénéfices sont, eux aussi, sujets à l’impôt ?

      On ne peut reprocher à nos entreprises leur manque de compétitivité alors même que rentre en ligne de compte un impôt assis sur les investissements réalisés.

      Je suis toujours étonné de constater que ceux qui payent l’impôt râlent tandis que ceux qui en sont exonérés estiment que ceux qui ne le sont pas devraient payer plus.

      A tous ceux qui estiment que l’entrepreunariat est un idéal, je dis  : venez !

      Vous viendrez grossir les rangs de ceux qui gueulent que l’entreprise est une vache à lait.

      J’oubliais...sans entreprise, pas d’emploi !


      • La Taverne des Poètes 10 février 2009 19:35

        Il faut réformer la taxe professionnelle, c’est une évidence, mais le supprimer sans rien prévoir à la place est dangereux et l’on sait où cela mènera : à une ponction fiscale plus importante sur les contribuables locaux. Réformer la taxe pour favoriser l’investissement était une piste intéressante. Au lieu de cela, on fait un cadeau généralisé à toutes les entreprises et sans contrepartie.


      • Castor 11 février 2009 08:37

        il paraît évident que réformer ne sert à rien.

        Par conséquent, la suppression de cet impôt inique est indispensable, dans une période de crise, pour redonner une bouffée d’oxygène à nos entreprises qui en ont bien besoin.

        Ne sombrons pas dans la démagogie en déclarant que c’est un cadeau sans contrepartie fait à ceux qui n’en auraient pas besoin (car ils sont déjà riches, si riches). Cette présentation qui ne vise qu’à mettre en opposition les salariés aux entrepreneurs est manichéenne, ridicule et partiale.
        Chacun a besoin de l’autre et il n’y a jamais que dans les quelques entreprises du CAC 40 que l’on pourrait trouver à y redire, dans la plupart des petites entreprises et chez les artisans/commerçants, tout se passe plutôt bien, dans un respect mutuel.

        Réduire les coûts de production, réduire les taxes et impôts peut nous permettre de retrouver une place sur un marché où nous brillons par notre absence  : l’export.

        Par ailleurs, comme j’ai pu le lire dans d’autres commentaires, forcer les collectivités à réduire elles aussi leurs dépenses est une vraie avancée. Que produisent-elles ?


      • L'enfoiré L’enfoiré 11 février 2009 19:10

        Taverne,

         Comme je l’ai compris la TP n’est pas soumise à un barême. Suis-je dans la bonne compréhension ?
         Je crois que si c’est le cas, c’est la réforme à faire.
         Si la taxe n’existe plus où faudrait-il trouver l’argent pour fonctionner ?
         Dans la taxe sur les produits ?
         Là, il n’y a pas du tout de possibilité de rendre l’impôt proportionnel aux revenus de l’acheteur.
         Maintenant, il y a rendre la France comme Monaco, une autre solution.


      • oncle archibald 11 février 2009 19:44

         @ l’enfoiré : l’assiette et le mode de calcul de la TP ne sont pas les mêmes suivant la taille de l’entreprise et à cette assiette fixée par le gouvernement s’applique un taux voté par la commune plus celui de la communauté de communes, celui du département et peut être de la région, je ne suis pas très sur... bref que du bonheur.

        Ce qui est sur en tous cas c’est que cet impôt ne fait aucun cas du résultat de l’entreprise mais de son chiffres d’affaire, de sa masse salariale et du montant de ses investissements. 

        J’ajoute que parfois une commune "tire le jack-pot" juste parce qu’une très grosse entreprise s’installe sur son territoire. Exemple une station de décompression de gaz de France, ou un ensemble de transformateurs d’EDF.
        Pour peu que la commune ait seulement 1000 habitants, par la seule Tp d’EDF ou de GDF elle va boucler un budget pharaonique et réduire quasiment à néant la taxe d’habitation ou la taxe foncière. Je connais une commune de 700 habitants avec maison de retraite et piscine municipale par les bienfaits de GDF !

        La TP c’est l’impôt le plus con et le plus injuste que l’on puisse imaginer.


      • L'enfoiré L’enfoiré 11 février 2009 19:55

        Oncle Archibalt,
         

        C’est ce que j’ai appris. Je ne pouvais pas y croire. Quelle ineptie.

        Qu’est-ce que la taille de l’entreprise à avoir avec les salaires de ses employés et ouvriers ?

        Qu’il y ai un impôt communal ajouté en fin d’année est autre chose.

        Donc un salaire net dépend de la grandeur de l’entreprise et de son chiffre d’affaire. Amusant.

        Oui, comme ça, c’est con, archi con.

        Voyez notre situation en Belgique avec des barèmes qui varient de zéro à 50% du brut. Que du bonheur.  smiley

         


      • L'enfoiré L’enfoiré 11 février 2009 19:58

        J’oubliais, il y a indexation licée mais automatique des salaires. Vous avez dit bonheur, comme c’est étrange....


      • Internaute Internaute 10 février 2009 19:22

        La suppression de cette taxe a l’air d’ennuyer les élus locaux. Il serait bon que l’on profite de cette suppression pour diminuer drastiquement les budgets pharaonïques des conseils généraux et des régions. Ces entités sont un puit sans fond (mais nos fonds y tombent au fond). Sous le couvert de solidarité nationale il s’agit en fait de communisme pur et dur. C’est le fonctionnaire politique qui décide où les gens doivent dépenser leur argent.

        Moins d’impôt c’est plus de liberté pour tout le monde. De toute manière ne vous y trompez pas, les simples citoyens paient bien plus d’impôt que toutes les entreprises réunies, lesquelles peuvent les réintégrer dans le prix de vente de leurs produits.


        • La Taverne des Poètes 10 février 2009 19:43

          Les épouvantails des délocalisations et les prétendues dépenses excessives des collectivités locales, sont les arguments fallacieux employés pour la circonstance pour faire passer plus facilement ce second cadeau fiscal fait au patronat (que Mme Parisot exige depuis longtemps). La réorganisation territoriale, qui est nécessaire et notamment la réducation de échelons de responsabilités, n’est pas la vraie raison sinon on aurait procédé inversement : on aurait réorganisé puis rédéuit les ressource.Ici, on coupe les ressources et on met le couteau sous la gorge des collectivités qui, faut d’être réorganisées, devront tailler dans ses dépenses (réduire les investissements et donc aggraver la crise) et augmenter les impôts locaux.


        • Julius Julius 10 février 2009 19:39

          Pourquoi ne pas laisser chaque commune de décider si elles veulent que la taxe s’applique ou non (et dans quel niveau) ? Par référendum local, par exemple.


          • Yena-Marre Yena-Marre 10 février 2009 19:49

            Bonjour,
            Julius , et que faites vous du principe de l’egalité devant l’impot ?


          • oncle archibald 11 février 2009 08:38

             Les communes interviennent déjà très largement dans le choix des taux appliqués que ce soit à l’impôts foncier, à la taxe d’habitation et à la taxe professionnelle suivant l’électorat qu’elles cherchent à ménager. Sur une commune dortoir avec quelques professionnels, ils vont être tabassés, à l’inverse sur une commune très agricole le taux sur le foncier non bati sera très faible... Les communes ne vous ont pas attendu pour magouiller les impôts locaux à leur guise.


          • La Taverne des Poètes 10 février 2009 19:46

            Pour répondre à une situation de crise - donc exceptionnelle, la Grande-Bretagne a pris une mesure également exceptionnelle (à savoir l’exonération temporaire d’une part de la TVA). Mais notre président, lui, s’il invoque l’argument d’une crise exceptionnelle, décide de supprimer la taxe de façon définitive.

            Il se permet de se moquer des Anglais dont la logique est pourtant meilleure que la sienne.


            • Yena-Marre Yena-Marre 10 février 2009 19:55

              Bonjour ,
              La TVA est le plus injuste des impôts ,c’est bien celui là qu’il faut supprimer . Tout le monde devrait payer sur le revenu , très peu pour les petits salaires , beaucoup pour les hauts revenus .Là on pourrait parler d’impôt solidaire .


            • La Taverne des Poètes 10 février 2009 20:02

              Pour que tout le monde soit appeler à payer l’impôt sur le revenu, il faudrait que tout le monde soit mis en capacité de le faire, ce qui veut dire des augmentations importantes de salaire. C’est là une politique de gauche que je ne partage pas. Je suis pour des coups de pouce ciblés aux bas revenus (petits retraités ne vivant que du minimum vieillesse, salariés pauvres, etc.), contrats avec les producteurs et la grande distribution pour réduire les prix des produits de première nécessité dans les DOM Tom, etc.

              Mais je ne suis pas pour une augmentation spectaculaire et générale du SMIC, en raison des conséquences que cela aurait notamment sur le coût du travail.


            • La Taverne des Poètes 10 février 2009 20:02

              "appelé", pardon.


            • titi 10 février 2009 22:06

              Cours de politique :

              - Il est plus visible de supprimer un impot purement et simplement que d’abaisser le taux d’un autre (L.Fabius l’avait bien compris avec la vignette)

              - Quitte à supprimer un impot autant supprimer un impot dont les recettes allaient à d’autres...

              - Si ces "autres" sont en plus largement dans l’opposition alors celà les obligera à se débrouiller sans ces recettes.



            • titi 10 février 2009 22:29

              "Pour que tout le monde soit appeler à payer l’impôt sur le revenu, il faudrait que tout le monde soit mis en capacité de le faire, ce qui veut dire des augmentations importantes de salaire"

              Ce qui conditionne l’impot sur le revenu, ce n’est pas le revenu mais le coefficient familial.
              Or celui-ci induit des distorsions même si on considère que bien évidemment plus on a d’enfants plus on dépense. Un couple qui travaille a besoin de 2 voitures. Si il a deux enfants il n’a pas besoin d’une voiture supplémentaire. De même qu’il n’a pas besoin d’un 1/2 appartement supplémentaire mais simplement d’une chambre. Or aujourd’hui ce qui coute cher c’est ca, et pas les boites de petits pois.
              J’ai dans mes connaissances des personnes dont les revenus dépassent les 100 kE : nbre d’enfants plus divers abattements pour embauche d’une bonne => IR nul.


              Ce coefficient familial, c’est aussi ce qui conditionne les prestations sociales : ils ont droit aux allocations et à la prime de rentrée !! alors qu’ils payent l’ISF !!!!
              H.Emmanuelli avait naguère soulevé le problème, mais s’était bien gardé d’y apporter un solution. Il avait pris son propre exemple de revenus avec l’embauche d’une nounou et d’un chauffeur => IR quasi nul.

              Il y a déjà une réforme à réaliser sur ce coefficient qui fait sortir de l’assiette des gens qui pourraient payer, et y font rentrer des gens qui ne devrait pas : je pense aux célibataires des grandes villes qui ont des salaires elevés sur le papier mais qui ne permettent pas de se loger correctement. Eux payent l’IR.

              Il y a aussi l’arlésienne des niches fiscales : il faut dire que les plus célèbres bénéficient aux élus et aux journalistes... avant que ca bouge...


            • La Taverne des Poètes 10 février 2009 22:48

              Cours de politique aussi :

              La taxe carbone vise à récolter des voix chez les écolos à l’approche des élections européennes. D’ailleurs, un écologiste de la Fondation Nicolas-Hulot, qui se trouve être l’un des experts de la taxe carbone en France, ne cahe pas sa joie et applaudit Sarkozy : "En s’exprimant ainsi, le président Sarkozy accélère le processus, se réjouit l’économiste. Et il le fait en réglant par avance l’un des problèmes épineux, qui était celui de la contrepartie pour les entreprises."


            • La Taverne des Poètes 10 février 2009 22:50

              Pardon, je n’ai pas nommé l’écologiste expert. Il s’agit d’Alain Grandjean.


            • Yena-Marre Yena-Marre 11 février 2009 08:58

              Bonjour ,
              Poète , depuis quelques mois que je vous lis , j ’ ai bien compris que vous n’êtes pas un ultra gauchiste , pas la peine de préciser ! smiley Cependant , vous ne pouvez nier l’utilité de l’impôt ,et donc la nécessite de justice . Je n’ai pas parlé de salaire , mais de basculer les taxes vers l’impôt sur le revenu , ce qui rendrait du pouvoir d’achat aux plus modestes d’entre nous . Rien que TVA et TIPP ça peut rapporter gros ! Si vous voulez déplacer le sujet , écrivez un article sur l’échelle des revenus , j’aurai certainement l’occasion de confronter les idées de gauche avec les vôtres dans la bonne humeur . smiley


            • colza 11 février 2009 14:15

              Malheureusement, les mots "solidaire" et "solidarité" sont devenus des gros mots.


            • La Taverne des Poètes 10 février 2009 22:43

              Mesure anti-relance :

              Lors d’un point-presse à l’Assemblée, François Brottes, député de l’Isère, a dénoncé "l’inconséquence d’annoncer la suppression pure et simple de la taxe professionnelle", y voyant "une mesure anti-relance". "Tous les élus que nous avons vus ce week-end nous ont dit qu’ils n’allaient pas engager les travaux prévus car ils n’ont pas de sécurité. On va bloquer des chantiers alors qu’il est nécessaire de relancer travaux et infrastructures", a-t-il argumenté.


              • Yena-Marre Yena-Marre 11 février 2009 09:14

                La méthode sarko c’est : JE décide , VOUS réfléchissez à la faisabilité .


              • K K 10 février 2009 23:35

                Il y a aussi derriere ces "travaux " sur la fiscalite une volonte de reduire le nombre de fonctionnaires travaillant aux services fiscaux.

                Et comme on l’a fait remarquer, la taxe professionnelle est affectee aux communes, aux departements et aux regions. L’etat se garde bien de toucher a ses revenus. Il reporte le probleme sur les autres.


                • oncle archibald 11 février 2009 08:30

                   La taxe professionnelle est un impôt ignoble pour les entreprises artisanales et pour les professions libérales, c’est l’impôt qui oblige à payer pour avoir le droit de travailler. Il faudrait, Monsieur le poete,sans doute distinguer dans ce que vous appelez "le patronat", ceux qui dirigent de très grands groupes et qui obtiennent déjà tous les passe droits, des travailleurs indépendants ou proffessionels libéraux qui emploient à grand peine quelques salariés, et qui sont toujours la au premier rang pour ramasser les baffes.

                  Pendant que Toyota par la grace de Monsieur Borloo lorsqu’il était à Valenciennes peut être exonéré d’une grande partie des charges patronales parce qu’il en a été convenu ainsi pour qu’il vienne s’installer la, le petit menuisier du coin qui a des difficultés de trésorerie se tape le refus de son banquier et 10% de pénalités parce qu’il a envoyé son chèque d’URSSAF avec une semaine de retard...

                  Vous verrez à quoi ressemblera la France quand on aura fini par dégouter les petits entrepreneurs, artisans, paysans, libéraux, qui sont pourtant, par leur nombre cumulé les plus grands employeurs et surtout les plus stables. Il n’est pas rare chez nous que les salariés fassent 20 ou 25 ans dans la même entreprise. Et surtout ne venez pas nous raconter que nous manquons de solidarité !


                  • La Taverne des Poètes 11 février 2009 11:45

                    Au nom des petits, exonérons les gros et faisons payer tout le monde ?
                    Comme je l’ai dit, la taxe professionnelle avait besoin d’être réformée, ainsi que les 3 autres taxes locales. Il n’y aura donc pas de réforme pour cette taxe mais un caprice de Sarkozy.


                  • oncle archibald 11 février 2009 14:13

                     "Au nom des petits, exonérons les gros et faisons payer tout le monde ? "

                    Qui a dit cela ? Je croyais avoir compris Monsieur le Poète, que vous aviez quelques penchants pour la politique souhaitée par François BAYROU. Que pensez vous alors de sa proposition de deux emplois sans charges pour tous les employeurs, ce qui revient à dire 50% d’exonération de charges pour celui qui emploie 4 salariés et 0,1 % d’exonération pour celui qui emploie 2000 salariés ? 

                    Moi j’y voyais enfin une mesure positive pour les artisans, petits commerçants, professions libérales qui, je le maintiens, dans un monde de concurrence mondialisée représentent la partie la plus sure des employeurs et sont le fondement même d’une économie à visage humain.


                  • La Taverne des Poètes 11 février 2009 14:44

                    Je suis bien sûr favorable aux mesures ciblées, proportionnées, ou temporaires mais je ne comprends pas que l’on défende la décision de Sarkozy qui consiste à dédouaner tous les patrons par une suppression totale, irréfléchie, et à transférer la charge sur les autres. Bien sûr, cette mesure profitera aussi aux PME mais le but, sa raison d’être, ce n’était pas les PME mais "mes amis les riches".

                    Je le répète, cette mesure de suppression n’est autre qu’un cadeau fiscal sans aucune contrepartie. Mais on sait depuis longtemps à qui s’en tenir : il ne faut rien demander au patronat : il ne fera aucun effort (à part quelques chartes bidons de déontologie). Ne pas embêter "mes amis les riches". Le fait de n’avoir pas dit un mot pour les Guadeloupéens et Martiniquais montre bien que nous avons un président qui gouverne seulement pour les riches. Le "président de tous les Français"...riches de Neuilly !


                  • oncle archibald 11 février 2009 15:33

                     Vous devriez réfléchir à ce que vous imaginez derrière le mot "patronat" et derrière le mot "riches" dont vous faites, semble-t-il, un synonyme du premier... Vous contribuez au malaise de notre société et à sa "bipolarisation" pourtant peu favorable à Monsieur BAYROU. Il faut être plus subtil si vous voulez une société plus harmonieuse et plus équitable.

                    En ce qui me concerne j’aimerai par idéal qu’il ne subsiste qu’un seul impôt, l’impôt sur le revenu, par tranches progressives, appliqué sur l’ensemble des revenus et aides diverses dont peut bénéficier le contribuable et donc sur l’argent dont il dispose "in fine" pour vivre. Sans aucune dérogation, niche, bouclier et que sais-je encore. Et qu’il n’y ait aucune retenue sociale sur des salaires suffisamment revalorisés pour que chacun paie un impôt , juste pour qu’il sache, qu’il visualise bien, que la Société ne peut pas fonctionner sans lui, pour qu’il sache que rien n’est gratuit, que c’est bien lui qui paie la route sur laquelle il roule et les soins dont il bénéficie, que ça coûte cher, sans empêcher ceux qui ont la chance, l’intelligence, le talent, le courage, de gagner plus que les autres mais aussi de participer plus que les autres au financement des équipements communs et des services sociaux.

                    Voila ce qui serait bien préférable que le paiement d’une taxe professionnelle étable sur le chiffres d’affaires pour les plus petits, sur la masse salariale et sur les investissements (quelle connerie !) pour les plus gros. Celui qui soigne son outil de travail qui prévoit l’avenir en investissant, est pénalisé par rapport à celui qui sort tous les bénéfices possibles et amène son entreprise à la casse !!

                    Gouverner, sauf sur des problèmes de politique étrangère sur lesquels en France il y a me semble-t-il un large consensus, ça devrait se résumer à la question suivante : à qui prendre l’argent nécessaire au fonctionnement de l’état et des services sociaux de façon à ce que chacun se sente solidaire de son voisin et que personne ne puisse dire qu’il a été lésé. Tout le reste c’est facile.


                  • jjwaDal marcoB12 11 février 2009 09:19

                    Ce qui serait au moins aussi efficace que la suppression de la taxe professionnelle, serait
                    d’exoner le patronat de verser des salaires supérieurs au SMIC dans un premier temps puis
                    de faire se rapprocher le SMIC du salaire horaire moyen chinois.
                    Cela maximiserait grandement la compétitivité de nos entreprises, les USA, eux l’ont bien compris
                    où les baisses de salaire sont monnaie courante.
                    On laisse en jachère un énorme potentiel de création d’emploi. Les gens se foutent d’avoir un
                    salaire, un emploi leur suffirait largement.
                    Quel beau pays si en avance sur le reste du monde !


                    • L'enfoiré L’enfoiré 11 février 2009 12:19

                       Salut Taverne,

                       Je ne vais pas reposé mes questions que j’ai lancé sur l’article contre point à celui-ci.
                       La seule chose que je peux dire, c’est que vous êtes un peu mal pris en France.
                       Il y a des erreurs de compréhensions des finalités qui deviennent très courantes. Avis d’un Enfoiré, bien sûr.


                      • Annie 11 février 2009 12:20

                        La baisse des impôts s’inscrit dans la logique de la démarche néo-libérale avec le désengagement de l’état dans des secteurs à vocation publique comme la santé et l’éducation, où les systèmes privés sont encouragés, et l’accent est mis sur la responsabilité individuelle ; et le corollaire de l’exonération de la taxe professionnelle devrait donc être dans cette logique l’abaissement de l’impôt sur le revenu. Mais les coffres de la France sont vides. Et si vous continuez à prôner la solidarité, vous allez finir par vous faire traiter de gauchiste.


                        • La Taverne des Poètes 11 février 2009 12:40

                          Naturellement, pour que la solidarité garde du sens, il ne faut pas laisser filer les déficits.


                        • La Taverne des Poètes 11 février 2009 12:56

                          Moyennant quoi, il doit y avoir solidarité dans la dette si elle est raisonnable et nécessaire.


                        • Jean-paul 11 février 2009 15:42

                          @la taverne des poetes
                          Vous ne payez pas de taxe professionnelle ,d ’ URSSAF .Vous n’avez pas de PME .
                          Dans ce cas facile de parler de solidarite .
                          Vous ne voulez pas parler de l’argent gachis des communautes locales et regionales .
                          En France incroyable , il faut payer une taxe pour pouvoir travailler a son compte .
                          Dans d’autres pays l’impot sur le revenu est preleve directement sur le salaire .
                          Solidarite ????? Les petits patrons sont consideres comme des salauds mais eux au moins ils emploient et payent des taxes .


                          • La Taverne des Poètes 11 février 2009 16:58

                            "Les petits patrons sont consideres comme des salauds" : par qui ? Je ne sais pas de qui vous parlez, de l’extrême-gauche sans doute...


                          • Jean-paul 11 février 2009 15:50

                            Une personne decide d’entreprendre et cree une PME avec quelques employes .taxe professionelle ,URSSAF ,TVA ,charges sociales ,expert comptable ,etc..... sans oublier la bureaucratie ,apres 2 ou quelques annees elle decide de fermer .Conclusion le patron et ses employes se retrouvent au chomage et l’etat va leur payer le chomage et RMI et ils ne produiront plus pour payer les taxes .
                            Ou est la logique ?????????????????????????////

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