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L’infrastructure des biobanques prévoit de développer un prototype pour 2010

L’infrastructure a franchi une étape majeure en révisant plus de 300 biobanques européennes.

Les gestionnaires de projet, le professeur Kurt Zatloukal de l’université médicale de Graz, en Autriche et le professeur Eero Vuorio de l’université de Turku en Finlande, se sont entretenus avec CORDIS Nouvelles à propos des efforts actuels de la BBMRI visant à mettre le contenu collectif des biobanques à disposition des chercheurs et à développer un système « prototype » qui sera, espèrent-ils, opérationnel d’ici la fin 2010.

La phase préparatoire de la BBMRI est financée à hauteur de 5 millions d’euros au titre du septième programme-cadre (7e PC) de l’UE en tant que l’une des nombreuses infrastructures de recherche importantes d’intérêt paneuropéen. La BBMRI cherche à donner aux chercheurs l’accès à une collecte européenne d’échantillons biomédicaux évalués du point de vue de la qualité ainsi qu’à des données pour le traitement et la prévention des maladies humaines.
L’infrastructure de recherche naissante comprend 51 institutions participantes et 190 organismes associés, qui représentent 30 pays de l’UE et associés.

La prochaine étape du projet consistera à développer un système prototype, en travaillant avec les biobanques les plus avancées qui posent le moins de difficultés et en en ajoutant d’autres lorsqu’elles seront prêtes. D’après les partenaires du projet, ce prototype, qui comblera le fossé potentiel entre les phases de planification et de mise en place du projet, devrait être opérationnel d’ici fin 2010.


Le professeur Vuorio a mis l’accent sur l’importance de coder tous les échantillons de façon appropriée afin de protéger la vie privée des patients. L’objectif est de rassembler les données hautement distribuées, collectées dans les centres hospitaliers universitaires et les centres de recherche publique, et d’y fournir un accès commun. L’interface web utilisée par les chercheurs planifiant leurs projets ne présentera que des données relatives aux groupes de personnes qui partagent des caractéristiques communes, a-t-il déclaré, plutôt que des informations relatives à un individu en particulier.

En ce qui concerne les défis auxquels font actuellement face les partenaires du projet. Un défi majeur en terme de TI est d’optimiser la valeur des échantillons en mettant en relation le plus d’informations adéquates possibles ; cela n’est pas évident, étant donné que les échantillons collectés il y a longtemps pourraient ne pas présenter des informations qui aujourd’hui seraient considérées comme cruciales. « Ces démarches ont été effectuées différemment dans chaque pays, et généralement dans la langue locale », a expliqué le professeur Vuorio. Un autre défi consiste à créer une base de données harmonisée en utilisant les données stockées dans les systèmes qui ne sont pas compatibles actuellement.

L’évaluation de la qualité des échantillons afin d’en tirer le plus grand avantage constitue une autre gageure importante. Sur la base de la collecte d’échantillons, toutes les biobanques participant doivent se mettre d’accord sur les moyens normalisés de traiter les matériaux dès le début. En ce qui concerne les échantillons existants toutefois, il est difficile de savoir exactement comment un échantillon collecté il y a 20 ans a été traité initialement.

Mais les obstacles majeurs résident dans l’harmonisation des critères éthiques et légaux de chaque État membre. L’éducation en matière de recherche biomédicale et les attitudes adoptées sur le sujet varient selon le pays, au même titre que les interprétations de la législation de l’UE telle que la directive sur la protection des données. Plus important encore, il est nécessaire d’obtenir un « consentement informé » pour n’importe quelle donation d’échantillons destinée à une recherche approfondie, mais il est difficile de savoir comment ces échantillons seront utilisés à l’avenir.

Afin de mieux comprendre la façon dont le public dans diverses régions d’Europe perçoit la recherche biomédicale, la BBMRI mène des travaux sur les groupes cibles et a inclus des questions clés relatives à la biobanque dans le dernier sondage Eurobaromètre. Une rencontre majeure des parties prenantes, dont les organismes de brevetage, les associations médicales et l’industrie, se tiendra à Bruxelles (Belgique) en septembre prochain.

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2 réactions à cet article    


  • eugène wermelinger eugène wermelinger 7 juillet 2009 19:58

    patrickCet auteur n’a pas encore renseigné sa description

    Mais on espère pour avant 2010 !

    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 8 juillet 2009 07:39

      " Bla bla bla bla...a expliqué le professeur Vuorio. Un autre défi consiste à créer une base de données harmonisée en utilisant les données stockées dans les systèmes qui ne sont pas compatibles actuellement. "

      En somme, si j’ai bien compris, la mafia de la santé cherche à établir une sorte d’Edvige de ses meilleurs clients...heu, pardon patients.

      Si vous voulez, comme je ne suis jamais malade, je peux peut-être vous aider à trouver une biopiste : Encouragez donc vos biobanques à n’inventer que des biomaladies qui se guérissent avec des biomédicaments que l’on trouve partout dans la bionature...Qu’en pensez vous ?

      Mais le mieux dans l’immédiat, serait de consulter le professeur Eugène auteur d’un biobouquin.

      Je vous adresse mes bioamitiés. L.S.

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patrick


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