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Accueil du site > Actualités > Politique > L’insécurité existe : la gauche l’a rencontrée

L’insécurité existe : la gauche l’a rencontrée

Depuis quelques jours, un "battage" médiatique est organisé autour du récent "Pacte national de protection et de sécurité" que le PS propose à la suite d’un forum à Créteil et dont l’auteur est Jean-Jacques Urvoas. On a pu lire notamment Martine Aubry, François Rebsamen, Claude Bartolone, pour qui "sur la sécurité, la gauche est crédible" et Delphine Batho plus réservée. Les quotidiens nationaux ont fait un sort aux 22 propositions socialistes qui sont destinées globalement "à restaurer un climat de confiance" (Libération, nouvelobs.com, Marianne 2, le Figaro, le Parisien, le Monde). 

Le comble de cette effervescence promotionnelle a été atteint avec l’excellente émission de Frédéric Taddéï "Ce soir ou jamais" qui a questionné : Sécurité : la gauche est-elle crédible ? Le problème est que cette interrogation n’a concerné sur son plateau que 5 personnalités peu ou prou toutes de gauche - et c’est peu dire. Xavier Raufer tentait de s’opposer seul aux assauts conjugués et un tantinet méprisants de deux avocats remarquables, Me Mignard et Me Thierry Lévy, du magistrat Serge Portelli, jamais en retard d’une contestation politique et judiciaire à condition que l’adversaire soit ciblé à droite, de l’ancien garde des Sceaux Marylise Lebranchu, et enfin d’une fonctionnaire de police, Sihem Souid, démagogue et approximative.

J’ai été choqué moins par l’unanimisme que par la moquerie, la dérision, voire la colère suscitées par la présence de Xavier Raufer, qui n’avait que le tort de rappeler à quelques-uns que notre monde n’était pas idéal. Pour le débat, il y avait une forme d’indignité à le voir ainsi traité, outre que l’inégalité quantitative était terrifiante !

Il n’empêche que de cette ébullition cherchant à nous présenter pour un miracle ce qui relève d’une forme de bon sens et de cohérence, on a le droit de tirer tout de même une conséquence bienfaisante pour la démocratie. La gauche admet que l’insécurité existe puisqu’apparemment, enfin, elle l’a rencontrée. En effet, ce n’est pas un hasard si maintenant, dans une période par moments gravement troublée, avec des phénomènes inouïs de violence armée et préméditée à l’encontre surtout de la police, le PS "sort" de sa manche ce Pacte. Pour ma part, j’analyse ce dernier comme la tentative des socialistes de montrer qu’ils sont "à jour", "à niveau" pour combattre, comme il convient, cette plaie de l’insécurité broyant les plus faibles et ruinant le savoir-vivre ensemble. C’est une manière de dire à la société qu’elle a été comprise. Certes, depuis longtemps mais individuellement, des socialistes avaient manifesté une conscience claire des ravages causés par la délinquance et la criminalité : Ségolène Royal qui dame le pion à la rigueur conservatrice, François Hollande, toujours François Rebsamen, André Vallini aussi. Ce qui a changé, c’est que le PS tout entier semble s’être mis en branle pour "trouver moins un bouc émissaire que des solutions" selon l’expression de Claude Bartolone.

Ces solutions, justement, quelles sont-elles ? Sans tomber dans une acidité trop facile, force est de devoir reconnaître que les 22 propositions déclinées, dont aucune n’est absurde, ne révèlent pas non plus une originalité bouleversante. Générales, théoriques, imprégnées d’un optimisme sûr de soi parce qu’abstrait, elles pourraient, aujourd’hui, sauf sectarisme extrême, être avalisées par tous les courants politiques que notre espace républicain accepte sans frémir. Rien ne vient perturber l’ordre classique et naturel des engagements pris avant l’exercice du pouvoir, des voeux formulés avant que le réel contraigne à des révisions déchirantes et à des accommodements douloureux. C’est toujours vrai. Ca l’était hier, ce le sera demain. Lorsque j’entends à la télévision des socialistes s’honorer, se vanter de leur vision radicalement différente de celle de la droite, je ne peux m’empêcher de penser qu’en effet la leur résulte d’un forum dont je ne doute pas qu’il ait été passionnant et l’autre d’un combat sûrement parfois imparfait avec le réel.

Deux exemples. La police de proximité et la lutte contre la récidive.

Pour la première, on peut comme moi la croire souhaitable : une police de familiarité et d’urbanité, une police qui rassure et protège mais qui oserait affirmer que c’est grâce à elle que l’on parviendra à endiguer et réprimer les transgressions les plus graves, les actes anti-sociaux les plus dégradants ? Elle pourra tenter de mettre de la paix et de la civilité mais si des minorités n’en veulent pas et par leur action le font tristement savoir, se contentera-t-on de constater l’échec de la douceur démocratique et policière ?

Contre les récidivistes, je trouve regrettable que le PS s’engage sur une voie qui constitue souvent l’essentiel de ses démarches en matière de justice et de sécurité. Défaire ce qui a été fait, détruire ce qui a été voté avant lui. Ainsi il annonce qu’il supprimera les peines plancher qui ont eu le tort de révéler leur efficacité mais qui ne sont pas orthodoxes par rapport à la ligne. Celle-ci compte plus que les résultats et pourtant, à juste titre, on prétend sur un autre plan passer "de la politique du chiffre à la culture du résultat".

Ce qui est central dans ce catalogue de mesures, c’est, nous dit-on, l’esprit qui l’inspire. Certes on admet enfin que prévention et répression ne sont pas contradictoires mais qu’elles se complètent. On souligne moins que la société serait coupable de tout et le délinquant de rien même si à mon grand regret, le brillant Jean-Pierre Mignard "flirte" toujours un peu avec cette culture de l’excuse. Non, ce qui importe et suscite sa fierté intellectuelle et politique, c’est que la gauche nouerait un dialogue avec le citoyen tandis que la droite ne s’en prendrait qu’à la personne réduite à ses peurs et enfermée dans son exigence de sûreté. Ce peut être une tentation de la démarche conservatrice mais je ne crois pas qu’on puisse ainsi caricaturer avec l’honneur démocratique d’un côté et le vil populisme de l’autre. Malheureusement, c’est à nouveau la réalité qui vient troubler ce parfait contraste, trop parfait. Le citoyen est AUSSI, pour sa sécurité, un être qui peut avoir peur et qu’il est légitime d’apaiser. Le citoyen n’est pas sublime dans un coin, rétracté et frileux dans un autre. C’est le même qui, selon ce qu’il vit et endure, passe par la peur ou la tranquillité, les devoirs de l’Etat à son égard ou ses propres droits. Un Pouvoir n’a pas plus à mépriser ses peurs qu’il n’a à glorifier sa confiance dans le présent. Le serein d’aujourd’hui sera peut-être l’apeuré de demain et ne pas programmer l’existence de ces angoisses singulières et collectives ne serait pas loin d’une non assistance à citoyens en possible danger. Il y a de la part des socialistes de la condescendance à imputer au Pouvoir ce qu’ils ne supportent pas à l’évidence chez leurs concitoyens : qu’ils soient moins forts qu’espérés, tout simplement humains. Ils tiennent bêtement à leur peau, à leurs proches, à leur tranquillité, à leurs biens !

Il ne serait pas honnête de fuir ce qui donne du poids et du prix à ces avancées socialistes, même si on les discute. A bien les analyser, elles ne s’aventurent pas dans des profondeurs stimulantes mais jouent sur l’anti-sarkozysme en mettant surtout en cause les méthodes, la médiatisation, la précipitation qui sont celles, selon le PS, de la lutte menée aujourd’hui contre l’insécurité. Il serait imprudent de négliger ces critiques qui ne sont pas seulement formulées par des adversaires politiques mais par des sympathisants et des alliés du pouvoir en place.

J’ai déjà écrit qu’il est illusoire de prétendre suivre la délinquance à la trace grâce à une action législative qui serait en l’occurrence nécessairement perdante. Il n’y aura jamais une éradication totale de l’insécurité. Rien de plus contreproductif que de le laisser entendre ce qui a pour conséquence de noircir encore davantage les réalités et les évolutions parfois décevantes. Rien de plus dévastateur, aussi, qu’une sorte de satisfaction qui, parce que l’adversaire n’est pas pertinent, conduirait trop facilement à croire que sa propre politique est forcément bonne et emporte l’adhésion de ses concitoyens. Rien de plus choquant que de passer d’une malfaisance singulière à réprimer à la mise en cause générale d’une communauté. Rien de plus catastrophique, enfin, que cette impression qui a pu parfois être donnée - mais le président nouveau est arrivé ! - d’une agitation qui cherchait son sens mais seulement après s’être déployée.

Je ne voudrais pas que, pour dérisoires ou injustes qu’apparaissent certaines critiques partisanes, le pouvoir actuel rende sa défense trop difficile, pour cette cause capitale du combat contre l’insécurité, parce qu’il préférerait ignorer les vertus et les nécessités d’une forme acceptable au prétexte que le fond serait largement soutenu.

Pas de miracle du côté socialiste, donc. Si demain ils revenaient au pouvoir, je ne doute pas une seconde que sous la pression d’un réel terrible et éprouvant, leur philosophie et leur projet si purs voleraient en éclats et s’adapteraient. Ce ne serait pas de la trahison mais de la sagesse. 


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46 réactions à cet article    


  • exocet exocet 19 novembre 2010 13:06

    Bah, il suffit de nous remémorer les années 80 sous régime Mitterrandien.
    Alors que les banlieues connaissaient une explosion du nombre des agressions, intimidations, vols, viols et autres « incivilités » comme le résumaient les éléphants du PS...

    Il s’etait trouvé un cacique de ce parti pour dire à la télévision que« le seul probleme dans les banlieues c’est le probleme du racisme ».

    Quant à voir ce que fera le PS s’il gagne les élections, il me semble qu’il a suffisamment donné de gages à une grande partie de son électorat avec son projet d’« égalité réelle »...
    et ne pourra pas ensuite combattre, sauf à se déjuger, la délinquance de cette partie de son électorat.

    On risque donc d’en revenir à des termes plus euphémiques pour désigner, à ce moment-là les actes et les acteurs, tels que :
    « incivilités », « comportements inadéquats », « victimes de la société », « chances pour notre Pays »...

    Rappelez-vous les années 80 !
    Mais rappelez-vous en bien, car au PS pas plus qu’à l’UMP les dirigeants n’aiment les gens du peuple.
    Cette « gauche caviar » nous pourrira la vie autant que les barons de l’UMP avec leurs lois de circonstance et leur copinage avec les milieux de l’argent.

    Ce sera différent (un coup par devant, un coup par derrière) mais au final, pour nous ce sera pareil.


    • sisyphe sisyphe 19 novembre 2010 13:50

      Je pense que les Français se rappellent surtout de l’année 2005 ; avec les plus grosses émeutes jamais survenues sur le sol français, et DANS LE MONDE  (je cite) : 

      Les « violences urbaines » qui ont retentit à l’automne 2005, sont rarissimes tant par leur longueur que par leur ampleur territoriale, leur frais économiques et la médiatisation politique au niveau national et même mondial. Elles tranchent avec les petits affrontements à une commune durant moins de 5 jours, par exemple ceux de Vénissieux en 19813. Elles sont sans équivalent en Europe : aucun autre pays n’a connu des événements d’une même durée et touchant autant de communes. « Les émeutes de Los Angeles en 1992, les plus longues depuis les premières émeutes urbaines contemporaines, n’ont duré que six jours »3.

      alors qu’un certain Nicolas Sarkozy était Ministre de l’intérieur

      et que les Français se rendent compte, par ailleurs, que la situation n’a jamais été aussi grave qu’aujourd’hui, en 2010, alors que Monsieur Sarkozy est en charge de la sécurité du pays depuis maintenant 8 ans. 

      Les Français ne sont pas aussi cons et amnésiques que vous le souhaiteriez ; dommage, hein....
       smiley 

    • Yvance77 19 novembre 2010 13:17

      Bonjour,

      Xavier Raufer est un sale con ! Une pourriture réactionnaire comme ce n’est pas permis, qui ne prend son pied que quand la police matraque, c’est son credo.

      Il s’appuie toujours sur des faits. Tiens moi aussi je vais m’appuyer sur des faits. Cette salope de droite qui depuis 50 ans est au pouvoir à fait quoi pour endiguer la violence ? Laisser les socialos aux commandes 14 ans, c’est cela sa seule et unique faute.

      A gauche c’est correct que le résultat ne soit pas brillant, mais de là à être comme ce fumier qui ne trouve la grâce que dans la schlague, il y a une marge.

      Spécialiste autoproclamée de la violence, mes couilles oui, c’est juste un gardien de mirador qui n’aime que quand le sang gifle de la gueule de mômes que l’on abime si bien.

      La violence existe c’est vrai, il ne faut pas se voiler la face ... mais d’ou vient elle en fait. Qui ont créé cela, qui fait de la misère une réussite pour que les plus pauvres en prennent plein le cul.

      Supporters de Sarko unissez-vous votre idole doit encore cogner parce que jusqu’à présent sa mise en bouche laisse un cout d’inachevé. Un second round en 2012 est nécessaire pour qu’il prouve tous ses talents de petit capo teigneux tortionnaire avec sa fine équipe de flingueur, merci Saint Lefebvre d’être venu à son secours.

      Qu’ils aillent tous au diable ... c’est mieux que de lutter contre les causes créatrices de tout ce merdier in fine.

      Tiens j’ai cela en mémoire, et rien n’a changé bien au contraire :

      Arrivé à vingt ans tu t’engages dans la police
      T’as bien raison mon gars la France a besoin de milices
      T’iras te pavaner au milieu des carrefours
      Histoire de diriger les gens et de jouer au bourg

      Police Milice Organisées
      Police Milice Prêtes à tirer
      Police Milice Tout est factice

      Et fais du zèle tu auras de l’avancement
      Tu gagneras de l’argent à faire chier les gens
      Tu porte l’uniforme relève le défi
      Société de consommation à base de képis

      Police Milice Organisées

      Police Milice Prêtes à tirer

      Police Milice Tout est factice

      Un jour la retraite que de souvenirs
      Entre les putes à racoler les jeunes à tabasser
      Prestige de l’uniforme connerie sous toutes ses formes
      Là tu pourras crever en paix en toute liberté

      A peluche


      • sisyphe sisyphe 19 novembre 2010 13:55

        Ce Raufer est une caricature de l’imbécilité chronique de la droite en matière de sécurité ! smiley 


        Il s’est largement fait remettre à sa juste place par tous les autres intervenants qui, eux, savent de quoi ils parlent ; tant en matière de chiffres (et de leur manipulation grossière par le pouvoir), qu’en matière de terrain... 

      • BOBW BOBW 20 novembre 2010 18:25

        On pourrait le ce super justicier l’Archange Gabriel de l« ’Occident » (défenseur de la Veuve de l’orphelin et des déshérités )


      • Massaliote 22 novembre 2010 10:03

        « Cette salope de droite qui depuis 50 ans » Le gouvernement de Jospin fut donc un GVT de droite ? Le trotskyste aurait bien changé smiley


      • Gavroche Gavroche 19 novembre 2010 13:23

        Xavier Raufer excellent, compétent et sans langue de bois comme d’habitude !


        • sisyphe sisyphe 19 novembre 2010 13:43

           smiley smiley 


          C’est du deuxième degré ?? 

        • sisyphe sisyphe 19 novembre 2010 13:43

          Eh oui, Monsieur Bilger, l’insécurité existe ; la droite l’a même aggravée...


          Par la suppression des polices de proximité, par le tout-répressif, par la suppression des associations de relais, par une politique qui, comme toujours sous la droite, s’en tient au spectacle, sans jamais s’attaquer aux CAUSES de la délinquance...

          Comme énoncé l’autre soir dans « Ce soir ou jamais », pouvez vous nous dire, depuis les 8 ans que Sarkozy s’en occupe, quelle organisation de trafic de drogue, quelle organisation de prostitution internationale, quels réseaux de fournitures d’armes ont été démantelés ? 
          Aucun, rien, oualou, nicht, nada, niente ! 
          On ne coince que les petits dealers ; JAMAIS les responsables de ces réseaux. 

          Les armes lourdes ont fait leur apparition dans certaines cités, le trafic de drogue n’a jamais été aussi florissant, les agressions contre les personnes jamais été aussi nombreuses ; les prisons sont surpeuplées, dans des conditions indignes, sans arrêt relevées par tous les organismes européens, bref, le résultat de la politique « sécuritaire » de la droite sarkozyenne est un échec total, une catastrophe, à tous les niveaux. 
          Et ce n’est pas le nombre de petits revendeurs, de petits délinquants, arrêtés pour « faire du chiffre », comme l’expliquait, dans l’émission, une policière, qui donnera le change. 

          La droite a toujours été, vis à vis de la délinquance, d’une stupidité, et d’une inefficacité abyssales... n’envisageant que le côté répressif (on se souvient du discours du petit ubu, expliquant, en supprimant la police de proximité, que les policiers n’étaient pas là pour jouer au ballon avec les délinquants), et, donc, se privant du moyen de s’attaquer aux causes ; la politique de l’emplâtre sur une jambe en bois, du cataplasme sur une tumeur ; une médecine qui ne s’attaquerait qu’aux symptômes, sans rechercher la maladie.. 

          Derrière les rodomontades du kondukator, les effets de manche, et les grandes déclarations (racaille, karcher, etc...) ; rien ; ou plutôt si ; une situation qui s’aggrave, un fossé qui s’élargit entre la police et la population, la formation de bandes, de gangs ; la création d’une situation bientôt insurrectionnelle... 

          Merci, sarkozy et la droite ! 

          Sans parler des exemples de truanderie donnés au plus haut niveau de l’état, et restés impunis (conflits d’intérêt de l’affaire Woerth, Karachigate, affaire des faux emplois de la Mairie de Paris réglée « à l’amiable » ; j’en passe ; la liste serait trop longue...), plus la dépénalisation progressive du droit des affaires (Le Canard Enchainé de cette semaine révèle que les « Pôles économique et financier », où plus d’une centaine d’informations étaient ouvertes chaque année, jusqu’en 2003 ; n’en compte plus......... qu’une douzaine en 2009. 
          Il poursuit ; « la délinquance économique est de moins en moins réprimée ; les services de police traitaient, il y a 20 ans, 100.000 faits annuels ; ils ont divisé leur activité par cinq ». 

          Et vous osez encore, Monsieur Bilger, venir ici donner des leçons sur la sécurité ? 
          A défaut d’honnêteté, vous pourriez, au moins, avoir la plus élémentaire décence de vous faire discret sur le sujet..

          Oui, la politique sécuritaire de la droite n’a jamais fait qu’aggraver les choses, et il est d’excellent augure que le PS propose ce  « Pacte national de protection et de sécurité » ; il est grand temps que, sur ce sujet, les choses changent, de s’attaquer enfin aux causes, en amont, et seule la gauche sera capable de l’entreprendre. 

          • Emmanuel Aguéra LeManu 20 novembre 2010 11:49

            Pauvre Calmos... mais passons.

            Philippe Bilger... chantre nationale de la magistrature zélée, en perdition devant la décrépitude morale tous azimuths, en mal d’argumentaire, mais toujours aussi sur de lui malgré les murs d’évidence qui l’entourent.

            Héros de la droite, encore et toujours stoïque au dehors mais ne pouvant plus guère taire son naufrage souterrain, le magistrat tente d’éviter la schizophrénie inéluctable en resservant de vieux poncifs sur le gauchisme des médias, les manipulations de chiffres, la réalité des faits, etc...

            Las ! Ce pauvre Xavier Raufer (car j’ai vu l’émission), « qui n’avait que le tort de rappeler à quelques-uns que notre monde n’était pas idéal », nous commente l’auteur, fut lui-même confronter à la même schizophrénie, ne savait plus à quel saint se vouer devant l’évidence des propos qu’on lui opposait, utilisant parfois la violence qui monte comme argument pour une politique sécuritaire, et d’autre fois la même violence, miraculeusement en baisse, cette fois, pour soutenir le succès de la politique sarkozyenne en matière de sécurité...

            Le pauvre était acculé contre le mur de l’évidence, et ne put dans ses derniers retranchement, que pathétiquement hurler au complot... Triste fin.

            Notre bon Bilger est dans le même cas, dirait-on...


          • Yacine2029 Yacine2029 19 novembre 2010 17:58

             Félicitations Me. Bilger, comme ça au moins on sait à quoi on a affaire :
            http://www.dailymotion.com/video/xfmtil_le-racisme-anti-arabe-sur-internet_news


          • cmoy patou 19 novembre 2010 14:57

            A quoi celà sert-il que les forces de police ou de gendarmerie attrapent les délinquants puisque la justice s’empresse de les relâcher aussitôt.


            N’y a t-il pas beaucoup trop d’ingérence de la franc maçonnerie dans les sphères de cette institution ?

            L’exemple donné par nos politicards véreux qu’ils soient de gauche ou de droite n’est-il pas une preuve qu’il y a quelque chose de pourri dans notre Ripoublique ?

            La palme des corruptions est détenue sans contestation possible par la droite actuellement au pouvoir et l’incapacité voulue de nos différents ministres de l’intérieur aussi et dont le premier d’entre eux qui devait karcheriser les dealers,voleurs,violeurs etc....- a fait pshitt !

            Gouverner par la peur est une vieille tactique politicienne qui est toujours d’actualité , les faits divers avec agression vont d’autant se multiplier que nous nous approchons de 2012 !

            • non667 19 novembre 2010 15:53

               ps= traitres au peuple
               collabo des mondialo -capitalistes
               à vomir et à virer de l’assemblée nationale en 2012
              la droite parlementaire ne trahi pas les riches tout le monde le sait .


              • Elisa 19 novembre 2010 16:07

                La rhétorique de Xavier Raufer est aux antipodes d’une argumentation rationnelle : il lui faut enfoncer son clou de l’insécurité avec des arguments qui ne sont jamais objectifs, aucune référence d’enquête ou de statistique, un sens de l’histoire totalement approximatif « avant » c’était bien, mais c’était quand ?

                De plus la manière dont il traite ses interlocuteurs prouve qu’il ne peut leur opposer que des critiques personnelles ou des objections démagogiques.

                Le seul « intérêt » de ses propos est de réactiver le réflexe sécuritaire qui est si cher à nos gouvernants : plus les gens ont peur d’être agressés, plus ils acceptent d’être soumis.

                Il est alors plus facile de faire accepter injustices et inégalités.


                • Gavroche Gavroche 19 novembre 2010 17:13
                  • Professeur affilié à l’Edhec[12], et membre du Centre for the Study of Terrorism and Political Violence, School of International Relations, University of Saint-Andrews.
                  • A l’Université Panthéon-Assas, Paris II, il est chargé de cours à l’Institut de criminologie de Paris, depuis 1987 (cours de méthodologie), au DESS Paris II/École des officiers de la Gendarmerie nationale/EOGN-Melun[13], et directeur des études et recherches du Département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines (études, recherches, séminaires et cours sur la criminalité organisée transnationale).
                  • En République populaire de Chine (RPC), il est professeur associé à l’École supérieure de police criminelle de Chine (Shenyang, RPC), et directeur de recherches associé au Centre de recherche sur le terrorisme et le crime organisé, Université de Sciences politiques et de Droit (Beijing, RPC).

                • sisyphe sisyphe 19 novembre 2010 17:22

                  Par Gavroche (xxx.xxx.xxx.144) 19 novembre 17:13

                  • En République populaire de Chine (RPC), il est professeur associé à l’École supérieure de police criminelle de Chine 




                  Ah ! On comprend tout ! smiley 

                  A quand le rétablissement de la peine de mort en France, avec les balles payées par les familles ? 
                   smiley 

                • Gavroche Gavroche 19 novembre 2010 17:34

                  Léger ça Sisyphe ! Fatigué à force de rouler le rocher ? Et comment vont morice et perseus ?


                • sisyphe sisyphe 19 novembre 2010 18:10

                  Mon brave, je ne m’exprime qu’en MON nom ; et d’une ! 


                  Et de deux ; ce qui est « léger », c’est d’oser publier le cv d’un abruti qui exerce des fonctions de professeur de droit et de police dans la dictature qui exécute le plus de condamnés à mort dans le monde

                  de trois ; merci, mais je me sens en pleine forme 

                  de quatre ; c’est carrément une forfaiture d’utiliser comme pseudo un personnage (fictif, mais..) révolté, assassiné par les forces armées du pouvoir, quand on vient défendre un tenant de la répression la plus forcenée

                  Manifestement, ce n’est pas la cohérence qui vous étouffe.. 
                   smiley 



                • Yacine2029 Yacine2029 19 novembre 2010 18:16

                  @ Gavroche,
                  Disons que la Chine avec ses 1 000 exécutions sommaires annuelles, ce n’était pas forcément le meilleur exemple à donner...
                   Dans votre description, vous avez juste oublié de dire que le business de ce Mr. Raufer c’est la sécurité, autrement dit qu’il est normal, en bon commercial, que l’insécurité soit son crédo :
                  « (...)En 1971, il est membre du Conseil national d’Ordre nouveau et candidat de ce parti aux élections municipales dans le IXe  
                  (...) »


                • Elisa 19 novembre 2010 18:39

                  @ Gavroche

                  Effectivement ce Monsieur cache bien son jeu !
                  Mais que ne dirait-on pas pour montrer qu’on est « près du peuple » !


                • iris 19 novembre 2010 17:46

                  les problèmes d’insécurité proviennent surtout de la misère économique et culturel des délinquants-et la gauche au pouvoir n’a pas combattu le groupe dominant qui détiens l’argent-


                  • iris 19 novembre 2010 18:15

                    mr bilger c’est dans vos réunions du « siècle » que vous décidez de vos interventions ??
                    parlez nous en un peu de cette petite confrérie qui décide en douce des vies du « petit peuple de france »« 
                    un petit compte rendu de ces reunions nous plairait bien-
                    c’est peut etre » un secret défense" ??


                            • asterix asterix 19 novembre 2010 19:27

                              C’est tout le concept de la police qui doit changer. Mais ça, la gauche ne l’a pas réussi non plus. Elle se contente donc de surfer sur le mécontentement et ne cherche surtout pas à apporter son lot de solutions, résignation et raisons de stratégie électorale obligent.
                              Pourquoi ?
                              Parce qu’il n’y a plus de solution..
                              Et pas plus d’idées chez eux qu’à droite, c’est clair.


                              • sisyphe sisyphe 19 novembre 2010 19:37

                                La gauche ne cherche surtout pas à apporter son lot de solutions ? 


                                Vous n’avez pas lu l’article ? 

                                Allez, je suis sympa : 


                                C’est tout frais ; ne me remerciez pas ; tout le plaisir est pour moi... 
                                 smiley 

                              • ddacoudre ddacoudre 19 novembre 2010 22:30

                                bonjour bilger
                                ..."J’ai déjà écrit qu’il est illusoire de prétendre suivre la délinquance à la trace grâce à une action législative qui serait en l’occurrence nécessairement perdante. Il n’y aura jamais une éradication totale de l’insécurité. Rien de plus contreproductif que de le laisser entendre ce qui a pour conséquence de noircir encore davantage les réalités et les évolutions parfois décevantes..."

                                depuis le début des années 1985 bon ans mal ans les crimes et délits tournent autour d’un seuil constant.

                                Quelques chiffres.

                                Les crimes et délit sont passés de 1.136 millions en 1970 à 3.579 millions en 1985 soit une évolution de 317%. Ensuite le nombre se stabilise autour de 3.600 millions, avec un pic en 2000, à 3.772millions, et une inflexion en1990 à 3.494 millions.

                                Maintenant regardons l’évolution du chômage

                                Le nombre de chômeurs, 502 milliers en 1970 à 2.500 millions, soit une évolution de 200.4%. Ensuite leur nombre oscille autour de 2.600 millions plus ou moins avec deux pics à 3.000 millions en 1993 et 2004, et deux inflexions en 2001, 2.110 millions et 2008, 2.200 millions. 

                                Il saute au regard sans être un grand analyste la corrélation qu’il y a entre les deux, au regard de l’augmentation de la population cela donne en :

                                1970 2.25%, de crimes et délits et 0.9% de chômeurs. Pour 50 500 000 français 

                                1985 6.4%, de crimes et délits et 4.5% de chômeurs. Pour 55 200 000 français

                                2008 5.7% de crimes et délits et 4.1% de chômeurs. Pour 62 200 000 français

                                Ce rapport entre pauvreté et désocialisation à un pour cent prêt se maintiendra jusqu’à nos jours, ce qui signifie que toutes les mesures de sécurité prises depuis ce temps là et qui se sont accrus depuis 1994 et 2002, n’ont pas reversé la tendance prise de 1970 à 1985. Ceci dit ces chiffres ne retracent pas l’évolution de la nature des crimes et délits ni des modification de comptabilisation du chômage. Ils sont juste une photo il est quasi impossible de sérier les seuls crimes et délits en lien direct avec la désocialisation, car l’on comprend bien qu’un crime passionnel n’y est pas relié, mais la récurrence de la courbe constante les exclut de fait.

                                je pense donc que ce débat autour de l’insécurité est essentiellement « politico » médiatique la droite se glorifie est instrumentalise ce qui a toujours fait partie de ses attributs électifs.

                                la délinquance est essentiellement sociale, de fait compte tenu de la situation actuelle il n’y a aucune raison qu’elle se résorbe d’autant plus que la concentration humaine en est un facteur la favorisant et que l’augmentation de la population va voir s’accroitre les populations citadines d’environ trente huit pour cent. l’insécurité n’a donc pas finit de faire l’enjeu de débat électoraliste.

                                la société dans son « organisité » ne peut pas s’absoudre de sa responsabilité dans la construction des crimes et délits c’est « elle » qui définit les actes anti sociaux au travers du formatage de ses membre et il est donc inévitable que ceci se fasse parfaitement, et si la peur est une condition sene quanum de la survie qui se régule « inégalitairement » et se développe encore plus quand les êtres sentent leur potentiel s’amenuiser avec l’âge, c’est autre chose de l’instrumentaliser au point de se sentir en insécurité à la seule vu d’une peau foncé ou noire, même si ce sont ces catégories qui sont les plus désocialisés du fait des inégalités économiques, et parfois culturelles.

                                nous exploitons toujours les mêmes schémas que ce soit en économie ou dans la sécurité il faut toujours désigner des boucs émissaires. nous avons pour cela amplement été servit par ce gouvernement qui sans pouvoir sur la finance et sur l’économie joue avec le seul domaine où il a encore une action la sécurité à en devenir liberticide.
                                comme tu le dis il ne faut pas être dupe de la réalité de ce monde violent, mais en rendre seul responsable les individus est une absurdité, ils sont seulement des acteurs responsables de leurs actes pour jouer une pièce sociétale qu’ils n’ont pas choisit. c’est pour cela que tous les état n’ont pas les mêmes interdits

                                cordialement.


                                • Marc P 19 novembre 2010 23:20

                                  « le brillant Jean-Pierre Mignard  »flirte« toujours un peu avec cette culture de l’excuse ».

                                  Alors qu’il excuse sans doute Monsieur BILGER de ne pas comprendre comment fonctionne un être humain, de ne pas avoir accès à l’altérité, de ne pas se dire qu’avec la même histoire personnelle non choisie que le prévenu il serait peut être à la place de celui qu’il juge (car une erreur intellectuelle n’est pas un crime ou un délit, ni même une offense).....

                                  JP MIGNARD n’excuse pas l’acte délinquant, ni ne le comprends ou ne l’accepte... Il en cherche les causes psychosociales pour en désamorcer les ressorts, créer les conditions pour en prévenir la répétition, l’occurence, la reproduction par mimétisme, créer les conditions de la non-récidive.... les conditions d’un sentiment d’apaisement du coeur et d’espoir d’une vie intégrée et décemment réussie chez des auteurs desperados tourmentés de délits ou de crimes...

                                  Il ne veut pas entretenir ou susciter une peur chez les victimes potentielles que nous sommes tous à différents degrés certes, d’agressions de tous ordres... Il ne veut pas minimiser non plus la gravité de la violence de nore société...

                                  Je plains Raufer, il n’aurait jamais du être seul contre tous, et la chance lui a un peu souri car ses adversaires ont été des débatteurs moyens, sauf Mignard.... Toutefois, Raufer est intellectuellement rigide, son discours trahit ce travers, et on a l’impression qu’il serait frustré de n’avoir plus le grand bandistime à dénoncer à se mettre sous la dent...

                                  On note toutefois son apport édifiant au débat par mles faits qu’il relate utilement, c’est le commentaire qu’il en fait qui trahit un psychisme de goût du conflit ou de la tension....

                                  cdlt

                                  Marc P


                                  • galien 20 novembre 2010 05:10

                                    Claude Bartolone ? N’est ce pas cet homme qui lors d’une reportage alarmant sur la recrudescence du choléra dû aux conditions minables de vie dans son département des esclaves 2.0, disait que non non, tout va bien.
                                    Il serait grand temps de tirer la chasse à gauche.


                                    • BA 20 novembre 2010 10:47

                                      Attention, chef d’oeuvre.

                                      Le plus grand scandale de l’histoire de la République implique deux présidents de la République (Chirac, Sarkozy) et deux anciens premiers ministres (Balladur, Villepin).

                                      Pour comprendre le scandale de l’attentat de Karachi, une vidéo de 18 minutes est à voir absolument :

                                      http://www.dailymotion.com/video/xfot27_sarkozy-poursuivi-par-l-affaire-de-karachi_news#from=embed


                                      • franor 20 novembre 2010 13:00

                                        M Bilger, étant en accord avec vous même sur votre analyse du comportement des personnes de l’émission de Taddei dans votre article. Je suis néanmoins surpris de l’éloignement dont vous faites preuves entre la réalité de votre métier et vos articles. Comment le comprendre, pourquoi ne pas expliquer l’état de la justice de notre pays, non pas à Paris ou en banlieue ou les tribunaux sont bien dotés, mais en province, dans les villes moyennes, ou là, ceux de votre profession cumulent 80 heures de travail par semaines n’ont parfois plus de papier pour travailler ou bien même occupent des bureaux non chauffés. Ils cumulent en générale plusieurs fonctions en ayant dans chaque plus de travail et de dossier qu’un magistrat de la capitale ou en banlieue. Pourquoi, vous ne sortiriez vous pas du consensus de votre fonction afin de mettre en avant le délitement de notre justice, qui est depuis des années non pas à deux mais à dix vitesses et face à laquelle ni les magistrats ni les citoyens ne sont égaux.


                                        • BOBW BOBW 20 novembre 2010 20:45

                                          Ce qui est trés curieux,Monsieur Bilger c’est que tous ces défenseurs comme vous de l’Ordre de droite libéral , sont étonnemment silencieux dans leurs réponses et arguments ?...


                                          • Godevin 21 novembre 2010 03:19

                                            Sécurité et socialisme dans la même phrase... ca fait vachement sérieux smiley Ca fait des années qu’ils vivent au pays des Bisounours en relisant Rousseau et le mythe du bon sauvage.

                                            C’est une course effrénée aux excuses bidons en séries : racisme, islamophobie, la société... Enfin bref, les autres... toujours les autres. Ca permet au moins de se dédouaner à bon compte et d’avoir amené une bonne dose de bon karma à ces sauvageons.

                                            Et pendant ce temps on oublie ce qui me parait important : la responsabilité individuelle. Mais non, on préfere se décharger sur les « autres » c’est vachement plus commode.


                                            • vinvin 21 novembre 2010 19:10

                                              La « goche » n’ a jamais rien fait pour résoudre l’ insécurité en France, ( bien au contraire,...) la "Droite- normale n’ a d’ ailleurs pas fait mieux.


                                              Il ne nous reste donc plus que MARINE !

                                              Donc en 2012 ne vous trompez pas de bulletin cette-fois-ci !

                                              Que MARINE fasse intervenir nos soldats dans nos citées plutôt qu’ en Afghanistan, ( où ils n’ auraient d’ ailleurs rien a y foutre,...) que l’ on quitte ce monstre qui s’ appelle l’ EUROPE, et que la France redevienne un vrai pays souverain et indépendant, de L’ UE, de MASTRICH, et de l’ EUROPOL, qui n’ est rien d’ autre que l’ équivalent de l’ ancien KGB de l’ Ex URSS, ( avec l’ imunitée diplomatique en plus ! ).

                                              Non, mais je ne sais pas si vous vous rendez-compte ? Imaginez il y a 30 ans un KGB avec l’ immunité diplomatique, ce que ces gens auraient étés capable de faire, ( en plus de ce qu’ ils ont déjà fait a l’ époque !....) ?

                                              Bel avenir en perspective pour l’ EUROPE, n’ est-ce pas ?

                                              Alors quittons là !


                                              Et le plus tôt sera le mieux !




                                              VINVIN.

                                                • vinvin 21 novembre 2010 21:14

                                                  En tous cas, si MARINE n’ est pas dangereuse, en revanche les « quignons » qui foutent le bordel dans les banlieues, eux ils le sont, et il ne ne faut plus que la police tire au TASER mais a « balles réelles », (calibre 50 de préférence,) et dans la tête ( de préférence aussi ) ! 




                                                  VINVIN.

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