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Accueil du site > Actualités > Politique > L’interminable combat de l’eau potable

L’interminable combat de l’eau potable

L’eau se situe aujourd’hui à la convergence d’enjeux économiques, sociaux, territoriaux et environnementaux qui sont indissociables. A l’échelle mondiale, la pénurie et la dégradation de la qualité de l’eau affectent plus de deux milliards d’êtres humains et provoquent plus de 30 000 morts chaque jour.

Si la France n’est pas touchée par ce désastre, le quasi-monopole exercé par quelques opérateurs privés depuis près d’un demi-siècle sur un service public essentiel est de plus en plus contesté en raison de dérives multiples.

Au problème de la surfacturation pratiquée la plupart du temps s’ajoute celui des gaspillages faramineux de l’eau dont la principale raison réside dans le manque d’entretien des réseaux, un manque d’entretien qui serait responsable de 50% de pertes d’eau dans certaines régions…

C’est en 1828 que les collectivités se sont vues attribuer la compétence d’assurer l’alimentation en eau. Auparavant, la France était gérée au niveau des districts, c’est à dire des cantons, avec des conseils de districts qui avaient tous les pouvoirs en matière de gestion de l’eau.

En 1848, Louis Philippe, voulant imposer une gestion industrielle, a scindé la France en 38 000 communes de plein exercice, que leur taille comme leur absence de maîtrise budgétaire allaient rendre vulnérable à nombre d’appétits.

Par un décret du 14 décembre 1853, la Générale des eaux fut portée sur les fonds baptismaux. Grâce à ses actionnaires, barons d’empire et autres banquiers, la Générale va obtenir très vite des concessions à Lyon, Nantes, Paris (1860), une partie de la banlieue parisienne (1869).

En 1880, La Lyonnaise est créée et va copier le modèle mis en place par la Générale.

Après la guerre 14-18, plusieurs autres entreprises vont connaître des faillites retentissantes suite à une inflation très forte car les contrats passés par ces entreprises ne comportaient pas de clauses de révision des prix. Dès lors nombre d’entreprises furent pour l’essentiel reprises par des collectivités.

Dans les années 30, la Générale et la Lyonnaise échapperont à la grande vague de nationalisations issue du programme du conseil national de la résistance, qui verra Marcel Paul, nationaliser l’électricité.

En 1954, on compte 9608 régies simples et 181 régies autonomes, pour 817 services concédés ou affermés, essentiellement dans les grandes villes, ce qui représente déjà 30% de la population desservie.

Dans les années 60, c’est l’époque de la reconstruction et de la grande saga gaullienne. Comme EDF va très vite devenir le plus important gestionnaire des ressources d’eau françaises, la nécessité de se doter d’une législation spécifique entraînera la promulgation de la première grande loi sur l’eau de 1964.

Aujourd’hui, la délégation du service public de l’eau (DSP) et de l’assainissement confiée à des entreprises privées a placé la France dans une situation singulière alors que moins de 10% seulement des services d’eau, dans le monde, sont confiées à des opérateurs privés.

Savoir comparer ce qui est comparable

Comparer le prix du m3 d’eau potable d’une collectivité à une autre est un véritable casse-tête car le prix est essentiellement fonction de la configuration géographique dans laquelle se situe la collectivité à desservir.

Dans le cas de la ville de Grenoble par exemple, l’agglomération est implantée dans une vallée et l’habitat y est resserré. La ville dispose en amont de sources importantes produisant une eau de grande qualité. Les frais consécutifs au traitement, au stockage et à l’acheminement de l’eau sont donc assez faibles pour chaque habitant.

Il en va différemment d’un service qui récupère l’eau brute en rivière pour la faire parvenir, par un système de pompes électriques multiples et de réservoirs à un ensemble de villages éloignés les uns des autres ou situés en altitude. Toujours rapporté au nombre d’habitants, les kilomètres de réseaux et d’équipements indispensables sont alors très coûteux.

Ce qui explique que le prix d’un m3 d’eau diffère fortement d’une collectivité à l’autre, même gérée de la même façon et il est très intéressant de connaître également, la répartition des divers montants qui constituent le prix final.

Tous les éléments détaillés concernant le coût du traitement, du renouvellement du réseau, des frais de personnel, de la facturation et du bénéfice encaissé par la société privée, lorsqu’il y a affermage, permettent alors de comparer utilement les différents systèmes de gestion. Si l’on examine attentivement les moyennes nationales de ces divers coûts, c’est l’eau en régie qui est la moins chère, environ 25% de mois que coût de l’eau en affermage.

Un autre élément important mais méconnu est celui des pertes d’eau sur les différents réseaux. Selon la vétusté du réseau, les pannes et les casses sont plus ou moins fréquentes et chaque année, les collectivités doivent procéder en général au nettoyage complet des réservoirs ou rincer abondamment les conduites lors des travaux de remplacement des réseaux.

Le combat exemplaire du collectif de l’eau du Vaucluse

Tout a commencé sous la municipalité Jean-Pierre Roux (UMP) de 1983 à 1989 avec la privatisation du service de l’eau. Jusque là gérée en régie municipale, l’exploitation du service de l’eau rapportait 7 millions de francs chaque année, sans faire de vagues particulières.

Depuis cette époque et au fil de quatre mandats municipaux successifs de droite ou de gauche, l’Union fédérale des consommateurs de Vaucluse n’a cessé de contester les factures d’eau, leur augmentation, modulation, application devant les tribunaux avec l’espoir de voir un jour revenir le service de l’eau en régie municipale.

En 1994, la société avignonnaise des eaux (aujourd’hui Véolia) modifie ses tarifs et certains habitants s’insurgent alors contre l’augmentation des tarifs. Ils estiment qu’ils sont « surfacturés » et décident de ne plus payer leur abonnement en réglant simplement le montant de leur consommation. L’UFC fait plusieurs recours et le tribunal administratif annule par trois fois la décision municipale sur l’augmentation des tarifs. Selon le collectif de l’eau, plusieurs motifs différents sont responsables des surfacturations dont les sommes demandées aux usagers pour le renouvellement du réseau.

Et cela dure jusqu’en 2002, année où les tarifs sont revus à la baisse. « Justement, s’ils ont révisé leurs tarifs, c’est bien qu’ils étaient trop élevés de 1994 à 2002 » déclare Marcelle Landeau, représentante du collectif de l’eau du Vaucluse et du Grand Avignon-UFC.

En 2004, un salarié de Véolia, poursuivi par son entreprise pour diffamation devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, a mis en cause des pratiques qu’il qualifiait de « mafieuses » dans le cadre de la distribution de l’eau aux collectivités locales. Jean-Luc Touly, salarié de Véolia et coauteur du livre « L’eau de Vivendi, les vérités inavouables », affirmait que son entreprise aurait détourné les provisions versées par les collectivités locales pour la rénovation et l’entretien des réseaux de distribution d’eau…

Aujourd’hui, le tribunal d’instance d’Avignon doit rendre un dernier jugement sur le cas de 19 abonnés qui avaient fait la grève des charges fixes, autrement dit de leur abonnement entre 1996 et 2002. Véolia leur demande de rembourser les sommes qu’ils ont refusé de payer (en moyenne 420 €). 19 personnes pour l’exemple dans la mesure où jusqu’à 1200 usagers avaient suivi le mot d’ordre à l’époque…

Le combat continue aussi car la Communauté du Grand Avignon (COGA), composée de 12 communes, a hérité de la gestion de l’eau avec comme difficulté principale une belle diversité des genres, car ces douze communes rassemblées n’ont pas toutes le même délégataire de service public, autrement dit la même société fermière chargée de distribuer l’eau. L’une d’entre elles, Jonquerettes, gère même directement son eau courante sans aucun intermédiaire. Un nouveau défi pour le collectif de l’eau en Vaucluse, en particulier après la réélection aux dernières élections municipales à Avignon de Mme Marie-Josée Roig (UMP) qui reste une partisane acharnée de la privatisation de l’eau.

Associées aux thèmes de la libéralisation et de la « marchandisation » d’un bien vital, les entreprises privées qui gèrent la distribution de l’eau, pour la plupart des firmes transnationales, nous ont fait rentrer dans une ère de l’inquiétude et du soupçon, voire de corruption du personnel politique lors de l’attribution de marchés en France comme à l’étranger.

En 1985 à Paris notamment, Jacques Chirac, alors maire de Paris avait gardé en régie municipale la production de l’eau mais avait attribué la distribution aux deux principales sociétés privées spécialisées. A l’approche du renouvellement de ces contrats en 2009, Bertrand Delanoë, avec raison, compte municipaliser également la distribution, ce qui fera bénéficier tous les usagers de gains importants de productivité liés à la réunion de la production et la distribution de l’eau au sein d’une même régie.

Mais l’eau, c’est la vie et la vie, c’est un droit. Une raison supplémentaire qui devrait permettre un jour de nationaliser l’eau potable, une nationalisation au moins à 51%, seul moyen pour faire cesser ces scandales et rétablir enfin l’égalité des citoyens en mettant fin à l’existence de milliers de prix différents…

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L'interminable combat de l'eau potable

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36 réactions à cet article    


  • brieli67 21 juin 2008 16:01

    faut reboiser vite et massivement et plus de chèvres plus de moutons .............et plus de roquefort ! 

    on est d’accord ?  


    • sisyphe sisyphe 21 juin 2008 16:57

      Merci pour cet article parfaitement documenté sur un élément qui va devenir de plus en plus essentiel dans les années à venir.

      Exemple parfait qui montre à quel point la privatisation du vivant expose les citoyens aux abus de toutes sortes, à quel point la privatisation des services publics se fait toujours au détriment des consommateurs.

      Exigeons la renationalisation des services de l’eau, qui est un bien public.


      • gracq 5 juillet 2008 22:31

        Il n’y a pas de privatisation en matière d’eau puisque la collectivité reste propriétaire de toutes les installations : elle ne fait que les mettre à disposition pendant le temps du contrat. Parler de privatisation c’est comme demander à un restaurant de ville s’il est propriétaire du trottoir sur lequel il met ses 5 tables quand il fait beau. Ben non il a juste un droit d’usage mais il est pas propriétaire du domaine public. Avant de dire ce genre de chose vous devriez vérifier vos fondamentaux de droit ça ne fait pas très sérieux de commettre ce genre de confusion. Si vous voulez je pourrais vous conseiller de très bons ouvrages de droit administratif. De plus, je suis surpris que vous évoquiez les poursuite en diffamation d’une des société contre un salarié sans nous donner la décision rendue par le tribunal ... Trouvant la manœuvre un peu dolosive je n’ai pu m’empêcher de vérifier... Par conséquent, je vous donne cette partie d’information que manifestement vous n’aviez pas : le salarié à été condamné en diffamation ainsi que son co-auteur !!!


      • alberto alberto 23 juin 2008 13:21

        Oui, la banane devient le dessert préféré de nos politiciens !

        Je reste encore aujourd’hui choqué par la conduite judicière suite à l’affaire de la privatisation en 1989 de la distribution des eaux de la ville de Grenoble, offerte par le maire de l’époque (Carignon) à la Lyonnaise qui épongea les dettes (10 millions de francxs) des jounaux du maire : le corrompu en tôle, (normal) mais le corrupteur (Le PDG de la Lyonnaise) n’a pas du tout été inquiété et a pu poursuivre une brillante carrière...

        Ha ! Sans la banane que deviendrions-nous ?

        Et merci à l’auteur pour son article bien pédagogique.


      • Jo 1er juillet 2008 08:27

        Bonjour,
        Votre histoire m’intéresse. Pouvons-nous entrer en contact ? Merci.


      • eichenbach 5 juillet 2008 22:55

        Il faudrait peut être actualiser un peu vos connaissances sur l’eau car il y a quelques erreurs de faits grossières dans votre article. Par exemple, RWE n’est plus actionnaire de Thames Water depuis plusieurs années 2) l’eau en régie est moins chère c’est faux. Ma résidence principale est à Strasbourg et j’ai gardé une petite maison de famille dans l’Eure. A Strasbourg ou on est en régie je paie 1,5€ de plus qu’à Cocherel dans l’Eure ou le prestataire est Veolia....


      • ZEN ZEN 21 juin 2008 18:43

        Merci pour cet article concernant un sujet vital

        On peut élargir le problème à l’échelle de la planète . La question de l’eau est aussi un problème politique

         

        L’accès à l’eau potable est aussi un problème en Europe :
        "...la gestion soutenable des ressources en eau en Europe pose surtout la question d’une réforme radicale de la Politique agricole commune (PAC), et l’abandon de politiques d’aménagement du territoire et de modèles de développement, comme le tourisme de masse, qui contredisent radicalement toute politique de gestion intégrée des ressources. Faute d’engager des réformes drastiques, des régions entières pourraient donc connaître une situation proche de celle de certains pays du Tiers-monde...
        -Les pays riches sont entrés dans la crise de l’eau

        Géopolitique et guerre de l’eau

        Géopolitique de l’eau

        Eau et milieux aquatiques

        Carnets d’eau:L’accès à l’eau=problème politique

        "...Quant on sait que le budget militaire du Pakistan est près de 50 fois supérieur à celui de l’eau et de l’assainissement, on voit poindre l’explication du manque de données fiables...

        Plus largement, si les données fiables semblent aussi faire défaut quant aux dépenses annuelles mondiales dans le domaine de l’eau, on estime généralement qu’elles se situeraient dans une fourchette comprise entre 500 et 800 milliards de dollars US. Un montant qui englobe toutes les dépenses relatives à l’eau dans le monde, tant en fonctionnement qu’en investissement.

        C’est bien à cette aune qu’il convient d’apprécier les évaluations, au demeurant mouvantes, de l’effort que « devrait » accomplir la communauté internationale pour financer l’accès à l’eau et à l’assainissement dans le monde entier...

        En toute rigueur mathématique, la moitié seulement des dividendes distribués aux actionnaires des seules plus grandes entreprises françaises pour 2007, soit une vingtaine de milliards d’euros, suffiraient à financer l’accès à l’eau et à l’assainissement de la moitié des milliards d’êtres humains qui en sont aujourd’hui privés. Et qui en meurent ..."

        -Pour le Figaro, Suez et Veolia comptent au rang des plus grands prédateurs financiers de la planète


        • Cassi 21 juin 2008 20:35

           Article intéressant.

          Mais je tiens à signaler que l’eau n’est pas une marchandise.

          La facture d’eau correspond à l’acheminement de l’eau potable jusqu’au robinet du consommateur, à son épuration une fois qu’elle a été souillée et aux taxes récupérées pour subventionner collectivités, industries, agriculteurs (Agence de l’eau).

          Si les rendements du réseau d’eau potable sont faibles (je préfère comparer les indices de pertes linéaires correspondants plus à la réalité du réseau), c’est aussi car les collectivités affermées ne renouvellent pas suffisamment leurs réseau fuyards. Les sociétés telles que Véolia ou Lyonnaise ne peuvent les contraindre d’effectuer des travaux, notamment en zone rurale ou ceux ci sont très étendus et les coûts sont importants.

          Alors oui il y a des dérives, mais que ce soit dans de grands groupes ou dans les collectivités, c’est avant tout une question de professionnalisme. Ce sont des personnes qui aiment leur métier et qu’ils soient dans la fonction publique ou dans une société privée.

          Les sociétés fermières ne sont pas des associations bénévoles et doivent faire des bénéfices mais elles ont aussi des avantages, tels que de proposes aux collectivités et industriels des études du fonctionnement de leurs infrastructures, for de leur expérience de terrain et de leur multicompétence.

          Pour conclure, pour chaque collectivité une réflexion de sa gestion doit être menée. Il me semble absurde de vouloir à tout prix de gérer de la même manière des collectivités rurales, urbaines, en plaine, en montagne, touristiques, viticoles... alors qu’il existe plusieurs système de gestion possibles


          • Forest Ent Forest Ent 21 juin 2008 21:02

            Il faut noter qu’il y a 2 grandes sociétés de distribution : Veolia, Suez, et une moyenne : Saur. Ne voilà-t-il pas que Suez est justement la société à qui Sarkozy vient de donner GdF ? Et ceci inclut le réseau de distribution, que l’on venait juste d’obliger les communes à céder à GdF, et que Suez devra louer à ses concurrents. Cette histoire ne fait que commencer.


            • Annie 21 juin 2008 21:49

              L’ONU estime que l’eau sera à l’origine des prochaines guerres mondiales. Quand nous nous plaignons de la privatisation de l’eau, n’oublions pas tous ceux pour qui l’eau représente la vie et non pas une diminution du pouvoir d’achat. Il y a eu de multiples tentatives de privatiser les services d’eau dans les pays africains et en développement, la Tanzanie étant le dernier exemple s’étant soldé par un échec cuisant pour le gouvernement anglais. Pour revenir au commentaire de Forest End plus haut, il serait tellement réconfortant de penser que seules les multinationales veulent privatiser ces services. Lisez les politiques de coopération des pays européens, de la banque mondiale, du FMI. 

              L’eau est devenue une marchandise dans la mesure où les ressources sont finies. Comment en sommes-nous arrivés là ????


              • jjwaDal marcoB12 22 juin 2008 08:19

                Cet article effleure un sujet qui sera au coeur du débat public de plus en plus.
                Est-ce que le meilleur moyen de partager une ressource rare et indispensable est
                de confier sa gestion à des intérêts privés ?...
                Comment peut-on préserver la qualité de la ressource quand il y a tant d’argent
                à se faire sur la "dépollution" et qu’elle est techniquement faisable ?
                On peut imaginer sans trop se faire mal une entreprise externalisant ses coûts en
                polluant la ressource et une autre (appartenant au même groupe) demandant au consommateur
                d’eau de la dépolluer.
                Qui va dépiauter les factures après coup ?
                A qui appartient l’eau d’une région ou d’un sous-sol quand on peut faire en amont
                des prélèvements massifs pour irriguer des cultures bien trop gourmandes ou du remplissage
                de bouteilles plastiques vendues loin du lieu d’origine de l’eau ?
                Récemment le départ d’un tanker d’eau de la région de Marseille pour alimenter Barcelone
                en proie à une sécheresse dramatique a suscité des discussions.
                Je rappelle aussi que de l’ordre de 20% de notre consommation d’eau est destiné à transformer
                en déchets "urine et caca" quand leur destination normale est de fournir de l’énergie (biogaz)
                et des engrais (compost de haute qualité) pour boucler le cycle des éléments.
                Quand chacun se sert (on continue le maïs à fond la caisse par ex) et que le principe
                "pollué-payeur" est la règle on peut s’attendre au pire.
                Chez nous il faudra payer, ailleurs souffrir voire mourir.
                Merci pour le coup de projecteur sur un sujet souvent oublié...


                • chmoll chmoll 22 juin 2008 08:55

                   cvrai que si ont veut savoir exactement qui fait quoi, et qui touche quoi, c’est une vrai dédale, à croire que c’est fait volontairement,pour que vous abandonniez vous recherche

                  chmoll habite dans le nord, y a aps longtemps une étincelle survint dans mon cerveau !! (j’v pas ire un feu d’camp j’cui pas équipé pour)

                  en l’occurence l’or tombe du ciel (la flotte),donc chmoll (pour commencer a mis un tonneau de 500l qui récupe la flotte,brancher wc et machine à laver d’ssus,ma dernière facture est en chute libre

                  j’vais investir pour une cuve plus grande ,pour tout équipé m’baraque,j’ai calulé cette cuve vas ètre amortie en 4 ans

                  dans l’entre temps j’v arrèter l’abonn’ment du service public ,privé pasque j’sais pas qui est quoi

                  j’dis ça si ça peut aider


                  • frédéric lyon 22 juin 2008 11:49

                    Cet article, écrit sans doute par un militant communiste, ou un militant d’extrème gauche, est tout juste bon pour être flanqué à la poubelle.

                    Agoraox a sûrement bien fait de le publier, car toute les opinions, même les plus farfelues peuvent être exprimées en démocratie, mais on a aussi le droit de jle eter à la poubelle, bien sûr.

                    Car, ce qui est à l’ordre du jour ce n’est pas de "nationaliser", c’est à dire "d’acheter" des actions à des gens qui ne demandent pas à les vendre, avec de l’argent qu’on a prélevé dans les poches des citoyens qui ont payé des impôts pour qu’on leurs rendent certains services (la Police, la Justice, la Défense du Territoire, par exemple) et non pour qu’on les transforme en actionnaires d’entreprises dont ils n’ont jamais songé à acquérir les actions en Bourse !

                    Mais ce qui est à l’ordre du jour, c’est la libéralisation du marché de l’énergie électrique, du marché des télécommunications, ou du marché des transports par voie ferrée, et de tous les marchés qui ont été accaparés par des monopoles publics, qui ont profité trop longtemps de leurs situations de monopole, au détriment des consommateurs (pudiquement renommés : "usagers").

                    C’est donc tout à fait l’inverse !

                    Faut-il rappeler à l’auteur que le Mur de Berlin est tombé, que le Maoisme a été flanqué à la poubelle, par les héritiers de Mao lui-même, et qu’il n’y a aucune chance de faire revivre un jour le socialisme dans un seul pays : la France ?

                     


                    • Francis Francis 22 juin 2008 17:29

                      Pauvre tâche ...


                    • jjwaDal marcoB12 22 juin 2008 22:06

                      Il vaudrait mieux nous expliquer pourquoi en 14 ans de socialisme, on n’a pas envisagé
                      de "nationaliser" l’eau, pourquoi l’essentiel de la planète ne veut pas entendre parler
                      de transnationales gérant leur ressource en eau, comment une entreprise privée peut partager
                      au mieux une ressource rare en rendant des services publics au meilleur coût tout en offrant
                      un intérêt pour des actionnaires qui ne voient que le retour sur leur investissement,
                      pourquoi les américains n’ont pas massivement privatisé la gestion de leur eau depuis belle lurette
                      (sans doute est-ce la patrie des socialistes dont vous parlez).
                      Vous aimeriez payer l’oxygène que vous respirez ? Vous trouvez normal de payer une eau que
                      nos ancêtres ont bu pendant des milliers d’années sans bourse délier ?
                      La planète entière pense que la privatisation des biens communs de l’humanité est une
                      catastrophe menant au pillage au profit d’une poignée et vous y voyez un bienfait ?...
                      Je paie plein pot pour l’épuration de mon eau quand j’ai des toilettes sèches et ne
                      rejette quasiment rien et je dois avoir recours à un osmoseur pour boire une eau
                      du robinet "incolore, inodore et sans saveur".
                      Nous sommes un des (sinon le) pays où l’eau est la plus privatisée et le résultat est beau...


                    • Albert Ricchi Albert Ricchi 29 juin 2008 01:16

                       

                      @ frédéric

                      Comme vous le dites si bien, « c’est donc tout à fait l’inverse ! » mais l’inverse de ce que vous affirmez : 

                      « Les monopoles publics ont trop longtemps profité de leurs situations de monopole » comme si les monopoles privés de l’eau  qui en profitent tout autant n’existaient pas ! dans le secteur de l’eau ou dans d’autres secteurs comme la téléphonie mobile ou plus récemment pour la mise aux normes des ascenseurs avec des ententes sur des prix « gonflés » et condamnés même par la timide commission de Bruxelles ! 

                      Et comme une erreur en appelle souvent d’autres, vous vous trompez également car je n’ai jamais été communiste ou d’extrême gauche. D’ailleurs si je l’avais été, j’aurai proposé dans mon article une nationalisation à 100% plutôt que 51%... 

                      En réalité, vos rappels au  mur de Berlin, au socialisme dans un seul pays, à Mao etc. masquent très mal votre libéralisme aigu que vous devrez éventuellement flanquer à la poubelle ! 

                       

                      A + sur Agoravox

                      Albert

                       


                    • Jordan Jordan 22 juin 2008 18:09

                       Décidement la France compte soixante million de sujets sans compter les sujets de mécontentement. 

                       


                      • Le péripate Le péripate 22 juin 2008 20:09

                        Il y a quelque chose d’assez difficile à comprendre dans cet article : après avoir amener d’assez bons arguments qui expliquent pourquoi l’eau ne peut avoir le même cout partout, et pourquoi une gestion locale (privée ou municipale) est à priori la meilleure, patratras.... nationalisation, c’est à dire gabegie, corruption, innefficacité.... l’auteur est -il sourd à ce point à ses propres arguments ?


                        • sisyphe sisyphe 22 juin 2008 20:24

                          C’est que vous comprenez toujours les choses au travers de votre filtre obsessionnel antiétatique, mon brave Peripate.

                          La question n’est pas du choix entre la gestion locale (municipale ET PAS PRIVEE), et nationale : le choix est entre un service PUBLIC (national ou local) ou un service PRIVE : du coup, tout s’éclaire, et voila votre perplexité sans objet.

                          Ne me remerciez pas : tout le plaisir est pour moi. ..


                        • Le péripate Le péripate 22 juin 2008 20:39

                          Vous êtes un piètre psychiâtre, et je vous crois peu compétent pour savoir reconnaître ce qui ressort de l’obsession. Le privé peut tout à fait rendre des services "publiques", et seul un doctrinaire dans votre genre ne peut le comprendre. Je suis pour une gestion locale, municipale, privée ou mixte. Mais locale. Car l’eau se transporte très mal. Mais je ne sais pourquoi je me fatigue avec vous... Vous êtes un âne.


                        • sisyphe sisyphe 22 juin 2008 20:44

                          par Le péripate (IP:xxx.x54.175.197) le 22 juin 2008 à 20H39

                           
                            Le privé peut tout à fait rendre des services "publiques",
                           
                          C’est tout à fait ce que l’article démontre
                           
                           

                          Finalement, ce n’est peut-être pas d’un psychiatre dont vous avez besoin, mais d’un opticien !


                        • Le péripate Le péripate 22 juin 2008 20:53

                          Quelle intelligence dans le propos ! Ne manque que Zen pour vous cirer les pompes, et la classe de CM2 sera au complet. Vous êtes un petit caïd détestable, je crois bien que je vais vous ignorer dorénavant.


                        • ZEN ZEN 22 juin 2008 21:55

                          "Ne manque que Zen pour vous cirer les pompes, et la classe de CM2 sera au complet. Vous êtes un petit caïd détestable, je crois bien que je vais vous ignorer dorénavant...."

                          Coucou, je suis là... !Toujours vindicatif ?

                          Qu’as-tu contre les cireurs de pompes ? C’est un métier indépendant , qui a sa noblesse...Même si les revenus sont aléatoires , le cireur de pompe ne dépend pas de l’Etat , donc correspond bien à l’idéal friedmanien que tu revendiques...

                          Confirmation de ce que je disais ailleurs  : le repos s’impose !


                        • Le péripate Le péripate 22 juin 2008 22:08

                          Je suis certain que vous m’imposeriez le silence, si vous en aviez le pouvoir. Mais, hélas pour vous, vous êtes impuissant, sauf à continuer à jouer le docteur. D’ailleurs, la medecine a déjà été utilisé afin de faire taire les opposants, dans des régimes de sinistres mémoires. Vous devriez abandonner cette technique, qui ne vous honore pas.

                          Mais, c’est vrai que j’ai déjà remarqué le cirage de pompes. Vous en avez parfaitement le droit, comme j’ai celui de le dire. Et il n’y a rien de vindicatif là dedans, sauf que cette affirmation ressort des procédés de diabolisation dont vous êtes un expert. Faites vous donc les dents sur moi, j’ai le cuir coriace...


                        • sisyphe sisyphe 22 juin 2008 23:10

                          par Le péripate (IP:xxx.x54.175.197) le 22 juin 2008 à 20H53

                           
                          je crois bien que je vais vous ignorer dorénavant.
                           
                          Outre que ça me procurera une peine inconsolable
                          ça ne fera qu’une chose de plus à ajouter à l’impressionnante liste des choses que vous ignorez déjà ! ..

                        • antireac 24 juin 2008 22:58

                          Bien dit bien expliqué peri


                        • sisyphe sisyphe 22 juin 2008 20:26

                          Quant au pauvre Frederic Lyon, il a encore loupé une nouvelle occassion de ne pas passer pour un imbécile : dommage, mais c’est plus fort que lui...


                          • frédéric lyon 22 juin 2008 23:39

                            Certes, certes, beaucoup d’insultes et de bêtise crasseuse étalée sans pudeur, mais pas de réponse à ma question, alors je j’y reviens encore une fois.

                            Pourquoi perdre son temps à réclamer une "nationalisation" du service de l’eau, alors que les sociétés privées françaises, qui sont très actives sur ce marché, ont une compétence reconnue internationalement, au point de remporter très souvent les appels d’offres internationaux de gestion des eaux qui sont lançés par les grandes municipalités sur les cinq continents ?

                            Et pourquoi réclamer des "nationalisations", qui ne sont que des spoliations d’actionnaires qui n’ont jamais demandé à vendre leurs actions, réalisées avec de l’argent de contribuables qui n’ont jamais demandé qu’on achète des entreprises avec leur argent et qui n’ont jamais demandé à devenir des actionnaires de sociétés de gestion des eaux ?

                            Ceci au moment même où l’heure est, bien au contraire, à la libéralisation et à la privatisation des derniers services monopolistes dans toute l’Europe, tels que les postes ou les compagnies publiques de chemin de fer ?

                            Enfin, n’y a-t-il rien de mieux à faire avec l’argent public, à un moment où il est urgent de diminuer les déficits publics et diminuer les impôts et les taxes ? 


                            • jjwaDal marcoB12 23 juin 2008 07:48

                              On peut toujours s’accrocher à un credo à condition de l’avoir bien fixé auparavant.
                              Regardez sur le réseau ce que fait l’Etat américain de l’argent du contribuable.
                              La preuve est faite que la diminution des services publics traditionnel ne se traduit
                              pas automatiquement par une diminution de la charge fiscale (l’argent va ailleurs).
                              Les USA (qu’on peut prendre pour modèle) consacrent plus de la moitié (54%) de leur
                              budget au militaire (1200 G$) et de l’ordre de 6% à l’éducation (contre 23% et 14% chez nous)
                              sans parler des subventions massives faites aux très grandes entreprises (pétrolières,
                              agroalimentaires,etc...) et du fait de savoir qui va renflouer (ultimement) le secteur
                              bancaire qui vient de connaître quelques soucis...
                              Est-ce un hasard si 3% de la population est soit en tôle soit en liberté conditionnelle ?...
                              Pour un pays modèle, pas mal...


                            • frédéric lyon 23 juin 2008 08:06

                              Je crois que votre obsession antiaméricaine paranoïde vous joue des tours mon pauvre ami. Où ai-je parlé de ce "modèle américain", qui semble hanter vos nuits les plus agitées ?


                            • jam4ever 23 juin 2008 10:16

                              "Et pourquoi réclamer des "nationalisations", qui ne sont que des spoliations d’actionnaires qui n’ont jamais demandé à vendre leurs actions, réalisées avec de l’argent de contribuables qui n’ont jamais demandé qu’on achète des entreprises avec leur argent et qui n’ont jamais demandé à devenir des actionnaires de sociétés de gestion des eaux ?"

                              C’est une blague ?! On crois réver c’est l’hopital qui se moque de la charité !!!

                              Non seulement les citoyens eux ont payé avec leurs impots et payent encore les intérets de certains investissement passé, mais payent de surcroit de marge que des sociétés privés ajoutent pour l’exploitation de NOTRE réseau en nous faisant payés totalement exagérément de pseudo coup de fonctionnement !

                              Des actionnaires qui achetent à prix dérisoire des droits d’exploitations a l’Etat, au collectivités locales, ca c’est de la spolliation car les gens vont bien payer ou louer leur propre réseau !!! Alors que vos pauvres petits actionnaires oui seront desaisis de leurs actions (acheté une misere) mais seront indemnisé (moins misérablement qu’ils non acheté ces memes actions)

                              Et qui a parlé de racheté ces sociétés ? Les citoyens veulent payé un prix juste de service public (que l’entreprise soit privé ou public cela ne change rien ou par grand chose). Des prix justes, controlés et vérifiés en fonction du coup REEL !! Grenoble une des villes ou l’eau est la plus cher de France ... ca devrait vous suffir pour comprendre que la corruption n’atteind pas que les sociétés nationnalisées ... mais que le privé innonde egallement les petits élus de pot de vin pour obtenir des marchés ultra lucratif.

                               

                               

                               


                            • frédéric lyon 23 juin 2008 11:40

                              Je ne résiste pas au plaisir de reposter mes questions à n os amis, qui sont tous Prix Nobel d’Economie, et n’auront donc aucun mal à éclairer nos lanternes :

                              Pourquoi réclamer des "nationalisations", qui ne sont que des spoliations d’actionnaires qui n’ont jamais demandé à vendre leurs actions, réalisées avec de l’argent de contribuables qui n’ont jamais demandé qu’on achète des entreprises avec leur argent et qui n’ont jamais demandé à devenir des actionnaires de sociétés de gestion des eaux ?

                              Ceci au moment même où l’heure est, bien au contraire, à la libéralisation et à la privatisation des derniers services monopolistes dans toute l’Europe, tels que les postes ou les compagnies publiques de chemin de fer ?

                              Enfin, n’y a-t-il rien de mieux à faire avec l’argent public, à un moment où il est urgent de diminuer les déficits publics et diminuer les impôts et les taxes ?

                              Alors ?

                               


                              • sisyphe sisyphe 23 juin 2008 12:15

                                Au lieu de reposter vos interventions inutiles et déplacées, monsieur Lyon, prenez d’abord connaissance des réponses qui leur ont été apportées (juste un peu plus haut) : vous ferez ainsi d’une pierre deux coups : éviter de polluer ce sujet par des posts idiots et redondants, et éviter, par la même occasion, d’offrir le spectacle de votre insistante bétise.

                                Merci.


                              • frédéric lyon 23 juin 2008 13:00

                                Alors les flèches, ça vient ????

                                 


                                • plotinus 5 juillet 2008 22:47

                                  Il n’y aurait pas un peu de légende urbaine dans tout ça parce que d’après certains articles que j’ai lu les privés sont quand même bien plus au point sur l’entretien des tuyaux. Je crois que c’est Delanoe qui disait que Paris avait le taux de fuite le moins important d’Europe et comme tout le monde le sait depuis quelques semaines (la presse en parle assez) c’est bien les privés qui s’occupaient de leurs entretiens. En plus, je veux bien que tous les élus soit pas tous des lumières mais ce que vous dites là ça revient à dire qu’ils sont tous pourrit et ça ce n’est pas correct. Moi mon maire il a ressigné il y a pas longtemps et comme c’est un gars simple on a pu en parler avec lui lors d’une réunion des commerçants et je peux vous dire que même les gens qui pensaient comme vous au début il leur a expliqué la situation et ils ont bien compris que la plupart des trucs qu’on leurs reproche c’est sans fondement.

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