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Accueil du site > Actualités > Politique > L’irrésistible ascension de Besancenot

L’irrésistible ascension de Besancenot

Le tournant politique dont on ne parlait jusqu’à présent qu’au conditionnel est en train de se négocier tranquillement sous nos yeux : face à l’incapacité du Parti socialiste à se réformer, l’extrême gauche, avant tout par le biais d’Olivier Besancenot, leader de la LCR, déploie lentement mais sûrement une stratégie de rassemblement qui ne devrait pas tarder à porter ses fruits. Dont le premier devrait être l’accélération de la chute socialiste.

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Le Monde fait le point sur cet état de fait : Olivier Besancenot rejoint désormais, en termes de popularité, les leaders du PS, au point de rattraper Ségolène Royal :

« Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, Olivier Besancenot, s’installe en leader de la gauche de contestation. Au point de faire jeu égal - en termes de popularité - avec Ségolène Royal. En obtenant 4,08 % à l’élection présidentielle, M. Besancenot avait devancé ses rivaux de la gauche radicale, Marie-George Buffet (PCF) et José Bové. Il vient concurrencer les leaders du Parti socialiste dans un sondage BVA-Orange, réalisé du 18 au 20 octobre auprès de 1 078 personnes, et publié dans L’Express du 25 octobre : 40 % des personnes interrogées "souhaitent qu’il ait davantage d’influence dans la vie politique française" (Le Monde du 27 octobre). En un mois, M. Besancenot a gagné trois points d’opinions favorables. Mme Royal en a perdu deux.  »

Ce nouvel élan de popularité intervient au moment même où la jonction est peut-être imminente entre les partis d’extrême gauche, Lutte ouvrière d’Arlette Laguiller envisageant pour la première fois sans animosité manifeste cette éventualité, rappelle (toujours) Le Monde - dans un autre article :

« Lorsque, fin juillet, le porte-parole de la LCR annonce son projet, Mme Laguiller ne réagit pas. Un mois plus tard, alors que M. Besancenot renouvelle son appel, changement d’attitude : Mme Laguiller explique au JDD.fr que son organisation porte "un regard sympathique et attentif sur la LCR et sur Olivier Besancenot". Ajoutant : "On attend de voir." Aujourd’hui, la direction de LO assure accueillir de manière "favorable" la proposition de la LCR. Expliquant partager son souci de s’élargir, les dirigeants disent que la "Ligue" "a raison de le tenter". "Il y a des moments qui peuvent sembler favorables", souligne George Kaldy, membre de la direction. [...] Contacts avec le PCF dans certaines villes, discussions avec la LCR dans d’autres, le congrès début décembre tranchera. D’ici là, le 14 novembre, les deux organisations doivent se rencontrer. »

Et pendant ce temps, au PS ? Eh bien on fait ce que l’on sait le mieux faire, du fait de l’expérience, et qui reste pour autant le moins efficace, au vu de la même expérience : on tente de masquer les divisions. Le sujet concerné ? La ratification du TCE. D’après - encore - Le Monde,

« Dans leur majorité, les partisans du traité de 2005 le sont également en 2007. François Hollande s’est personnellement prononcé en faveur du oui même s’il "déplore" une ratification par voie parlementaire. [...] Alors qu’un projet de consultation des citoyens était inscrit au programme de Ségolène Royal pour l’élection présidentielle, l’ancienne candidate socialiste jugeait, pour sa part, dans Libération, que "la question de la procédure d’adoption, référendaire ou parlementaire, n’est plus une question de principe. Ce traité, même imparfait, peut remettre l’Europe en marche", insiste-t-elle. Côté "nonistes", seul Jean-Luc Mélenchon affiche sur son blog une franche hostilité au nouveau traité. Vincent Peillon fervent défenseur du non en 2005 a changé de position. "Je crois que la bonne solution, et je le dis en tant que partisan du non, c’est de dire oui, aux conditions du oui socialiste, qui n’est pas le même que le oui de Sarkozy", a-t-il déclaré au site de 20minutes.fr. Laurent Fabius a quant à lui reconnu qu’il y avait "un certain nombre d’avancées, par exemple la création d’un président, d’un haut représentant des affaires étrangères", critiquant toutefois qu’il n’y ait "rien pour débloquer la situation sociale et fiscale de l’Europe". »

Dans ce contexte, quelle solution adopter à moyen terme pour sauver le PS d’une agonie longue et douloureuse ? Ce n’est pas que cette idée me traumatise, c’est juste que tout cela se déroule sous les caméras, et qu’il y a des enfants qui regardent... Faut-il donc à nouveau envisager la sempiternelle « modernisation », sans cesse évoquée et jamais amorcée, pour une transition en douceur vers le XXIe siècle ? En d’autres temps, j’aurais applaudi à cette annonce virtuelle, par souci de l’existence d’une opposition digne de ce nom. Seulement, il semblerait que les peuples de gauche européens ne soient pas forcément sensibles à cette démarche, ainsi que le rappelle Pierre Bocev, correspondant du Figaro à Berlin, à propos du SPD :

« Hors d’Allemagne, on ne peut que se frotter les yeux. Les réformes prennent, le chômage est en baisse constante depuis 19 mois et l’économie se porte à merveille. Partenaire junior de la "grande coalition" d’Angela Merkel, le SPD pourrait s’en prévaloir, lui qui a été à l’origine du grand chambardement douloureux, le 14 mars 2003 quand Gerhard Schröder a lancé son "Agenda-2010" avant d’être emporté par la lame de fond du mécontentement aux législatives de 2005. Le parti social-démocrate, au contraire, renie cet héritage potentiellement prometteur. Son congrès, il y a une semaine à Hambourg, a amorcé un virage à gauche qui revient en partie sur les réformes et traduit un retour au credo social traditionnel et douillet. Il est vrai que l’opinion publique, à en juger par une noria de sondages unanimes, n’a en rien honoré le courage réformiste du SPD. Cette semaine encore, le magazine Stern le situe à 26 % des intentions de vote, à 13 points de la CDU/CSU de la chancelière. Et cela fait deux ans que cela dure. Autant dire que le label modernisateur n’a pas réussi au SPD. »

Dans le même édito, Pierre Bocev parle d’une « prise en tenaille du SPD », du fait - quelle coïncidence - de la création d’un nouveau parti unitaire à sa gauche :

« Sur sa gauche, les laissés-pour-compte des réformes à l’Ouest, dans l’ancienne RFA, et les néocommunistes héritiers du parti unique de l’ex-RDA ont convolé pour créer Die Linke, prête à promettre tout et n’importe quoi. »

La crise du SPD, suivie de son revirement conservateur, montre au grand jour le décalage existant entre certains partis de gauche européens et leurs électeurs. Les leaders politiques se rendent compte que les réformes sont indispensables, que certaines de leurs positions idéologiques et économiques sont dépassées, et ce depuis le premier coup de marteau sur le Mur de Berlin. Cependant, leurs électeurs, gavés par leurs soins de cette même idéologie depuis des décennies, n’entendent pas la régurgiter si vite. Et ce même s’il faut creuser le sable plus profond pour y plonger sa tête.

Il serait donc temps que François Hollande s’en aperçoive : la méthode Couet, qui a fait les beaux jours de la gauche durant la seconde moitié du XXe siècle, n’est désormais plus un socle politique solide... celui-ci s’étant évaporé avec les frontières nationales. Le reflet allemand est aujourd’hui la prédiction inexorable de l’avenir socialiste français, si le parti du même nom fait l’économie d’une refondation structurelle profonde et pragmatique.


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82 réactions à cet article    


  • gloagf 5 novembre 2007 10:11

    Article interessant.

    J’espere toutefois que le PS se relevera avant les prochaines elections presidentielles. Parce que si Sarko va vraiment jouer au cowboy en Iran, il ne sera pas reelu, et sans PS fort en face, c’est la porte ouverte aux extremes. Avec comme pire cas au deuxieme tour : Arlette versus Marine.... Bien sur c’est un scenario dramatique (auquel je ne crois pas), mais sait-on jamais... Que le PS se reprenne en main et donne a la France une opposition digne de ce nom !


    • damocles damocles 5 novembre 2007 10:36

      Merci pour votre intérêt. Je ne sais pas s’il faut tabler sur un deuxième tour 100% extrême pour 2012 - j’en doute - mais si jamais, ce sera plutôt Olivier contre Marine... car Besancenot est vraiment en train de construire quelque chose, que Laguiller n’a pas su cristalliser.

      En même temps, je ne crois pas que l’extrême gauche travaille « contre » l’extrême droite. Les deux ont intérêt à contribuer à la même situation, le chaos, car ce n’est que dans ce cas qu’elles peuvent exister. D’ailleurs Marine et Arlette s’entendaient assez bien lors de la dernière campagne.

      Enfin, l’UMP n’est plus dans la même situation vis à vis du FN que le PS vis à vis de la LCR : Sarkozy a pris en main l’UMP à temps, c’est à dire avant que le FN se renouvelle. Il a eu la main pour poser le socle idéologique de l’UMP. Si Marine Le Pen était arrivée à la tête du FN plus tôt, cela n’aurait pas été la même chanson cette année. Par contre, le PS n’a pas su se renouveler, et est pris de vitesse par une LCR rajeunie, assumant complètement son orientation politique, et désormais fédératrice. Cela sent le roussi pour le PS.


    • tvargentine.com lerma 5 novembre 2007 10:34

      La valorisation d’Olivier Besancenot par les représentants de la presse,dont une partie importante étaient à une autre époque troskiste et on soutenu la LCR en 2002 pour mieux casser du JOSPIN,ne peut que mener une fois de plus la gauche à la catastrophe.

      Les extrèmistes de la LCR ne représentent pas l’avenir de la France,mais un contre-modèle d’intolérance ,anti-républicaine,qui nivele le débat d’idées vers le bas avec des références qui au regard de l’histoire se sont terminés dans le sang d’innocents.

      La bulle spéculative « Olivier Besancenot » lancée par des « camarades-journalistes » n’est que virtuelle et une fois de plus,la presse ne fait pas sont travail d’information mais de publi-reportage.

      Qui pourrait croire que si d’Olivier Besancenot était noir,gros,il aurait le même « succès » auprès des femmes journalistes ????????????????????????????


      • damocles damocles 5 novembre 2007 10:45

        « Qui pourrait croire que si d’Olivier Besancenot était noir,gros,il aurait le même »succès« auprès des femmes journalistes ? »

        Moi. Si en plus d’être révolutionnaire il était issu d’une minorité visible, alors il serait le roi du pétrole, médiatiquement. Le nec + ultra serait qu’il soit musulman. Vous imaginez le nuage de soufre autour de lui ?


      • JL JL 5 novembre 2007 10:48

        lerma dans son travers favori : les attaques ad hominem.


      • Blackeagle 5 novembre 2007 10:43

        La chute du PS est clairement la conséquence de son acceptation sans broncher de l’économie neolibérale et du capitalisme finacier. La différence avec la droite sur les sujet centraux que sont la redistribution des richesses, l’économie et le modéle sociale est de plus en plus minime. Sur ces questions, le PS c’est une version soft de l’UMP qui n’aura jamais le courage de faire passer des mesures qui pourraient être désgréables pour les puissants de ce monde. Du coup le PS se différencie de l’UMP sur la securité, les droits des homosexuels et autres sujets socioculturels.

        Du coup, l’électeur qui souhaite élire un gouvernement progressiste, qui influe sur le cour des choses et participe de la création d’une société plus juste, plus humaine et moins inégalitaire n’a plus de choix viable et en est réduit à voter LCR. LCR, dont le programme pour les présidentielles, il faut le dire, n’avait rien d’extréme ni de révolutionnaire. La création d’une société communiste était loin d’être la ligne du parti. Son objectif était de revenir à un capitalisme qui offre la même répartition capital/travail que dans les années 70. Quand les revendications de l’extéeme gauche sont de cet ordre, il est normale de se poser la question : où est passé la gauche non extreme ?


        • Gandalf Tzecoatl 5 novembre 2007 11:00

          @BlackEagle,

          Excellent commentaire.

          La gauche lorsqu’elle était au pouvoir a accéléré la puissance financière que l’on connait aujourd’hui. Il n’existe pas d’alternative gauche/droite, Sarkozy nous le démontre en pompant aisément les têtes du PS. Dès lors, la différenciation des deux parties, PS et UMP, déjà bien mise à mal dans l’opinion française, n’opèrera plus. Bayrou ne se démarque pas franchement non plus dans la critique financière.

          D’autre part, si Besancenot monte, c’est également grâce à ses talents de tribun politique, ses convictions, et aussi son programme (ex : SMIC européen corrélée au pouvoirs d’achats nationaux, etc).


        • drzz drzz 5 novembre 2007 17:02

           smiley

          La vieille vulgate gauchiste. Le mur est tombé, les gars, faut passer à autre chose.


        • Proudhon Proudhon 5 novembre 2007 19:10

          Tout à fait d’accord avec ton commentaire. Tout est dit ! Je ne suis pas de tendance E.G mais je pense que c’est la seule alternative pour faire peur aux marionnettes de l’argent qui nous affament de plus en plus. je pense qu’une EG à 16 % les calmeraient illico presto, n’en déplaise aux détracteurs qui n’ont rien compris au film politico-économique et à ses rouages.


        • William7 5 novembre 2007 23:59

          Ca me fait mal aux fesses depuis ma tendre jeunesse d’entendre des bouseux de droite utiliser le terme gauchiste alors que c’est un anathème que pouvait lancer Lénine par exemple et très souvent utilisés dans le milieur marxiste classique !


        • JL JL 5 novembre 2007 10:44

          Intéressante en effet, cette montée du leader de la LCR.

          Le PS confirme les pires craintes énoncées pendant la campagne électorale, à savoir : « laisser Sarkozy fourguer aux français le TCE et attendre qu’il libère le poste ».

          Ce n’est pas le commentateur précédent qui dira le contraire (Gloagf), même si je ne partage pas ses espoirs. Et le PS joue avec le feu tout en se moquant de la démocratie. L’UMPS face à la LCR, voilà le nouveau paysage politique que nous appelons de nos voeux.


          • gloagf 5 novembre 2007 11:24

            Meme si le programme de la LCR a evolue vers quelque chose de moins communiste, le seul nom « LCR » reste « diabolise » : j’entends par la que la LCR au second tour creerait un mouvement comparable a celui de 2002 face a LePEN. C’est peut etre seulement mon avis, mais si la LCR arrivait au pouvoir en 2012, au bout d’un mois, toutes les principales fortunes de france se seront expatriees, et comme la richesse cree la richesse, avec une telle hemoragie, la France aurait bien du mal a se relever.

            Et c’est la le principal probleme de la LCR, pour l’instant elle ne peut rien faire car elle n’a pas assez de deputes, et si elle avait du pouvoir, elle ne pourrez rien faire car avant meme de pouvoir reformer, les richesses francaises (qu’elle voudrait repartir) se seraient deja cassees en suisse (ou ailleurs).

            Enfin, c’est la le noir scenario que je vois en cas de victoire LCR. Je suis peut etre pessimiste me direz-vous, mais il y a surement un peu de realite dans ce scenario.

            Voili voilou, remarquez simplement que je me borne a donner un avis sur la chose, et que j’aimerai ne pas subir les foudres de personnes aux avis differents. Vous pouvez critiquez, debattre, mais s’il vous plait, faites le en montrant le respect que je me suis efforce a garder dans ce message.

            Merci


          • Blackeagle 5 novembre 2007 11:43

            Je pense que tu n’as pas tord sur le fait que la LCR reste diabolisée et que même si son programme a beaucoup evolué, le resultat de sa présence au second tour de la présidentielle ne conduirai probalement pas à la victoire (même si je pense que le score serait plus séré que s c’était Lepen)

            Par contre, contrairement à toi je ne pense pas que le départ des richesses quelque peu artificielles détenues par les riches aient des conséquences si désastreuses dans le cas d’une victoire de la LCR.

            Car je pense que les principles richesses de notre pays qui sont ses infrastrutures mais également sa population (son niveau d’éducation, de culture) et ses savoir et savoir faire qui ne sont pas delocalisable.

            Il est certain que s’en suivrait une crise financiére sans précédent, la question est combien de temps durerai elle et quelle serait ses conséquences ?


          • imarek imarek 5 novembre 2007 13:11

            @ Blackeagle

            >>>Par contre, contrairement à toi je ne pense pas que le départ des richesses quelque peu artificielles détenues par les riches aient des conséquences si désastreuses dans le cas d’une victoire de la LCR.

            Oui en plus on aurait la sortie de la zone Euros avec création d’une monnaie qui deviendrait vite une monnaie de singe. On aurait ensuite le départ massif d’une partie de la jeunesse diplomée et des entrepreneurs de toutes natures. Ne resterait principalement en France que les retraités, les fonctionnaires, les chomeurs et les petites gens. Bref la misère pendant quelques décennies, puis retour sur terre : et si on reconstruisait un tissu économique digne de ce nom... Mais qu’est-ce qu’une entreprise ???

            Un peu comme nos amis allemands avec la RDA, voilà maintenant presque 20 ans qu’ils essaient de sortir du marasme ces pauvres allemands de l’Est en ayant déjà injecté 1000 milliards d’Euros !!! dans cette région. Ils estiment qu’il leur faudra encore une dizaine d’années pour les mettre à niveau. Donc en tout 30 années pour réparer la folie de quelques illuminés ancêtres de nos révolutionnaires en culottes courtes d’aujourd’hui... Chapeau les artistes.


          • Blackeagle 5 novembre 2007 14:57

            Pour la zone euros je dois avouer que j’en sais rien et personne ne peut connaitre la réaction de l’europe à un tel changement de cap économique d’un des principaux pays de cette union. D’autre part, l’influence possible sur les peuples des pays nous entourant peut également exister. On est peut être pas les seuls en France à avoir un probléme avec le neoliberalisme. Je crois que les italiens et surtout les allemands ont aussi du mal avec ce modéle de société. A en croire certains article lues ici où là, même les américains comenceraient à changer. (au niveau local, pas encore fédérale, il faut croire qu’au USA un mouvement plus ou moins progressiste heritié des kennedy revoie le jour....même si c’est loin de ce dont il est question ici)

            Comme d’habitude, il me semble que votre point de vue est caricaturale. Dans l’état actuel des chose la LCR ne propose pas de nationnaliser toute les entreprise pour faire du collectivisme.

            Ils proposent de maintenir un monopole public sur des secteurs essentiels de l’économie que selon eux on ne doit pas laisser au privé. Energie, transport, education, etc... (d’ailleurs un étude recente sur le prix de l’eau montre bien que lorsque c’est privé on arnaque les gens alors que quand c’est géré par la mairie, les gens s’y retrouvent....c’est evident, un service public n’est pas sensé faire du profit).

            En revanche, il ne reviennent pas sur la notion d’entreprise privé. Ils se « contentent » de reclammer une repartition des profit d’avantage tourné vers le travail et que le capital. Et également de renforcer le systéme fiscal pour mieux corriger les inégalité de richesse indecentes qui existent aujourd’hui.

            Je ne voient rien là dedant qui soit de nature à faire fuir la jeunesse diplommée ou l’entrepreneur lambda.

            L’application de cette politique ne serai nuisible que pour une toute petite partie de la population qui détient pourtant la majorité des richesse.

            La crise financiére qui suivrait toucherai certe l’ensemble de la population mais se ne serai que le symptome de la mutation de l’economie française. Une fois la transition effectuée, la crise se resorberait d’elle même. Le fonctionnement de l’economie est simple. Vous pouvez vendre quelquechose (bien ou service) aux autres pays si vous etes capable de la produire moins chére et aussi bien que ne le font les autres. Le fait de répartir une partie des benefices financiers entre les employés ne change en aucun cas le prix de ce que vous produisez. Il n’y a aucune raison pour qu’on ne vous achéte plus votre savoir faire.

            La mise en place d’une politique de cette nature n’est pas lié à ce qui a été fait en RDA. C’était un régime politique autoritaire et dictatoriale, ça n’a rien à voir. L’état policier n’est certainement le rêve de besancenot, un autre politique, qualifié de moins extremiste, va beaucoup plus dans ce sens.

            Oh fait, je voulais juste faire une annonce. Le PS s’apprette à voter pour le mini traité constitutionnel europeen qui a été refusé auparavant par le peuple français par référendum. LE JOUR OU CE TRAITE SERA RATIFIE, CE SERA OFFICIEL, NOUS SERONT EN FRANCE EN DICTATURE. Dictature de l’intelligencia sur le reste de la population. Puisque les classes dirigeantes appliqueront ce qu’elles ont prevu pour le pays même si cette chose à été refusé par voie démocratique par l’ensemble du peuple français.


          • imarek imarek 5 novembre 2007 16:19

            @ Blackeagle

            >>> En revanche, il ne reviennent pas sur la notion d’entreprise privé. Ils se « contentent » de reclammer une repartition des profit d’avantage tourné vers le travail et que le capital. Et également de renforcer le systéme fiscal pour mieux corriger les inégalité de richesse indecentes qui existent aujourd’hui.

            Je suis d’accord. Concernant les revenus « indécents », ils posent effectivement un problème moral. Mais ils sont taxés à 50% aujourd’hui (moyenne en europe). On pourrait les taxés plus mais on prend le risque de voir ces gens changer de domicile comme beaucoup l’on fait ces dernières années en partant à Bruxelles ou Londres. Le manque à gagner pour l’état est très important. Pas simple.

            Concernant le rapport travail/capital, il est vrai que les dividendes donnés aux actionnaires sont de 25 à 30% des bénéfices alors que les augmentations de salaire ne sont que de 15 à 20% des bénéfices. Cela ne concerne bien sur que les entreprises côtées en bourse. On pourrait effectivement imposer l’égalité entre les actionnaires et les salariés. Dans ce cas les augmentations de salaires passeraient de 1 ou 2% à 2 ou 3%. C’est maigre.

            En terme de revenus, il faut avoir en tête que les 0,1% les plus riches se partagent 2% de l’ensemble des revenus. On est dans la moyenne des pays de l’OCDE (pour les USA c’est 7%). Comment fait-on pour répartir equitablement 2% d’un gateau et quel est le résultat.

            Il ya surement un peu de grain à moudre mais pas de nature à augmenter de manière significative le pouvoir d’achat et le niveau de vie. Pour cela il faut créer des services et des produits à forte valeur ajoutée et surtout les vendre à nos partenaires de l’europe ou d’ailleurs. Cela n’est pas simple, il suffit de demander à tous les courageux qui essaient de créer de nouvelles activités... et à ceux qui font faillite et se retrouvent dans la panade.

            Besancenot est un brave gars mais il est sur une autre planète. Comme beaucoup de français, il est dans la fantasme d’un trésor caché qu’il suffirait de bien répartir pour faire de nous des bobos. Le monde de Besancenot, c’est le monde des bisounours.


          • Armand 6 novembre 2007 00:00

            @ gloagf

            Si un parti « révolutionnaire » arrive au pouvoir, on peut imaginer qu’il fasse un tas de choses, y compris récupérer son droit de battre monnaie. A partir de là, les « riches » pourront toujours partirent avec leur bout de papier, avec leurs bases de données pleins de chiffre, ça n’influera pas sur les vraies richesses (peut importe les symboles associés) du pays. Comme vous dite, la richesse crée la richesse et le pays pourrait ne pas être bloqué du tout (ou alors Johnny et consort produisent bien plus que je ne l’imaginais)... bon après, reste à voir comment serait gérée l’imprimante à « représenter nos richesses ». smiley


          • Emmanuel 5 novembre 2007 14:06

            Et il porte des slips Dim ?


          • Pie 3,14 5 novembre 2007 11:26

            Parler « d’irrésistible ascension » à propos du leader d’un parti qui fait 4% aux présidentielles , n’a aucun député et trés peu d’élus est plutôt exagéré.

            En réalité vous connaissez mal les dynamiques en vigueur à gauche. Jamais la gauche de la gaughe n’a réussi à se fédérer même quand le PCF était puissant et servait de repoussoir. LO est une secte fermée et groupusculaire, la LCR est plus ouverte et possède un Besancenot charismatique ,Le PCF est moribond électoralement mais gère encore un stock d’élus, ajoutons à cela les mouvements anti ou alter-mondialistes et quelques autres (anarchistes, libertaires, etc..) et le compte doit y être.

            Ce vivier anti-capitaliste s’exprime dans les luttes sociales et le vote contestataire . Il fournit aussi des cadres au PS ( l’étudiant de la LCR, la trentaine venue termine souvent sa course au PS). Croire que Besancenot peut fédérer la gauche à partir de la LCR n’a pas de sens .

            Quant au PS, même en crise, il reste le seul parti de gouvernement à gauche avec ses alliés affaiblis que sont les verts et le PC. L’auteur, sarkozyste convaincu, écrit une oraison funèbre réjouie un peu rapidement. La crise de succession au PS ne signifie pas que la social- démocratie n’a plus d’avenir. Concilier le marché et la justice sociale est une démarche de gouvernement qui a toujours de l’avenir.

            La droite qui néglige toujours le social et ne croit qu’en l’individu, le paie souvent par d’énormes crises. Celle qui se profile ne manquera pas de le lui rappeler.


            • chris chris 5 novembre 2007 14:05

              Celle qui se profile ? Où ça ?

              Voilà des mois qu’on nous prédit la chute du sarkozysme, résultat : un sondage nous dit que si le 1er tour avait eu lieu aujourd’hui Sarkozy ferait un meilleur score qu’en avril 2007. En réalité Sarkozy a intégré les préceptes machiavéliens de Mitterrand. Il désespère les électeurs traditionnels du PS en multipliant les coups tactiques tels que l’ouverture, le mini-traité,la réforme des régimes spéciaux... tout en accréditant l’idée que droite = gauche (c’est d’autant plus frappant sur le mini-traité), pour que ces mêmes électeurs passent à l’extrême gauche (la LCR servant alors habilement de repoussoir pour les vrais démocrates) tout comme Mitterrand avait instrumentalisé le FN pour dissoudre la droite parlementaire.

              Je pense, et j’en suis même convaincu que Sarkozy aura un boulevard devant lui pour de nombreuses années à venir.


            • Pie 3,14 5 novembre 2007 14:37

              Vous avez probablement raison mais cela ne signifie pas qu’il n’y aura pas d’explosions sociales.


            • Gasty Gasty 5 novembre 2007 11:26

              C’est la fin des dinosaures politiques à droite comme à gauche.

              Vive les petits jeunes comme Besancenot

              La droite a-t-elle son petit jeune ? (politique pas pourritique)


              • Serviteur Serviteur 5 novembre 2007 11:29

                On se calme les gens c’est que des sondages.Le petit facteur est bien sympathique mais franchement vous y croyez un instant vous à sa victoire ? Faudrait voir à pas confondre les phénomènes de mode et la politique. D’accord il pourrait jouer sur sa « condition » dans le style revanche des petites gens, je vous comprend parce que je suis « un individu lambda » mais il faut pas oublier qu’en face de lui il aura la machine UMP (certe pas toujours disciplinée) et notre cher président qui reste un grand orateur et un fin tacticien( je crois pas dire de connerie au vue de la situation actuelle.De plus s’il a une forte sympathie venant de la jeunesse faut pas oublier que c’est les « vieux » qui feront les élections a venir (cf vieillissement de la population).

                Votre serviteur.


                • leptitbenji leptitbenji 5 novembre 2007 11:29

                  Je ne suis vraiment pas convaincu par cette « irrésistible ascension de Besancenot ». Je pense plutôt que c’est une réaction passagère des gens de gauche, probablement déçus (à tort ou à raison) par le PS...

                  Mais dire, comme beaucoup, que le PS est une version light de l’UMP, c’est assez déconnecté de la réalité selon moi : pour s’en convaincre, il suffit de regarder les 2 programmes, profondément différents : sur la fiscalité, sur les 35H, sur la lutte contre le chômage, sur la réforme des retraites (car il y a de vraies différences, oui oui !), sur les institutions, etc.

                  Bref, parler d’UMPS est injustifié ! et c’est pourtant ce que font certains journalistes et de nombreuses personnalités d’extrême gauche, comme Besancenot.

                  Je ne crois pas que ces sophismes de l’extrême gauche puissent déboucher sur un gros renforcement de son influence politique.

                  Leptitbenji, http://1-100-c ;hautetfort.com


                  • Shyankar 5 novembre 2007 11:32

                    Mais en voilà un bon article. Toujours difficile de parler des extreme sans donner son point de vue. Dans tous les cas voilà une très bonne analyse. Pour ma part je pense que Besancenot réussi a mettre en place une véritable dynamique que PT, PCF et LO n’ont pas réussi. La LCR à réussi là ou le sacro saint PCF a échouer. Aujourd’hui le manque de definition du mouvement a grandement fait souffert la gauche de la gauche : il n’y a qu’à voir Buffet ne sachant pas définir la notion d’« être communiste aujourd’hui ». De même Besancenot semble plus dans une dynamique « jeune » et dit ce qu’il pense sans langue de bois (qu’on aime ce qu’il dise ou pas...) Enfin on peut se demander si ce n’est pas ce que recherche aujourd’hui la jeunesse (donc les probables futurs membres), qui au lieu de blablater sur le pourquoi du comment veulent un peu plus d’action...

                    Pour répondre à Lerma qui a une fois de plus un point de vu si « interessant » (sic) les journalistes se doivent de parler de tout le monde, y compris des extremesm ; qui plus est car leur score à la dernière présidentielle est plus qu’honorable pour la taille du parti... Enfin, les « camarades-journalistes » ne doivent pas être si nombreux que ça dans Le Monde non ? Enfin, avouons que ce n’est pas l’Huma... Et l’Huma est d’obediance PCF donc bon...


                    • Vincent 5 novembre 2007 11:41

                      Oui la cote du petit facteur monte, effectivement, mais je suis persuadé que si elle venait à monter un peu trop haut, nos cher dirigeants UMPS n’hésiteraient pas à sortir une bonne campagne de dépopularisation envers le facteur.

                      Il a bon dos en effet de dire qu’il fait campagne sur ses congés, qu’il prend des congés sans soldes, d’afficher sa feuille de payes.

                      C’est oublier quels sont les revenus de son foyer.

                      Le jeune idéaliste qui prône la révolution permanente, qui se bat contre la capitalisme en profite largement, lisez l’article suivant c’est édifiant.

                      http://jeunespop78.amalthe-blog.com/archive/2007/05/30/dossier-olivier-besancenot.html#more

                      Alors oui, je ne doute pas de ses convictions, il est certainement convaincu de ce qu’il dit, mais il me donne l’impression du petit bourgeois adolescent qui renie ses parents mais qui continue à habiter chez eux et qui en plus a toujours son argent de poche.

                      Alors oui, je lui fais probablement un mauvais procès, mais en dehors de sa situation personnelle, une grande partie de ses idées ne passent pas.

                      En guise de conclusion tant qu’il restera en dessous de 10% il pourra continuer à faire joujou avec sa politique révolutionnaire, s’il dépasse ces 10% il ne fera pas long feu, les deux grands partis se lieront le temps de le décrédibiliser.


                      • Gasty Gasty 5 novembre 2007 12:02

                        Ridicule, c’est comme dire « Voyez ! Il milite contre la faim dans le monde et s’empiffre au resto du coin »


                      • jzk 5 novembre 2007 12:05

                        Merci Vincent pour le lien, j’avais perdu l’article.

                        Eh oui, pour quelqu’un qui se pose comme le modèle de la lutte contre l’hypocrisie, il ferait bien de balayer devant sa porte. Je préfère un pourri comme Sarkozy ou Hollande qui n’ont jamais caché qu’ils étaient de grosses pourritures plutôt qu’un pourri comme lui qui joue les saintes nitouches.


                      • anomail 5 novembre 2007 12:45

                        Houlà, vous n’avez pas dû bien réaliser sur quel site vous avez été pêcher ça... smiley


                      • JL JL 5 novembre 2007 15:26

                         smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley


                      • farniente 5 novembre 2007 11:57

                        « Irrésistible ascension de Besancenot »

                        ça, c’est du rêve des Sang-Bleu, dictature des médias bien-pensantes.

                        Que ne fantasmerait-on pas pour couler la gauche des 43 % !


                        • farniente 5 novembre 2007 12:21

                          Avec les casseroles qu’il traîne derrière lui , on le met devant sur scène pour mieux lui envoyer des tomates mures à la bonne saison.

                          Dommage, il a souvent eu le mot juste des travailleurs.

                          Le PC s’est toujours relevé de ses défaillances........

                          Quant à la Royal, la voie est toute tracée........


                          • moebius 5 novembre 2007 12:35

                            ... Besancenot espoir de la droite !


                            • damocles damocles 5 novembre 2007 12:54

                              Quel espoir ? Celui de gagner aux présidentielles, puis aux législatives derrière ?

                              Il n’est ni un espoir ni une déception, il est un symptôme... et ce dernier ne concerne pas directement la droite, mais plutôt la gauche, il me semble.


                            • JP 5 novembre 2007 12:47

                              Les 140% d’augmentation de notre empereur sarkozi après les +70% pour les ministres sous le gouvernement Raffarin avec à chaque fois -cerise sur le gâteau- le refus du petit coup de pouce au SMIC dans la foulée ... Le triplement du budget de l’élysée (de 32 millions à 100 millions)... Les soirées de luxe totalement délirant, comme pour les 60 ans de Dior, où l’on retrouvait les politiques et journaliste tels Dati, Chazal, Ockrent, mais aussi Delanoë, Fillon, liste non exhaustive, ce même Fillon qui déclarait 4 jours plus tard que la France était en situation de faillite ... Le systématiquement ostentatoire des riches qui ne savent même plus quoi imaginer pour dépenser leur argent et aiment à le montrer et à l’afficher encore et encore ... Et Ségolène qui se déclare opposée aux 35 heures et au SMIC à 1500 euros qu’elle feignait de défendre pendant sa campagne ... Bien que « privilégié » -je gagne bien ma vie avec un travail que j’apprécie et ai une qualité de vie vraiment sympa- ça me scandalise, alors j’imagine pour les moins bien lotis ! C’est tout ça qui fait avancer Olivier Besancenot. Heureusement car c’est tout de même un minimum ; en d’autres temps on se serait attendu à des réactions nettement plus vives !


                              • farniente 5 novembre 2007 13:15

                                Un symptome et un adversaire de choix, car moins éléphantesque

                                que ceux de la vieille garde de la gauche.


                                • TALL 5 novembre 2007 13:17

                                  Il a du charisme et il est intelligent. Avenir politique assuré. Mais il devra sans doute légèrement se recentrer s’il veut accéder plus tard à la plus haute fonction de l’Etat. A moins que ses convictions radicales restent prioritaires.


                                  • Gasty Gasty 5 novembre 2007 13:28

                                    Bien vu !


                                  • Le péripate Le péripate 5 novembre 2007 13:29

                                    Un scenario d’une finale des extrèmes est absurde. Et, ce pour plusieurs raisons.

                                    Une, aujourd’hui le FN est à peine plus extrémiste que l’UMP. Ce n’est pas le FN qui a bougé, mais l’UMP.

                                    Deux, le PS est en voie de digestion par l’UMP. Ce qui pose problème même à l’UMP. Les nombreux et incantatoires appels à la « modernisation » du PS sont le reflet d’une peur du vide. Et dans ce vide pourrait en effet bien s’inscrire un espace à gauche, espace qui n’aurait rien d’extrémiste. Rappellons que le PC était majoritaire dans le Conseil National de la Résistance dans l’immediat après guerre, et que c’est à ce moment qu’a été bati notre systéme de protection sociale, sécu et retraites, entre autres. C’est donc possible d’avoir une gauche résolue au pouvoir. La qualifier d’extrémiste est juste polémique.

                                    Mais le thêatre de la démocratie a besoin d’une opposition crédible. Blanc bonnet et bonnet blanc, ça ne marche pas bien longtemps. Alors, la « modernisation » voudrait répartir les rôles : à la droite le réalisme, à la gauche le compassionnel...

                                    Sauf que l’esprit des Lumières, ce sont des citoyens majeurs. C’est vrai que cet idéal marque le pas, mais je suis sûr qu’il n’a pas fini de souffler.

                                    Alors « irrésistible ascension de Besancenot » ? Encore une fois, il ne faut pas tomber dans le piège de la personnalisation du pouvoir.

                                    Mais si Besancenot fait peur aux ploutocrates, alors, vive Besancenot.


                                    • bernard29 candidat 007 5 novembre 2007 13:58

                                      « Mais si Besancenot fait peur aux ploutocrates, alors, vive Besancenot. »

                                      Bien sûr que non, Besancenot ne fait absolument pas peur aux ploutocrates. ceux ci s’en servent trés bien pour discréditer une véritable opposition démocratique. Les sondages d’opinion sont faits par qui vous croyez ?

                                      La LCR et LO et tutti-quanti font énormément de mal à la gauche.

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