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Accueil du site > Actualités > Politique > L’UMP et l’attrape mouche

L’UMP et l’attrape mouche

La transformation de l’UMP risque fort de ressembler à celle du parti socialiste voulu par François Mitterrand pour accéder à la présidence en 88. Rappelons que l’union de la gauche finit en eau de boudin, il ne s’agit pas pour moi de définir les responsabilités qui comme toujours se partagent à divers degrés, mais de dire qu’a partir de ce constat le parti socialiste instigua sous l’impulsion de son président les 110 propositions. L’objectif la conquête du pouvoir par le changement tranquille. Effectivement l’épouvantail communiste écarté par l’éclatement du programme commun de la gauche l’on se retrouvé avec le seul programme socialiste ouvert aux tendances du changement espéré sans « effrayer » les puissances de l’argent et l’environnement international. La gauche traditionnelle fut invitée à s’y rallier par des promesses de participations dans les ministères, à l’exception des ultras gauches qui choisirent le moindre mal lors de son élection.

 Ensuite vint 1982 -83 et le virage libéral qui ne se confirma qu’à l’élection suivante dans la recherche d’alliances nouvelles pour conserver le pouvoir. Il ne s’agit pas pour moi de dire que rien ne se fit ni de montrer du doigt les erreurs.

Mais une transformation du parti socialiste avait eu lieu non pas initié par ses adhérents mais par ses élus sous l’impulsion de son président et d’hommes aussi célèbre que Mr Delors et Rocard.

Il allait de soi que pour l’élection suivante se posait la difficulté de réunir de nouvelles alliances pour former une majorité. Cette nouvelle majorité qui s’est ouverte, sera confirmé par Lionel Jospin s’alliant au Parti communiste amenuisé, aux Verts, ainsi qu’au Parti radical-socialiste et au Mouvement des Citoyens, il crée la Gauche plurielle, qui remporte les élections législatives de 1997.

Certain disent que Mitterrand utilisa pour cela le développement croissant du FN, peut être, mais il ne faut pas oublier que la nomination de Mr Fabius comme premier ministre en 84 marque le départ des communistes du gouvernement, et celle de l’ouverture à la social démocratie. Social démocratie qui fera bon ménage économique avec la cohabitation à partir de 86, pour creuser la fracture sociale même si elle opposera les deux protagonistes Mrs Chirac et Mitterrand jusqu’à la réélection en 88 de ce dernier, et fera le succès de l’autre en 95. 

Il y a donc plus de chance que les difficultés rencontrés par les français et leur déceptions, noyés dans un désenchantement et un monde politique ou les repèrent explosent aient favorisé le poids politique du FN, jusqu’à l’épisode de 2002 que nous avons connu et donc l’ouverture de L’UMP à ses propositions aura signé sont déclins.

89 apporte la confiance dans la solution libérale et le PS s’y engouffre toutes voiles dehors jusqu’aux premiers atermoiements de 2006. Durant ce temps le ministre de l’intérieur Sarkozy prépare le terrain du candidat à la présidence en prenant à bras le corps tous les problèmes des français qu’ils soient d’essences socialisantes ou lepénistes, c’est la condition sine quanum pour être élu. Tandis qu’à gauche les traces de 2006 deviennent des sillons pour finir en abime au congrès de Metz sur lequel la nouvelle secrétaire essaye de jeter un pont en forme de jeu de piste.

Notre président Sarkozy est élu et comme les socialistes pour la réélection de Mitterrand en 88, lui aussi s’ouvre, mais à gauche. Pourtant il faut bien l’avouer sans aucun risque, puisqu’ils ne sont plus Socialisants. Ce n’avait pas été le cas du président Mitterrand en 81 avec des communistes à son gouvernement, dont la roue de transmission Cégétiste criait partout que s’ils étaient au gouvernement il fallait que cela ce voit, en terme de changements bien entendu.

 C’est ce qui différencie le mérite du risque de l’un et de l’autre, Mr Sarkozy joue sur du velours, même s’il y a des grincements au sein de l’UMP.

Ainsi donc pour assurer la réélection de Mitterrand, entre au parti socialiste des hommes du centre gauche des hommes de la société civile, des carriéristes, il n’y a plus d’idéal à défendre seulement une réalité et le parti devient un « attrape mouche », que je quitte, mais sans considérer cela comme un terme péjoratif car il y a des hommes de valeurs, mais l’image convient bien. 

Quand un président échoue dans sa politique, alors il déploie ce fameux ruban englué où tous les avides s’attrapent, tous ceux qui parce qu’ils n’ont pas d’idéaux feront carrières aux ordres des puissants.

S’il en fut presque toujours ainsi, nous voyons le schéma se répéter au sein de l’UMP.

L’échec patent de la politique de Mr le président lui conseille les mêmes remèdes que ceux qu’a utilisés Mr Mitterrand. Il met en route son outil.

Cette machine électorale, de tous les présidents depuis De Gaulle quel qu’en furent ses sigles, avait une certaine homogénéité guidé par la quête d’un destin personnel en se ralliant à l’esprit gaulliste dont Mr Chirac fut le dernier représentant, avec quelques autres dont l’on n’entend plus parler et qui rejoignent souvent pour mérite rendu les rangs du sénat.

Le quasi renouvellement des politiciens portés par des idéaux ont disparu, au bénéfice de soi disant hommes attachés au réalisme, pour ne pas dire dans l’impossibilité de s’opposer aux puissants dont ils épousent les causes, en font seulement des gestionnaires, termes qu’ils ne renient pas, car ils considèrent l’Etat comme une entreprise.

Fort de ce constat la récente décision du président de désigner un fidèle serviteur à la direction de l’UMP va marquer un tournant dans ce parti voire même l’entraîner sur le chemin qu’a connu le PS.

Sarkozy déroule lui aussi le ruban attrape mouche, il ouvre son parti comme l’avait fait Mitterrand avec plus de risques, vers les sympathisants* de Me Royal avec Mr besson*, rassure les lepénistes avec Hortefeu et sa réussite dans la lutte contre l’immigration, Raffarin pour les bons rapports qu’il a eu avec le centre droit, vers Bayrou ; Et de dire qu’il faudra que les sensibilités trouvent leurs places. Allons-nous avoir des courants de « pensés » au sein de L’UMP, ou des courants de collusions d’intérêts.

Dans cette opération Mitterrand à « imposé » sans tenir compte de l’avis de ses adhérents la « loi du marché », je ne crois pas que la transformation de l’UMP, sans tenir compte de l’avis de ses adhérents soit d’instaurer la moralisation du capitalisme, sinon il aurait fait au minimum comme ses homologues anglais et allemands, puisque l’occasion lui en a été donnée.

Cela nous promet une curieuse campagne électorale en 2012, et il faudra d’autres analyses politiques que celle de Mr Jaffré à la télé pour éclairer les citoyens.

 

*Chacun se souvient de la campagne électorale de Me Royal et Mr Sarkozy qui défendant leur programme faisaient dire à certain que les différences étaient de forme et il a fallu l’intervention, heureuse ou malheureuse de la gauche socialiste pour marquer les différences dans le programme de Me Royal avec toutes les conséquences que nous en connaissons le départ de Mr Besson.

*La nomination de Mr Besson et une invitation aux sociaux démocrates du PS a se rallier via Besson aux thèses lepéniste sur l’immigration, ou du moins de ne pas en avoir peur et y trouver un relent « fascisant »


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3 réactions à cet article    


  • Yena-Marre Yena-Marre 26 janvier 2009 12:15

     Bonjour,
     
    Je dirais plutôt attrappe-couillons ! D’accord avec vous la crise a bon dos , malheureusement les vrais effets sont à venir , et la on ils risquent de ne plus utiliser tonton pour faire passer la pilule . A mon avis ils ne nous parleront plus d’ouverture , mais plutôt d’état d’urgence .
    IL serait temps que les Français se reveillent comme vous dites , jeudi 29 sera peut-etre une premiere sonnerie ?


    • ddacoudre ddacoudre 26 janvier 2009 13:26

      bonjour yena marre

      cela sera un test important, j’y retrouverai des amis du souvenir, mais j’ai déja prostiqué le résultat dans un commentaire. j’espère seulement mettre trompé. et commme je l’explique à sampoiero changer le monde qui nous déplait est compliqué.

      cordialement.


    • LE CHAT LE CHAT 26 janvier 2009 13:45

      si l’union de la gauche a fini en eau de Boudin , Rachida finira en saucisse à Strasbourg ! smiley qu’elle fasse gaffe , il y a des bretzhels là bas !

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