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L’Union européenne, la crise, présidentielle et propositions

 La crise et la présidentielle

Les candidats aux élections en France, quelles que soient ces élections, y compris les élections européennes, ne s’intéressent guère à l’Europe. Il est difficile qu’il en soit de même cette année !

La crise, particulièrement la crise européenne, a fait l’objet, depuis quelques mois, de 16 réunions, de la « dernière chance », à 2, 4, 6, 8 15 ou 27 !!! Réunions, toutes aussi infructueuses en attendant la prochaine dernière chance. Ou le traité en cours de négociation. Hier, la note de plusieurs pays européens a été diminuée, dont celle de la France.

La crise a été responsable de la mise en place de façon très peu démocratique de 2 gouvernements, en Grèce et en Italie. Elle a entraîné des changements de gouvernement au Portugal, en Espagne, et l’élection démocratique d’un chef de gouvernement, peu démocrate en Hongrie.
Elle fait monter les nationalismes européens, la xénophobie, l’extrême droite et la droite extrême qui se renforcent mutuellement.

On serait en droit d’attendre une voix forte venant de la gauche pour proposer de nouvelles solutions devant la faillite incontesté de la « seule politique » possible. Mais quand elle est au pouvoir, la « gauche » fait la politique de la droite avant d’être remplacée celle-ci (Espagne, Portugal) ou par un gouvernement de technocrates (Grèce, Italie) pour accentuer la seule « politique possible ».

Quand elle est dans l’opposition, la « gauche » ne revendique pas de nouvelles élections (Grèce, Italie) de peur d’être maintenue (Grèce) ou appelée (Italie) au pouvoir.

Et en France ? La « gauche » propose-t-elle une politique de gauche ? Une politique de gauche pour l’ensemble de l’Union européenne* ? Ou une politique de gauche seulement pour la France en contradiction avec celle inscrite dans les traités ?
 
 En période de crise, faut-il faire des propositions ?
 
Depuis le début, toutes les « propositions » des gouvernements en place ont contribué plus au développement de la crise qu’à son contrôle. Parce qu’il n’y a pas de pilote, parce que le couple-chef Merckaussi commande toujours, avec un temps de retard, toujours la même politique par suite des contraintes des « marchés » et du magnifique traité qui a été, en France, « imposé, démocratiquement » par l’ensemble de la classe politico-médiatique aux citoyens de base qui ne pouvaient pas comprendre.

Le citoyen de base comprend encore moins qu’il faille un nouveau traité pour réparer la merveille précédente. Qu’à cause de ce traité ou du précédent, la BCE ne puisse pas prêter aux Etats mais puisse prêter aux banques des centaines de milliards à 1% pour qu’elles s’entre aident ou achètent de la dette souveraine à 3, 4 ou 7% !

Alors quand Pierre Larrouturou et Michel Rocard publient un article dans le Monde proposant que la BCE prête à la BEI (Banque européenne d’investissement) ce qui est permis par les traités, la BEI pouvant prêter aux Etats à 2% par exemple et ainsi desserrer l’étreinte des marchés. Surtout dans le cas de l’Italie dont la balance (hors paiement de la dette est positive), on se dit que les candidats vont sauter sur la proposition. Pour dire que Larrouturou et Rocard sont fous. Ou que s’ils étaient élus, ils reprendraient cette idée.

A part le gazouillis matinal de quelques radios, au bout de 3 jours, il n’en est plus question. Les marchés auraient-ils le pouvoir non seulement au niveau financier mais aussi sur les gouvernements actuels et sur les gouvernements futurs !
 
* F. Hollande propose, avec une grande précision !, de « revoir l’accord européen.
 


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5 réactions à cet article    


  • sdzdz 17 janvier 2012 09:05

    Parcequ’ils ne sont pas crédibles sur le sujet. On leur permet juste de s’exprimer pour faire chuter la pression juste avant les élections. Leur candidat Hollande a en ce sens été limpide : « le vote des Français de 2005 est derrière nous ». Quant à Mélanchon, il ne se pose guère la question de savoir qui veut d’un projet collectiviste en Europe...

    Le seul fait de mentionner la loi de 1973 vaut d’ailleurs aveu d’échec de leur part sur la durée : même Rocard reconnait que nous n’aurions jamais dû céder sur l’indépendance de la BCE...

    Tout l’intérêt de cette élection consiste à se demander si l’on va parvenir à se débarrasser de cette caste, car le premier problème est bien celui de la représentativité des élites. Et la solution en 2012 se trouve forcément chez les nationalistes et souverainistes ou indépendantistes.

    Sur la dette publique et le jeu des intérêts cumulés, je vous renvoie à l’approche de l’IRC.

    http://www.la-France-contre-la-crise.over-blog.com


    • Robert GIL ROBERT GIL 17 janvier 2012 10:31

      La contradiction fondamentale de l’euro et de l’Union européenne est une monnaie unique sans État, un espace de «  concurrence libre et non faussée  » sans politique économique commune, c’est-à-dire des constructions largement artificielles qui n’aboutissent qu’à consacrer la loi du plus fort, tout en développant des déséquilibres qui à terme menacent la stabilité de l’ensemble. Or, pour essayer maintenant de sortir de ce piège, les capitalistes et les gouvernements de la zone euro et de l’UE ne proposent qu’une fuite en avant, aggravant leurs caractéristiques antisociales et antidémocratiques....
      http://2ccr.unblog.fr/2012/01/04/sortir-de-l%E2%80%99euro-ou-du-capitalisme%E2%80%89/


      • MKL 17 janvier 2012 11:28

        Petite rectification.

        Le taux auquel la BEI ou la Caisse des Dépôts peuvent prêter aux états via la BCE n’est pas de 2% mais 0,02%, càd un prêt quasi gratuit (art. 21.3 et 23 du statut de la BCE).


        • Paul ORIOL 17 janvier 2012 13:52

          Merci
          Paul


        • Pingouin094 Pingouin094 17 janvier 2012 23:33

          Je tiens à rappeler que le Front de Gauche propose un volet très important sur la réforme de l’Europe. 


          Et notamment, le Front de Gauche porte depuis l’origine la nécessité d’un prêt à taux réduit (voir 0) de la BCE aux états.

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