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Accueil du site > Actualités > Politique > L’Union fédérale européenne : l’espoir !

L’Union fédérale européenne : l’espoir !

Une Union fédérale pour l’Europe : un projet défendable pour que l’Europe politique, sociale et démocratique puisse enfin voir le jour.

L’Union fédérale européenne : l’espoir

Fédéralisme ?

Une union où chacun reste souverain est une simple coopération, dans laquelle les décisions communes ne peuvent être prises qu’à l’unanimité. Cette gouvernance statique est la confédération.

A l’inverse, une union où les décisions sont prise à la majorité est dynamique : on peut toujours décider, sous réserve des seules compétences dévolues à l’union (subsidiarité), conçue pour renforcer l’identité de chacun de ses membres (y compris les langues nationales et « l’exception culturelle ») vis-à-vis de l’extérieur. Cette gouvernance est la fédération.

Subsidiarité ?

Le principe de subsidiarité consiste à réserver uniquement à l’échelon supérieur ce que l’échelon inférieur ne pourrait effectuer que de manière moins efficace.

Ce principe a été introduit dans le droit communautaire par le Traité de Maastricht (art. 5 du Traité instituant la Communauté européenne-TCE). Cependant, son existence est plus ancienne : on en retrouve déjà l’esprit chez Aristote ou Saint Thomas d’Aquin. Il régit par exemple les rapports entre l’État et les Länder en Allemagne.

Le principe de subsidiarité ne s’applique qu’aux questions relevant d’une compétence partagée entre la Communauté et les États membres, qui posent fréquemment des problèmes d’attribution. Il ne concerne pas les domaines relevant de la compétence exclusive de la Communauté, ni ceux qui demeurent de la seule compétence des États.

Ce principe, d’un côté, protège les compétences des États, mais de l’autre, permet l’intervention de la Communauté si « les objectifs [d’une] action envisagée ne peuvent pas être réalisés de manière suffisante » par les États mais peuvent davantage l’être à son niveau (art. 5 TCE).Enfin, il répond à un souci de démocratie, les décisions devant « être prises le plus près possible des citoyens » (art. 1 du Traité sur l’Union européenne).

Une obligation de proportionnalité commande de ne pas excéder ce qui est nécessaire à la réalisation des objectifs (ex : éviter des législations trop détaillées).

Compétences fédérales ?

Elles doivent (sous réserve de subsidiarité) être universelles : économiques, sociales, diplomatiques et militaires. Une fiscalité fédérale (subsidiaire) doit en permettre la gestion.

Institutions fédérales ?

Outre une Constitution garantissant les droits fondamentaux des citoyens fédéraux et, par subsidiarité, les droits des Etats fédérés, il faut donc :

  • Un exécutif (subsidiaire), ici un président s’entourant librement des ministres nécessaires à la gestion des seules compétences fédérales (nécessairement défense, diplomatie, administration fédérale, commerce extérieur, solidarité et sécurité intérieures assurant un espace unique de citoyenneté fédérale) proposant les lois et les exécutant après approbation par le législatif.
  • Un législatif bicaméral : une assemblée représentant les citoyens au prorata des populations fédérées et un sénat représentant paritairement leurs Etats respectifs légiférant conjointement.
  • Un judicaire assurant le respect de la subsidiarité.

Cet ensemble sera plus ou moins stato-fédéral ou démo-fédéral, selon que les membres des institutions seront désignés par les Etats fédérés ou par les citoyens fédéraux.

L’Union européenne actuelle est doublement hybride.

  • Au plan économique (le communautaire), le Parlement européen est démo-fédéral parce qu’élu par tous les citoyens. Mais le Conseil des ministres nationaux (sénat économique) échappe à toute désignation ou tout contrôle direct par les citoyens, il est donc stato-fédéral. Quant à la Commission (l’exécutif), si elle peut être déposée par le Parlement, elle est désignée par les Etats.
  • Mais au plan de la politique étrangère (l’essentiel de toute identité collective dans le monde), de la défense, de la fiscalité, de la solidarité sociale, l’Union n’est à aucun titre fédérale, mais confédérale (l’intergouvernemental). Elle est entre les mains exclusives du Conseil européen de chefs d’Etat ou de gouvernement. Même désignés démocratiquement dans chaque Etat, ils ne le sont que pour défendre bec et ongles les prétendus intérêts nationaux, non l’intérêt commun. D’où les pitoyables marchandages d’Amsterdam et surtout de Nice, d’où le lamentable coupage en deux de l’Union lors de l’affaire irakienne.

Quelle stratégie pour une Europe fédérale ?

De toute évidence, une Europe fédérale à 25 ou plus est, jusqu’à nouvel ordre, impossible.

D’une part, le primat du marché sur la personne (les tenants d’une économie anglo-saxonne). D’autre part, le primat de la personne sur le marché (les tenants d’une économie sociale).

Donc l’idée d’un « noyau dur » fédéral démocratique au sein de l’Union, ouvert à tous évidemment : une Europe sociale (cherchant l’harmonisation fiscale et sociale, sans quoi il y a non marché unique mais simplement marché commun, où la concurrence est non entre les citoyens mais entre les Etats). Elle serait représentée par un président fédéral élu, parlant d’une seule voix au Conseil européen, qui pèserait de tout son poids dans l’Union pour secouer le carcan d’un pacte de stabilité absurde (dixit Romano Prodi, ex-président de la Commission) ; pèserait aussi face à une Banque centrale européenne indépendante de tout pouvoir politique, dont l’unique mandat, qui consiste à prévenir toute inflation, étrangle toute velléité d’investissement communautaire productif (grands travaux d’infrastructure, une recherche de pointe européenne dynamique). En la matière, le financement de l’Union par le Conseil européen (1 % du PIB cumulé) ne permet pas d’économies d’échelle, condition de ces objectifs.

Or si les traités en vigueur prévoient des « coopérations renforcées » soumises au contrôle de l’Union, rien en revanche ne saurait interdire à des nations de se fédérer librement sans pour autant renier leurs engagements communs à l’égard des autres.

Seul un tel noyau dur fédéral ferait enfin émerger une Europe-puissance, seule capable d’affirmer dans le monde nos valeurs humanistes dans un environnement uniquement mercantiliste, à mesure que s’y rallieraient les Etats de l’Union qui en partageraient la vision.

Alors nous nous trouvons aujourd’hui dans une phase intermédiaire. Les principaux États membres ont perdu de leur influence, mais il n’existe pas encore suffisamment de synergie pour permettre à l’Europe de s’exprimer ou de défendre ses positions d’une seule voix. Il est urgent de définir un projet précis, avec un objectif clair, auquel chaque citoyen européen puisse s’identifier.

On ne commencera pas la Fédération européenne à vingt-cinq. Il est souhaitable que le noyau fédéral de l’Union européenne qui décidera de se constituer en une communauté politique restreinte soit formé d’un groupe pionnier partageant la même vision d’une Europe sociale, démocratique et humaniste. Cette Fédération naîtra dans le cadre et à l’intérieur de l’actuelle Union européenne, sans se confondre avec elle. Mais alors quels seront les critères d’éligibilité pour pouvoir entrer dans la Fédération ?

Pour ma part, j’en vois deux. Le premier critère serait l’adhésion à la zone euro, de façon à rendre possible, à l’échelle de la Fédération, la gouvernance économique et la défense de notre modèle social. Le second critère serait l’appartenance à l’espace Schengen, de façon à garantir la protection des frontières extérieures de la Fédération, en particulier la maîtrise des flux démographiques, financiers et économiques.

Ainsi, loin de s’opposer aux autres États membres de l’Union européenne, la Fédération sera le moteur politique de l’Union et le garant de sa crédibilité au regard du monde. Loin d’être recroquevillée sur le seul couple franco-allemand, la Fédération sera composée des pays les plus volontaires et les plus dynamiques de l’Union européenne. Loin de contribuer à faire disparaître les nations, la Fédération garantira leur pérennité et leur rayonnement international.

Unissant concrètement leurs forces, les pays de l’Union fédérale se doteront alors naturellement d’une politique commune leur permettant d’appréhender efficacement les problématiques majeures de notre temps : économie et social, défense, politique étrangère, environnement, etc., tout en nous dotant des moyens pour anticiper et relever les défis du futur.

Conclusion

A cette stratégie il ne semble alors manquer que les nouveaux Monnet, Schuman, Adenauer et autres nouveaux pères fondateurs capables de proposer cette relance et de rendre l’Europe au peuple. En leur absence, c’est sans donc à lui que revient l’initiative, en indiquant clairement ses aspirations et en en montrant la voie.

L’absence de volonté de la classe politique de notre pays pour faire avancer l’Europe avec un projet clair est évidente. Quelques voix s’élèvent toutefois en dehors de nos frontières afin de reprendre la main, dont celles de l’actuel Premier ministre belge, Guy Verhofstadt, de Bronislaw Geremek, ancien ministre des affaires étrangères polonais, ou de Jean-Claude Junker, Premier ministre luxembourgeois, entre autres.

L’Europe a disparu des préoccupations des finalistes potentiels de la course à l’Elysée, qui font semblant de ne pas comprendre où se situe le bon niveau pour régler les problématiques toujours plus complexes auxquelles les Etats seuls ne peuvent plus faire face.

Face au travail de sape des souverainistes et des « Européens » honteux, il est nécessaire de lancer la contre-offensive. D’une part, en défendant l’acquis d’un demi-siècle de construction européenne. D’autre part, en proposant aux Français une sortie de crise 100% fédéraliste.

Difficile de dresser un bilan objectif de l’œuvre accomplie tant l’Union européenne n’a pas toujours été au niveau de nos espérances. Mais elle ne correspond en rien à la caricature qu’en font souverainistes et nationalistes. Leur bilan, en revanche, nous ne le connaissons que trop bien : un continent fragmenté, suicidaire, porté à ébullition par la fièvre nationale et, pour finir, réduit à un vaste champ de ruines. N’en déplaise à certains, il est incontestable que, certes imparfaite et ingouvernable en l’état, l’Europe a déjà apporté en plus d’un demi-siècle paix et prospérité sur le continent, et non le contraire ! Ce n’est déjà pas si mal, alors que nos champs étaient jonchés de cadavres... Depuis, là ou elle n’était pas présente, l’histoire a bégayé.

Nous ne devrons jamais nous éloigner de ces objectifs de paix, car nous y trouverons l’énergie nécessaire pour bâtir une société plus juste, plus humaine, plus solidaire et respectueuse des équilibres. L’Europe sera alors en capacité de réguler les effets pervers de la mondialisation, tout en prenant ses responsabilités au sein d’un monde en perpétuelle évolution, et toujours plus troublé.

Non seulement la dynamique européenne a pansé les plaies meurtries de l’Europe et garanti la paix, mais elle a indéniablement tiré les pays vers le haut. Il suffit de regarder vers l’Espagne ou l’Irlande par exemple. A ceux qui bêtement disent nous payons pour les autres, la réalité est tout autre : l’Espagne est devenu notre premier client. L’Espagne, c’est plus de 50 000 emplois directs dans notre pays. En investissant dans leur avenir via l’Europe, nous garantissons le nôtre.

Plus globalement, l’Europe est devenue la première puissance économique mondiale et pèse de tout son poids dans les négociations commerciales. Elle est devenue un modèle pour de nombreuses régions du monde : l’Amérique andine, le Maghreb, le Moyen-Orient... jusqu’aux Etats-Unis, qui parlent d’un « European dream ».

Notre monnaie unique, si critiquée en France, est malgré tout de plus en plus convoitée. Le Royaume-Uni s’interroge. L’Islande, qui vient d’essuyer une grave crise monétaire, frappe à la porte. Face au flottement du dollar et à l’incertitude concernant la valeur réelle de la monnaie américaine, de nombreux pays misent sur l’euro, et nous sortons progressivement du système instauré en 1946 par les accords de Bretton-Woods qui consacraient le dollar comme étalon mondial.

En matière de défense, le prochain sommet de l’OTAN, chargé de redéfinir les objectifs de l’Alliance atlantique, pourrait déboucher sur la possibilité d’une défense continentale indépendante de celle des États-Unis.

Sans anti-américanisme, l’Europe dispose donc de tous les atouts pour affronter les défis de ce siècle, pour proposer au monde un contre-modèle social, économique, environnemental. En effet personne ne peut se satisfaire d’un monde dans lequel l’ensemble des normes et les modes de vie seraient imposés par une unique hyper-puissance comme les Etats-Unis.

Pourtant, malgré ces acquis incontestables et certaines perspectives encourageantes, il faut reconnaître que les peuples européens ont été laissés à l’écart et sont dépossédés de leur destin par des élites éloignées de leurs préoccupations.

L’Union européenne s’est élargie aux pays d’Europe centrale et orientale sans concertation, rendant obsolète et inefficace son mode de fonctionnement. Géant économique, l’Europe apparaît encore comme un nain politique à côté des Etats-Unis. Divisée, elle semble incapable de faire entendre une voix unique.

Face à ces enjeux, et à la suite du vote négatif du 29 mai 2005, qu’est-ce qui a été accompli et proposé par les responsables politiques européens pour tenter de sortir l’Europe de l’impasse et de la paralysie ? En France, quelques partisans du non commencent à reconnaître que le plan B était un gadget électoral, et qu’il n’y avait pas d’alternative sérieuse au traité proposé.

Quant aux très mauvais avocats du oui, ils n’ont rien d’autre à proposer qu’un « temps de réflexion » ! Pourtant, ce n’est pas une réflexion dont l’Europe a besoin, mais une action concrète d’envergure pour l’extraire de la crise.

Inutile, dans ces conditions, de s’étonner du vote négatif du 29 mai 2005. Plus qu’un vote anti-européen, ce fut un nouveau « vote de rejet » du système, les élites n’ayant pas su tirer les leçons du terrible avertissement donné par les Français le 21 avril 2002. Les politiciens de droite comme de gauche ont été à la fois sourds et aveugles : sourds devant les attentes des citoyens, et aveugles face aux grands défis qu’il convient de relever avec courage.

Toujours est-il que les Français et les Néerlandais ont refusé démocratiquement le Traité constitutionnel européen. Lucides, d’autres pays ont abandonné le processus de ratification. Le Traité est mort-né, et l’Union européenne demeurera pour longtemps une vaste zone de libre-échange, sans armature politique. Alors, que faire ? Comment sortir de cette situation ?

Dans le fond, ce n’est pas l’Europe qui est en panne, mais une certaine vision de celle-ci. Cette vision a montré ses limites (blocage institutionnel, faiblesse par rapport à la Chine et aux Etats-Unis, absence d’une gouvernance économique continentale).

Le projet européen aujourd’hui n’est pas suffisamment motivant et ambitieux pour attirer la jeunesse européenne. Cette Europe-là semble être une fatalité, une sorte d’immense supermarché, dont les contours restent flous.

L’urgence consiste donc aujourd’hui à cesser de « tourner autour du pot ». Si l’on souhaite réellement unir les peuples du continent, il n’y a pas d’autre voie possible que l’Europe fédérale. Soit on est fédéraliste, et on continue à avancer, soit on a l’honnêteté d’assumer des positions nationalistes, et on arrête le processus européen engagé depuis 1950.

Cet idéal d’une Europe politique, démocratique et sociale, régie selon le principe de subsidiarité, est à notre portée à condition de le vouloir, et que ce projet soit résolument tourné vers l’avenir. Pourvu qu’il soit compréhensible, porteur des valeurs d’une société à laquelle chaque citoyen puisse s’identifier, et dont chacun sera dépositaire. Un projet porteur des garanties d’un avenir meilleur pour nos enfants.

C’est tout le sens de l’Union fédérale européenne.

Christian CHAVRIER

Président du Parti fédéraliste

Président fondateur du club « Besoin d’Europe »

Candidat à la présidence de la République en 2007

www.chavrier2007.eu

www.parti-federaliste.fr



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26 réactions à cet article    


  • SELLIER (---.---.164.11) 10 juillet 2006 15:41

    je voudrais connaître la signification du chifrre qui précède les codes barre. Exemple le 3 pour la France. mmmmmmmmmmmerci !


    • Salami & Loukoum (---.---.1.121) 10 juillet 2006 16:13

      Il faut reconnaître que le fédéralisme, par exemple aux Etats-Unis, en Allemagne ou en Suisse, fonctionne plutôt bien.


      • zen (---.---.30.67) 10 juillet 2006 16:26

        « Cette Europe-là semble être une fatalité, une sorte d’immense supermarché, dont les contours restent flous »

        C’est bien là le problème...Mais il n’y aura pas d’avancée vers une cohérence politique en Europe, quelle qu’elle soit,tant que ne seront pas remises en question les grandes options économiques de type néo-libérales qui conditionnent ses grandes orientations..On revient au débat de fond sur le TCE...


        • (---.---.155.248) 10 juillet 2006 17:15

          Bonjour, c’est Yves.

          Alors, le 3 devant les code-barre ne concernent en fait que les codes EAN. La plage de codes attribuée à la France va de 30 à 37. De rrrrrrien.

          Sinon, le fédéralisme c’est bien dans certaines circonstances, pas partout. Dans mon esprit, le but de l’Europe est de fonder pour demain un grand état, quitte à ce que la France s’y dilue. Donc OK pour la Suisse (petit pays) ou Les États-Unis, mais ce sont des cultures uniques, même dans le cas des States peuplés à l’origine d’émigrants de nationalités ou confessions diverses, mais vites fondues dans le moule WASP. L’Europe ne pourra servir à terme à quelque chose que si ce quelque chose est autre que le nivellement économique par le haut. Irlande, Espagne ou Grèce nous ont rejoint, mais quand tout le monde sera là, que faire ? Il est à mon sens impératif de parler d’une seule voix, sur tous les plans, économiques et politiques entre autres. C’est ce qui fait le poids actuel des Amerloques, c’est ce qui peut faire le notre demain, et doit le faire pour éviter un monde unipolaire.

          Sans aller jusqu’à dire que cela ne pourra se faire qu’à condition de se dégager du « carcan néo-libéral » (expression déposée), je pense au contraire que cela permettra de la contrer (si on le désire). Je crois constater un décalage croissant entre les opinions des peuples européens et les actes de Bruxelles (OGM, Irak, libéralisme). Ceci est le fait de lobbies qui auront moins de pouvoir si le gouvernement européen est unique et si tous les regards sont rivés dessus.

          Pour résumer, j’ai pas envie de fédéralisme. J’ai envie d’un seul pays.

          Signé : Yves.


          • Internaute (---.---.22.142) 10 juillet 2006 18:52

            Je vous souhaite bonne chance avec ce nouveau « pays ».

            Au fait, pour vous, c’est quoi un pays ?


            • Adolphos (---.---.59.170) 11 juillet 2006 07:51

              Bref, vous voulez transformer le reste de l’Europe en Paradis Social français. Je ne crois pas qu’ils vont accepter, ces salauds là.

              Par exemple, je ne vois pas du tout que le « Social » soit plus efficace au niveau fédéral que local..

              Sinon, les taux d’interet sont (trés) bas. Donc accuser la BCE, c’est juste un argument de politicien pour trouver un bouc émissaire. La croissance de l’Irlande, par exe, montre que l’Europe actuel est largement efficace si les Etats suivent une politique économique raisonable. Evidement, la construction de l’Utopie Socialiste n’en fait pas parti..


              • Stephane Klein (---.---.101.8) 11 juillet 2006 12:36

                Le fedralisme est effectivement le mode d’oragnisation vers lequel nous devons tendre, aussi bien au niveau europeen que national.

                Il n’y a plus aujourd’hui de force centrifuges capables de faire exploser la nation comme au temps de la revolution....mais il nous reste des princes parisiens qui freinent des quatres fers une evolution qui leur enleverait des prerogatives.

                Pour autant au niveau europeen, il faut etre vigilant. En matiere de politique etrangere, je vois mal un fonctionnaire europeen danois ou autre defendre les interets de la France et de la francophonie par exemple. Une evolution vers un systeme confederal (cad federal ou la subsidiarite est pousse a l’extreme) me parait plus adapte a la specificite europeenne.

                Ha, si la Montragne avait gagne !


                • Adolphos (---.---.59.170) 11 juillet 2006 12:40

                  « Le fedralisme est effectivement le mode d’oragnisation vers lequel nous devons tendre, aussi bien au niveau europeen que national. »

                  L’Europe est déja une fédération dans les faits..

                  Quant au niveau nationnale, ca n’a aucune interet. Il faudrait tout au contraire suprimer le département ou la région, pour simplifier tout ce bazrd.


                • Christian Chavrier Christian Chavrier 11 juillet 2006 13:25

                  Bonjour,

                  Nous parlons ici d’une Union Fédérale dotée d’un régime parlementaire contrôlant l’executif, organisée selon le principe de subsidiarité. Quant au niveau national les fédéralistes sont évidemment de cet avis et cela se nomme précisemment du fédéralisme. Il faut à l’évidence supprimer les départements par absoption des régions. Mais dans le même temps l’Etat doit se concentrer sur ses missions régaliennees afin d’assurer la cohésion nationale tout en jouant un rôle péréquateur et doit déléguer aux collectivités restantes le reste des missions selon là aussi le principe de subsidiarité. La France, de plus en plus isolée sur son mode gouvernance, asphixie ses régions par trop de centralisme. Notre pays partage presque l’intégralité de ses frontières avec des pays ayant adopté le fédéralisme, comme de plus en plus de pays sur la planète.

                  Cordialement,

                  Christian


                • Christian Chavrier Christian Chavrier 11 juillet 2006 14:18

                  Bonjour Stéphane,

                  En matière de politique étrangère l’Europe sera en capacité de parler d’une seule voix à la condition d’avoir une existence politique. Dans ces conditions ce n’est pas un fonctionnaire mais le ministre d’un véritable gouvernement européen, selon un véritable régime parlementaire représentant fidèlement les aspirations des peuples européens. Il ne faut pas craindre que les intérêts spcifiques de tel ou tel Etat ne soit pas ou mal défendu puisque le principe de subsidiarité s’applique. L’idée de l’Union regroupant les pays de la zone euro et de l’espace shengen permet de soutenir naturellement une politique monétaire et économique tout autant que de politique étrangère ou d’immigration par exemple. Cette Union serait un premier cercle au sein de la communauté européenne telle qu’elle existe aujourd’hui.


                • Aymeric (---.---.100.34) 11 juillet 2006 17:28

                  Excellent article...

                  En fait c’est un programme !

                  Christian Chavrier, j’espère sincèrement que vous allez trouver les 500 signatures nécessaire pour vous présenter. Sinon je ne vois vraiment pas pour qui d’autre je pourrais voter en 2007....


                  • Christian Chavrier Christian Chavrier 12 juillet 2006 22:10

                    Mercide votre message etd e vos encouragements ! Toutes les énergies pour faire bouger le pays sont les bienvenues. Je vous invite si vous le souhaitez à faire mieux connaissance avec nos propositions sur nos sites web : www.parti-federaliste.fr www.chavrier2007.eu A bientôt peut être !

                    Amicalement,

                    Christian


                  • macadam (---.---.254.235) 12 juillet 2006 09:26

                    Christian Chavrier, je ne voterai pas pour vous.

                    Non pas que je ne partage pas vos idées, au contraire cela fait bien longtemps, depuis mon droit de vote en fait, que je cherche quelqu’un comme vous. Mais je ne crois pas que les élections politiques vous permettront de vous exprimer librement dans ce pays. Vous serez conspués et ridiculisés par les grands mammouths qui nous gouvernent et qui, comme vous le dites si bien, ne veulent pas d’une europe politique (ils ont tout à y perdre). De plus je suis prêt à parier que les deux gros partis sauront agiter le spectre de 2002 pour décrédibiliser toute candidature alternative. J’aimerais avoir espoir, je crois profondément en chacune des idées que vous avez exposées ici. Mais vous ne gagnerez rien à vous présenter aux élections. Je vous suggère d’abord de vous faire connaître par internet, vous avez la chance de proposer un discours clair qui tranche des politiques classiques, et donc vous pouvez toucher un large public. Je vous suggère aussi de trouver des compagnons partageant vos idées dans les milieux scientifiques, philosophiques, économiques, humanitaires, mais surtout pas politiques. Refondez les Lumières et alors le peuple pourra commencer sa révolution !


                    • Christian Chavrier Christian Chavrier 12 juillet 2006 22:06

                      Merci de votre message. Vous avez raison les dés sont pipés et il sera très difficile d’être présent au premier tour de l’élection présidentielle. Nous sommes très actifs sur Internet et le courant d’idées que je sers modestement travaille très activement à la réunion de tous ceux qui veulent vraiement faire bouger les choses sans pour auatnt tomber dans la facilité, les idées simplistes et ou populistes. Outre le travail didactique, d’activisme, de lobbying et d’écriture entre autres, le Parti Fédéraliste travaille actuellement à cette réunion de très nombreux mouvements. Une coalition paratageant les même valeurs sera présente aux législatives et aux municipales. Les 3% obtenus aux régionales en 2004 nous donnent matière à espérer. Notre courant de pensée, proche aussi du monde associatif doit permettre aux citoyens de reprendre le contrôle de la vie démocratique. A commencer par lutter contre le carriérisme politique.

                      Amicalement,

                      Christian.


                    • Internaute (---.---.9.207) 12 juillet 2006 12:34

                      L’Europe politique n’a pas vraiment de raison d’être car sa venue ne serait que le résultat de quelques politiciens professionels qui espèrent se créer un avenir.

                      Le passage d’une association économique à une fusion politique n’apportera rien car on ne sait pas la baser sur des intrêts communs. Alors on reste dans le flou.

                      Parler d’une seule voix ?

                      Qu’est-ce que cela signifie et quel est l’intérêt ? On dit que cela permettra de faire le contrepoids des Etat-Unis mais c’est complètement faux. Par exemple l’Inde avec son milliard de citoyens parle d’une seule voix mais n’a aucun poids sur la scène internationale. Restons réalistes. Le poids relatif de quoi que ce soit est fonction du danger qu’il peut représenter pour les autres. Les USA font 48% des dépenses d’armement et ont la volonté de bombarder n’importe qui n’importe quand. C’est la seule raison pour laquelle ils ont du poids. Est-ce que l’Europe fédérale et unie a pour vocation de se lancer dans une course aux armements ? Je ne le pense pas. Est-ce que l’Europe fédérale et unie aurait envoyé une armada en Irak pour le protéger de l’invasion américaine ? Je ne le pense pas non plus. Donc, parler d’une seule voix, qu’est-ce que cela veut dire si de toute manière nous n’aurons ni les moyens militaires ni la volonté politique de nous faire entendre. j’ai pris l’Irak comme exemple mais n’importe quel autre conviendrait aussi bien.

                      Si l’idée politique derrière la voix unique est d’intervenir partout dans le monde alors c’est une bonne raison pour être contre l’Europe politique. Vivons heureux chez nous.

                      Je crains fort que l’idée politique européenne ne se nourisse de l’illusion que nous ferons mieux à un étage au-dessus ce que nous n’avons pas su faire à notre niveau national.

                      Projeter les valeurs humanistes ?

                      Je suis désolé mais si on rentre dans le processus douloureux de fusioner les Etats européens ce n’est sûrement pas pour projeter une quelconque valeur (le Vatican le fait trés bien) mais uniquement parcequ’on est convaincu qu’au bout du compte les peuples qui participent à cette fusion y trouveront un intérêt. Donc, toute construction qui refuse de commencer car « Dans l’intérêt des peuples européens... » est nulle et non avenue. Qui ira se battre pour projeter les valeurs ? Pas moi en tout cas ; je veux bien me battre pour des gens mais sûrement pas pour des valeurs.

                      Lutter contre l’immigration ?

                      La lutte au niveau national est tout à fait possible. Il suffit de changer quelques lois et de remplir des bateaux. Lorsque les gens renvoyés chez eux auront expliqué à leurs proches qu’il n’y a pas de solution pour eux en France alors le flux migratoire s’arrêtra tout seul. Le problème c’est qu’on leur dit de venir et que tout le monde les attends. Alors on nous dit que le problème est partagé par plusieurs pays et que la réponse doit être européenne. Mais que fera donc l’Europe si les personnes en charge n’ont pas les c... pour le faire ? En suivant ce raisonnement de renvoi de la balle on peut dire que le problème est mondial (USA-Mexique) (Darfour-Soudan) et que par conséquent il faut s’en remettre aux décisions de l’ONU et non pas aux décision européennes.

                      J’ai été un peu long mais il faut rentrer dans le détail. Jusqu’à présent, hormis des professions de foi, je n’ai rien vu comme futur radieux dans une Europe Politique. Par contre les inconvénients majeurs sautent aux yeux.


                      • macadam (---.---.130.100) 12 juillet 2006 14:10

                        Il faut quand meme souligner qu’une majorite d’europeens possedent le meme ideal de societe : les bienfaits d’une societe de concurrence pour alimenter la competitivite et donc le progres (cf echec du communisme), et un droit social fort pour etre proteges du systeme. Nos chefs refusent encore de la voir. Il est pourtant evident que malgre ses disparites, l’Europe n’est qu’une seule et meme civilisation ; j’ai d’ailleurs plus de points communs avec un catalan qu’avec un lillois, et il est difficile de subir un choc culturel a la frontiere de deux nations europeennes. L’europe politique semble pour moi ineluctable puisqu’apres tout nous faisons tous partie d’un meme peuple.


                      • Internaute (---.---.151.102) 12 juillet 2006 14:21

                        Tout à fait d’accord avec ce que vous dites sauf pour la conclusion. A mon avis celle qui s’impose est une association étroite dans le respect mutuel mais pas une fusion. D’ailleurs l’histoire européenne nous montre que tous ceux qui ont tenté de l’unifier se sont cassés les dents.


                      • macadam (---.---.130.100) 12 juillet 2006 14:45

                        Oui c’est vrai. Chaque peuple a le droit d’exister en europe, et c’est de la qu’en decoulera sa puissance et un exemple de cooperation pacifique entre des peuples qui se dechiraient il y a 90 ans. Je ne parlais pas d’unifier non plus. Un breton ne s’est jamais senti marseillais et ca ne l’empeche pas d’etre francais.


                      • Christian Chavrier Christian Chavrier 12 juillet 2006 21:52

                        Faire l’Europe c’est d’abord et avant tout continuer l’oeuvre des pères fondateurs pour que plus jamais la barbarie ne meurtrisse notre continent. Ce rêve est enfin devenu réalité, il convient de se battre pour pour qu’il perdure. En Europe là ou la communauté n’était pas présente, l’histoire a s’est répétée et la barbarie fût de retour : les Balkans ! Oublier le passé c’est se condamner à le revivre ne l’oubliez jamais.

                        Qui a parlé de la course aux armements ?...! Au contraire devenir expert de la paix, une puissance économique et poltitique majeure c’est ce qui permettra à l’Europe de jouer pleinement son rôle pour la préservation de la paix, le co-développement et bien d’autres sujets alors que les états seuls sont à l’évidence aujourd’hui devenus inopérants en la matière.

                        Une Europe politique signifie une politique étrangère, une diplomatie etc... A contrario de ce que vous dites le problème irakien eut été bien défféremment traité si une véritable diplomatie européenne avait pu agir, à l’appui d’une communauté puissante.

                        Je rêve d’un monde sans guerre, sans terrorisme, mais il nous faut prendre le monde tel qu’il est pour espérer le changer. Alors dans l’état actuel l’Europe doit également disposer d’une défense commune pour aller dans le sens de la dissuasion, de disposer des moyens d’agir en cas d’agression mais aussi pour participer à solutionner des conflits et préserver ce un bien universel pour l’humanité qu’est la paix , et non pas pour devenir agresseur...

                        Je n’ai jamais parlé d’interventionisme mais n’oubliez pas que nous ne vivons pas seul sur la planète... Dès lors si vous êtes convaincus que les droits de l’homme, la préservation de l’environnement, la paix, la lutte contre la pauvreté et pour la dignité humaine sont des objectifs majeurs pour lesquels il faut se battre, il faut alors prendre sa part du combat.

                        Mais l’Europe batie sur un idéal de paix doit devenir en capacité de répondre concrètement aux problèmes quotidiens. Les états compte tenu d’une mondialisation en marche ne peuvent plus seuls faire face aux grandes problématiques. Il convient de lutter contre les effets pervers de la mondialisation, il est facile de comprendre que c’est plus facile à plusieurs.

                        Il faut une organisation pour tendre à ces objectifs, un outil de gouvernance pour fixer les règles de vie commune ; c’est tout le sens du fédéralisme qui permet de mutualiser des moyens donc d’être plus forts pour le bien commun, tout en respectant les identités des fédérés et leurs intérêts particuliers.

                        Vous déclarez ne pas vous battre pour des valeurs, c’est votre droit le plus absolu, je remercie chaque jour qui passe mon grand père, son frère et tous ceux qui se sont battus pour la paix la liberté et la démocratie. Grâce à leur sacrifice nous pouvons aujourd’hui converser librement...

                        Enfin sur vos déclarations au sujet de l’immigration vous vous doutez bien que je ne cautionne absolument pas vos propos.

                        Bien démocratiquement,

                        Christian


                      • Christian Chavrier Christian Chavrier 12 juillet 2006 21:55

                        La fusion n’est pas mon propos. Vous avez raison vouloir fondre les peuples les uns aux autres sans distinction est voué à l’échec. L’Union fédérale permet elle une vie en commun tout en espectant les identités.

                        Amicalement,

                        Christian


                      • Christian Chavrier Christian Chavrier 12 juillet 2006 22:11

                        Pas mieux !

                        Amicalement,

                        Christian


                      • Internaute (---.---.12.146) 13 juillet 2006 08:42

                        Merci pour votre réponse.

                        Petite explication sur les valeurs. Je ne me battrais pas pour des valeurs car celles-ci sont des drapeaux derrière lesquels on essaye d’embrigader des troupes. N’oublions pas que les luttes pour la « liberté », le « communisme », la « démocratie », les « droits de l’homme » et la « dictature du prolétariat » ont été les plus grosses mangeuses d’hommes de notre histoire et que le principal apport de la Révolution Française reste quand-même la guillotine.

                        Alors la démocratie, oui si on lui rajoute un adjectif, par exemple la démocratie française, la liberté si elle est individuelle et idem pour les autres termes. C’est pour cela qu’il faut savoir se battre pour des gens mais que dés qu’on commence à idéaliser vers des valeurs abstraites on tombe dans un piège. La démocratie universelle est un leurre. Elle est peut-être bien pour nous mais franchement, quand on parle par exemple de l’Arabie Séoudite il faut savoir se battre pour aller défendre le bon état technique des pipelines mais surement pas pour faire tomber une monarchie tant qu’elle nous sert. La politique ce n’est pas de l’angélisme universel.

                        C’est au nom de la démocratie que le chaos a été instauré en Irak.


                      • JNB (---.---.140.64) 12 juillet 2006 23:24

                        Cet article est excellent. Il faut que les peuples européens ainsi que leurs dirigeants prennent conscience que le seul avenir de l’EUROPE est l’EUROPE FEDERALE. Lutter contre 250 MILLIONS D’AMERICAINS, autant de BRESILIENS, + D’1 milliard de CHINOIS et bientôt autant d’INDIENS ce n’est pas chacuns dans nos 25 ou 30 petits coins que egoïstement nous y arriverons.........


                        • Johan Johan 13 juillet 2006 16:45

                          Bonjour Monsieur,

                          J’ai l’an dernier consacre mon memoire a l’elargisement de l’UE aux pays de l’Est. Ma conclusion fut que la France et l’Allemagne, a se tirer dans les pattes a la chute du mur de Berlin, ont manque l’occasion de construire une Europe economique, politique et militaire. Que les USA ont rafle de nombreux pays ravis que l’Otan les protege, et que la Russie a eu le temps de se rearmer au niveau du chantage energetique (gaz/petrole) et diplomatique (passage jusqu’a Kalinigrad via la Lithuanie avec le grand sourire de Chirac qui sent le soufre au Moyen Orient).

                          Mes questions :

                          Est ce que la « carotte » existe encore pour faire cette union federale ? Ca a l’air mort. Cf l’Europe de defense avec France, Belgique, Allemagne et Luxembourg seulement.

                          Est ce qu’on va enfin PARLER DE REVENIR SUR L’ABANDON EN 92 DE LA CLAUSE DE PREFERENCE COMMUNAUTAIRE ? On fera rien sans ca. Pour l’instant on generalise l’ouverture des barrieres douanieres a tout l’OMC. C’est pas tenable d’etre plus royaliste que le Roi.

                          Est ce qu’on va se faire encore avoir avec le Royaume Uni ?

                          A mon avis, ca va etre chaud bouillant. Mais il est vrai qu’un noyau dur qui s’etendrait petit a petit, alors que la zone de libre echange de luxe peut elle continuer (droit des affaires, standards...). C’est envisageable.

                          Mais le mieux serait de mettre l’interet economique avec l’adhesion politique (comme on a fait pour les droits de l’Homme avec la CEDH, condition a l’adhesion a l’UE).

                          Sinon merci pour votre reflexion, meme si vous ne pouviez pas vous presenter. A un moment il vont devoir proposer des projets concrets eux aussi, car on ne digere plus leur soupe ; )


                          • krokodilo (---.---.11.164) 18 juillet 2006 14:03

                            Quid de la barrière des langues dans une Europe fédérale ? Les Etats-unis ont l’anglais et refusent à l’espagnol le statut de langue nationale-bis ; Que proposez-vous en Europe, la pagaille linguistique actuelle, un noyau dur de langues de travail en humiliant les autres, ou le tout-anglais vers lequel on nous dirige sans le dire, ou encore le chimérique multilinguisme, ou bien une langue seconde comme l’espéranto ?


                            • Christian (---.---.16.193) 20 juillet 2006 10:58

                              Pourquoi considérer que les langues sont un obstacle à la construction Europénne ? Elles ne l’ont pas été jusqu’à ce jour, l’Europe s’est faite avec elles et non contre elles, elles sont au contraire une richesse.

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