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Accueil du site > Actualités > Politique > La cabale de Cavada

La cabale de Cavada

Les Municipales déjà drôles : Jean-Marie Cavada, figure emblématique et professorale du MoDem bas débit de François Bayrou a choisi d’aller se faire élire chez Sarkozy. Le Béarnais toujours plus seul en son centre.

« J’ai accepté la proposition de l’UMP. » Voilà une phrase comme une litanie, une sorte de vieille scie, un tube tellement passé et repassé sur la bande FM qu’on ne l’écoute même plus. Et pourtant, celui qui a « accepté », cette fois-ci d’entendre les trompettes sarkoziennes n’est autre que Jean-Marie Cavada, dernier article en vitrine de la boutique Bayrou, dont le bail semble plus que jamais à céder.

« Pour moi, la France dans l’Europe est la seule réponse possible à la mondialisation, à condition de ne pas se crisper sur le passé. Il est clair que les pays qui s’adaptent résistent mieux à la mondialisation. (...) François Bayrou l’a dit durant la campagne présidentielle, mais c’est Nicolas Sarkozy qui fait bouger la France. Il est allé chercher les meilleurs pour réussir les réformes que nous aurions dû faire il y a trente ans. (...) Et pendant qu’il agit, certains attendent son échec, tout en spéculant sur l’affaiblissement de la gauche pour la croquer. Moi, je ne veux pas bâtir une carrière politique sur les ruines de mon pays. » Dans Le Figaro, Cavada tente de justifier son geste insensé, comme s’il restait en plus quelque chose à ajouter à son retournement de veste. Mais il en rajoute, quand même, brosse à reluire en main, frottant, frottant, présentant le petit Nicolas comme le seul, rien de moins, capable de sauver la France de la chute finale. Il nous avait déjà habitué, à la télévision, dans ses émissions, de ne pas faire dans la demi-mesure, de saupoudrer l’emphase de métaphores, mais là, quand même, il y va fort, l’homme au tracteur aura du mal à avaler la pilule. Et ce n’est pas fini...

« François Bayrou a un programme romantique, mais un tempérament qui lui fait refuser l’obstacle de la décision. » Et pan sur le bec du roi du MoDem. Un roi nu, seul, abandonné. Romantique, mais incapable de trancher, incapable de se décider. Le parallèle hippique (refuser l’obstacle) est cruel : le cheval qui refuse de sauter est un cheval qui a peur. Bayrou aurait donc peur de trancher, par peur sans doute de se tromper. Cavada découvre aujourd’hui en fait comme d’autres avant lui que c’est surtout le flou qui domine chez Bayrou : ambitieux ou opportuniste, naïf ou brillant, orgueilleux ou sincère, compétent ou doux rêveur ? On n’a jamais vraiment su, avec Bayrou. On n’a jamais vraiment su qu’une seule chose en fait : que l’homme, totalement incapable de déléguer ne s’entoure par conséquent que de collaborateurs volages. S’ils partent, c’est de leur fait, jamais du sien. Sauf qu’autant de départs, quand même, commencent à classer le « chef ».

« J’ai voulu accompagner François Bayrou jusqu’aux limites de la loyauté, pour des raisons essentiellement humaines, et par fidélité aux militants. Lors de la création du MoDem, je pensais que les zones de faiblesse de cette formation pouvaient être corrigées collectivement, pas en catimini. Mais aujourd’hui, j’ai épuisé tous les recours de la loyauté », explique encore Cavada, enfonçant le clou sur cette incapacité maladive de Bayrou à travailler avec quelqu’un d’autre que lui-même. Si ce n’est faire preuve de suffisance, c’est quoi ? Le MoDem serait donc un caprice du Béarnais, un de plus, une cabine téléphonique dont lui seul posséderait la carte.

Cavada toujours en verve quand il évoque l’avenir du MoDem, il déclare souhaiter qu’enfin une « démocratie interne » s’instaure au sein du parti. On en est là. M. Bayrou, présenté par beaucoup, sur le net ou ailleurs, comme autre chose qu’un feu de paille, comme une sorte de renouveau de la politique, n’a même pas été capable de créer un mouvement où règne la démocratie. La révolution orange se fait donc toujours attendre. Et Cavada pourrait bien la provoquer en... ne quittant pas le MoDem. A la question « resterez-vous au MoDem ? », il répond : Oui. Je vais conduire une liste de candidats de rassemblement soutenue par l’UMP, mais aussi par des personnalités venues d’ailleurs. À ceux qui menacent de m’exclure, je rappelle que les adhérents et les sympathisants du MoDem parisien, notamment, demandent des primaires. Pourquoi des accords de premier tour avec la droite ou la gauche seraient-ils possibles à Bordeaux, à Saint-Brieuc, à Dijon ou à Pau, où François Bayrou lui-même est tête de liste, et pas à Paris ? » Voilà qui devrait beaucoup plaire à Sarko : non seulement un pilier de chez Bayrou le rejoint, mais en plus le transfuge s’occupe de semer la zizanie en partant, histoire d’embarrasser un peu plus le bon François. Plus fort que de mépriser un parti mineur : le faire imploser. Pendant les règlements de compte, la politique continue.

Décidément, plus ça va, plus on s’éloigne de la dernière Présidentielle, de ce que Cavada appelle le « temps de la splendeur paisible » de Bayrou. Aujourd’hui, la splendeur n’est plus, les courtisans disparus. Juste un homme de plus en plus seul, qui ne pèse plus très lourd, pas même un 12e arrondissement parisien. Il paraît que François Bayrou ne s’entend pas trop mal avec Ségolène Royal, ce qui n’est guère étonnant : comme elle, il n’était décidément pas taillé pour le rôle.


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81 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 26 novembre 2007 09:31

    Après durant des années avoir été un « journaliste » cireure de chaussures à la TV,voila notre ami qui exprime ici toute ses « idées politiques »

    « J’ai voulu accompagner François Bayrou jusqu’aux limites de la loyauté, pour des raisons essentiellement humaines, et par fidélité aux militants »

     smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley

    La preuve est démontrée que le parti du Modem n’est qu’un rassemblement d’opportunistes de 2éme catégorie qui n’attendent qu’une occasion de passer à la 1ere catégorie en se vendant au plus offrant

    Le Modem n’a pas d’idées politiques,c’est du sable mouvant d’élécteurs frustrés qui n’ont pas osé voté LEPEN.


    • ratou49 26 novembre 2007 11:47

      Tout d’abord créer un parti tout neuf et l’appeler MODEM celà prouve que Bayrou et internet ça fait 2.En informatique un modem est une boite préhistorique qui sert à ce connecter en bas débit. Donc avec un modem on rame sur le web. Pas étonnant qu’avec un nom pareil, sa formation ne décolle pas. Je lui conseillerai donc de le rebaptiser, pourquoi en ADSL (Association Démocratique Sans Lisibilité !!!) Bon après ce trait d’humour, je souhaite que CANADA se prenne une gamelle monstrueuse aux élections, c’est le sort que les électeurs devraient réserver à ceux qui retournent leurs vestes ce qui d’ailleurs est une dominante des politiciens centristes.


    • Imhotep Imhotep 26 novembre 2007 11:59

      A défaut d’humour vous devriez faire un peu de technique. Votre plaisanterie (fine ?) se fonde sur un principe : Modem = lent ADSL = rapide. Certes l’ADSL est rapide, il y a aussi le câble, la fibre optique, la paire de cuivre, le Wifi, le Wimax, mais ce que vous semblez ignorer de façon crasse c’est que tous les modes de transmission (ceux que j’ai cités) demandent un Modem. Le modem veut dire Modulateur / démodulateur et pour avoir de l’adsl (asynchrone) il faut un modem !. L’un (Modem) est un appareil l’autre (ADSL) une méthode de signaux. Vous avez donc tout faux. Alors pour la jouer moderne prenez en main un petit traité des techniques d’envoi/réception de signal numérique et ensuite revenez nous faire un peu d’humour.


    • Imhotep Imhotep 26 novembre 2007 12:27

      A l’auteur.

      Ce qui m’amuse avec vous c’est un glissement d vos articles. vous étiez soi-disant l’anti-tout, mais la réalité c’est que vous êtes pro-Sarkozy comme le prouve votre dernier article ambigu où Sarkozy apparaît en superman et où le fond st très trouble. Ici vous présentez sous la paroles d’autres sarkozy comme le meilleur.

      Enfin parfois il faut savoir s’éloigner des images faciles et toujours entendues. Il y a celle de la cabine téléphonique. Toujours la même. Elle peut être drôle, elle est certainement aussi vieille que la bible s’il y avait eu à cette époque des cabines téléphoniques. Or elle est ici extraordinairement déplacée car le Modem a actuellement 50 000 adhérents plus que l’UDF a son plus haut niveau. Il y a certes des ratés au Modem. Aucun parti n’est exempt de contradictions, d’ambitions personnelles, de divergences, de haines bien senties entre personnes, de luttes entre les anciens et les modernes (Louis XIV en sait quelque chose). En revanche on ne peut à la fois traite Bayrou de mou et de semi dictateur. Il faut choisir. De plus les statuts, la charte des valeurs et celle de l’éthique du mouvement sont soumis : 1 à modification jusqu’à une date limite 2- à amendement jusqu’au 20 novembre 3- au vote. . Alors si c’est désordonné (quoiqu’il faille encore le prouver) c’est au moins un grand pas vers la démocratie. Cavada a accepté avant le congrès sinon il aurait dû suivre la charte éthique du Modem qui aurait été approuvée par une majorité du mouvement. Or il sait très bien que dans ce cas il s’excluait lui-même en effet cette charte dit :

      PROJET DE CHARTE ETHIQUE

      I- Le Mouvement Démocrate est un mouvement de citoyens engagés et actifs au service de l’intérêt général.

      II- Le Mouvement démocrate respecte en son sein les principes démocratiques qu’il promeut

      à l’extérieur, notamment, information, participation, liberté du débat, vote et transparence des décisions. Le Mouvement Démocrate oeuvre à la modernisation de la vie publique, en particulier par l’émergence d’une génération politique nouvelle, le respect de la parité et la limitation du cumul des mandats.

      III- Le Mouvement Démocrate est indépendant, il se garde de toutes les puissances d’influence. Il est économe des deniers publics. Il lutte contre toutes les formes de corruption.

      IV- Les élus du Mouvement Démocrate exercent leur mandat en conscience, ils ne relèvent pas d’un mandat impératif. Ils se doivent d’exercer ce mandat en respect des valeurs du mouvement et des décisions collectives.

      V- Dans tous les groupes politiques d’élus qui se réfèrent au Mouvement Démocrate la liberté de vote est la règle en cohérence avec les valeurs du mouvement. Les élus du Mouvement Démocrate se prononcent dans le seul intérêt général.

      VI- Tout adhérent du Mouvement Démocrate a droit à l’information sur l’activité du mouvement.

      VII- Tout adhérent du Mouvement Démocrate peut recevoir une formation pour développer ses connaissances et nourrir son engagement.

      VIII- Les adhérents du Mouvement Démocrate reconnaissent pour l’action en commun la nécessité de l’organisation. Ils acceptent de s’inscrire dans la discipline des décisions collectives pour la cohérence de cette action.

      IX- Les adhérents du Mouvement Démocrate assument l’examen critique et le débat internes mais considèrent le dénigrement public comme incompatible avec le respect des valeurs qui fondent leur engagement.

      X- Les investitures aux élections relèvent d’une procédure transparente garantie par les statuts et définie par le règlement intérieur.

      XI- Les adhérents du Mouvement démocrate sont solidaires des décisions collectives du Mouvement, notamment en termes d’investitures pour les différentes élections.

      XII- Toutes les fonctions électives au sein du mouvement sont bénévoles et désintéressées

      Enfin ces deux chartes, si elles sont votées, seront à la fois des référents et des garde-fou. Il sera toujours possible de s’en servir contre toute tentative antidémocratique de la tête du parti. Du reste la désignation à Lyon de la tête de liste procède d’un élan démocratique. Et cette élection prouve que ce n’est pas qu’à la tête du parti que l’on a des ambitions, des ambiguïtés, des lâchetés, des attaques, des reniements. Il y a eu des candidats qui se sont retirés puis regroupés sous la bannière d’un plus puissant, il y a des clans qui se forment. Cela doit sans doute aussi faire partie de la démocratie.


    • le pen la vie la vraie 26 novembre 2007 14:50

      au début bayrou voulait appeler son parti PD, mais il a changé, j’ai pas compris pourquoi

      cavada, il est aussi nul en politique qu’à la télé. C’est dur de recaser des types bons à rien (surtout s’ils sont tout le temps demandeurs).


    • le pen la vie la vraie 26 novembre 2007 17:45

      cavada/bayrou : le juste milieu est le dieu des pauvres cons


    • La Taverne des Poètes 26 novembre 2007 09:36

      Copier-coller un article du Figaro est à la portée du premier imbécile. Sans doute est-ce là l’avenir du journalisme citoyen pour certains...


      • La Taverne des Poètes 26 novembre 2007 09:52

        Copier la Pravda, c’est encore la Pravda.


        • Voltaire Voltaire 26 novembre 2007 09:57

          Tout d’abord, il me parait sage de ne pas prendre comme parole d’évangile le jugement, ou plutôt les excuses d’un transfuge sur François Bayrou ou sur le MoDem. Quand on veut se débarasser de son chien, on l’accuse d’avoir la rage...

          A 67 ans, Mr Cavada souhaitait, et c’est compréhensible, transformer son passage en politique par un mandat concret. Et, clairement, l’agenda de Mr Bayrou n’était pas compatible avec ses aspirations. Mr Cavada deviendra donc ministre, et cédera à Mme Lagarde, seconde sur sa liste, le douzième arrondissement de Paris, s’il le gagne, u moment où celle-ci sera ejectée du gouvernement. Petit arrangement entre amis, donc.

          Plus sérieusement, sur le fond maintenant.

          Le Mouvement Démocrate tente une première : se créer en mouvement politique majeur non pas par le haut, par le diktat d’une petite communauté d’intérêts politiciens, mais par le bas, par l’aggrégation des espérances de nouveaux venus à la politique. Nécessairement, il lui faut passer par une phase de turbulences, dont le congrès de début décembre sera sans doute le moment le plus houleux.

          Mais entre une UMP devenue neo-conservatrice, et un PS en déshérence, et quoiqu’en pense l’auteur, le Mouvement Démocrate est devenu incontournable dans le paysage poltiique français, simplement parce qu’il représente une nécessité. Et la popularité intacte de François Bayrou, qui étonne (et agace) toujours autant nos avisés commentateurs politiques, reflête cette nécessité.

          Que François Bayrou soit un piètre président de parti, c’est probable. Qu’il soit incapable de s’entourer des organisateurs qui lui font défaut, c’est possible. Mais il n’en demeure pas moins celui, actuellement, dont la vision sur notre société est la plus juste, dont le projet est le plus prometteur. François Bayrou ferait un médiocre premier ministre, mais un brillant président de la république. C’est là une surprenante contradiction, mais qui ne peut que le pousser, au dela de son ego, à viser la mandature suprème. Car c’est là qu’il pourra exceller.

          Quant au Mouvement Démocrate, après des débuts forcément agités, il prendre naturellement sa place au sein d’un échiquier politique marqué par un trou béant en son centre. Lui restera à élaborer un projet dans le détail ; gageons que ses nouveaux militants, souvents de haut niveau professionnel, sauront lui donner de la consistence.


          • ZEN ZEN 26 novembre 2007 10:32

            Voltaire

            J’ai noté votre acte de foi, mais il ne me convainc pas...

            « François Bayrou ferait ... un brillant président de la république. »


          • TALL 26 novembre 2007 10:45

            Je ne crois pas, Voltaire. Pour moi Bayrou est un grand catholique dans l’âme, c’est-à-dire : un « tordu » fondamental. Mitterrand l’était aussi, mais en + intelligent.

            Et il n’y a rien de moins fiable que ces gens-là. C’est d’ailleurs pour ça que je ne les ménage pas car je préfère toujours les voir dans le camps adverse. Je les connais bien, ils pulullent en Belgique et j’ai été « élevé » par eux.


          • CAMBRONNE CAMBRONNE 26 novembre 2007 11:28

            TALL

            Bonjour ! Il me semble que votre haine des cathos serait due à des curetons tripoteurs que vous avez du rencontrer dans votre enfance .

            Vous auriez pu tomber sur des tripoteurs laïques !

            Salut et fraternité .


          • CAMBRONNE CAMBRONNE 26 novembre 2007 11:45

            BONJOUR A TOUS

            J’ai toujours eu de la considération pour jean marie CAVADA qui honore la politique . Il est un des rares à ne pas parler la langue de bois et j’ai toujours apprécié ses analyses .

            Il est évident qu’il hésitait avant les législatives mais il a voulu soutenir François BAYROU par fifélité ou espoir .

            Je comprends très bien qu’à 67 ans il préfère faire autre chose que d’attendre une hypothétique victoire du Béarnais qui est en plus capable de ne pas lui en être reconnaissant . Quant à ceux qui s’étonnent de tous ces ralliements posez vous la question autrement qu’en dénonçant la trahison .

            Vive CAVADA et la république quand même .


          • TALL 26 novembre 2007 11:54

            On me l’a déjà sorti 10 fois celle-là Canbronne, faudra penser à renouveler le catéchisme.

            Hé non, le pire dans le catholicisme, à mes yeux, ce n’est même pas les perversités sexuelles bien connues des curés favorisées par la règle de l’abstinence. Non, ce sont certains principes fondamentaux de cette éducation. Principes qui reposent notamment sur l’asujettissement du fidèle par le biais d’une culpabilisation permanente. Culpabilisation basée sur l’exigence du respect de principes inhumains ( « tendre l’autre joue », l’abstinence, etc.. ). Principes contre nature qui ne peuvent qu’engendrer mal-être, hypocrisie, incohérences, etc..

            Etant entendu qu’il ne faut pas confondre catholique et chrétien, vu que le catholicisme n’est qu’une confession parmi d’autres.

            Vous savez à quoi on reconnaît un gars qui va à la messe tous les dimanches dans un forum belge ? Il commence par « je suis agnostique » puis il vous cite 15 fois le Pape et vous met le site du Vatican en lien smiley


          • CAMBRONNE CAMBRONNE 26 novembre 2007 13:37

            MERDE AUX BAYROUISTES

            C’est quand même extraordinaire que dès qu’on touche à st François du Béarn on se fasse moinsser dans les grandes largeurs .

            Vive CAVADA


          • Icks PEY Icks PEY 26 novembre 2007 14:26

            Tall, permettez-moi, cher TALL, de vous inviter à une mise à jour de vos idées préconçues sur le catholicisme.

            Il est fini le temps où on poussait les braves gens dans des eglises en leur parlant d’apocalypse.

            Et puis l’argument du clergé pédophile ... c’est un peu éculé, je crois ...

            Enfin, avoir une dent contre Bayrou sous prétexte qu’il est catho, c’est un peu court, non, comme argument ?

            Bien cordialement,

            Icks PEY


          • Icks PEY Icks PEY 26 novembre 2007 14:33

            La plus grosse erreur de Cavada ne fut pas de quitter Bayrou pour faire une liste soutenue par l’UMP.

            Sa plus grosse erreur fut surtout de suivre Bayrou en avril dernier dans son plan de looser suicido-solitaire.

            Ecartelé entre le centre droit, les transfuges socialistes et les écolos, le MODEM est voué à l’échec.

            Bien cordialement,

            Icks PEY


          • TALL 26 novembre 2007 15:16

            Le catholicisme en lui-même n’a pas évolué. Il y a juste qu’il n’a plus guère d’audience en Europe.

            En ce qui concerne Bayrou, à mon avis, l’avenir étant à l’aggeavation de la fracture sociale, cela devrait accentuer la dichotomie gauche-droite, ce qui est mauvais pour le centre.


          • TALL 26 novembre 2007 15:30

            Rectif : il a perdu pas mal d’audience en Europe. Et ça dépend des pays.


          • Traroth Traroth 26 novembre 2007 17:35

            @CAMBRONNE : « Quant à ceux qui s’étonnent de tous ces ralliements posez vous la question autrement qu’en dénonçant la trahison » : Non. C’est bien l’explication. Comment expliquer sinon qu’un homme qui prétend être de « centre-gauche » rallie une majorité qui n’a eu de cesse de pratiquer une politique de « droite décomplexée » (et ce, même les gens de droite le reconnaitront s’ils sont honnêtes, puisque c’est justement ce qui leur plait). Ce gouvernement n’a rien de centriste ou de gauche. Comment dans ce cas expliquer les ralliements de gens de partis de gauche ou du centre autrement que par l’ambition et l’opportunisme ?


          • Icks PEY Icks PEY 26 novembre 2007 17:55

            @ Traroth

            Pourquoi opposer les choses ? Il existait des gaullistes de gauche et des gaullistes de droite, non ? Il existait des résistants de gauche et des résistants de droite, non ?

            Il est des sujets où le positionnement politique est segmentant. Certes. Mais il est aussi des sujets, bien plus nombreux, où le positionnement politique n’a aucun intérêt.

            Sur le dossier des retraite, voyez la gauche : elle n’a dit mot, si ce n’est sur la forme. Mais sur le fond, le positionnement gauche/droite n’avait pas bcp de sens.

            Pour la gestion d’un arrondissement ou d’une commune, cela sera encore plus vrai : la plupart des dossier d’un maire n’a pas réellement de coloration politique. Délivrer des permis de construire, organiser la voirie, gérer les problémes d’eau, de gaz ou d’électricité, mettre en place un plan de déplacement urbain, etc. tout cela relève d’un savoir-travailler-ensemble et non d’un clivage gauche/droite.

            Enfin, vous ne pouvez pas dire que Cavada vise une carrière politique. Entre nous soit dit, s’il avait voulu se « vendre » à Sarkozy, il aurait revendiqué une mairie « offerte » à la droite. Or, là, dans le XIIème, c’est loin d’être le cas, et dans Paris de façon générale, c’est loin d’être gagné.

            Bien cordialement,

            Icks PEY


          • Rage Rage 26 novembre 2007 18:20

            Bonsoir,

            Je partage totalement l’avis de Voltaire.

            La bipolarité stérilisait la France. L’hégémonie d’un pouvoir arrogant et asservi ne fera qu’envoyer le pays dans le mur qui le guette depuis bien longtemps.

            Il existe un trou béant au centre. Un trou qui recouvre des classes moyennes qui n’ont plus personne pour les représenter. Entre une gauche incapable de se rendre à l’évidence de ses 2 courants et n’ayant plus de « conviction forte commune » et une droite soudée par le pouvoir et l’argent, le monde rationnel du commun des mortels n’est plus représenté.

            François Bayrou est l’un des derniers, si ce n’est le dernier, à ne pas avoir vendu son âme pour un strapontin.

            Et c’est parce qu’il veut être indépendant et maître de son destin dans ce système bipolaire ou seuls les chefs ont le droit de parole, stérilisant tout sur le passage, que certains ne peuvent résister à l’appel de l’ivresse du pouvoir.

            Cavada vend son âme à son tour pour un strapontin, sans doute pour troquer la défaillance annoncée de Lagarde pour un poste chaud pour lui (relations avec les médias par exemple).

            Sarkozy débauche sur CV : il scrute les envies, colle aux terrain les étiquettes qui vont bien et vend au chaland l’adage comme quoi « tout homme à un prix ». Cavada a été débauché pour se présenter dans un arrondissement centriste - le 12ème- susceptible de faire basculer Paris à droite.

            Cavada est une vitrine, un pigeon que l’on utilise avec son égo pour des fins propres. Une relation gagnant-gagnant ou le peuple à tout à perdre.

            Bayrou paie aujourd’hui les défections mais construit son avenir sur une nouvelle génération : s’il fait confiance à ce nouvel élan, seul contre tous, il pourra émerger en 2012 comme le seul encore éthique d’une masse de médiocres compromis.

            Contrairement à la conclusion de l’auteur, si Bayrou et Royal sombrent, ce n’est pas par faiblesse, mais parce qu’ils n’ont pas eu les relais pour frapper là où ça fait mal, en allant au bout de leurs convictions.

            Royal n’avait certes pas le volume, mais son fond n’est pas à jeter.

            Quant à Bayrou, si on ne l’avait pas affublé d’une équipe de vendus, il aurait certainement été bien plus lucide, raisonné et efficace que le voleur qui nous gouverne.

            Le temps joue pour lui : il parie sur l’effondrement du système. Vu comme c’est parti, s’il survit au « désert », il sera sans aucun doute la seule alternative crédible en 2012.


          • TALL 26 novembre 2007 19:39

            Ce que les gens ne comprennent pas, c’est que Bayrou est en réalité un fin stratège au long terme. Il vise déjà les présidentielles de 2037 smiley


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 novembre 2007 22:15

            Leon : Tout a fait d’accord. Je vous invite à lire mon petit scenario de politique-fiction qui a l’avantage de ne pas se situer dans des siècles, mais au cours des prochains mois smiley)

            http://nouvellesociete.org/5171.html ou là...

            http://www.centpapiers.com/France-de-Sarkozy-La-democratie-en,2490

            Je crois à un bipartisme centre- gauche vs centre-droit... mais après la tempête

            Pierre JC Allard


          • noel 26 novembre 2007 22:41

            Voltaire, oui, bien sur


          • TALL 26 novembre 2007 22:44

            Of course, l’aggravation de la fracture sociale manichéïse le rapport gauche-droite. Ce qui pourrait pousser progressivement Sarko à se mettre au-dessus de la mêlée en utilisant ses premiers ministres comme fusibles. Un grand classique à l’Elysée. Mais c’est contre son caractère aussi, faudra voir.


          • stephanemot stephanemot 27 novembre 2007 08:42

            Bayrou pouvait faire un bon président. Son problème est d’y arriver. Fondamentalement, Bayrou est un animal politique mais pas au sommet de la chaîne alimentaire, et il sera toujours dépassé par un plus grand prédateur que lui. S’il a plus d’ambition qu’un Delors ou un Barre, il a du mal à jouer en équipe et à vraiment maîtriser toutes les ficelles du métier.

            A mon sens il a montré ses limites pendant la campagne en ne saisissant pas l’occasion en or du casting Sarko-Ségo. Il avait un boulevard et n’en a pas profité.

            Il a ensuite gâché le débat de l’entre deux tours où il pouvait facilement récupérer le leadership*. Il ne l’a pas joué fine autour des législatives non plus...

            Si Bayrou avait réellement constitué la plateforme annoncée, il aurait ouvert la porte des deux côtés. Mais le calendrier décalé du PS lui a joué des tours et faute d’ouverture il s’est logiquement fait déborder par Sarko, qui pourra légitimement l’accuser de faire obstacle à la réforme alors qu’il pouvait en tirer les bénéfices sans assumer tous les risques. Pire : il est presque déjà trop tard pour recruter à sa gauche.

            Pour conclure : FB chasse seul. Les grands prédateurs ont une meute à leur service pour les basses besognes, et lui ne sait s’entourer que d’agneaux.

            * cf « Le troisieme gnome » :


          • Erick 27 novembre 2007 09:54

            UMP néo-conservatrice, trou au centre, stature présidentielle de Bayrou ... Discours qui relève de la méthode Coué. Quant à traiter les autres de « transfuges » (Cavada comme d’ autres), c’ est une façon tellement simple de ne pas avouer la vanité d’ un parti et de son leader et de ne surtout pas reconnaître la force des autres. Comment peut-on soutenir quelqu’ un en qui on ne peut avoir une confiance totale ? Si vous suivez de prés la carrière de Bayrou, faites le compte de ceux qui l’ ont quitté depuis une dizaine d’ années ; vous serez surpris.


          • PageNotFound 27 novembre 2007 13:54

            Au moins, ce qu’il y a eu de bien avec le christianisme, c’est que ça a permis à des gens comme TALL de pouvoir le critiquer. Qu’en serait-il autrement ?


          • Lucrezia 26 novembre 2007 10:18

            Le Vrai visage de BAYROU apparait enfin au grand Jour !

            Fini cette langue de bois ...médiatico-journalistique orchestré par l’hebdomadaire Marianne !


            • breizhnana 26 novembre 2007 10:19

              C’est vraiment à vous dégoûter de la politique... Ah comme tout aurait été différent si Bayrou avait passé le premier tour.... smiley


              • morice morice 26 novembre 2007 10:27

                On avait bien dit que chez les Bayrouistes il y avait des gens pas sûrs d’être au centre... quand à la conclusion de l’article « Il paraît que François Bayrou ne s’entend pas trop mal avec Ségolène Royal, ce qui n’est guère étonnant : comme elle, il n’était décidément pas taillé pour le rôle. »On peut le retourner, comme compliment : décidément pas taillé pour faire du journalisme citoyen. « Cavada toujours en verve quand il évoque l’avenir du MoDem » ; ah oui, pour le jeter dans les rangs de l’UMP, ça c’est une vision d’avenir. Pourquoi rester au Modem, alors, Cavada ? Il y a ue vingtaine de Morinistes avec des fleurs tahitiennes autour du coup qui l’attendent...


                • morice morice 26 novembre 2007 10:28

                  Autour du cou, bien entendu


                • Tours2France Tours2France 26 novembre 2007 10:29

                  Ainsi, un opportuniste (un de plus) quitte le navire et c’est Bayrou (et ses électeurs !) que l’on vilipende ! On croit cauchemarder...

                  « François Bayrou a un programme romantique mais » ... Mais c’est Sarkozy qui tient le manche de la pelle à gâteau. Alors forcément...

                  Mais ça pourrait bien se révéler être une pelle à tarte ! smiley


                  • Martin Lucas Martin Lucas 26 novembre 2007 10:33

                    Est-ce qu’un jour on arrêtera de dire que François Bayrou n’avait pas de programme ? Les gens qui affirment cela ne sont jamais allés sur son site de campagne, qui est le plus détaillé de tous.

                    Là où le PS livre un document en un bloc, sans hiérarchisation et sans mise en forme (quand il était encore consultable, parce que maintenant ils n’ont même plus de programme !), là où l’UMP fait dans le pamphlet poujadiste, la mesquinerie et le mensonge (où est passée la revalorisation du minimum vieillesse ?), l’UDF/Modem aligne ses propositions, sans souci formel (il faut rappeler que SR s’était limitée à 101 et Sarkozy à 15 chapitres), sans mesquineries et coups bas, avec derrière celle-ci un idéal, des valeurs, que vous aurez de la peine à trouver chez les autres partis.

                    Alors on peut tout dire du Modem, que son existence tient à la présence de François Bayrou, que ses jours sont comptés faute d’investissement militant, que la démocratie interne n’est pas encore réalisée, mais dire qu’il n’y avait pas de programme lors des présidentielles est une pure calomnie.

                    http://www.bayrou.fr/propositions/ http://www.desirsdavenir.org/ http://www.parti-socialiste.fr/ http://www.sarkozy.fr/lafrance/

                    (tiens, « Lafrance », c’est ainsi que la DuBarry appelait Louis XV...)


                    • spartacus 26 novembre 2007 10:39

                      « Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse... » Mais après tout qu’un « centriste » (?) comme Cavada rejoigne la droite n’a rien de bien étonnant, vu les transfuges du PS. C’était juste une réflexion, comme çà, en passant, parce qu’honnêtement ce que fait M. Cavada n’a vraiment aucune espèce d’importance... pour moi ! smiley


                      • Le péripate Le péripate 26 novembre 2007 10:42

                        « Je ne serais pas un député godillot ».

                        Il a trouvé chaussure à son pied.


                        • albert 26 novembre 2007 10:45

                          Qui a dit« mon Dieu protégez-moi de mes amis » ?


                          • edelaub edelaubier 26 novembre 2007 10:53

                            Cavada boit la coupe de la félonie jusqu’à la lie. Il a mis plus longtemps que Morin, car la liqueur est amère. Mais les plus récents convertis se révèlent souvent les plus zélés. Il prend donc naturellement dans mon coeur la place libérée par Robien, également missionné par Sarkozy le bonimenteur pour semer le trouble au Modem à l’approche des municipales.Je comprends qu’il se soit discrètement éclipsé des studios de TV le soir des législatives : pour ne pas froisser inutilement son futur patron. Bienvenue au Panthéon de l’opportunisme politicien, M. Cavada ! smiley


                            • Voltaire Voltaire 26 novembre 2007 11:07

                              Je ne suis pas loin de partager ce constat...

                              Si j’apprécie la vision sociétale de Bayrou, sa pratique politique est effectivement un peu désordonnée, mais il faut aussi reconnaitre que la voie est étroite, et que toute alliance trop marquée signifierait la disparition de son projet.

                              Sur le « cas » Cavada, il suffisait de donner la tête de liste MoDem à Cavada dans le 12ème, et la liberté de composer sa liste. Libre ensuite à l’UMP de ne pas présenter de liste contre lui... Mais prendre Lagarde derrière lui était impossible dans ce cas. Cruel dilemne... et que la politique politicienne est agaçante !

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