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Accueil du site > Actualités > Politique > La cacophonie socialiste pour les nuls

La cacophonie socialiste pour les nuls

Pourquoi les socialistes n’arrivent-ils pas à se mettre d’accord ? Parce qu’ils sont soumis à un dilemme qui s’explique par l’histoire de l’économie.

L’analyse qui suit découle de la lecture de L’Economie pour les nuls.

En lisant cet ouvrage, on apprend une chose importante : le monde actuel est libéral. L’Europe est libérale, le FMI est libéral, l’OMC est libérale. Le libéralisme a gagné, il est partout. Et Besancenot au pouvoir, même avec le meilleur programme de gauche du monde, ne réussirait rien.

Pendant tout le XXe siècle, il y a eu un match entre libéraux et keynésiens (adeptes de l’économiste Keynes). Les libéraux disent qu’il faut laisser faire le marché, le marché s’autorégule, il y a une "main invisible" qui stabilise magiquement tout ça. Par exemple, si le chômage augmente, les salaires vont donc baisser. Comme les salaires baissent, ça devient plus intéressant pour un patron d’embaucher... et le chômage baisse... Tout seul, surtout il ne faut pas que l’Etat intervienne.

Cette politique libérale a mené à la crise de 1929 puis à l’inflation puis à la Seconde Guerre mondiale... A méditer.

Keynes, lui, dit que ce n’est pas parce que les salaires sont bas que les patrons embauchent. Les patrons embauchent parce qu’il y a de la demande de leur marchandise. Et il y a de la demande quand les gens ont les moyens d’acheter. Il faut donc que l’Etat intervienne pour faire de la redistribution. On a mis cette politique interventionniste en pratique après la guerre : la Sécurité sociale, l’assurance chômage, les congés payés, etc. Que ceux qui pensent que c’étaient de mauvaises idées lèvent le doigt.

Le problème c’est que cette politique a elle aussi menée à une crise, en 1973 (le fameux choc pétrolier). Reagan et Thatcher, puis Barre dès 1976 ont compris les premiers les réformes à faire. En France, cette politique ne passe pas dans l’opinion et finalement c’est Mitterrand en 1983 qui est obligé de céder (la fameuse parenthèse toujours pas refermée...).

Les libéraux ont donc gagné. Cela explique le dilemme du Parti socialiste : rester fidèle à ses valeurs mais être condamné à ne pouvoir rien faire (ce sont les "crétins" pour Philippe Val de Charlie Hebdo, ceux qui ont voté "non" à l’Europe libérale) ou alors se "moderniser", c’est-à-dire faire une politique libérale, pour pouvoir s’immiscer dans l’idéologie actuelle (ce sont les "traîtres", qui ont voté "oui").

Il y a une chose qui est gênante chez ces traîtres, c’est qu’ils ne choisissent pas de trahir pour pouvoir changer le système de l’intérieur, ce ne sont pas des agents doubles, ils sont vraiment devenus libéraux. Les socio-démocrates ne jurent que par l’économie de marché, la divine concurrence libre et non faussée et la sainte croissance.

Les crétins ont-ils raison de résister ? En effet, la partie n’est pas définitivement gagnée pour les libéraux. Il devient de plus en plus évident que le marché ne s’autorégule pas : les grosses entreprises imposent leurs lois aux petites et cela conduit à des situations de monopole contraires même à l’économie de marché. Les écarts de revenus deviennent de plus en plus indécents. En Bourse, les traders ne parient plus en achetant des actions, mais en achetant des options d’achats, c’est-à-dire qu’aucune somme n’est injectée dans les entreprises, ce qui est au départ le but de la Bourse. Des journaux gratuits vivent de la pub au lieu de vivre de la vente de leur travail. Des entreprises licencient alors qu’elles font des bénéfices. Au nom de la rentabilité et au mépris de l’écologie, des patates hollandaises sont lavées en Italie avant de revenir en Hollande. Au nom du réalisme économique, on vend des armes à un terroriste. Les gros riches ont la trouille et sont prêt à lâcher jusqu’à 800 milliards pour calmer les variations de la Bourse. Et puis l’info vient de tomber : l’Angleterre se met à nationaliser !

Bientôt la lutte finale ?

Non. Pour l’instant, c’est le marché qui dirige tout. Le seul pouvoir qui reste aux chefs d’Etat, c’est de faire de la com’ dans les médias...


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68 réactions à cet article    


  • spartacus1 spartacus1 21 février 2008 11:06

    Non. Pour l’instant, c’est le marché qui dirige tout. Le seul pouvoir qui reste aux chefs d’Etat, c’est de faire de la com’ dans les médias...

     

    C’est bien pour ça que l’on est en train de foncer à toute vitesse dans le mur, au risque de faire disparaitre l’espèce humaine. Bon, la terre qui en a vu d’autres s’en remettra, mais l’espèce humaine est sans doute moins "intelligente" que les dinosaures qui ont régnés 160 millions d’années sur la terre. Pour l’espèce humaine, allons, soignons généreux, au grand maximum 1 million d’années.


    • tvargentine.com lerma 21 février 2008 11:16

      Ce parti est mort en 2002 et la seule contestation de mesures d’un pouvoir politique incite les gens à voter contre pour exprimer un mécontement et non un ralliement aux "idées" du PS

      Ou sont les idées du PS ?

      De quel droit Ségolène ROYAL se fait-elle la leader(e) de la gauche après un échec historique et un vide total d’un programme dont nous avons pu voir entre les 2 tours qu’elle voulait BAYROU comme 1er ministre

      Elle a manipulé l’opinion de gauche et l’amenant à une destruction avec la notion de "vote utile"

      Quand à DSK à la tête du FMI ,fait-il mieux que les anciens dirigeants du FMI qui ont apporté la misère aux pays comme en Afrique ou en Amérique du Sud ?

      Reste le manipulateur ,ex troskiste ,collectionneur de montes à 20.000 euros ; JULIEN DRAY

      Franchement,il fait fuir l’électorat de gauche tellement il est démago

       

       


      • Yvance77 21 février 2008 12:08

        Lerna, ta gueu.. une bonne fois pour toute


      • Yvance77 21 février 2008 12:09

        Lerna, pouvez fermer votre gueule une fois pour toute


      • Michael Moore 21 février 2008 12:13

        La grande force de Lerma (hélas), c’est que c’est un troll qui transforme les autres en troll.

        Vous venez de céder en publiant juste des insultes. Il a gagné et vous rejoignez la clique de barjots qui s’en prennent à lui et en font une vedette.

        DO NOT FEED THE LERMA TROLL, ce n’est pas compliqué non ?


      • Oliver Trets Oliver Trets 21 février 2008 12:45

        Pour une fois qu’un article tombe avec une critique de fond, Lerma n’est pas foutu de compléter les arguments de l’auteur avec un peu plus d’épaisseur que sa haine vicérale contre les têtes du PS.

        Le leadership du PS est un problème formel dont l’auteur ne parle pas ici.

        On parle de capitalisme, libéralisme et fondamentaux idéologiques et on se retrouve à parler de Sego, Dray et DSK : c’est quoi le rapport ?

        Lerma veux du fond, du débat d’idée et quand le fond est là, Lerma se focalise sur des personnes : exactement ce qu’il reproche à tout les sales gauchistes d’AV qui critiquent Sarko.


      • Michael Moore 21 février 2008 13:09

        Olivier, tu perd ton temps, cela ne serat à rien

        . DO NOT FEED THE LERMA TROLL.


      • Varsass 21 février 2008 14:09

        Je sais pas pour vous, mais moi les commentaires de lerma je ne les lis même plus, je moinse direct.


      • Michael Moore 21 février 2008 14:15

        Excellent reflexe ! smiley
        J’aime bien les gens comme vous !
        Merci !


      • blackdot 22 février 2008 01:56

        hihihihi : "deputes ps se foutent du peuple ce sont des capitalistes sans scrupules

        au moins a droite y a pas cette hypocriSie"

         

        Certes, à droite ils se foutent de notre gueule ouvertement. Plus c’est gros mieux ça passe.


      • MagicBuster 21 février 2008 11:21

        "Pourquoi les socialistes n’arrivent-ils pas à se mettre d’accord ? Parce qu’ils sont soumis à un dilemme qui s’explique par l’histoire de l’économie."
         

        Dans mon pays (la France) nous ne sommes plus dirigé par des socialistes depuis bien longtemps.

        Qu’ils soient bons ou mauvais en économie, cela ne m’intéresse que très peu.

        Ce qui m’inquiète c’est que le PS (selon l’UMP) est systématiquement la bonne raison des échecs qui ont eu lieu, qui ont encore lieu et qui continueront d’avoir lieu.

        C’est sûr ça ne peut en aucun cas être la faute du gouvernement actuel . . .


        • Charles Ingalls Charles Ingalls 21 février 2008 11:33

          (L’auteur) "Le seul pouvoir qui reste aux chefs d’Etat, c’est de faire de la com’ dans les médias... "

          Article de vulgarisation sur l’économie trés intéressant.

          Je ne suis cependant pas d’accord avec votre dernière phrase. Je pense que les "chefs d’Etats" (la France en est le meilleur exemple) font partie intégrante (et donc profite) du système...

          Le seul moyen d’en sortir est de placer l’homme et non l’argent comme valeur essentielle de la société...

          La question est : sommes nous prêt ?


          • Black Ader 21 février 2008 14:03

            "

            Le seul moyen d’en sortir est de placer l’homme et non l’argent comme valeur essentielle de la société...

            La question est : sommes nous prêt ?"

             

            Enfin ! Mais bien sur ! trop heureu d’apprendre que tu n’as plus besoin de mon argent pour vivre !


          • Charles Ingalls Charles Ingalls 21 février 2008 15:04

            (black ader) "Mon argent, ma bite, mon couteau, ma bagnole, ma femme, mon trou de balle, mon sarkozy, ma religion, mon compte en banque, mes économies, ma rolex, mon château, mes domestiques, mon programme, mon chien etc..."

            Vous êtes une synthèse mon cher...J’espère vivement que Madame votre mère ait cassé le moule...


          • A. Nonyme Trash Titi 21 février 2008 18:05

            Charles, vous voyez bien que vous faites une fixette sur les montres !

             


          • Charles Ingalls Charles Ingalls 21 février 2008 20:07

            @ Trash Titi


          • gecko gecko 21 février 2008 11:55

            Article intéressant qui mets un doigt sur une chose avérée mais dont beaucoup préfèrent passer sous silence ces vérités qui dérangent.

            Que reste t il donc du vrai socialiste ? en france être socialiste c’est espérer que les plus riches que soi vous protègent et vous donnent un peu de leur richesse... a contrario être libéraliste c’est dire « ca je l ai durement gagné y a pas de raisons que je le donne à d autres moins méritants (ou moins malins ou moins parasites... au choix) »

            Les deux ont une même constante en avoir un peu plus pour soi... oui je crois qu aujourd hui on peut le dire nous vivons dans une société d’individualistes qui ne cherchent qu une chose c’est de pouvoir tirer un peu la couverture a soi par un moyen ou un autre...

            Plus personne ne croit en l’autre en la société en son pouvoir de créer une équité (liberté, égalité, fraternité... qui croit pouvoir encore obtenir cela de la france aujourd hui ? personne !) et les partis politiques n’ont plus eux non plus le pouvoir de contrecarrer cela. Qu on se le dise c est chacun pour soi et que le plus fort gagne peu importe ce qui se passera ensuite... de toutes facons, nous ne seront plus là pour le voir...


            • yannick yannick 22 février 2008 12:27

              Je vous présente l’écosociétalisme : http://tiki.societal.org/tiki-index.php

              Les solutions existent, reste plus qu’à se battre pour mettre tout ca en place


            • Michael Moore 21 février 2008 12:11

              "Cette politique libérale a mené à la crise de 1929 puis à l’inflation puis à la Seconde Guerre mondiale... A méditer."

              J’ai arrêté la ma lecture. Non que ce soit faux, mais ce type de grande généralité est incompatible avec un article sérieux.

              Et que faites vous de Chavez et de tous ces peuples d’amérique du Sud qui entrent en resistance. Et la Chine ?


              • antireac 22 février 2008 08:12

                Et de tes conneries Mickaêl...


              • Philippe D Philippe D 21 février 2008 12:31

                Tant qu’à faire vous auriez pu faire encore plus simple :

                L’économie expliquée à ma fille de cinq ans :

                Il y a un match entre les gentils et les méchants, pour le moment c’est les méchants qui gagnent.


                • TALL 21 février 2008 16:34

                  C’est d’ailleurs pour ça qu’à la TV, c’est toujours les gentils qui gagnent. On appelle ça du divertissement. Et la censure est là qui veille au grain. Gentille censure. smiley


                • tvargentine.com lerma 21 février 2008 12:44

                  @Michael Moore

                  Pourquoi getthoriser le débat en traitant de troll les gens qui ne peuvent pas comme l’auteur de l’article ou les extrèmistes qui n’acceptent pas l’esprit de contradiction

                  le choix est de pouvoir s’exprimer librement et d’exprimer une vision,une approche différente

                  C’est le débat d’idées qui fait avancer la société et nul n’a le droit d’interdire l’expression dans une démocratie


                  • Le Chacal Le Chacal 21 février 2008 19:59

                    "C’est le débat d’idées qui fait avancer la société et nul n’a le droit d’interdire l’expression dans une démocratie"

                    Le problème, mon cher Lerma, c’est que vos idées sont déjà connues et rabachées : C’est la faute des bobo du PS, Ségolène Royal, nouvelle Ceaucescu, est l’ennemie de tous, etc etc...

                    L’idée même d’un débat est de fournir des arguments variés, pas toujours les mêmes, surtout s’il n’ont RIEN A VOIR avec le débat.

                    Il se trouve que là, on parlait du Ps, vous avez de la chance, vous n’êtes qu’à moitié hors-sujet...


                  • Black Ader 21 février 2008 12:46

                    "Cette politique libérale a mené à la crise de 1929 puis à l’inflation puis à la Seconde Guerre mondiale... A méditer."

                     

                    Bein non, car le libéralisme est mort en 1914. La crise de 29 vient justement d’une intervention massive de l’Etat dans l’économie, d’ou inflation, krach, puis une mauvaise gestion de celui ci par coupure brutal des flux financiers par ce même Etat, d’ou l’étranglement des société, qui alors propage la crise à leur filliale dans le monde, d’ou crise mondial..

                     

                    "Keynes, lui, dit que ce n’est pas parce que les salaires sont bas que les patrons embauchent. Les patrons embauchent parce qu’il y a de la demande de leur marchandise. Et il y a de la demande quand les gens ont les moyens d’acheter. Il faut donc que l’Etat intervienne pour faire de la redistribution. On a mis cette politique interventionniste en pratique après la guerre : la Sécurité sociale, l’assurance chômage, les congés payés, etc. Que ceux qui pensent que c’étaient de mauvaises idées lèvent le doigt."

                    Non. Keynes parle juste de dépenser pour un instant de l’argent public via de la dette, pas du tout de sécurité social et autres bétise. Il ajoute d’ailleur que si on ne fait rien, l’économie se redressera de toute façon d’elle même !

                     

                     

                    "Il y a une chose qui est gênante chez ces traîtres, c’est qu’ils ne choisissent pas de trahir pour pouvoir changer le système de l’intérieur, ce ne sont pas des agents doubles, ils sont vraiment devenus libéraux. Les socio-démocrates ne jurent que par l’économie de marché, la divine concurrence libre et non faussée et la sainte croissance."

                     

                    Bien, ils font carriére, donc ils faut bien qu’ils s’adapte pour pouvoir être élus (le reste, vous savez..)

                     

                     

                    "Les crétins ont-ils raison de résister ? En effet, la partie n’est pas définitivement gagnée pour les libéraux."

                    Non, c’est définitif. En plus, avec la mondialisation..

                     

                     

                    "Il devient de plus en plus évident que le marché ne s’autorégule pas : les grosses entreprises imposent leurs lois aux petites"

                     

                    Et ?

                     

                    "et cela conduit à des situations de monopole contraires même à l’économie de marché."

                     

                    Ou ca ? Je ne vois pas de monopole, moi ! Au contraire, jamais le nombre de sociétés dans le monde n’a été aussi grand !

                     

                     

                     

                    "Les écarts de revenus deviennent de plus en plus indécents."

                     

                    Je ne vois pas du tout en quoi ce serait "indécent" (C’est quoi ce concept ? Comme la "pudeur" chez les islamiste ?)

                     

                    "En Bourse, les traders ne parient plus en achetant des actions, mais en achetant des options d’achats, c’est-à-dire qu’aucune somme n’est injectée dans les entreprises, ce qui est au départ le but de la Bourse."

                    Ce n’est pas votre probléme, et par ailleur ca finance les entreprises, malgrés vos dire.

                     

                    "Des journaux gratuits vivent de la pub au lieu de vivre de la vente de leur travail."

                    Vois pas le rapport avec le libéralisme, là...

                     

                    "Des entreprises licencient alors qu’elles font des bénéfices."

                    Bénéfice=Passé, or les entreprise vise à moyen terme, pas à court terme.

                     

                    "Au nom de la rentabilité et au mépris de l’écologie, des patates hollandaises sont lavées en Italie avant de revenir en Hollande."

                    Si l’usine est en Italie, ca polurait beaucoup plus de la détruire et de la reconstruire en Hollande.

                     

                    "Au nom du réalisme économique, on vend des armes à un terroriste."

                    Qui ca "on", et surtout, l’URSS, Y Zont jamais vendu d’armes, genre à Saddam par exe ? Ou à leur potes coco ? Et qui est ce terroriste ??

                     

                    "Les gros riches ont la trouille et sont prêt à lâcher jusqu’à 800 milliards pour calmer les variations de la Bourse."

                     

                    Rien n’est lacher : ce n’est que virtuel.


                    • SALOMON2345 21 février 2008 17:29

                      Les entreprises ne partagent pas les bénéfices car ils représentent LE PASSE mais lorsque vous insistez pour de l’augmentation on invoque le FUTUR "incertain" qu’il ne faut pas fragiliser ! Question : quel est le moment favorable à la reconnaissance de la force du travail humain fourni et à quel moment celui-ci doit-il recevoir sa récompense supplémentaire en récoltant une part de l’argent (travail + spéculation) ? Un PDG, fut-il le plus talentueux de la terre, est-il humainement acceptable qu’il touche 5 à 600 SMIC ? Quelle légitimité "économique" justifie cela ? L’obscénité réside dans le voisinage d’une écuelle vide proche d’une marmite archi pleine qui "dégueule" ! George SAND, comme l’Abbé Pierre également, avait pour precept : "Nul n’a DROIT au superflu tant que chacun n’a pas l’essentiel" ! Pour ma part, je souligne que ce qui "légal" n’est pas toujours "légitime", le grand V HUGO soulignant que l’un n’est que juridique tandis que l’autre provient de la justice...


                    • Black Ader 21 février 2008 20:06

                      "Les entreprises ne partagent pas les bénéfices car ils représentent LE PASSE"

                      Les bénéfices sont pour les actionnaires, et effectivement, c’est le passé.

                       

                      "Question : quel est le moment favorable à la reconnaissance de la force du travail humain fourni et à quel moment celui-ci doit-il recevoir sa récompense supplémentaire en récoltant une part de l’argent (travail + spéculation) ?"

                       

                      Comprend pas : pourquoi devrait il recevoir une "récompense suplémentaire" ????, Il est payé pour ce qu’il fait. Est-ce que vous trouvez des factures suplémentaire dans vos boite de petits pois aprés les avoir acheter en magasin ??

                       

                      "Un PDG, fut-il le plus talentueux de la terre, est-il humainement acceptable qu’il touche 5 à 600 SMIC ?"

                      Je ne vois pas ou serait le probléme. Enfin, sauf à être jaloux.

                       

                      "Quelle légitimité "économique" justifie cela ?"

                      C’est parce que ces gens sont rares, voila tout. Et c’est difficile pour nous les actionnaires, parce que ca nous coute et fait baisser nos dividendes !

                       

                      " "Nul n’a DROIT au superflu tant que chacun n’a pas l’essentiel""

                      C’est le meilleur moyen pour rester au niveau de l’Afrique. Non, plus il y a de gens trés riche, plus ils créés des emplois bien payé, et consomme des produits chers.

                       

                      " Pour ma part, je souligne que ce qui "légal" n’est pas toujours "légitime", le grand V HUGO soulignant que l’un n’est que juridique tandis que l’autre provient de la justice..."

                      Légitime par rapport à quoi ??? Du moment que, grâce à l’Etat, tous le monde a pu faire gratuitement les études necessaire à ce poste, je ne vois pas ou est le probléme. Au contraire, ca motive les autres, les jeunes, ca augmente le respect dû au patron, bref, que des point positif.


                    • blackdot 22 février 2008 02:18

                      Black Ader est le PDG de Michelin, je ne vois aucune autre explication à ses dires.


                    • SALOMON2345 22 février 2008 09:47

                      Le problème, voyez-vous, c’est que justement vous ne voyez pas les problèmes...qui pointent ! Avoir faim n’est pas être en état de jalousie mais être dans une situation vitale et précaire, dénuement qui justifie l’opprobe humaniste (chretienne, autre ou de ce genre) face à l’assiette qui déborde, près de celle désepérement vide !!! 

                      Votre étonnement m’étonne, surtout lorsque l’Histoire vous échappe. Au delà du simple précept, la Fraternité veut voir la dignité matérielle de votre voisin (dépourvu de moyens d’existence) assurée  ! Je sais, cela ressemble à de la Morale, mais il me semble que nous y revenons, non pas à celle exclusive de "l’ORDRE" mais à celle du coeur, qui invite à un partage plus altruiste, non victime d’utopie ou de chimère nourries dans un terrot de naïveté.

                      Lorsqu’un patron REVEND l’heure de son ouvrier, aujourd’hui et sans vergogne il accuse celui-ci d’être de lui COUTER trop cher alors qu’il est en partie la source de ses revenus ! Hier, cela était accepté, dans la mesure ou en sa qualité de LEADER, il s’engageait de facto à assurer de l’ouvrage à son employé, en récompense ET CONTREPARTIE du bénéfice appuyé sur l’heure oeuvrée : c’était le DEAL ! 

                      Actuellement, et en ces temps MODERNES, ce même "responsable" s’expatrie, (science, outils et capitaux, légitimes ou non) sans oublier de rapatrier et revendre beaucoup plus cher encore avec un plus gros bénéfice encore, ce qu’il acquiert chez de nouveaux "esclaves", bien moins "COUTEUX" que ceux qui ont concourru à son enrichissement premier ! Vous ne voyez toujours pas le problème ? Pourtant, jadis, les marchands qui spéculèrent sur les grains...ont conduit le pays jusqu’àux révoltes... puis à la Révolution...

                      La rareté ne justifie pas tout, et les cimetières, dit l’adage populaire, sont plein de ces indispensables qui se crurent les pivots du monde...qui tourne désormais sans eux quand les héritiers bouffent sans scrupules les cagnottes accumulées "honorablement" !

                      Comme l’oeuf et la poule, s’il est des généraux qui remportèrent des victoires, ils ne le purent sans les trouffions et si le Mess est mieux pourvu en bonnes chères, la troupe est bien nourrie...fusse de rata !

                      Dans mon esprit, loin de l’égalitarisme, seule l’obscènité entre le TOUT et le RIEN me fait gerber ! La sauvagerie - acceptable dans le règne animal - est condamnable pour le genre humain ! La richesse n’est même plus aristocratique, avec ce que cet adjectif peut contenir de "noblesse" et "d’élégance" : elle est VULGAIRE ! Je dirais même plus, et à l’instar de Coluche, elle est GROSSIERE !!!

                      Avec ce retour, au temps des brioches, proposé : vous ne voyez toujours pas le problème ?


                    • Forest Ent Forest Ent 21 février 2008 12:52

                      Cet ouvrage n’est pas mauvais, mais parfois un peu simpliste à se vouloir trop didactique.

                      Ce qui s’est imposé n’est pas le libéralisme, qu’on ne trouve en fait presque nulle part, mais une sorte de libertarianisme, doctrine qui récuse tout rôle aux états. Ce qui aurait permis de le contrôler n’aurait pas été l’interventionnisme, ni la règlementation, mais la régulation.

                      Sa conséquence est effectivement un basculement des revenus du capital vers le travail et une asphyxie de la demande. Cette dernière a été masquée par un endettement de plus en plus grand des pays consommateurs. Il semble que cet exercice ait atteint ses limites. 2008 sera l’année des grandes vérités macro-économiques.

                      Ce libertarianisme a beaucoup accru les inégalités, et créé dans chaque pays une fracture sociale entre ceux qui en bénéficient ou pas. Les cadres de l’UMP et du PS font partie de la première catégorie. Le clivage droite-gauche ne représente plus rien.

                      Les outils majeurs du libertarianisme ont été le GATT, l’OMC, le FMI, l’OCDE, la BM et surtout chez nous l’UE.

                      Nous suivons tous la voie qu’a tracée l’Argentine.


                      • Le péripate Le péripate 21 février 2008 12:59

                        Le monde est libéral ?

                        Mais de quoi parle-t-on ? Il y a une doctrine de gouvernement qui est le libéralisme politique. Mais c’est d’économie dont on parle.

                        Je doute qu’un quelconque pays puisse trouver grâce aux yeux de Haïek s’il était encore vivant.

                        Prenons qu’un seul exemple, la concurrence, dite libre et non faussée. Elle requiert, pour avoir une petite chance d’exister, une lourde intervention étatique.

                        Prenons encore le droit de propriété. Que deviendrait-il sans un lourd appareil pour le faire respecter.

                        Pareil pour le contrat.

                        Le monde n’est pas libéral. Ou plutôt il y a un libéralisme pour ceux qui sont libres de subir l’exploitation, et, énorme paradoxe, un communisme des riches qui protègent leurs positions.

                        Rigolo, non ?


                        • Black Ader 21 février 2008 13:13

                          "

                          Prenons qu’un seul exemple, la concurrence, dite libre et non faussée. Elle requiert, pour avoir une petite chance d’exister, une lourde [? ????] intervention étatique.

                          Prenons encore le droit de propriété. Que deviendrait-il sans un lourd appareil pour le faire respecter.

                          Pareil pour le contrat."

                           

                           ?????????????????

                          Il y a des juge aux USA, et en GB, et on ne voit pas en quoi ca serait anti libéral ????????

                          De plus, il y a la Justice privé, qui a autant de valeur que la justice public.

                           

                           

                          "Le monde n’est pas libéral. Ou plutôt il y a un libéralisme pour ceux qui sont libres de subir l’exploitation, et, énorme paradoxe, un communisme des riches qui protègent leurs positions."

                          Ridicule, comme d’habitude. Il n’y a pas d’exploitaiton, ces gens sont payés, et RIEN ne les force à choisir spécifiquement ce travail ou cette entreprise qui "l’exploiterait".


                        • Michael Moore 21 février 2008 13:24

                          En fait il y a une confusion entre le libertarisme et le libéralisme. Le premier étant dépourvu de la notion de "morale" que l’on trouve dans le second.

                          Les socialistes traitent de "libéraux" les les libertaires, ce qui revient à les traiter de gens sans foi ni loi.
                          Et ce qui, bien sur, fait bondir de rage les libéraux, qui, quand ils connaissent bien leur doctrine, sont farouchement opposé à l’absence de morale dans les affaires, aux golden parachutes et autres saloperies.

                          D’un autre coté, on pourra toujours dire aux libéraux que le communisme n’ont plus ne dit pas dans sa doctrine qu’il faut mettre les gens dans des camps de la mort.

                          Il en est ainsi de tous ces concepts économiques. Ce sont des pretextes commodes, mais dont la réalité est concrètement abjecte. Peu importe que le communisme et le libéralisme soient dévoyés, dans les faits, ils engendrent la misère et la mort.

                          Celui que le communisme aurait mis dans un goulag, le libéralisme le laisse crever la dalle. Ce qui revient au même à ceci près que le libéralisme est plus stable sur la durée puisqu’il motive et illusionne les masses à devenir riches.

                          Bref, ceci pour dire que je rigole bien de ces avis tranchés et tous ces barjots qui ont choisis un camp. Leur liberté a consisté à se choisir un maitre. La mienne consiste à se foutre de leur gueule. en soit, cela revient au même, mais je dors mieux la nuit que le patron qui a peur, ou le pauvre qui remache sa haine sans fin.

                          Bisous les copains. Sur ce, changement de bord, après avoir été de doite, d’extrème droite, de gauche, puis d’extrème gauche, je vire écolo (tendance gaia, mère nature) pour 3 semaines. Ca va être fun.

                           


                        • Ran 21 février 2008 13:54

                          Tiens, en voila un commentaire intéressant. Je reformule un petit peu : les libéraux disent que dans un monde libéral parfait, les profits indus fondent (parce que dès qu’il y a un profit indu, d’autres qui font les mêmes produits avec moins de marge s’implantent sur le même créneau), et donc que les prix sont les prix réels des choses et que les gens ne touchent comme salaire que ce dont ils ont besoin. Et ils en déduisent qu’on ne vit pas dans un monde libéral parfait, puisqu’il se crée encore des fortunes indues. Ils ont d’ailleurs parfaitement raison, et tout cela est bel et bon. (D’ailleurs, pour un vrai libéral, le capitalisme AUSSI est l’ennemi...)

                          Le hic, c’est que, quitte à vivre dans un monde parfait : dans un monde communiste parfait, tout le monde aussi est heureux et a tout ce dont il a besoin, puisque chacun chacun fait le maximum, et qu’en échange chacun reçoit ce qu’il lui faut.

                          Vous aurez compris où je veux en venir : le point commun aux deux doctrines et les raisons de leurs échecs passés ou futurs est que justement, on ne vit pas dans un monde parfait. Seul le capitalisme a su saisir finement et assimiler dans son fonctionnement la part d’égoïsme, de cupidité, de désir de pouvoir et de cynisme qui fait partie de la nature de certains humains... ceux qu’on retrouve aux commandes de l’économie.

                          La limite à mon sens du capitalisme est que, étant fondamentalement une doctrine égoïste, il ne sera pas capable de fédérer l’humanité à temps pour éviter une catastrophe écologique planétaire. Mais c’est une autre histoire...


                        • Black Ader 21 février 2008 14:01

                          "Vous aurez compris où je veux en venir : le point commun aux deux doctrines et les raisons de leurs échecs passés ou futurs est que justement, on ne vit pas dans un monde parfait. Seul le capitalisme a su saisir finement et assimiler dans son fonctionnement la part d’égoïsme, de cupidité, de désir de pouvoir et de cynisme qui fait partie de la nature de certains humains... ceux qu’on retrouve aux commandes de l’économie."

                           

                          Le communisme est une idéologie utopique, le libéralisme est scientifique : il ne fait que constater les meilleur pratique. et oui, la part d’égoïsme, de cupidité, de désir de pouvoir et de cynisme fait que les gens font des études et se débrouille pour trouver le travail le plus utile à la société, donc celui qui paye le plus.


                        • Ran 21 février 2008 14:16

                          "...le libéralisme est scientifique : il ne fait que constater les meilleur pratique."

                          Chez moi ça s’appelle vendre la peau de l’ours... Le communisme a permis de hisser un pays encore largement arriéré (la Russie des Tsar) au rang de superpuissance industrielle mondiale en une quarantaine d’années : à l’époque, ça paraissait "scientifiquement" un excellent système. Le libéralisme tel qu’on le connaît aujourd’hui a à peine un siècle. Wait and see...

                          Pour comparaison, le système macro-économique le plus stable que l’Humanité ait jamais connu est celui du chasseur-cueilleur (200.000 ans d’expérience et aucune catastrophe planétaire majeure... et encore, en se limitant à l’Homo Sapiens). Qui dit mieux ?

                          "et oui, la part d’égoïsme, de cupidité, de désir de pouvoir et de cynisme fait que les gens font des études et se débrouille pour trouver le travail le plus utile à la société, donc celui qui paye le plus. "

                          Bah, cet argument se retourne facilement, exemple : " ...la part d’altruisme qui fait que les gens font des études et se débrouillent pour trouver le travail le plus utile à la société, point." Que les gens soient égoïstes ou pas, il s’en trouvera toujours pour faire tourner la machine, ce sont les motivations qui changent, voila tout. Si les grands patrons touchaient, non pas 500 fois le SMIC, mais 3 ou 4 fois le SMIC, la seule chose qui changerait serait probablement... l’identité des grands patrons en question. Probablement pas l’efficacité globale du système.


                        • Michael Moore 21 février 2008 14:27

                          @ran ("chaos" en jap non ?.. je plaisante)

                          Concernant ta réponse, je pense que l’on est bien en phase.
                          Tu as d’ailleurs un serviteur d’un des camps qui s’est empressé de réciter son laius d’esclave. Autre fois c’étais les communistes (et encore maintenant) qui parlaient de science pour leur religion. Maintenant ce sont les libéraux. Bref, rien de nouveaux sous le soleil... Il faut des sbires pour tout le monde, le plus drôle c’est quand ils s’imaginent libres....

                          Les personnes avec de la jujotte s’interrogeront, ou se sont déjà interrogé sur le fait que l’on ai vu à court interval apparaitre l’art impressioniste, la musique dodécaphonique, le nihilisme, etc.

                          Essayer de faire un lien entre ses différents courants culturels et philosophiques (et leurs contextes), puis mettre en parrallèle ce constat avec les siècles passés, est extraordinairement enrichissant. C’est autre chose que de débiter des conneries sur Sarko, Sego, Bayrou, le pen, bush, et compagnie toute la journée. Mais cela requiers un peu d’effort.

                          Sur l’écologie, bon, la tu es sympa, mais tu vas me laisser le créneau ecolo pendant un temps stp. C’est un amalgame démago que j’aimerai creuser pour voir ce qu’il a dans le ventre et ce qu’on peut en faire. Mais bon, tu vas voir, c’est assez joyeux à tenir.

                          On va commencer par un bon sarko->pollueur puis on inversera.

                          Bises.


                        • Michael Moore 21 février 2008 14:34

                          Putain Ran, t’es chiant !

                          "Chez moi ça s’appelle vendre la peau de l’ours... Le communisme a permis de hisser un pays encore largement arriéré (la Russie des Tsar) au rang de superpuissance industrielle mondiale en une quarantaine d’années : à l’époque, ça paraissait "scientifiquement" un excellent système. Le libéralisme tel qu’on le connaît aujourd’hui a à peine un siècle. Wait and see..."

                          Oui, ils ont juste copiés l’esclavage des USA, mais on commis la bourde d’utiliser leur propre population pour cela. Ils auraient sans doute bien utiilisés des noirs, mais impossible d’attaquer l"idéologie capitaliste de la sorte.

                          J’adore ton blabla sur le cuielleur et ses 200.000 années d’existence. On peut coller ton argument à toutes les sauces :


                          - L’être humain a pillé les ressources de la terre pendant 200.000 ans sans la détruire, mais il n’y avait pas autant de monde. Il faut donc une politique malthusienne.


                          - L’être humain a pillé les ressources de la terre pendant 200.000 ans sans la détruire, mais cela n’a pas pour autant détruit la planète, il faut juste optimiser les moyens de productions et booster les OGM.

                          Putain t’es fort.
                           


                        • Le péripate Le péripate 21 février 2008 14:34

                          Black Ader, toujours aussi prompt à qualifier les opinions des autres de ridicule. Je ne vous retournerais pas le compliment, vous êtes assez compétant en invectives pour deviner ce que je pense de la votre.

                          Qu’il y ait salaire ne veut pas dire qu’il n’y a pas exploitation. Il y a exploitation quand la répartition ne se fait pas en justice, quand la misère de l’un s’explique par la richesse de l’autre.

                          De plus, vous faites une curieuse référence à une "justice privée".... Vous voulez probablement parler de la pratique de la vendetta. Ou le "Far West".

                          Allez jusqu’au bout de votre raisonnement, vous trouverez.... je ne sais pas quoi, mais pas la civilisation.

                           

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