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Accueil du site > Actualités > Politique > « La Cause du Peuple »

« La Cause du Peuple »

Ce journal que l’on attribue en priorité à Jean Paul Sartre puis à Serge July, a d’abord été créé par Georges Sand en 1848 et c’est l’occasion de prendre conscience d’une réalité : la révolution française reste à faire.

Bien sûr, il y a eu 1789, la prise de la Bastille et tout le reste, mais peut-on qualifier de révolution ce qui s’est passé, puisqu’il s’agissait seulement pour la bourgeoisie de déposséder le Roi de son pouvoir ? lien

Pour faire court, le Roi avait congédié Necker, le grand argentier du royaume, lequel avait toute la confiance des bourgeois, et ceux-ci ont décidé d’armer la population afin de renverser le monarque, puis une fois la mission réussie, ils ont récupéré les armes qu’ils avaient distribué, en échange du versement de 40 sols, ce qui équivalait à 2 journées de travail. lien

Il faudra attendre 1791 pour voir débouler la révolution du peuple, laquelle sera anéantie par La Fayette qui fera tirer sur les insurgés. lien

Bien sur, il reste la célèbre « déclaration des droits de l’homme et du citoyen », mais n’est-elle pas encore aujourd’hui plus du domaine de la fiction que de la réalité... ?

Les hommes sont-ils « libres et égaux en droits »…la loi est-elle « la même pour tous »…tous les hommes sont-ils toujours « présumés innocents jusqu’à ce qu’ils aient été déclarés coupables ?…  »

Et quid de « la liberté d’exprimer une opinion, même religieuse ? ». lien

Puis est venue la Commune, matée par un certain Adolphe Thiers.

Etonnante carrière que celle de cet homme.

Il avait sur la religion des idées très arrêtées, affirmant que « la religion va plus loin que la philosophie  », ajoutant que « seule la religion qu’est le Christianisme a donné un sens à la douleur  »… il serait intéressant de savoir ce qu’en pensent les bouddhistes tibétains martyrisés par le pouvoir chinois, et d’autres…

Cet homme qui se disait « un homme de progrès », un « Républicain » avait refusé les chemins de fer, et était en réalité le chantre de la défense de la propriété et du protectionnisme, œuvrant toujours pour le camp monarchiste ou bourgeois. lien

Il est probable qu’il dut son succès à une indéniable éloquence, maniant allègrement le cynisme : « la science de gouverner est toute dans l’art de dorer les pilules » disait-il. lien

Celui qui avait déclaré : « la République sera conservatrice ou ne sera pas » s’était toujours opposé aux idées défendues par la gauche. lien

Lors des 3 glorieuses, épouvanté par les coups de feu, il fuit Paris, puis une fois le calme revenu, se met au service de Louis Philippe, devenant à 37 ans ministre de l’intérieur. lien

En 1834, lors de la fameuse révolte des Canuts Lyonnais, ces ouvriers de la soie, Thiers va commander au Préfet de Lyon : «  ne reculez devant aucun moyen de destruction  », ordonnant très clairement de résoudre au besoin par la force des canons tous ces trublions. lien

A 43 ans, il devient Président du Conseil, mais ne le restera pas longtemps, Louis Philippe trouvant inquiétant sa volonté d’entrer en guerre contre les Britanniques. lien

Il va ronger son frein quelques années, puis à la faveur du soulèvement de 1848, il va d’abord se mettre à l’abri, appliquant la règle du « courage, fuyons… », et une fois l’ordre rétabli, il analyse la nouvelle situation : 2 groupes monarchistes s’affrontent pour prendre le pouvoir, et il se fera le chantre de la République, avec comme devise : c’est le régime qui divise le moins.

Contre toute attente, c’est Louis-Napoléon Bonaparte, un vague descendant de l’empereur Napoléon, qui va l’emporter.

Thiers considère que le nouvel élu est « un crétin manipulable », ce en quoi il se trompe lourdement, puisque Louis-Napoléon Bonaparte va tout renverser, la République et le reste, en se faisant nommer Empereur, exerçant son pouvoir pendant 18 ans. lien

Arrive la guerre, et la catastrophe de Sedan, provocant la chute de l’Empire, Thiers, à 74 ans, rêve que son heure est enfin venue.

A cette époque, un romancier nommé Elémir Bourges, fera de lui une description cruelle : « une espèce de nain ridé, à figure de vieille fée, les cheveux dressés en huppe, un petit nez crochu, entre des lunettes ». lien

Toujours est-il que Thiers préfère provisoirement rester dans l’ombre, conscient que le nouveau gouvernement ne va pas rester trop longtemps populaire, parce qu’obligé de « se salir les mains  » : il faudra céder l’Alsace et la Lorraine à l’ennemi, et surtout, tout comme après la prise de la Bastille, reprendre les armes au peuple.

En effet devant la menace allemande, le pouvoir impérial avait fait rentrer dans la garde nationale, laquelle en principe était issue des milieux nantis, monarchistes ou bourgeois, des milliers d’hommes issus des milieux populaires : pour 250 000 gardes, ceux-ci représentaient plus de la moitié, et il fallait vite les désarmer.

Alors Thiers ne veut pas se mêler de ça : espérant que ceux qu’il appelle « les Jules » vont faire le sale boulot, se couvrant les mains de sang, et il va faire le tour de l’Europe, se présentant dans les chancelleries étrangères comme le sauveur républicain, futur président d’un état neutre, et pacifique.

De retour à Paris, il se prétend porte parole des gouvernements européens, chargé d’une mission humanitaire.

Sauf qu’à ce moment, le général Achille Bazaine, et son armée de 180 000 hommes, a tourné sa veste, faisant allégeance à la Prusse, provocant la colère populaire parisienne, laquelle soutiendra son gouvernement. lien

Thiers, comprenant qu’il va falloir attendre encore un peu, se réfugie chez le chancelier Bismarck, lequel est à Versailles, lui promettant, une fois de plus, que lorsqu’il sera au pouvoir, il aura l’Alsace et la Lorraine.

C’était sans compter sur Gambetta qui à Tours, en 3 semaines, est parvenu à lever une armée considérable bien armée, forte de  125 000 hommes, artillerie, cavalerie, et qui est décidé à faire une guerre nationale.

Or Metz n’est toujours pas tombé, et Bismarck ne dispose que de 40 000 hommes pour se défendre, ce qui inquiète beaucoup Thiers, qui avait recueilli les confidences de Gambetta, décidé à attaquer le 29 octobre.

Ce qui n’arrange pas beaucoup les affaires de Thiers qui a bien compris que la fatale victoire de Gambetta fera de lui un héros, et probablement le futur chef du gouvernement.

Il va donc convaincre le général en chef des forces armées de Gambetta, un certain D’Aurelle de Paladines, de ne pas lancer l’attaque, qu’il qualifie d’insensée du point de vue social.

Ce dernier va donc justifier auprès de Gambetta le report de l’attaque, prétextant la pluie, un terrain peu favorable, et tergiversera pendant 13 jours (lien) amenant la capitulation… l’armistice sera signée le 28 janvier (lien) et le peuple français réclamera une assemblée, provocant les élections du 8 février 1871, laquelle sera majoritairement composée de nobles et de bourgeois, enfin provisoirement réconciliés.

Il y eut sur 650 députés, 500 monarchistes, sauf que la vieille querelle entre légitimistes de Charles X et les Orléanistes de Louis Philippe perdurait, et Thiers va reprendre l’idée qu’il avait lancée en 1848  : en attendant que la fusion entre les monarchistes se réalise, il se propose en chef d’une république conservatrice.

Dans le camp des républicains, se trouve d’abord Louis Blanc, un homme défendant les idées de la gauche, et qui avait fait l’un des meilleurs scores (216 000 voix), suivi par Victor Hugo, opposant notoire à Napoléon III, mais aussi Gambetta, piégé par la manœuvre honteuse de Thiers, ce qui lui avait fait perdre de son aura, Garibaldi complétant le trio de tête.

Or Thiers élu dans 26 départements (à l’époque, on pouvait se présenter dans plusieurs départements), et auréolé de ce succès électoral sera finalement nommé « chef de l’exécutif ».

Il doit encore résoudre un problème, c’est mater la fronde de Paris : il évoquait à l’époque le concept de « réduire Paris  », opération délicate, car ses prédécesseurs n’avaient pas désarmé la garde nationale, dont on n’a pas oublié que 150 000 d’entre eux venaient du petit peuple.

Alors que faire ?

Thiers va d’abord se rendre auprès de Bismarck, toujours à Versailles et qui n’est pas tout à fait content : il a bien obtenu l’Alsace, validée par la conférence des neutres qui s’était tenue à Londres, mais n’avait pas eu gain de cause pour la Lorraine.

C’est Thiers qui va « tout arranger », demandant, via son gouvernement, à Belfort qui avait résisté à l’ennemi, de se rendre, (lien) et Belfort servira de monnaie d’échange à Bismarck lequel otiendra enfin la Lorraine. lien

Vient le soulèvement de la Commune de Mars 1871, et devant les « dérives » de la garde nationale parisienne qui s’est érigée en fédération républicaine, il nomme à sa tête un monarchiste, lequel pour la reprendre en main commence par supprimer les soldes, seule ressource financière des fédérés.

Puis Thiers se fera aider par les armées de Bismarck pour combattre la commune : près de 40 000 communards vont perdre la vie, 35 000 autres seront emprisonnés, jugés, et pour certains condamnés à mort. lien

Aujourd’hui la devise présente sur le fronton de nos mairies « liberté, égalité, fraternité  » n’est pas toujours d’actualité, et les politiques sont plus souvent tenté de « se servir », plutôt que d’être au service de ceux qui les ont élus.

Rien n’est donc encore fait.

Comme dit mon vieil ami africain : « qui veut du miel doit affronter les abeilles ».

L’image illustrant l’article vient de « lacausedupeuple.blogspot.fr »

Merci aux internautes pour leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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97 réactions à cet article    


  • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 5 août 2014 08:49

    Printemps 1973... les lycéens se joignaient aux étudiants qui découvraient que Debré père, alors ministre de la défense (euh pardon, ministre de la guerre, comme on disait à l’époque), leur faisaient sauter les sursis militaires...
    J’ai vendu je crois les dernier numéros de la Cause du Peuple à cette époque. Pas par adhésion particulière à la GP, mais il y avait à l’époque une collusion quasi-systématique des groupes gauchistes, comme les appelait Marchais, une espèce de solidarité devant la réalité insolente des Fafs, des Gud ou autres Sac... Ce qui n’empêchait pas les anar de Révolution ! de railler les maos de la GP sous l’oeil moqueurs des Trotskos de la ligue, etc etc... Nous autres, au PSU, on jouait les donneurs de leçons d’autogestion malgré leur quolibets amusés...
    Et un jour de ce printemps 73, presque tout naturellement sortie de l’entonnoir de Debré, la nouvelle est tombée et on a commencer à bomber partout, sur tous les murs possibles :
    « Bientôt partout, Liberation ! ».
    Et un jour, crac, diffusion du 1er Libé, fils naturel de la CP. Je me souviens des noms des rédacteurs sous le titre... Victor, July, et curieusement, "JP Sartre, JP Sartre, JP Sartre..., 3 fois, comme une triple caution morale intellectuelle et politique, avais-je osé interpréter...
    On y a gagné au change : La cause du peuple, pleine de pages, était lourde à diffuser. Quel pied, ce Libé avec son unique page ! Ce 1er Libé, qu’on a diffusé... place de la Libération à Nice.
    Mais aujourd’hui, fils naturel de ma chère CP ou pas, j’en suis meurtri mais il me tarde que cet indigne héritier disparaisse, avec son July de fondateur, désolé.
    Merci pour le flashback Olivier.


    • olivier cabanel olivier cabanel 5 août 2014 08:59

      Merci Emmnuel

      oui, je crois que nous avons fait à peu près le même parcours... le mien étant plutot du coté de l’écologie...je me souviens d’avoir fait la musique d’un film qu’un ami avait réalisé sur les événements à Paris...
      moi j’étais à Genève ou les manifs succédaient au manifs...
      grands souvenirs.
      mais le plus important reste à faire.

    • Alex Alex 5 août 2014 11:23

      « ... Victor... »
      Benny soit-il !

      « ...July... »
      Imposé par “Victor” à la tête de Libé, passé du maoïsme à « Vive la crise ! », il est contre Sarkozy. Tout contre...

      De bien braves types préoccupés grave par la cause du peuple...


    • cevennevive cevennevive 5 août 2014 09:21

      Olivier, Emmanuel, bonjour,


      Nostalgie, nostalgie...

      A cause de la Cause du Peuple, j’ai passé quelques heures au poste de gendarmerie à Alençon.

      Dans cette ville bien pensante, il était très suspect de vendre un journal « subversif » dans la rue, à plus forte raison si nous avions sur nous « la Gueule Ouverte », « le troisième sexe » de Simone de Beauvoir et la « Révolution sexuelle » de Wilhelm Reich, et si, étudiante, nous étions déjà « un peu » divorcée...

      Pionne dans un lycée de la Sarthe, j’ai eu très peur pour mon emploi et je me suis tenue bien tranquille pour le reste de l’année.

      Olivier, cette leçon d’histoire est la bienvenue. J’espère qu’elle rafraîchira la mémoire de tous les plus jeunes d’entre nous qui nous soupçonnent parfois d’avoir vécu le meilleur des années qui précèdent. Il y eut pourtant des moments difficiles, et nous avons dû lutter nous aussi pour plus de liberté et d’égalité.

      Bonne journée.


      • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 5 août 2014 10:37

        Ne vous inquiétez pas, nos fiches sont soigneusement tenues à jour chez les RG, que j’ai maintenant parfois tendance à considérer comme de vieux complices. Je suis persuadé que certains d’entre eux ont la même nostalgie des engagements de l’époque qui véhiculaient de vrais idéaux collectifs, au vu des indigence politique et vaines violence démagogique actuelles... qui nous emmènent vers des horizons... loins d’être idéaux.
        Comme dit Olivier il en reste à faire. C’est l’important : qu’il reste quelque chose à faire.
        J’avais oublié La Gueule Ouverte... smiley


      • olivier cabanel olivier cabanel 5 août 2014 11:21

        cevennevive

        je ne suis pas vraiment animé par un sentiment de nostalgie, je voulais juste faire remarquer aux lecteurs que depuis 1789, pas grand chose n’a réellement bougé.
        les avancées sont minimes, et les élus sont la plupart du temps des nantis...
        à voir leur patrimoine dévoilés depuis peu, on en a la confirmation.
        alors oui, nous avons un joli texte, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen...mais n’est-ce pas encore aujourd’hui plus une déclaration d’intention qu’une réalité ?
        thats the question...
         smiley
        merci de ton commentaire

      • Garance 5 août 2014 13:41

        Comme c’est touchant ces souvenirs d’anciens combattants rescapés des barricades de 68 :  smiley


         « CRS : SS.... !!!

        - Etudiants diants diants.... !!! » 

        On en chialerait presque

        Merci pour ces témoignages : ils ont égayés ma journée : j’arrête : je pourrais devenir sarcastique , alors que le sujet est sérieux  smiley  smiley  smiley

        Pour les choses à venir , ne vous dérangez pas ; on fera sans vous ; vous êtes trop craignoss   :->



      • julius 1ER 5 août 2014 15:41

        @Garance, 

        alors toi tu es un vrai con et encore je mesure mes propos, !!!!!!!!!

      • Garance 5 août 2014 16:50

        Julius à jamais le premier


        Si tu courrais aussi vite que je t’emmerde tu n’aurais pas besoin de voiture  smiley

      • Garance 5 août 2014 16:50

        Julius à jamais le premier


        Si tu courrais aussi vite que je t’emmerde tu n’aurais pas besoin de voiture  smiley

      • olivier cabanel olivier cabanel 5 août 2014 17:11

        garance

        une solution citoyenne ne peut exclure personne, et votre phrase « on fera sans vous » montre les limites de votre citoyenneté...n’oubliez pas liberté, égalité et... fraternité.
         smiley

      • Alex Alex 5 août 2014 19:19

        Olivier

        « n’oubliez pas liberté, égalité et... fraternité. »

        Cette fraternité est du pipeau car elle n’est qu’un vœu pieux.
        On peut décréter la liberté et l’égalité en droit – et même les appliquer dans un pays idéal –, mais on ne décrète pas la fraternité.
        Les mots de la même famille, Confrérie et Fraternité, désignent clairement des associations d’intérêt, donc pas franchement des groupes philanthropiques.
        On peut donc rêver à une fraternité entre peuples, et l’espérer ; mais l’affirmer sur les frontons de la République m’a toujours paru ridicule. Sauf si la méthode Coué s’avère efficace.


      • cevennevive cevennevive 6 août 2014 10:01
        Garance,

        « Pour les choses à venir , ne vous dérangez pas ; on fera sans vous ; vous êtes trop craignoss »

        Vous avez sans doute raison Garance... Faites sans nous.

        Mais pour le moment, je ne vois pas beaucoup de changement que vous auriez apportés à la cause du peuple ces dernières années.

        Je crois pouvoir dire que beaucoup de retraités seraient prêts, comme moi, à vous aider à changer les choses. Dites-nous comment vous voulez vous y prendre. Mais n’oubliez pas que la plupart de nos gouvernants ont sensiblement le même âge que moi (et quelquefois bien plus vieux !) et que vous aurez à lutter contre des « craignoss » qui ne vous feront grâce d’aucune mansuétude.

        Bonne journée.


      • mmbbb 10 août 2014 11:20

        le peuple est idiot simplement il semble s’accommoder mais je vous affirme que la devise de jules Cesar diviser pour regner marche Je crois que vous etes canadien faites une etude sur les syndicats francais Leur seul but vivre grassement des dotations et defendre son pre carre Chereque un ancien de la CFDT a mange dans la main de Hollande et a ete promu president d’un machin Observatoire de la pauvrete Nous croulons sous les rapports en france comme si nous savions pas qu’il avait de la pauvrete Je connais beaucoup de personne de gauche qui ne sont pas pres a bouger puisque leur statut de petit bourgeois les empeche de toute action ou plutot ne veulent pas s’engager pour une cause Hormis d envier et de jalouser voila ce qu’ils savent faire Quant a libe ce journal tenu par les capitalistes n’est presque plus lu est la preuve que l ideologie de gauche est en fin de course 


      • mmbbb 10 août 2014 12:38

        je soutiens Garance et je suis un con un vrai Votre salope de Con Bendit bon petit bourgeois de gauche comme tant d’autre ayant bien profites du systeme tout en passant leur vie a critiquer cette societe de consommation se recyclant dans le parti a la : le parti ecologique et sont autant ecolos que je suis charcutier traiteur et laissant pour les jeunes generations un vrai merdier vos souvenirs d’anciens combattant je m’en bas les couilles Si les CRS avaient de vrais SS comme le rappelle H Amouroux qui avait connu les vrai votre revolution de merde aurait durer 2 heures 


      • cevennevive cevennevive 5 août 2014 09:33

        Olivier,


        « Rien n’est donc encore fait », 

        Hélas, je crois que c’est de pire en pire... Qui aujourd’hui est capable de lutter efficacement contre la finance, les lobbies, la prépondérance des US, le dollar ?

        Nos pauvres « Droits de l’Homme » ne représentent que des mots sur un parchemin, ni plus ni moins efficaces que la Bible ou le Coran.

        Nous n’avons plus à lutter contre un pouvoir déficient ou véreux, nous avons à lutter contre le Monde entier, ou plutôt ceux qui veulent représenter le Monde entier. Impossible !

        La citation de votre ami Africain est très juste, mais ce miel que nous pourrions voler à un essaim d’abeilles, il nous faut aujourd’hui aller le chercher dans un antre peuplé de requins, de frelons et de serpents. Impossible !

        Allez, pardonnez-moi, je ne veux pas décourager les plus jeunes...


        • olivier cabanel olivier cabanel 5 août 2014 17:14

          cevennevive

          ce serait oublier que ce « pouvoir déficient et véreux » n’est qu’une minuscule partie de la population.
          et ce miel, il est à porté de main.
          juste une question de volonté.
          bon ceci dit, des réseau citoyens existent déjà et fonctionnent on ne peut mieux.
          c’est déjà ça de pris.
           smiley

        • caillou40 caillou40 5 août 2014 10:47

          +++Très bon article sur les révolutions volées...(la révolution française reste à faire.)..Le peuple aura t il un jour le courage de se prendre en mains sans recourir aux mafias politiques.. ?

          Pourquoi avoir un si gros cerveau pour ne pas s’en servir...

          • olivier cabanel olivier cabanel 5 août 2014 11:22

            caillou,

            merci, c’est sympa.
            merci aussi d’avoir posé les bonnes questions !
             smiley

          • gogoRat gogoRat 5 août 2014 10:52

            * Les hommes sont-ils « libres et égaux en droits »… la loi est-elle « la même pour tous »…
            >>> En France ? : clairement non, dès lors qu’il existe des « statuts », associés à des ramifications d’une loi à géométrie variable, qui font que les procès aux prud’hommes en arrivent à laisser constater des confusions jusque dans la bouche de magistrats en exercice de leur fonction ...

            * tous les hommes sont-ils toujours « présumés innocents jusqu’à ce qu’ils aient été déclarés coupables ?…  »
            >>> au-delà d’une approche seulement procédurière, ne s’en référant qu’à la Justice d’un « système » que tout bon Français passe son temps à conspuer, il serait bon de se souvenir
            - que, moralement, seuls des actes peuvent être jugés.
            - que la qualité du verdict est directement liée à l’honnêteté du jugement : de ses arguments et des capacités de défense assurés à ceux que l’on juge.
             Nos canards ou nos cancans n’auraient-ils pas un peu trop tendance à participer surtout d’un travail de diffamation visant là encore des personnes (rarement averties de l’attaque) plutôt que de tendre à redresser des torts ?

             Défendre une « cause du peuple » implique avant tout la très délicate et primordiale question de la légitimation :
             qui est fondé, (et comment ?) de dire ce qu’est la cause du peuple ?
             - des délégués (élus par une technique de scrutin bien particulière) ?
             - des représentants estampillés à vie par un titre ? (Fût-il obtenu selon un a priori de collégialité ... ) 
             - des canards ?
             - des cancans ?

             


            • olivier cabanel olivier cabanel 5 août 2014 11:23

              gogorat

              je partage totalement.
              merci

            • mmbbb 10 août 2014 12:00

              les juges sont irresponsables juridiquement cela va de soit Vous etes dans le general et sur le fond vous n’avez pas tort Certes mais que dire des erreurs judiciaires comme l’affaire Dutroux ou le cineaste Tavernier fut condamne parce qu’il critiquait le juge Burgaud Ce juge peut continuer tranquillement sa carriere et n’a pas eu de compte a rendre sur son erreur professionnelle  Que dire des grandes affaires a la francaise comme l’amiante affaire de sante publique et les affaires financieres ( credit lyonnais, concussion malversation ) la plupart finissent par un non lieu Comme le faisait remarquer le livre de Mr This expliquant qu’une justice qui n’est pas ponderee n’est pas une justice Je sais que vous etes omniscient et que votre propos est d’une hauteur de vue que n’ai pas vous allez me gratifier « de conternant » mais votre commentaire oublie ceci la France est souvent rappele a l’ordre par la Cour europenne de justice Comme le disait ce cher Rabelais la justice est une toile d’araignee qui capture les moucherons et laisse passer les bourdons 


            • olivier cabanel olivier cabanel 10 août 2014 15:00

              mmbbb

              irresponsables ? pas sur.
              d’ailleurs ce serait ne pas tenir compte des jurés, souvent manipulés par le juge...
              il faut que les juges aient au dessus d’eux une instance capable de les sanctionner, sinon, ç’est trop facile.
              on sait depuis toujours, et ça c’est confirmé récemment, qu’ils peuvent subir des pressions, et y céder... l’affaire limpide pourtant de bettencourt finit en queue de poisson... non lieu... et pour quelles raisons a votre avis ?
              pour que les juges puissent vraiment etre indépendants, il faut une autorité de surveillance, sinon c’est la porte ouverte à n’importe quoi.
              non ?
              merci de votre commentaire.

            • mmbbb 10 août 2014 17:30

              a mon humble avis de citoyen l’affaire traite par le juge burgaud fut une erreur professionnelle Il n’a pas ete sanctionne comme il aurait du l’etre et comme je l’evoquais ; Tavernier ce sanguin ( ce n’est pas un reproche ) lui le fut Le juge Burgaud est l’archetype du fonctionnaire compétant en droit ( un technicien du droit ) mais n’ayant aucun recul sur l’affaire traitee Par ailleurs la justice n’a pas fonctionnee correctement et aucun clapet de securite n’a ete active En resume au pays des droits de ’homme avoir de telle erreur judiciaire n’est pas acceptable Comme beaucoup de juges d’instruction, l’intime conviction confine a l’inquisition Quant aux affaires financieres et les affaires sanitaires comme l’amiante et le rendu du proces des farines animales c’est le non lieu CQFD cette justice me fait honte non pas que je sois un Robespierre qui veuille absolument des coupables et se draper dans un drap de vertu, mais trop de non lieu decribilise cette institution La justice est un des pillier de la democratie et cette justice est perfectible Avant de donner des lecons au monde entier nous devrions avoir une justice plus ponderee Salutations 


            • Xenozoid Xenozoid 5 août 2014 12:28

              et c’était pas balzac qui écrivait a george sand, a cet époque(1871) ,de mémoire :
              « la démocratie a pour but d’élever le prolétaire au niveau de bêtise du bourgeoi »


              • jullien 5 août 2014 13:25

                Flaubert : Balzac était décédé depuis plus de vingt ans (il aurait cependant probablement approuvé).


              • Xenozoid Xenozoid 5 août 2014 13:34

                merci Julien,comme quoi la mémoire


              • Pepe de Bienvenida (alternatif) 7 août 2014 07:49

                Le hic, c’est que le prolétaire a déjà le niveau de bêtise du bourgeois ; et que par conséquent, il en partage les rêves.
                Si le peuple, c’est ce machin qui fait 1000 km aller-retour pour étaler son suif sur les plages, la révolution est encore très, très loin.


              • olivier cabanel olivier cabanel 7 août 2014 13:44

                Pepebien sur, c’est vrai.mais les peuples ont changé par la volonté de quelques uns.les intrigants, juste portés par la volonté de prendre le pouvoir, pour se servir du peuple...et les résistants, juste portés par un volonté plus citoyenne.alors bien sur « lmachin qui fait 1000 km aller-retour pour étaler son suif sur les plages » il ne faut pas compter sur lui pour changer l’ordre des choses... et ils sont la majorité.

                mais cette majorité est fragile.

              • jullien 5 août 2014 12:40

                @ Olivier
                Thiers a toujours été l’incarnation jusque à la caricature de ce que pensait la bourgeoisie française de son époque. S’il n’avait pas existé, il aurait fallu l’inventer.

                Il y a une petite erreur dans ce que vous écrivez : à la faveur du soulèvement de 1848, il va d’abord se mettre à l’abri, appliquant la règle du « courage, fuyons… ».
                Non : il avait proposé à Louis-Philippe un plan de réduction de l’insurrection. Celui-là même qu’il reprendra en mai 1871. C’est Louis-Philippe qui, convaincu d’être devant une vaste conspiration, préféra abdiquer. Un mois plus tard, Thiers se mit en campagne électorale devenu « miraculeusement » républicain mais toujours aussi attaché à défendre la « propriété » et « l’Ordre » (les gens de droite écrivaient vraiment ce mot avec une majuscule). Vous n’avez pas mentionné son arrestation lors du coup d’Etat du 2 décembre 1851 : elle lui a pourtant permis de se faire passer pour un martyr de la liberté. Il ne précisait pas qu’il avait rêvé de se présenter à l’élection présidentielle de 1852 une fois le « crétin » parti et était convaincu d’être élu haut la main.

                Quant à la religion, qu’on me pardonne l’auto-citation mais voici ce que j’écrivais il y a quelques mois (http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/une-histoire-et-un-bilan-du-148456) :
                Il ne faut cependant pas croire que l’affrontement entre conservateurs et libéraux était celui des chrétiens encore plongés dans l’obscurantisme contre les audacieux libres-penseurs. Beaucoup de conservateurs étaient des « chrétiens par peur ». La bourgeoisie française* (à l’époque ce terme désignait ceux résidant en ville et tirant leurs revenus d’une profession libérale ou de la terre, non les rares industriels : nous dirions les classes moyennes et les élites urbaines) était imprégnée de voltairianisme. À une époque où les idées de Voltaire n’avaient pas été triées de façon à ne retenir que les appels à la liberté de pensée et à la tolérance religieuse, cela signifiait que ses propos sur le rôle essentiel de la religion pour maintenir l’ordre social et la moralité des masses étaient considérés comme allant de soi. En d’autres termes, Dieu selon les bourgeois était un service supérieur de police. D’où cette fameuse phrase d’Adolphe Thiers que l’on est censé trouver admirable : « Je veux rendre toute-puissante l’influence du clergé, parce que je compte sur lui pour propager cette saine philosophie qui apprend à l’homme qu’il est ici-bas pour souffrir et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l’homme : « Jouis » ». Cela était compatible avec un anticléricalisme méprisant et l’absence de pratique religieuse car il était entendu que c’était le peuple (sans pouvoir et sans droit de vote, le suffrage étant censitaire) qui avait besoin de discipline
                Avec des amis pareils, l’Église n’avait pas besoin d’ennemis !

                Quant à son ralliement à la République, c’est parce qu’il trouvait que la place était bonne et qu’il craignait qu’un régime monarchique soit de nouveau renversé par le peuple. Le résultat est qu’il y a longtemps eu une controverse entre d’une part ceux qui disaient « Il a massacré les communards ! C’est un salaud » et ceux qui répondaient « Mais il a rétabli la République ! Il faut le commémorer ». Dans le chef-lieu de département où je vis, il y a longtemps eu un petit jeu : à chaque changement de majorité municipale, le « Boulevard des fédérés » devenait le « Boulevard Adolphe Thiers » ou vice-versa. On a fini il y a quelques années par décider que désormais le boulevard porterait les deux noms.

                Je suis partisan de mettre ce grand anti-démocrate au programme et de le donner en (contre-)exemple aux enfants : ce serait une tâche de salubrité publique ! J’espère que vous n’en voudrez pas à un « jeunot » qui n’était pas né en 1973 d’être intervenu.


                • olivier cabanel olivier cabanel 5 août 2014 17:18

                  julien

                  je n’ai fais que citer les propos d’un historien indiscutable qui a pour nom Henri Guillemin, et j’ai repris mot à mot ses propos. je serais surpris qu’il se soit trompé.
                  la question reste ouverte...mais je vous encourage vivement à écouter la vidéo proposée dans l’article, elle ne dure que 20 grosses minutes, mais c’est passionnant.

                • Julien30 Julien30 6 août 2014 12:39

                  Aucun historien n’est indiscutable, et surtout pas Guillemin qui souvent tombe dans la propagation des légendes de gauche.


                • olivier cabanel olivier cabanel 7 août 2014 13:47

                  julien 30

                  attention a ne pas confondre les historiens « romantiques », ceux qui, usant du copié collé, transmette des vérités discutables, et les agrémentant de leurs romances, et ceux qui (comme Guillemin), font de véritables enquêtes, apportant les preuves de ce qu’ils publient, ou disent.
                  c’est là toute la différence.
                   smiley

                • alinea alinea 5 août 2014 13:13

                  Il nous a fallu presque, (ça dépend qui !) deux siècles pour apprendre que la révolution française avait été bidonnée et volée par les bourgeois ; aujourd’hui, on sait à l’instant que les révolutions arabes, ukrainiennes, sont manipulées, bidonnées et volées par L’USUE !! C’est déjà un progrès ; la question est de savoir si ça nous servira de leçon, ou bien si nos débordements futurs et inévitables seront eux aussi récupérés par un pouvoir enjôleur !
                  Pas très optimiste tout ça !! On se doute qu’il s’en trouvera toujours pour dévoyer les élans populaires, pour leurs profits ! leur grande force étant de flatter, séduire.... vous savez... le Diable !! Ça fait longtemps qu’on en parle, de Dieu et de Satan !! sortir de cette condition, est-ce possible, à échelle de notre imaginaire anticipateur ???


                  • olivier cabanel olivier cabanel 5 août 2014 17:21

                    Alinea,

                    oui, le constat est cruel.
                    ceci dit, j’ai le sentiment que plus grand monde n’est dupe...il faut voir la désaffection des urnes récente pour le constater.
                    mais ne pas aller voter est rendre service à ceux qui se servent de l’état plutôt que de le servir, et il faudra vite trouver une solution pour en sortir par le haut.

                  • Pepe de Bienvenida (alternatif) 7 août 2014 07:52

                    Eternel débat : vu l’étroitesse du choix, aller voter n’est-ce pas avaliser un système ?


                  • chantecler chantecler 7 août 2014 11:55

                    Euh non ce n’est pas une nouveauté : faut pas confondre république et socialisme .

                    Pour le reste l’article est intéressant sauf un point curieux : « les bourgeois ont armé le peuple », ah oui et comment ils ont fait ?
                    Ils avaient les clés des armureries ?
                    Je pense que la révolution a été récupérée petit à petit par la bourgeoisie .
                    Et encore : le 14 juillet 89 marque un désaccord entre le peuple et le roi auquel on voulait adjoindre une constitution mais pas le divorce .
                    Celui ci s’opèrera à partir de la fuite à Varennes et la prise de conscience que des armées émigrées et des empires impériaux ( A.H) attendaient pour rétablir l’ordre du côté de Coblence .


                  • olivier cabanel olivier cabanel 7 août 2014 13:48

                    chantecler

                    vous savez, quand on a les moyens financiers (et c’était le cas), ce n’est pas difficile de trouver des armes...

                  • Marc Chinal Marc Chinal 5 août 2014 15:15

                    Je me demande combien de temps il faudra pour que les « intelligents » comprennent que le principal problème de l’humanité ne vient pas du Kapital, mais de ce qui constitue le capital, à savoir l’utilisation de monnaie.
                    .
                    En attendant de comprendre que le problème vient de cette utilisation de monnaie (quelle qu’elle soit), et bien on continue à massacrer l’environnement, massacrer ses voisins, etc...
                    Merci les humains « intelligents » !


                    • claude-michel claude-michel 5 août 2014 15:20

                      Les peuples..ces animaux qui refusent d’être civilisés.. ?

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