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Accueil du site > Actualités > Politique > La chasse aux fonctionnaires est ouverte

La chasse aux fonctionnaires est ouverte

Trois propositions et puis s’en va. Le gouvernement ouvre la chasse aux fonctionnaires. A l’inverse du discours de Périgueux de 2006 où le candidat Sarkozy avait caressé les fonctionnaires dans le sens du poil, le président de la république tente de retrouver une popularité à droite en s’attaquant aux piliers de la fonction publique. Deux coups de boutoirs viennent ainsi de résonner. Un décret tout d’abord qui prévoit la mise en disponibilité d’un fonctionnaire s’il refuse trois offres d’emploi. La remise en cause également du calcul de la retraite des fonctionnaires sur leurs six derniers mois de service .

Il est loin le discours de Nicolas Sarkozy du 6 octobre 2006 à Périgueux dans lequel, il déclarait (cf vidéo) : “chercher à opposer les salariés du secteur public et du secteur privé est dangereux. Chercher à faire des fonctionnaires les boucs émissaires de la faillite des politiques dont ils ne sont en rien responsables est indigne. Chercher à faire passer les fonctionnaires pour des privilégiés est injuste“.

La hache de guerre a été depuis déterrée. Un projet de loi sera présenté le 11 février au Conseil supérieur de la Fonction publique. Il prévoit qu’un fonctionnaire dont l’emploi a vocation à être supprimé doit être réorienté professionnellement. La grande nouveauté c’est que s’il refuse successivement trois affectations, il sera mis en disponibilité - sans travail, ni salaire, ni droits aux indemnités - ou en retraite d’office. Une fois en disponibilité, l’agent qui refuserait à nouveau trois postes en vue de sa réintégration sera considéré comme « démissionnaire » et pourra être licencié.

La Fédération Syndicale Unitaire (FSU), majoritaire dans la fonction publique par la voix de Gérard Aschieri dénonce “une boîte à outils pour tailler dans les effectifs“. La CGT évoque “une loi facilitant les licenciements“. Au sein du gouvernement, Eric Woerth, qui ne lâche pas le président d’une semelle dans l’espoir d’une promotion lors du prochain remaniement ministériel, justifie la mesure de la façon la plus nette : “Si la personne refuse, c’est qu’au fond elle n’a plus envie de travailler dans l’administration. Il n’y a pas de raison que l’administration continue à ce moment-là à la payer“.

 ”Pas envie de travailler” : le message subliminal envoyé par le ministre des comptes publics est des plus limpides. Il s’inscrit dans une vision de la fonction publique qui considère cette dernière comme un boulet attaché à l’exécutif. Etrange vision d’un gouvernement qui joue l’auto-mutilation de la puissance publique à défaut de pouvoir procéder, à visage découvert, au démantèlement du statut de la fonction publique.

Avec Nicolas Sarkozy, le fonctionnaire est devenu l’ennemi public numéro un des comptes publics. Ces deux nouvelles annonces s’inscrivent logiquement dans la droite ligne de la règle du non remplacement d’un départ sur deux. Le gouvernement prévoit ainsi pour cette seule année la suppression de 33.749 postes de fonctionnaires.

Tout naturellement, à droite, on applaudit. C’était bien le but de la manœuvre. Reprendre la main par le clivage. Rarement un président de la république censé être le garant de l’unité nationale n’aura autant divisé pour mieux régner.

Yves Thréard, éditorialiste au Figaro, boit du petit lait en constatant que “l’emploi ne sera plus garanti dans la fonction publique. C’est une révolution qu’il faut encourager dans notre pays où salariés du public et ceux du privé ne sont pas sur un pied d’égalité. Il faut mettre un terme à cette anomalie très française, qui nuit à l’unité nationale“. Unité ou uniformité ? Le rouleau compresseur Sarkozy continue à vouloir condamner la France à faire son grand bond en arrière par des réformes au goût amer de recul social.

Les mots du journaliste, par ailleurs brillant, sont révélateurs de la radicalisation de la pensée sarkozyste. Yves Thréard sur son blog se lâche quand il évoque le “quasi-apartheid” que constitue la cohabitation des secteurs publics et privés. La bave à la plume, tout revigoré par l’audace de l’exécutif il écrit : “D’un côté les fonctionnaires, avec leur propre traitement salarial (garantie de l’emploi et autres avantages acquis), leur propre régime de retraite (encore très avantageux même si l’allongement de l’âge légal est désormais le même pour tous), et leur propre droit (ils relèvent du droit administratif, et non du droit commun comme dans n’importe quelle grande démocratie). De l’autre, des salariés du privé qui payent souvent les pots cassés de la défense à tout crin d’un système inique !“ 

Voici donc venu le temps de la revanche, si longtemps attendue, de cette frange de la droite au parcours historique cahoteux qui a toujours honni l’Etat. Du pain béni pour redonner des couleurs à un PS qui bénéficie d’une séquence ascendante mais aussi, un appel d’air pour la droite étatiste gaulliste qui s’est trouvée dernièrement un nouveau champion en la personne de Dominique de Villepin. Attention monsieur le président à la réforme de trop. A cette goutte de trop qui fait déborder les vases.


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205 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 3 février 2010 10:56

    chercher à opposer les salariés du secteur public et du secteur privé est dangereux. Chercher à faire des fonctionnaires les boucs émissaires de la faillite des politiques dont ils ne sont en rien responsables est indigne. Chercher à faire passer les fonctionnaires pour des privilégiés est injuste“.

    Non ! il a dit ça ? smiley
    Kessler et Bébéar l’ont sans doute corrigé
    Les salariés du privé paient les pots cassés d’une finance devenus folle et des délocalisations encouragées, c’est vrai
    Si on délocalisait aussi les services publics ? (e-learning , etc...)
    Déjà le privé à un pied à la sncf , à edf, à la poste...
    Friedman et son disciple Reagan ont fait école
    Restons zen smiley


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 3 février 2010 12:11

      En effet, c’est grave. Mais au moment de l’adoption et de la promulgation de la loi, les directions des grandes centrales syndicales ont restées très passives, et la prétendue « opposition » n’a même pas saisi le Conseil Constitutionnel. Ce n’est pas que des militants ne les aient pas appelées à faire quelque chose.

      Et les parlementaires de « gauche », qui sont en même temps des responsables d’administrations pour la plupart d’entre eux, étaient-ils vraiment contre une telle loi ?

      Voir nos articles de cette période :

      CNRS et loi de licenciement massif des fonctionnaires
      CNRS, loi sur les fonctionnaires et machine à licencier
      CNRS, universités, fonctionnaires et liquidation des « classes moyennes »
      Non à la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires français ! (I)
      Non à la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires français ! (II)
      Non à la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires français ! (III)
      Le CNRS, établissement public administratif (I)
      CNRS, EPST, universités... bientôt des « furloughs » pour tous ?
      Fonctionnaires : retirer le projet de loi
      La loi sur les fonctionnaires, définitivement adoptée (I)
      La loi sur les fonctionnaires, définitivement adoptée (II)
      La loi sur les fonctionnaires, définitivement adoptée (III)
      Ne pas promulguer la loi sur les fonctionnaires (I)
      Parlement, fonctionnaires et apparence d’impartialité (I)
      Fonctionnaires, loi, Conseil Constitutionnel : pas de saisine ?
      Ne pas promulguer la loi sur les fonctionnaires (II)
      Parlement, fonctionnaires et apparence d’impartialité (II)
      Ne pas promulguer la loi sur les fonctionnaires (III)
      Fonctionnaires : appel contre la promulgation de la loi (I)
      Fonctionnaires, loi, CNRS, privé, licenciements... (I)
      La loi sur les fonctionnaires, promulguée (I)

      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 3 février 2010 12:51

      A noter également que, selon toute vraisemblance, les « mobilités - licenciements » seront opérées par des « managers » extérieurs au milieu professionnel proprement dit, suivant des « modes d’emploi » élaborés par des cabinets de consultants.

      On commence à voir, dans des établissements comme le CNRS, des interventions croissantes des services dits « des ressources humaines » dans le « suivi » des agents. Y compris pour les chercheurs, pour lesquels il avait toujours été admis que ce travail était de la compétence exclusive des instances scientifiques.

      Etrangement, depuis le printemps 2007, des pratiques « managériales » interférant avec le suivi des chercheurs se sont mises en place, et on été relativement officialisées (classification automatique des avis du Comité National sur les chercheurs de façon à ouvrir la voie à l’intervention des services « des ressources humaines », etc...), sans que les élus des organisations syndicales en soufflent mot.

      A ce jour, il ne semble y avoir eu aucune prise de position syndicale dénonçant les « suivis post-évaluation » des chercheurs par des « managers » extérieurs à la communauté scientifique.

      Mais, vu que la pyramide sociale française place les métiers de « manager », « meneur d’hommes », « gestionnaire », « spécialiste de la gouvernance », etc... très au-dessus de celui de chercheur, quelles études peuvent faire les enfants des chercheurs influents ?

      Voir, par exemple, nos articles :

      Le CNRS applique la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires à ses agents (I)
      Radiofréquences : le rapport de l’AFSSET (I)
      Le CNRS applique la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires à ses agents (II)
      Le CNRS applique la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires à ses agents (III)
      Le CNRS applique la loi sur la « mobilité » des fonctionnaires à ses agents (IV)
      Coordination Nationale des Universités : communiqués et motions du 27 octobre
      CNRS, universités, LRU et « managérisation » (I)
      Recherche, justice, université, indépendance (I)
      Recherche, justice, université, indépendance (II)
      CNRS, contrat d’objectifs, décret, recours...
      CNRS, universités, LRU et « managérisation » (II)
      CNRS, universités, LRU et « managérisation » (III)
      CNRS : notre recours contre le décret modifiant l’organisation et le fonctionnement du Centre
      CNRS, universités, LRU et « managérisation » (IV)
      CNRS, science, évaluation et « management » (I)
      CNRS, universités, LRU et « managérisation » (V)

      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 3 février 2010 13:35

      Pour rappel, la  Loi n° 2009-972 « relative à la mobilité et aux parcours professionels dans la fonction publique  » a été publiée au Journal Officiel du 6 août 2009. Voir, sur Légifrance :

      http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020954520&dateTexte=&categorieLien=id

      et notamment les articles 7 et 8 de la loi :

      Article 7

      La loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 précitée est ainsi modifiée :
      1° A l’article 36, après les mots : « statut général », sont insérés les mots : « et sans préjudice du placement en situation de réorientation professionnelle prévue à la sous-section 3 de la présente section » ;
      2° La section 1 du chapitre V est complétée par une sous-section 3 ainsi rédigée :

      « Sous-section 3

      « Réorientation professionnelle

      « Art. 44 bis.-En cas de restructuration d’une administration de l’Etat ou de l’un de ses établissements publics administratifs, le fonctionnaire peut être placé en situation de réorientation professionnelle dès lors que son emploi est susceptible d’être supprimé.
      « Art. 44 ter.-L’administration établit, après consultation du fonctionnaire placé en situation de réorientation professionnelle, un projet personnalisé d’évolution professionnelle qui a pour objet de faciliter son affectation dans un emploi correspondant à son grade, situé dans son service ou dans une autre administration, ou de lui permettre d’accéder à un autre corps ou cadre d’emplois de niveau au moins équivalent. Le projet peut également avoir pour objet de l’aider à accéder à un emploi dans le secteur privé ou à créer ou reprendre une entreprise.
      « Pendant la réorientation, le fonctionnaire est tenu de suivre les actions d’orientation, de formation, d’évaluation et de validation des acquis de l’expérience professionnelle destinées à favoriser sa réorientation et pour lesquelles il est prioritaire. Il bénéficie également d’une priorité pour la période de professionnalisation.
      « L’administration lui garantit un suivi individualisé et régulier ainsi qu’un appui dans ses démarches de réorientation. Elle fait diligence pour l’affecter, sous réserve des dispositions du quatrième alinéa de l’article 60, dans les emplois créés ou vacants correspondant à son grade et à son projet personnalisé d’évolution professionnelle.
      « Le fonctionnaire peut être appelé à accomplir des missions temporaires pour le compte de son administration ou d’une autre administration. Les missions qui lui sont alors confiées doivent s’insérer dans le projet personnalisé.
      « Art. 44 quater.-La réorientation professionnelle prend fin lorsque le fonctionnaire accède à un nouvel emploi.
      «  Elle peut également prendre fin, à l’initiative de l’administration, lorsque le fonctionnaire a refusé successivement trois offres d’emploi public fermes et précises correspondant à son grade et à son projet personnalisé d’évolution professionnelle, et tenant compte de sa situation de famille et de son lieu de résidence habituel. Dans ce cas, il peut être placé en disponibilité d’office ou, le cas échéant, admis à la retraite.
      « Art. 44 quinquies.-Un décret en Conseil d’Etat détermine les conditions de mise en œuvre de la présente sous-section. » ;
      3° L’article 44 bis devient l’article 44 sexies ;
      4° La première phrase du second alinéa de l’article 51 est complétée par les mots : « ou dans le cas prévu au second alinéa de l’article 44 quater » ;
      5° Le quatrième alinéa de l’article 60 est complété par une phrase ainsi rédigée :
      «  Priorité est également donnée aux fonctionnaires placés en situation de réorientation professionnelle pour les emplois correspondant à leur projet personnalisé d’évolution professionnelle. »

      Article 8

      Avant le premier alinéa du I de l’article 97 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
      «  Dès lors qu’un emploi est susceptible d’être supprimé, l’autorité territoriale recherche les possibilités de reclassement du fonctionnaire concerné. »

      (fin de citation)

      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 3 février 2010 14:17

      Ce dont il s’agit à présent, c’est d’un décret d’application de cette loi déjà promulguée. Voir, par exemple :

      http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20100203.FAP6144/les_fonc tionnaires_auront_plus_de_garanties_avec_la_loi.html

      http://www.leparisien.fr/economie/la-garantie-d-emploi-des-fonctionnaires-ecornee-03-02-2010-801661.php

      http://www.ladepeche.fr/article/2010/02/03/768874-Fonctionnaires-la-fin-de-l-emploi-a-vie.html

      Mais c’est très hypocrite, de la part des grandes centrales syndicales et de certains secteurs du monde politique, de pleurnicher à présent autour de ce projet de décret d’application, alors qu’ils n’ont pas fait grand-chose pour empêcher la loi de passer, et même actuellement on attend qu’ils saisissent l’Organisation Internationale du Travail contre cette loi.

      En ce qui nous concerne, nous attaquerons le décret en Conseil d’Etat et nous plaiderons l’inconstitutionnalité de la loi, puisque la « gauche » n’a pas daigné saisir le Conseil Constitutionnel. Nous saisirons également l’OIT, mais nous ne sommes pas très nombreux et le problème de la représéntativité aux termes de l’OIT risque de se poser.

      Qui est prêt à nous soutenir ?

      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/


    • plancherDesVaches 3 février 2010 17:08

      Bonjour Zen. Remets la photo de ta fille, elle me plaisait bien. Passons.

      Recherche « AGCS balladur » sur le net et reviens me dire...

      (plus directif que moi, on meurt... lol. Je dois être un paternalo-psychopatôt-élito-sado-masochisto qui s’ignore presque.)


    • jps jps 3 février 2010 20:10

      Pendant la phase de l’Uruguay Round où fut négocié l’AGCS, entre 1988 et 1991, les gouvernements de l’époque (gouvernement Rocard) les accords ont signé l’AGCS en avril 1994 (Gérard Longuet) et proposé à ratification la même année (gouvernement Balladur). Chaque pays décide du type de service qui sera inclus -ou pas- sur sa liste d’engagements. Or les engagements de libéralisation ont un caractère obligatoire et ont force de loi. L’engagement pris par un état est irréversible. En cas de changement démocratique, un gouvernement nouvellement élu ne pourrait revenir sur une libéralisation engagée sans s’exposer à des sanctions financières très dissuasives.

      Pascal Lamy membre de PS depuis 69, avec l’appui du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin et notamment de Jacques Chirac, a été élu le 26 mais 2005 directeur général de l’OMC, et, est un fervent partisan de l’accord général sur le commerce des services (AGCS). L’Organisation mondiale du commerce a pour mission la libéralisation progressive du commerce des biens et des services à l’échelle mondiale qui consiste à ouvrir largement à la compétition internationale l’ensemble des secteurs de service. «  Tous les services de tous les secteurs à l’exception des services fournis dans l’exercice du pouvoir gouvernemental  ». doivent être confiés au privé. Or, libéraliser, en vertu des dispositions mêmes de l’AGCS, signifie en fait privatiser, c’est-à-dire soumettre aux lois de la concurrence, du marché. tels l’éducation ou le système de santé, la culture, les transports, l’environnement, etc…

      Tous cela pour démonter que la frontière en matière économique entre les sociaux-démocrates et la droite est très ténue et que certains n’hésitent pas à franchir le rubicond pour des intérêts personnels ou par convictions. Ils oeuvrent tous pour le maintien du libéralisme économique et financier. Malgré la crise cela continue. Le désengagement progressif de l’Etat est toujours une priorité même si celui-ci a pris des dispositions ponctuelles pour contrer les effets de la crise.

       


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 4 février 2010 03:41

      Voir aussi notre article du 3 février :

      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/02/03/dispari tion-des-fonctionnaires-et-mort-de-l-etat-francais.html

      Disparition accélérée des fonctionnaires et mort programmée de l’Etat français

      Le 3 février, le blog Educobs du Nouvel Observateur fait état de l’annonce du président de l’Université Paris Dauphine envisageant de porter certains frais de scolarité jusqu’à 4000 euros par an. Cette mesure déjà contestée concernerait environ 1500 étudiants. Plus globalement, les universités françaises sont invitées à évoluer progressivement vers un fonctionnement de droit privé par les mesures récentes prises en application de la loi dite « d’autonomie ». Le « rapport Aghion » va même plus loin, et invite nos établissements d’enseignement supérieur à s’inspirer du fonctionnement des universités privées des Etats-Unis. En même temps, le « rapport Aghion » ignore l’existence des institutions de la recherche fédérale des Etats-Unis, ainsi que celle du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et des autres établissements publics français à caractère scientifique et technologique (EPST). Alors que de nombreux services publics sont visés par cette politique de privatisation accélérée, un décret d’application aux fonctionnaires de l’Etat de la loi dite sur la « mobilité » devrait paraître prochainement. Mais le processus de démantèlement des structures de l’Etat français semble même aller plus loin. Après la mise en cause récente du statut de la Gendarmerie Nationale, le Conseil des Ministres du 3 février vient d’annoncer la présentation prochaine d’un projet de loi devant ratifier la création d’une force de gendarmerie européenne (EUROGENDFOR), officialisée dans un Traité signé en octobre 2007 au même moment que le Traité de Lisbonne, après un premier accord passé en septembre 2004.

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/02/03/dispari tion-des-fonctionnaires-et-mort-de-l-etat-francais.html ]


      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/


    • Ronny Ronny 3 février 2010 11:25

      Non non, j’avais écrit tout cela voila plus d’un an deja....

      http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=37556


    • cathy30 cathy30 3 février 2010 12:54

      excellent article Ronny
      c’est exactement ce qu’il va se passer


    • pierrot123 3 février 2010 13:10

      Non, pas d’accord du tout, Agoravox n’est pas « systématiquement en retard sur Rue89 ».
      Ces deux « diffuseurs » ne fonctionnent pas du tout de la même manière, n’ont pas la même optique, se financent différemment.

      Agoravox n’a jamais cherché à imposer une opinion définitive sur un sujet délicat, au contraire de ce qu’a fait Rue89 avec le mouvement « re-open 0911 »...
      (Pour mémoire :http://www.rue89.com/desintox-11-septembre-2001/2009/02/04/le-vrai-et-tous-les-faux-complots-du-11-septembre?page=22#comment-690894)


    • RilaX RilaX 3 février 2010 11:06

      J’aimerai que tous ceux qui se réjouissent de cette nouvelle s’arrête 2 minutes pour réfléchir.
      Didier Lombard, pas fonctionnaire, ne va plus exercer d’activité ; il va devenir président non exécutif. Et pour cette tache harassante qui consiste à ... ne rien faire, il va être payé pareil que quand il était aussi directeur de FT. C’est à dire 1,6 Millions d’euros par an.

      Alors dans ces conditions, qui est le privilégié ? Le fonctionnaire payé au lance pierre (dépasse rarement les 3000€ par mois) ou ces fainéants de grands patrons sur payé à ne rien foutre ? Mention spéciale à tous les hauts fonctionnaires qui sont grassement payé à nous pondre des lois dans ce gout la.

      Attention, je parle des grands patrons qui sont à la tête de ces grandes entreprises qui brasse des millions d’euros, pas des patrons de PME qui se lèvent le cul toute la journée pour un salaire pas meilleurs que leurs commerciaux.


      • french_car 3 février 2010 16:38

         Didier


      • french_car 3 février 2010 16:39

        Didier Lombard touche probablement également sa retraitre de fonctionnaire en tant qu’ingénieur général des télécommunications.


      • armand 3 février 2010 18:41

        exact french plus ajouter les jettons de conseil (on croit réver...) d’administration dans des tonnes d’entreprises dont la mienne, juste un nom sur une liste (ne viens jamais aux réunions) et empoche 2400 ros voilà une vraie bande de mafieux et encore je suis poli


      • Yohan Yohan 3 février 2010 19:29

        Après tout, Sarko ne fait que tenir ses promesses de réformer la France et de contenir la dette, ce pourquoi les français l’ont élu.
        Concernant les fonctionnaires, et vu l’état des finances de l’Etat, il n’y a guère d’alternative que de serrer les boulons. Concernant les 6 derniers mois servant au calcul de leur retraite, ce serait une mesure d’équité par rapport au privé qui cotise plus et qui voit sa retraite calculée sur les 25 meilleures années.
        Pour les fonctionnaires refusant 3 jobs correspondant à leurs aspirations, je ne vois pas où serait le problème non plus. Encore faudrait-il avoir de quoi à proposer. De ce côté on va encore crier au scandale, comme pour les chômeurs visés par ce genre d’imprécations et qui n’ont finalement pas trop été touchés vu que Pole emploi n’avait rien à leur proposer. Donc il n’ont pas eu à refuser non plus.
        En revanche, pour faire bonne mesure, il faudrait que le glaive tombe aussi sur les grands patrons et sur les retraites chapeau et les salaires extravagants en général, sinon l’opposition aura beau jeu de crier au loup qui dévore les fonctionnaires.


      • sisyphe sisyphe 3 février 2010 19:49

        Par Yohan (xxx.xxx.xxx.2) 3 février 19:29

        Concernant les 6 derniers mois servant au calcul de leur retraite, ce serait une mesure d’équité par rapport au privé qui cotise plus et qui voit sa retraite calculée sur les 25 meilleures années.

        Oui ?

        Et une autre « mesure d’équité » ; c’est à dire  l’inverse, n’aurait pas été équitable, quand on sait que plus de 8 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté, dont la plupart des retraités, vu le montant ridicule des retraites de gens qui ont bossé toute leur vie dans le secteur privé ?

        Non ?

        L« ’équité », c’est mettre tout le monde dans la merde ? 

        C’est comme ça que vous la voyez ?

        Pas étonnant... Vous méritez bien vos gouvernants.

        Le problème, c’est que nous, on les subit, sans avoir voté pour ; c’est beau l’autocratie, hein ?


      • Yohan Yohan 3 février 2010 20:01

        L’équité c’est ne pas prendre au petit ouvrier le peu qu’il a en ponctionnant sur sa caisse de retraite à lui pour donner à celle des fonctionnaires qui n’est pas alimentée correctement. Je dis donc que c’est scandaleux qu’une femme de ménage qui a bossé 40 ans n’ait que 900€ de retraite alors qu’un EDF qui a bossé 30 ans va partir avec deux fois et demi plus. C’est normal ça ?.


      • sisyphe sisyphe 3 février 2010 20:49

        Ce qui n’est pas normal, effectivement, c’est cette femme qui a bossé 40 ans, et qui se retrouve avec une retraite de merde !

        Mais vous, vous préférez aligner tout le monde sur ce niveau de merde ; c’est exactement ce que je dis ; un raisonnement d’imbécile, dont les exploiteurs vous remercient !


      • Yohan Yohan 3 février 2010 20:57

        Moi je n’aligne rien, ce sont les gouvernements doite et gauche réunis qui sont les responsables de cette merde . Si tu veux descendre dans la rue ; pense à défendre les petites retraites d’abord et surtout les besogneux qui créent vraiment de l’emploi et qui ne se sucrent pas


      • sisyphe sisyphe 3 février 2010 21:20

        Bah oui ...

        Si tu veux vraiment te battre contre ceux « qui se sucrent », ce n’est certainement pas contre les fonctionnaires qu’il faut manifester ; tu as entendu parler des golden hello, des golden parachutes, des stocks options, des jetons de présence, des bénéfices des traders, des doubles salaires des pdg, du bouclier fiscal ?

        Qu’est-ce que c’est minable, de s’acharner sur les moyens pour les aligner sur les petits, quand on la ferme sur les gros ?

        Jamais tu as un instant de lucidité ?


      • Arafel Arafel 4 février 2010 02:10

        Plutôt que de se battre pour tirer tout le monde vers le haut, comme ils en ont pas le courage, ils applaudissent lorsque leurs maitres mettent tout le monde à niveau, mais vers le bas.
        Eux n’y gagnent rien, mais ils sont content parce que les autres gagnent moins.
        Il a raison Freche : maxi 6 % d’intelligents, les autres c’est des cons. J’ajouterais même des super cons.


      • sylvain 7 février 2010 12:57

        merci encore sisiphe pour le chambouloutoutou

        y en a un qui est «  » heureux «  » ce matin 


      • sylvain 7 février 2010 13:06

        je suis fier qu’enfin un gouver.t courageux s’attaque à cette métastase qu’est le fonctionnariat en France ; tels de sangsues agrippés a leurs acquis privilégies nantis , pas de risque de chomdu
        passent leur temps a braire comme de anes dans la rue , gouffre financier abyssal , assistés pros , composés par tout ce qui pourrit le tissu social par leurs greves leurs blocages et leur faignantise
        EN SNCF FONCTION PUBLIQUE PLUTOT PONCTION PUBLIQUE ..ETC ..

        la poste est enfin privatisée ,

        chapeau Mr Sarko , élections ou pas toi tu en as dans le calbut

        pas comme ces couill...molles de gauche


      • Christian Delarue Christian Delarue 7 février 2010 15:10

        Quand une vraie gauche s’attaquera aux suce-le-sang et parasites d’en-haut on pensera aux petits serviteurs du capital pour un traitement ad hoc


      • Le péripate Le péripate 7 février 2010 15:21

        Il ne fait pas gratter bien loin pour découvrir la mentalité d’éleveurs de bétail fascistes sous le vernis des déclarations égalitaristes.

        Un traitement ad hoc, ça laisse de la place à l’imagination.


      • srobyl srobyl 7 février 2010 17:41

        A Sisyphe,
        Bien vu !! Il n’y a que les crétins pour ne pas se rendre compte de ce qu’on leur offre en pâture...Ce sont les mêmes, ceux qui applaudissent des deux mains en voyant leur voisin fonctionnaire subir les mêmes saloperies que ceux du privé (enfin !! Y’a quand même une justice en ce bas monde, ma pauv’dame), qui pesteront plus tard en faisant la queue pendant une heure et attendront leurs papiers pendant des mois ! Ils pourront toujours se consoler en revoyant le sketch de Dany Boon sur la Poste.
        Sarko et sa clique , tout comme un certain Allègre (qui ne déparerait pas le paysage actuel celui-là, tiens !) utilisent les mêmes ficelles : s’appuyer sur le mécontentement général en désignant un bouc émissaire. 
        Pauvres cons... Si ça marche, ils paieront moins d’impôts.... En cas d’échec, ben...ils n’aurant qu’à aller faire la queue pour jouer à l’euromillion...Et là encore, s’ils n’ont pas de chance, ce sera une autre consolation pour eux de se dire qu’ils ont fait rentrer du fric dans les caissesde l’état


      • Ronny Ronny 3 février 2010 11:23

        J’ai ecrit recemment un papier sur les retraites ou je dsicute de ces differences prive - public, en denoncant la politique de l’alignement a minima pour tous ceux qui travaillent, dans le public comme dans le prive. Voir :
        http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/retraites-des-pistes-inexplorees-68935

        Sur les retraites, il ne faut pas s’arreter au simple examen du mode de calcul, mais voir ce que touchent les salaries et les fonctionnaires en moyenne a leur retraite. En 95, le montant percu par rapport au dernier salaire etait le meme (environ 65%) dans les deux secteurs d’activité. Il est reste stable pour le public et a chute faiblement mais reelement pour le prive, en raison de la reforme Balladur. Les raisons en sont multiples mais on peut en citer plusieurs :

        - la cotisation frequente par l’employeur et l’employe dans le prive a des caisses complementaires qui portent la retraite au dela des 50% annonce par les tenants de l’alignement vers le bas
        - le fait que de nombreuses primes n’ouvrant pas droit à retraite s’ajoute au traitement indiciaire des fonctionnaires
        - le fait que le niveau de qualification moyen de la fonction publique est plus eleve que ce lui du prive, qui fait que pas mal de fonctionnaire de la categorie A n’arrivent pas a cotiser 40 ans, et encore moins 42 ans !

        En ce qui concerne la securite de l’emploi, celle ci constituait un pare feu aux pressions - voire au chantage - auxquelles pouvaient etre soumis les fonctionnaries d’Etat ou des collectivites locales. L’attitude « tu me refuse ce permis de construire, pas de chance je connais le maire et je vais te faire virer » pourrait bien devenir un sport national. Idem avec des magistrats un peu trop pointilleux, trop proche de certaines verites pas bonnes a dire, et de des chercheurs pas orthodoxes ou remettant en cause des produits presentant un risque sanitaire ou environnemental réel (ex. amiante). Il suffirait des lors de faire sauter le poste, et de proposer a un juge de Paris une reconversion comme professeur de droit dans le secondaire au fin fond du trou du cul du monde, ou à professeur du secondaire du su ouest un poste en primaire dans le Nord, une, deux et rois fois, leur rendre ces « propositions inacceptables » et les mettre en disponibilite sans salaire, voire les virer sans indemnites de licenciement. Rappelons que les fonctionnaires cotisent aux caisses de solidarite chomage...

        On peut aussi imaginer, que le gouvernement actuel mette en avant cette proposition pour forcer la main aux syndicats en vue d’accepter une remise en question forte du calcul des retraites du public, un donnant donnat en quelque sorte ou les dindons de la farce seront toujorus ceux qui travaillent, dans le prive comme dans le public. Rappelons que les proposition syndicales et altermondialistes qui visent a faire payer les retraites par des taxations plus fortes des niches fiscales et des revenus financiers a recu une fin de non recevoir de Darcos, qui martele "Le seul levier qui crée de la richesse, c’est la durée pendant laquelle on travaille. Donc, il faudra travailler plus longtemps« (exit les revenus de la finance, qui ont cru pendant les 20 dernieres années au detriment des revenus du travail), et » Beaucoup a déjà été fait sur les stock-options et les retraites chapeau, par exemple. Il faut rompre avec le réflexe de la taxation ".

        Bref, il reste la rue pour se faire entendre. Vite et fort !


        • Olorin 3 février 2010 13:35

          Tout à fait d’accord : « il reste la rue pour se faire entendre ». Et espérer que la mobilisation soit au moins aussi forte que pour le CPE !


        • french_car 3 février 2010 16:49

          Pour comparer ce qui est comparable, c’est a dire les retraites des cadres puisqu’en moyenne les salariés non cadres de la fonction publique sont plus qualifiés que ceux du privés, on ne peut raisonnablement comparer que les cadres :

          Retraite moyenne des cadres de la Fonction publique

          Hommes 2 734

          Femmes 2 336

          Retraite moyenne des cadres du secteur privé

          Hommes 2 468

          Femmes 1 679

          Source ARRCO 2004

          Les retraites du secteur public sont nettements plus élevées, surtout en ce qui concerne les femmes puisque seules les femmes fonctionnaires sont assurées d’une égalité de traitement et, il faut aussi le reconnaitre, d’une carrière moins cahotique du fait d’une meilleure prise en compte des maternités et compatibilité avec la vie de famille.


        • Arafel Arafel 4 février 2010 02:13

          Si tu compte sur les syndicats pour appeler les gens dans la rue, tu te foure le doigt dans l’oeil.
          Ca fait longtemps que ces pourris n’en ont plus rien à foutre de la base.
          Ca fait combien de temps à ton avis que les « dirigeants » syndicaux ne savent plus ce que veux dire bosser ?
          Mais j’en reviens à ce que je disais plus haut : un con reste un con.
          Et en plus ça dit merci, tu verras les résultats des élections régionales.


        • zergotine 7 février 2010 15:55

          Et quand nous serons tous au RSA avec l’aide de la croix rouge internationale pour bouffer un bol de riz quotidien (on compte sur Kouchner pour ça) , je parie qu’on trouvera parmi nous encore des privilégiés ceux dont les bidons-villes sont exposés au soleil contre ceux qui sont exposés au nord !

          pathétique ces croisades anti-fonctionnaires et voire les Fillon, bertrand se tirer une balle dans le pied (ne sont-ils pas des privilégiés eux ? Combien de m2 pour l’appartement doré à Matignon de fillon et des autres + leurs salaires bien plus élevés que le smic non ? et tirés sur nos impôts en plus.
           Il devrait donner l’exemple ! Habiter en banlieue dans une HLM, et leurs enfants à l’école de la république !


        • Redj Redj 3 février 2010 12:02

          La chasse à la burqua n’ayant été que peu suivie, il fallait vite trouver un autre gibier à donner en pâture aux français, histoire de les diviser et de les occuper pendant un moment.
          Les fonctionnaires, déjà utilisés pour ce rôle dans le passé, font très bien l’affaire.

          Méthode déjà éculée durant la dernière campagne présidentielle d’ailleurs.

          Pendant ce temps, le pays continu de s’enfoncer dans la merde, chômage et mal logement explosent, et stigmatiser ces nantis de fonctionnaires permet au moins de ne pas mettre le nez du gouvernement dans son caca !!!

          Qu’on les vire ces bouffons qui usurpent leur pouvoir !! De mon côté, j’affûte mon croc de boucher !!!


          • zelectron zelectron 3 février 2010 12:03

            C’est une chasse aux « gaspis » ?
            Il y a globalement 2 catégories de français qui sont économiquement viables le secteur privé qui est taillable et corvéable à merci y compris et surtout le monde ouvrier et puis les centaines de milliers de petites mains des collectivités locales, ministères et autres sociétés pseudo-nationalisées. J’exclue les petits chefs de services (et les grands) les sous-directeurs, directeurs et chargés de missions bidons, les syndicalistes et autres délégués qui à qui mieux mieux constituent une Nomenclatura avec son cortège de planques, de promotions canapés en tout genres, de détournements de fonds publics et autres, d’absences couvertes par les copains qui attendent leur tour, et qui lorsqu’il s’agit de faire montre d’autorité et de savoir utilisent les discours sillogiques sans que leurs interlocuteurs y comprennent grand chose (langue de bois)
            Il y a trop de rats dans les trous de gruyère de la fonction para&publique !


            • RilaX RilaX 3 février 2010 12:11

              Si je comprends bien votre propos, il me semble que vous avez raison.

              Et ce qui est cocasse, c’est que ceux qui vont morfler, ce sont ces fameuses centaines de milliers de petites mains qui font le travail et parfois, voir souvent font aussi le travail des planqués (il faut bien que quelqu’un le fasse).
              Par contre tous les planqués, eux, ben ils resterons planqués. Et les français vont applaudir des 2 mains face à cette fausse chasse au gaspi !

              Et la France ira, encore une fois, plus mal qu’avant.
              Oui il faut reformer la fonction publique ; mais NON, il ne faut pas que CE gouvernement le fasse !


            • zelectron zelectron 3 février 2010 12:45

              @RilaX
              Nous sommes d’accord mais aussi vous êtes optimiste ! je crains que la quasi-totalité de notre classe politique soit pas apte à prendre ces décisions, la soupe ? elle est trop bonne pour nos élus ! (ils font les lois qui les arrangent eux-même !)


            • liebe liebe 3 février 2010 12:41

              Cela me fait penser à une blague, mais est-ce que cela en est vraiment une :
              Un ami de Sarkosy lui explique, voilà, mon fils ne fait rien de ses journées, il aurait vraiment besoin de trouver un travail pour comprendre ce que c’est que de bosser.
              -pas de problème ,lui dit Sarko, je peux le mettre au service du premier ministre, il sera payé 3000 euros par mois et il n’aura pas grand chose à faire.
              - Non, ce n’est pas ce que je veux, je veux qu’il apprenne ce qu’est vraiment le travail.

              - alors, un poste de secrétaire auprès du ministère de l’agriculture ?
              - Non, encore trop bien placé
              - un poste dans une préfecture ?
              - non, non,
              - dans une sous préfecture ?
              - non non, c’est encore trop beau pour lui , il faut qu’il comprenne ce qu’est- le vrai travail. Je ne sais pas moi, être agent dans l’éducation nationale
              - alors là , cela ne va pas être possible, car pour ce travail il faut passer un concours...


              • manusan 3 février 2010 13:34

                La période de la chasse est en hiver, celle du rut au printemps (surtout en mai), repos en été et pour finir la reproduction en automne.

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