Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > La crèche illégale de Marseille : d’une condamnation à des actes (...)

La crèche illégale de Marseille : d’une condamnation à des actes !

« La responsable d'une crèche illégale fermée fin juin à Marseille, où 15 à 25 enfants étaient gardés dans un appartement de 50 m2, a été condamnée mercredi à 12 mois de prison avec sursis et 12.000 euros d'amende, avant un autre procès pour une affaire similaire début novembre. »

Cet extrait d'un article publié en ligne par Libération donne en résumé les résultats du procès qui a eu lieu à Marseille.

La responsable de cette crèche réfléchit à l'éventualité de faire appel.

La condamnation est lourde d'autant plus que les déclarations sociales étaient effectives, certes mais cette effraction à la loi ne pouvait pas restée impunie .

Les mêmes qui s'indignent de l'existence peine sont les mêmes qui auraient condamné l'incurie des pouvoirs publics si un incident grave était survenu dans une crèche illégale.

Une crèche, c'est avant tout un espace d'accueil et de garde éducatif, ce qui suppose la garantie du respect des normes et des qualités du service rendu.

IL FAUT RAISON GARDER !

Oui effectivement de nombreux parents ne trouvent pas de place de crèche pour garder leurs tout petits et d'autres prennent une personne sans qualification et non déclarée.

Il y a là matière à réflexion, à information et à action.

Les parents ne sont pas couverts en cas d'accident et les nourrices seront fortement pénalisées quand elles cesseront leur activité et seront en retraite.

Les cotisations sociales et retraites constituent un plus et des garanties pour les personnels

Des collectivités territoriales ne répondent pas à la demande car les subventions versées par les CAF et la prestation de service ne couvre qu'une petite partie des frais.

Les coûts de fonctionnement sont pour une ville importants et si l'on veut que s'ouvrent de nombreuses places il est indispensable que les subventions de fonctionnement versées par les CAF et les départements connaissent une hausse significative.

Le nombre de « nounous » indépendantes, formées et déclarées doit augmenter, c'est possible mais cela suppose une campagne d'information et que la prestation versée aux familles et venant en déduction du coût augmente.

Les RAM, réseaux d'assistantes maternelles devraient pouvoir se développer...Il y a là matière :

  • à une campagne de sensibilisation et d'information ;

  • à un allègement négociée des conditions d'obtention du label en termes de caractéristiques des lieux d'accueil et de rencontres.

JPEG - 5 ko

Tant que les familles et les nourrices ne verront pas l'intérêt de se mettre en règle avec la loi, les affaires comme celles de Marseille se développeront.

Le retour à la scolarisation à deux ans doit devenir une priorité nationale et non une vague promesse non tenue-une de plus par l'exécutif.

La scolarisation à deux ans permettrait entre autres de répondre à une partie des demandes des parents.

Tout ceci coûte cher, c'est vrai et pèsera sur le budget de la Nation et une telle politique nécessaire et indispensable se heurte aux diktats imposés par le traité européen.

 

Jean-François Chalot


Moyenne des avis sur cet article :  3.58/5   (31 votes)




Réagissez à l'article

44 réactions à cet article    


  • Le péripate Le péripate 18 octobre 2012 09:07

    Tiens, des gens qui s’en sortaient sans subventions. Ce n’est pas bisouscompatible ça.


    • Inquiet 18 octobre 2012 10:56

      Le fait que de faire garder vos progénitures par des gens potentiellement pas compétents, ne vous a certainement pas échappé non ?


      La compétence s’acquerrait-elle dès lors qu’on rentre dans la libre-concurrence et qu’on retrousse ses manches ?

      Si il y a des « ratés », pas de problèmes on finira par sélectionner ceux qui sont « bon » ?

      La seule question qui vaille dès lors : « c’est au bout de combien de victime que la main invisible du marché deviendra efficace pour les parents ? »


    • Le péripate Le péripate 18 octobre 2012 11:35

      La main invisible vous vous la prenez tous les jours dans la gueule. Ca s’appelle la réalité.


    • JL JL 18 octobre 2012 12:02

      « La main invisible vous vous la prenez tous les jours dans la gueule » (péripate)

      Enfin, un aveu !

      C’est précisément pour protéger les plus faibles contre cette main invisible que l’État social a été bâti par nos anciens, et de haute lutte. Mais les moyens modernes d’information rendent les peuples amnésiques.


    • Le péripate Le péripate 18 octobre 2012 12:14

      L’état comme moyen de lutter contre la réalité. Je n’avais jamais vu les choses comme ça, mais si vous le dites....


    • JL JL 18 octobre 2012 12:20

      péripate,

      décidément, vous n’en ratez pas une, vous dites : « L’état comme moyen de lutter contre la réalité. Je n’avais jamais vu les choses comme ça »

      La réalité, vous venez de l’énoncer, n’est pas le pays de Candy. C’est le lot de tous les êtres vivants de lutter contre l’adversité, la terrible réalité. La solidarité envers les plus faibles fait partie des missions de protection de l’État. Je vous signale que la vie en société nécessité des règles et un abandon de liberté en échange d’un peu plus de sécurité.

      Je vous l’ai dit cent fois, péripate : vous n’avez aucune suite dans les idées. En cela, vous êtes comme les médias du PPA, des machines à rendre amnésiques : les téléspectateurs sont supposés avoir une mémoire de poisson roge.


    • Le péripate Le péripate 18 octobre 2012 12:24

      Oui. Solidarité mon cul, hypocrite. Tout ce bla-bla est d’une telle nullité !!!!

      C’est solidaire d’emmerder ceux qui pallient les déficiences de ton état de m.....

      Sans commentaire additionnel.


    • Mycroft 18 octobre 2012 14:08

      S’ils y palient chacun dans leur coin plutôt qu’en trouvant des solutions collectives, et s’ils y pallient de manière dangereuse, il est en effet sain de

      Et oui, en effet, c’est le rôle de la civilisation (et l’état est son essence même) de lutter contre l’ordre naturelle et donc contre la « réalité » dont vous parlez.

      Si les gens passez plus de temps à proposer qu’à réclamer, si enfin ils « demandaient ce qu’ils peuvent faire pour l’état et non ce que l’état peut faire pour eux », alors on en serait pas là. Mais les gens préfèrent se comporter comme des grands enfants, et le résultat, c’est que tout se casse la gueule. Et il trouve plus simple de râler contre les hommes d’état alors qu’ils les ont élu...


    • JL JL 18 octobre 2012 16:06

      Fonction publique vs intérêts privés,

      Dans un premier temps, l’état capitaliste (instrument de pouvoir au service des possédants) a dépossédé les peuples de leur environnement de survie naturel en privatisant tout ce qui était gratuit, et en cassant de fait la solidarité inter-personnelle. (c’est ce qu’on observe partout où le capitalisme s’installe).
       
      L’état capitaliste sous la pression interne (cf. les grandes luttes sociale) a dû alors prendre en charge cette solidarité laissée vacante : ça a été l’État social (cf. le CNR), celui qui garantissait du même coup et au profit des corporations, le renouvellement de sa main-d’œuvre qualifiée.

      Aujourd’hui, sous la pression de la concurrence internationale, dans un troisième temps, l’État capitaliste se désinvestit irrésistiblement de cette mission de solidarité, c’est l’État libéral.

      Comme Attila, où passe le capitalisme, l’herbe ne repousse plus. CQFD.


    • CHALOT CHALOT 18 octobre 2012 09:51

      Evidemment avec une concentration d’un nombred’enfants si important sur une petite surface, il n’y a pas de subventions ...Ce qui compte ici c’est l’entrée d’euros !?


      • Le péripate Le péripate 18 octobre 2012 09:59

        Ben oui. Et si les enfants cousaient des Nike, ça ferait bien dans le tableau.

        Avec vous c’est tous les jours Germinal.


      • Le péripate Le péripate 18 octobre 2012 11:32

        Ben oui. Propos plein de nuances. Un peu comme si je disais que on n’aura la paix que lorsque le dernier politique aura été pendu par les tripes du dernier gauchiste.

        Ce qui pourrait bien arriver d’ailleurs.


      • foufouille foufouille 18 octobre 2012 12:58

        on pendra les libertaryens aussi


      • Le péripate Le péripate 18 octobre 2012 13:00

        Commence la muscu mon petit nazillon.


      • foufouille foufouille 18 octobre 2012 13:15

        un coup de katana ...........
        tres leger un katana, une machette aussi


      • Gabriel Gabriel 18 octobre 2012 10:32

        Il est vrai qu’actuellement pour avoir une place en crèche, il faut s’inscrire quelque temps avant l’acte de procréation pour espérer une chance que son enfant puisse y séjourner… Et puis par exemple : On ne peut pas à la fois prendre l’argent public pour construire des ronds-points n’importe où et bâtir des crèches pour les marmots. 


        • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 18 octobre 2012 10:39

          La condamnation est peut-être lourde, mais les conditions de cette « crèche » font penser à l’hébergement dans les locaux des « marchands de sommeil ». Le jour où il y aurait un accident grave dans ce genre de structure « sauvage », les mêmes qui s’indignent aujourd’hui du verdict s’indigneraient de l’incurie des pouvoirs publics : « Mais que fait le gouvernement ? ». JF Ch indique des pistes pour répondre aux demandes des familles...


          • foufouille foufouille 18 octobre 2012 15:03

            c’etait pas le cas
            les inspection s’etaient tres bien passee avant


          • Le péripate Le péripate 18 octobre 2012 12:15

            Oui. Donner le biberon est une mission régalienne, ça saute aux yeux.


          • kane85 kane85 18 octobre 2012 11:07

            Il n’y avait pas de problème de crèche quand les grands mères n’étaient pas reléguées dans des maisons de retraite pour question de commodité !!!

            Elles avaient tous les inconvénients vous comprenez ! Elles gardaient les petits pour rien tout en les faisant manger sainement ! Les enfants étaient moins malades parce que moins en contact avec d’autres comme chez les « nounous ». Cela libérait les mamans sans le stress des horaires de récupération des bambins... De plus, il leur arrivait de faire quelques courses, un peu de tricot et de couture... autant d’économisé !!!

            Pas bon du tout pour le capitalisme !

            Alors maintenant, si une maman veut travailler, elle doit débourser tout un tas d’argent chez une « nounou » qui elle doit en avoir déboursé tout un tas pour avoir une « qualification » qui leur permet d’en demander tout un tas pour garder une ribambelle de gamins mal nourris dans une constante promiscuité qui leur permet d’attraper tout un tas de maladies qui font gagner tout un tas d’argent aux docteurs et aux laboratoire pharmaceutiques...

            On ne parle même pas de l’éducation et du contact familial !!! Là faut pas rêver hein !

            Mais bon ! C’est bien ! Continuons ! Les mamies en mouroir maison de retraite pour qu’elles crèvent le plus vite possible et fassent faire des économies aux caisses de retraites et les bambins chez les nounous pour faire marcher le commerce !!

            Et l’Humain dans tout cela ?...  smiley


            • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 18 octobre 2012 11:50

              Les mamies n’ont pas toutes envie de devenir les bonniches de leurs rejetons. Celles qui sont encore en bon état de marche peuvent aimer leurs petits-enfants et rendre service ponctuellement à leur enfants. Mais elles ont souvent envie de profiter du temps libre que leur laisse leur retraite. Quant à celles qui sont dans l’antichambre de la mort des maisons de retraite, elles seraient le plus souvent dans l’incapacité de s’occuper de jeunes enfants !


            • Mycroft 18 octobre 2012 14:15

              Ceux qui sont en maison de retraite sont désormais bien incapables de faire le nécessaire pour eux même, alors s’occuper d’un enfant...

              Vous confondez tout. Avant, on vivait dans la maison familiale, les enfants reprenaient la maison des anciens et les dits anciens restaient, cédaient la place petit à petit. Maintenant, on vit chacun dans son appartement, parce que les parents vivent à des centaines de kilomètres des enfants.

              Un vieux qui est capable de s’occuper d’un môme, il ne va certainement pas aller en maison de retraite. Mais manque de bol, il n’est pas forcément dans les parages pour s’occuper des petits enfants.

              D’ailleurs, quand ces derniers ont besoin de nourrice ou autre, les grands parents ne sont pas toujours à la retraite.


            • kane85 kane85 18 octobre 2012 17:38

              Ha ! parce qu’on est une « bonniche » quand on s’occupe de ses petits enfants ? Bravo ! On voit l’esprit !

              On peut parfaitement le faire en se ménageant ses propres activités !!

              De plus, une personne en maison de retraite n’est pas obligatoirement une personne incapable, n’ayant plus sa tête ou ses jambes !!! Vous êtes vraiment pourri ou vous le faites exprès !!! Tout des gagas quoi !!

              Une personne en maison de retraite peut aussi être quelqu’un qui n’a plus de maison, soit par don aux enfants (mauvaise idée en général mais si souvent vu) soit parce qu’elle a été obligée de quitter son logement par manque d’argent (location trop forte pour une seule pension ou vente de sa maison pour question d’héritage avec un grand merci aux enfants qui ont empoché l’argent mais ne veulent pas s’embarrasser de la personne qui leur a donné la vie et les a élevés)...

              Cette personne, qu’on ne peut accueillir au sein de la famille pour diverses raisons, valables ou pas (entente, place...), se retrouve « parquée » dans un endroit où, faute d’activité et d’attention, elle va très rapidement dépérir... Parce qu’on va pas traumatiser les petits en allant voir grand mère dans cet endroit tout de même !!!

              Il arrive, effectivement, que les parents soient très éloignés, en activité et dans l’impossibilité de rendre ce service... Alors on a plus le choix que d’avoir recours à ces « crèches » qui sont une abomination pour la santé, la nutrition, l’équilibre psychologique et l’apprentissage de la famille ! Mais vous me direz, c’est pas grave ! plus tard ils n’auront pas besoin d’un cercle familial constructif ! Ils auront la télé pour leur tenir compagnie !

              Ou alors, si on veut éviter cela, il y a le choix d’un parent à la maison !

              Perso, je me félicite d’avoir sacrifié quelques années de salaires au bien être des miens...

              Quand ils ont été majeurs, ils m’ont fait un merveilleux cadeau de Noêl : Ils m’ont remerciée devant tout le monde d’avoir pris tout ce temps pour eux... C’est un cadeau qui n’a pas de prix ! Surtout quand le résultat est au rendez-vous : bonne santé, équilibre mental et physique, bonnes études et bon boulot ! Que demander de plus pour les siens ?


            • Mycroft 19 octobre 2012 15:27

              Vu le prix des maisons de retraites, il est préférable de prendre un appartement. Une maison de retraite coûte toujours plus chère. Et n’apporte rien.

              A vous entendre, les maisons de retraite sont des prisons dans lesquels on est obligé d’aller si on a pas les moyen d’avoir mieux. Alors qu’il s’agit simplement de zone dans laquelle les personnes qui sont devenues dépendantes (à un degré plus ou moins élevé) payent pour vivre « entourés » par des personne qui doivent les aider (plus ou moins bien suivant les maisons).

              Comparez le prix d’une maison de retraite et d’un loyer d’un logement étudiant, vous verrez que vivre seul est bien plus rentable. Mais ce n’est pas faisable pour les personnes trop âgés. Et éventuellement, le gros problème est celui de la solitude, qui peut pousser des vieux valides à aller en maison. Mais ils déchantent rapidement parce qu’« il n’y a que des vieux ».


            • kane85 kane85 20 octobre 2012 09:11

              Faux ! Vous avez des maisons de retraites qui acceptent des personnes avec le minimum vieillesse parce qu’elles ne peuvent pas se payer un loyer et manger en même temps... Avec 664 euros, vous n’allez pas loin !!!

              Vous partez du principe qu’une personne seule a sa propre retraite entière ce qui est loin d’être le cas sans compter les anciens agriculteurs qui ont cotisé toute leur vie (et souvent depuis l’âge de 14 ans) et qui ont en tout et pour tout ce même montant ! Une fois la ferme vendue, souvent pour des raisons d’héritage... Ben, il reste la maison de retraite !...

              Il y en a tout un tas qui se sont construites dans les campagnes pour les retraités de l’agriculture et autres !

              Quant à dire que les personnes qui sont en maison de retraite ne sont que celles qui n’ont plus la capacité de rester seules... Cela est loin d’être le cas quand je rencontre les troisièmes âges qui viennent de ces maisons pour faire des activités manuelles dans les associations du village !

              Et quand bien même,certains auraient de petits problèmes de santé ou de locomotion ! Je vois que chez vous, il est préférable de les mettre dans des endroits où ils ne vous gêneront pas !!!

              Dans ma famille, on s’occupe de nos anciens avec tout le respect qui leur est dû jusqu’au dernier jour de leur vie !... S’ils ne peuvent plus rester seuls, on les prend en charge même si cela doit engendrer une diminution de liberté et de confort personnel. Après tout, ils se sont bien occupés de nous quant nous étions enfants non ? Nous considérons donc qu’on leur doit bien çà ! Mais je dois venir d’une autre planète !

              Il semblerait que vous viviez dans un monde où tout le monde a la retraite au niveau du salaire médian ! Vous rêvez ! ...A moins que vous ne parliez uniquement de Paris et de sa population d’anciens cadres ?


            • jef88 jef88 18 octobre 2012 11:37

              A qui cette dame a t’elle porté préjudice ?


              • Le péripate Le péripate 18 octobre 2012 12:16

                C’est un crime sans victimes. Une spécialité collectiviste.


              • Mycroft 18 octobre 2012 14:18

                Elle porte préjudice aux enfants, en leur faisant courir un risque jugé non acceptable par la loi. Mais du point de vue d’un libéral, une victime n’en est une qu’à partir du moment où elle en a conscience. Ce qui laisse la porte a tout les escrocs, les magouilleurs, publicitaires et autres bonimenteurs.


              • Fergus Fergus 18 octobre 2012 17:53

                Bonjour, Jeff88.

                Euh... on a parlé de 20 à 25 enfants dans son appartement. Explosées les normes d’accueil !


              • Isis-Bastet Isis-Bastet 18 octobre 2012 11:49

                Une amie allemande m’a dit que dans son pays, ils n’ont pas suffisamment de crèches par rapport à la demande.


                • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 18 octobre 2012 11:51

                  Et pourtant, leur natalité est déficitaire !


                • CHALOT CHALOT 18 octobre 2012 11:52

                  A personne jef, pas aux enfants concentrés dans une pièce et pas non plus aux principes. Avec une telle logique étendu on pourrait légaliser les marchands de sommeil aussi !?
                  Soyez sérieux jef 88 !?


                  • LE CHAT LE CHAT 18 octobre 2012 12:09

                    cette affaire prouve bien qu’on est contre l’entreprise dans ce pays , tout le monde était content , cette crèche comblait un manque de l’Etat , mais l’Etat lui a juste vu qu’il ne ponctionnait rien pour engraisser son service public pléthorique .

                    Les salaires sont trop bas pour que la mère puisse rester au foyer , et même si elle travaille pour payer une place en crèche agrée , y’a vraiment un problème ....


                    • oncle archibald 18 octobre 2012 18:33

                      Dis donc le minou ... En l’occurrence personne n’aurait été contre le fait que cette « crèche privée » existe légalement ... Quoique .. L’empressement des « clients » à défendre cette dame peut aussi venir du fait qu’ils la payaient « au black » puisqu’elle n’existait pas légalement ... 

                      Vous visualisez un peu les cotisations sociales parties en fumée, l’impôt sur le revenu pas payé, la taxe locale qui remplace l’ex patente pas payée .... 

                      Je pense que cette « entreprise » rendait deux services : garder des enfants alors qu’il n’y a pas assez de places dans les structures « normales » et permettre à certains de payer en billets de banque .. L’argent black il faut bien qu’il tourne de mains en mains sinon il ne sert à rien... Et quand il y en a trop, il faut passer par la case « blanchisserie » n’est ce pas Madame la Verte ? 

                      L’argent black est une calamité. Sans économie parallèle et avec une imposition sur les revenus plus équitable l’état n’aurait pas besoin de racler les fonds de tiroirs pour construire de nouvelles crèches, ou payer ses soldats ! La sanction pénale est une chose, maintenant j’espère bien que les inspecteurs du fisc et de l’Urssaf vont s’occuper comme il sied de cette dame et de ses clients pour leur faire cracher ce qu’ils doivent à la société assorti des pénalités en tout genre.

                    •  C BARRATIER C BARRATIER 18 octobre 2012 12:35

                      Cette crèche était subventionnée par le crédit d’impôt (62 % de ce qui est payé par les parents). Les caisses d’allocations familiales participent aussi au « quotient familial »....Dans ma commune nous avons un service public ...les familles pauvres n’y viennent pas en raison du coût résiduel pourtant petit. Notre oeuvre municipale sociale va donc aux plus aisés ! L’argent de la CAF aussi, l’aide de l’état (crédit d’impôt)aussi....
                      Bien sûr que l’idée de la mater,elle à 2 ans est bonne...sauf que de 3 mois à 2 ans, le besoin est le plus grand ! Et ça, l’école maternelle ne sait pas faire.
                      C’est important pour l’égalité hommes femmes dans l’accès au travail...Si les hommes s’y mettaient un peu et qu’on arrête toute subvention, ce serait aussi bien !


                      • Le péripate Le péripate 18 octobre 2012 12:40

                        Evoquer le « retour à la scolarisation à deux ans » (retour ???) pour solutionner la question du manque de crèche est un aveu de taille.

                        L’école est une garderie. Les enseignants seront ravis je pense.


                        • Fergus Fergus 18 octobre 2012 17:56

                          Bonjour, Le Péripate.

                          L’école est une garderie. Peut-être dans certains cas, mais il existe aussi des équipes éducatives capables de conduire des activités d’éveil très utiles dès l’âge de 2 ans.


                        • spartacus spartacus 18 octobre 2012 13:22

                          La création de crèche privée est bien souvent bloquée par les mairies.


                          Créer une crèche privée nécessite un « accord communal d’établissement » souvent délibéré en conseil municipal, 

                          Par idéologie, permettre la construction d’une crèche privée est un affront à la mairie qui y voit un manquement de ses prérogatives municipales....

                          Les dossiers sont bloqués et il faut plusieurs années pour avoir le droit d s’installer.

                          • CHALOT CHALOT 18 octobre 2012 14:11

                            Le péripate ! oui retour car au début des années 2000 il y avait encore une scolarisation des 2 ans à 30%
                            Cela ne solutionne pas le manque de crèche mais permet de répondre à la question de l’accueil des 3 à 2% en leur offrant un espace éducatif où il y a un travail sur le langage...
                            spartacus ! Ah si vous aviez raison !
                            Ce n’est pas le cas des communes sont prêtes à faciliter l’installation des crèches privées et même à leur donner une délégation de « service public’, c’est ce qu’a fait la ville de Chelles avec son maire »socialiste" : c’est un moindre coût pour la collectivité.
                            La principale inquiétude pour moi n’est pas principielle mais pratique :
                            des entreprises de crèches peuvent disposer de subventions d’investissements importants de la CAF, ce qui les oblige à mener le projet pendant quelques années puis très bien abandonner ce projet et faire autre chose de plus rentable.


                            • oncle archibald 18 octobre 2012 16:51

                              « Tout ceci coûte cher, c’est vrai et pèsera sur le budget de la Nation et une telle politique nécessaire et indispensable se heurte aux diktats imposés par le traité européen. »

                              Punaise ! Rien que ça ? Un budget cela comporte deux colonnes et on met ce que l’on veut dans chacune d’elle ... Le traité Européen il dit : finit de faire du surendettement, il ne dit pas supprimez les crèches ... L’état il peut faire des économies sur des postes qui ne sont pas prioritaires, lever davantage d’impôts, il a toute la marge de manoeuvre nécessaire pour respecter le traité européenne et le simple bon sens. Et en outre je ne suis pas certain que mettre des enfants en crèche soit une priorité absolue .. pas davantage de les scolariser à deux ans ... Peut être avec le même argent pourrait-on inciter davantage de femmes qui le souhaitent à rester chez elles pour s’occuper de leurs petits enfants plutôt que d’aller travailler à la caisse d’un supermarché pour un demi smic ou sur un poste à la chaine (quand il en reste) pour un smic ... Un budget ça ne s’improvise pas ça se calcule ... 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès