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Accueil du site > Actualités > Politique > La crise, ce n’est pas pour tous !

La crise, ce n’est pas pour tous !

L’écart ne cesse de se creuser entre les très hauts salaires (1700 cadres dirigeants touchent en moyenne 1,7 million d’euros par an) et la grande masse des rémunérations qui constituent la base de la pyramide salariale.

Si cet écart grandit d’année en année, c’est bien sûr parce que les uns augmentent régulièrement dans de fortes proportions tandis que les autres se voient appliquer un pourcentage d’augmentation qui dépasse rarement le taux annuel d’inflation, notamment pour le tiers de l'ensemble des salariés qui touche un salaire inférieur à 1,3 SMIC et la moitié qui touche entre 1,3 et 2 fois le SMIC...

Le journal Les Echos a publié il y a quelques jours le palmarès annuel des rémunérations des dirigeants du CAC 40. Les chiffres astronomiques avancés par le journal montrent, s’il en était besoin, que les grands patrons français ne connaissent pas la crise.

En tête, Michel Rollier, gérant de Michelin, a reçu 4,5 millions d’euros au titre de l’année 2010. La deuxième place revient à Frank Riboud, PDG de Danone (4,4 millions d’euros). Bernard Arnault, PDG de LVMH, complète le podium, avec une rémunération de 3,9 millions d’euros. Citons encore quelques-uns des noms qui figurent dans la suite du classement : Jean-Paul Agon (L’Oréal), Maurice Lévy (Publicis), Christopher Viehbacher (Sanofi-Aventis), Philippe Varin (PSA), Gérard Mestrallet (GDG Suez), Christophe de Margerie (Total) se situent au-dessus du seuil des 3 millions d’euros !

La rigueur ne semble plus à l’ordre du jour. Ces dirigeants ont vite oublié les serments faits au plus fort de la crise et les « bonus » (rémunération variable s’ajoutant chaque année au salaire fixe) qui sont repartis à la hausse. Ainsi Louis Gallois (EADS) ou Frédéric Oudéa (Société Générale) avaient fait savoir qu’ils renonçaient à leurs primes mais toucheront cette année de confortables bonus supérieurs au million d’euros. Et l’on peut même parier que Carlos Ghosn, récemment mis en difficulté par la grotesque affaire d’espionnage du groupe Renault et contraint de renoncer à sa part variable pour sauver sa tête, ne s’imposera pas longtemps un tel régime.

Se garder une poire pour la soif

Les salaires (part fixe et part variable) sont loin de constituer la seule source de revenu des grands patrons français. S’y ajoutent généralement de juteuses retraites additionnelles, servies par l’entreprise à ses anciens dirigeants. Les Echos indiquent par exemple que Ben Verwaayen, patron d’Alcatel-Lucent ou Henri de Castres, PDG d’AXA, bénéficieront d’une pension complémentaire équivalente à 40% de leur rémunération.

Il faut mentionner également les « parachutes dorés », ces indemnités mirobolantes grâce auxquelles même les patrons désavoués par leur conseil d’administration peuvent partir les poches pleines. Un code de bonne conduite mis au point par le MEDEF propose de plafonner le montant de ces indemnités, qui ne devrait pas dépasser deux ans de rémunération, soit entre 2 et 5 millions d’euros. Mais seule une quinzaine d’entreprises du CAC se sont alignées sur cette norme, pourtant peu contraignante…

Autre source de revenu : le cumul des postes d’administrateurs. Une récente étude du cabinet Heidrick & Struggles montre que la France détient le record européen en la matière : 6,5 membres (soit environ la moitié d’un conseil d’administration du CAC 40) siègent en même temps dans au moins trois autres CA (contre 4 membres en Allemagne et 3 au Royaume-Uni). En France, les PDG eux-mêmes pratiquent ce cumul, qui leur permet non seulement d’entretenir leurs réseaux mais aussi de toucher des jetons de présence et de bénéficier souvent de pensions (55 000 euros par an en moyenne pour un ancien administrateur).

Prototype de ces grands patrons cumulards, Henri Proglio qui dirige EDF et siège au CA de CNP assurances n’a abandonné le CA de Véolia Environnement que contraint et forcé. Quant à Carlos Ghosn, il aime souligner la modicité du salaire que Renault lui verse : 1,2 million d’euros seulement ! Mais il se garde bien de rappeler que Nissan, dont il est également PDG, lui a versé un autre salaire plus élevé (6,8 millions d’euros pour 2009-2010), qui s’ajoute ainsi au premier !

Nouveaux cadeaux fiscaux

Les grands patrons français peuvent ainsi affronter la crise l’esprit léger et les poches lourdes (salaires fixes, bonus, retraites, parachutes dorés, jetons de présence accumulés). Ils ont d’autant moins de raisons de s’en faire que Nicolas Sarkozy fait tout son possible pour contenter ses amis les plus fortunés et éviter toute atteinte à leur patrimoine.

François Baroin, ministre du Budget, propose ainsi un allégement de l’ISF qui ne toucherait plus que les variations annuelles du capital (et non le stock total de capital) et qui ne s’appliquerait qu’aux patrimoines supérieurs à 1,3 million d’euros (contre 800 000 euros aujourd’hui), libérant ainsi plus de la moitié des assujettis à l'ISF.

Ce projet de nouvelle réforme de la fiscalité a été validé le 11 mai dernier en Conseil des ministres. Elle prévoit que l’allégement de l'ISF et la suppression du bouclier fiscal coûteront 1,7 milliard d'euros.

Le ministre assure que cette réforme sera autofinancée. Il avance une hausse de la fiscalité sur les successions et une taxe supplémentaire pour les revenus de plus de 2 ou 3 millions d'euros, qui sera anecdotique. Pire, le gouvernement compte sur la lutte contre la fraude fiscale pour équilibrer ses comptes mais on ne voit pas pourquoi cet argent devrait servir à baisser l’ISF…

En pratiquant ainsi, le gouvernement reconnaît par là même son erreur, démantelant de nombreux points du « paquet fiscal » qui ne l’avaient pas été… et va sans doute à nouveau s’empêtrer dans de nouvelles mesures prises à la va-vite pour récupérer ce 1,7 milliard …

Pendant ce temps, les salariés, eux, doivent se contenter de miettes. Comment qualifier autrement la prime « Sarkozy ». Les entreprises ayant augmenté les dividendes de leurs actionnaires seraient obligées de verser une prime à leurs salariés. A première vue, l’idée paraît plutôt favorable en imposant une meilleure répartition des bénéfices de l’entreprise.

Mais premier bémol : celle-ci ne touchera que les entreprises de plus de cinquante salariés ayant versé des dividendes, soit seulement 3 millions de personnes ! Deuxième bémol : il faut que ces entreprises aient augmenté leurs dividendes, ce qui est absurde : Total par exemple, a prévu de verser environ 5 milliards d’euros à ses actionnaires cette année alors que son taux de dividendes n’a pas progressé. Les salariés de la richissime multinationale ne toucheraient donc aucune prime. Enfin, le montant de la prime ne sera pas imposé par l’Etat mais devra être négocié au sein des entreprises. Vu l’état du dialogue social en France, bien rares seront les salariés qui pourront bénéficier d’une prime significative.

Elle va pousser aussi les salariés à espérer que leur entreprise augmente les dividendes et donc à être solidaires des actionnaires. Elle entretient la confusion entre revenu et salaire. Et c’est une nouvelle niche fiscale : les primes déjà versées pourront être étiquetées « prime dividendes » et bénéficier ainsi de l’exonération de cotisations sociales prévue dans cette proposition.

Celle-ci n’a en fait qu’un seul but : faire croire que le gouvernement fait une politique sociale. Certes, Laurence Parisot s’ébroue en répétant sur tous les médias son opposition à cette prime Mais cela permet surtout à Nicolas Sarkozy de faire semblant de tenir tête au MEDEF.

Gageons que le peuple français ne se laissera pas prendre à cette nouvelle comédie…


Photo Creative Commons : C'est la crise par alter1fo (http://www.flickr.com/photos/alter1fo/2996210203/)


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47 réactions à cet article    


  • criticaldistance 17 mai 2011 10:27

    il y avait une promesse de réguler les rémunérations excessives : golden hello, actions gratuites, stock options, bonus, parachutes dorés, retraites chapeau ...

    non tenue !

    c’est une des pires arnaques de l’UMP bling bling


    • Robert GIL ROBERT GIL 17 mai 2011 10:57

      La crise n’est qu’un prétexte pour nous déposséder un peu plus de nos acquis, et
      pour augmenter les leurs. Les nôtres sont sans cessent remis en cause, les leurs ne
      cessent d’augmenter. L’argent public a été généreusement distribué sans aucune
      contre partie, et une partie a même servi à payer les supers bonus des traders. Ils
      n’ont plus aucune retenue, ils se servent dans la caisse que nous alimentons avec nos
      impôts et notre travail, ils sont sûr de nous avoir domestiqué, sûr que nous ne nous
      révolterons pas....Voir :
      http://2ccr.unblog.fr/2010/11/07/sus-a-la-crise/


      • shadok71 shadok71 17 mai 2011 11:03

        L’écart entre les plus hauts et plus bas revenus, je pense que ça ferai un bon indicateur de degré de déliquescence d’une economie


        • jaja jaja 17 mai 2011 11:26

          Il n’y a pas que les salaires des hauts dirigeants qui creusent les inégalités. Il ne faut pas oublier les revenus des actionnaires qui eux aussi sont pris sur les richesses créées par les salariés.

          82, 5 milliards d’euros de bénéfices pour les entreprises du CAC 40 en 2010, profits en hausse de 85% par rapport à 2009.

          De leur côté, les banques ont cumulé un profit de 21 milliards d’euros en 2010 également.

          40 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires.

          Qu’est-ce qu’on attend pour socialiser ces banques et entreprises... Jusqu’à quand va-t-on laisser les capitalistes nous prendre pour des cons ?


          • PhilVite PhilVite 17 mai 2011 14:10

            « Jusqu’à quand va-t-on laisser les capitalistes nous prendre pour des cons ? »

            Ben justement, tant qu’on sera cons.
            Parce que pour se laisser enfiler comme ça et depuis si longtemps, faut vraiment qu’on soit cons.
            La vraie question devient donc « quand arrêtera-t-on d’être cons ? » Quand, comment et pourquoi ?


          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 17 mai 2011 16:41

            Salut philvite,

            on est pas con, on est simplement moins rapide. L’intelligence n’est pas une qualité pure mais simplement une différence de vitesse entre deux êtres, l’un simple et répondant au bon sens pur et l’autre complexe et multiplexe et expert en embrouillamini.

            Quelle crise... ? " Pendant ce temps là, 2 sites de production ont été supprimés, à plaisir et à Lyon, (acquisitions mal intégrées), soit 30 licenciements économiques, pour une enveloppe de moins de 2 millions d’euros, quand Frank E. Dangeard a reçu au total, 2 286 332 euros.Et dire que l’Élysée a tout fait pour passer Noël dans la plus grande discrétion …" 

            L’inconvénient du jonglage ultra complexe mis au point par l’expert en trompe la vue est qu’à la moindre poussière tout lui retombe sur le coin du nez, car bien mal acquis ne profit jamais. 


          • perlseb 17 mai 2011 16:46

            « quand arrêtera-t-on d’être cons ? »

            J’ai la réponse. Quand la majorité des français aura compris que la « démocratie » représentative est une oligarchie déguisée. Si beaucoup sur Agoravox ont compris, l’immense majorité est persuadée que son vote de 2012 va changer quelquechose. Et après 3, 4 ans de nouvel enfumage, elle restera persuadée que son vote de 2017, enfin, pourra remettre les choses dans l’ordre. Et puis après 3, 4 ans de nouveau nouvel enfumage...

            L’espoir fait vivre. Mais le plus subtil, pour l’oligarchie, est d’utiliser le mot démocratie pour désigner son contraire (avoir lu Orwell et sa novlangue peut aider à dénicher la supercherie).


          • Wàng 17 mai 2011 13:58

            Ce sont les revenus du capital qui permettent les augmentations de productivité et les augmentations de salaire. Ce n’est pas parce que les actionnaires s’enrichissent que les salariés deviennent plus pauvres, il n’y a pas d’argent pris sur les uns, la finance n’est pas un jeu à somme nulle. Il y a juste davantage de richesses créees.

            Par contre, l’envie et le ressentiment haineux peuvent appauvrir toute une population.


            • PhilVite PhilVite 17 mai 2011 14:17

              Florence Parisot, sort de ce corps de chat !


            • fwed fwed 17 mai 2011 14:28

              @ Wang

              Votre propagande est misérable. La finance ne créant aucune valeur réelle, les plus values sont prises directement sur les profits qui ne seront jamais reversés aux salariés (les principaux créateurs de richesses). La finance est donc bien un jeu à somme nulle.


            • Vayhn 17 mai 2011 14:35

              « Ce n’est pas parce que les actionnaires s’enrichissent que les salariés deviennent plus pauvres »


              Dans l’absolu certes, puisqu’on ne réduit techniquement pas les salaires pour en faire des bonus (encore heureux !). Ceci dit ça n’empêche absolument pas de NE PAS augmenter la masse salaire globale (ou très peu) pour se goinfrer avec toujours plus de bonus. Donner tout juste 1% d’augmentation à un salarié (sur un salaire moyen donc) quand il y a des actionnaires qui s’empiffrent derrière c’est pas non plus ce que j’appelle une évolution, c’est du foutage de gueule pur et simple

              En sachant que le prix de la vie augmente inexorablement, qu’on se fait ponctionner à tout les étages et ça n’ira pas en mieux c’est certain, alors oui dans ce cas on peut dire que l’enrichissement du capital entraîne l’appauvrissement de la main d’oeuvre.

              Merci en tout cas à l’auteur pour cet article, on arrête au moins un instant de parler de DSK, et ça fait du bien !

            • Wàng 17 mai 2011 15:00

              Votre propagande est misérable. La finance ne créant aucune valeur réelle, les plus values sont prises directement sur les profits qui ne seront jamais reversés aux salariés (les principaux créateurs de richesses). La finance est donc bien un jeu à somme nulle.

              Bien sûr que si : la bourse est un lieu où les gens se réunissent spontanément pour chercher de l’information de la façon la plus efficace possible, car toute recherche d’information a un coût. Elle permet aux épargnants de faire fructifier leur capital et de changer son affectation très rapidement, aux entreprises de trouver de quoi se financer, aux actionnaires-propriétaires de trouvers les meilleurs dirigeants, et aux salaires d’augmenter. De plus l’échange donne toujours lieu à création de valeur subjective, car je n’échange pas si cela n’a pas de valeur pour moi. Elle est donc profondément créatrice de richesses. Si vous ne le comprenez pas c’est que vous avez une vision profondément matérialiste et figée de l’économie.

              Dans l’absolu certes, puisqu’on ne réduit techniquement pas les salaires pour en faire des bonus (encore heureux !). Ceci dit ça n’empêche absolument pas de NE PAS augmenter la masse salaire globale (ou très peu) pour se goinfrer avec toujours plus de bonus. Donner tout juste 1% d’augmentation à un salarié (sur un salaire moyen donc) quand il y a des actionnaires qui s’empiffrent derrière c’est pas non plus ce que j’appelle une évolution, c’est du foutage de gueule pur et simple

              Les salaires obéissent à la loi de l’offre et de la demande. tant qu’on ne créera pas plus d’meplois productifs en France et qu’il y aura 10% de chômeurs, ils ne pourront pas augmenter ! Le responsable : l’intervention de l’état et sa vision figée de la justice sociale avec avec le salaire minimum qui bloque les jeunes et non qualifiés (un jeune pourrait très bien commencer à 800 euros et 2 ans plus tard, bien adapté et formé, en gagner 2000), les réglementations qui découragent les gens qui embauchent et freine les changements de carrière. Le manque de capital et d’épargne responsable.

              Dans les profits, personne n’est lésé. Le profit est une rémunération résiduelle et risquée qui peut être négative, et il n’y a pas d’allocation chômage si votre entreprise fait faillite. Les salaires sont faibles mais sont garantis par contrat. Le profit est versé quand toutes les promesses ont été honorées, et la prise de risque est d’autant plus difficile que les obstacles et réglementations sont nombreuses. Voilà pourquoi les profits sont démesurés aujourd’hui et que les salaires ne peuvent augmenter ! Or c’est la prise de risque qui permet les innovations et les gains de productivité : si vous supprimez les profits, vous supprimez toutes les incitations à entreprendre et vous privilégiez le court-terme sur le long terme. Donc vous tuez la croissance d’un pays entier.


            • Wàng 17 mai 2011 15:27

              Florence Parisot, sort de ce corps de chat !

              Karl Marx, sors de ce corps de chien ! :->


            • PhilVite PhilVite 17 mai 2011 15:34

              Merci, j’ai beaucoup de respect pour ce vieux Karl.


            • Wàng 17 mai 2011 15:50

              Ca a le mérite d’être clair. smiley


            • fwed fwed 24 mai 2011 19:03

              A Wang

              Vous dites que le cout de la finance réside dans l’information qu’elle crée, je vous rappelle que la finance brasse 20 fois plus de masse monétaire que l’économie réelle, cela fait cher l’information à l’heure d’internet et en plus vous savez bien que les « initiés » de haut niveau faussent toute informations en leur faveur. J’en passe et des meilleurs sur les mécanismes de spéculation générant les variations incessantes des cours pour des profits odieux.

              « vous ne le comprenez pas c’est que vous avez une vision profondément matérialiste et figée de l’économie »
              En fait il faudrait que vous expliquiez ce que veut dire une économie « figée » ça peut me faire marrer si vous pensez à une économie où la monnaie ne circule pas. Pour le matérialisme si vous parlez de l’économie réelle avec ouvrier, patron d’entreprise, ingénieur enfin tout ce qui n’est pas lié aux métiers de la fausse valeur crée par la finance alors oui je suis profondément matérialiste.

              Votre conclusion sur la prise de risque, le profit et la croissance est un refrain de propagande bien connu. Libre à vous de continuez de le répéter à foison. Vous devriez remplacer votre avatar félin par un perroquet, vous récitez parfaitement l’idéologie économique qui sert les puissants.

              Il faut un glass-steagal act et une commission pecora pour commencer.


            • lauraneb 1er juin 2011 09:10

              c’est beau, j’en mangerais presque ... sauf que dans la réalité ça ne tiens absolument pas la route.
              un deputé cumulard a proposé un emploi de directrice de communication au smic avec interdiction de négocier le salaire. avec la garde ’enfant à 600€, la personne se retrouvait à travailler pour la moitié du smic.

              Les salaires français n’augmentent que par l’effet mécanique de la loi sur l’inflation.

              il y a des millions d’anecdotes en france comme dans le monde qui montre qu’il y a une concentration des richesses vers une minorité....

              votre systeme est basé sur la propriété : cette propriété n’a de valeur que si il y a des personnes qui ne l’ont pas. donc plus il y a de non possedants et plus j’augmente la valeur de ma propriété, plus il y a de pauvres et de la misere, plus j’accrois la valeur de ma propriété, plus je tue plus je multiplie ma valeur....


            • fhefhe fhefhe 17 mai 2011 14:00

              1 700 fois le SMIC en moyenne c’est fou !!!

              Combien ont ils crées leur entrprises comme Bill Gates ?

              Ils sont les nouveaux SAIgneurs qui coup à de plans sociaux limitent les « COUTS » de production

              50 fois le smic serait « presque normal » pour des hommes issus de grandes Ecoles .


              • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 17 mai 2011 14:50

                1 700 fois le SMIC, je me demande parfois ce qu’ils font de tout ce fric. Peut-être qu’ils le mangent ou qu’ils se nourrissent exclusivement de billets de 500€. Je ne vois pas d’autres explications.

                Ah, si ! Ils s’achètent des bites en or.


              • Mohad Dib Mohad Dib 17 mai 2011 14:23

                Vous savez , tout le monde le sait, il y a une solution ,pas deux une.
                elle est de faire ensemble par et pour tous ,la production des necessites vitales en collectif sans profit...sans valeur donne a un metier, aux personnes...
                si je continue a en parler je pense que je vais me faire lyncher, tres a la mode par les temps qui courent....la tentation du cote obscur est la....
                5 a 10 000 ans de systeme identique , donc systeme marchand de profit , devrait commencer a nous dire , a nous parler...
                et bien non pas du tout...
                A ne pas vouloir changer de paradigme , en acceptant , en voulant la competition pour le profit..parce que au fond on pense gagner alors..on est tous responsable de cette societe et de ses consequences..guerres, chomage, famines , colonisation etc....
                ce sont des consequences logiques, normales ,previsible , de la competition pour le profit..

                bien sur on nie ce fait.....

                le dormeur sombre dans le coma je trouve....y aura t’il un reveil ?
                j’ai des amis opimistes ici...coucou a eux...ils disent que oui...
                moi je dis non,nous n’avons encore rien compris...mais a un point que je me demande si il faut en parler...
                c’est con car 10% menent les 90% autres par le bout du nez......pourquoi ?
                ma reponse est : nous sommes sur la meme longueur d’onde ,auto centre sur nous meme ,point barre..la vie n’est alors que un combat permanent pour s’imposer...le reveur ne sait pas qu’il croit au pere noel et qu’il se ment a lui meme...


                • Aldous Aldous 17 mai 2011 16:07

                  Article utile.

                  En un mot : bienvenue au XIXe siecle.


                  • Wàng 17 mai 2011 16:11

                    il y avait une promesse de réguler les rémunérations excessives : golden hello, actions gratuites, stock options, bonus, parachutes dorés, retraites chapeau ...

                    non tenue !

                    La corruption est la fille de la réglementation et du socialisme. Je constate que les grands cerveaux d’AV nagent complètement en économie. smiley


                    • iris 17 mai 2011 16:17

                      les américains nous ont gouverné et méné jusqu’à present dans l’excessif-
                      rémunérations et peines de prison
                      jusqu’à quand nos gouvernnants vont tils les suivre ??
                      small is beautiful un livre à relire


                      • Wàng 17 mai 2011 16:23

                        On peut accuser les Etats-Unis de tous nos malheurs et croire que le socialisme est la solution, en attendant, la France est tombée 64ème des pays à l’indice de liberté économique. Une aberration pour un pays « développé , qui n’augure rien de bon.


                      • PhilVite PhilVite 17 mai 2011 16:40

                        Petit rappel : (données Wikipédia)

                        - L’indice de Liberté Économique est un ensemble de dix indicateurs économiques, créé par la Fondation Heritage et le Wall Street Journal.

                        - La Fondation Heritage est un des plus importants think tank conservateur américain. Fondé en 1973, par le milliardaire Joseph Coors.

                        - The Wall Street Journal est un quotidien national americain qui traite de l’actualité économique et financière, créé à New York par Dow Jones and Company . Il a été racheté par le groupe News Corporation de Rupert Murdoch pour 5 milliards de dollars début août 2007.

                        Chacun ses références, effectivement !


                      • Wàng 17 mai 2011 21:58

                        C’est pour ça que les Etats-Unis ne sont que 9èmes à ce classement d’ailleŭrs. smiley

                        En France tout fonctionne par des subventions, donc tout est asservi. Ce n’est pas encore le cas au Etats-Unis. Personne n’empêche d’autres initiatives d’exister et de proposer un meilleur classement. C’est sûr que ça aŭrait dû être un groupe d’intellectuels Français qui aŭrait dû se charger de ce classement, ou des membres de la CGT. smiley


                      • Wàng 17 mai 2011 16:38

                        Je ne suis pas con, mais permettez moi de vous retourner le compliment : c’est votre logiciel marxiste qui est pourri et dépassé. Le libéral ne raisonne pas en termes collectivistes. Il n’oppose pas les pauvres et les patrons, il défend les droits des personnes. Le libéral est un anarchiste qui défend le droit de propriét comme le dit Salin. Le jour où vous aurez compris ça, on pourra discuter.


                      • grangeoisi 17 mai 2011 16:42

                        Laurence Parisot étant elle-même au conseil de surveillance de Michelin et aux conseils d’administration d’une banque et d’un organisme de financement sans parler des pourcentages dans des organismes de sondage va surement pas entraver la bonne marche des pompes à fric !


                        • perlseb 17 mai 2011 16:57

                          La crise est un processus déclenché de façon parfaitement volontaire par les vrais dirigeants de cette planète. Lors de chaque crise, on peut revoir à la baisse les acquis sociaux des peuples, très pénalisant pour le profit et surtout, les lois anti-trust n’ont plus vraiment cours puisque nombre d’entreprises (non possédées par les meneurs) font faillites. Elles sont rachetées (ou éliminées) à moindre frais.

                          Après chaque crise, les oligarques possèdent un bien plus grand pourcentage de la richesse mondiale et une bien plus grande force de nuisance. Même si en valeur monétaire, leur avoir peut parfois sembler avoir baissé.

                          Maintenant, je pense quand même qu’il va y avoir une fin à ces crises occidentales : l’oligarchie occidentale ne se confond pas avec l’oligarchie chinoise. Et la Chine sera la première puissance dès 2016, à priori. Intéressant de voir ce que les chinois vont décider comme système monétaire et économique (ils rebasculeront peut-être vers une nouvelle forme de communisme, qui sait ?).


                          • Wàng 17 mai 2011 17:07

                            Si on veut s’en sortir un jour, faudrait vraiment que les Français arrêtent de se masturber le cerveau avec Marx et Bourdieu


                            • bo bo 17 mai 2011 19:12

                              1699 et plus 1700 : DSK ne va plus y figurer


                              • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 17 mai 2011 19:40

                                Je trouve quand même étonnant cette fixation sur les revenus des plus riches du pays (ou de la planète).

                                Quelqu’un a pourtant déjà écrit que si on devait se partager leurs richesses, on n’aurait chacun que des miettes, vu que nous sommes tellement nombreux....

                                A côté de ça, à chaque fois que je me déplace à mon agence bancaire ou à la banque postale, systématiquement je me retrouve à côté d’une personne brassant des centaines d’euro en espèces ; ce matin, par exemple, un retrait de 850 euro ; la dernière fois, des retraits de 500 et 1000 ! Quand ce ne sont pas des dépôts du même ordre, évidemment...

                                Le record dont j’ai été témoin : un dépôt de 6000 euro (six mille) à mon agence bancaire par une dame qui n’était pas commerçante...
                                Quand on sait que le plafond absolu de règlement en espèces est de 3000 euro...
                                J’en ai parlé à un guichetier que je connais : il m’a révélé que les principaux fournisseurs de cash auprès de sa banque étaient désormais les « particuliers », les commerçants et les entreprises ne fournissant principalement que des chèques et des règlements CB ; étonnant, non ?

                                Les gens sont négligents ; ils jettent par terre leurs tickets de retrait d’espèces auprès des distributeurs ; depuis peu, je les ramasse, par curiosité ; ils ne contiennent aucune information vitale permettant de pirater quoi que ce soit ; mais ils contiennent une donnée très intéressante, le solde du compte sur lequel le retrait a été effectué ; et alors là, on a des surprises.

                                Mon premier ticket, décevant :
                                - retrait = 100,00 euro, solde créditeur = 0,60 euro !
                                Le deuxième :
                                - retrait = 60,00 euro, solde créditeur = 3980,84 euro !
                                Le troisième, dément :
                                - retrait = 20,00 euro, solde créditeur = 83775,25 euro ! 

                                Trois tickets, ce n’est certes pas vraiment représentatif.

                                Mais tout ça pour dire que nous sommes environnés de personnes aisées, pas extrêmement riches mais très à l’abri du besoin, et bien plus qu’on ne pourrait le penser ou qu’on voudrait nous le faire croire.

                                PS : je m’aperçois maintenant d’un détail croustillant à propos des tickets ci-dessus : plus il y a de l’argent sur le compte, plus le retrait est faible !


                                • Marco07 17 mai 2011 22:15

                                  Ce que je trouve étonnant, c’est que l’écart à tendance à s’amplifier entre les riches et les pauvres... mais je suis curieux, par exemple, quel serait l’effet d’un plafond de 20x ? (sachant que sur les plus gros salaires, sont donnés en général le salaire, pas les bonus et l’occupation de plusieurs postes qui font encore monter la sauce.


                                  Une chose est claire, un plafonnement obligerait les haut revenus à se démerder à trouver une solution pour augmenter le bas de l’échelle... (bien qu’on peut imaginer des sociétés structurées différemment, avec par exemple un conseil d’administration qui ferait partie en douce d’une autre société histoire d’appliquer les salaires voulus, ou des salaires en tant que consultant indépendant) à moins d’indexer le bas de l’échelle sur le smic.

                                • Wàng 17 mai 2011 22:48

                                  Plafonner les salaires et couper toute tête qui dépasse, c’est l’idée du PG marxiste. C’est radicalement destructeur de richesse, car cela modifie tout le système d’incitations productives, décourage l’effort marginal, empêche les meilleurs entrepreneurs d’émerger (qui foutront le camp ou se contenteront de consommer) et détruit l’épargne, ce qui fait que des entreprises feront faillite tandis que d’autres ne pourront pas s’agrandir.

                                  A l’inverse, quand on amenuise la progressivité fiscale, on constate un élargissement de l’assiette de l’impôt, davantage de rentrées fiscales (effet Laffer positif) et des hausses de salaire. L’existence de riches profite donc à tout le monde.


                                • Marco07 17 mai 2011 23:48

                                  va dire ça à 14.3% des américains qui bouffent avec des ticket repas, pour eux la seule assiette qui importe c’est celle qu’ils ont à la maison...


                                  Mais bon l’existence de riches profite à tous. (hahahahaha merci pour ce moment de propagande et d’humour)

                                  C’est dans l’ère du temps.

                                • Marco07 17 mai 2011 23:55

                                  Je ne parle pas d’avoir des écarts « faibles », 20x le smic... soit 20k€ par mois, ça reste quand même très très « confortable ».. De quoi quelques maisons, quelques voitures etc...



                                • Wàng 18 mai 2011 00:55

                                  Justement, c’est pas ça la question. La consommation est une destruction de richesse, ceux qui épargnent par contre renoncent à des satisfactions présentes en vue de satisfactions futures. L’épargne travaille, elle n’est jamais perdue mais réinvestie.

                                  Si un type gagne 500000 euros par an et que l’état lui en prend 300000, mettons qu’il en consomme 100 000, il reste 100 000 pour investir.

                                  Si l’état lui laisse ses sous, il reste 400 000 euros réinjectés pour investir, innover, entreprendre, donc créer des emplois et en fin de compte augmenter les salaires.

                                  Si on a une fiscalité qui privilégie la consommation et qui dissuade l’effort d’épargne, on privilégie le cours terme, on décourage les entrepreneurs et on empêche les entreprises de se développer.


                                • Marco07 18 mai 2011 09:12

                                  Mouais, enfin réinvesti.... et dépensé, ou ?

                                  ça reste un idéal de consommation, cependant ça exclue l’évasion fiscale, les magouilles et investissement qui ne se font pas forcément sur le sol Fr...

                                • Wàng 18 mai 2011 14:19

                                  Réinvesti, parce que c’est l’épargne qui constitue les fonds propres des entreprises. Même vous, si vous avez un compte en banque, vous y contribuez et y avez un intérêt. Un actionnaire a son argent « piégé » pour toujours dans l’entreprise dont il est propriétaire, tout simplement parce que même s’il pense à vendre son action un jour, il est incité à ce que l’entreprise soit en meilleure santé possible et paraisse la plus viable possible sur le long terme pour revendre à un bon prix. Donc comme il est responsable il est incité à s’intéresser à l’entreprise et à rechercher les meilleurs gestionnaires possibles, à favoriser l’innovation. La propriété est le fondement de la responsabilité. Même si vous êtes un petit actionnaire et que vous n’êtes pas au CA dans un eposition d’influence directe, ça compte quand même pour la boîte, parce que si l’entreprise fait une bêtise, statistiquement, la vente de davantage d’actions fait baisser les cours. L’entreprise est incitée à communiquer les informations réclamées par les actionnaires, tout cela est un mécanisme d’auto-régulation bien plus efficace que n’importe quelle réglementation imposée par en haut et qui comporte toujours ses effets pervers.

                                  En l’absence d’épargne responsable comme en ce moment, les entreprises financent leur croissance avant tout par le crédit, ce qui est un moyen bien inférieur et plus vecteur d’instabilité.

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