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La crise de la mondialisation

Crise bancaire, crise financière, crise économique_Crise locale, Crise Européenne, crise mondiale_ Crise pétrolière, crise énergétique, crise écologique_ Crise des banlieues, crise sociale, crise politique_ Et puis crise d’adolescence, crise de la quarantaine, crise de la pré-retraite_ Crise d’asthme, crise existentielle et finalement la pire de toutes, crise de ménage...

La crise de la mondialisation est purement psychologique au sens pathologique du terme. Le monde entier est au diapason de l’anxiété sauf peut être au Quatar où les bienheureux ménent une vie faite d’insouciance sous un soleil de plomb. Les autres subissent toutes les crises de front et la crise de confiance, presque d’angoisse qui s’ensuit, est la marque d’un avenir plus qu’incertain...

Aujourd’hui, rien n’est moins sûr que demain. Même le ciel nous menace...

L’emploi est devenu un concept très volatile ! La réussite sociale, presqu’une légende ! Et même quand on n’est pas carrièriste pour un sou, la morosité vient pertuber notre sérennité de contemplateur...Les abeilles meurent par millions dopés aux nitrates et la prédiction d’Einstein sème la panique chez les apiculteurs et les physiciens nucléaires...

Mais après tout, la mondialisation fait seulement ses premiers pas...Elle ne fait sans doute qu’une petite crise d’adolescence car tout au plus la mondialisation s’est fait connaître il y a un siècle, avec l’utilisation grandeur mondiale de l’or noir...Mais qu’est ce qu’un siècle, à l’échelle des générations ?

Peut être en faudra-t-il deux ou trois de plus pour que la mondialisation tienne sa promesse siddhartasienne et dans mille ans les mots nations et frontières n’auront peut être plus aucun sens...Qui sait ? (si toutefois, nous passons le cap de la crise climatique qui, elle, n’est pas née de la dernière pluie !)

 

Aujourd’hui, on voudrait nous faire pleurer sur le sort de l’économie mais le scénario est mal ajusté et les acteurs sont juste bons à jouer dans “Le parrain 1” et “ Le parrain 2”_ le troisième volet jouant la carte du tragique peut encore tirer la larme jusqu’au bord des yeux_

Ceux qui ont passé le cap de l’angoisse sont aujourd’hui profondément indignés. Et le fait de voir émerger spontanément en plusieurs points du globe, des mouvements de protestation s’appuyant sur les mêmes bases devraient commencer à faire trembler les grands de ce monde...Car c’est bien le signe que la sauce de la mondialisation commence à s’épaissir...En réalité, la vraie mondialisation ne fait que commencer et ce qu’on voudrait nous faire passer comme une crise, ne serait en fait qu’un accouchement dans la douleur...

 

Mais de vous à moi, à l’échelle de notre vie quotidienne qui est plus spontanée encore, nous ne pouvons avoir les yeux sans cesse rivés sur l’idéal car demain il faudra manger et après demain, il faudra payer les taxes et en France, les taxes nous éloignent, jour après jour, de nos idéaux...Voilà pourquoi la tambouille médiatique nous vend de la crise melba au journal de 13 heures avec le café et le soir à 20 heures, de la crise aux marrons avec un poulet rôti : elles sécrètent les hormones de l’angoisse...

 Le discours est économétrique, analytique, à la frontière de l’initié et du profane mais nous savons tous, de l’ouvrier manoeuvre jusqu’à l’ingénieur dernier gallon, que le monde est trop inéquitable pour être pérenne...Le concept de la mondialisation et ce qu’il suggère d’universalité ne peut pas s’accomoder d’inégalités aussi consternantes que celles d’aujourd’hui...

 Mais comment n’a-t-on pas pu imaginer hier que mettre en concurrence des entreprises du monde entier dont le traitement fiscal et salarial est parfois aux antipodes n’irait pas générer le monde d’aujourd’hui ?

Sans doute, les mauvais acteurs du Parrain 1 et du Parrain 2 le savaient déjà et se sont renvoyés l’appareil d’état à tour de rôle mais les gros portefeuilles eux, ont continué sereinement en coulisse à tirer vers le bas cette mondialisation qui semblait promettre quelque chose de plus absolue.

 

En France, pour ouvrir une parenthèse, on reproche au bord Gauche de faire fuir les multinationales et l’investissement...Mais ces grandes firmes ont depuis longtemps jeté leurs billes sur d’autres terrains de jeu. Peu leur importait le profil des acteurs politiques tant que les marchés restaient ouverts sur le monde...

 Aujourd’hui, il n’y a plus que des PME, des artisans, et des commerçants pour jouer le rôle de l’économie nationale ce qui évidemment ne suffit plus quand un pays comme la France veut jouer dans la cour des grands... Fermons la parenthèse.

 

Nous assistons à un transfert de plus en plus démesuré de la masse monétaire vers le capital...Le monde qui semblait si grand hier, s’est cloisonné et c’est peut être là, la vraie raison de ces crises à répétition.

 Le monde est devenu trop petit pour ces géants...

 La mondialisation ne sert qu’une poignée d’actionnaires, de millionnaires, de milliardaires pour les plus doués, au dépit de l’intérêt des nations et des populations. Le mécanisme est bien rodé, les multinationales n’ont pas de patrie, la planète leur appartient et le rôle des nations se résumeraient à contenir leur peuple derrière des frontières culturelles...

On pourrait dresser comme le fait Jean-christophe Victor sur Arte, une carte en hachurant en rouge, les parties du monde qui produisent et en vert (couleur du retour sur investissement, synonyme d’espoir) les parties du monde qui consomment...

 Le cycle est finalement très basique, pas besoin de ......logues pour nous expliquer que les multinationales produisent à Bangkok, vendent à New York et contemplent ce beau spectacle enrichissant en foulant le sable de Dubaï sans que jamais, un de ses grains ne viennent enrayer le mécanisme...

 

A propos de grain, Barack Obama a suggéré dans une de ces mesures économiques une taxe sur les produits de bien et d’équipement à leur retour sur le territoire...L’idée, qui sonne un peu comme la dernière des mohicans, a au moins le mérite de dégager une remarque sémantique : Taxer les multinationales aux frontières qui exploitent les misères partout où elles se trouvent, ce n’est plus leur demander une participation à l’ouvrage collectif, c’est les amender, en leur rappelant qu’ils ne sont pas exempts de “Devoir”...

Pendant ce temps là, Nicolas Sarkozy va faire la leçon aux chômeurs et aux fraudeurs... Décidément, il a vraiment du retard sur son époque...

 

Pour conclure, j’entends dans la cuisine, mon mari qui ne sait pas commencer faire marcher le four, c’est pourtant simple mais je vole à son secours si je ne veux pas essuyer une crise de ménage...


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3 réactions à cet article    


  • pmurer 3 mars 2012 12:57

    je suis d’accord avec l’essentiel de cet article

    Pour faire une espèce de réferendum citoyen, Initiative Citoyenne Européenne, nous avons créé une association et ce site www.forumdemocratique.fr

    Plein d’article sur la démondialisation aussi

    Rejoignez nous et participez !


    • Lucsaint Lucsaint 3 mars 2012 16:18

      Finalement le seul truc de durable ce serait la crise...


      • HELIOS HELIOS 4 mars 2012 17:03

        ... quand tout est crise, c’est qu’il n’y a pas de crise, hein ?

        ... Allez racontez cela a ceux qui perdent leur maison faute d’emploi, ceux qui ne mangent plus a leur faim, ceux qui ne peuvent plus se soigner... etc...

        La vrai crise, c’est la mondialisation financiere qui prend le pas sur le politique... et il n’y en a qu’une, partout, pour tous.

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