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Accueil du site > Actualités > Politique > La crise, l’emploi, les chômeurs et le bien inutile ... Laurent (...)

La crise, l’emploi, les chômeurs et le bien inutile ... Laurent Wauquiez !

L’Austérité : Ce mot imprononçable par le Président et son entourage, va frapper de plein fouet, ceux qui sont les plus grandes victimes de la crise : Les chômeurs et ceux qui s’apprêtent à le devenir !

"Et ils sont où, et ils sont où, et ils sont où" ... les rois du pouvoir d’achat et du travailler plus ?

En effet, bien loin de l’habituelle technique qui consiste à trouver les chiffres de l’emploi "encourageants" et du cadeau de près de 3 milliards par an à la restauration et l’hôtellerie, Laurent Wauquiez vient de reconnaître publiquement qu’on ne pourra plus rien faire pour relancer l’emploi !

Extrait de la dépêche AFP de ce jour : " ... / ... Lors d’une réunion avec les syndicats lundi, le président Nicolas Sarkozy a annoncé la suppression de l’exonération des charges pour les embauches dans les entreprises de moins de dix salariés... / ... ainsi que d’une prime exceptionnelle pour les chômeurs. Laurent Wauquiez a souligné sur I>télé qu’on ne pouvait reconduire ces aides, qui ont coûté plusieurs milliards, sous peine de mettre le budget en danger. "Si tous nos dispositifs exceptionnels qui valaient en 2009, sur une année très dure de crise, sont prolongés en 2010, puis en 2011, puis en 2012, ce vers quoi on s’achemine, c’est pas une politique de rigueur, c’est une politique de déficit récurrent "

Ce qui signifie que ce gouvernement va sacrifier l’emploi sur l’autel de l’austérité budgétaire alors qu’il y a encore peu, comme nous l’écrivions dans Slovar les Nouvelles : " Selon Le Figaro : " ... / ... Aussi, une fois la réforme des retraites bouclée à l’automne, le chef de l’État se concentrera sur l’emploi. "Il sait qu’il sera essentiellement jugé sur sa capacité à avoir fait baisser le chômage, m’a expliqué récemment l’un de ses lieutenants. A nous maintenant de faire le lien entre la reprise économique et la création d’emploi." ... / ... A en croire ce proche du chef de l’État, la dernière séquence du quinquennat - "la plus importante" - sera donc marquée en matière économique et sociale par deux thématiques majeures : l’emploi et la compétitivité, intimement liés ... / ... "

Et que déclarait le 10 mai 2010 Laurent Wauquiez ?

Le Figaro  : " Dans une interview à la Tribune, le secrétaire d’Etat à l’Emploi prévient, en marge du second sommet social qui se tient ce lundi à l’Elysée, que le gel des dépenses annoncé jeudi dernier ne freinera pas les réformes de l’emploi. "Pour moi, la priorité, c’est l’emploi. Il faut que nous inversions durablement la courbe du chômage... / ... "

Nouvel Obs : " ... / ... Laurent Wauquiez souligne également l’efficacité du programme "zéro charge" patronale dans les TPE, les très petites entreprises, qui a permis selon lui "un million d’embauches depuis sa création", dont "deux tiers de jeunes de moins de 25 ans".

Et de manger son chapeau quelques heures plus tard au travers d’un laconique : " on ne peut reconduire ces aides, qui ont coûté plusieurs milliards, sous peine de mettre le budget en danger"

Dans une tribune publiée le 10 mai dans Les Echos Laurent Wauquiez écrit : " ... / ... En faisant fonctionner toutes nos mesures à plein régime, nous avons pu apporter une solution à 2,7 millions de Français. Jamais un plan pour l’emploi n’avait eu un tel impact. Résultat : le chômage progresse plus faiblement en France que dans les autres pays européens. C’est un encouragement très fort à poursuivre notre mobilisation générale. Car une leçon à tirer de la crise, c’est que seule une politique volontariste, entièrement tournée vers l’emploi, est à même de protéger les victimes de la crise et d’investir efficacement sur l’avenir "

Les mots nous manquent ....

Crédit dessin
OUGEN
 

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10 réactions à cet article    


  • elec 42 elec 42 13 mai 2010 09:48

    les syndicats,c’est bien là le problème en france,ils ne représente plus personne en france,et pourtant,ils sont les seuls interlocuteurs avec le gouvernement .


    • Trashon Trashon 13 mai 2010 11:15

      Les syndicats ne sont que le reflet de ce que nous décidons qu’ils soient : avec moins de 7 % de syndiqués et des employés qui se décident à y adhérer uniquement le jour de leur annonce de licenciement nous ne sommes pas près de faire avancer les choses.

      Vive l’individualisme !!!


    • Dzan 13 mai 2010 18:58

      @ elec

      Si je pouvais vous plussez 10 fois !

      Les syndicats, les syndicats......Sans syndiqués, ils ne sont rien.

      Les salariés préfèrent mettre leur pognon, dans les clopes, le « jaune » ou le Loto que de payer une cotisation.

      En Allemagne, il est obligatoire d’ètre syndiqué. Aussi, quand il y a des grèves, ça porte !

      Et ça n’empèche pas les patrons allemands de bien se porter. C’est bien l’Allemagne, qui vient de donner le plus pour sauver la Grèce, non ?


    • patdu49 patdu49 13 mai 2010 10:02

      VRAIS chiffres du chomage Mars 2010 :
       
      moins 6600 chomeurs disent les médias, ou + 18100 catégorie ABC ? 
       
      réalité : resultat net, catégories ABCDE + 35700 demandeurs d’emplois inscrits à l’ANPE entre février et mars :
       
      catégorie A - 0,2 %
      catégorie B + 1,3 %
      catégorie C + 2,6 %
      catégorie D + 2,4 %
      catégorie E + 3,8 %
       
      catérorie A : 2 661 300
      catérorie B et C : 1 229 700 
      catérorie D et E : 569 900 
      catégorie ABCDE mars 2010 : 4 460 900
      catégorie ABCDE février 2010 : 4 425 200 
       
      TOTAL : + 35700 demandeurs d’emploi, par rapport à février, ou il y avait déjà augmentation de + 24500 (+3000 annoncé dans les médias)
       
      + sorties des listes de pôle emploi pour autres cas que : « reprise d’activité » ou « entrée en stage », ou « arrêt maladie », donc les Radiés : 

      • pour cessations d’inscription pour défaut d’actualisation : 198900 personnes pour ce mois de mars
      • sorties des listes pour radiation administratives 39900 personnes pour ce mois de mars
      • sorties des listes inexpliquées, classées dans « autres cas » 73800 personnes pour ce mois de mars (+ 49,7% SUR UN AN) 


      ne sont donc pas comptés dans ces chiffres de + 35700 : 
       
      -Des RSastes qui pour une grosse partie ne sont pas inscrits à l’ANPE, (autre suivi) 
      -Des séniors de + de 55 ans, 
      -Les dom-tom (Réunion, Guadeloupe, Martinique et Guyane) 
      -Des sans droits, car moins de 25 ans, qui ne perçoivent RIEN 
      -Des sans droits radiés ou désinscrits, car dépassement du plafond de ressources dans un couple, qui sont donc privés du RSA ou de l’ASS et qui n’ont droit à rien 
      -Des retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre 
      -Des étudiants boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires
       
      estimation 2,5 MILLIONS au bas mot à rajouter aux chiffres « officieux », soit env 7 MILLIONS de demandeurs d’emploi
       
      sources : http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-RT87bn.pdf 


      • patdu49 patdu49 13 mai 2010 10:17

        198 900 + 39 900 + 73 800 = 312 600 demandeurs d’emploi, qui se sont volatilisés des 5 listes ABCDE ..

        soit : 10 000 personnes disparaissent des listes PAR JOUR, dimanche inclu, et cela tout les mois ...
        mystère mystère ...

        -départ en retraite ?
        -suicidés ?
        -sans-droits, qui comme ils ne perçoivent rien, emmerdent pôle emploi + qu’autre chose ?
        -des Rsastes qui sont réorientés vers les PLI (plan local insertion à la charge des départements) ?





        • patdu49 patdu49 13 mai 2010 10:24

           La grève des chômeurs se poursuit


          compte-rendu d’action de la CIP-IdF

          Ce matin mercredi 12 mai 2010, nous étions une vingtaine de précaires, intermittents de l’emploi et autres chômeurs en grève à occuper la plate-forme téléphonique du 3949 de Pôle Emploi à Noisy-le-Grand en Seine-St-Denis, au 480 Clos de la Courtine.

          Nous avons commencé à débattre avec les salariés embauchés pour faire fonctionner cette machine kafkaïenne. Ici au nombre de 120, ils sont principalement chargés des inscriptions (et non l’ouverture de droits, qui ne concernent d’ailleurs que la moitié des chômeurs) au moins pour toute l’Ile-de-France. Peu de temps après notre arrivée, les employés ont arrêté de travailler et la direction leur a ordonné de quitter les locaux, coupant court à toute discussion collective avec les salariés. Exactement comme dans les Pôle Emploi qui ferment leurs portes dès que des chômeurs viennent s’y exprimer et y agir autrement que comme des individus isolés.

          Nous avons cherché à contacter le directeur régional, Raymond Lagré, pour le sommer de répondre à la série de questions suivantes :
          - Pouvez-vous confirmer la suppression du suivi mensuel personnalisé à la fin du mois de mai ?
          - Quel nombre de radiations a eu lieu en Ile-de-France sur l’année 2009 et pour quels motifs ?
          - Combien y-a-t-il de sous-traitants privés (spécialisés dans le coaching, les stages de motivations, etc…) ? Pouvez-vous nous donner la liste de ces entreprises ainsi que le budget qui leur est consacré ?
          - Y-a-t-il une directive interne qui oblige les directions des agences de Pôle Emploi à appeler la police dès que des chômeurs et allocataires viennent faire valoir le droit d’information aux usagers ?
          - Y-a-t-il une directive interne qui officialise la présence de vigiles à l’entrée des Pôle Emploi et qui les charge de faire le tri parmi les chômeurs et les allocataires ? (Comme à l’antenne Kléber de Montreuil où les vigiles disposent désormais d’un cahier avec la liste nominative des chômeurs et allocataires sectorisés dans cette antenne). Combien coûte l’emploi de ces vigiles ?
          - Combien coûte l’installation des lampes bleues en Ile-de-France ?
          - Comment le plan de rigueur gouvernemental va-t-il se traduire pour les usagers de Pôle Emploi ?

          Vers 16h, le directeur de cabinet de M. Lagré, M. Baillot, est venu rejoindre les quelques flics présents en bas de l’immeuble. Il a refusé de nous rencontrer dans les locaux pour répondre à nos questions. Nous avons alors décidé de le rejoindre au bas de l’immeuble, ainsi que les salariés en chômage technique. Là aussi, il a refusé tout dialogue, précisant ne s’être déplacé que « pour prendre des nouvelles de ses collègues » et « constater que le droit de retrait des salariés avait bien été appliqué ». Mais, au fait, c’est quoi un droit de salarié imposé par une direction ?

          En tous cas, cette obligation d’éviter tout contact avec les chômeurs grévistes est parfaitement cohérente avec la « révolution managériale » qui partout passe par un vaste processus de dématérialisati on et d’informatisation . Plus nous sommes « dématérialisés » par Pôle Emploi (à travers internet, le téléphone ou les portes fermées), moins nous avons d’espace pour nous rencontrer et lutter contre les injonctions qui nous sont faites.

          Aujourd’hui, nous nous sommes matérialisés là, en chair et en os, nous avons cessé de n’être que des dossiers, des chiffres, en somme des « D.E ». Car nous ne pouvons être réduits à des « demandeurs d’emploi », des victimes en manque de travail. Nous pouvons aussi bien user individuellemen t et collectivement du chômage pour résister à la mise au travail forcé, pour repousser les injonctions à l’adaptation à la conjoncture économique.

          Ni travail forcé Ni culpabilisation Ni management

          Vive la grève des chômeurs !

          Coordination des intermittents et précaires
          14-16 quai de la Charente, Paris 19e, Métro Corentin Cariou. Tel : 01 40 34 59 74

          Prochain rendez-vous d’action parisien le lundi 17 mai à 10h30 place du Châtelet.
          Prochaine AG publique mardi 18 mai à 18h30
          à la Bourse du Travail - 3 rue du Château d’Eau 75010 Paris (M° République).


          • Bulgroz 13 mai 2010 11:54

            Moi, à la vile et rétrograde politique de rigueur et d’austérité, j’opposerai la politique du « Care » plus à même de régler les problèmes de la grave crise financière.

            Le care, à l’inverse de la rigueur, c’est le souci des autres contre le seul souci de soi, c’est la société des égaux contre la folie des egos ainsi que le décrit magnifiquement Martine Aubry : « Yes, we care ! »

            Ce qui me paraît fécond dans ce concept, c’est la volonté de promouvoir une société plus douce par rapport à celle, très dure, qu’incarne Nicolas Sarkozy, qui semble (sic) dire au plus grand nombre : « I don’t care »

            La politique du « Care » a été défini dans le cadre du renouvellement du logiciel socialiste. C’est tout nouveau et c’est compatible passage à l’an 3000.


            • elec 42 elec 42 13 mai 2010 11:57

              syndicats de complaisance,d’un autre temps,d’une autre époque,qui n’ont pas changés de discourt depuis les années 30,très loin des réalités d’aujourd’hui.


              • finael finael 13 mai 2010 12:02

                Et avec la Commission Européenne qui veut un droit de regard préalable sur les budgets des états et un pouvoir de sanction, ce n’est pas près de s’arranger.

                Cela fait une génération que les politique ne tiennent plus compte des peuples mais seulement de la comptabilité de leurs banques. Les « zinzins » sont devenus les maîtres du monde et qu’importe la populace. Les efforts pour la diviser, la laisser dans l’ignorance et l’incompréhension, prôner l’individualisme et la compétition de tous contre tous finissent par porter leurs fruits.

                Assommés par des médias prétendant, chiffres truqués à l’appui que « seulement » 10% de la population active est au chômage (comme si ce n’était pas déjà effrayant en soi), la plupart de nos concitoyens n’ont qu’une idée en tête : ne pas en faire partie !

                Et quand ça leur arrive, ils ne comprennent pas. ils ne comprennent pas pourquoi ils en sont arrivés là, ils ne comprennent pas pourquoi personne n’écoute leur parole et ne parle d’eux, mais il est trop tard, ils viennent grossir les rangs honteux et silencieux de tous ceux qui se sont enfoncés dans la misère avant eux.

                Et là encore ils ne comprennent pas qu’ils forment, et largement, le premier parti du pays !


                • elec 42 elec 42 24 mai 2010 10:42

                  dzan,entièrement d’accord,mais les syndicats allemand nons rien à voir avec les syndicats français,ils ne se mettent pas en grève pour un oui pour un non

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