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Accueil du site > Actualités > Politique > La crise : la rechute, avant la chute ?

La crise : la rechute, avant la chute ?

La crise que nous connaissons, d’abord morale et non seulement économique, pose finalement la question de la compatibilité de notre système (supposé) démocratique, avec le mode de fonctionnement et finalités de l’économie de Marché. La loi de la Finance ayant supplanté le Politique puis l’Economie, la nécessité de l’autorité, celle qui œuvre dans l’intérêt général, ne peut plus être contournée.

On nous affirmait ces mois derniers que les leçons de la crise économique mondiale de « référence », celle de 1929, étaient tirées. Cette fois-ci on allait agir sans tarder, et le rhume ne muterait pas en pandémie grippale ou cancéreuse généralisée. On nous promettait (Prométhée...) que le dysfonctionnement constaté du système financier allait être stoppé et durablement régulé.
 
Tous ceux qui bénéficièrent comme des gloutons repus et sans vergogne s’improvisèrent soudain en donneurs de leçons de charité et s’auto flagellèrent ainsi, se repentant sur petit écran entre quelques pages publicitaires, émanant des principales banques. L’Avare de Molière à cette grande échelle ne fait plus rire du tout.
 
Le jour de gloire solidaire était arrivé, ces chères banques méritant la fessée retrouveraient leur mission, financer l’activité du pays, et non pas spéculer dès le premier euro encaissé. Bien sûr, les braves citoyens se devaient une dernière fois (avant et après toutes les autres) de faire confiance aux spécialistes et à leurs gouvernants. Cela étant dit, l’accroissement de la dette publique et du taux de chômage seraient le prix à payer. La misère et la précarité n’avait aucun lien puisqu’elles ont toujours existé, notamment avant la crise, et depuis que le monde est monde (à moins qu’il ne soit immonde). On allait voir ce qu’on allait voir, et les vilains traders découverts subitement au cœur même de la jolie économie de Marché, ne perdaient rien pour attendre. Ils continuaient même de gagner !
 
La dette, essentiellement celle du secteur privé, se devait alors d’être renflouée, par vous et moi, et surtout par nos enfants, même en gestation. Ici comme ailleurs, les cow-boys présidents ont enfourché illico leurs grands chevaux faussement blancs pour nous endetter plus encore, pour mille ans. Parallèlement, les plans médias ont été lancés à la même hauteur, il fallait doper la psychologie collective par inductions répétées de baratins vitaminés euphorisants. Sois tranquille brave peuple, ceux à qui tu payes tes impôts ou ceux qui te maintiennent dans l’exclusion et la misère, ceux-là, ils détiennent le savoir et (surtout) le pouvoir, et tout va rentrer dans l’ordre, le leur. Alors « on » a inondé les banques de nouvelles liquidités, des chiffres gigantesques « volaient » au-dessus de nos pauvres têtes, les émissions « spécial crise » n’en finissaient plus de remplir l’espace laissé encore « libre » par les vendeurs du temple publicitaire.
 
Voilà que des couvertures à nouveau apocalyptiques apparaissent, celles des magazines, en parallèle de celles qui abritent les mendiants toujours plus nombreux sur les trottoirs des pays riches. Ces couvertures sur papier nous glacent plus encore. Elles évoquent l’explosion d’une nouvelle « bulle » financière pour l’an prochain. Elles racontent que les banques ont recommencé à jouer en Bourse avec les masses d’actifs initialement « prêtés » par l’État. Au niveau des bulles, certains ne manquent pas d’air ! Le « CAC40 », celui des quarante voleurs, n’est pas loin d’avoir progressé de 40% en quelques mois. Le taux frôle ou dépasse les 3800 points. Et les milliardaires dépriment en évoquant le bon vieux temps des 6000 points. Mais bon, leur trésor reste pour l’essentiel dans les paradis fiscaux, la baisse du CAC machin leur permet de gémir un peu, histoire de se sentir encore humains.
 
Aux Etats-Unis, l’heure et le leurre sont à la même Obama-baraka pour les plus riches. Là-bas, plus de 10% de l’activité économique tourne autour (tels des vautours) de la spéculation, qui représente finalement plus de 40% du profit redistribué -pour les couches les plus aisées, bien sûr. On avance même le chiffre (cf. journal La Tribune du 24/11) de 20% s’agissant de la part du PIB réorientée vers la spéculation boursière. Un quart de l’activité de la première puissance du Monde appartiendrait donc aux voyoucrates de cette économie virtuelle aux conséquences tragiques, bien réelles. Gardons que seul le retour à un niveau supérieur d’activité, de production et de consommation, donc de croissance, peut nous éviter le gonflement d’une nouvelle bulle financière. Telle est la philosophie du fameux « grand emprunt », qui n’est pas sans nous faire penser aux politiques passées des Grands Travaux. Les mouches qui elles, volent et ne s’en cachent pas s’interrogeraient sur ce terme « d’emprunt », notamment les plus jeunes et futures héritières des dettes. En effet, qui peut croire encore que ce grand emprunt ait assez rapidement, les effets escomptés des renflouements massifs des actifs bancaires ? Parier sur 1% de croissance supplémentaire pour 2010, chiffre sur lequel s’accordent mutuellement nos chers spécialistes reconduits dans leurs fonctions, ne saurait être à la hauteur du grand Monopoly inchangé des traders et lobbies nourrissant les paradis fiscaux.
 
De vilaines langues disent que les mêmes ne sont pas sans se cacher parfois derrière de grandes causes « humanitaires » de pseudo « fraternité » médiatisée à outrance. Parfois les programmes télévisés en disent long dans leur juxtaposition, un week-end prochain devrait le démontrer paraît-il. Du reste, le voyeurisme de l’élection de nos Miss ne fait au moins aucun mystère (cf. « être ou Miss paraître » de Myrose Hoareau). La crise est d’abord profondément morale.
 
Comme en 1931, les états songent légitimement à se retirer d’un jeu de perfusion d’actifs qui ne porte pas ses fruits, pour revenir à des politiques de réduction de la dette. Il n’est pas dit que l’austérité, conjointe à un taux officiel de chômage avoisinant les quatre millions (cf. le journal La Croix du 24/11) soit la réponse la plus indiquée. Il nous faudrait alors faire face aux conséquences d’un désastre social dans une situation de banqueroute. L’objectif d’augmenter la croissance réelle de l’activité, même au prix de nouveaux emprunts, s’impose comme la moins pire des solutions, voire, la seule. Il va de soi, que sans un effort de moralisation et de régulation maîtrisée de la circulation financière, prétendre à tout succès serait illusoire.
 
Assurément, la lobby-cratie financière menace la République et son creuset de valeurs dans lequel une majorité reconnaît l’essence même de « l’identité française » en question. A moins qu’il ne s’agisse de s’interroger sur le fait de voir perdurer, ou pas, la dimension Humaine de l’Homme.
 
Le gigantisme de l’opulence des bénéficiaires auto-désignés de la mondialisation n’ayant d’équivalent que l’ampleur de la misère, chacun ressent que la civilisation actuelle trébuche. Loin de faire un effet de langage, gardons-nous bien de ne pas laisser venir le temps de la chute…
 
Guillaume Boucard
Sources :
Journal La Croix du 24/11/2009
Journal La Tribune du 24/11/2009
 

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22 réactions à cet article    


  • plancherDesVaches 3 décembre 2009 12:14

    Bizarre article...
    Alors que tous nos dirigeants-VRP tels Madame L’Hagarde nous ont dit que la crise était passée...
    Oui, il y a un peu de chomâge. Mais comme dit le Notre Président, se sont tous des faignants.
    Oui, il y a des nationalisations de pertes qui commencent à correspondre à la privatisation de profits et qui sont gigantesques, mais ce sont les générations de pauvres suivantes qui payeront...
    Alors ? où est le problème ?

    « gardons-nous bien de ne pas laisser venir le temps de la chute »
    Reste plus qu’à se mettre à genoux et prier....

    Le vatican a des richesses immenses : il pourra les partager le moment venu..... smiley


    • BA 3 décembre 2009 13:58

      Dette publique de la France :

      « Selon le ministère du Budget, la dette publique est attendue à 77 % du PIB à la fin 2009, 83 % en 2010, 86 % en 2011 et 88 % en 2012, en lien avec l’envolée du déficit public et la crise économique qui frappe la France.

      Au niveau du G20, les prévisions sont sans appel : le niveau de la dette publique au sein du groupe va atteindre 86,6 % du PIB d’ici 2014, contre 62,4 % avant la crise.


      Et parmi les mauvais élèves du G20, le Royaume-Uni – dont la dette devrait atteindre 99,7 % du PIB en 2014, contre 44,1 % actuellement selon le FMI – ou encore les Etats-Unis – pour qui le FMI planche sur un taux d’endettement de 112 %, contre 63,1 % en 2007.


      La mention spéciale revient tout de même au Japon, avec un ratio qui passerait de 187,7 % en 2007 à 239,2 % du PIB nippon en 2014. »

      http://www.moneyweek.fr/conseils/01263/dette-publique-etat-fmi.html

      Dette publique de la Grèce :

      « La dette publique, de son côté, doit atteindre 113,4 % du PIB pour 2009 et 120,8 % en 2010. »

      http://www.leblogfinance.com/2009/12/le-deficit-public-de-la-grece-inquiete-la-zone-euro.html

      Dette publique de l’Italie : 127,3 % du PIB en 2010.

      http://www.lematin.ch/flash-info/economie/dette-publique-nouveau-peril-economie-mondiale

      Bon, alors, quel sera le prochain pays en cessation de paiement ?

      Le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la Grèce, l’Italie, ou le Japon ?

      Pour la banque Morgan Stanley, le Royaume-Uni sera en cessation de paiement en 2010.

      Morgan Stanley fears UK sovereign debt crisis in 2010.

      Britain risks becoming the first country in the G10 bloc of major economies to risk capital flight and a full-blown debt crisis over coming months, according to a client note by Morgan Stanley.

      http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/6693162/Morgan-Stanley-fears-UK-sovereign-debt-crisis-in-2010.html

       


      • plancherDesVaches 3 décembre 2009 14:12

        Vous avez « presque » raison à un point prés :
        Le Japon a des réserves de devises EQUIVALENTES, soit IDENTIQUES au montant de son endettement.
        Et ça, tout le monde a maintenant, bizarrement de façon PROPAGANDISTE envie de l’oublier....

        Enfoirée de propagande. Arrêtons de nous faire niquer les yeux ouverts en étant consentants.


      • BA 3 décembre 2009 16:15

        Le Japon a des réserves de devises équivalentes ... en dollars ?

        En papier Q, vous voulez dire.


      • plancherDesVaches 3 décembre 2009 17:23

        Et c’est pour cela qu’il faut laisser couler d’autres pays jusqu’à ce que les US perdent toute crédibilité dans leur système de tout fric.

        Laissez faire, BA. Ca avance tout seul et ça va se faire naturellement.
        Avec une guerre à la clée, bien sûr.


      • yoananda 3 décembre 2009 14:12

        Superbe plume,
        quand à réduire la crise à un problème de morale, autant dire de nature humaine, autant ... rien dire ! lol
        Indignons nous tous ensemble et ca ira mieux ensuite !
        C’est ça ? j’ai bien tout suivi ?


        • Jacquesp 3 décembre 2009 15:07

          Bel article et beaux commentaires aussi.

          Moi, j’ai une idée fixe sur le sujet qui va plus loin encore que la morale. Je pense que Dieu est dans le coup. L’autre jour, au lendemain d’une soirée passée avec Karl Marx sans doute, Dieu a déclaré ceci :
           J’allongerai les riches et les forts dans la poussière.
          Aujourd’hui, on en n’est qu’au début, car Dieu a clairement laissé entendre qu’il voulait se faire tous les banquiers, les hacher menu-menu, à un point qu’on imagine pas. Pendant ce temps là, Dieu a prié les gens de gauche d’aller brouter leur herbe dans leur coin pour être mis à l’écart de la déculottée. C’est pourquoi Dieu a piqué le bouquin de grammaire des socialistes, ce qui fait qu’ils ne s’y retrouvent plus, les pauvres. Mais c’est pour leur bien. Bon, je reconnais que Dieu aurait pu prévenir, c’est un peu du sans-gêne. Dieu adore bouger les lignes, surtout celles où sont assis les gens de droite. Ce ne sont pas ceux qui mangent au Fouquet’s qui vont se plaindre puisque ce sont eux qui ont eu cette idée les premiers. Allez hop, un coup de chaise musicale entre le caviar et le homard, c’est bon pour la digestion !


          • plancherDesVaches 3 décembre 2009 17:19

            Bouge pas, fils.

            Attends juste que les 7 millions de chomeurs en France n’aient plus à manger.... Je te jure que je les fédère et l’armée que tu auras face à toi, tu la craindras bien plus que de manquer de fric.

            Bien matériellement presque tien. (si tu es capable de comprendre, bien sûr)


          • L'enfoiré L’enfoiré 3 décembre 2009 16:42

            @L’auteur,

             Cela me rappelle un article que j’avais écrit en pleine crise. ’Tout va mal, non peut-être« 
             Si vous vous souvenez de Paco Rabanne. Lui avait l’an 2000 dans l’objectif de sa peur.
             Nous sommes 10 ans plus tard, d’autres problèmes sont là. Mais nous sommes toujours là.
             Vous devez connaître le blague.
              »L’année passée nous étions au pied du gouffre. Cette année nous avons fait un grand pas en avant".
             C’est connu, mais c’est tellement bon de le rappeler.


            • avogt 3 décembre 2009 16:55

              Oui bel article.
              Concernant la dette, on remarque que l’endettement des uns augmentant, la richesse des autres suit la même courbe. C’est ce que vous laisser paraitre dans votre article.
              En réalité, je ne crois pas que les Etats ont la volonté de rembourser la dette, car elle créée cette richesse.

              L’argent prêté par les financiers aux Etats, a pour objectif le paiement d’intérêts. C’est ainsi que les riches sont de plus en plus riches. Et c’est ainsi que nous sommes rackétés. La part des intérêts dans le budget de l’Etat est de plus en plus écrasante. Un jour peut-être nos impôts serviront uniquement au paiement des intérêts. Il n’y aura plus d’armée. La police sera uniquement municipale. Les écoles seront privés. Il suffit d’entendre chaque jour les annonces de suppression de postes dans la fonction publique. Bref, tous ce que nous destinions à la collectivité, à améliorer notre vie et à vivre ensemble, sera dévoré par ces parasites voraces. Jusqu’au jour où, nous, la société, épuisée, rincée, va s’effondrer. C’est seulement une question de temps. Prévoir une date est difficile, on peut seulement dire que le phénomène s’accélère. Le grand emprunt n’est qu’un élan supplémentaire.


              • Frep Frep 3 décembre 2009 19:23

                Un capitalisme de type autoritaire, visant à prévenir toute révolte des salariés et autres victimes de la crise, se met progressivement en place : restriction des libertés, chômage de masse , ,recherche de boucs émissaires, campagnes de presse, etc


                • Takuan Takuan 3 décembre 2009 21:15

                  l’étape suivante,et ça a déjà commencé avec les délires xénophobes et bientôt ultra-protectionnistes de nos dirigeants,c’est la montée du fascisme,suite à quoi y’aura surement une guerre,souhaitons la civile...ensuite on reconstruit tout après avoir fusillé ou pendu tous ces connards qui nous ont mis dans la merde,comme d’hab’,pareil que quand les civilisations se cassent la gueule puisque finalement,à plus ou moins long terme,c’est ça qui va se produire...un régime autoritaire,ça tombe aussi,il ne faut jamais se résigner à ceder au pire...


                • Talion Talion 3 décembre 2009 22:17

                  Rome est entrain de brûler... Quel spectacle magnifique !

                  Quelqu’un a une harpe ?...


                  • BA 3 décembre 2009 22:44

                    D’après le Fonds Monétaire International, en 2014, quelle sera la dette publique par rapport au PIB  ?

                    La dette publique de l’Allemagne sera de 91,4 % du PIB.

                    La dette publique de la France sera de 95,5 % du PIB.

                    La dette publique du Royaume-Uni sera de 99,7 % du PIB.

                    La dette publique de la Belgique sera de 111,1 % du PIB.

                    La dette publique des Etats-Unis sera de 112 % du PIB.

                    La dette publique de l’Italie sera de 132,2 % du PIB.

                    La dette publique de la Grèce sera de 133,7 % du PIB.

                    La dette publique de l’Islande sera de 134,1 % du PIB.

                    La dette publique du Japon sera de 239,2 % du PIB.

                    C’est à la page 30  :

                    http://www.imf.org/external/pubs/ft/spn/2009/spn0921.pdf

                    Hypothèse  : dans deux ans, ou trois ans, ou quatre ans, les chefs d’Etat vont se réunir lors d’un G20.

                    Ils vont se mettre d’accord pour faire une déclaration commune, le même jour, à la fin du G20.

                    Ils vont annoncer que, dans les pays du G20, la dette publique a atteint un niveau insupportable.

                    Ils vont annoncer que les 19 Etats répudient leurs dettes.

                    Ils vont remettre les compteurs à zéro.

                    Les créanciers l’auront dans le baba.


                    • perlseb 4 décembre 2009 20:00

                      Mais les créanciers ne sont-ils pas ceux qui ont des contrats d’assurance-vie comme, par exemple, Nicolas Sarkosy. En somme, des décideurs du G20 ?

                      Ils préfèreront leur intérêt particulier sur l’intérêt général, comme ils le prouvent sans arrêt.


                    • Augustule pipo 5 décembre 2009 21:21

                      En parlant des dettes, je me suis toujours demandé comment cela se faisait que mêmes les pays dis riches et developpés avaient une dettes  !?

                      Pour les pays pauvres, ca j’ai bien compris que le FMI et la banque mondiale s’en chargaient  !


                    • fwed fwed 14 décembre 2009 16:28

                      @ pipo

                      Les pays riches sont endettés auprès des banques privées.

                      http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Accueil


                    • moebius 4 décembre 2009 00:11

                       ils vont donc dévaloriser toute les monaies et nous irons faire nos courses avec une brouette d’euros. C’est les fabricants de brouettes qui relanceront l’économie


                      • moebius 4 décembre 2009 00:12

                        investissez dans la brouette


                        • wesson wesson 4 décembre 2009 03:15

                          Bonjour l’auteur,
                          allons y comme les autres : bel article ... quoique toutefois un peu vicié.

                          Dans (presque) tous les pensums que je puisse lire concernant la Crise, si le constat sévère est souvent bon, la « solution » laisse toujours un peu à désirer, car à chaque fois on y fait l’économie d’une hypothèse qui pourtant mériterait que l’on s’y arrête.

                          Ainsi pour vous, la dette, notre dette, se doit d’être tôt ou tard remboursée !

                          Et bien je dit que cela n’a rien d’une évidence. Un état souverain à parfaitement la capacité de renier sa dette extérieure sans même devoir s’embarrasser de trop de justifications.

                          C’est papa Lénine qui par exemple a très bien compris cela.

                          Évidemment, ce genre de décision est propre à faire rentrer en guerre votre pays, mais vu que on y court de toute manière, ça ne change finalement pas grand chose.


                          • pierrot123 4 décembre 2009 09:53

                            Il n’y a PAS de crise.

                            Juste une belle mise en scène, qui se prépare tout doucement depuis une vingtaine d’années (les années Thacher-Reagan , en gros).

                            L’objectif de cette mise en scène : nous faire admettre la plus grosse arnaque de tous les temps, celle par où tous les moins riches, sur la Terre entière, se seront fait dépouiller par quelques uns, que nous nommerons « les plus riches » pour faire court.

                            Et pour que ça réussisse, les « plus riches » doivent confisquer TOUT ce qui était aux moins riches, jusqu’à leur simple liberté.

                            C’est en train de se réaliser...
                            C’est pour les enfants des enfants de ces moins riches que ça risque d’être très, très dur...


                            • fwed fwed 14 décembre 2009 16:30

                              Il est tant d’ouvrir les yeux sur le monopole privé de la création monétaire sinon rien ne changera.

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