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Accueil du site > Actualités > Politique > La déliquescence de la Gauche… et de la Droite

La déliquescence de la Gauche… et de la Droite

Auteur : Claude Picard

La Gauche est devenue au, fil du temps, ce que l’on nomme péjorativement « La Gôche » c’est-à-dire une caste de « bobos » qui s’adresse aux « bobos ». C’en est fini depuis longtemps des plaidoyers en faveur des classes populaires car il y a déjà pas mal de temps que la Gauche a perdu l’électorat populaire qui faisait le socle de sa mission. Contrainte elle se tourne maintenant vers un nouvel électorat : l’électorat petit-bourgeois mais aussi l’électorat immigré ; ce qui à première vue ne va pas forcement ensemble sauf que si on y regarde de près on voit bien dans la classe des petits-bourgeois une frange d’immigrés de divers horizons, plutôt bien intégrés au système mais restant attachés à leur racines et surtout très attachés à leur communauté. Et pour ces immigrés communautaristes toute marque de compassion ou d’accommodement « raisonnable » à leurs communautés est le signe d’un possible ralliement à tel ou tel parti et comme la Gauche est plutôt accommodante, les immigrés, toutes les études le prouvent, votent majoritairement pour elle et particulièrement pour le Parti Socialiste.

Le Parti Socialiste est très sensible à ces études prospectives et son penchant naturel à l’électoralisme lui fait prendre des voix partout où cela se peut. Foin des atteintes à la laïcité, à la citoyenneté, pourvu qu’on prenne des voix et si on pouvait régulariser tous les sans-papiers, quel pied ! Pourtant l’électorat populaire reste le plus nombreux alors pourquoi la Gauche va-t-elle chercher ailleurs ? Il semblerait qu’elle n’a plus vraiment le choix et que ce soit par facilité : plutôt que de faire des efforts, certainement vains (ça elle l’a compris !) pour récupérer les classes populaires qui depuis un moment déjà voient bien que l’UMPS est bien devenu une réalité, le PS et la Gauche dans son ensemble préfèrent aller chercher un électorat moins aguerri, plus maniable et plus sensible à un discours lénifiant et surtout très politiquement correct. Les classes populaires très réticentes ont bien vu que Droite ou Gauche appliquent respectivement et alternativement la même politique libérale : austérité, politique antisociale, casse des services publics, connivence avec les marchés financiers, perte du contrôle de toute souveraineté et j’en passe…

Le Parti Communiste qui ne représente plus que l’ombre de lui-même est devenu inaudible. Il a bien ça et là quelques poussées patriotiques et républicaines mais cela n’a plus aucune prise sur son électoral traditionnel. Plus personne n’est dupe : son ralliement au libéralisme peut se draper dans une phraséologie prolétarienne on ne peut oublier sa posture bien molle contre les privatisations quand il gouvernait avec les autres forces de gauche. Ce parti est devenu également électoraliste prêt à toutes les concessions pour garder quelques pouvoirs régionaux ou municipaux et avale couleuvres sur couleuvres : d’abord et surtout la nomination de Mélenchon comme leader pour représenter le Front de Gauche à la présidentielle (le PC perd à jamais tout espoir de dominer l’alliance « Front de Gauche ») et il accepte toutes les atteintes à la laïcité et à la citoyenneté au nom du multiculturalisme par pure idéologie égalitariste. Ce parti qui avait été un promoteur et une force de propositions d’idées progressistes au XXème siècle est en voie d’extinction. Incapable de proposer une conception politique claire, le PC s’attache à des détails qui sur le fond ne peuvent changer grand-chose et qui de toute façon n’intéressent plus grand monde.

Les « écolos » eux détiennent le pompon de l’incohérence : leurs leaders ont été partisans du « OUI » en 2005 qui concrétisait l’unification politique de l’Europe avec son cortège de contraintes multiculturelles mais dans le même temps étaient partisans de la culture régionale et de la promotion des langues de terroir alors que l’Europe politique comme elle est définie aujourd’hui non seulement veut imposer le multiculturalisme mais en plus nivelle tout (la politique, la culture, l’économie). Les « écolos » votent pratiquement toutes les directives économiques libérales européennes et en même temps s’insurgent contre les dégâts du capitalisme. A part leur proposition de dépénaliser le cannabis, de supprimer le défilé du 14 juillet et de sortir du nucléaire on ne voit toujours pas où ils veulent en venir. Pour l’instant leurs propositions n’intéressent que les « bobos ».

Et la Droite ? Ah ! La Droite, l’UMP, qui nous promettait un pays sécurisé, un pays où on gagnerait plus (en travaillant plus évidemment !), un pays où l’immigration ne serait plus subie mais maitrisée et choisie, un pays souverain face au mondialisme… bref au résultat et au final c’est l’inverse que l’on a eu : un désastre, du désordre et un pays au bord de la crise de nerf (et de la crise tout cours !).

Nos politiques sont vieux, usés, dépassés, déconnectés de toute réalité, incapables d’anticiper les crises, de gérer l’économie réelle, de promouvoir une morale républicaine mise à mal par le mondialisme, de proposer une perspective d’avenir pour les jeunes. Ils sont tous responsables de l’anarchie et de la déliquescence qui s’installent à tous les niveaux.

Faire de la politique c’est prévoir et anticiper. C’est aussi oser le possible et le meilleur pour son peuple et être à son service. C’est proposer une perspective exaltante. Nous sommes bien loin de cette vision sauf peut-être avec… Marine Le Pen ?

Claude PICARD

Source : Equête&Débat


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20 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 30 août 2011 10:22

    oui , c’est la seule chance d’avoir l’espoir d’autre chose , les autres , on a déjà donné , ils nous ont enmené au bord du gouffre , virons les tous ! ils ne proposent que de poursuivre leurs dégâts ......


    • Catherine Segurane Catherine Segurane 30 août 2011 11:47

      Tu parles pour moi, matou.


    • jaja jaja 30 août 2011 10:42

      La Le Pen de l’auteur n’est certes pas « une bobo de gauche » mais une vraie châtelaine pleine aux as.... Moi je voterai Philippe Poutou, un ouvrier de Ford Blanquefort et je laisse la bourgeoise au Chat et à ses amis... smiley
       
      Philippe Poutou
, candidat du NPA 
à l’élection présidentielle 2012 dimanche 31 juillet 2011

      Philippe Poutou, 44 ans, ouvrier à l’usine Ford de Blanquefort près de Bordeaux, est un militant de longue date. Syndicaliste, il a mené récemment une lutte importante contre la fermeture de son usine. Il a été désigné par le NPA pour être son candidat à l’occasion de la Conférence nationale qui a eu lieu le 26 juin dernier.

      Tu as été désigné comme candidat du NPA. Peu de monde te connaît, quel a été ton parcours militant ?

      J’ai connu des militants de LO en 1984, quand j’étais au lycée par l’intermédiaire de copains de quartier. On se disait à l’époque anarchistes, contre la société qu’on trouvait violente, on était anti-Pinochet, pour Mandela, contre l’Apartheid, antinucléaire, baba-cool... ça s’appelait comme ça. En même temps, on fréquentait déjà un peu des militants LCR. Avec mes potes, on devient des militants LO mais ceux-ci en partiront quelques mois plus tard. Je reste jusqu’en 1996-1997. À ce moment-là, LO connaît une «  crise  » interne liée essentiellement au succès à la présidentielle de 1995 et surtout à ses suites  : l’appel à la construction d’un parti des travailleurs large. Celui-ci est rapidement abandonné et cela finit par l’exclusion de nombreux camarades. Une organisation «  transitoire  » est créée (Voix des Travailleurs), des liens se renouent fortement avec les militants LCR avec l’objectif de se regrouper. En 2000 c’est le congrès national qui officialise l’intégration de VdT dan la LCR. Et pour faire vite, en 2009, je fais partie des militants qui participent à la fondation du NPA.

      Tu as récemment mené une lutte au sein de l’usine Ford de Blanquefort. Peux-tu la raconter à grands traits ?

      C’est une bataille qui a commencé il y a plusieurs années. Les menaces sur notre avenir démarrent au début des années 2000  : baisse de production d’année en année, un premier plan social avec 500départs volontaires en 2005, un produit (boîtes de vitesse) vieillissant et destiné à disparaîtresansêtre remplacé. Forcément, on pense tous à une fin programmée pour les années qui suivaient. Ford ne dit rien, nie même le danger.Puis onsubit le plan socialsans pouvoir réagir. Il faut dire qu’il n’y avait pas eu degrève dans l’usine depuis le début des années 1980. L’équipe syndicalen’a aucune expérience, elle est en reconstruction depuis le départ de ses animateurs partis à la retraite.

      C’est en février 2007 que nous décidons de nous lancer dans la bataille pour la défense de tous les emplois.Le 24 février, c’est l’appel à la première manifestation à l’extérieur de l’usine, dans la ville de Blanquefort. On essaie dès le début d’alerter l’opinion publique, les médias, les élus. On est 250 à manifester un samedi matin, à l’appel de la seule CGT. Nous réussissons à amorcer la bataille et dès lors, les rendez-vous vont se multiplier et se diversifier, la mobilisation va grossir. Petit à petit nous sensibilisons les habitants, grâce à cette mobilisation nous réussissons à «  secouer  » les élus locaux qui tardaient à s’inquiéter de la situation. Nous construisons une intersyndicale, ce qui apparaissait au départ quasi impossible. Un comité de soutien se met en place. La résistance contre ce qui apparaissait comme inéluctable se construit. Notre grande chance, c’est que nous avons démarré la bataille avant que le patron ne soit prêt à annoncer clairement une fermeture. Nous étions les petits contre la multinationale Ford mais nous avions engagé le combat avant eux.

      Ensuite, les manifestations, les grèves, le blocage de l’usine en 2008, les salles de réunion envahies, les manifestations au salon de l’Auto à Paris (en 2008 et 2010), les distributions de tracts partout où on pouvait, les interventions dans les meetings électoraux (municipales, législatives, régionales...), les voyages pour soutenir les collègues en lutte dans la région bordelaise d’abord(Solectron, Soferti, First Metal...) puisplus loin avec les Molex, New-Fabris, Continental, Philips, Good-Year, Freescale...La multiplication des actions a contribué à élargir le mouvement. On a toujours regardé vers l’extérieur. Cela a aidé à garder la pêche, évité de sombrer dans une forme de résignation. Nous avons aussi bénéficié d’une médiatisation régionale continue et même nationale par moment qui a donné confiance et permis de penser qu’on pouvait faire reculer Ford.

      Ford a changé sa stratégie en vendant l’usine en 2009 à un repreneur bidon, une sorte de sous-traitance de fermeture d’usine, mais la mobilisation et l’intervention directe de l’État (Lagarde, Juppé) imposent son retour dix-huit mois plus tard. Il rachète en décembre 2010 et annonce des investissements pour de nouvelles productions en mai 2011.

      Alors sauvés  ? Rien n’est jamais gagné complètement. On le sait, notre avenir dépendra encore de notre capacité à exercer la pression mais en attendant on repousse sérieusement les échéances (l’usine devait fermer en avril 2010). On «  sauve  » pour l’instant 1 000 emplois. Nous n’avons pas réussi à empêcher les 336 suppressions d’emploi prévus par le plan social (préretraites et volontaires). Et on est un peu usés. Mais le résultat est énorme au regard de tout ce qui se passe ailleurs.

      Le secteur de l’automobile semble touché de plein fouet par la crise. Comment l’État intervient-il dans cette crise ?

      On a bien mesuré la «  crise  » de l’automobile au travers de nos voyages pour soutenir les Molex, Conti, New-Fabris... On a vu les mêmes méthodes patronales, les mêmes discours pour faire accepter ces situations dramatiques pour les salariés. On a vu les mêmes discours hypocrites du gouvernement qui n’a rien fait pour empêcher les licenciements et les fermetures. Le plus scandaleux, c’est le cas de Molex où un patron a contourné ouvertement la loi. Donc l’État a bien joué le rôle de complice.

      Les gros coups de colère de salariés de Conti, Molex, New-fabris (il y en a d’autres) ont obligé l’État à «  intervenir  » pour limiter les dégâts. Il a mis à la disposition des constructeurs automobiles et des équipementiers plusieurs milliards, des prêts en grande partie. Il y a eu surtout un dispositif qui a permis de mettre des milliers de salariés en chômage partiel, rémunérés à 90 % environ, évitant ou plutôt permettant de repousser des plans de licenciements.

      Mais maintenant on s’aperçoit que les actionnaires et les patrons ont bien été aidés, mais la catastrophe sociale n’a pas été évitée, peut-être un peu aménagée. Près de 50 000emplois pourraient être supprimés en 2011 dans le secteur automobile. Aux États-Unis, les multinationale GM et Chrysler ont été directement aidées par l’État, avec des milliards de prêts et des dizaines de milliers de suppressions d’emplois malgré tout.

      La politique de l’État est exactement la même partout. On le voit notamment avec la crise en Grèce. Les «  aides  » de l’État sont là pour «  sauver  » le système, les profits et les dividendes et certainement pas le niveau de vie des populations.

      Tu défends l’emploi industriel, en particulier dans l’automobile, tucrois vraiment que c’est compatible avec une campagne pour l’écologie ?

      Bien sûr que c’est compatible. Nous défendons avant tout nos emplois, c’est-à-dire ce qui nous permet de vivre dans l’immédiat. Dans le fond, on se moque de fabriquer des voitures ou autre chose. Ce qui importe, ce sont nos conditions de vie, de travail, notre savoir-faire, nos compétences professionnelles. Et dans les métiers de l’usinage, de l’assemblage, de la métallurgie, nous savons qu’il existe des choses utiles socialement et respectueuses de la planète. Mais il faut le reconnaître, nous sommes dans une urgence sociale, dans la peur du lendemain, et les débats sur quelle production pour l’avenir, le combat contre la pollution... tout cela est moins immédiat pour la plupart des salariés. Nous ne sommes ni plus ni moins qu’ailleurs insensibles aux arguments écologiques. C’est surtout un problème de perspectives politiques, économiques et sociales. C’est aussi une question démocratique dans le sens où personne parmi les salariés ne pense avoir les moyens et le pouvoir d’en discuter.

      Cela dit, les préoccupations écologiques sont à encourager mais au même titre que l’ensemble des préoccupations collectives, respectueuse des autres, à l’opposé de l’individualisme. Et très concrètement on peut faire des propositions, par exemple pour aller dans le sens d’une politique des transports plus rationnelle. À l’opposé du «  tout-voiture  », il s’agirait de développer les transports en commun (train, bus...). Cela pose le problème de la gratuité des transports publics pour aller au travail.

      Dès ta première intervention, tu as dénoncé « l’imposture sociale du FN ». Qu’entends-tu par là ?

      En tant qu’ouvrier, on a de suite envie de dénoncer l’usurpation du FN qui se présente comme le «  premier parti ouvrier de France  ». Certes des ouvriers sont sensibles à la démagogie du FN et votent FN et peut-être que cela va plutôt en augmentant. Mais ce qui est insupportable, c’est que toute l’idéologie de l’extrême droite va clairement à l’encontre des intérêts de l’ensemble des salariés.

      Le FN a besoind’attraper les voix de la population, des plus pauvres, de ceux qui subissent la crise de plein fouet parce qu’ils sont nombreux. Le FN essaie de récupérer le désespoir, les désillusions. Pour cela, il fait des déclarations mensongères, très démagogiques. Fondamentalement, les idées du FN sont des idées de division. La préférence nationale est une politique pourrie qui veut mettre en place des droits différents selon que l’on est français d’origine ou étranger. C’est une remise en cause profonde de l’égalité des droits mais aussi des droits sociaux pour tous, car en attaquant les uns, les autres sont forcément attaqués par la suite. C’est à nous, révolutionnaires, d’expliquer en quoi l’extrême droite est très dangereuse pour l’ensemble des opprimés.

      Il paraît que tu vas continuer à travailler à l’usine durant la campagne. Comment vis-tu l’articulation entre ton travail, ton engagement, ta vie perso et ton rôle de candidat jusqu’en avril 2012 ?

      Tout d’abord, cette candidature n’est en rien une démarche personnelle. C’est le résultat d’une discussion dans l’organisation. Ces dernières semaines ont passé très vite. Entre l’annonce de non-candidature d’Olivier et la CN qui a décidé d’une nouvelle candidature à l’élection présidentielle, il n’y a même pas eu deux mois.

      Je ne sais pas comment nous allons gérer la période qui vient. Il y a d’un côté les contraintes du travail et de l’autre un minimum de disponibilité pour mener la campagne. C’est l’occasion de rediscuter de la façon dont nous menons cette campagne. Nous avons commencé à mettre en avant la nécessité de montrer un visage collectif y compris dans les médias, un visage qui ressemble plus à ce que nous sommes  : des milliers de militants et militantes engagéEs au quotidien dans de multiples batailles. Un nom, un visage ne peut pas représenter à lui tout seul ni notre parti, ni nos combats, ni l’ensemble des opprimés. Ma candidature n’est pas celle d’un nouveau Besancenot, il ne s’agit en aucun cas d’un super militant qui deviendrait le super candidat. À nous d’être audibles collectivement dans cette campagne. Cela ne résout pas les problèmes liés à ma vie personnelle et à ma disponibilité mais cela permet d’envisager la suite d’une autre manière.

      Propos recueillis par Pierre Baton et Jean-François Cabral


      • Fergus Fergus 30 août 2011 10:50

        Jaja a raison : tant qu’à ne voter ni pour le PS ni pour le Front de gauche ou EELV, mieux vaut pour les classes populaires, se tourner vers Poutou tant le FN n’est qu’un attrape-gogos Canada Dry : l’apparence d’un projet social et solidaire alors qu’il véhicule foncièrement des valeurs libérales et d’exclusion.


      • Fergus Fergus 30 août 2011 10:46

        Bonjour à tous.

        Il faut arriver à la dernière ligne de ce texte pour avoir la confirmation que ce qui ressort de sa lecture : un plaidoyer, non dénué de fondements mais également d’excès, anti tout ce qui n’est pas le FN.


        • leguminator 30 août 2011 14:48

          En effet, belle affiche publicitaire pour le FN.

          Pourtant malgré leurs beaux discours à destination des plus démunis, les solutions qu’ils proposent ne concernent pas du tout cette partie de la population...


        • kiouty 30 août 2011 11:02

          Nos politiques sont vieux, usés, dépassés, déconnectés de toute réalité, incapables d’anticiper les crises, de gérer l’économie réelle, de promouvoir une morale républicaine mise à mal par le mondialisme, de proposer une perspective d’avenir pour les jeunes.

          NON ! Au contraire, ils font exactement ce que l’on attend d’eux. Ils appliquent des politiques néo-libérales, et pourquoi ? Parce que ces politiques permettent des profits fabuleux.

          Le seul problème, c’est les élections, qui sont à échéance régulières et qui obligent à ralentir le démantèlement de nos sociétés au profit du Marché.

          Ce n’est pas du tout de l’incompétence. Sauf si on part du principe qu’ils essayent effectivement de faire des politiques en faveur des peuples, ce qui est un non-sens.

          Et ce mensonge est soigneusement cultivé : on préfère faire croire aux gens qu’ils sont incompétents plutôt que de laisser apparaître la vérité au grand jour : qu’ils servent une petite frange de la population, l’élite du business et de la finance. On entretient le flou. Et ces procès en pseudo-incompétence des politiques font leur jeu.

          Arrêtons de dénigrer l’incompétence, et dénonçons le fait que les politiques ne sont plus au service du peuple, et que c’est voulu sciemment.


          • gaspadyn gaspadyin 30 août 2011 11:12

            D’accord avec l’article. Et non frontiste, ni Lepeniste. Mais prêt à voter pour MLP, au second tour, si elle était opposée à un pourri socialeux ( je considère que Royal et Montebourg ne le sont pas), sans aucune hésitation.

            Quant aux cris et gémissements habituels des bénits- Oui-Oui et bien-pensants rosâtres et verdeux ( qui sont d’ailleurs devenus gris marronnasse en en soutenant le totalitarisme fricnancier et anti-démocratique de l’eurokrature), ils ne m’étonnent pas.

            On les entend depuis si longtemps, et concrètement rien n’est fait, n’a été fait par l’UMPS pour ne plus avoir à les pousser.

            Seule la réalité compte ( « la parole qui vaut acte » j’en doute, tellement la politique est devenue une espèce de cirque sans divertissement) : qui a gouverné ? qui gouverne ?

            - Qui a vendu le pays aux fricnanciers ? 

            - qui a toléré les manquements à la loi laïque et aux convenances sociales ? Pour RIEN en plus ! 

            - qui se soumet au diktat des fricnanciers ( loi de 73 ou 75, dite « rotschield » — déficit max de 3% — FESF — concurrence anarchique sauvage déloyale et monoplistique ) ? 

            - qui a soutenu le traité de capitulation permettant le viol du référendum populaire ? 

            - qui tolère l’inutilité du pseudo parlement de Strasbourg ? 

            - qui tolère la nullité et l’inutilité des trichet, rumpelstielchen, la baronne etc et les frais extravagants qu’ils génèrent ? 

            - qui a accepté le traité de Maastricht SANS LE VOLET SOCIAL ET CIVIQUE ?

            - qui tolère dans son parti des mafieux, des voleurs, des escrocs, des menteurs manipulateurs ? 

            - qui est complice du FMI, de l’OMC sans aucun regard critique ? 

            - qui s’apprête à donner satisfaction à l’ignoble chanoine en votant « oui » ou en s’abstenant ?

            - qui brouille et pervertit nos repères sociaux et légaux en communautarisant les relations ?

            Réponse : l’ U M P S avec le soutien actif des zécoverdeux.


            • slipenL’air 30 août 2011 11:31

              C’est pas nouveau tout ça.
              Ce qui est nouveau c’est que de plus en plus de zombies
              en prennent conscience.
              Évolution. ?
              Le zombie deviendrait-il téméraire. ?
              j’ai peur je vais me cacher sous le lit..... smiley




              • 2 partis QUI N ONT PAS A EUX DEUX 1 MILLION D ADHERENTS...NOUS GOUVERNENT L’ UN OU L AUTRE SE FAIT ELIRE PAR 10% des francais.

                NOUS NE SOMMES PLUS EN REPUBLIQUE MAIS EN OLIGARCHIE............

                QUI SERA LE PROCHAIN POUTINE FRANCAIS  ????????????????


              • UM....PS

                CE LA VEUT IL DIRE UM.... UNION DES MAGOUILLEURS ET PS....POURRIS SOCIALISTES


              • slipenL’air 30 août 2011 11:42

                sauf peut-être avec… Marine Le Pen ?

                voter pour une femme c’est un gros gros risque. smiley  smiley  smiley
                déjà comme elles fond un créneau ça fait peur.


                • gaspadyn gaspadyin 30 août 2011 12:43

                  LA solution ne consiste pas à critiquer systématiquement le FN en traitant ses électeurs fidèles et occasionnels de fachos ; c’est idiot et injuste. Il-y-en a sans doute. Mais dans ce cas il-y-a aussi des fachos mafieux ailleurs. Plus ou moins ? j’ai des doutes.

                  Ce qui est important est de ne pas limiter le choix à l’UMPS - Ecoverdeux et FN.

                  Ce faisant, sous prétexte d’humanisme ( la « bien-pensance » de gôche) on oriente les options de façon mensongère et totalitaire ( « le totalitarisme intellectuel ») .

                  Cohn-B. est aussi peu démocratique et totalitaire que Gollnisch, puisqu’il accepte l’eurokrature et dénie le droit de vote aux Suisses concernant LEURS AFFAIRES.

                  Il-y-a d’autres personnalités, moins connues, moins spectaculaires, mais elles ont le mérité d’exister et d’avoir dénoncé des pratiques et des choix qui ne sont pas dignes de la part d’élus, ni républicains ( N.Dupont-Aignan, Asselineau, Cheminade...)

                  Ce qui m’étonne c’est de constater que tant de gens honnêtes continuent de voter pour des malhonnêtes, des menteurs manipulateurs, parfois réellement escrocs. Et même parfois de travailler pour eux. Lire l’article de ..... .....( trou de mémoire, mes excuses à l’auteur).... ici sur Agoravox, « L’arroseur arrosé ».

                  Mystère de la psychologie ! Je compare avec DES ( pas tous) nazis ; comment ont-ils pu accepter un tel système ??? ATTENTION, j’ai écrit : je compare ! --- pas « je mets en parallèle », ou : « j’amalgame », ou : « j’ assimile ».

                  Je crois que c’est dû à une disposition particulière de l’esprit, une psychologie spéciale, des Politiciens, et à plus forte raison des politicards : la volonté de dominer.

                  Et un Politicien peut se transformer en politicard.

                  La chair est faible, l’esprit aussi, et personne n’est infaillible.

                  C’est pourquoi un système démocratique doit se doter de moyens de contrôle et de défenses afin d’éviter des hold-ups sur les institutions, les finances, la souveraineté, la liberté.

                  Actuellement nous vivons comme un couple avec enfants, dont l’un des adultes ( je vais utiliser le pronom IL au masculin neutre) est violent, menteur, infidèle, dépensier, ivrogne, volant son propre conjoint et vidant les tirelires de ses enfants ; et dont l’autre adulte ne réagit pas comme il devrait : il accepte les coups , même sur les gosses, en psalmodiant que « ça va aller mieux » sans penser à mettre l’autre KO puis à s’en aller.

                  Les voisins PS conseillent au conjoint brimé et opprimé d’ acheter plus de pinard et de donner plus d’argent.

                  Les voisins EV compatissent et proposent au conjoint opprimé de les aider à s’occuper d’autres personnes battues.

                  Les voisins UMP s’en foutent, et affirment que tout va bien deux maisons plus loin.

                   

                   

                   

                   

                   


                  • sdzdz 30 août 2011 14:48

                    Voilà une descrition correcte du paysage politique français. Je suis persuadé que le sursaut ne peut venir que des rangs souverainistes. Une formation politique avec une grille de lecture nationaliste, même édulcorée, ne peut pas gagner en 2012. Il ne me semble pas en plus que M.Le Pen ait une stratégie de conquête du pouvoir, on en aurait vu la couleur... D’autant plus que 2012 se joue maintenant !

                    L’IRC vient ainsi d’initier une phase de politique diplomatique pour promouvoir son système de monétisation de la dette publique sur projets, en coordination avec des partenaires francophones, bien sûr hors Union européenne.

                    http://www.la-France-contre-la-crise.over-blog.com


                    • FritzTheCat FritzTheCat 30 août 2011 17:08

                      Concernant les socialeux, cet article ne fait que reprendre les directives de Terra Nova, le Think Tank (Réservoir de Pensées en bon français) du PS, préconisant de laisser tomber la classe popu au profit des bobeauf et des immigrés. Cette préco du Réservoir de service n’est en fin de compte que la conclusion logique de la trajectoire idéologique de ce parti (enfin ce qu’il en reste) des années 70/80 à nos jours. Car pour faire court, les socialeux sont passés d’une idéologie franchement de gauche avec Maurois en 81 à la social-démocratie de marché en 83 avec Fabius. Dès l’instant où nos socialeux se sont convertis à la logique de la main invisible des Marchés, il fallait délivrer un autre message qu’un message social… d’où l’arrivée de SOS Racailles et du discours multiculturalisme, le tout piloté de l’Élysées par le Maitre des Lieux et ses séides en l’occurrence le bon gros Dray et ses Rolex à 20.000€. Discours soutenu par toute la Mitterrandie du moment, avec au passage, un défilé à Paris contre le racisme suite au saccage du cimetière de Carpentras dont on apprendra des années après (par Joxe himself, alors Ministre de l’Intérieur) que tout cela n’était qu’un bidonnage piloté lui aussi par Tonton. Bref, mi années 80, les socialeux sont passés du Social aux Arabes sur fond d’escroquerie morale et laissés sur le bord du chemin toute la classe prolétarienne... Depuis, les années ont passé, la classe popu s’en prenant plein la gueu… entre chômage, déclassement social, RMI et promiscuité avec certaines populations qui n’ont de françaises que leur carte d’identité et ne voyant rien venir de nos vaillants socialeux, ont fini par aller voir ailleurs s’ils y étaient. Résultat, le FN (qui n’en demandait pas tant), perse parmi ces petites gens qui crèvent la dalle et qui ne se sentent plus chez elles. Car lui le socialeux, il faut bien le dire, il est en général bien loin de ce genre de considération bien au chaud rue de Solferino. Et depuis ? Voyant que l’idéologie du multiculturalisme prend l’eau (pour cela regardez cette vidéo qui est à mourir de rire http://www.egaliteetreconciliation.fr/Quand-les-bobos-decouvrent-les-consequences-de-l-immigration-7825.html) une part du PS commence à lorgner vers les écolos. Et comme le dit très bien Soral, les bobos sont passés des Arabes aux Arbres, au moins les Arbres eux, ils ferment leur gueule et ne la ramènent pas ! Tandis que l’autre part du PS fait une lèche appuyée à la diversitude, exemple Delanoë qui lâche 100.000€ pour les ramadaneux au mépris du Pacte Républicain ou le compagnon de Titine qui en tant qu’avocat défend des islamistes.

                      Bref, les socialeux d’aujourd’hui (les Jack, les Dominique, les Ségolène… et j’en passe) sont loin, très loin, des Socialistes d’hier, les vrais, les couillus ceux qui auraient mis à poil les banquiers en 2008 au moment où il fallait leur rentrer dans le lard, alors que nos socialeux d’aujourd’hui sont eux restés dans un silence assourdissant !

                      Shame on you (et pas seulement pour Strauss Kahn) !


                      • FritzTheCat FritzTheCat 30 août 2011 22:20

                        Encore une chose, la classe prolo d’hier qui s’est fait dépouillé jusqu’au dernier franc et dernier euro pour finir à la case RMI tout çà sur l’autel du Marché et des banques n’est que l’amère expérience qui attend toute la middle class d’aujourd’hui !


                      • jaja 30 août 2011 21:31

                        Vous oubliez facilement la bankerout des autres partis
                        j’attends avec un stock de cassoulet le moi de mai
                        votre idéal va se prendre un royal 10% max (on va beaucoup mourir avant mai 2012 dans les homes , la ou vos sondages et ceux de l’ump sont les meilleurs...)


                        • onetwo onetwo 30 août 2011 22:20

                          « PC perd à jamais tout espoir de dominer l’alliance « Front de Gauche »  »

                          Waou ! Quel analyse !

                          Sauf que c’est n’importe quoi !

                          Le PCF a rompu avec la logique du grand parti avec ses satellites. Il a trop longtemps été lui-même un satellite du PS pour faire la même erreur avec ses partenaires.
                          Ou dans un autre registre, la logique d’une superpuissance avec des pays satellites, pour ceux qui s’intéressent à l’Histoire.

                          Cette logique appartient au passé. Les français n’adhèrent plus aveuglément à un parti, ils sont critiques, ils réfléchissent, ils ont des tendances différentes et ne suivent plus la ligne du parti le doigt sur la couture du pantalon.

                          Le PC l’a compris et ne cherche pas systématiquement le leadership.

                          " le PC accepte toutes les atteintes à la laïcité et à la citoyenneté au nom du multiculturalisme par pure idéologie égalitariste "

                          Quel manque de culture politique !

                          Vous ne trouverez pas un politique plus laïcard et plus anti-communautariste que Mélenchon :
                          http://www.dailymotion.com/video/xh3hvl_laicite-jean-luc-melenchon-atelier-legislatif-du-pg_news


                          • Dominique TONIN Dominique TONIN 30 août 2011 22:31

                            " Nos politiques sont vieux, usés, dépassés, déconnectés de toute réalité, incapables d’anticiper les crises, de gérer l’économie réelle, de promouvoir une morale républicaine mise à mal par le mondialisme, de proposer une perspective d’avenir pour les jeunes. Ils sont tous responsables de l’anarchie et de la déliquescence qui s’installent à tous les niveaux.

                            Faire de la politique c’est prévoir et anticiper. C’est aussi oser le possible et le meilleur pour son peuple et être à son service. C’est proposer une perspective exaltante. Nous sommes bien loin de cette vision sauf peut-être avec… Marine Le Pen ? "
                            Je ne m’insurge pas contre la candidature de M le PEN, mais elle ne fera jamais l’unanimité.
                            Il y a aussi ce mouvement populiste et ss étiquette : www.lepf.fr pour relever et corriger tt ce que vs écrivez et dénoncez précédemment.


                            • Gargantua 31 août 2011 08:58

                              Ce n’est pas nouveaux ce que vous constatez, c’est juste que certain événement sont plus visible que dans le passé. Paradoxalement je situe le premier signe de la décadence de la France en Juillet 1914. A cette époque la France a tous fait pour qu’il est le conflit avec l’Allemagne.
                              1918 si la France est sortie vainqueur, elle a en même temps signé son arrêt de Mort en imposant un Traité de Paix impossible, et la suite de cela montre que plus jamais la France a peu retrouvez son rang, c’est une longue décente d’escalier avec qu’elle que marche palière et surtout une claque en 40 .Elle a vécus un soubresaut de 45 à 69 et depuis lors ce n’est plus la descente, c’est la glissade d’escalier.

                              Cela en apparence est hors sujet, mais en réfléchissant bien on perçois cette ombre qui s’agite derrière ces deux partie la glissade d’escalier.

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