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Accueil du site > Actualités > Politique > La démagogie du plus fort est toujours la meilleure !

La démagogie du plus fort est toujours la meilleure !

Nous voilà donc dans la dernière ligne droite du premier tour des élections présidentielles. Certes il peut encore y avoir des surprises (probablement mauvaises), mais ce n’est pas tous les jours qu’un allumé s’éteint sous les balles de la police après un petit carnage. L’effet Breivik ou Merah, ça ne peut marcher qu’une fois, après, il faut revenir aux choses sérieuses, la campagne proprement dite. Vue de l’étranger, il est difficile d’avoir tous les détails, les petites phrases, les répliques assassines, mais en consultant les sites des quotidiens français, en regardant sur Yahoo ou sur MSN, on peut tout de même se faire une idée de ce qui se passe en France. Et le constat est navrant, pour ne pas dire pitoyable. Sur 10 candidats, 7 sont de purs démagogues, un essaye d’être honnête et sobre dans son discours sans trop faire de promesses, mais il ne passionne pas les foules, c’est le moins qu’on puisse dire, seuls deux sont sincères mais totalement irréalistes et sur une autre planète, déconnectés de la réalité.

 

La question n’est donc plus de savoir si l’on veut être gouverné à droite, à gauche ou au centre, mais d’arriver à trouver ce qu’il y a de vrai dans toutes ces promesses, incantations et anathèmes que nous diffusent les candidats à longueur de journée. Qui parmi les candidats nous ment le moins ? Oui, le moins, car ils mentent tous, mais que peut-on trouver de crédible dans cette escalade de promesses et cette surenchère de mesures tape-à-l’œil, clientélistes et populistes ?

Il n’y a pas grand-chose à dire sur Monsieur Cheminade, nous n’insisterons donc pas sur son cas, disons qu’il s’agit d’un petit démagogue, à la taille de ses ambitions. Poutou et Artaud sont probablement sincères dans leurs convictions prolétariennes, mais ils utilisent une rhétorique et une dialectique ouvriériste, trostsko-marxiste d’une époque révolue, prônant un âge d’Or toujours remis aux calendes, car la révolution pour demain, sera toujours pour demain, aujourd’hui il ne se passera pas grand-chose et aujourd’hui va durer jusqu’à la prochaine élection en 2017. L’extrême-gauche n’a pas encore compris que les damnés de la terre ne veulent pas se mettre debout. Ce à quoi ils aspirent, ce sont des places assises, des strapontins à défaut de fauteuil, pas de Grand Soir pour ceux qui se lèvent tôt le matin. Cetelem, le véhicule à crédit, l’écran plat et le téléphone multifonctions ont tué le sentiment révolutionnaire de la classe ouvrière depuis bien longtemps. Besancenot et Laguiller étant des démagogues comiques involontaires, leurs successeurs sont trop insipides pour amuser les foules et recueillir des suffrages.

Restent les quatre grosses pointures qui rivalisent de démagogie, de promesses non tenables, d’indignations feintes, de belles phrases et de slogans. Inutile d’analyser en détail le discours de chacun, il n’y a quasiment rien de vrai dans toutes ces professions de foi, ces tremolos lyriques, ces exploits de tribuns. Sarkozy, Hollande, Mélenchon, Marine le Pen disent tout et leur contraire, ratissent partout où ils peuvent pour prendre des voix. Leurs électeurs potentiels applaudissent, ils seront déçus le lendemain du deuxième tour, quel que soit le résultat. Aucun de ces quatre programmes n’est applicable à plus de 30%. De toute façon, il faudra rembourser la dette, diminuer de train de vie de l’Etat, de l’administration territoriale et aussi des particuliers, tenir compte des règlements européens, de la Bourse, de la concurrence internationale, de l’immigration que l’on ne pourra rayer d’un trait de plume ou d’un coup de baguette magique. On ne peut prendre aux riches de façon inconsidérée, dévaluer ou changer de monnaie par choix unilatéral au sein de l’Europe sans entrainer une inflation colossale et une perte de pouvoir d’achat sur les produits importés, dont le pétrole, abandonner ou simplement diminuer la part du nucléaire sans augmenter la dette. Il est encore plus improbable et irréaliste de légiférer à l’émotion, de faire une loi par fait-divers sur les terroristes, les violeurs, les pédophiles, les maris violents, les accidents de manège forains ou les voleurs de fleurs en pot qu’ils soient Roumains ou non. On ne peut non plus satisfaire en même temps les intérêts contradictoires des patrons, des actionnaires, des fonctionnaires, des handicapés, des homosexuels, des retraités, des syndicats et des lanceurs de nains sans faire le grand-écart ou tomber dans des dépenses inconsidérées ou la paralysie totale pour ne pas mécontenter toutes ces catégories antagonistes. Hélas, celui ou celle qui sera élu le sera sur de fausses promesses impossibles à tenir et à appliquer. L’un des rares moments de sincérité et de spontanéité de Nicolas Sarkozy, c’est quand il a sorti le célèbre « Casse-toi pov’con ! » on ne peut pas dire que ça lui ait réussi. Sinon chacun agite son chiffon rouge fétiche ou promet des pommes qui s’éloigneront de la main du Tantale électeur-cueilleur une fois que l’un d’eux sera élu.

Enfin, il y a le cas Bayrou, l’honnête homme tristounet, sans charisme, le tâcheron sans grande imagination qui n’a pas la force d’un Churchill pour nous promettre du sang, de la sueur et des larmes, et pourtant, c’est ce qui nous pend au nez. Bayrou n’est pas démagogue, du moins pas au niveau abyssal qu’on atteint les 4 autres qui peuvent lui passer devant. C’est probablement par ce qu’il ne promet rien d’extravagant, qu’il ne fait pas rêver, qu’il n’arrive pas à monter dans les sondages. Il a une bonne image dans l’opinion, mais il semble que cela ne se transforme pas en intentions de vote.

 

L’idéologie verte est ce qu’il y a de pire dans ce pays, un dogmatisme totalitaire qui mènerait la France à la ruine et au flicage encore plus intense des poubelles, des mégots, du stationnement et à l’application d’autres lubies liberticides au nom de la nature et de l’environnement. Reconnaissons cependant qu’Eva Joly est tout ce que l’on veut sauf une démagogue. Elle ne parle pas pour plaire mais pour faire passer un message pédagogique auquel elle doit croire fermement. Peu importe que ce message soit mortifère, les solutions proposées ruineuses et inapplicables, elle défendra son programme bec et ongles contre toute logique. Eva Joly est dans une dérive suicidaire, mais elle ne ment pas, elle se trompe et veut nous mener droit dans le mur avec loyauté et conviction. Cette Robespierre en jupon est sincère, et c’est là son problème. On ne rassemble pas en dénonçant tristement l’apocalypse à venir. Hulot ou Cohn-Bendit et même Borloo auraient su mentir, caresser le Vert dans le sens du poil, nous bercer au doux son du réchauffement climatique pour arriver à un score de 7 à 12%. Son intransigeance la laisse dans le domaine de l’inaudible ; sa promesse sur le cannabis vient de son camp qui lui a soufflé l’idée comme dernière cartouche à tirer pour tenter d’atteindre le seuil des 5% financièrement intéressants et rentables, mais c’est trop tard et ça sonne faux.

 

Dupont-Aignan, quant à lui, est lui aussi un homme de conviction, entre « Le petit Chose » et Don Quichotte, un homme intelligent et honnête qui croit à ses propositions, refuse l’escalade des promesses mais qui n’obtiendra jamais plus qu’un poste de député ou de Maire si l’UMP et le PS décident de lui ficher la paix. Il est trop vertueux pour être crédible et trop naïf pour être écouté.

 

Nous avons déjà élus deux menteurs brillants en la personne de Chirac et de Mitterrand, surtout bons en politique étrangère et en diplomatie, domaine toujours absent des élections présidentielles. Et puis nous avons aussi donné mandat à Sarkozy, le démagogue de l’extrême, celui qui a su le mieux se scénariser, se vendre comme une lessive à une ménagère de moins de 50 ans. Si Hollande doit perdre, ce ne sera pas à cause de ses 60.000 postes d’enseignants ni de sa taxe à 75%, mais par ce qu’il est totalement falot et inconsistant. Il ne sait pas mentir avec panache. A ce niveau, DSK aurait été nettement plus brillant pour hypnotiser l’électeur. Si jamais Hollande gagne cette élection, ce sera par rejet viscéral de Sarkozy et qu’il aura su améliorer ses mensonges qualifiés de promesses de campagnes pour les rendre plus attrayants et crédibles. Ségolène Royal a perdu en 2007 alors qu’elle avait un boulevard devant elle. Elle n’a pas su utiliser une démagogie plausible, tout a basculé quand elle a proposé de faire raccompagner les gendarmettes le soir à domicile, lors du fameux débat télévisé. Bayrou a compris à qui il avait à faire et a refusé ses « avances » d’entre deux tours. Il avait cerné le personnage et son abîme de ridicule, il est parti en courant. La démagogie est un art subtil, on ne peut se permettre n’importe quoi ; un vrai démagogue doit être Canada dry, donner l’apparence de la vérité, de la sincérité, de l’intelligence et surtout celle de la compassion et de la compréhension. Se tenir raide et ému (mais pas trop) l’air grave et pénétré devant la chapelle ardente et les cercueils des victimes est un métier difficile qui nécessite de la préparation, de l’entrainement et des répétitions. La compassion, la communion avec la Nation ne s’improvise pas, elle se travaille, comme un bon texte classique à la Comédie Française. Il y avait des maitres jadis en ce genre d’exercice, le petit Mitterrand prenant la main du grand Helmut Kohl, ça c’était du grand art (du spectacle, certes, mais impressionnant). Sarkozy en Jordanie avec le fils de Carla sur les épaules, c’est du Paris-Match !

Nous allons donc voter et élire celui ou celle qui nous aura le plus intoxiqué, attendons-nous à la gueule de bois, dès le lendemain de l’élection. On pourra certes se rattraper, se venger aux législatives ou corriger le tir, mais quel que soit le résultat, nous aurons été cocus. Mitterrand avait eu un peu plus d’un an pour changer radicalement de cap et trahir ses promesses électorales, le nouvel élu de 2012 n’aura guère plus de quelques mois pour se renier complètement, crise économique et contexte international l’obligeant à revenir au galop vers la rigueur budgétaire et le plan d’austérité. Mais il faut mentir et promettre pour être élu. Des personnalités comme Edgar Faure, Raymond Barre, Simone Veil, Jacques Delors, les Rocard et Chevènement d’avant le grand âge n’ont eu que des succès d’estime, pas assez de slogans, de reniements et de promesses pour séduire une majorité. La France a peut-être les dirigeants qu’elle mérite. Car le plus gros mensonge politique de la V° République, on le doit tout de même au Général de Gaulle avec son retentissant « Je vous ai compris » adressé à la foule des Pieds-noirs d’Algérie ! On connait la suite, mais il y a si longtemps que c’est presqu’oublié.


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30 réactions à cet article    


  • Gabriel Gabriel 27 mars 2012 09:23

    Bonjour Georges,

    Le problème avec la démagogie, c’est comme la postérité on y est toujours jugé par coutumace. Comment savoir si le propos est démagogue si l’on n’a pas donné la possibilité à son auteur de nous prouver le contraire ? Certes avec certains qui ont déjà menti et exercé le pouvoir sans faire ce qu’ils avaient dit et qui jure la main sur le cœur avec la larme à l’œil de le faire si ils sont réélus, c’est plus facile, normalement on ne devrait plus les croire, enfin normalement… Seulement voilà, le tas de bonnes excuses enseveli toujours le courage des mea culpa. Il me semble que Platon disait : « Il faut confier le pouvoir à ceux qui ne le désire pas vraiment pour le bon usage qu’ils en feront … » Cordialement.


    • Robert GIL ROBERT GIL 27 mars 2012 09:28

      "Poutou et Artaud sont probablement sincères dans leurs convictions prolétariennes, mais ils utilisent une rhétorique et une dialectique ouvriériste, trostsko-marxiste d’une époque révolue"

      Et portant la lutte des classes n’a jamais été autant d’actualité, ce n’est pas parce que les gens l’occulte quelle n’existe plus, il n’y a qu’a voir ce qui se passe en Grece, en Espagne et...en France.

      Mais la population est resignés, et prefere confier sa destiné a des hommes providentiels plutot que de se prendre en main ; a moins que le malaise soit d’un ordre differents et voir :

      http://2ccr.unblog.fr/2010/12/22/le-syndrome-du-larbin/


      • JL JL1 27 mars 2012 09:44

        Georges Yang,

        je vous mets au défi de trouver une seule contradiction dans le discours de Mélenchon : c’est le discours le plus étayé de tous !

        Également au défi de démontrer que Mélenchon ratisse.

        Ma conclusion à la lecture de votre article est que vous faites ici des amalgames condamnables.

        Par exemple : le véritable argumentaire de Sarkozy, puisqu’il est le président sortant, est son bilan. Et de ça vous ne ne dites rien.

        Son bilan, parlons en, au contraire : Nicolas Sarkozy a lamentablement échoué, même et surtout sur son propre terrain, la sécurité ! Rappelons les effets désastreux de sa politique de réduction des effectifs et des budgets de la fonction publique, en particulier dans le domaine de la protection. Nicolas Sarkozy n’a pour seule politique que la pensée magique et la méthode Coué. Son seul repère en matière d’économie, c’est la grotesque théorie du ruissellement. Et sur le plan de l’indépendance nationale, il a tout cédé devant madame Merkel.


        • Abou Antoun Abou Antoun 27 mars 2012 10:25

          Également au défi de démontrer que Mélenchon ratisse.
          A la différence des deux candidats ’majeurs’ Mélenchon ne ratisse qu’une frange de la population (que je décrirai comme la gauche ’romantique’ ). Cela le dispense donc de faire le grand écart. Il peut donc se la jouer à la Robespierre. Malheureusement on est en 2012, pas en 1792.


        • oncle archibald 27 mars 2012 10:38

          Evidemment Mélanchon ratisse pour Hollande et il l’a d’ailleurs annoncé clairement. Il s’agit de ramener aux urnes avec un « bon » bulletin les ouvriers qui seraient allés à la pêche ou qui auraient voté Le Pen par dépit .. 

          Son discours se heurte à la réalité économique et Hollande a déjà annoncé qu’il ne modifierait pas son programme pour obtenir des ralliements entre les deux tours ...

          Dès lors, sachant qu’il ne sera jamais tenu de mettre en oeuvre ce qu’il annonce il peut « se lacher » sans aucune retenue .. Le pire c’est que cet homme qui fait de la politique depuis toujours et qui a une longue pratique sait très bien ce qu’il fait, avec habileté d’ailleurs. 

          A mon avis c’est l’un des plus démagogues du lot.

        • Georges Yang 27 mars 2012 11:37

          Mélenchon fait du Le Pen pro-émigration


        • Georges Yang 27 mars 2012 12:52

          Mélenchon mugit, tel un féroce soldat, mais ses propostions sont irréalistes !


        • Abou Antoun Abou Antoun 27 mars 2012 10:11

          Bonjour Georges,
          Les problèmes politiques du moment sont complexes, fort complexes. La culture (scientifique) des hommes politiques est telle qu’ils ne peuvent même pas les appréhender. De là à les résoudre ...
          Et puis de tout temps les politiciens essaient dans une recherche effrénée de pouvoir, de résoudre des problèmes psychologiques personnels dont ils ne sont également pas conscients. Marivaux aurait donc parlé de la ’double inconscience’.
          Quoi qu’il en soit, rien d’étonnant à ce qu’ils œuvrent logiquement pour la satisfaction de leur seul but conscient, ’être élu’.
          A supposer que l’un d’entre eux soit suffisamment bien entouré pour comprendre les problèmes du moment, le carcan des alliances et des appartenances (CEE, OTAN) rend la marge de manœuvre à peu près nulle !!!
          On ne peut donc envisager de refaire de la politique qu’à condition de sortir de tout ce bordel. Mais là effectivement c’est d’autres problèmes qui attendent le pays frondeur et que vous soulignez le premier étant la dévaluation punitive aux conséquences insoupçonnables. La sortie de l’Europe n’aurait (peut être) de sens que dans un phénomène de masse, chacun reprenant ses billes, mais qui, à part nous, semble chaud en Europe pour tenter l’expérience ?
           Il est remarquable que les problèmes de politique extérieure soient totalement absents du débat. L’attitude de Mélenchon, homme prétendument de gauche, dans ce domaine, laisse pantois. Remarquable aussi que les vrais problèmes écologiques (surpopulation, pics de Hubbert, rapport Meadows) soient également hors du débat (même et surtout chez les soi-disant verts).
          Je crois donc que pour la première fois depuis des décennies je vais m’abstenir d’aller voter.
          Pas de quoi être fier, mais au moins je ne serai pas cocu. D’ailleurs je me garderai de tout triomphalisme du genre « j’vous l’avais bien dit » même à l’encontre des nombreux futurs cocus Agoravoxiens.

           


          • oncle archibald 27 mars 2012 10:28

            Georges Yang j’ai lu votre texte avec beaucoup d’intérêt et vous dites très bien ce que nous ressentons tous confusément ... C’est beau mais c’est triste ! 

            Je voterai Bayrou quand même, pour le principe, parce que c’est celui qui ment le moins vous l’avez souligné. Hélas j’en reviens toujours à la phrase lâchée par Georges Frêche lorsqu’il n’avait plus rien à perdre que la vie : « moi je fais campagne pour les cons parce qu’il y a 90% de cons et que les 10% restant, ceux qui réfléchissent, votent moitié moitié et qu’il est très difficile de les faire changer d’avis. Tandis que les cons, tu leur tapes dans le dos, tu fais une partie de pétanque avec eux et ils t’aiment, c’est dans la poche ». 

            Je ressens très fortement que les duettistes autoproclamés présents au deuxième tour, qui ont tout le poids qu’il faut pour influencer les médias, ont tout fait pour qu’on ne puisse pas entendre la voix de Bayrou, qui il est vrai ne gueule pas beaucoup, mais qu’ils ont quand même réussi à étouffer complètement en occupant tout l’espace disponible, au besoin avec un assassin et les histoires de fesses de DSK. Les dates de ces « faits divers » ne pouvaient pas mieux tomber pour laisser ou remettre la campagne à la place qu’ils lui souhaitent, c’est à dire dans le caniveau, au moment de la dernière ligne droite.

            Je ressens très fortement qu’on nous a volé le vrai débat, qui se résume finalement au réglage des recettes et des dépenses du budget de l’état et qui conditionne le rythme du remboursement de la dette, le reste faisant largement consensus. La mise en avant de quelques faux problèmes n’est là que pour essayer de justifier un clivage qui n’existe pas vraiment. Sarkozy essaye de faire peur, Hollande fait croire qu’il a de l’argent à distribuer. La réalité est dure à accepter mais elle est incontournable.

            • Georges Yang 27 mars 2012 10:49

              Personne de raisonnable n’espère quelquechose de positif de cette élection et en retournant le problème, on peut tout au plus croire que l’on choisira le moins mauvais, sans certitude d’avoir fait le bon choix.
              Il nous faut un gestionnaire de crise qui fera payer tout le monde en fonction de ses moyens et qui surtout diminuera drastiquement les dépenses
              Bayrou le propose, mais il n’arrive pas à convaincre
              La seule solution provisoire serait un gouvernement d’union nationale de Villepin à Vals éliminant les extrémistes, les pourris des Hauts-de-Seine et les farfelus du PS
              Il va falloir vivre mal pendant au moins 5 ans, c’est triste, mais c’est une réalité


              • subliminette subliminette 27 mars 2012 10:54

                Si mettre l’homme au coeur de tout comme le veut Mélenchon est démagogique, alors vive a démagogie !


                • oncle archibald 27 mars 2012 11:28

                  Mais ce sont des mots sublime minette, des mots, un slogan, pas un programme .. Un programme il faut des chiffres réalistes en face de chaque proposition. Et la marge de manoeuvre est des plus restreinte car il n’y a pas « de rab » à distribuer.


                • Nanar M Nanar M 27 mars 2012 12:43

                  Oncle déblatère mais n’a bien sur pas lu le programme en question.


                • oncle archibald 27 mars 2012 14:36

                  Bien sur que je l’ai lu, on fera payer les riches et on ne remboursera pas les banques ... C’est bien le programme de qulqu’un qui sait qu’il n’aura pas à l’honorer ...


                • daryn daryn 27 mars 2012 11:05

                  Rien ne vous oblige à vous laisser capturer par la médiocrité de la campagne des grosses pointures comme vous les appelez, ou par la morosité ambiante. C’est votre vie et votre avenir, prenez les en main. J’ai pour ma part fait le tour des propositions des différents candidats, et étudié leur parcours. Mon vote ira avec enthousiasme à Bayrou. Et je constate que mon enthousiasme est contagieux, ce que je trouve cool smiley


                  • antonio 27 mars 2012 11:42

                    Bonjour M Yang,

                    Campagne si médiocre que j’ai renoncé à la suivre...
                    Ai dit depuis longtemps que j’irai sans doute à la pêche déjà pour le premier tour...quoique...
                    la démarche honnête de Nicolas Dupont-Aignan mérite d’être encouragée...


                    • Nanar M Nanar M 27 mars 2012 12:42

                      Vous faites peine à lire tout les supporters de bayrou avec votre bonhomme raisonnable.
                      Vous et votre candidat êtes des soumis, des bénis ouioui du genre on se fait tout petits pour ne pas déplaire aux marchés.
                      Avec le Front de Gauche, on relève la tête et on reprend notre destin en main.


                      • oncle archibald 27 mars 2012 14:32

                        Avec le front de gauche on met Hollande à l’Elysée et une fois qu’il y sera il fera moins bien que n’aurait fait Bayrou car en plus il aura tant fait de promesses démagogiques qu’il sera obligé d’en tenir au moins partiellement quelques unes. Comme avec Mitterand en 81, il faudra attendre deux ans pour qu’il se mette à faire des choses plus utiles, mais entretemps il aura encore « creusé grave » le trou que nous devrons reboucher ... Et comme les communistes avec Mitterand en 81 les Mélanchons seront, disons, cocufiés jusqu’à l’os pour éviter une grossièreté.


                      • Nanar M Nanar M 27 mars 2012 16:12

                        Hollande à l’elisée ? Certainement pas !


                      • c’est pas grave 27 mars 2012 18:25

                        je suis heureux de constater que des hommes de bonne volonté s’interrogent sur l’origine du bât qui blesse , loin de toute idéologie fumeuse , et pourquoi nous serions condamnés à choisir entre bonnet blanc et blanc bonnet
                        (je parle là de nos deux futurs et plus que probables champions du second tour, mais il en va tout autant des autres candidats )

                        la réponse est si simple (et je l’ai longtemps cherchée) que je comprends très bien que l’entendement commun s’y refuse :
                        c’est parce que toutes les grandes décisions stratégiques sont prises en d’autres lieux que les cénacles français, ( le plus souvent en opposition flagrante avec nos intérêts nationaux ) , que nos hommes politiques ne débattent plus désormais que de sujets sociétaux et donc mineurs !
                        et que le voulions ou non , nous n’y changerons rien  
                        et de monsieur Poutou à Madame Le Pen , - quand le sujet débarque ! - on se contorsionne à nous parler d’une autre Europe , d’une autre Europe , d’une autre Europe ..
                        mais il ne viendrait à personne l’idée pourtant simple de tirer la conclusion qui devrait logiquement s’imposer à un esprit de bon sens :

                        puisque cette construction européenne nous contraint à poursuivre des intérêts qui ne sont pas les nôtres , asservit notre pays , et le vide quotidiennement de sa substance , pourquoi y demeurons-nous ?

                        que dire de ces élections ?
                        rien
                        les traités européens contiennent en eux-mêmes toutes les dispositions qui rendent impossible la plupart des maigres réformes « de fond « proposées par l’ensemble des candidats 
                        l’appel au « made in France « fredonné par monsieur Bayrou sur son biniou à trois cordes est à cet égard particulièrement significatif de la tartufferie ambiante, mais le positionnement de monsieur Mélenchon sur ses possibilités réformatrices en matière européenne est tout autant symptomatique .
                        quant à madame Le Pen ...

                        bref ! je ne saurais trop conseiller au lecteur ( et je le dis d’autant plus facilement qu’il ne pourra être candidat ) que de suivre la conférence de François Asselineau intitulée « 10 raisons qui imposent de sortir de l’Union Européenne « 

                        à défaut de savoir pourquoi il vote , il pourra toujours s’instruire
                        et se souvenir utilement de cette petite phrase que je l’ai entendu prononcer :

                        « il vaut mieux avoir l’air bête 5 minutes que de le rester toute sa vie ... »

                        à bon entendeur


                        • jaja jaja 27 mars 2012 18:45

                          Sauf que pour M. Poutou comme vous dites l’échelle européenne est la bonne pour changer de société et abattre le capitalisme. Sauf que si nous réussissons une Révolution uniquement ici et bien nous dénoncerons unilatéralement tous les traités au même titre que toutes les lois nationales respectueuses de la propriété privée des moyens de production... Et il est probable dans ce cas de figure que nous soyons alors obligés de quitter la BCE et l’Euro....

                          Tout en continuant à nous battre pour une Europe des travailleurs... Car le problème ce sont les capitalistes et les nationaux ne sont pas meilleurs que les autres !

                          Et ça Asselineau le légaliste ne peut le comprendre lui qui lit article par article d’une constitution dont le peuple soulevé se moquera éperdument. Son seul objectif c’est de revenir à la Nation et donc de redonner une partie de son pouvoir perdu à la Bourgeoisie française. Aucun intérêt pour les prolétaires...

                          N’oublions pas que l’Europe telle qu’elle est et que nous souhaitons détruire c’est la volonté unifiée des bourgeoisies européennes et non un carcan qui tombe sur le dos et brime nos oligarchies dirigeantes.


                        • Georges Yang 27 mars 2012 18:31

                          Deux explications à la médiocrité des candidats :

                          1 Le pouvoir n’est plus aux mains des politiques, ceux qui se présentent, ne représentent donc pas grand chose

                          2 Quand on lit la liste de personnalités préférées des Fançais dans le JDD on retrouve Yannick Noah et une foule de comiques simplistes. Pour qui ces gens qui plébicitent ces clowns, peuvent-ils voter, surement pas pour des intellectuels


                          • morice morice 27 mars 2012 18:48

                            L’idéologie verte est ce qu’il y a de pire dans ce pays, un dogmatisme totalitaire qui mènerait la France à la ruine et au flicage encore plus intense des poubelles, des mégots, du stationnement et à l’application d’autres lubies liberticides au nom de la nature et de l’environnement. 


                            déjà lu des anti-écolos, mais là on tient le pompon je crois.

                            • Georges Yang 27 mars 2012 18:54

                              A votre place, j’aurais hurlé au scandale et demandé à Agoravox le retrait immédiat d’une « telle insulte »
                              Soyez rassuré, je ne censure personne !


                            • c’est pas grave 27 mars 2012 18:59

                              « Sauf que pour M. Poutou comme vous dites l’échelle européenne est la bonne pour changer de société et abattre le capitalisme. » JAJA

                              pourriez-vous nous expliquer en quoi cette échelle est la bonne ?

                              et pourquoi pas la région ou la planète entière ?

                              les mondialistes adorent et l’un et l’autre , ça devrait vous interroger ..

                              ......

                              @ Morice

                              vous qui aimez renifler , vous devriez nous faire un p’tit papier pour nous expliquer le parcours de monsieur Barroso , patron de la fine équipe bruxelloise , ancien mao , boursier de l’OTAN , promu chef de gouvernement centre-droit du Portugal puis d’une commission européenne dont les membres non élus sont quasi tous d’obédience ultra-atlantiste


                              • jaja jaja 27 mars 2012 19:05

                                « et pourquoi pas la région ou la planète entière ? »

                                Eh oui si seulement on pouvait....mais il y a une union européenne existante et déja des liens entre organisations voisines. Et ces pays ont des systèmes politiques voisins.Cette échelle est une question de réalisme mais nous soutenons aussi toutes les révolutions partout dans le monde comme les révolutions arabes en cours tellement roulées dans la fange ici par certains....


                                • c’est pas grave 27 mars 2012 19:21


                                  n’est-il pas plus facile et plus cohérent de sortir de ce carcan ultra-libéral imposé, pour mener une révolution ?

                                  je ne vois pas en quoi une révolution se mène mieux quand on a les mains menottées.


                                  • jaja jaja 27 mars 2012 19:42

                                    De toutes façons nous sommes actuellement menottés... et si il y a révolution plus elle sera large et moins la contre-révolution interne ou venant d’un autre bloc impérialiste pourra réprimer ou du moins aura de chances de l’emporter...


                                  • loco 27 mars 2012 21:40

                                     Bonsoir,

                                        A quoi sert la « campagne électorale » ? A convaincre les innocents qui pensent que jouer son rôle de citoyen, c’est comme faire ses courses au supermarché, et qui viennent voter comme ils vont aux soldes...

                                     Politique sans engagement n’est que ruine de l’âme, et celui qui ne sait pas pour qui voter, bien avant cette sombre farce de « campagne » , est un imposteur.


                                    • aliante 30 mars 2012 14:21

                                      l’histoire de raccompagnement des gendarmettes le soir à domicile, lors du fameux débat télévisé. Bayrou a compris à qui il avait à faire etc........(Segolène Royal)

                                      Cette proposition a fait rire mais en Afghanistan les Soldats américains se font accompagner par d’autres compagnies charger de les protéger
                                      elle n’etait pas si dénuée d’intérêts puisque Obama a copié son programme

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