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Accueil du site > Actualités > Politique > La démocratie a-t-elle encore un avenir ?

La démocratie a-t-elle encore un avenir ?

Alternances droite/gauche dans les principaux pays européens, montée des nationalismes en Espagne, en Belgique, aux pays Bas et en Ecosse…, un abstentionnisme croissant dans les élections, une crise économique, financière et industrielle qui perdure, un chômage endémique, des bouleversements technologiques, une crise morale, la montée de la pauvreté … tous concourent à malmener le concept même de la démocratie.

Un XXème siècle marqué par le totalitarisme.

Le siècle dernier nous a éclairé sur les conséquences dramatiques que pouvaient avoir ces différents items sur la démocratie et en quoi ils pouvaient être le terreau du populisme, puis du fascisme pour peu que se présente opportunément un homme providentiel. Hitler en Allemagne, Staline en URSS, Salazare au Portugal, Franco en Espagne, Mussolini en Italie ont été ces hommes là.

Alexandre Dorna pose la question dans un livre : « faut-il avoir peur de l’homme providentiel ? » – Editions Bréal, 2012. Le livre a le mérité d’étudier sérieusement les causes du populisme en dépassant la dimension émotionnelle qui le caractérise. Pour autant il s’essaye aussi à revisiter le populisme pour lui trouver des vertus…allant même jusqu’à le qualifier comme une « chance pour la démocratie ».C’est dire à quel point nos sociétés et les systèmes de valeur que sont la démocratie et les droits de l’homme sont mal en point.

Un populisme endémique.

Le discours sur les raisons, les causes, qui enracinent profondément le populisme dans nos sociétés peut être aisément partagé. Dorna parle « des malaises et des dérives de la société démocratique », il pointe la confiscation des pouvoirs par des élites face à un sentiment populaire d’abandon, nourri par la pauvreté et les injustices. Il répond à un « processus protestataire de masse » en écho à une personnalité charismatique qui sait trouver les accents d’émotion, de lyrisme et de rhétorique. Aujourd’hui nous voyons clairement pointer en Europe un néo-populisme sur les thèmes très en vogue, de l’islamisation, du chômage de masse, des dangers de la mondialisation, et de la bureaucratie européenne…

En France la majorité des partis politiques contribuent au développement de ces thématiques dans l’opinion publique : l’immigration (Des odeurs de Jacques Chirac aux petits pains de Copé), l’islamisation de la France avec Marine le Pen, la mondialisation et la bureaucratie bruxelloise avec une partie de la gauche et de l’extrême gauche.

L’opinion a balancé entre des gouvernements de droite et de gauche, avec le sentiment de tout avoir essayé, tout en maintenant la pression sur le besoin aigu de changement. C’est sur cette instance de l’opinion que les leaders d’extrême droite réussissent malheureusement à prendre le dessus.

Avec la capacité de réveiller « les forces endormies », ils diagnostiquent les éléments de la crise, et éveillent le sentiment qu’ils portent en eux les forces nécessaire à un projet de changement.

Petit portrait d’une Europe en crise en (bilan des élections en 2009).

Autriche  : Le FPÖ de Heinz-Christian Strache progresse à 13,1 % (2 sièges)

Belgique : L’extrême droite xénophobe et séparatiste du Vlaams Belang conserve 2 sièges avec 15,99% des voix.

Bulgarie : Ataka, parti d'extrême droite très violent, anti-Rrom et anti-Turc qui a fait une percée avec 11,43% et 2 sièges.

Danemark : Le parti du peuple danois(DF) obtient 2 sièges avec 15,3%.

Finlande : Le parti populiste et anti-immigrés des "Vrais finlandais" est le grand vainqueur du scrutin (9,8%) : 1 siège.

Grèce : Le parti d'extrême droite (LAOS) poursuit son ascension avec 7,2% des suffrages : 2 sièges. Arrivée en force de Jobbik parti nationaliste et xénophobe qui obtient 3 sièges (14,77%). Depuis la crise le relais a été pris par « Aube dorée » qui avec 10,5% des voix devance le Pasok.

Italie  : La ligue du Nord (alliée de Berlusconi) avec 9,50% des voix obtient 8 sièges.

Lettonie : La droite nationaliste (TB/LNNK) avec 7,46% obtient 1 siège.

Lituanie : Le parti Ordre et Justice (TT) obtient 12,55% et 2 des sièges

Pays-Bas : Le parti de la Liberté (PVV) de Geert Wilders enlève 4 des 25 sièges (17,00%).

Pologne : Droit et Justice (PIS) des frères Kaczinsky avec 29,5% des électeurs obtient 16 sièges.

Roumanie : Le Parti de la Grande Roumanie (PRM) fait une percée à 7,20% et obtient 2 sièges.

Royaume-Uni : Le British National Party fait pour la première fois son entrée à Strasbourg (6,50%, 2 sièges). La campagne de Nick Griffin portait sur "des emplois britanniques pour des travailleurs britanniques".

Slovaquie : La droite nationaliste et xénophobe du SNS obtient 5,56% et 1 siège.

Sources : http://www.visa-isa.org/node/378

 

Quant à la France le Front national occupe durablement le paysage politique depuis la présence au second tour de l’élection présidentielle de 2002 de Jean-Marie Le Pen.

La démocratie, la grande muette ?

Aujourd’hui nous sommes confrontés à une extrême droite officielle et aussi latente qui sait user de toutes les offres médiatiques actuelles, réseaux sociaux y compris, pour distiller un message pédagogique qui exerce une véritable thérapeutique sur certains, avec des mots qui réveillent, qui fédèrent, qui dénoncent les injustices, les nantis, et un prétendu faux clivage droite/gauche …

L’argumentaire est particulièrement bien compris et il laboure l’opinion française et européenne.

Bruxelles exerce dans cette dialectique un effet magnétique indéniable, ses errements, son incapacité à occuper un espace politique réel, son économisme forcené font les beaux jours de ce populisme là.

La démocratie, pompier de la crise.

De son côté la démocratie a baissé imprudemment sa garde, tant elle est mobilisée à jouer les pompiers permanents sur la crise. Il faut reconnaitre qu’il y a du travail de ce côté-là. Les socialistes français s’y essayent depuis quelques mois et se trouvent en grande difficulté. On a un peu le sentiment, que le sursaut des force démocratiques ne surviendra qu’une fois que la tempête populiste, voire fasciste se sera définitivement levée en France et en Europe.

Faut-il vraiment attendre une telle extrémité pour agir ?


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41 réactions à cet article    


  • Pelletier Jean Pelletier Jean 30 janvier 2013 16:48

    Pour illustrer l’article voilà l’’extrait d’un commentaire publiè sur Agoravox aujourd’hui même :

    "Le national-socialisme débarrassé de ses dérives racistes, antisémites, dictatoriales et militaristes ( ce qui n’a donc plus rien à voir avec le nazisme de 40 ) est un concept politique intéressant par les temps qui courent.

    Car on aurait là un pouvoir d’opposition efficace devant le banksterisme, car il puiserait sa force dans l’identité nationale et la vraie protection du peuple".

    Bien c’est dans ce moment là que l’on comprend comment l’on conspire contre la démocratie et la république.


    http://jmpelletier52.over-blog.com/ 

    • Ruut Ruut 30 janvier 2013 22:15

      De quelle démocratie parle tu ?
      La « Démocratie Européenne » où le vote direct n’existe pas ?
      La « Démocratie Française » qui s’assied sur le vote direct populaire et valide l’inverse du vote de la population ?
      Ou parle tu de la « Démocratie Suisse » qui consulte son peuple pour toute décision l’impactant ?

      En effet les 2 premières sont des dictatures oligarchiques déguisées.


    • Aldous Aldous 31 janvier 2013 11:25

      Le régime de l’UE s’appelle Déficit Démocratique.


    • Gabriel Gabriel 30 janvier 2013 17:20

      Bonsoir Jean,

      Parce que vous croyez qu’aujourd’hui vous êtes encore en démocratie ? Vous êtes sous une monarchie élective. Le populisme et le nationalisme font leurs beurres à cause des dirigeants corrompus qui ont profité d’un système démocratique pour s’enrichir en vendant leurs mandats aux lobbys et aux argentiers de la planète. Par leurs gestions mafieuses ils appauvrissent les peuples qu’ils étaient sensés protéger. Ils ont alimenté les corporatismes, il ont monté les ethnies les unes contres les autres, ils ont laissé les religions prendre le pas sur la laïcité (Diviser pour mieux régner, vous connaissez, c’est vieux comme le monde !) Résultat, vers qui croyez vous qu’ils vont se retourner les citoyens ? Vers ceux qui leurs jouent des airs de pipeau rassurants et qui n’ayant jamais gouverné, attendent dans l’ombre l’heure ou les peuples leur donneront (démocratiquement et une dernière fois) le pouvoir afin qu’ils l’exercent d’une main de fer et sans partage. L’avenir est dans les livres d’histoires il suffit de les feuilleter à l’envers… Ajoutez à cela les problèmes de surpopulation, d’épuisement des ressources et les crises sanitaires et écologiques qui commencent à pointer le bout de leur nez et vous avez là un cocktail explosif… Nietzsche disait que ce qu’il faut retenir de l’histoire, c’est que l’homme est un animal qui ne retient jamais rien de l’histoire… 


      • Pelletier Jean Pelletier Jean 30 janvier 2013 17:28

        @Gabriel,

        J’entends tout ce que vousdites, pour autant nous sommes encore, pour l’instant, en Démocratie :

        - la presse est libre
        - le droit d’association est libre
        - les élections sont libres
        - le droit à manifester est reconnu
        et j’écris ce que ej veux sur Agoravox....

        etc.... voyez avec tous ces pays où cela n’existe pas ....

        http://jmpelletier52.over-blog.com/ 


      • Gabriel Gabriel 30 janvier 2013 18:05

        Jean,

        La presse n’est pas libre elle est acheté par le pouvoir financier. Les élections sont une mascarade car les candidats sont financés par ceux là mêmes qui possèdent les médias. Le droit de manifester est reconnu mais absolument ignoré des dirigeants. Les associations sont aujourd’hui le seul contre pouvoir, c’est pour cela que petit à petit on leur coupe les subventions. Quant à écrire sur Agoravox, c’est exact, je vous suis, c’est encore les journaux citoyens qui restent le seul espace démoratique mais, pour combien de temps ?


      • Gontran Gontran 30 janvier 2013 23:10

        Bonjour Jean ! 

        Vous confondez droits et pouvoir dans votre message. En effet, pouvoir voter, s’exprimer librement ou manifester, ce sont des droits. Ils sont donnés pour le pouvoir. Ils sont la conséquence de l’exercice d’un pouvoir. En démocratie, les citoyens décident tous eux-mêmes de l’étendue et de la nature de leurs propres droits, c’est donc eux qui exercent le pouvoir. C’est ce qui différencie fondamentalement et irrémédiablement nos régimes actuels avec la « vraie » démocratie.

        La confusion entre pouvoir et droits est si commune que des gens comme vous en viennent à penser que la nature d’un régime politique a un quelconque rapport avec les normes légales qu’il décide, avec les droits qu’ils donnent aux administrés. C’est faux. Théoriquement, une démocratie pourrait interdire le droit de manifester, et une dictature l’autoriser. C’est deux choses parfaitement différentes.

        La France n’est pas, et n’a jamais été une Démocratie. Le prétendre est objectivement, philosophiquement et historiquement faux. Et cela vaut pour tous les pays européens, à l’exception de la Suisse, et encore, il y aurait beaucoup à dire sur le sujet.

        Pour qualifier notre régime actuel, je vous propose plusieurs mots appropriés que vous pouvez utiliser en remplacement : 
        - Gouvernement représentatif
        - République représentative
        - Régime de représentation / Régime représentatif
        - Fausse démocratie
        - << démocratie >> (entre crochets afin de bien marquer le caractère inapproprié du mot)

        Très courte explication : la démocratie est un régime dans lequel le peuple détient le pouvoir politique. Le régime représentatif (le notre) attribue l’intégralité du pouvoir politique (proposer des lois, les voter, les faire exécuter) à une minorité élue. L’élection ayant un caractère aristocratique par nature, sa seule utilisation n’est pas appropriée à un régime démocratique. Le fait de voter ne confère aucun pouvoir politique, au contraire, il en enlève, puisque dans les faits, lorsque l’on vote pour élire un représentant, on lui confie son pouvoir politique. Et comme aucune institution ne garantit qu’il tient ses promesses et qu’il agit dans l’intérêt général et pas contre la volonté populaire, le gouvernant élu dans notre République devient un maître politique, intouchable et tout puissant. Nous ne sommes pas en démocratie, et cela devient une évidence après avoir lu ne serait-ce que quelques pages d’ouvrages sur la question.

        L’utilisation de ce mot pour désigner le régime actuel de la France fait partie des verrous idéologiques qui maintiennent les peuples sous contrôle en leur faisant croire qu’ils vivent en démocratie. Il faudrait cesser de l’utiliser pour que les gens comprennent que nous ne sommes pas en démocratie, et que donc, ils peuvent encore se battre pour l’obtenir.

        Ne vous demandez pas si la démocratie a encore un avenir, nous n’avons jamais eu l’occasion de la mettre à l’épreuve des faits dans le monde occidental moderne. Pour ma part, je pense que ce serait une réussite, mais ce n’est que mon avis.

        Je serais ravi d’argumenter de manière plus précise et approfondie si quelqu’un n’est pas d’accord avec moi.

      • Aldous Aldous 31 janvier 2013 11:26

        Definissez « presse libre »...


      • Mr-Asperger 30 janvier 2013 17:47

        Nous sommes en démocratie représentative mais, pas participative.Ce qui est dénnoncé sont surtout les excès de ceux et celles qui détiennent le mandat représentatif...

        Problème qui se pose aujourd’hui en france:quand ceux qui ont le mandat de représenter ont des agissements monarchiques,on peut se poser de nombreuses questions...

        Notament le cumul des mandats,les nombreuses agences gouvernementales,les nominations des copains à certains postes....

        Les électeurs se jettent dans les extrêmes car ces derniers osent traiter de sujets qui les concernent ce que n’ont jamais voulu faire nos partis traditionnels,sauf en usant de la langue politicienne.

        Enfin ce qui me pose un problème en france : le manque de jeunes en politique.La gérontocratie a un inconvénient aujourd’hui:de laisser perdurer les protestations et les crispations populaires et sociales.


        • Gontran Gontran 30 janvier 2013 23:15

          « Démocratie représentative » est un oxymore, un abus de langage. Une démocratie qui confie tout le pouvoir politique à des représentants n’en est plus une. Pour appeler un régime « démocratie », il faut que d’une manière ou d’une autre, les citoyens ordinaires aient la possibilité à tous moments et sans prérequis d’exercer du pouvoir politique. Si ce n’est pas le cas, comme dans notre régime, on ne peut tout simplement pas appeler ça démocratie.


          Pour qualifier notre régime actuel, je vous propose plusieurs mots appropriés que vous pouvez utiliser en remplacement : 
          - Gouvernement représentatif
          - République représentative
          - Régime de représentation / Régime représentatif
          - Fausse démocratie
          - << démocratie >> (entre crochets afin de bien marquer le caractère inapproprié du mot)

        • AVEC Aucun député ouvrier et seulement 5% de chefs d’entreprises ( moyennes des pays qui résistent bien a la crise...45%° et aussi pas assez d’économistes 

          mais beaucoup d’avocats

           ou hommes d’affaires lobbyistes a l’ assemblée nationale sommes nous toujours en
          démocratie... ???avec un effectif plèthorique de 650000 élus... ??


          • Pelletier Jean Pelletier Jean 30 janvier 2013 20:54

            Oui je pense que malgré cela nous sommes en démocratie , demandez aux russes et aux chinois ce qu’ils en pensent.
            http://jmpelletier52.over-blog.com/&nbsp ;


          • Pelletier Jean Pelletier Jean 30 janvier 2013 20:56

            Demandes aux russes et aux chinois ce qu’ils en pensent ?


            http://jmpelletier52.over-blog.com/&nbsp ;

          • Aldous Aldous 31 janvier 2013 11:28

            Drôle de diagnostique.

            C’est grave docteur ?

            Votre voisin est malade, donc vous êtes en bonne santé...


          • Scual 30 janvier 2013 18:04

            Notre système c’est la ploutocratie. Les ploutocrates contrôlent, grâce à leur Presse, TOUT les pouvoirs sauf peut-être un peu le judiciaire... le seul qui ne doit rien à des élections (oh, l’ironie...) et sur lequel le pouvoir médiatique ne peut donc pas avoir de contrôle.

            La fascisation actuelle est un de leurs objectifs politiques. Elle vise à ce que quand le peuple et ses désirs de Démocratie chercheront le changement plutôt que les deux poulains habituels des ploutocrates, ils optent pour leur troisième poulain : le FN. Non seulement il ne démocratiserait pas du tout bien au contraire et leur permettrait de garder le pouvoir, mais il leur donnerait encore plus de pouvoir par rapport au peuple.

            La démocratie pourrait certainement changer tout cela, mais elle passe par la démocratisation préalable de l’information. Tant que l’information restera aux mains dictatoriales des ploutocrates, ils continueront de façonner et manipuler l’opinion et nous continueront à voter pour nos bourreaux.


            • foufouille foufouille 30 janvier 2013 20:03

              on est en ripoucratie
              la democratie en reve


              • Ruut Ruut 30 janvier 2013 22:23

                Les chinois ne connaissent pas la crise.
                Ils peuvent rêver d’un meilleur Futur, nous pas.

                Les Russes sont dans une Démocratie égale a la notre, un pouvoir politique fort et une identité nationale préservée. Ils peuvent rêver a un meilleur Futur du fait de leur immensse nation unie.

                Les Chinois et les Russes sont les 2 nations qui sont au sommet des peuples de notre planète.

                Si vous parlez du contrôle des médiats la France est bien pire que la Chine et la Russie.
                Même l’internet français est plus contrôlé que l’internet Chinois.


                • philippe913 31 janvier 2013 09:07

                  @Ruut

                  encore un qui vit sur un nuage...

                  qu’entendez vous par «  : les 2 nations qui sont au sommet des peuples de notre planète » ?

                  internet français + contrôlé que le chinois ?

                  ah bon ? y’a t-il des sites auxquels vous ne pouvez accéder du fait de la censure étatique ? des termes que vous ne pouvez employer, à part si vous voulez voir débarquer la police ?

                  etc.


                • citoyenrené citoyenrené 31 janvier 2013 09:35

                  @ l’auteur,

                  la démocratie est l’avenir !

                  sachant que nous sommes dans un gouvernement représentatif, non une démocratie, notre solution collective, notre horizon, est la démocratie

                  démocratie qui inclut la dépersonnalisation du pouvoir, exit le danger de « l’homme providentiel » qui vire totalitaire

                  la démocratie inclut de même la rotation des charges et la désignation aléatoire, le mandat court et non renouvelable, le droit du peuple a révoquer ses mandataires, a provoquer des référendums

                  la question initiale de votre article est biaisée car le système dont vous questionnez l’avenir n’a rien à voir avec un régime démocratique...mais effectivement, le gouvernement représentatif, qui finit par ne représenter que lui-même, est vérolé et dépassé


                  • bernard29 bernard29 31 janvier 2013 10:59

                    eh bien, heureusement que les citoyens ont encore le droit de râler. Vous préemptez le terme « démocratie » pour vos magouilles politiciennes.
                    C’est notre régime démocratique qui est malade. Et si le PS, qui est au pouvoir, n’a pas compris cela ,, c’est que ce n’est pas un parti démocrate.

                    Vous croyez qu’il suffit de constituer un collectif « Ras le Front » pour consolider « VOTRE DEMOCRATIE », au contraire, vous le renforcez ce Front.


                    • Aldous Aldous 31 janvier 2013 11:24

                      L’ennemi de la démocratie n’est pas le populisme.

                      Déjà il faudrait s’entendre sur ce qu’est la démocratie.

                      Nous ne visons que dans une forme illusoire de démocratie.

                      En réalité notre système mérite le nome de pseudocratie : le règne du mensonge.


                      • spartacus spartacus 31 janvier 2013 12:46

                        Le « populisme » est une position politique qui prend le parti du peuple contre les élites. Ni plus ni moins.


                        L’auteur soutiendrait que tous ceux qui auraient cette position politique seraient anti démocratique. Ca ressemble à de l’amalgame.

                        • loph loph 31 janvier 2013 12:49

                          Merci pour votre article Jean PELLETIER,


                          Toute création humaine est soumise à ces incohérences (particulièrement les extrémismes qui tous se rejoignent dans la violence, et où chacun verse un jour). Le cycle terrestre lui, évidemment insoumis à notre influence, présente une cohésion que nous sommes loin d’atteindre.

                          Pourtant, la nature fût notre principale source d’inspiration. Hélas quelques parvenus se sont sciemment arrogés des pouvoirs, en leur nom ou le nôtre, et exercent une influence devenant problématique pour les équilibres terrestres eux même.

                          Mais qu’importe, le naturel ne sera pas éradiqué par l’existence de notre collectivité, même à l’échelle où nous en sommes. La réalité l’emportera encore, comme elle l’a toujours fait.

                          Pas de souci à se faire de ce point de vue là ! Comme on dit, chassez le naturel...
                          Dommage pourtant que quelques uns n’ont pas la sérénité de s’y résoudre, cela ferait beaucoup de bien !

                          Bien cordialement,

                          loph

                          • loph loph 31 janvier 2013 16:30
                            Eh non parkway, je ne suis sûr que de peu de choses en les comparant à la multitude d’actions, d’évènements, et cætera qui se passent simultanément. 

                            Mais pour ce qui est des évènements africains, et du Mali ou de la Syrie particulièrement, je constate que là où règne la collectivité, ses soubresauts aboutissent régulièrement aux rapports de force que toute réalité génère, et ceci pas seulement en Afrique.

                            Bien obligé de le constater, bien que je trouve déplorable ce à quoi certains utilisent leur capacité.

                            C’est bien ce qui m’écœure, que certains prennent la collectivité comme défouloir à leur déséquilibre ! Je ne me sens pas particulièrement sage, mais au moins j’essaye de ne pas porter ombrage ni à autrui, ni à mon prochain, à fortiori lui causer de tort. Ce n’est même pas un positionnement philosophique, plutôt un respect des équilibres vitaux.

                            Je pense sincèrement qu’avant de se préoccuper d’autrui, il serait plus pertinent de s’occuper de son équilibre propre, celui-ci étant toujours remis en question par les conditions extérieures auxquelles nous sommes soumis.

                            Et vous même, que trouveriez-vous suffisant pour réduire les peines africaines, ou humaines plus généralement ?

                            Bien à vous parkway,

                            loph

                          • Traroth Traroth 31 janvier 2013 13:11

                            Les gens pensent qu’en votant au pif, ça va bien se passer. Et même quand c’est la merde intégrale, comme maintenant, ils continuent à faire pareil tout en se plaignant des résultats. Est-il nécessaire de développer plus avant ?


                            La démocratie, c’est le gouvernement par le peuple, pour le peuple. Ce qui sous-entend un investissement de la part des citoyens. C’est du travail, la démocratie. Je ne sais pas d’où les gens tiennent que ça tombe tout cuit dans le bec !

                            • Gontran Gontran 1er février 2013 17:01

                              Des élus qui leur racontent qu’il leur suffit de « voter pour les bons ». Les citoyens pourraient s’investir si les institutions leur laissaient une place pour le faire, or, ce n’est pas le cas.


                            • loph loph 2 février 2013 15:24

                              @ Gontran

                              Et ce n’est pas le cas, puisque une collectivité implique qu’elle soit dirigée par des instances collectives.
                              Or comment un individu pourrait-il à lui seul prendre des décisions impliquant la collectivité ?

                              À mon sens, c’est le serpent qui se mange la queue cette organisation collective. Tant qu’elle reste, dans une certaine mesure, en équilibre avec le contexte réel, il n’y a pas de débordement.

                              Hélas, le mouvement civilisateur auquel nous contribuons par la force des choses ne nous laisse plus de choix, c’est la croissance ou rien. Loin de cet équilibre nécessaire avec le milieu ambiant, on voit où nous en sommes. Des corporations, des corporatismes, des pouvoirs allant s’accumulant pour les uns pendant que les autres tirent sur les deux bouts. Le schéma est apparemment toujours le même quelles que soient les époques...

                              Pour pouvoir retrouver nos prérogatives personnelles, ne faudrait-il pas avant tout retrouver un rapport individuel plutôt que collectif au contexte matériel qui nous environne ?

                              Quand je vois à quels rapports au monde nous conduit ce qu’on a appelé le « progrès », et à quelles dérives collectives nous en sommes, moi, ça me sert de leçons...

                              Et je vote pour la vie et ses équilibres, plutôt que pour des intérêts forcément démesurés qu’ils soient politiques, mercantiles ou autres... Désolé pour ceux se complaisant dans les rapports idéologiques que nous entretenons vis-à-vis des réalités, en leur conférant force de lois et que nous substituons aux nécessités vitales.

                              Mais c’est un fait que notre influence ne peut tout maîtriser, et sûrement pas toutes les interactions naturelles dont nous ne sommes que d’infimes éléments, toute civilisation collective que nous sommes !

                              Individuellement vôtre,

                              loph


                            • Gontran Gontran 2 février 2013 17:02

                              « Pour pouvoir retrouver nos prérogatives personnelles, ne faudrait-il pas avant tout retrouver un rapport individuel plutôt que collectif au contexte matériel qui nous environne ? »


                              Retrouver ? Entre la destruction de la cellule familiale, la compétition individuelle permanente à tous propos, en particulier dans le monde du travail, ou encore le sacralisation du héros propre à notre culture occidentale, ne trouvez-vous pas que nous vivons déjà dans un culte très fort de l’individu ? 

                              Le collectif est une préoccupation tout à fait secondaire et accessoire dans la société aujourd’hui. Il s’agit de réussir « sa » vie, « sa » carrière, gagner « son » argent pour acheter « sa » maison. Ceux qui consacrent leur vie à aider les autres sont soit des gêneurs (collecte dans la rue pour des organisations humanitaires, pétitions, manifestations) soit des pourris (vie politique, scandales humanitaires/ONG). 

                              Tous les héros de la culture pop sont des bourrins sans vergogne qui vivent leur vie sans se préoccuper des autres, qui réalisent leur propres rêves parce que c’est la seule chose qui compte.

                              Je me demande de quel rapport collectif vous parlez. 


                            • loph loph 4 février 2013 18:22

                              @ gontran

                              Effectivement. À part réagir collectivement pour des compétitions sportives, le reste semble plutôt dénué d’intérêt pour la grande masse. Quoique cela commence à s’agiter. Il existe une prise de conscience, et j’ai pour ma part signé une pétition pour l’intronisation d’une cour jugeant les ECOCIDES. (http://www.endecocide.eu/?lang=fr). Ce n’est pas grand chose à l’échelle mondiale, mais ça crée au moins un semblant d’initiative contre cette mode de l’individualisme triomphant, tellement aberrant à mon sens

                              Ce qui nous ferait passer au mode des rapports collectifs, ne serait-ce pas une adversité prompte à coaliser les esprits pour lutter contre les conflits divers ou une menace environnementale ?

                              Comme nous ne savons plus faire preuve d’humanisme en ces temps où chacun veut toujours plus (de vie, de biens, et cætera), il faudra hélas être mis devant une cause majeure pour, peut-être, prendre d’autres habitudes.

                              Mais effectivement, les rappports dits collectifs resplendissent par leur absence. Et ce ne sont pas nos œuvres qui mettront ceci à bas ! Plutôt une catastrophe d’envergure, si hélas elle doit arriver... et remettant en cause nos organisations omniprésentes et triomphantes (surtout pour certains individus).

                              Dommage d’en être arriver là au nom du « progrès » civil...

                              Bien cordialement gontran,

                              loph


                            • S.Magnant S.Magnant 31 janvier 2013 13:44

                              Je pense qu’il manque la description d’une forme de violence, dans cet article, par ailleurs fort intéressant. C est la violence économique, libérale, brutale. On a tendance à croire que monnaie et libéralisme économique sont nés au début XXIème siècle. N’ont ils pourtant pas été source de guerres indescriptibles ? N’ont ils pas intérêt à l’exacerbation des nationalismes divers pour faire jouer les uns contre les autres, et continuer tranquillement leurs affaires ? N’oublions pas quelles nations sont sorties grandies économiquement des guerres mondiales.

                              Quand aujourd’hui, on voit des Viehbacher de Sanofi, des Lakshmi Mittal, des traders de Goldman Sachs, ne sont ils pas aussi voire plus inquiétants par leur pouvoir de nuisance, leur cynisme le plus complet, leur capacité à naviguer dans ces temps troubles ? Rappelons nous que le populisme n’est que la réponse à la misère et au refus de démocratie égalitaire.

                              • FritzTheCat FritzTheCat 31 janvier 2013 14:05

                                @L’auteur,

                                vous retardez d’une guerre, il y a déjà belle lurette que l’UE n’est plus une institution démocratique.


                                • BA 31 janvier 2013 14:34
                                  Ferdinando Imposimato est le président honoraire de la Cour de Cassation italienne.

                                  En 2000, Ferdinando Imposimato a publié le livre « Un juge en Italie : pouvoir, corruption, terrorisme. Les dossiers noirs de la Mafia », édition De Fallois.

                                  En 2012, Ferdinando Imposimato a publié le livre « La Repubblica delle stragi impunite », édition Newton Compton. 

                                  Ce livre n’a pas encore été traduit en langue française. Son titre signifie : « La République des massacres impunis ».

                                  Le groupe international Bilderberg est impliqué dans les attentats tragiques des années 1970 et 1980 en Italie, organisés d’abord par des cellules terroristes fascistes puis par la mafia. C’est le président honoraire adjoint de la Cour de Cassation italienne, Ferdinando Imposimato, qui le révèle à l’occasion de la présentation à Naples de son nouveau livre « La république des tragédies impunies ». 

                                  « Désormais, nous savons tout de la stratégie de la terreur qui fut mise en place par le réseau Gladio (« Stay behind », ou « rester derrière » en français), appuyé par les services secrets (ceux officiels) italiens », nous confirme Imposimato. 

                                  « La stratégie servait à entraver l’émergence de gouvernements de gauche, et était orchestrée par la CIA ».

                                  Cette video dure 2 minutes 30. Ferdinando Imposimato fait des révélations terribles :



                                  • mortelune mortelune 31 janvier 2013 15:03

                                    Emmanuel Sieyez oppose le gouvernement représentatif (qu’il promeut) et le gouvernement démocratique (qu’il rejette) : « Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. » (Discours du 7 septembre 1789)


                                    La démocratie n’a pas d’avenir puisqu’elle n’est pas encore née... cqfd !

                                    • Éric Guéguen Éric Guéguen 31 janvier 2013 15:44

                                      La démocratie moderne consiste, dans ses principes, à ne donner du poids qu’à ce qui parvient à fédérer une majorité. On le voit en ce moment avec les partisans du mariage homo : ça n’a beau concerner qu’une poignée d’individus au regard de l’ensemble, ces partisans se font fort d’avoir dans leur camp la majorité de l’opinion publique pour attester de la légitimité de leur revendication.
                                      La majorité a donc toujours raison, même lorsqu’elle a tort.
                                      Partant de là, chacun peut instrumentaliser la démocratie tel qu’il le souhaite. La ligne de partage est le progrès de commande :
                                      Un homme politique qui rassemble une majorité autour d’une idée réputée progressiste est un démocrate.
                                      Un homme politique qui rassemble une majorité autour d’une idée réputée rétrograde (ou réactionnaire) est un populiste.
                                      La différence entre les deux ? Le second assume pleinement la folie de s’en remettre constamment à l’avis des majorités. Le premier s’y refuse, mais il sait qu’il lui faudra remettre en question les fondements mêmes de la démocratie moderne... et comme c’est son fond de commerce, il préfère dénoncer les affreux populistes.


                                      • JL JL 31 janvier 2013 16:08

                                        Eric Guéguen,

                                        j’espère que vous êtes conscient que ce que vous dites là n’a de sens que pour vous. Autrement dit, c’est un très mauvais sophisme. Voulez vous que nous en discutions ?


                                      • Éric Guéguen Éric Guéguen 31 janvier 2013 16:29

                                        Cessez d’invoquer le « sophisme » à tout bout de champ, ou bien sondez davantage l’histoire.
                                        Les sophistes, historiquement, sont au fondement du développement de la démocratie, au travers, notamment, de la relativité des valeurs.
                                        Je ne suis ni sophiste, ni amoureux transi de la démocratie actuelle.


                                      • JL JL 31 janvier 2013 17:32

                                        Je n’ai pas parlé de sophisme, mais de très mauvais sophisme. Nuance.

                                        Puisque vous ne voulez pas en discuter, je suppose que vous ne me contredirez pas si je vous dis que vous vous faites juge et partie dans des propos qui tiennent davantage de la pensée circulaire que du sophisme. Quoique.

                                        Car en écrivant cela, vous ne vous doutez pas un instant j’imagine, que celui qui décide de ce qui serait réputé progressiste et de ce qui serait réputé rétrograde se situe lui-même au dessus de la plèbe, réfute la démocratie, et se lamente de devoir y être soumis. Vous voyez j’imagine, où va mon regard.

                                        De fait, l’époque que nous vivons n’a rien à voir avec la démocratie, mais avec la corruption de la démocratie ; c’est la pire des époques des temps modernes, je l’appelle « les noces de la carpe et du lapin » ; je parle ici de ces politiques littéralement insoutenables qui résultent du mariage du libéralisme de gauche avec le libéralisme de droite et qui conduisent inexorablement à la privatisation sinon la destruction mortifère à terme de tous les ressources naturelles et biens collectifs comme de toutes les valeurs morales, sociales et universelles.

                                        L’exemple le plus frappant : Pierre Berger a acheté le mariage homosexuel. En conséquence, nous subissons un matraquage médiatique destiné à ringardiser tous les opposants à ce ’progrès’ social.

                                        Direz vous que Pierre berger est un populiste ?


                                      • Éric Guéguen Éric Guéguen 31 janvier 2013 17:43

                                        Non, Pierre Berger est un progressiste. Dans son « combat », il invoque l’égalité, la tolérance, l’amour dardant et les pâquerettes dans les champs, toutes choses qui fleurent bon le progrès et autres niaiseries. Frigide Barjot, elle, est populiste (ce qui ne veut pas dire que je l’adore !).

                                        Libre à vous, bien sûr, de penser que nous sommes en présence d’une corruption de la démocratie. Libre à moi de penser que c’en est juste la dégénérescence programmée.


                                      • JL JL 31 janvier 2013 19:02

                                        Guéguen,

                                        ça ne vous gène pas de cacher votre contradiction sous un second degré si pourave ?


                                      • Leftéris 31 janvier 2013 22:12

                                        Une erreur dans l’article concernant la Grèce : Jobbik n’est pas un parti grec, mais hongrois. Chryssi Avghi (Aube Dorée) est le parti d’extrême droite le plus puissant actuellement, avec LAOS. Pour parler de Jobbik, faites un petit paragraphe sur la Hongrie, vous n’avez même pas cité le nom de ce pays !

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