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La démocratie au service des oligarques

Le rétropédalage insensé des derniers jours sur le front fiscal montre toute l'absurdité du jeu politique qui confine à une parodie de ce que l'on appelle pourtant tous les jours la démocratie.

En effet comment est-il possible que ceux qui nous ont chanté la messe libérale tout au long des quatre premières années du mandat du nain, ces épigones au service des magnats de tous bords, soient les mêmes qui aujourd'hui nous indiquent exactement le chemin inverse ?

Hier le mot “impôt” était une insulte, sa simple évocation donnait des boutons d'urticaire à notre aréopage de dirigeants, De Funès ne voulait surtout pas apparaître en président qui augmenterait les taxes et les prélèvements. Il était le champion du bouclier fiscal, de la défiscaliasation des heures supplémentaires, des dégrèvements en tous genres, il ne fallait surtout pas faire fuir les riches, il fallait supprimer les droits de succession pour conforter les dynasties, il fallait caresser les rentiers dans le sens du poil, alimenter la croissance par la consommation, il fallait au bon peuple travailler plus pour gagner plus. 

Et tout cela a fini de nous traîner dans la fange budgétaire, les riches ont continué à planquer ce qu'ils n'ont pas payé en taxes diverses, et ils n'ont surtout n'ont pas consommé autant que le croyaient ingénument nos incapables de politicaillons de droite comme de gauche (car vous le savez bien, ce que l'on appelle communément la gauche en France n'est pas du tout de la gauche, mais le bras de secours de la bourgeoisie). Comme si Liliane Bettencourt souhaitait s'acheter une Ferrari par jour à l'unique prétexte de faire tourner le commerce.

Les grandes entreprises ne paient presque rien, les plus fortunés se permettent d'être bien moins taxés que le bataillon des gens normaux, les petites gens contrairement à ce que l'on entend en boucle sur nos médias sont ceux qui contribuent le plus à la solidarité nationale par le biais de la TVA.

L'injustice libérale est totale et voici que les hauts rentiers du CAC 40, les fameux grands patrons viennent se payer une tribune et une virginité arguant qu'ils accepteraient d'être plus mis à contribution pour le bien commun. Foutaise, manipulation suprême, insulte à l'intelligence publique, ces gens là sont à baffer, mais ils possèdent les médias sur lesquels ils viennent s'épancher, mais ce sperme est stérile, ce verbiage est insupportable. 

L'histoire de la dette est celle de la spoliation de l'Etat de la part de ces classes fortunées, comment est-il possible qu'un état au PIB croissant ait pu se paupériser à ce point ? Il n'est que de revenir sur toutes les privatisations qui ont donné aux privés les plats les plus appétissants, ne dit-on pas aujourd'hui que l'Etat n'a même plus les moyens d'investir dans les lignes TGV les plus rentables, on remet donc aux privés Vinci, Eiffage ou Bouygues, les clés des bénéfices futurs. La SNCF gardera n'en doutons pas la gestion de la ligne Clermont Aurillac qui comme chacun sait est particulièrement rentable.

Villepin n'a-t-il pas privatisé les autoroutes à un prix dérisoire qui sont les bénéfices de nos majors du BTP ? Jospin n'a-t-il pas été le roi des privatisations, les privés n'ont-ils pas investi à des conditions particulièrement juteuses aux frais d'un État volontairement dépouillé de ses atouts maîtres ? La part des salaires dans la création de richesse par rapport à la rémunération des actionnaires n'a-t-elle pas baissé de 10 points en trente ans. Cette part de 10% ne représente-elle pas 185 milliards d' euros qui devraient aller au travail plutôt qu'au capital ?

L'histoire de notre dette remonte à 30 ans, aux temps de Tatcher, de Reagan, de l'arrivée sur la planète de ces néo-libéraux dont les thèses ont contaminé le landerneau économique. Dès cette époque on a fait croire au bon peuple qu'il ne fallait plus payer d'împots, même à ceux qui de toutes façons n'auraient jamais été taxés. D'où la débandade des gauches représentantes du bien public et championnes de la taxation d'après l'interprétation libérale. 

Mais la taxation est-elle un sacrilège si l'argent public sert à faire fonctionner des services de bonne qualité ? Les pays nordiques sont ainsi les champions des prélèvements mais aussi ceux de l'égalité sociale, les services publics y fonctionnent, les trains n'y sont pas en retard comme en Italie où Berlusconi a volontairement détruit l'Etat en supprimant de nombreux impôts et le premier d'entre eux, les droits de succession, avant tout à son propre profit. 

Maintenant que le mal est fait comment se sortir de cette nasse avec des classes dirigeantes gorgées de solutions libérales qui sont les véritables responsables de la débâcle ? Croit-on vraiment que ceux-là pourront attaquer le mal à la racine, c'est à dire reprendre le sceptre public en taxant ceux qui les ont installé au pouvoir ? Ou bien tout cela ne serait-il qu'un jeu foireux des possédants pour reprendre en main tout ce que des décennies de luttes sociales ont conquis, cette faillite organisée ne serait-elle qu'une tromperie au macabre dessein ?

On comprend bien la quadrature du cercle ; la première mesure est de chasser la clique néo-libérale, ces envahisseurs à la pogne des grandes familles, cette armée au service du grand capital, ayant investi tous les postes de commande, de Paris à Berlin, en passant par Rome ou Madrid.

Le virage à gauche est plus qu'urgent, s'il ne s'impose par les urnes, pipées au dernier degré, alors il viendra du peuple, de plus en plus volé de son droit décisionnaire, embrigadé aux factions nanties, conditionné par la propagande publicitaire, emprisonné par le crédit à la consommation, figé par une peur soigneusement entretenue de l'avenir, transi par un chômage structurel. 


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13 réactions à cet article    


  • Minga Minga 27 août 2011 03:48

    Si nous vivions en démocratie, nous voterions les budgets, de notre commune à l’Europe. Le régime politique actuel n’a rien de démocratique : c’est une monarchie élective qui dérive de plus en plus vers le fascisme. Et pour que ça change, encore faudrait-il que les « partis de gauche » y reviennent, à gauche, en mettant en place la démocratie réelle (directe) au sein de leurs boutiques afin de pouvoir un jour enfin démocratiser les états, et les entreprises. Sinon, ça pose un sérieux problème de crédibilité à la gauche : comment « vendre » une démocratie que l’on a pas en magasin ?


    • ffi ffi 28 août 2011 00:05

      Toujours à prendre des vessies pour des lanternes ?

      La démocratie, ça n’existe pas... Ceux qui sont désignés comme les membres du « peuple » le sont justement parce qu’ils ne gouvernent pas.

      Aussitôt une fraction du peuple parvient au gouvernement, aussitôt elle quitte le peuple pour devenir gouvernant.

      Le mot démocratie est intrinsèquement contradictoire.

      En pratique, la démocratie ne convient qu’aux oligarchies, car elles seules ont les moyens de mener le peuple par le bout du nez (Et c’est bien la raison pour laquelle elles cherchent à exporter la démocratie dans le monde entier).


    • Minga Minga 28 août 2011 02:11

      Par définition, un régime où ce n’est pas le peuple qui gouverne (et où il y a donc des gouvernants et des gouvernés) n’est pas une démocratie : c’est une oligarchie.

      Hélas, plus il y a de gens qui confondent une chose et son contraire, et plus il est facile aux oligarques de régner. Georges Orwell l’avait bien perçu : dans une « novlangue » réduite à 300 mots, « Big Brother » arrive à faire prendre « ses messies pour des lanternes », à faire croire que « la liberté c’est l’esclavage » , ou comme ici à faire croire que « l’oligarchie c’est la démocratie ».


    • ffi ffi 28 août 2011 22:09

      Sauf que, par définition, le peuple est l’ensemble de tous ceux qui ne gouvernent pas. Quelqu’un du peuple qui entre au gouvernement, par définition, sort de l’ensemble « peuple ».

      Donc la démocratie est logiquement impossible. Par conséquent, de l’application de cette chose impossible, il n’en reste qu’une continuelle bataille pour le pouvoir et rien qui concerne un gouvernement du peuple.

      Cette bataille qui ne peut être entreprise que par les quelques uns, les oligarques. Cela nous ramène aux temps féodaux ou les grands seigneurs guerroyaient incessamment pour agrandir leur fief.

      Il nous faut donc assumer d’avoir un pouvoir stable, non ouvert à la compétition, donc un Roy. Tant qu’il y a la Sécu, les Allocations chomage, la retraite, et du travail pour tous cela suffit. Les président élus ne servent à rien.


    • Minga Minga 29 août 2011 02:44

      Tant que le pouvoir législatif appartient à un gouvernement et non au peuple lui-même, nous ne vivons pas en démocratie, par définition : la démocratie est directe ou n’est pas.

      Le régime que vous décrivez où un gouvernement légifère à la place du peuple s’appelle, toujours pas définition, une oligarchie.

      Mais certains sont tellement aliénés par les dogmes hiérarchistes qu’ils en arrivent à nier la possibilité même d’un système de prise de décisions collectives non hiérarchique : la démocratie. Ce sont bien entendu parmi ceux-ci que se recrutent les plus serviles serviteurs des oligarques.


    • ffi ffi 29 août 2011 15:06

      Parlé-je français ?

      Les oligarques se recrutent directement dans le peuple.
      Une fois ces gens du peuple recrutés, il parviennent au gouvernement, et donc sortent du peuple, par définition, puisque le peuple est l’ensemble de tous ceux qui ne gouvernent pas.

      Faire partie du peuple n’est pas une question d’identité, c’est une situation factuelle par rapport au gouvernement. La démocratie est donc logiquement impossible. Le peuple ne peut gouverner, puisque sinon il est le gouvernement, et comme en pratique peu gouvernent, la démocratie se limite à l’oligarchie. C’est ce qui se passe actuellement.

      Si vous ne voulez pas de gouvernement, il s’agit d’anarchie, en théorie seulement, car en pratique, même les groupes anarchiques ont une certaine hiérarchie, les nouveaux devant signer un long texte de règles pour en faire partie.

      Personnellement, je préfère être gouverné par des hommes que par des règles, car ceux-ci ont un coeur, quand celles-ci n’en ont pas.

      Mais il n’y a jamais de solution parfaite.

      L’optimal est d’avoir un pouvoir royal au niveau national (continuité du pouvoir, stabilité des lois et règles), dotée d’un rôle d’arbitre entre les diverses parties, une démocratie directe au niveau local, une représentation au niveau régional.

      La démocratie directe de l’ancien-régime avait abouti à un mille-feuille législatif (selon ce que chacun avait demandé, accepté par le pouvoir). La révolution avait aboli ce mille-feuille, pour raisons de simplification, et promulgués les mêmes lois pour tous, confisquant du même coup la démocratie, la réservant aux élus.


    • ffi ffi 29 août 2011 15:16

      En effet, si l’on réfléchit bien, il y a à peu près aucune chance qu’une démocratie directe aboutisse à une législation universelle. Vu l’immense variété du peuple, elle ne peut aboutir qu’à un recueil de privilèges, c’est-à-dire à des droits accordés à titre privé, directement entre gouvernement et un membre particulier du peuple (ou une association de membres).

      Autrement dit, la condition nécessaire à la démocratie directe est une royauté, où le roi n’intervient qu’en cas de litige et rivalité, mais laisse faire, sinon.


    • Minga Minga 29 août 2011 18:51

      Vous ne semblez pas comprendre la définition du mot démocratie : pour qu’un régime puisse recevoir le nom de démocratie, il faut que ce soit le peuple qui dispose effectivement du pouvoir législatif (et budgétaire), directement. Celà ne saurait se confondre avec l’anarchie qui est l’absence d’institutions étatiques, car le fait que le peuple ait le pouvoir législatif et budgétaire en démocratie ne l’empêche pas de se doter d’un gouvernement, pourvu que celui-ci soit uniquement chargé d’un pouvoir exécutif sur mandat impératif et révocable du corps législatif, à savoir, en démocratie, le peuple lui-même, dans son ensemble.
      Dès qu’un gouvernement empiète sur le pouvoir législatif, on n’est plus en démocratie.

      Enfin, vous dites des sornettes sur l’ancien régime : le royalisme était un régime totalitaire ultra-hiérarchiste, soumis à l’arbitraire des tyrans, sans aucune démocratie, sans justice indépendante, où les pouvoirs législatif, exécutif, et judiciaire n’étaient pas indépendants mais concentrées dans les mains d’un seul homme : le roi. Ce système féodal s’est caractérise par son inefficacité et sa barbarie. Personne n’en veut plus, sauf peut-être les descendants de ces rois fainéants et leurs valets n’ayant pas encore compris l’importance d’une séparation des pouvoirs.


    • ffi ffi 30 août 2011 02:37

      Il me semble au contraire bien comprendre le concept et je notais simplement qu’à partir du moment où existe un gouvernement, le peuple ne gouverne plus... Vous présentez un certain nombre de contraintes légales sensées approximer ma démocratie, mais celles-ci sont déjà en place, et pourtant nous voyons clairement qu’elles n’aboutissent pas à la démocratie, mais à une sorte de fonctionnement oligarchique, certes réglé par la loi.

      En effet, vous faites comme si « les élus du peuples » étaient « à l’image du peuple ». Or pour parvenir à se présenter au scrutin législatif, puis après se faire élire, il faut avoir des moyens hors-normes (ça coûte cher) ou se faire accréditer par un parti, structure noyautée par l’oligarchie de diverses manière (en général par société secrète - franc-maçonnerie ou clientélisme)

      Ou alors vous allez m’expliquer que Dassault fait partie du peuple ? Saviez-vous que Dupont de Nemours était député à la réunion des états généraux ?

      Quant à votre vision de la royauté historique en France, elle est erronée. Par exemple, il y avait plus de parlements en France à l’époque qu’aujourd’hui. Les parlements régionaux devaient consentir à l’impôt : le Roi ne pouvait leur imposer. La France était un mille-feuille législatif (pas la même loi partout), ce qui était complexe, mais c’était le résultat de la démocratie directe.

      De plus, vous confondez féodalité et royauté. La royauté a fait refluer la féodalité, souvent par la guerre, féodalité qui était consécutive de la période des grandes invasions (vikings, sarrasins). La faiblesse du pouvoir central avait produit une oligarchie, les seigneurs féodaux, lesquels étaient en lutte incessante pour le pouvoir (voir l’épisode de la paix de Dieu).

      Le seul point d’accord entre les féodaux était de se garantir la possibilité d’une lutte continuelle : à défaut de dominer immédiatement, il s’agit de se garantir la possibilité de dominer plus tard et donc de rendre légitime le combat féodal (l’espoir fait vivre).

      C’est tout à fait similaire à la théorie libérale : la concurrence, voie du progrès parait-il, mais en fait permission faite à la nouvelle oligarchie, basée sur les territoires économiques - des marchés - et non plus foncier, de lutter perpétuellement pour la domination.

      Louis XIV parvint à annihiler la féodalité en créant la cours de Versailles, y attirant les seigneurs locaux pour les contrôler. Les gens du peuple les plus doués étaient nommés au gouvernement : Colbert, par exemple, était fils de drapier.

      La généralisation de l’enseignement primaire à toutes les paroisses de France est du fait d’un décret de Louis XIV. Or ceci fut peu suivi d’effet (il fallu attendre le XIXème siècle), ce qui montre bien que le Roi n’était pas tout-puissant.

      De plus, chaque parlement régionaux avait des pouvoirs législatifs et judiciaires.

      Le Roi très chrétien ne peut être un tyran, puisque, selon l’évangile, aux apôtres qui lui demandent comment savoir qui est le plus grand, le christ répond :

      « Que le plus grand soit comme le plus petit. Que celui qui gouverne soit comme celui qui sert. »

      Et c’est bien en application de cette doctrine que Louis XI créa la Poste, permettant l’échange de courrier dans tout le royaume, ce qui fut très profitable en matière de science, comme le montre l’histoire des échanges épistolaires entre les scientifiques français.

      C’est encore en application de cette doctrine que les rois créèrent les manufactures d’état (soiries, verrerie, armurerie, corderie, etc...), afin de donner du travail à leurs sujets. Certaines sources montrent que des tambours parcouraient les campagnes au son de « Oyé, Oyé, braves gens, une manufacture a été créée, que tous ceux qui sont désoeuvrés y aillent : cela leur fera une saine occupation et leur fournira des revenus).

      C’est encore en application de cette doctrine que les rois pratiquèrent le mécénat (François Ier et Léonard de Vinci), puis fondèrent les académies, afin de promouvoir une science et des arts de qualité.

      En fait, c’est de cette conception du pouvoir que vient la notion de »service public« . Le pouvoir au service du public, c’est le »que celui qui gouverne soit comme celui qui sert« , de l’évangile.

      J’ai cru des choses telles que vous les croyez, mais cela ne correspond pas aux faits historiques. La royauté française n’avait rien de tyrannique, au contraire. Elle était admirée dans toute l’Europe (et était donc une cible à abattre pour les oligarchies). On peut le sentir intuitivement en considérant la quantité de merveilles qu’elle nous a léguée, ou encore le très haut-niveau scientifique qu’elle a atteint. Aucune tyrannie ne saurait parvenir à une telle excellence. C’est ce que montrent les faits.

      La théorie de séparation des pouvoir n’a pas prouvé sa pertinence historiquement. Elle ne permet pas d’arriver, par je ne sais quel miracle à une justice absolue. Le résultat de son application, c’est seulement d’affaiblir le pouvoir central, ce qui permet aux oligarchies de prospérer. Le pouvoir divisé entre autant de petits tyrans est tout autant injuste qu’un pouvoir tyrannique non divisé. Comme ces petits tyrans sont tous cooptés par l’oligarchie (lobbies), ça n’assure pas la justice en pratique.

      Le meilleur pouvoir est un pouvoir non-divisé, car plus réactif, qui délègue au niveau adéquat (principe de subsidiarité) en assurant la cohérence de l’ensemble, et qui suit une doctrine non-tyrannique comme la doctrine chrétienne »que celui qui gouverne soit comme celui qui sert« .

      Gouverner un pays est un véritable métier, le plus essentiel de tous, par conséquent, à sa tête, doit être non seulement une personne en CDI, mais une dynastie.

      La »démocratie", par sa vulnérabilité et son instabilité est le système préféré de l’oligarchie, et c’est bien la raison pour laquelle elle fait tout pour l’exporter dans le monde entier !

      Une démocratie véritable ne peut exister que si le pouvoir central est stable, sans lien avec aucune partie de la société et suffisamment solide pour éviter les tentatives de corruption venant des oligarchies. Autrement dit, la démocratie ne peut exister durablement sans une alliance entre un Roi et son peuple. Le Roi est là pour éviter que le gouvernement n’oublie le peuple qu’il est sensé servir, c’est sa mission régalienne.


    • Minga Minga 30 août 2011 18:33

      Votre pseudo-« définition » de la démocratie n’est pas celle de l’étymologie de ce mot, et c’est pourquoi elle est fausse. Pire encore : c’est un contresens monumental, digne de la « novlangue » d’Orwell qui permet aux tyrans de régner par l’ignorance. Cette erreur de raisonnement est ce que j’ai appelé plus haut « l’aliénation hiérarchiste », c’est à dire l’incapacité de personnes trop conditionnés par les systèmes hiérarchistes de penser la démocratie, directe, sans hiérarchies, dans les systèmes de prise de décisions collectives.

      Quant à votre propagande royaliste, elle retarde de 300 ans, et surtout, vous accumulez les contrevérités et les mensonges historiques : sous le féodalisme, il n’y avait pas de démocratie, ni au niveau local, ni au niveau central, mais l’arbitraire d’un pouvoir totalitaire (l’absolutisme) caractérisé par l’absence de séparation des pouvoirs.

      Votre conclusion aboutit donc logiquement à une absurdité quand vous affirmez « que la démocratie ne peut exister que s’il existe un pouvoir central » alors que là où existe un pouvoir centralisé, il ne peut par définition pas y avoir de démocratie réelle.


    • Roosevelt_vs_Keynes 27 août 2011 09:24

      @ L’auteur

      Pas un mot sur Jacques Cheminade, le Glass-Steagall, le crédit productif public... ?


      • Ariane Walter Ariane Walter 27 août 2011 10:22

        Excellent article Provola. Tout est dit. Oui, nous sommes dans la nasse. Et il va être très dur d’en sortir
        J’ai quelque espoir quand même car avec leur idée de taxer les sodas, ils vont mettre le feu aux poudres (Le révolution étant financée par Coca Cola !)

        Quand on pense à tout ce qu’il y a à taxer, non, les sodas !! Quels tarés ! (je précise que je ne bois jamais de ces boissons qui donnet soif et rongent les tripes.)


        • miha 27 août 2011 10:49

          Taxer les sodas sous le prétexte de santé publique, c’est le comble de l’hypocrisie !

          Alors qu’on donne encore et toujours des subventions aux agriculteurs pour qu’ils continuent à inonder leurs cultures de pesticides, d’engrais chimique qui finiront dans notre assiette... le nombre de cancers augmente et ces messieurs s’en fichent éperdument, pourvu que les lobbies s’engraissent encore..

          Santé publique, mon oeil !!!!

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