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Accueil du site > Actualités > Politique > La démocratie du désastre

La démocratie du désastre

La lecture récente de « La stratégie du choc », livre de Naomi KLEIN recommandable à tout lecteur curieux de comprendre les stratégies souterraines qui gouvernent en réalité notre monde, m’a donné envie d’écrire ce post et m’a fourni en partie son titre. Mais je dois prévenir les lecteurs sensibles qu’ils risquent d’être durablement affectés par la lecture de ce qui suit, et que s’ils persévèrent néanmoins, c’est à leurs risques et périls, et que je ne saurais en aucune manière en être tenu pour responsable.
Dans l’ouvrage cité l’auteure rappelle que le néolibéralisme, qui renvoie à d’autres mots tels que conservatisme, libre échange, laisser-faire ou mondialisation, a ses principaux fondements idéologiques dans les théories de Milton FRIEDMAN, prix Nobel d’économie en 1976 qui a écrit « Capitalisme et liberté ». On sait que les thèses exposées dans ce manifeste s’opposent à celles de John Maynard KEYNES (partisan du New Deal et d’une régulation globale) pour promouvoir au contraire un capitalisme du laisser-faire absolu : l’autoréglementation du marché, avec une privatisation généralisée des services de santé, de la poste, de l’éducation, des caisses de retraite …etc. assortie d’une réduction drastiques des dépenses (sauf pour ceux qui sont aux commandes).
 
En clair, avec ce système, toute la richesse passe du public au privé (avec un enrichissement conséquent des grandes entreprises multinationales aux mains de quelques-uns) et tout le passif passe du privé au public (avec une augmentation importante de la pauvreté pour un nombre sans cesse croissant de personnes). Les évènements récents de la crise actuelle ne contredisent pas ce point de vue à l’échelle du monde comme de notre pays.
 
Ce que l’on sait peu, mais le livre de Naomi KLEIN nous éclaire sur cet étrange clivage en s’appuyant sur une riche argumentation, c’est la manière dont ce capitalisme fondamentaliste, présenté comme une vérité scientifique absolue par ses fondateurs, notamment Frank KNIGHT, a été propagé à partir des années 1950 depuis son foyer originel : le département des sciences économiques de l’université de Chicago, grâce à ses disciples appelés les « Chicago boys ». Et ce que l’on sait moins encore c’est comment ces idées qui avaient pour objectif de combattre l’extrémisme adverse du marxisme-léninisme, guerre froide oblige, ont eu partie liée avec les techniques les plus sophistiquées de la manipulation mentale, de la torture et de la guerre, et que celles-ci sont toujours d’actualité.
Cette rencontre du capitalisme extrémiste, dont nous venons d’avoir une nouvelle preuve des effets dévastateurs, avec la violence sous différentes formes n’est pas le fruit du hasard, car les « mégaprofits » se nourrissent de « mégadésatres » : comme à la Nouvelle Orléans après Katrina ou au Ski Lanka après le tsunami de 2004. Mais antérieurement à ces faits les travaux du psychiatre béhavioriste montréalais Ewen CAMERON financés dans les années 1950 par la CIA à l’Institut Allan Memorial de l’université Mc Gill ont joué un rôle fondateur dans la mise au point des méthodes de torture « moderne », appliquées récemment à Guantanamo et Abou Ghraïb, mais auparavant largement utilisées au Chili, en Argentine, au Honduras, au Guatemala mais aussi, avec certaines différences, en Algérie, au Vietnam, en Iran, Irak, Chine, Russie, et Philippines, sans compter les « délocalisations » plus ou moins temporaires, mais toujours secrètes, dans d’autres pays obscurs.
 
Naomi KLEIN insiste sur le fait que le lien entre ce qu’elle appelle le « capitalisme du désastre » et la violence organisée n’est pas du tout fortuit parce que le libéralisme fondamentaliste a eu besoin pour s’implanter dans certains états de l’ Amérique du Sud qui étaient la chasse gardée des Etats Unis de créer un « état de choc » qui annihile toutes les défenses individuelles et sociales pour faire table rase du passé et instaurer de nouvelles règles, de la même manière que les méthodes du « bon » docteur CAMERON avaient pour but de détruire la personnalité grâce à un isolement radical alternant avec des stimulations extrêmes, des électrochocs et des drogues, afin de « reconstruire » des individus nouveaux plus malléables.

 
Les théories de Milton FRIEDMAN diffusées par ses « Chicago boys » se sont en effet appuyé sur la doctrine militaire des Etats Unis « choc et effroi » relayée par la CIA et diverses fondations recueillant de l’argent pour aider à greffer de force cette « nouvelle » économie qui a fait le bonheur de grandes multinationales et de financiers avisés pour finir par la ruine d’une grande partie des habitants de ces pays. Par la suite les attentats du 11 Septembre, la riposte du « patriot act » qui met légalement en fiches une grande partie du monde, l’invasion de l’Irak sur des prétextes fallacieux parfaitement connus au départ (ni bases terroristes, ni fondamentalisme religieux, ni production d’armes de destruction massive) sont dans la même logique et se renforcent mutuellement pour aboutir à Guantanamo. Croisades « religieuses », financiarisation à outrance, capitalisme débridé et violence, surtout occulte, sont désormais ligués contre les adversaires désignés : les terroristes alimentés par un fondamentalisme islamique lui-même rempli d’envie, et donc de haine et de violence, pour les possessions que le capitalisme autorise. Après la guerre froide, la guerre chaude…
 
Chacun est sommé de choisir son camp car la survie de l’Occident est en jeu même si la plupart des évènements ci-dessus relatés se passent assez loin de chez nous. Dans notre pays il n’y a pas encore de guerre comme au Proche Orient, pas encore de famine comme en Afrique (merci Monsanto), les immigrés sont reconduits en masse de force chez eux, des milliards sont donnés aux banques sans beaucoup de garanties, l’ordre règne (les cités sont calmes, les citoyens sont fichés, les voitures ne brûlent plus sauf 38 000 en 2008, il y a des caméras partout, les enfants pourront aller en prison très tôt, mais Rachida leur donnera un ours en peluche). Les grèves vont enfin être interdites ainsi d’ailleurs que tous les rassemblements de jeunes, et les médias comme le Parlement vont être définitivement muselés grâce à notre super Président qui veille sur nous et réforme sans relâche. Ouf les bons français respirent ! Enfin, pour être plus précis, ils respirent aussi bien que dans un coma sous assistance respiratoire avec une démocratie et des libertés si malmenées qu’elles disparaissent jour après jour sous les yeux de chacun sans que beaucoup de personnes s’en émeuvent en dehors de quelques voix isolées.
 
Ainsi donc la France serait en état de « choc » comateux et il y aurait même des responsables qui spéculent là dessus ? Oui, mais c’est un fait qu’il faut nuancer car les méthodes brutales décrites plus haut pour promouvoir le capitalisme sauvage n’ont pas cours chez nous parce qu’elles se sont adaptées aux pays « démocratiques ». En France pas d’invasion militaire, pas de torture, pas de coups d’état sanglants, et des multinationales plutôt discrètes car tout cela laisse des traces. Déjà il y a eu les parachutes dorés, KERVIEL, les subprimes, la caisse d’Epargne, les pertes massives d’autres grandes banques, les paradis fiscaux, MADOFF et comme la liste est encore longue, fermons la parenthèse.
 
Mais si les méthodes utilisées sont devenues discrètes et peu visibles, sauf pour les aveugles qui veulent bien le rester, elles ont beaucoup gagné en raffinement. Le socle de base de ces techniques est la confusion volontairement entretenue : au même moment et sur un même sujet sont énoncés deux avis officiels incompatibles et non argumentés mais présentés comme des faits établis. L’un dit qu’il faut impérativement réformer ceci comme cela dans l’intérêt du peuple pendant que l’autre affirme qu’on ne va rien changer du tout pour le bien de tous. Parfois c’est pire encore car une seule et même personne peut dire dans la même phrase une chose et son contraire. Par exemple que les personnels sanitaires ou les enseignants sont dévoués et font bien leur travail mais qu’il faut diminuer leurs moyens comme leurs effectifs pour tout réorganiser. Flatterie d’un côté, attaque de l’autre.
 
Ce type de communication schizophrénique a été conceptualisé par Grégory BATESON en 1956 à l’école de Palo Alto sous le nom de « double bind » (double lien ou double contrainte). Pour illustrer ce genre d’ « injonction paradoxale » Paul WATZAWICK a proposé l’exemple du panneau routier qui indique : "ignorez ce panneau". Vous conviendrez aisément que cela ne facilite ni la communication ni la compréhension et que cela peut même déclencher un choc de la pensée. Mais ce n’est pas encore suffisant, il faut perfectionner ce système. Pour ce faire les informations doivent non seulement être contradictoires et confuses, voire fausses, mais aussi défier toute capacité de réflexion par leur nombre considérable, et leurs sujets très différents, afin que la pensée soit submergée par une overdose de stimuli (comme pour les actualités télévisées ou les clips) ce qui renforce le premier choc. Les thèmes abordés, graves ou futiles, ont peu d’importance : seule compte l’agitation incessante qui augmente le brouillage général : tout changement de sujet devient identique à un changement véritable par inversion métonymique du contenant et du contenu. Chacun peut constater en essayant de lire le Journal Officiel que cet incessant mouvement brownien pseudo réformateur se concrétise dans un empilement inextricable de textes de lois incompréhensibles, mais cela n’a aucune importance car elles ne seront jamais appliquées par les puissants qui ont les moyens financiers et juridiques nécessaires pour les contourner en toute impunité. Le voleur de pommes surveillé par les caméras doit risquer davantage que les requins de la finance qui ne paient pas d’impôts et investissent en douce dans les paradis fiscaux.
 
Tout ceci participe d’ailleurs au choc nécessaire pour faire passer certaines idées sur la sécurité publique et montrer clairement l’urgence des réformes. Mais cela sert surtout à désarmer une opposition qui se retrouve médusée et déprimée c’est à dire incapable de penser en même temps des sujets aussi complexes que l’éducation, la laïcité, la justice, l’indépendance des médias, le communautarisme, le chômage, la santé, l’insertion sociale, l’immigration, la pauvreté …etc. Mais pour que cette thérapie de choc soit efficace il faut que la secousse soit forte et durable comme avec les méthodes du docteur CAMERON : c’est la condition essentielle d’un remodelage en profondeur de la pensée qui peut enfin préparer les vrais changements. Et c’est là que survient alors un formidable deus ex machina, un allié imprévu et inespéré : LA CRISE. La crise c’est LE CHOC par excellence qui va permettre de tout reprendre à zéro pour le bien du peuple. Car tout ce qui a précédé est désormais caduc : il faut tout changer en raison de nouvelles et urgentes nécessités. Cela explique pourquoi notre vaillant Président qui était un chantre du néocapitalisme, qui à vrai dire a toujours été plus ancien que néo, est devenu en si peu de temps un allié des ligues révolutionnaires. Hier il fallait laisser faire le marché. Aujourd’hui il faut le réglementer. Mais comme disait Edgard FAURE que l’on brocardait d’être une girouette politique, ce n’est pas la girouette qui tourne, mais le vent !
 
Or le vent a tourné et tous les défenseurs de John Maynard KEYNES se réjouissent déjà de tenir leur revanche : il va falloir encadrer les marchés, interdire la spéculation sur les produits alimentaires, réduire drastiquement cette financiarisation abusive qui ne repose sur rien de réel, supprimer les paradis fiscaux, soutenir l’économie, relocaliser certaines entreprises...etc. Tout cela est bel et bon sauf que la France n’a plus aujourd’hui aucun moyen de réaliser ces changements, même avec l’Europe, parce que leur retentissement est planétaire. ASTERIX a définitivement perdu la partie d’autant que la crise financière actuelle, pour violente qu’elle soit, n’est que le premier étage d’une fusée qui en comporte beaucoup d’autres à venir prochainement sur le plan mondial : crise écologique, crise des ressources vitales : eau et nourriture, crise de l’énergie et des matières premières, crise climatique, crise politique surtout.
 
Tous ces chocs successifs ou simultanés risquent bien d’achever notre démocratie pour en faire une sorte de république bananière remplies de coteries minables, une démocratie en trompe l’œil, une démocratie du désastre. De plus il serait sans doute très imprudent et illusoire de parier sur la capacité de transformation du système capitaliste mondial dont nous dépendons, que cela nous plaise ou non. Car ce système de plus en plus opaque est arrivé à une concentration de biens et de pouvoirs extrêmes qui laisse à penser que ceux qui les détiennent ne vont pas lâcher prise facilement. Pour eux, et malgré d’éventuelles pertes actuelles, la crise est une aubaine pour l’avenir car elle paralyse une grande partie d’un monde en état de choc pendant qu’ils préparent déjà leur riposte. Comme aux échecs, ils ont toujours un coup ou deux d’avance et se moquent éperdument des réglementations qui finiront par être prises car leur système verrouillé est au-dessus des lois parce que ce sont eux qui les font.
 
Mais peut-être aviez-vous mis comme moi votre confiance dans de grandes institutions internationales telles que l’ONU, le FMI ou la Banque Mondiale qui depuis les accords de Bretton Woods avaient pour « mandat explicite de prévenir des chocs et bouleversements économiques comme ceux qui avaient déstabilisé l’Allemagne de Weimar » ? Las, ce sont ces mêmes organisations, non élues démocratiquement et colonisées par les tenants du libéralisme fondamentaliste qui ont fait rendre gorge aux pays du Sud en les contraignant à des « ajustements structurels » qui les ont ruinés et qu’ils imposeront peut-être demain à nos enfants pour rembourser notre dette abyssale. Et là, face à ce nouveau choc attendu, le meilleur des mondes sera vraiment très proche.
 
Bon, vous étiez prévenus avant de lire, vous avez quand même voulu savoir, et bien maintenant ne venez pas vous plaindre ! Je vous accorde que vous avez bien mérité une petite pause pour pouvoir vous remettre de tout ça, mais vous ne pourrez plus dire qu’on vous cache des choses et qu’ « on ne nous dit pas tout » !

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46 réactions à cet article


  • bulu 15 janvier 2009 11:59

    "La strategie du choc" de Naomi Klein, à lire de toute urgence. Toutes les faits du livre y sont sourcés dans une annexe.
    De nombreuses interviews de Naomie klein sur france inter par exemple sont dispo sur emule ou sur youtube....




    • ronchonaire 15 janvier 2009 12:02

      Sans rejeter en bloc son bouquin, je trouve qu’il y a deux problèmes dans le raisonnement de Naomi Klein :

      1. Elle fait dire à Friedman et aux "Chicago Boys" beaucoup de choses qu’ils n’ont jamais dites ou écrites ; certaines de ses interprétations des théories économiques sont pour le moins farfelues, quand elles ne sont pas purement et simplement fausses.

      2. Elle a un raisonnement très "gaucho-centré" dans le sens où elle pose comme a priori que, par définition, un dirigeant de droite est un salopard cynique qui ne fait rien pour le bien-être de son peuple. Or, la réalité n’est pas aussi simple ; par exemple, j’ai eu l’occasion d’aller au Chili dernièrement et j’ai été surpris de voir que l’opinion des chiliens envers Pinochet est beaucoup moins négative que dans nos pays, y compris chez les jeunes. Nous ne voyons que le dictateur sanguinaire alors que les Chiliens retiennent principalement qu’il a permis le développement économique du pays. A trop vouloir présenter son bouquin comme la Vérité unique et universelle, elle passe quand même à côté de nombreux éléments d’analyse.


      • dapeacemaker911 15 janvier 2009 12:28

        @RONCHONAIRE :

        Avez vous vraiment lu son/ses livres ou juste des extraits ?

        Pour repondre a votre probleme n1, Naomi Klein est particulierement consciencieuse et livre SYSTEMATIQUEMENT les references de ces citations.
        Si vous avez sous la main une citation precise qui ne vous semble pas justifiée, soumettez la moi, j ai encore son livre pas loin, je vous indiquerais ou verifier celles ci.

        Probleme N°2 : ce que vous avancez m apparait comme particulierement faux, puisque N.Klein s acharne a demontrer que gauche et droit ne sont que 2 etiquettes d un meme pot pourri.
        Pouvez vous me citer quelques exemple de cette vision gaucho-gaucharde ?


        merci.


        Damien


      • ZEN ZEN 15 janvier 2009 12:36

        "j’ai eu l’occasion d’aller au Chili dernièrement et j’ai été surpris de voir que l’opinion des chiliens envers Pinochet est beaucoup moins négative que dans nos pays, y compris chez les jeunes"

        Avez-vous discuté avec tous les Chiliens , notamment dans les banlieues de Santiago, où on pleure encore des proches assassinés, où l’école n’est pas gratuite.... ?


      • ronchonaire 15 janvier 2009 14:44

        zen,

        Que Pinochet ne fasse pas l’unanimité au Chili, surtout aujourd’hui avec quelques années de recul (et plus d’informations) sur ses années de pouvoir, cela semble tellement évident que je ne vois même pas l’utilité de le mentionner. Je voulais simplement indiquer que la relation des chiliens à Pinochet est beaucoup plus ambigue que l’image qu’on en a en Europe et que la description qu’en fait N. Klein. Le monde n’est pas binaire, ne vous en déplaise.

        dapeacemaker911,

        Je ne vais pas vous apprendre qu’il y a plusieurs interprétations possibles à une même phrase ; c’est d’autant plus vrai quand ce sont des économistes qui s’expriment (j’en sais quelque chose, étant moi-même économiste) car ils ne présentent jamais ou presque leurs conclusions de façon claire. N. Klein nous fournit donc sa propre interprétation des travaux de Friedman & Cie ; je ne dis pas que ce n’est pas intéressant, je dis simplement que cela reste une interprétation parmi d’autres.

        Concernant le second point, je ne me souviens pas avoir lu dans son bouquin une seule critique de Cuba ou du Venezuela ; en revanche, ça flingue à tout-va les Etats-Unis, le Chili de Pinochet, la fin du communisme en Pologne, en Russie et ailleurs, etc. Son bouquin est clairement orienté ; ça ne me gène pas, elle a le droit d’avoir ses opinions, comme tout le monde. Mais arrêtons de présenter son bouquin comme une analyse objective et impartiale de l’histoire ; il ne l’est pas.


      • darthbob darthbob 15 janvier 2009 15:39

        c’est vrai que c’est bizarre un bouquin intitulé "le capitalisme du désastre" et qui ne parle pas de Cuba...

        peut être que c’est parce qu’à Cuba il ne connaisse pas le capitalisme, non ?

        Et puis les jeunes chiliens, ils ont connus la dictature ??? ils sont peut être nés après ?

        hum... bizarre votre argumentation


      • ronchonaire 15 janvier 2009 17:48

        darthbob,

        Depuis quand le fait de ne pas avoir connu une époque rend-il moins légitime pour en parler ou pour critiquer ? Personnellement, je n’ai pas connu l’Empire Napoléonien, cela ne m’empêche pas d’avoir une opinion à son sujet. L’argument selon lequel "les jeunes ne savent pas de quoi ils parlent" pue le réflexe de vieux con à des kilomètres.

        Quant à votre premier point, il ne fait que confirmer ce que je dis : N. Klein est une anti-capitaliste notoire (cf. son premier bouquin, "No Logo"), elle ne s’en est d’ailleurs jamais caché, et elle écrit des bouquins d’anti-capitaliste. Encore une fois, c’est son droit le plus strict mais appelons un chat un chat. Personnellement, je ne connais personne qui ai changé radicalement d’opinion après avoir lu son livre ; comme quoi, ses arguments ne sont peut-être pas aussi convainquants que cela...à part pour ceux qui sont déjà convaincus.


      • ronchonaire 16 janvier 2009 09:30

        Mais bien sûr Léon, chacun sait que "La stratégie de choc" est le livre de chevet de tout bon militant UMP qui se respecte. Je suis prêt à parier que même au PS, il n’y a qu’une infime minorité de personnes qui ont lu ce bouquin ; en revanche, il est en passe de remplacer "Le capital" comme bible officielle des gauchistes et anti-capitalistes de tous poils. Et vous voudriez nous faire croire que sa vision de l’histoire n’est pas orientée politiquement ?! Vous savez que vous pouvez être drôle, parfois ?


      • dapeacemaker911 15 janvier 2009 12:02

        Le mieux que l on puisse faire pour aider le peuple palestinien ou tout autre peuple opprimé, c est d abord de reprendre le controle de nos vies, de nos Pouvoirs, donc, de nos Nations.

        La France n est plus capable d aider personne car la France est morte, tuée par la mafia en place et les precedentes.
        Tuée par leurs propagandes incessante qui nous plongent dans la confusion et dans la torpeur.
        Juste assez de peur pour que l on ferme nos gueule, prostrés, mais pas trop, pour ne pas qu on se revolte.... Machiavel Motherfucker a de nombreux diciples.

        On peut crier, hurler, pleurer, s arracher les cheveux 24h24 place de la republique, notre president ne fera rien de serieux ;

        si : VENDRE DES ARMES A ISRAEL.



        Vive les JUIFS ! Vive les MUSULMANS ! Vive les CHRETIENS ! Vive les ATHéS ! 

        En un resumé : VIVE LES PALESTINIENS !


        A mort tous les sionistes et autre neo colonialistes.

        Dam 


        • NWN NWN 15 janvier 2009 12:30

          C’est bien, mais pas encore à la hauteur de la réalité ....

          Vous dites "l’ordre règne" , disons plutot, le "règne du nouvel ordre mondial" .

          Nouvel ordre mondial, new worl ordre, ils n’ont plus que ce mot a la bouche !
          Comment imposer un Nouvel Ordre, si ce n’est en faisant peur et en choquant les peuples ?

          Avec tout ces gens si riches et si puissant, n’allez pas imaginer qu’il y a du hasard :
          Le 11/9, l’Irak, la crise économique, le terrorisme et ce Ben laden introuvable....tout ça fait partie du même logique, celle de faire accepter aux peuples tout et n’importe quoi, des Sarkosy, des flics, des caméras, et bientot des puces électroniques ....

          Ne croyez pas qu’ils veulent notre bonheur, depuis le temps qu’on attend, ...c’est pas prévu ...

          Un résumé en image encore plus explicite : voyez coment par sécurité, on va vous enlever votre liberté, et comment avec ces puces qui vous permettront de vous sentir en sécurité, en sachant par exemple où sont vos enfants, comment il sera facile de les ;..éteindre .
          Acceptez la peur et la politique du "choc", et l’ordre règnera .
          http://www.dailymotion.com/relevance/search/illuminati/video/x6w33m_reveill ezvous-a-diffuse-en-masse_news

          L’interview de Aaron Russo sur la manipulation dont nous faisons l’objet, est impressionnante, il est mort 6 mois après .
          http://www.dailymotion.com/video/x3qiv7_aaron-russo-sur-le-911-le-cfr-et-ro_politics

          regardez bien jusqu’au bout !!!

           

          "Il ne faudra pas attendre longtemps après l’an 2000 pour que l’humanité ait à vivre des choses fort étranges qui se poréparent déjà lentement.
          La plus grande partie de l’humanité sera sous l’influence de l’ouest. Les prémices idéalistes que nous percevons déjà sont bien sympathiques en comparaison de ce qui vient. On verra apparaître, venant d’Amérique, une sorte d’interdiction de penser, non pas directe mais indirecte ; une loi qui aura pour but de réprimer tout penser individuel.

          On assistera à une oppression généralisée de la pensée dans le monde. Et c’est dans cette perspective qu’il faut travailler grâce à la science de l’esprit. Il faut que l’apport des découvertes soit tel - et il le sera - qu’un contrepoids suffisant puisse être introduit dans l’évolution du monde..."


          "La liberté de penser et les mensonges de notre Epoque" E. Triades.
          R. Steiner (1916)
           
           

          "Le bureau présidentiel a été utilisé pour mettre sur pied un complot d’anéantissement de la liberté du peuple américain, et avant de quitter ce bureau, je dois informer les citoyens de cet état critique." John F. Kennedy, (A l’université de Columbia, 12th Nov. 1963 - 10 jours avant son meurtre le 22 Novembre 1963.)


           


            • antitall antitall 15 janvier 2009 16:37

              commentaire sans objet,le peripate n’a sûrement pas lu le livre........,il faut être courageux pour lire,comprendre et digérer un tel pavé....dans la mare,....ça a été pour moi une vraie révélation en adéquation avec toutes les infos glanées ça et là sur le net,un livre qui fait peur mais qui donne de l’espoir....savoir c’est prévoir !!
               LE LIVRE QUE TOUT LE MONDE DOIT LIRE ET COMPRENDRE (enfin ceux qui le veulent vraiment... !)


            • Alex 16 janvier 2009 00:05

              Très bonne critique, merci de ce lien.
              Mon passage préféré : "Apparemment dans le monde de Klein, celui qui s’avère
              lutter contre les marchés libres, même s’il essaie de retirer un président
              démocratiquement élu, est un combattant pour la « démocratie »."

               smiley


            • Le péripate Le péripate 16 janvier 2009 00:29

               smiley   


            • ZEN ZEN 15 janvier 2009 13:25

              @ Le Péripate

              J’ai lu..
              Un torchon d’une page pour analyser un tel livre, qui n’est pas sans défaut, mais qui donne tant de cohérence à beaucoup d’événements majeurs de ces dernières décennies !
              Sans intérêt..
              J’ai compris, c’est signé :
              "Traduction (moyenne) réalisée par le crédule Libéral"


              • ninou ninou 15 janvier 2009 17:30

                D’accord avec Renève, surtout que N. Klein ne s’oppose absolument pas à une forme "douce" de capitalisme.
                Faire croire que ce bouquin est écrit par une gauchiste, c’est plus que de la mauvaise foi, c’est du mensonge.


              • antitall antitall 18 janvier 2009 14:22

                Le Peripate est une girouette livrée à tous les vents,surtout celui de la pensée unique....bah ! il guérira un jour !! smiley 


                  • Liberty 15 janvier 2009 15:13

                    Il faut aller voir plus loin pour comprendre ...
                    Notre système économique est en fin de course.

                    Comme après la dégringolade de 1929, une guerre est souhaitée par nos cher dirigeants bienfaiteurs, car comme chacun sait, elle nous fera oublier la responsabilité des dirigeants dans la banqueroute actuelle . (si seulement les Fils de Sarko y participaient en première ligne)
                    Quoi de plus grave que la guerre ?
                    RIEN !

                    A l’issue on pansera les plaies de cette guerre (qui se dessine) et nous oublierons la banqueroute politique actuelle face à l’économie mondiale, tout comme 1939-1945 a fait oublier 1929 !
                    Après 1945, l’économie est repartie de plus belle !


                    Nous sommes TOUS complices, surtout nos gouvernements !
                    C’est les intérêts occidentaux qui sont défendus en Israël aussi bizare que cela puisse sembler, une économie en bout de course, un développement à la ramasse .

                    Il suffit de regarder depuis quand les sionistes ont des visées sur la Jordanie, ce qui explique pourquoi les USA étaient très favorables à la création de l’état d’Israël .
                    Quelle aubaine : Gaza, Israël, Palestine, Jordanie, Irak, un SUPER AXE STRATEGIQUE.

                    Les pays occidentaux favorisés ont inventé un concept : Le nouvel ordre mondial !
                    TOUT l’occident est complice du sionisme depuis 1948, le gros souci c’est que ce secret de polichinelles a été conservé loin de l’éducation des citoyens.
                    Je n’approuve pas, je me cultive et je constate (Hugin et Munin = pensée et mémoire)

                    Israël a toujours servi de base avancée à l’occident (nous tous) au Moyen Orient.

                    Après 1945, nous avons crée l’OMC et l’ONU, après le futur merdier nous créerons "le nouvel ordre mondial" et le "new deal" à l’échelle planétaire.

                    Allez, encore quelques années et quand les citoyens deviendont trop rétifs au nouvel ordre mondial, on leur sortira une bonne guerre de derrière les fagots !

                    Même Attali halluciné en parle à mots couverts :

                    Une brève histoire de l’avenir de Jacques Attali.

                    Dans ce texte fascinant, notre national docteur ès-mondialisme livre noir sur blanc le « plan » des classes dirigeantes occidentales pour conserver la domination du monde, à l’heure où le substrat ethnique de leur puissance se défait sous les coups conjugués de l’immigration et de la déculturation. Ça vaut le coup d’œil.

                    Pour Attali, le XXI° siècle sera divisé en trois phases :

                    - l’hyperempire, qui débutera vers 2030, et qui verra le monde passer d’un système unipolaire américanomorphe à un système multipolaire, régi en pratique par le capital mondialisé,

                    - l’hyperconflit, qui débutera peu après l’avènement de l’hyperempire et le submergera progressivement – un temps de chaos anarchique et ultraviolent à l’échelle du globe,

                    - l’hyperdémocratie, qui succèdera à l’hyperconflit et se construira en réaction à ses excès – une sorte d’âge du Verseau, pacifique et « transhumain ».

                    Cette vision de l’avenir est appuyée en premier lieu sur une étude du passé. Pour Attali, l’histoire humaine se résume à un nombre limité de lois, qu’il affirme connaître.

                    - Le moteur de l’Histoire est l’affrontement multimillénaire entre nomades et sédentaires, et ce sont d’une manière générale les nomades qui créent le progrès

                    - La démocratie résulte du marché , en particulier parce que le marché facilite l’échange au sein des élites, échange par hypothèse créateur de progrès, même quand il oppose des civilisations ennemies...

                    - L’idéal démocratique, c’est-à-dire selon Attali le sous-jacent théorique de la ploutocratie, consiste à établir les droits de l’homme, et il dit le Bien

                    - La loi universelle qui régit toutes ces lois secondaires est l’extension indéfinie de la liberté individuelle, supposée être l’objectif en soi de l’humanité .

                     Attali enchaîne sur la partie de loin la plus intéressante de son bouquin : l’analyse des mutations de cet « ordre marchand » dont il est persuadé qu’il incarne le sens de l’Histoire. Là, son propos est vraiment instructif :

                    - Attali analyse l’ordre marchand comme un processus de définition d’une « langue » unique, la monnaie (« langue » rendue nécessaire, selon lui, une fois que le rêve de l’Eglise, l’unification autour du latin, est devenu caduc), monnaie qui permet la maximisation de l’échange, donc, dit-il, du « progrès ». Cet ordre marchand a toujours un centre qui, nous dit Attali, s’enrichit par la richesse qu’il sait créer (.. ;

                    - Le centre de l’ordre marchand finit toujours par succomber, parce qu’il ploie tôt ou tard sous le coût de son empire  ;

                    - L’implosion financière « ratifie » le déclin des « cœurs » successifs du capitalisme. Attali identifie une dizaine de « cœurs » successifs. Passons sur les premiers, et intéressons-nous à l’histoire récente. Pour Attali, la crise de 1929 marque l’implosion d’un premier « cœur » américain (Boston, économie du charbon), puis, après une crise, la naissance d’un nouveau « cœur » (New York, économie du pétrole et de l’électricité). 1979 marque l’implosion de ce deuxième « cœur », dont Los-Angeles prend le relais (économie de l’information). A chaque fois, la naissance du nouveau « cœur » passe par la captation de technologies que le « cœur » n’a pas forcément inventé, mais qu’il sait s’approprier parce qu’il détient le Capital .

                    Vraiment, nous avions Paco Rabane, Nostradamus, Elisabeth Tessier, maintenant nous avons ATTALI .



                    • darthbob darthbob 15 janvier 2009 15:50

                      Merci Astus pour cet article !

                      Je n’ai pas terminé cet énorme pavé de N. Klein (offert par Papa Nouel) mais il a le mérite de prendre de la distance sur les événements de ces 50 dernières années

                      Pour moi, il n’y a pas de complot. Il y a juste une sacré bande de rapaces, attirés par le sang et l’argent et qui profitent de toutes les tragédies pour s’enrichir

                      Là où N. Klein est utile, c’est qu’elle dit qu’ils ne créent pas les chocs, ils les anticipent en préparant, théorisant, peaufinant leurs plans (mondialisation, privatisations, démantèlements, pressions...)

                      De plus, les théories des "traitements de choc" ou "électrochocs" etc.. sont directement appliqués en ce moment en France (cacophonies gouvernementales organisées, une réforme par jour, une taxe par jour, plans de relance vite bouclés après la "crise")

                      La France est en état de choc (depuis le 11/09, depuis le 11/04 et depuis l’élection de Sarkozy, depuis la crise financiière, Madoff) et elle reste apathique, incapable de se concentrer, de rélfléchir à une alternative ou de se ressaisir en unissant ses citoyens

                      Dans toutes ces théories du choc, qu’est-il prévu face aux détenus qui se rebellent tout d’un coup, tellement désespérés qu’ils sont près à risquer leur vie pour arrêter le traitement ?


                      • antitall antitall 15 janvier 2009 19:07

                        Naomi ne parle pas de complot,juste à mots couverts...mais,elle parle "d’entente" à tous les sommets de la pyramide,ce qui revient au même,elle est également très prudente sur les attentats de NY,mais dit à "demi-mot"qu’il correspond bien à la pensée néoconservatrice de l’école de Milton Friedman,ce même ignoble et cynique personnage qui a fait du Chili son "laboratoire" d’essai grandement favorisé par les non-moins ignoble kissinger , nixon et son "ami" la pinoche....pour être best-seller,il faut être "circonspect"dans ses écrits,c’est un peu la thierry Meyssan Canadienne fréquentable.....


                      • L'enfoiré L’enfoiré 15 janvier 2009 16:52

                        @L’auteur,

                        « Tout est dans tout » pourrait-on dire. Le désastre suit toujours le profit de l’excès. Le paradis socialiste contre l’enfer du capitalisme. Mais l’enfer, c’est toujours les autres. J’ai déjà feuilleté le livre. J’ai eu envie de l’acheter. Et j’ai attendu pour me le réserver à des moments de recueillements, de lecture loin de tout, comme des vacances. Il faut dire que c’est une brique. Être affecté par une lecture, ce n’est pas mon style.

                        En fait dans notre monde, il y a deux catégories de monde qui respirent le même air mais qui sont à des années lumières. Choc de cultures, de pensées. Ils partagent apparemment les mêmes religions mais n’y sont pas dans le même esprit. L’un de partage, l’autre de rendement. Au milieu, il y a ceux qui travaillent et qui n’ont pas le temps de réfléchir perdus dans un travail de plus en plus prenant. La démocratie, on ne la voit que lors des élections politiques. On vote pour des gens que l’on ne coudoie pas, que l’on ne connait pas, alors que l’on pourrait le faire pour nos représentants, nos chefs dans l’entreprise, avec une parfaite connaissance de cause. Erreur de délégation ou volonté du zombie ? La justice finale, avec la même sanction "perpette", est là seule pour rectifier le tir.

                        Je crois que je vais me décider à l’acheter, ce fameux bouquin. smiley

                         


                        • antitall antitall 15 janvier 2009 18:21

                          Personnellement je l’ai lu en vacances sur la plage...8 jours de délectations,on ne peut plus s’arrêter !! même si c’est abominable ,ça fait du bien de voir la réalité en face !!...et c’est fort bien écrit et traduit !!


                        • JL JL 15 janvier 2009 17:05

                          Je ne sais pas si l’ouvrage est bien résumé, pour ma part j’approuve tout ce qui est dit dans l’article.

                          Mais qui aime bien chatie bien dit-on, alors j’ai trouvé ceci :

                          ""Las, ce sont ces mêmes organisations, non élues démocratiquement et colonisées par les tenants du libéralisme fondamentaliste qui ont fait rendre gorge aux pays du Sud en les contraignant à des « ajustements structurels » qui les ont ruinés et qu’ils imposeront peut-être demain à nos enfants pour rembourser notre dette abyssale.""

                          Je ne pense pas qu’il soit question de dette dans cette affaire : ça c’est le prétexte pour asservir les peuples. Dans un documentaire " Amérique, notre histoire " diffusé sur Arte le 27/11/06, l’un des intervenant américain filmé disait :

                          "N’ayant plus de territoires à coloniser, nous avons colonisé nos propres enfants".

                          Peut-être sommes nous déjà colonisés, à notre insu. Le président va bientôt se déplacer dans une voiture blindée. Au nom du terrorisme, toutes les libertés foutent le camp. Toutes ces caméras partout ...


                          • L'enfoiré L’enfoiré 18 janvier 2009 18:06

                             JL,

                             Absolument d’accord. Mon article "Un avenir de barbelés" ne disait pas autre chose.
                             Combat entre méchants contre bons dans une inflation de moyens.
                             Mais entre les deux camps, cela fait vivre le marché des armes, la police, la justice, le marché de la sécurité.

                             L’ère Bush a été championne dans la vie de la "sécurité".
                             En fait, les "affaires 11/9, Enron & co" ont fait le jeu de son administration quand celle-ci ne trouvait pas ses marques, déjà embourbée par le refus de Kioto très mal perçu dans le monde.
                             Le 11/9 a généré le renouveau de patriotisme poussé par le président. Enron a embourbé les affaires américaines dans des règles de l’absurde avec Sarbanes-Oxley.
                             Dans ce dernier domaine, je peux en parler. Je l’ai même écrit en long et en large dans mon dernier eBook. 
                             


                          • Marsupilami Marsupilami 15 janvier 2009 18:08

                             @ L’auteur

                            Excellent billet. Nous sommes déjà dans la démocratie d’opinion. Est-ce encore de la démocratie ? Et qu’est-ce que la démocratie, quand elle permet l’élection de régimes non-démocratiques ?


                            • Traroth Traroth 15 janvier 2009 18:09

                              "No logo" est également une oeuvre de salubrité publique. Les tactiques des multinationales pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes, nous faire acheter n’importe quoi, nous faire travailler gratuitement et exploiter les miséreux du monde entier, y sont démontées dans les moindres détails.



                              http://traroth.blogspot.com/2008/06/penses-diverses.html

                              http://traroth.blogspot.com/2007/09/choc.html


                              • Cater 15 janvier 2009 18:34

                                C’est quoi tout çà ? Il est super cet article dans le sens où il nous ouvre les yeux sur une triste réalité. Et qu’est-ce qu’on fait : on enc... des mouches, on se bouffe le nez pour des questions de réthoriques, on fait des remarques racistes, antisémites, anti-communistes primaires !!! mais ils ont raison ceux qui dirigent le monde de s’en mettre plein les poches sur notre dos : au fond on est des moutons, rien d’autre ! Alors que la SEULE et UNIQUE solution c’est de nous unir et de nous battre...
                                C’est aussi la leçon du film "Che" : si les divers partis anti Batista n’avaient pas été capables de s’unir, la dictature serait toujours là !
                                Alors, les intellos, une idée pour bouger ensemble et renverser le capitalisme ?


                                • osoleil 15 janvier 2009 19:09
                                  Merci pour cet article et aussi tous les commentaires constructifs.
                                  J’en ai lu les 2 tiers ( peu de temps et pas de vacances) Ce qui m’a beaucoup impressionné c’est le fait que des les années 60/70 lorsque j’étais enfant, mon intuition m’alerter sur l’état du monde alors que la société ne parler que de progrès d’optimisme etc. (officiellement !)
                                  Tous ces évènements qui se déroulaient depuis longtemps m’on toujours affecté même si je n’en avais pas connaissance. Je n’ai jamais été optimiste et je comprends maintenant pourquoi, nous sommes tous + ou - en phase avec notre famille humaine et l’ensemble de la planète.
                                  Aujourd’hui contrairement a cette époque, personne ne peut se dire à l’abri des actions et interactions de l’humain « le mythe de l’île desserte »

                                  merci encore

                                  • Frep Frep 15 janvier 2009 23:06

                                    Excellent article qui donne à reflechir ,notamment sur les crispations autoritaires des pouvoirs en place face à la crise . .


                                    • timiota 16 janvier 2009 00:03

                                      Mmoui

                                      Juste feuilletté le pavé en librairie.
                                      Sans doute pas mal plus malin qu’un certain filon d’articles du Diplo (j’y ai renoncé).
                                      Sûrement moins littéraire qu’un Baudouin de Bodinat (La vie sur Terre)

                                      Je voudrais quand même relativiser avec une dose de Hobsbawm et autres :
                                      et cela reprend certains posts : Nous avons hérité notre culture politique (Napo, Marx, Clemencau et même Freud si vous en soupez), de la période "long XIXe siècle", sans guerre en Europe, "grâce" à l’expansion coloniale.
                                      Avec le ressac, quand on a décolonisé, et mesuré la Terre comme un lieu de taille finie, on est revenu au régime "de toujours", mais avec un vécu un peu plus "vite", le progrès allant s’accélérant. 
                                      Ce régime atteint est , disons , "fractal", et dans ce type de cadre, vous n’étonnerez pas un physicien en disant que les plus gros mouvements ne se produisent que de façon très très intermittentes (i e : les chocs). La physique du verre a intrigué depuis de longues années et n’est pas bien résolue (théorie du "volume libre" ...qui explique aussi les polymères des accus Li-POE). Il y a quarante autres domaines répertoriés ou cela se produit : dans un système complexe qui veut bouger, tout frotouille, tout empêche un peu de passer ces mille petites barrières, ces velcros tous mal mis dans le chemin, .. Alors, attendez donc que le hasard y mette le coup de l’âne, et ça passe ..."au choc" ! Comme le capitalisme est le "gros flux" , la poussée principale, l’un (la poussée) exploite l’autre (la fractilité) à l’occasion des chocs (des intermittences). Q e d, Mlle Klein.

                                      Son mérite, à Naomi Klein, est d’avoir su mieux que les autres faire fi du vernis lisse du capitalisme, présenté comme ue tendance où le bruit serait un "gentil bruit", sans immense dispersion dans la hiérarchie des crises. Ben non, un truc fractal, ça peut aller loin, du petit petit au gros gros XXL. La poussée, elle peut aller loin aussi. Donc cette Lune intermittente a toujours rendez vous avec le Soleil pas si lisse, à ses heures. Cosi va la nave, pas sur son erre.

                                      Il faudrait donc dire "honte aux autres" (aux autres philosophes de la gauche), surtout, de s’être fait berné de la sorte, à prendre pour argent comptant des modèles "unidimensionnel" (marxisme dans les vulgates usuelles). Malgré Marcuse. Je vais d’ailleurs de ce pas lire le papier sur Stiegler, me semble pas trop avoir besoin de l’aide de Naomi, celui là. 

                                      Ah, oui, l’article sur l’autisme s’est fait un maigre succès (institutions près de la frontière franco belge ..5 réactions) pourtant, voilà un cas où en France, nous sommes bouchés et déconnants grave depuis saint Bettelheim, grâce aux mauvais coté des 68-arts, qui ont pris la psychanalyse pour argent comptant, et qui auront besoin de leur Naomi (on l’attend), pour soigner ce 1% de la population qui a un handicap exemplaire, exemplaire car on ne peut rien projetter dessus. C’est ça qui retarde la comprenette ! Capisc ?

                                      Bye




                                      • Dudule 16 janvier 2009 09:40

                                        Il se trouve que j’ai une formation assez correcte (même si elle date un peu) en physique de l’état solide, et justement vous m’étonnez...

                                        Je me méfie énormément de toute application de principes physiques ou mathématiques aux sciences humaines ou (de façon plus générale) dans des domaines où ils n’ont absolument rien à faire.

                                        Je ne vois pas bien en quoi les fractales ou la physique du verre expliqueraient la situation politique du monde contemporain, et je ne vois pas non plus comment il serait possible de l’établir de façon rigoureuse.



                                      • timiota 17 janvier 2009 02:10

                                        En version de base,
                                        c’est le bouquin "Le Cygne Noir" de Thaleb Nicholas Nassim
                                        qui décrit les flux des choses "improbables" et leur importance.

                                        Il semble là aussi qu’ily ait bcp de pages pour un contenu ramenable à 200 pages.

                                        La physique a eu du succès là où les descriptions "lisses" marchent bien
                                        (électronique, ciruit RLC, atomes).

                                        Les mouvements dans un verre sont bizarres : les atomes n’ont pas de position définie globalement, mais seulement localement. Quand on chauffe un verre et qu’il ramollit, c’est pas tous les atomes qui bougent, ce sont les 1 pour mille qui ont un puits de potentiel localement "sympa", plus que les 999/1000 autres. Mais une fois qu’ils ont bougé, de nouvelles opportunités apparaissent de ci de là, dans les mêmes proportions.... C’est un peu comme voir les gouttes tomber sur une flaque. Ca n’est pas du tout le réciproque de l’évaporationde la flaque ! 


                                      • L'enfoiré L’enfoiré 18 janvier 2009 18:23

                                         Salut Dudule,

                                         J’ai écrit un article "Et la raison fut", Mandelbrote l’initiateur des fractales y était mentionné. Titre provocateur pour redonner une confiance qui s’effondrait déjà à l’époque.
                                         Les mathématiques ne sont pas à mettre en regard de la vie ? Je crois bien que si. Pour modèliser la nature, les fractales sont bien plus que de beaux dessins. 
                                         Le problème on oublie des paramètres ou ils sont mal agencés.
                                         Les derniers Nobel de l’Economie ont tous réfléchi au problème par l’intermédiaire .... du jeu.
                                         Amusant, non ? 
                                         Je dis dans mon article : "Benoit Mandelbrot, l’inventeur des fractales, signalait, dès 1962, l’erreur d’appréciation et sous-entendait que le hasard devait tenir compte d’une sauvagerie possible et externe à la normalité. Les indexes, les évaluations seraient sans cela, plus fantaisistes en suivant des bases trop sages et donc, sous-estimées."
                                         D’autres explications dans l’article.


                                      • L'enfoiré L’enfoiré 16 janvier 2009 10:07

                                         Personne n’a-t-il lu le petit bouquin d’Alexandre Adler "Le rapport de la CIA" ?
                                        Intéressant de lire une vision par l’autre bout.


                                        • JL JL 16 janvier 2009 10:28

                                          @ l’enfoiré, il semble que Adler n’en soit pas l’auteur, et cette présentation que vous faites n’encourage pas à la lecture, vous devriez savoir qu’Adler n’est guère prisé ici. Sur amazon.com je lis ce commentaire :

                                          "Pour tous les passionnés de géopolitique, cet ouvrage est réellement remarquable. Il s’agit de la présentation - en langue française - du rapport 2005 du Conseil National du Renseignement américain. Il aborde les 15 prochaines années et les grandes tendances qui pourraient se dégager en matière politique, économique, religieuse, de communication, écologique,.... Cela donne naissance à 4 scénarios plausibles auquels serait exposée la planète. L’ouvrage présente également la méthodologie mise en ½uvre pour aboutir au rapport. La longue présentation d’Alexandre Adler au début de l’ouvrage vient apporter son érudition et son expertise géopolitque indiscutables à un ouvrage déjà bien passionnant. A lire et à relire sans réserve dans les années à venir  ! "

                                          Pourquoi ne feriez vous pas un article exposant sobrement ces quatre scénarios ? Ou peut-être pourriez-vous les exposer brièvement ici ?


                                        • L'enfoiré L’enfoiré 16 janvier 2009 13:09

                                          @JL,

                                          Merci pour l’information. Je n’osais même pas espéré qu’il en soit l’auteur.

                                          Je ne l’ai pas lu. Seulement, survolé dans un magasin, d’où ma question.

                                          Mon intérêt était lié avec l’article que j’ai écrit récemment « Futurologues en goguette » dans lequel j’annonçais ma recherche de ce qui a tenu la route dans le futur et de ce qui a été, au contraire, de la fumisterie.

                                          Donc l’article pourrait suivre, il me faut simplement reprendre une série de bouquins de ma bibliothèque, les relire et analyser. Je suis sûr que la déconnade est au coin du chemin. Alors les futurologues d’aujourd’hui ?

                                           

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