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Accueil du site > Actualités > Politique > La démocratie est le pire des régimes, si…

La démocratie est le pire des régimes, si…

La démocratie en France était une utopie au 18è siècle. Elle est devenue une réalité au 19è siècle. Pour devenir un cauchemar au 20è et 21è siècle...

« La démocratie est le pire des régimes, à l’exception de tous les autres ». Winston Churchill employait cette maxime pour justifier les imperfections de la démocratie. 60 ans après, ce propos reste-t-il d’actualité ? A mon avis, plus que jamais. Mais la constatation est à nuancer.
 
Une des tares les plus saillantes de la démocratie, telle qu’on la pratique en France, est le clivage exacerbé gauche/droite. Devenu mécanique, obligatoire et continuel, celui-ci n’a plus guère de sens. Les parlementaires de gauche et de droite jouent une représentation théâtrale continue, laquelle consiste à toujours s’opposer au camp d’en face, quel que soit le sujet, quel que soit le contexte. Et quiconque cherche à s’affranchir de carcan est qualifié de « traître » en puissance, et mis automatiquement au ban.
 
Notre démocratie a mal tourné. Devenu un instrument de promotion personnelle (en un mot, prendre le pouvoir), la démocratie a été dévoyée par l’ambition des politiques, au détriment de l’intérêt général, pourtant base d’une démocratie, censée représentée les desiderata de la majorité.
 
Si cela est toujours effectif, le vote ayant encore lieu, les campagnes politiques sont devenus une comédie. Destinées à vendre de l’illusion et convaincre séparément un agrégat de multiples pans de la société civile, les campagnes n’ont plus pour objectif l’expression d’un projet qui viserait l’intérêt général. Elles convoitent plutôt les intérêts particuliers (et possiblement contradictoires) qui mènent vers un intérêt général qu’atteste une majorité d’électeurs pour le moins chancelante. Laquelle majorité est totalement hétérogène, puisque chaque électeur (de la majorité) vote pour le même candidat, mais pour des raisons différentes…
 
Cette mosaïque que constitue la « majorité » est évidemment hétéroclite, conséquence des promesses catégorielles des politiques, et conséquemment aucun projet d’ensemble, cohérent, peut-être mis en place en étant élu de cette façon. Or, la démocratie devrait avoir comme fin ultime un consensus général, lequel ne peut se faire que sur un projet global.
 
Un projet global qui touchera l’ensemble des Français, peut-être pas directement, mais qui concernera tout un chacun malgré tout. Deux, trois, quatre, x projets d’ensemble, proposant une vision de la France harmonieuse, doivent s’affronter lors des campagnes nationales. C’est le seul moyen de dégager un consensus général et par conséquent de ne pas jeter des milliers de personnes dans la rue au moindre projet de réforme.
 
Faut-il, pour y arriver, faire exploser le clivage automatique droite/gauche ? Je le crois. Les clivages doivent perdurer, mais au cas par cas, de manière réfléchie. L’automatisme et le tribalisme exacerbé des partis nous ont menés droit dans le mur : des politiques qui ne construisent rien de pérenne et des électeurs forcément mécontents. Il faut sortir de cette logique de la surenchère tous azimuts et hautement corporatiste.
 
En sortir pour casser ce réflexe qui consiste à ramener les « citoyens déçus de la politique » par une surenchère démagogique et, à terme, dangereuse. Un électeur peut être déçu une fois, deux fois. Il peut de nouveau y croire une fois, deux fois. Mais ce manège s’arrête forcément là. Et à partir de ce seuil, on entre dans une ambiance révolutionnaire, les électeurs n’ayant plus rien à retirer de ce système politique.
 
Nous aurions tort de vouloir renverser la démocratie. Ce régime reste le pire… excepté tous les autres. Mais aujourd’hui, les citoyens sont forcément convaincus par la première partie, mais la seconde est oubliée. La faute en incombe clairement à nos politiques. Ils doivent changer, radicalement. Ou la maxime de Churchill sera tronquée de sa seconde partie pour donner raison à l’histoire, laquelle aura renversé ce régime plein de promesses mais pourri par quelques ambitieux inconséquents : la démocratie est le pire des régimes.

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27 réactions à cet article    


  • bernard29 bernard29 25 juillet 2009 12:04

    La première chose à faire est d’arrêter le cumul des mandats. Aprés ça ira peut être mieux !!

    IL SERAIT TEMPS ..

    NOUS, citoyens français, demandons, l’application de ces règles simples dès 2007.

    Des mandats politiques

    Art 1) – « Les mandats nationaux, régionaux et départementaux, ne peuvent se cumuler qu’avec le simple mandat de conseiller municipal ».

    Art 2) – « Nul ne peut être éligible à plus de deux mandats successifs pour la même fonction hormis celle de conseiller municipal ».

    Particularités du mandat de conseiller municipal.


    a) Personne ne peut interdire à quiconque de s’intéresser et de participer à la vie politique de sa commune, cellule de base de la démocratie.
    b) le mandat de conseiller municipal est un mandat bénévole.
    c) Mandat de proximité, il enlève aux élus nationaux leur argument selon lequel ils seraient coupés du terrain.

    http://changerlarepublique.over-blog.com/



    Ensuite il faut réduire le train de vie et les avantages éhontés des élus, au lieu d’élire des gens pour qu’ils fassent fortune.


    • finael finael 25 juillet 2009 16:48

      Personnellement je ne permettrait pas la réélection : Un seul mandat, ... quitte à pouvoir en briguer un autre au bout de deux ou trois élections.

      Cela couperait court aux pratiques privilégiant l’intérêt de ses électeurs (de sa circonscription) à l’intérêt général.


    • Polemikvictor Polemikvictor 25 juillet 2009 12:15

      Notre démocratie n’a pas mal tourné, c’est notre république qui s’est dégradée au point de n’etre plus qu’une démocratie.
      On a dégradé :
      La responsabilité individuelle en assistance revendiqué
      La fraternité en compassion
      L’information en communication
      L’éducation 
       Rappel : une république est constitué de Citoyens, ceux ci se doivent d’etre instruits et responsables.


      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 25 juillet 2009 15:23

        Le savoir en information.

        L’amitié en pseudo-fraternité.

        L’instruction publique en éducation.

        http://laconnaissanceouverteetsesdetracteurs.blogspot.com 


      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 25 juillet 2009 15:24

        Les relations amoureuses en pratiques sexuelles.

        La politique en politiquement correct.


      • dom y loulou dom 25 juillet 2009 13:24

        bêêê bêêê

        que dit la mangeaoire médiatique aux moutons de babylone en leur servant du cul et des nichons ?

        question générale :

        Il vous fait vraiment voir vos gosses crever d’abord pour comprendre que vous devez vous mobiliser comme un seul homme MAINTENANT ?.


        • Frédéric Alexandroff Frédéric Alexandroff 25 juillet 2009 13:56

          Bonjour.

          Article intéressant, car il a notamment le mérite d’aborder -encore que dans certains de ses aspects il ne fait qu’effleurer- un sujet d’une importance extrême : la validité des poncifs et des postulats qui font de la démocratie un système jugé supérieur, plus évolué, en clair la finalité même de l’évolution des régimes politiques.

          Car en réalité, Winston Churchill avait tort : la démocratie est le pire des régimes, AVEC tous les autres. Les philosophes grecs, et notamment Platon, l’avaient déjà compris et expliqué par le menu. Chaque régime politique s’appuie sur un pilier unique, une idée-force, un concept qu’il poussera jusqu’à l’extrême et qui finira par le corrompre et le détruire.

          Dans le cas de la démocratie, c’est le principe de liberté qui contient les germes de cette autodestruction inévitable. Car de cette liberté qui leur est accordée, les citoyens tirent la conclusion qu’ils ont le droit de faire tout ce qu’ils veulent et, notamment, qu’ils ont la liberté de se désintéresser de la chose publique, cette « res publica » qui est justement leur bien le plus précieux, avant leur liberté de « jouir », c’est-à-dire, à notre époque, de consommer.

          Le régime idéal n’existe sans doute pas, mais il y a des conclusions qu’aucun système politique n’a jamais su tirer de l’héritage philosophique grec, et notamment celle-ci : la forme du régime importe moins que l’efficacité de son organisation.

          Frédéric Alexandroff


          • Alpo47 Alpo47 25 juillet 2009 14:49

            Notre prétendue démocratie n’est plus qu’une illusion. D’abord, pour que celle ci existe vraiment, il faut que les citoyens soient éduqués et INFORMES.
            Nos politiques l’ont bien compris qui ont, ces dernières années, controlé la majorité des médias, manipulant ainsi l’information.
            Qui peut prétendre aujourd’hui, que les informations télévisées sont fiables, objectives et prennent en compte les faits vraiment importants pour informer les citoyens. TF1 en est une caricature, mais pas seulement. Il en est de même pour les autres médias. Cherchez donc qui en sont les propriétaires.

            Le vrai pouvoir est aux mains de « l’oligarchie » financière, ou le « rentiers-actionnaires », dont les politiques ne sont que des marionnettes.
            Quelle est cette « démocratie » dont les choix sont déterminés par avance, et sont tous au service de cette oligarchie ? Le pouvoir de l’UMPS. Il en est malheureusement de même pour quasi tous les autres partis, y compris les syndicats.

            Le choix politique ne sert qu’à créer l’illusion de la diversité et du changement.

            Avez vous vu Matrix ? Nous y sommes.


            • logan 25 juillet 2009 14:56
              « Une des tares les plus saillantes de la démocratie, telle qu’on la pratique en France, est le clivage exacerbé gauche/droite. Devenu mécanique, obligatoire et continuel, celui-ci n’a plus guère de sens. Les parlementaires de gauche et de droite jouent une représentation théâtrale continue, laquelle consiste à toujours s’opposer au camp d’en face, quel que soit le sujet, quel que soit le contexte. Et quiconque cherche à s’affranchir de carcan est qualifié de « traître » en puissance, et mis automatiquement au ban. »

              Et où sont les arguments pour démontrer toute cette affirmation ?

              Quand la gauche s’oppose à la droite sur le travail le dimanche c’est théatral ? c’est s’opposer pour s’opposer, cela n’est pas dutout du à de profonds désaccords ?
              Quand la gauche s’oppose à la droite sur la loi hadopi pareil, c’est théatral ?
              Quand la gauche s’oppose à la droite sur l’allongement de la cotisation pour la retraite, c’est théatral ?

              La traitrise et le fait d’aller à la soupe sont des comportements qui donc n’existeraient pas ? Par exemple quand un Besson passe de secrétaire au PS à ministre de l’immigration à renvoyer des gens de France en tentant de respecter des quotas il n’y a pas la moindre traitrise c’est ça ?

              Par ces affirmations grotesques, déjà votre article part très mal, et en citant de toute façon dès le départ les propos de Churchill, l’un des plus ardents défenseurs de l’aristocratie et des plus virulents attaquants de la démocratie, vous donnez tout de suite le ton ...

              • logan 25 juillet 2009 15:00

                « Or, la démocratie devrait avoir comme fin ultime un consensus général, »

                Quelle ânerie ! Un consensus à 65 millions de personnes mdr ...


                • Senatus populusque (Courouve) Courouve 25 juillet 2009 15:21

                  Un tel consensus, c’est la démocratie populaire, c’est-à-dire le totalitarisme.

                  http://laconnaissanceouverteetsesdetracteurs.blogspot.com 


                • logan 25 juillet 2009 16:49

                  quel est le rapport entre démocratie populaire et totalitarisme ? il me semble que ce sont plutôt deux régimes plutôt opposés ?


                • Senatus populusque (Courouve) Courouve 25 juillet 2009 15:15

                  « Democracy is the worst form of government, except for all those other forms that have been tried from time to time. » (from a House of Commons speech on Nov. 11, 1947)


                  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 25 juillet 2009 15:19

                    Montesquieu conservait les principes de la civilisation grecque lorsqu’il jugeait que « c’est dans le gouvernement républicain que l’on a besoin de toute la puissance de l’éducation » De l’Esprit des lois, IV, 5.

                    Si la démocratie ne fonctionne plus, c’est parce que l’éducation n’a pas suivi.


                    • logan 25 juillet 2009 15:34

                      « Cette mosaïque que constitue la « majorité » est évidemment hétéroclite, conséquence des promesses catégorielles des politiques, et conséquemment aucun projet d’ensemble, cohérent, peut-être mis en place en étant élu de cette façon. »

                      Ce qui est parfaitement faux.

                      D’abord dans une démocratie ce n’est pas forcément une majorité de la population qui gouverne, tout dépend de la division de la population, en réalité vous confondez « majorité » et « volonté générale » qui sont évidemment deux notions différentes. Une majorité peut être relative ou absolue. La volonté générale c’est la volonté d’un groupe de personnes qui a reçu l’assentiment de tous les autres pour s’appliquer et cet assentiment leur est accordé parce que la question de savoir quelle volonté doit s’appliquer a été tranchée dans des conditions honnêtes et équitables, comme cela doit être le cas par exemple lors d’élections au suffrage universel ...

                      De plus sur chaque question les majorités / minorités diffèrent, la volonté générale elle diffère elle aussi. Voilà pourquoi, alors que la loi est censée être l’expression de la volonté générale, seul le parlement a le droit d’édicter des lois, le parlement est justement censé représenter toute cette diversité d’opinion de l’ensemble de la population, et sur chaque question les majorités / minorités doivent elles aussi être différentes.

                      Un gouvernement lui par contre n’a pas le droit d’édicter des lois car il ne représente pas la volonté générale, il a juste reçu le droit de gouverner, c’est à dire de gérer les différentes administrations et de proposer des projets de lois qui devront être discutés au parlement européen.

                      Cette diversité d’opinion n’est pas forcément catégorielle et encore heureux, l’intérêt général est une notion subjective, la preuve avec votre vision de la démocratie qui diffère totalement de la mienne. Chacun est appellé au contraire à laisser de côté ses intérêts particuliers et à prendre des décisions selon l’intérêt général.
                      Est-ce que dans le lot il y a des personnes qui pensent avant tout à leurs propres intérêts ou catégorie d’intérêts ? C’est possible ... C’était grandement le cas il y a 220 ans, alors que la population était divisée en 3 catégories, la noblesse, le clergé et le tiers-état ...
                      Mais aujourd’hui, le niveau général d’éducation ayant grandement évolué, la communication étant devenue instantannée, la situation a quand même grandement évoluée, et aujourd’hui plus rien ne justifie le tableau que vous dressez ...

                      Ainsi quand le gouvernement ou le président sont élus, oui ils sont élus pour des raisons différentes, mais vous avez tout faux quand vous croyez que leur programme à ce moment là a valeur de loi ou que ce programme représenterait la volonté générale ... Non la seule volonté générale je le répète à ce moment là c’est de laisser le droit à ce président ou à ce gouvernement de gouverner le pays, en l’occurence de mener à bien leurs prérogatives exécutives, comme gérer les administrations, ou comme proposer des projets de lois au parlement.

                      Mais ensuite j’insiste c’est au niveau du parlement que doit avoir lieu le débat publique et que doivent se retrouver la diversité des opinions de la population.

                      Si tout ne se déroule pas comme ceci dans la réalité, c’est pour de multiples raisons qui n’ont rien avoir avec la démocratie elle-même mais qui ont plus avoir avec la spécificité de nos institutions.

                      A partir du moment où notre parlement est devenu une chambre d’enregistrement des lois du gouvernement la démocratie est morte. Il y a beaucoup de raisons à cela ... Il y a le manque de proportionalité du scrutin qui fausse la représentation du parlement. Il y a la spécificité du mandat des parlementaires, basée sur la représentation nationale ( qui est une représentation faussement démocratique, beaucoup plus aristocratique que démocratique, il faudrait au contraire que leur mandat soit basé sur une représentation populaire, c’est à dire que leur mandat soit impératif, qu’ils soient obligés de rendre des comptes régulièrement aux citoyens qui les ont élus, et que ces citoyens aient la possibilité de les révoquer à tout moment pour rendre réelle la responsabilité que devraient avoir ces élus. Enfin il y a des choses comme le cumul des mandats et leur non renouvellement, car le carriérisme et la corruption gangrènent la politique et la démocratie, il y a le vote blanc qui devrait être comptabilisé et permettre aux électeurs de demander de nouveaux candidats ... etc ... etc ... etc ...

                      Le phénomène de parlementaire godillot est révélateur du mal qui ronge notre parlement, quand on voit des disaines de députés de l’UMP voter comme d’un seul homme les projets du gouvernement sans même rien y comprendre, c’est totalement flagrant !

                      Il y a des clivages dans la société, et il est normal que ces clivages se retrouvent au niveau politique, que cela vous plaise ou non, la démocratie c’est justement une façon de trancher entre tous ces clivages et c’est la meilleur façon de trancher, car elle donne à tous la possibilité d’agir de manière équitable sur notre avenir commun en tant que peuple.
                      Soit tout le monde décide selon des décisions prises collectivement, soit c’est une personne ou un petit groupe de personnes qui décident, à vous de voir ce que vous préférez entre la démocratie et la dictature.
                      Mais des décisions doivent être prises, parce quand on décide de vivre avec les mêmes règles que 65 millions de personnes, il est tout à fait normal qu’un grand nombre de personnes ne soient pas vraiment d’accord avec vous et il faut définir quelle volonté s’applique donc le cas de ces désaccords ...



                      • logan 25 juillet 2009 16:10

                        La notion de gauche ou de droite sont des notions purement subjectives et personnelles, quelqu’un se sent de gauche ou de droite ou du centre quand il se sent appartenir à un peuple, à une famille, de gauche ou de droite ou du centre d’ailleurs, c’est à dire à une partie du peuple qui partage plus ou moins les mêmes valeurs, qui défend plus ou moins les mêmes idées, le même type de société, ou le même type direction à prendre.

                        Historiquement le clivage droite / gauche était à propos de la notion d’égalité. Et au fil des ages ce clivage fondamental demeure et il n’y a aucune raison de dire qu’il aurait disparu ...
                        On est encore profondément dans une société où s’opposent des personnes qui pensent qu’il ne peut pas y avoir de liberté sans égalité réelle ( la gauche ) et ceux qui s’opposent à une telle égalité au motif de la liberté individuelle ( la droite ).
                        On est encore profondément dans une société où s’opposent les défenseurs de la démocratie ( où c’est le peuple qui gouverne ) ( gauche ) et les défenseurs de l’aristocratie ( où c’est un groupe de personnes éclairées qui gouverne ) ( droite ) .

                        Mais ces grands clivages qui traversent pourtant bel et bien la population en long en large et en travers c’est vrai ne s’expriment plus sous ces questions claires et précises, comme ils ont pu s’exprimer à l’époque de la révolution, mais on en retrouve les aspects dans bon nombre d’autres clivages plus précis, comme par exemple sur la question européenne.

                        Donc vous avez tord quand vous nous expliquez que ce clivage gauche / droite aurait disparu, il est au contraire plus que jamais d’actualité et fort.
                        Mais ce clivage gauche / droite il est vrai ne peut pas résulter en deux blocs bien distincts et monolitiques, chaque personne est sur chaque sujet plus ou moins de droite ou de gauche et ainsi sur chaque sujet la volonté générale change et les majorités fluctuent. Si on ne retrouve pas ce magma d’idées, ces fluctuations dans un parlement, c’est uniquement pour des raisons institutionnelles comme je l’ai expliqué plus haut.

                        Vous voyez cette notion de gauche et de droite comme qqchose qui nous détermine, hors vous inversez totalement les choses.

                        Mais qui se dit « ça c’est de droite donc comme je suis de droite je suis pour » ? ou inversement « ça c’est de gauche donc comme je suis de droite je suis contre » ?
                        Mais absolument personne ne réflechit comme ça ... Si vous croyez que les gens réflechissent comme ça alors c’est que vous prennez vraiment les gens pour des cons ... Et c’est vous qui le devenez ...
                        Non fort heureusement chacun réfléchit normalement, sauf qu’évidemment tout le monde ne peut pas prendre le même temps à réfléchir ou à étudier toutes les questions, tous les domaines qui peuvent faire débat, et voilà pourquoi on retrouve ce comportement de mouton, souvent on fait confiance à quelqu’un d’autre et on ne fait que suivre, et exprimer des opinions reçues, plutôt que des opinions tirées de notre propre et pure réflexion. Dans la majorité des cas, c’est un mix des deux ...
                        Et c’est uniquement ce phénomène qui donne cette impression que vous avez que les gens réfléchissent en bloc mais c’est faux.
                        D’autres raisons renforcent ce phénomène, comme les députés godillots à l’assemblée ...

                        Mais personne ne détermine ses décisions selon le clivage gauche / droite, c’est totalement absurde ... Le clivage gauche / droite est uniquement un phénomène de composition de familles politiques et de rassemblement ...

                         


                        • Mohammed MADJOUR Mohammed 25 juillet 2009 19:19

                          « La démocratie est le pire des régimes... »

                          La démocratie à laquelle sont arrivées les Nations européennes, oui ! Parce que précisément c’est une fausse démocratie : Vous avez raison de dire qu’elle est devenue un moyen de promotion personnelle« mais il faut ajouter que cette promotion touche de plus en plus de gens non pas ceux qui gravitent autour des dirigeants et des institutions mais les citoyens les plus éloignés et les plus dispersés et qui jouent le rôle de propagandistes et de meneurs à chaque cirques électoral !

                           »Or, la démocratie devrait avoir comme fin ultime un consensus général, lequel ne peut se faire que sur un projet global.« 

                           »Le consensus général fait sur un projet global« se dégage dans chaque campagne électorale et dans tous les pays du Monde, les promesses les plus folles sont étalées sur la voie publique mais comme il y’a arnaque à l’origine du principe même de la Démocratie cela débouche toujours sur la trahison des élus qui se libèrent de toute responsabilité juste le lendemain de leur investiture : Cette fausse démocratie est le pire des régimes !

                          Tant que la fonction politique échappe à la législation, tant que les populaces acceptent de quémander leurs droits et leurs part légitime des ressources nationales sous forme d’investissement, il n’y aura pas pas de régime démocratique sur cette planète !

                          Il faut initier une révolution mondiale et imposer à toutes les Nations les vrais principes d’une vraie démocratie consignés dans une »DECLARATION UNIVERSELLE DES DEVOIRS DE L’HOMME" (politique) : il y’aura comme conséquence immédiate le foisonnement des droits humains pour tous les humains ! Cette déclaration universelle des devoirs imposera un comportement responsable aux gestionnaires des affaires publiques, limitera la corruption et finira par guérrir les malades milliardaires accumulateurs des milliards inutiles !

                          Mohammed. 


                          • PtitLudo PtitLudo 25 juillet 2009 19:38

                            Très bonnes interventions de logan sur ce fil. Pour que l’on retrouve un semblant de démocratie je proposerai les point suivants

                            - obligations aux élus de remplir leur fonction, sous peine de pénalité financière, voire de perte de leur siège, et d’organisation d’une nouvelle élection dans ce cas.
                            - non cumul des mandats (comme le propose bernard29) enfin respecté, aucun contournement possible.
                            - comme finael, pas de renouvellement des mandats (ou avec un délai de carence)
                            - pas de désistement possible (candidats fantoches), une nouvelle élection doit être organisée si l’élu ne peut pas honorer sa fonction.
                            - loi anti-lobbying et contrôle par une autorité indépendante.
                            - stricte séparation public, privé, un élu est exclusivement au service de la république.
                            - RESPECT DES RESULTATS DE REFERENDUMS
                            - Tableau de bord des votes des élus (qui as sérieusement le temps de lire le JO ?)


                            • zelectron zelectron 25 juillet 2009 21:02

                              Même Agoravox ne veut plus de « moinssages » pour faire semblant de tenir un site « démocrate »

                              ps je n’ai pas peur d’être désapprouvé...mais je préfère les +++


                              • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 26 juillet 2009 02:13

                                Notre démocratie est loin d’être parfaite et il y a beaucoup à faire pour l’améliorer.

                                Un citoyen doit être informé, mais aussi formé à l’exercice compétent de sa citoyenneté.
                                A notre époque, on donne à nos enfants une formation qui leur permettra de travailler, de produire, en principe pour le bien de la société. L’école n’enseigne pas, ou si peu, à devenir un citoyen. Devenir citoyen responsable nécessite de faire une étude critique de tous les textes fondamentaux y compris les traités internationaux. Cela implique aussi l’apprentissage de l’analyse des textes de lois, des règlements, des résolutions et décisions de l’UE, mais aussi des écrits et des déclarations des politiques, analyse du contenu, mais également de ce qui ne s’y trouve pas. De plus, puisque les politiques utilisent depuis plusieurs décennies les techniques de la publicité, essayant de susciter chez les citoyens des réactions qui appartiennent davantage au domaine de l’instinctif qu’au rationnel, il faut protéger ces derniers en leur enseignant ces procédés destructeurs de discernement. Ce serait une mesure de salut public, à mon avis. Sans doute faudrait-il allonger de quelques mois les études, mais comment parvenir à une démocratie réelle autrement ?

                                La formation devrait être complétée par une information honnête et complète par l’ensemble des médias. C’est loin d’être le cas maintenant, quand on voit la place occupée par les faits divers. Les JT vous parlent-ils de ce qui se décide au niveau de l’Europe ? Avez-vous des renseignements, en dehors d’internet, sur les évènements dans le Honduras, petit pays mais important au niveau géopolitique. Etes-vous au courant avec précision des deux récentes condamnations de la France par la communauté internationale ? etc... Je crois que la situation est si grave que seule une politique contraignante pourrait aboutir au respect de l’éthique par tous ceux qui doivent nous informer, sous le contrôle d’un juge indépendant.

                                Par ailleurs, le choix proposé aux électeurs devrait être clair. Notre président élu avait-il précisé les atteintes au droit du travail, à la laïcité, au pouvoir d’achat, à notre économie industrielle, agricole, de services, etc... dont il nous a gratifiés ? Je ne crois pas. De plus, le parti le plus important de l’opposition est en pleine crise d’identité et plus personne ne s’y retrouve. D’ailleurs, les citoyens ont pu constater maintenant que « modernisme » se traduisait par « soumission à la mode, à la pensée dominante » qui ne leur apporte que le malheur. J’ajoute que la France est toujours partagée en deux, les écarts de voix aux élections n’étant pas très importants. Quand le parti majoritaire gouverne avec mesure et sagesse, sa modération permet à l’importante minorité de l’accepter. Quand il est extrêmiste comme c’est le cas maintenant, c’est insupportable pour ceux qui ne l’ont pas élu et qui en viennent à douter de la démocratie. Le rejet du vote par référendum de 2005 a également porté un rude coup à l’idéal démocratique. Je voudrais aussi poser une question simple : peut-il exister une convergence d’intérêts entre, d’une part, la Haute finance internationale et ses valets largement récompensés et, d’autre part, l’immense masse de citoyens qui travaillent essentiellement à son profit ? Je mets quiconque au défi de pouvoir m’en apporter la preuve. Aussi, ceux qui prétendent que le clivage droite-gauche n’existe plus, sans donner d’arguments logiques, ne font qu’accroître la confusion chez les électeurs-citoyens. L’intérêt général ne peut pas exister, à moins qu’il soit défini par l’intérêt du plus grand nombre, c’est à dire des classes populaires et moyennes.
                                Le centre est un leurre, ce ne peut être qu’une droite modérée. Quand les usines ferment, délocalisent, afin de garantir les profits des actionnaires, la lutte des classes devient une évidence. Aussi de tels discours sont démobilisateurs et provoquent le découragement et l’abstention (ou un vote refuge pour des écologistes qui ne savent plus si ils sont pour la concurrence libre et non faussée, ou si ils s’y opposent, ce qui devrait un choix rationnel pour la protection de la planète). 

                                Je voudrais ajouter un détail, mais que je considère très important. Je pense que l’usage du mot « assistanat » est en lui-même un choix politique pour l’individualisme, la compétition sans règles et la méritocratie qui concerne le plus souvent le mérite d’avoir eu des parents fortunés. Si mes impôts servent à venir en aide aux blessés de la vie, aux infirmes, aux malades, je ne considère pas cela comme de l’assistanat, mais comme une simple solidarité humaine. Quant au chômage, c’est un abominable gâchis provoqué par le libéralisme économique qui fait passer l’argent avant les hommes. Le droit au travail est un droit fondamental, mais celui-ci ne bénéficie d’aucune garantie, contrairement au droit de propriété qui doit toujours être respecté. Aussi, si le fonctionnement du système libéral entraîne obligatoirement un taux de chômage plus ou moins important selon la situation économique, il apparaît normal que les chômeurs soient justement indemnisés par la société qui a accepté ce système économique ou, plus justement, par ceux qui en profitent. Les chômeurs ne sont pas des coupables, ce sont des victimes et ils ont droit au respect que l’on doit à toutes les victimes d’injustice.


                                • Croa Croa 26 juillet 2009 15:20

                                  « Et à partir de ce seuil, on entre dans une ambiance révolutionnaire... »

                                  Auteur, es-tu sûr ? Pour le moment il y aurait plutôt comme du fatalisme... D’ailleurs toi le premier, tu ne veux pas renverser « la démocratie » !


                                  • Elisa 26 juillet 2009 15:26

                                    « Une des tares les plus saillantes de la démocratie, telle qu’on la pratique en France, est le clivage exacerbé gauche/droite ».
                                    Peut-être, mais le défaut majeur de notre système électoral est que ce clivage n’est pas une opposition.

                                    Un grand espoir était né en 1968 et s’est concrétisé en 1981 : enfin un gouvernement de gauche pourrait défendre les travailleurs et de manière plus générale tous ceux qui ressentaient depuis si longtemps la nécessité de changer de système politique et social.

                                    Cet espoir a été brisé de manière récurrente : du gouvernement Fabius aux différentes cohabitations, la gauche au pouvoir est devenue le clone « réaliste » de la droite.
                                    Le candidat Jospin disant qu’il n’est pas candidat socialiste et la candidate Royal déclinant lors de sa campagne les thèmes sécuritaires et libéraux poursuivent cette connivence.
                                    Depuis l’avènement de Sarkozy, l’opposition socialiste est virulente sur les détails, mais complice sur l’essentiel (vote au congrès sur le traité de Lisbonne). Même après la crise de Septembre 2009, le PS conservent ses mêmes fondamentaux libéraux

                                    Faut-il en conclure qu’on ne peut opposer à la droite que la droite et que la démocratie c’est l’alternance d’un personnel politique d’accord sur l’essentiel mais souhaitant se partager voire se disputer les mandats électifs ?

                                    Le peuple français pourtant s’exprime parfois dans un tout autre sens. Le non au référendum, l’abstention massive aux européennes sont la preuve qu’il attend autre chose de la démocratie qu’une décevante succession de politiques semblables.


                                        • YVAN BACHAUD 26 juillet 2009 20:43
                                          Bonjour,
                                          L’opposition théâtrale droite / Gauche est grotesque mais dans la logique du système.
                                          Il y a une caste de professionnels de la politique qui se sont partagés des slogans et dont le seul objectif est de garder son gagne pain et de donc de gagner les élections pour avoir un maximum de place pour les copains.
                                           
                                          En Démocratie ,le peuple, les citoyens sont censés avoir le Pouvoir ce n’est pas le cas en France. En effet pouvoir donner tous les 5 ans un chèque en blanc à un Président puis à sa majorité godillot sans plus jamais pouvoir reprendre la parole pendant 5 ans ce n’est pas avoir le Pouvoir ! Et cela d’autant plus que les prétendus représentants du peuple sont en fait tous désignés par la commission d’investiture des partis puisque contrairement à ce qui se passe dans 18 pays d’Europe sur 27, nous ne disposons pas du « vote préférentiel »..

                                          Pour que l’on soit en Démocratie il faut que le référendum d’initiative citoyenne existe pour permettre aux citoyens d’abroger tout ou partie d’une loi ou en proposer de nouvelles au vote direct du peuple.

                                           
                                          °°°°°°°°°°°
                                          Bendji 27 écrit
                                           
                                          Laquelle majorité est totalement hétérogène, puisque chaque électeur (de la majorité) vote pour le même candidat, mais pour des raisons différentes…
                                          °°°°°°°°°°°°°°°°°°
                                          C’est bien pire qye cela.
                                          N.SARKOZY a fait 31% au 1er tour , on ne peut donc pas prétendre que plus de 31% étaient d’accord avec TOUT son programe. Il a gagné au second tour est il est donc le président « légitime » de tous les Français très attaché à l’élection du Président au SU direct et qui logiquement lui donne toujours une majorité à l’assemblée nationale.
                                          MAIS ce n’est pas parce qu’au second tour 22% de plus ont voulu ELIMINER S.ROYAL que N.SARKOZY a la légitimité pour faire passer toutes les réformes qu’il avait promises ou pas, sans que les citoyens puissent exiger de voter sur telle ou telle loi en imposant un référendum d’initiative citoyenne.(RIC)
                                          Il a d’ailleurs lui même évoqué dans son discours d’investiture« Ce peuple français qui ne veut pas que l’on décide à sa place... » ( Voir www.ric-france.fr Vidéos )

                                          I

                                          l est bon pour la démocratie qu’il y ait une majorité et une opposition permettant une alternance, La démocratie représentative est également indispensable à tous les niveaux territoriaux, MAIS IL FAUT que les citoyens puissent choisir leurs représentants et surtout entre deux scrutins ils doivent pouvoir reprendre la parole pour décider de ce qui les regarde.. !
                                          °°°°°°°°°°°
                                          Bendji27 écrit :
                                           
                                           C’est le seul moyen de dégager un consensus général et par conséquent de ne pas jeter des milliers de personnes dans la rue au moindre projet de réforme.
                                          °°°°°°°°°°°°°°°°°
                                          La simple existence du RIC obligerait le Pouvoir à une véritable concertation en raison du risque de voir les syndicats s’estimant non suffisament écoutés,lancer un RIC abrogatif..
                                          Sans perdre un jour de travail les salariés pourraient soumettre à abrogation les lois injustes et en proposer de nouvelles.
                                          Voir sur www.ric-france.fr présentation Des exemples dans les pays où il existe.
                                           
                                          Il est bon de donner à la droite ou à la gauche une majorité pour faire son programme, MAIS
                                          avec des modalités REALISTES de RIC n’étant pas un frein pour le Gouvernement dans la mise en place des réformes, tout en permettant de remettre en cause chacune d’elle.
                                          C’est ce qui est proposé par le RIC avec des procédures rapides et très sélectives de « véto suspensif provisoire » .
                                           
                                          °°°°°°°°°°°
                                          Bendji27 écrit : 
                                          Nous aurions tort de vouloir renverser la démocratie.

                                          °°°°°°°°°°°°°°°°°°°
                                           Il faut d’abord l’ INSTAURER la Démocratie en France et en Europe et le plus vite sera le mieux....


                                          • thomthom 27 juillet 2009 13:42

                                            tres bon article
                                            cela fait longtemps que je dis que la démocratie, c’est minable... mais que c’est malgré tout ce qu’on a trouvé de mieux pour le moment.

                                            je ne me souvenais plus de la citation de Churchill... merci de nous l’avoir rappelée


                                            • L'enfoiré L’enfoiré 28 juillet 2009 18:29

                                              @L’auteur,
                                               Je n’avais pas lu votre article. Je reviens du suivant. Pourquoi Churchill disait cela ?
                                               Parce que c’était et c’est toujours plus facile de travailler avec aucune opposition.
                                               La démocratie se veut un champ de bataille. Elle peut être définie avec cette maxime : « la dicature, c’est ferme là, la démocratie c’est cause toujours ».
                                               Pourquoi en est-on arrivé à cela ? A cause des politique ? Oh que non. A cause du désintérêt des électeurs. Trop vite dit que ce sont les politiciens qui sont seuls en cause. Il ne font que suivrent avec un populisme qui ne dit pas son nom.
                                               Désintérêt, par fainéantise. Si vous voulez prendre place parmi les élus, rien de plus simple, pas de diplômes nécessaires. C’est la seule profession aujourd’hui.
                                               Concernant, les partis, j’ai écrit « Au diable les partis » mais pas pour les mêmes raisons.
                                               La Belgique est bien plus démocratique que la France. A la proportionnelle, on n’élimine pas 49 % des électeurs dans l’opposition et les oubliettes.
                                               Le pluralisme d’idées est à ce prix.
                                               

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Benji27


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