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Accueil du site > Actualités > Politique > La démocratie permet-elle de réduire les inégalités ?

La démocratie permet-elle de réduire les inégalités ?

Le modèle démocratique s’est imposé largement dans le monde. Pourtant les inégalités ne se sont pas réduites, elles se sont même renforcées dans une majorité de pays. Un régime démocratique serait-il alors sans effet sur la réduction des inégalités ? Pis, pourrait-il même les accroître ?

Aujourd’hui, la démocratie est considérée presque partout dans le monde comme l’idéal politique. Les citoyens-électeurs partagent l’idée que le régime démocratique est un régime juste ou, au moins, plus juste que tout autre.

Si le régime démocratique est juste, c’est qu’il est bénéfique aux populations. On peut ici postuler que ce qui est bénéfique aux populations, c’est réduire les inégalités. Pour autant, peut-on en conclure qu’un régime démocratique permettrait, par lui-même et mieux que tout autre, de réduire les inégalités ?

Mais de quelles inégalités parle-t-on ? Le plus souvent ce terme recouvre les inégalités de revenus. D’autres types d’inégalités existent dans nos sociétés : droits politiques, éducation, santé, services publics, accès aux responsabilités... Ces inégalités dépendent des pays, des lieux d’habitation, de l’origine sociale, de l’ethnie, du sexe, de l’âge...

Certains auteurs, comme Serge Latouche, critiquent l’ethnocentrisme de la notion d’inégalité, trop exclusivement édictée par les pays industrialisés. « La pauvreté est un concept codé issu de la société occidentale basée sur l’économie et l’individualisme », dit-il. Dans ce sens, la réduction des inégalités par le développement économique serait une impasse dans la mesure où les contraintes environnementales du XXIe siècle vont nous obliger à abandonner le modèle actuel de développement.

Le modèle démocratique s’est imposé largement dans le monde. Pourtant les inégalités ne se sont pas réduites, elles se sont même renforcées dans une majorité de pays. Un régime démocratique serait-il alors sans effet sur la réduction des inégalités ? Pis, pourrait-il même les accroître ?

Nous allons tenter d’expliquer pourquoi la démocratie n’a pas permis de réduire les inégalités, et nous nous appuierons pour cela sur des exemples pris en Amérique latine. Puis nous rechercherons des scénarios qui pourraient permettre de sortir de l’impasse dans laquelle notre monde est engagé.

Pourquoi la démocratie n’a pas permis de réduire les inégalités ?

Pendant les années 1980, 13 pays d’Amérique latine sont sortis de la dictature suivant un processus que l’on a appelé la « transition démocratique ». Avec cette transition s’est opéré un changement du modèle de développement qui, sous l’influence des Etats-Unis et du FMI et alors que le bloc soviétique implosait, est désormais fondé sur l’économie de marché et le libéralisme.

Les crises économiques successives ont entraîné des instabilités démocratiques à partir de l’année 2000 : les présidents argentin (2001) et bolivien (2003) sont chassés par des mouvements populaires. Certains gouvernements sont contestés dans la rue (Pérou, Equateur) ou perdent des référendums portant sur des réformes institutionnelles (Colombie en 2003, Venezuela en 2007).

Bien que secoué par ces instabilités, le modèle démocratique a finalement bien « tenu la mer » : l’acceptation de leur défaites électorales par Otto Perez (élection présidentielle au Guatemala) et Hugo Chavez (référendum au Venezuela) est rassurante quant à la reconnaissance de la prééminence du modèle démocratique sur tout autre.

Cependant, selon une enquête du Latinobarómetro, seul un Latino-Américain sur deux serait un démocrate convaincu et jugerait la démocratie préférable à toute autre forme de gouvernement. Si dans des démocraties bien établies comme le Costa Rica et l’Uruguay, plus de 75 % des personnes sondées affirme leur adhésion à la démocratie, ce taux n’est que de 35 % au Brésil, 45 % en Colombie, en Equateur et au Salvador et 33 % au Guatemala. Dans ce dernier pays, seulement la moitié des électeurs inscrits sur les listes électorales ont voté lors du deuxième tour de l’élection présidentielle (sans parler de ceux qui ne sont pas inscrits sur les listes).

Les démocraties ont donc survécu aux instabilités, mais l’idéal démocratique s’est affaibli dans l’esprit des gens. Pour le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement), cet affaiblissement est dû à l’incapacité des gouvernements à réduire les inégalités sociales, la pauvreté et la corruption.

Réduction ou renforcement des inégalités ?

Selon la CEPAL (Commission économique pour l’Amérique latine), citée par Carlos Figueira et Andrés Peri, les inégalités de revenus ont augmenté de 1990 à 2002 dans 60 % des pays latino-américains, et sont restées inchangées dans 14 % d’entre eux. Le pourcentage de pauvres ( 45 %) et de miséreux ( 20 %) n’a pas baissé, le nombre de pauvres et de miséreux ayant même augmenté en valeur absolue. L’objectif du sommet du millénaire de l’ONU - réduire de moitié la pauvreté extrême dans la région d’ici 2015 (base 1990) - ne pourra pas être atteint par le seul effet de la croissance économique et des politiques sociales. Selon la CEPAL, des pays comme l’Argentine, la Colombie, le Venezuela, le Paraguay, la Bolivie, le Pérou et le Honduras n’ont aucune chance de réaliser les objectifs du millénaire. Dans la décennie 1990, l’indice de Gini, qui mesure l’importance des inégalités, est resté inchangé dans 6 pays, alors qu’il augmentait dans 8 autres.

Mais alors, quelles sont les causes du maintien des inégalités ?

Les études qui viennent d’être invoquées montrent que les inégalités sont longtemps restées à peu près stables, quelles que soient les politiques économiques menées, et que c’est dans la période récente qu’elle se sont mises à augmenter.

Il faut ici observer que la tendance à la croissance des inégalités est un phénomène général dans le monde. Aux Etats-Unis, les revenus des plus riches ont fortement augmenté pendant la présidence de Bush, tandis que ceux des classes moyennes stagnaient. La tendance est la même en Europe. Ce phénomène général signifie-t-il que c’est la mondialisation qui a un effet inégalitaire ?

Pour François Bourguignon, directeur de l’Ecole d’économie de Paris et ancien vice-président de la Banque mondiale, « l’augmentation des inégalités salariales au cours des vingt dernières années ne provient pas d’un décrochement des salaires modestes, mais de l’envolée des hauts salaires, et même des plus hauts parmi les hauts salaires ». Deux explications sont proposées :

· la rareté de la main-d’œuvre qualifiée (les informaticiens indiens de Bangalore sont rémunérés au même niveau que ceux de la Silicon Valley) et la mobilité internationale croissante de cette main-d’oeuvre ;

· une modification des normes sociales en matière des rémunérations, qui fait que les disparités de revenus sont ouvertement admises.

Le modèle démocratique adopté par une majorité de pays s’est montré incapable, par lui-même, de réduire les inégalités, en Amérique latine et ailleurs. Des phénomènes mondiaux sont plus puissants que les politiques publiques. François Bourguignon observe néanmoins que, dans les toutes dernières années, malgré la hausse des inégalités salariales, les politiques redistributives ont permis de réduire l’inégalité du revenu disponible au Brésil et au Mexique, et de la stabiliser au Canada, en France et en Allemagne.

Nous pouvons avancer ici une autre explication. Les pays d’Amérique latine, où les inégalités sont les plus fortes du monde, se caractérisent par une séparation fréquente entre le pouvoir politique et le pouvoir économique (Brésil excepté). Or la mondialisation, qui a consacré la suprématie de l’économie de marché, a « ouvert un boulevard » aux compagnies multinationales dont la puissance financière n’a jamais été aussi grande. Ces compagnies n’hésitent pas à payer cher les talents, où qu’ils se trouvent, quitte à les rejeter quand ils ne sont plus utiles. En même temps, leur intérêt est de disposer de réservoirs de main-d’œuvre bon marché qu’ils utilisent selon leurs besoins, déplaçant leurs unités de production d’un pays à l’autre pour bénéficier du coût du travail le plus favorable. Aucun gouvernement, même celui des Etats-Unis, n’est aujourd’hui en mesure de leur imposer des règles visant à plus d’équité.

Comment sortir de l’impasse ? Un nouveau concept de richesse à construire

Nous ne pouvons plus ignorer maintenant les conséquences du modèle de développement économique des pays industrialisés. Non seulement les ressources en matières premières s’épuisent, mais le dérèglement climatique est plus visible chaque année. La région Amérique latine paye un tribut particulièrement lourd avec les ouragans, les sécheresses, les pluies et les coulées de boue. L’égoïsme des pays développés a créé une situation d’inégalités entre pays porteuse de conflits futurs. Les pays les moins avancés ne pourront pas adopter le modèle de développement occidental, malgré le désir de leur population, car il détruirait l’espèce humaine. De plus, l’élévation de la température du globe va rendre désertiques des zones très peuplées et priver d’eau des centaines de millions de personnes. Il n’est pas possible de ne rien faire. (De ce point de vue, l’irresponsabilité de la puissance dominante, les Etats-Unis, qui a refusé de signer le protocole de Kyoto et bloque en ce moment même celui de Bali, devrait être condamnée avec la plus grande fermeté par les autres nations).

Joseph Stiglitz, prédécesseur de François Bourguignon à la Banque mondiale, proposait de construire une stratégie de développement [1] ayant pour objectif une transformation de la société et concluait en disant : « J’ai éludé la seule question qui vaille : transformation, certes, mais vers quelle société et pour quelles finalités ? »

C’est la question à laquelle nous tous devons maintenant trouver une réponse. Comme le dit Serge Latouche « les repus souffrent de carences affectives », « les affamés se plaignent de la non-reconnaissance de leur dignité et de l’absence de statut social », il faut quitter « l’imaginaire économique occidental ». Un nouveau concept de richesse doit être formulé, qui ait de la valeur dans l’esprit des gens, et dont la production ne soit pas consommatrice de ressources naturelles ou d’énergie, ni génératrice de pollution. On voit donc qu’il s’agit essentiellement de richesses immatérielles : biens culturels, services de bien-être, nouvelles technologies, logiciels, création artistique, etc. La production de biens matériels, consommateurs de ressources et émetteurs de pollution, serait limitée à un panel de produits de base.

Cuba : une réussite politique construite sur un déni démocratique peut-elle être donnée en exemple ?

En rupture avec le modèle états-unien, le régime cubain a organisé son modèle économique et social autour de la satisfaction des besoins de base pour tous, l’accès égal à un véritable système éducatif et à des services gratuits de santé. Les résultats ne sont pas négligeables : la plus forte espérance de vie du continent américain, le taux d’analphabétisme le plus faible de l’Amérique latine, des produits alimentaires de première nécessité à des coûts très bas, une sécurité urbaine sans équivalent dans la région.

Mais ce modèle se paie au prix d’un contrôle étroit des populations, d’une obstruction aux initiatives individuelles, de ruptures d’approvisionnement, d’une crise du logement rendue aiguë du fait de la démographie. L’absence de démocratie a conduit la population à un rejet progressif, passif jusqu’ici, du régime.

L’exemple cubain montre que le nouveau paradigme de développement imposé par le changement climatique ne pourra être accepté par les populations - riches ou pauvres - que par un intense travail d’explication et de participation qui nécessite une nouvelle pratique démocratique.

La nécessité d’une nouvelle pratique démocratique

Nous avons souligné dans la première partie l’affaiblissement du concept de démocratie dans l’esprit des populations de l’Amérique latine. La faible participation des gens aux institutions et dispositifs démocratiques fait penser à un retour de la démocratie athénienne. Car si elle est un modèle dans l’histoire, le système démocratique d’Athènes était réservé aux seuls « citoyens » : il excluait les femmes, les esclaves et les « métèques » ! La faible participation aux élections des populations indigènes ou défavorisées marque une fracture démocratique dans lequel le système semble réservé à ceux qui ont de l’éducation, de l’argent et aux professionnels de la politique.

Le nouveau paradigme de développement dont on pourra attendre une réduction des inégalités exige une « stratégie de développement » au sens que lui donne Stiglitz. Le processus d’élaboration de cette stratégie est un processus démocratique destiné à construire un consensus sur l’avenir du pays, sur les objectifs et priorités à court et moyen terme, et sur les moyens principaux pour les atteindre. Pour y participer, les individus et les groupes doivent être « motivés », ce qui suppose qu’ils aient le sentiment d’être écoutés. Pour cela une nouvelle pratique démocratique est nécessaire, qu’on la nomme démocratie participative ou autrement, appuyée par une priorité donnée à l’éducation dans l’investissement public.

Le défi pour les nouvelles générations actives

Le défi auquel font face les générations actives du XXIe siècle est considérable. Réduire les inégalités, c’est réduire les fractures qui attisent les tensions sociales. Mais, en même temps, la nature du développement ne doit pas mettre en péril le futur de l’espèce humaine sur la planète. La planète survivra aux dérèglements climatiques, pas la majorité des êtres vivants.

Il n’y a pas plusieurs scénarios. Il n’y en a qu’un seul, qui doit conduire à donner une nouvelle définition à la notion de richesse, et partager de nouvelles normes en matière de bien-être, qui ne soient pas uniquement associées à une quantité de biens ou de capitaux amassés. Une valeur économique doit être associée à cette nouvelle notion de richesse. Les dépenses publiques doivent être concentrées sur l’éducation, la recherche et la santé, et la promotion des nouvelles notions de richesse et de bien-être car il faudra du temps pour les faire partager largement. La stratégie de développement de cette nouvelle richesse sera construite suivant une démarche de démocratie participative, car seule l’adhésion des populations permettra à cette stratégie d’aboutir.

A lire :

Serge Latouche. Revue Quart Monde 2004/4 n° 192

Daniel Van Eeuwen, Voter dans les Amériques, IHEAL/Documentation française 2005

PNUD. Rapport annuel 2002

Carlos Figueira et Andrés Peri. America latina : los rostros de la pobreza y sus causas determinantes. CEPALCX Serie Población y Desarollo n° 54 juin 2004.

Joseph Stiglitz. L’Economie politique n° 5, 1er trimestre 2000.

Mondialisation et inégalités. Le Monde du 12 décembre 2007.


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17 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 24 janvier 2008 13:21

    Pas besoin de se m. dessus,la réponse est simple

    LA DICTATURE REDUIT-ELLE LES INEGALITES ?

     


    • RilaX RilaX 24 janvier 2008 14:10

      ce n’est pas une réponse, c’est une autre question.

      Et la réponse à votre question ne veut pas dire que l’autre question aura la réponse inverse. Car après tout, il n’y a pas que démocratie et dictature qui existent. Il y a aussi technocratie, autocratie, monarchie ...

       

      Commentaire hors sujet donc. Car la question mérite d’etre posée et étudiée.


    • Andoni Casares 25 janvier 2008 10:58

      Bien dit, Lerma !

      L’important, c’est de commentariser le plus vite possible !

      Peu importe le sens, seul compte la vitesse !

      vroum !


    • talek 24 janvier 2008 15:36

      pourquoi les réduirait elle ? A mon sens, c’est l’existence d’une classe moyenne forte qui permet la naissance d’une démocratie/méritocratie. Il faut donc une société aux inégalités plutôt limitées. Cela dépend également du niveau de modernité au sens où l’entend E. Todd. En revanche, il me paraît évident que la mondialisation accentue les inégalités puisqu’elle entraîne une division internationale du travail (inégalité nord sud) et une concentration des activités les plus rémunérées dans quelques grandes métropoles (inégalité à l’intérieur des pays du nord). Par conséquent, je suis tout a fait d’accord, il faut mettre en place des stratégies de développement qui vise à l’émergence de classes moyennes mais aussi et surtout à la disparition de classes sans ressource ni éducation. Mais je n’y crois guère tant l’économisme est devenu la norme pour gérer des Etats.


      • Stephane Guezenec Stephane Guezenec 24 janvier 2008 16:44

        Affligeant tissu d’inepties qui n’ouvre qu’une seule perspective : la transformation des sociétés démocratiques en gigantesque camp de rééducation sur le modèle cubain. Comme il est facile de militer pour l’enfer, tranquillement installé au paradis !

        Sur quoi juger une société ? sa richesse matérielle et intellectuelle, l’espérance de vie de ses habitants, la liberté d’expression et d’opinion, la liberté de circulation, la liberté de se réunir en association ou d’entreprendre, son système d’éducation, sa capacité à protéger les plus faibles. Qui peut prétendre qu’en deux siècles de révolution industrielle les sociales-démocraties allemandes, suédoises, américaines, néo-zélandaises, japonaises ou hollandaises ont été égalées ou dépassées par un quelconque autre mode d’organisation : Cuba ? La Corée du Nord ? L’Albanie ? L’URSS ?

        En quoi l’Amérique latine résume-t-elle les régimes démocratiques ? En quoi le seul critère de réduction des inégalités, et sur une très courte période (les 10 dernières années de mondialisation) permetrait-il de conclure que la Suède doit adopter le système d’état-prison de Cuba (10 000 fusillés, 80 000 noyés tentant de fuir le régime etc...).

        En quoi le totalitarisme trosko-stalino-léniniste permet-il espérer vaincre les défis écologiques ? Par l’exemplarité de Tchernobyl ou l’écologisme chinois ?

        Cette apologie d’une dictature post-communiste où "La production de biens matériels, consommateurs de ressources et émetteurs de pollution, serait limitée à un panel de produits de base" est une injure aux millions de morts que de tels discours ont déjà engendré.

        La réduction des inégalités qui suit, on la connaît : tous prisonniers politiques, tous affamés, tous tués à coups de manche de pioche.

        Messieurs les génocidaires, foutez-nous la paix et immigrez à Cuba.


        • Jean Bourdariat Jean Bourdariat 24 janvier 2008 22:01

          On rencontre régulièrement sur Agoravox des commentaires rédigés par des personnes qui manifestement n’ont pas lu l’article. Leur motivation semble être d’exprimer une colère ou une rancoeur dont bien sur ni l’auteur ni les lecteurs ne connaissent la cause ni la cible. M. Guezennec semble en faire partie.

          "Affligeant tissu d’inepties qui n’ouvre qu’une seule perspective : la transformation des sociétés démocratiques en gigantesque camp de rééducation sur le modèle cubain"

          On cherchera en vain dans l’article à quel endroit cette perspective est présentée, le modèle cubain étant au contraire présenté comme celui à ne pas suivre. Selon M. Guezennec, cet article ferait la promotion de Cuba, de la Corée du Nord, de l’URSS ! L’auteur de l’article, un représentant du "totalitarisme trotsko-stalino-léniniste", ferait "l’apologie d’une dictature post-communiste" ... !

          Heureusement pour vous, le ridicule ne tue pas.

          Mais dites-nous M. Guezennec, vous n’en avez quand même pas après la terre entière.

          Pourquoi cette colère en vous ?


        • Stephane Guezenec Stephane Guezenec 25 janvier 2008 11:13

          Colère effectivement, non pas contre la terre entière, mais contre ceux qui comme vous défendent des sociétés criminelles (Cuba) et pour lesquels un amendement à la Loi Gayssot serait le bienvenu.

          J’ai bien lu votre article, mais vous ne l’assumez pas. On y lit bien que Cuba serait "une réussite politique" et que "le régime cubain a organisé son modèle économique et social autour de la satisfaction des besoins de base pour tous, l’accès égal à un véritable système éducatif et à des services gratuits de santé. Les résultats ne sont pas négligeables.(...)" Sauf erreur de ma part, les gens meurent pour quitter Cuba, pas pour y entrer. Castro est un dictateur criminel que votre haine de l’Occident et des Etats-Unis vous amène à soutenir.

          La sociale-démocratie de marché est un régime imparfait mais qui présente l’avantage de s’auto-réguler à peu près correctement et à qui on peut faire raisonnablement confiance pour affronter les défis à venir (écologiques notamment). Pour changer les choses, on se présente devant les électeurs, on est élu (ou non) et à la fin de son mandat on se représente.

          Tout modèle "alternatif", où que ce soit dans le monde, a toujours conduit aux camps et à l’extermination de millions de victimes innocentes. Vous figurez parmi les nombreux "idiots utiles" qui ont toujours justifié ces massacres au nom d’une pensée généreuse. Il y a effectivement de quoi être en colère.


        • Jean Bourdariat Jean Bourdariat 27 janvier 2008 21:25

          Je ne pense pas que votre colère soit vis-à-vis du monde entier ni vis-à-vis de "gens comme moi". Je vous suggère de consulter le site www.quanticpotential.com. Si ce que vous y trouvez vous parle, contactez-moi directement par mail. Cordialement.


        • sery 28 janvier 2008 10:09

          A quel(s) pays pensez-vous en parlant de "social-démocratie de marché" (sic) ?

          Rappelez moi distraitement comment il(s ) s’"autorégulent"

          "la démocratie est le pire moyen de gouvernement , a l’exception de tous le autres" y compris votre fantomatique "sociale-démocratie de marché" (resic)


        • Stephane Guezenec Stephane Guezenec 28 janvier 2008 20:37

          @ l’auteur. Merci pour l’invitation au "QPM" ... qui ressemble furieusement au kit de base de la scientologie ou de quelque chose d’approchant ... ce qui ne me rassure guère sur vos motivations globales. Mais je ne veux surtout pas démarrer une polémique sur ce sujet, restons-en là


        • c.d.g. 25 janvier 2008 09:54

          j ai pas tres bien compris quelles sont les propositions concretes de l article.

          La democratie participative c est bien, mais ca veut dire quoi ? Ce qu a fait Segolene au debut de sa campagne ?

          Dans ce cas le probleme est qu a un moment il faut faire des choix de ce qui remonte de la base. Et la, c est pas si simple.

          Par exemple (issu de l actualite recente) une zone avec des pecheurs va demander de plus de subvention, plus de quota pour vider l ocean et des taxes sur le poisson pour payer tout ca (importe bien sur) alors qu une zone au centre de la france va etre farouchement contre

           

          Je pense que le probleme majeur de la democratie et de la reduction des inegalités est simplement que pour avoir droit a l interet d un politicien (et donc de l etat) il faut etre un groupe de pression conséquent.

          Groupe de pression soit financier, soit electoral. Pourquoi tant de solicitude pour les paysans (5% des francais) ? Parce qu ils representent bien plus de 5% des deputes, senateurs et maires !

          Donc si vous etes une minorites, qui plus est mal représenté et dissiminé sur toute la france -> aucun poids electoral -> rien pour vous

          Pour conclure, comme Churcill, je pense que la democratie a des defauts, mais les autres systemes sont encore pire.

          C est quand meme grace a la democratie que le gouvernement indien doit se soucier de la partie la plus pauvre de sa population (et que le dernier gouvernement a perdu les elections a s etre trop occupé de la partie des indiens qui montent (shining india))

           

          PS : dans votre texte, vous citez les informaticiens comme une partie de la population favorisée par la mondialisation et la chasse au talent rare. C est exactement l inverse.

          L informatique est quelque chose qui est facile a delocaliser. Dans 20 ans, tout sera parti en inde et les informaticiens francais devront accepter des salaires faibles pour rester concurentiel.

          Pour info, actuellement l informatique est la 2eme fonction qui paye le moins pour un ingé juste apres la fonction publique. C est pas pour rien que les SSII ont du mal a recruter


          • ZEN ZEN 25 janvier 2008 11:10

            "Joseph Stiglitz, prédécesseur de François Bourguignon à la Banque mondiale, proposait de construire une stratégie de développement [1] ayant pour objectif une transformation de la société et concluait en disant : « J’ai éludé la seule question qui vaille : transformation, certes, mais vers quelle société et pour quelles finalités ? »

            C’est bien la seule question qui vaille..Mais passer d’une démocratie formelle à une démocratie réelle ne nécessite pas moins qu’un révolution dans la gestion économique de la planète. Le FMI n’en prend pas le chemin...


            • Nemo 25 janvier 2008 11:19

              Votre article tout entier, quoique fort bien construit, se fonde sur un postulat (malheureusement pour vous) particulièrement fragile.

              "On peut ici postuler que ce qui est bénéfique aux populations, c’est réduire les inégalités"

              Eh bien non. Réduire les inégalités, c’est un problème de riche. A la base, les gens veulent manger, se loger, et ne pas se faire tuer (violer, voler, etc) pour un oui ou pour un non.

              Et quand vous vous poserez réellement la question du nombre de personnes sur terre pour qui ces trois éléments ne sont pas réunis, vous vous rendrez compte que ce chantier est là pour encore quelques années.

              Prenez les russes. Pourquoi aiment-ils Poutine ? Parce que justement, il leur a apporté à manger (en tout cas plus que sous Elstine), une croissance économique qui leur donne plus de revenus qu’avant et à un plus grand nombre, et il a mis au pas la mafia en la tenant sous contrôle. En gros, tant qu’un russe ne s’occupe pas de politique, il peut parfaitement bien vivre.

              Quant à votre assertion du début : "Le modèle démocratique s’est imposé largement dans le monde", je ne la partage pas non plus. Prenez la proportion d’être humains vivant sous un véritable régime démocratique par rapport à la population mondiale et vous verrez. La démocratie, dans le monde, en dehors des pays dits "occidentaux", c’est juste de la comm’

              Désolé donc de démolir votre propos, mais pour moi, vous êtes à côté de la plaque.

               


              • Black Ader 25 janvier 2008 12:03

                "Pourtant les inégalités ne se sont pas réduites, elles se sont même renforcées dans une majorité de pays. "

                 

                J’aimerai bien savoir lesquels..

                 

                 

                "Si le régime démocratique est juste, c’est qu’il est bénéfique aux populations. On peut ici postuler que ce qui est bénéfique aux populations, c’est réduire les inégalités."

                 

                La démocratie n’est pas plus "juste" que n’importe quelle autre régime. Par contre il est plus légitime, le peuple ayant voté, il ne peut plus rien contester aprés.

                Par ailleur, non, il n’est pas bénéfique de réduire les inégalités. Le pays le plus égalitaire du monde est d’ailleur un pays de merde d’afrique..

                 

                 

                "Il faut ici observer que la tendance à la croissance des inégalités est un phénomène général dans le monde. Aux Etats-Unis, les revenus des plus riches ont fortement augmenté pendant la présidence de Bush, tandis que ceux des classes moyennes stagnaient. La tendance est la même en Europe. Ce phénomène général signifie-t-il que c’est la mondialisation qui a un effet inégalitaire ?"

                 

                Tss, comparer le salaire de qq milliers à celui de millions n’a aucun sens. En réalité, les inégalités ONT reculés, et c’est pour cela que les revenus de la classes moyenne ont un peu stagné, leur revenu étant redistribué aux inférieurs. Il n’y a pas de mystére, ce ne sont pas les qq riche qui peuvent financer quoique ce soi. La solidarité, c’est le boulot de la classe moyenne, c’est elle qui à payé, qui paye et qui payera toujours toutes les factures des politique de solidarité _pour laquelle elle vote, du reste. En France, de mémoire, c’était plus 21, plus 5 et plus 19% de revenu depuis 2005..

                 

                "Le modèle démocratique adopté par une majorité de pays s’est montré incapable, par lui-même, de réduire les inégalités"

                 

                A dire vrai, on ne voi pas le rapport entre le simple fait de voter une fois tout les 5 ans et une baisse des inégalités..

                 

                "Les pays d’Amérique latine, où les inégalités sont les plus fortes du monde, se caractérisent par une séparation fréquente entre le pouvoir politique et le pouvoir économique (Brésil excepté)."

                 

                Ces pays sont encore sous développé, inutile d’aller plus loin : c’est normal qu’ils cultive la pauvreté.

                 

                "Un nouveau concept de richesse doit être formulé, qui ait de la valeur dans l’esprit des gens, et dont la production ne soit pas consommatrice de ressources naturelles ou d’énergie, ni génératrice de pollution."

                 

                La Religion, ou n’importe quelle idéologie méssianique, comme le socialisme, c’est l’idéale.

                Il faut faire rêver les pauvres, pour qu’ils ne pollue pas notre planete.

                 

                "En rupture avec le modèle états-unien, le régime cubain a organisé son modèle économique et social autour de la satisfaction des besoins de base pour tous, l’accès égal à un véritable système éducatif et à des services gratuits de santé. Les résultats ne sont pas négligeables"

                 

                Parait même que dans les stats soviétique, la RDA était aussi riche que la corée du Sud.. On connait la suite.

                 

                "Réduire les inégalités, c’est réduire les fractures qui attisent les tensions sociales."

                Faux. Moins les gens sont inégaux, plus il y a de tension social et de haine. Personne ne pense à être jalou de Bill Gate, mais Besenceno est prés à tuer son voisin s’il découvre qu’il gagne 50€ de plus que lui..

                 

                "Il n’y en a qu’un seul, qui doit conduire à donner une nouvelle définition à la notion de richesse, et partager de nouvelles normes en matière de bien-être, qui ne soient pas uniquement associées à une quantité de biens ou de capitaux amassés."

                 

                Ah ? Donc, il faut mettre un terme à l’éducation gratuite, qui fait accumuler du capital culturel ? Et réduire le "nombre de biens" du systéme de santé : aprés tout une aspirine, ca soigne toute les maladies !

                 

                 


                • Bob de Nirviran Bob de Nirviran 25 janvier 2008 12:26

                  Dès le début vous êtes hors sujet. C’est le type même de l’article médiatico ambiant relayant les faux prédicats et les questions fallacieuses. D’ailleurs je ne l’ai pas lu sauf le titre qui me suffit à vous commentez. Chose que je ne fais jamais car cela reste vain et reste du ressort de la masturbation verbale collective. Commentez pour recevoir un commentaire etc... quel intéret ? Aussi pour une fois, j’ai décidé d’exposer ma réaction et de m’accorder une faveur en ce vendredi. Comme on prend l’apéritif !

                  Notre régime n’est pas une démocratie mais une république. Renseignez-vous avant de propager les faux amalgames de notre élite viellissante et dépassée. Notre "jeune" Président "people" c’est l’arbre qui cache la vieille forêt épaisse !

                  Le caractère démocratique est soi disant conféré par la représentativité des députés et la légitimité conférée à nos élus. C’est une hérésie et une tromperie permanente dans le monde entier. Comment peut-on représenté en permanence la volonté d’un corps électoral tout entier ? Du boulot pour les socio-psychologues en perspective !

                  Dans une démocratie le peuple décide directement et fait appliquer ses décisions par des citoyens indépendants tirés au sort. Dans une république, une poignée de vieux oligarques et d’ambitieux se fait élire pour représenter les intérêts de ces amis les marchands et propriétaires. La gérontocratie en action(s) !

                  Aristote a décrit notre système comme une "aesymtetie" équivalent à une monarchie élective. Cela ne date pas d’hier. On a rien inventé. Non la démocratie n’est pas qu’un label !

                  Les républiques ont toujours été des systèmes créés pour batir des empires commerciaux et financiers finissant toujours par s’écrouler. Le problème du notre est qu’il exploite la planète sans tenir compte de ses stocks. Attendons sa fin proche et profitons-en une dernière fois. Non, agissons pour nos enfants !

                  Le système économique capitaliste relaie ces idéaux et imprime tous les jours les esprits des salariés. La liberté c’est le travail et la frénésie de consommation. Changez le système c’est impossible sans changé votre niveau de bien-être et surtout n’oubliez pas de payer nos retraites SVP (Lire la fable du loup et du chien). Ben voyons !

                  La démocratie est de nouveau possible grace à Internet et aux technologies. Ce n’est pas innocent si nos vieilles élites le diabolisent et tentent de mettre sa libre expression sous l’éteignoir par une guerre larvée technico-juridique. Bientôt le "cloud computing" formatera notre expression par le retour à des minitels high-tech. Finis le PC et les sites persos. Vive le bla-bla formaté de Facebook ou l’on compense sa solitude par le marketing de son pedigré. Vendons nos ames ! C’est tout ce qu’il nous reste !

                  C’est la dernière chance avant la "dictature" mondiale pronée par Attali... Hommes libres levez-vous !!!

                  Pour mémo à méditer : les 3 principes égalitaires fondateurs de la démocratie athénienne :

                  1.  L’isonomia (égalite devant la loi).
                  2. L’isogoria (égalite de temps de parole et de discussion en réunion).
                  3. L’isotimia (égalite de chance d’accés aux charges publiques par le tirage au sort).

                  Signé : Le premier résistant.


                  • Gilles Gilles 27 janvier 2008 18:51

                    Vous confondez deux choses : Démocratie et suffrage

                    La démocratie passe par les urnes, oK. Mais les urnes à elles seules ne sont pas la démocratie

                    Pour être une démocratie véritable il faut que les citoyens dans le plus grand nombre possible participent activement, qu’il y ait des contres pouvoirs, des organismes de contrôles, des institutions indépendantes, la séparation des pouvoirs etc etc et non seulement un jour par an un vote orientée par la mécanique propagandiste et la sélection des candidats (par l’argent, le pouvoir, les milieux éco....)

                    La démocratie est une idée qui ne marche que si l’ensemble des citoyens la partage


                    • Jean Bourdariat Jean Bourdariat 27 janvier 2008 22:44

                      Quelques précisions ou explications, suite aux différents commentaires qui ont été postés.

                       

                       « La démocratie réduit-elle les inégalités ? » (RilaX)

                      J’ai fait le choix d’un titre provocateur, car la démocratie étant le meilleur – ou le moins mauvais – des régimes politiques, on pourrait supposer qu’elle permet de réduire les inégalités. On peut le regretter, mais en Amérique Latine, depuis la disparition des dernières dictatures, disons à la fin des années 1980 jusqu’aujourd’hui, la pauvreté en % n’a pas diminué, le nombre de pauvres a même augmenté en valeur absolue.

                      Que l’on n’en tire pas la conclusion que la dictature réduirait les inégalités. Les dernières dictatures latino-américaines (Brésil, Argentine, Uruguay) ont non seulement piétiné les droits de l’homme, mais elles ont aussi été des catastrophes économiques, ce qui a impacté négativement comme d’habitude en priorité les plus défavorisés.

                       

                      « il me paraît évident que la mondialisation accentue les inégalités » (Talek)

                      Tarek a raison, malheureusement : pour l’instant elle n’a pas réduit les inégalités.

                       

                      "Pourtant les inégalités ne se sont pas réduites, elles se sont même renforcées dans une majorité de pays. J’aimerai bien savoir lesquelles.. "(Black Ader)

                      De 2005 à 2006, la nombre des millionnaires en $ s’est accru fortement. La richesse de ces millionnaires s’est accru en général de 6% à 9%. En Amérique Latine, elle s’est accrue de 23 % ! Le millionnaire latino est en moyenne 2 fois plus riche que le millionaire des Etats-Unis (source : Enjeux Les Echos de janvier 2008).

                       

                      « L’informatique est quelque chose qui est facile a delocaliser. Dans 20 ans, tout sera parti en inde et les informaticiens français devront accepter des salaires faibles pour rester concurrentiel. » (c.d.g.)

                      Oui, c’est vrai, mais que faire ? En Inde, on forme chaque année autant d’informaticiens qu’il y en a au total en France …

                       

                      « Passer d’une démocratie formelle à une démocratie réelle ne nécessite pas moins qu’un révolution dans la gestion économique de la planète. Le FMI n’en prend pas le chemin... passer d’une démocratie formelle à une démocratie réelle ne nécessite pas moins qu’un révolution dans la gestion économique de la planète. Le FMI n’en prend pas le chemin... ». (Black Ader)

                      Je pense que le FMI n’est plus sur le chemin critique. La « révolution dans la gestion économique de la planète » se produira de toute façons au XXIéme siécle. La seule question : est-ce que nous saurons l’anticiper ou est-ce qu’elle nous sera imposée par la situation et les événements. N’oublions pas que le monde a toujours réussi a s’adapter, mais souvent, au prix de la disparition de civilisations et de millions de morts. La parole restera à ceux qui survivrons.

                       

                      « Cela reste vain et reste du ressort de la masturbation verbale collective » (Bob de Nirviran).

                      C’est vrai que sur Agoravox, on se masturbe un peu. Ceci dit, écrire cet article m’a demandé pas mal de boulot pour avoir des sources pertinentes. Le lit qui veut. D’ailleurs vous Bob, vous dites ne pas l’avoir lu, ce qui ne vous empêche pas de vous adonner à la masturbation ambiante en produisant un commentaire « médiatico-ambiant » …

                       

                      « Les 3 principes égalitaires fondateurs de la démocratie athénienne » (Bob de Nirviran).

                      N’oublions jamais que la démocratie athénienne était réservée aux « hommes libres », et que les femmes, les esclaves et les « métèques » (sic) en étaient exclus !

                       

                      « Pour être une démocratie véritable il faut que les citoyens dans le plus grand nombre possible participent activement, qu’il y ait des contres pouvoirs, des organismes de contrôles, des institutions indépendantes, la séparation des pouvoirs etc etc et non seulement un jour par an » (Gilles)

                      Ce que dit Gilles est hyper important à mes yeux. La démocratie est entrain de se dissoudre dans le populisme, partout, et en France. Et le populisme nous rapproche de l’autoritarisme, et nous éloigne de la pratique démocratique.

                       

                       

                       

                       

                       

                       

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