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Accueil du site > Actualités > Politique > La dérive anti-démocratique du PS

La dérive anti-démocratique du PS

Pour les militants socialistes qui avaient encore des doutes, pour ceux qui pensaient que Martine Aubry était une démocrate, le voile s’est levé ce soir. En validant une liste socialiste contre celle exprimée démocratiquement par les militants il y a à peine trois mois, Martine Aubry et sa bande ont clairement dit merde au vote des militants. En se saisissant d’une phrase sortie de son contexte et où elle, et sa bande, sont les seules à voir une attaque antisémite, pour tenter de faire barrage à Georges Frêche dans la région du Languedoc-Rousillon, est un affront aux valeurs démocratiques de notre parti. Les 50 personnes présentes au BN de ce soir ont validé un acte autocratique de la première secrétaire du PS, secondée par sa gauche Hamoniste et emmenée par Fabius. On a assisté donc à un véritable putsch contre le vote militant. Une première qui fera date pour ce pouvoir Aubryiste qui ressemble à s’y méprendre à un sarkozysme.

Évidemment nous étions déjà nombreux à avoir vu venir cette propension à nier le vote des militants par cette direction cornaquée par la Fabiusie.
  • Le péché originel aura été Reims. Là nous avons pu voir de nos yeux combien toutes les turpitudes anti-démocratiques s’étaient exprimées avec la complicité de l’appareil. Hollande est autant complice pour n’avoir rien dit. Nous avons nié le vote démocratique exprimé à Reims. La plaie ne s’est pas refermée et ne se refermera pas.
  • Puis nous avons assisté à l’invraisemblable dérive de ce pouvoir qui se permettait "d’oublier" les 50%, et donc plus, de votants socialistes pour Ségolène Royal. Aucune main tendue jusqu’à la panique devant les sondages extrêmement mauvais pour cette direction lors des élections européennes. Sondages qui seront confirmés par la déroute socialiste. La fille égalant presque le père dans l’échec...
  • Pour tenter d’amortir le choc la direction avait ouvert les portes à la motion E et scellée la réconciliation nationale avec Ségolène Royal lors du fameux meeting de Rezé. Seul temps fort de la campagne. Malheureusement cette réconciliation sera gâchée à la Rochelle. Alors que Martine Aubry demandait à Ségolène Royal de ne pas se rendre à Marseille pour ne pas donner trop d’importance à ce rassemblement, elle faisait à la Rochelle un discours sur la rénovation exprimant un virage à 180° sur sa conception du parti socialiste. Et pour aggraver la situation, sans aucune concertation autre que son clan et , surtout, sans y associer le moins du monde Ségolène Royal ! On lui pique ses idées, sa vision d’avenir mais on l’exclut du projet. La ficelle était grosse et claire.
  • S’ensuit un invraisemblable tour de France participatif du projet où Martine Aubry a plutôt passé son temps à dire combien ce n’était pas exactement comme Ségolène Royal, qu’elle était différente et gnagnagna. Pitoyable.
  • Survient le pétage de boulon de Vincent Peillon. Celui qui était encore considéré comme proche de Ségolène Royal s’en va l’insulter comme jamais et poursuivre sa vindicte dans les médias avec l’objectif de la disqualifier pour 2012. Un grossier passage à l’acte qui ne suscitera aucun commentaire de Solferino. Seule Martine Aubry sous la contrainte, et dans un entrefilet, trouvera que Peillon est allé trop loin. Faut dire que traiter Ségolène Royal de folle devant se faire soigner en psychiatrie lourde, on peut dire que c’est allé assez loin en effet.
  • Pendant ce temps en toile de fond nous aurons "l’affaire Dray" qui au final n’en sera pas une. Et dont on est à peu près certain qu’elle était alimentée par des "camarades" souhaitant se débarrasser d’une grande gueule adversaire d’Aubry. Et de plus nous apprendrons avec la sortie du livre "Hold-uPS et trahisons" l’ampleur de la fraude dans les régions du Nord, Pas-de-Calais. Une fraude industrielle et informatique pour lui garantir la victoire. Une fraude possible parce que l’appareil socialiste voulait sa victoire et surtout éviter la victoire de Ségolène Royal. La peur du changement...
  • Maintenant cela se poursuit donc avec "l’affaire Frêche" montée de toutes pièces par la sarkozie médiatique : l’Express, RTL,Europe1, Le Figaro,etc...et relayée par cette gauche du PS qui ne pèse que 10% du parti mais détient tous les pouvoirs !
  • Et enfin elle se poursuit bizarrement en Poitou-Charentes où là aussi la gauche du parti s’exprime pour déstabiliser la tête de liste démocratiquement élue : Ségolène Royal. 67 signataires qui veulent faire valoir qu’ils ne sont pas respectés dans leur engagement socialiste. Ces minoritaires en appellent même à la défaite de Ségolène Royal "pour le bien de la gauche" sans que cela ne fasse lever un sourcil à la première secrétaire. C’est pourtant beaucoup plus grave que les petites phrases de Frêche, car c’est une contestation du vote démocratique des militants. Là aussi. Et manipulée par cette gauche du PS qui ne se sent plus pisser et est prête à utiliser les moyens du PCF d’il y a trente ans pour faire tomber des dissidents du politburo... 
Voilà où on en est au parti socialiste. Alors que les régionales s’annonçaient plutôt bien pour nous cette direction du parti s’acharne à tout faire pour que ça se passe mal. Elle refuse le débat sur l’identité nationale de la droite mais s’y invite de la pire des façons en attisant la polémique inutile sur le vote des étrangers. Elle se prépare pour le combat sur les retraites en faisant déjà une concession au sarkozysme triomphant sur l’âge du départ à la retraite avant de rétropédaler lamentablement. Elle s’ingénie à diviser ses listes majoritaires et démocratiquement constituées ! Elle n’est pas parvenue à sceller une alliance au premier tour avec nos partenaires de gauche et elle veut donner des leçons aux présidents de région qui le font. Et enfin, cerise sur la gâteau, elle voudrait nous faire croire qu’une victoire socialiste aux régionales serait la victoire de Martine Aubry ! On croit rêver devant l’indécence des analyses journalistiques même si l’on sait que nous sommes en sarkozie et que la déraison prédomine surtout lorsqu’il s’agit de minimiser l’impact de Ségolène Royal.

Bref ce parti est une catastrophe et tout est fait pour étouffer le moindre sentiment fraternel entre nous. A croire que c’est Sarkozy qui manipule tout ça. En tout cas on peut être sur que tout cela n’arriverait pas si le parti socialiste avait décidé de respecter le vote des militants. Malheureusement ce n’est pas dans son optique d’avenir et on peut craindre déjà le pire pour les futures primaires qui devraient s’annoncer. Pourquoi ne pas désigner directement Martine Aubry candidate du PS avec comme remplaçant DSK ? Au moins cela nous éviterait de croire que le parti socialiste pourrait incarner un véritable changement au sarkozysme. 
 

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42 réactions à cet article    


  • non666 non666 5 février 2010 11:22

    Tout le monde s’en fout du PS.

    Plus personne ne sait ce que vous representez.

    Est ce encore un parti « socialiste » ?
    Croyez vous encore à l’affaiblissement du capitalisme par la reforme, a la marche vers le socialisme en ruinant les affreux patrons ?
    Evidemment non.
    Vous avez validé TOUTES les reformes des dereglementation liberales.
    Vous avez validé TOUTE la destruction des frontières de l’Europe
    Vous avez validé le TCE bis (traité de Lisbonne) dont Bolkenstein...
    Vous gardez le nom, car le produit est encore connu, il a une « image de marque » comme on dit chez Seguela.
    Le flacon de l’alcool , sans l’ivresse....
    Du faux, du toc.

    Etes vous devenus social-democrate ?
    Comme vous le conseillaient deja Rocard et Delors il y a 30 ans ?
    Impossible a dire.
    Certains sont sociaux liberaux ou libero-sociaux voir liberaux tout court (DSK, Fabius)
    D’autres semblent proner le Blairisme (Royal à la presidentielle)
    Aubry est plutot dans une demarche radicale socialiste (copinage de fait, posture morale affichée)
    Il y a a boire et a manger au PS.

    Et ca , c’est uniquement si on essaie de trouver une ligne politique....
    Parce que quand on creuse, la seule chose qu’on trouve , ce sont des ecuries presidentielles, comme au bon vieux temps de la SFIO.

    L’UMP peche par Sarkocentrisme, il accpete son Fuhrerprinzip.
    Le PS est dans la demarche inverse : le spectacle d’une foire aux bestiaux ou tout le monde crie, vends son troupeau doublé dune cour des Borgia ou la dague et le poison attendent leur heure.


    J’espere de tout coeur que le NPA vous humiliera comme le FN humiliera l’UMP....
    Bon d’un autre coté, si vous preferez voter Modem, ou Vert ou Tantrisme, ne vous genez pas.
    Faites vous plaisir.
    Mais crevez ces obscenes marionettes.


    • non666 non666 5 février 2010 12:24

      Chantecler.
      Contrairement a ce que tu crois, moi, je suis gaulliste.
      Seulement voila, des gaullistes, il n’y en a plus.
      Surtout pas a l’UMP, quoiqu’en disent les médias.

      Pour les souverainistes comme moi, il ne restait que DeVilliers, Dupont Aignan ou le Front Familial...
      DeVilliers s’est vendu comme une catin.
      On a découvert que Dupont Aignan etait un false flag, un young leader de la « franco-americaine » et un pion du « Siecle ».
      Que nous reste t’il comme choix ?
      Etre de droite, souverainiste, aujourd’hui , pose un problème d’offre politique.
      C’est un fait.

      Personne ne peut defendre decemment que l’UMP qui nous a vassalisé via le traité de Lisbonne et nous a soumis a l’autorité militaire US via L’Otan est un parti souverainiste...
      Nous sommes donc condamnés a suivre pour l’instant la PME LePen !
      Cela ne veut pas dire que cela sera definitif car nous les connaissons tous bien.
      De L’absorbtion du PFN au debauchage des premiers RPR (comme Megret ancien conseiller de Chirac) , le Fn n’a jamais céssé son Fuhrer prinzip autour de JM Lepen.
      Meme quand des economistes brillant comme Martinez et quelques autres lui disent : c’est une connerie la fin des impots sur les salaires , il s’obstine : je suis le chef donc j’ai raison !

      Donc il finira bien par repeter les plombs , par tenter une nouvelle fois d’imposer ses choix personnels contre la majoruité de ses propres electeurs.
      En cela il n’est pas differends du petit nicolas à l’UMP....

      Seulement voila, moi j’ai le choix entre des traitres à la France , des agents de puissances étrangères et des patriotes meme imbus d’eux memes....
      De Toute façon au deuxieme tour, je suis desormais capable de voter meme socialiste pour egorger l’UMP, c’est tout dire. Il me generait encore moins de voter NPA , vert ou quoique ce soit qui torpillera le bipartisme des deux mafias.


    • LE CHAT LE CHAT 5 février 2010 13:33

      @non666

      nombreux sont ceux qui attendent que Jean Marie cesse de travailler plus pour gagner plus , arrête de dire des grosses conneries qui braquent inutilement et laisse la place aux jeunes ! alors peut être le FN pourra repartir de l’avant !


    • Traroth Traroth 5 février 2010 17:23

      Le souverainisme, ou comment faire en sorte que le peuple s’agite pour une idée, la nation, qui a perdu toute importance. Les nations ne sont que les pions du pouvoir économique mondialisé ! Vous n’allez pas au bout de la logique, non666 : l’UMP n’est plus gaulliste, le PS n’est plus socialiste, certes. Vous en êtes malheureusement encore à croire que le FN appliquera un programme souverainiste s’il arrive au pouvoir (hypothèse terrifiante, vue l’idéologie haineuse de ce parti, mais là n’est pas présentement la question). Ca n’arrivera pas. Si le FN accédait au pouvoir, il apprendrait à s’accomoder de la mondialisation à la vitesse de l’éclair. Vous cherchez des solutions au mauvais endroit !


    • non666 non666 5 février 2010 18:35

      Developpe tsaroth ?
      S’il te plait.


    • Tythan 5 février 2010 21:07

      Non666,

      J’en ai ras la casquette de devoir encore et toujours vous reprendre : Nicolas Dupont-Aignan n’est en rien un false flag.

      Il n’a jamais été membre de la french american foundation, ayant seulement participé à une conférence sur le dialogue franco-américain à l’invitation de cette dernière. C’est une rumeur lancée par des sources aussi peu fiables que Voltaire.net ou un obscur historien nommé Pierre Hillard et ressortie à chaque élection par des bons petits soldats du Front national ou de Soral.

      Cette calomnie est totalement ridicule, je l’ai déjà démontré dans mes précédents commentaires. D’ailleurs, le fameux Pierre Hillard a reconnu lui-même qu’il n’avait aucune preuve (mais à refuser de se dédire pour autant, ce qui montre bien l’innanité de l’accusation).

      Nouvelle accusation désormais : Nicolas Dupont-Aignan serait manipulé par le Siècle ! Et puis encore ? Par les illuminati ? L’opus dei ? Les petits hommes verts qui depuis l’aube des temps manipulent les destinées humaines ?

      Franchement, il faut revenir sur terre. Nicolas Dupont-Aignan, au cours de toute sa carrière politique, a démontré son indépendance et son intégrité.

      J’en ai marre que l’on insulte sans raison des responsables politiques courageux et honnêtes !


    • Traroth Traroth 6 février 2010 12:21

      @non666 : Il suffit de prendre l’exemple de Sarkozy. Ca fait des ronds de jambes en parlant d’identité nationale, ça parle de la grandeur de la France, mais en fait c’est complètement inféodé au pouvoir économique mondialisé. Depuis 2007, je trouve assourdissant le silence gouvernemental concernant les délocalisations : En 2009, à certains moments, on annonçait une fermeture de grosses boites (partant en Chine ou ailleurs) chaque semaine, voire plus. Pas un mot.

      Le PS, c’est pareil : ils vont peut-être même retrouver un discours social, histoire de caresser leur électorat dans le sens du poil, mais s’ils arrivent au pouvoir, il ne faudra pas une année avant qu’ils nous expliquent qu’ils ne peuvent rien faire, et surtout pas taxer les entreprises, parce que sinon, elles vont partir en Chine.

      De nos jours l’état-nation est une subdivision du peuple trop petite pour peser d’un poids significatif sur le pouvoir économique. Les entreprises réfléchissent à l’échelle de la planète, que ça soit en terme de clientèle, de matière première ou d’emploi. En d’autres termes, elles mettent les états-nations en concurrence les uns avec les autres. En d’autres termes, elles poussent au moins-disant. Moins-disant social, moins-disant environnemental, moins-disant fiscal, etc.
      L’état-nation est l’instrument des multinationales pour écraser leurs coûts aux dépens du peuple.

      A moins d’imaginer qu’on puisse faire machine arrière concernant la mondialisation, ce qui est à mon avis une illusion, il faut donc l’embrasser, et au contraire aller plus loin, de manière à redonner du poids au peuple. Créer un état-nation mondial, qui soit capable de remettre le pouvoir économique à sa place.

      Les mêmes raisonnements sont valables pour les syndicats.


    • Traroth Traroth 6 février 2010 12:30

      Le seul exemple qui va dans le sens de ce que je préconise, c’est l’OPEP. En 1973, le pouvoir concernant les ressources pétrolières appartenait largement aux multinationales. En 37 ans, ce pouvoir a largement glissé vers les compagnies nationales des pays producteurs. Comment ? Les pays producteurs sont devenus solidaires au lieu de se laisser mettre en concurrence par les multinationales.


    • Tythan 6 février 2010 12:58

      @Tsaroth

      Franchement, vous y allez un peu fort lorsque vous expliquez que l’Etat nation est l’instrument de la mondialisation... Ce n’est pas du tout le cas. Les multinationales mettent en concurrence tout le monde, les villes, les régions, les pays, les ensembles régionaux....

      Au contraire, les Etats-nations sont l’un des espaces possibles de résistance aux chantages menées par les multinationales. Il ne faut pas oublier que les multinationales, si elles mettent en concurrence les territoires et les hommes, ont néanmoins besoin d’eux et ne peuvent donc aller trop loin.

      Vous avez tort d’expliquer que le pouvoir, pour ce qui est du pétrole, est passé des multinationales aux Etats producteurs... Ce n’est pas parce que certains émirs balancent leur pognon à tout va (jusqu’au jour où il n’y aura plus de pétrole chez eux... ça va faire très mal) qu’ils ont pris le pouvoir aux grandes compagnies pétrolières mondiales. Exxon Mobil, Total, Texaco, Shell n’ont pas beaucoup perdu de leur superbe... Le seul couillon dans l’histoire depuis les chocs, c’est le consommateur !

      @ Non666

      Vous ne m’avez toujours pas répondu. Par ailleurs, je lis avec tristesse votre première réaction. Bien entendu, les socialistes comme les conservateurs ont commis beaucoup d’erreurs, ont trahi nombre de leurs idéaux. Est-ce une raison pour en appeler au triomphe de l’extremisme ? Est-ce que vous croyez sincèrement que cette voie là à une quelconque chance de succès ?

      A l’évidence non, vous le savez bien.

      Vous vous dites gaulliste. Alors rejoignez et défendez le seul parti politique défendant encore réellement cette vision, Debout la République, emmené par Nicolas Dupont-Aignan ! Ne gâchez pas votre énergie dans le vide !


    • Traroth Traroth 6 février 2010 17:15

      "Les multinationales mettent en concurrence tout le monde, les villes, les régions, les pays, les ensembles régionaux«  : Peut-être, mais qu’est-ce que ça change ?

       »Au contraire, les Etats-nations sont l’un des espaces possibles de résistance aux chantages menées par les multinationales«  : Ça, il faudrait d’abord le démontrer.

       » Il ne faut pas oublier que les multinationales, si elles mettent en concurrence les territoires et les hommes, ont néanmoins besoin d’eux et ne peuvent donc aller trop loin" : Elles en ont besoin pour diviser le peuple et le mettre en concurrence, oui, mais en dehors de ça, nullement. Les entreprises ont besoin de travailleurs, d’infrastructures et de matières premières, mais de nations ? Au contraire, elles font tout pour couper les vivres aux États, afin qu’ils ne puissent que vivoter, comme tout libéral se fera un plaisir de vous l’expliquer.


    • Traroth Traroth 6 février 2010 17:22

      Il y a bien un organe de l’Etat dont les libéraux ont besoin, et c’est justement celui qu’ils acceptent de financer : la sécurité. C’est à dire des nervis (police, milice, armée...) payée pour tuer dans l’oeuf toute velléité de révolte dans la population.

      Tout doucement, cet organe devient la caractéristique nationale la mieux partagée entre les différentes nations, de la Suisse à la Corée du Nord en passant par l’Iran, les États-Unis, Israël, le Brésil, la Chine ou la France. Je trouve ça significatif.
      C’est la parfaite illustration de mon propos : les états-nations ne servent qu’à priver le peuple de toute possibilité de révolte contre le pouvoir économique mondialisé.


    • LE CHAT LE CHAT 5 février 2010 11:51

      on a vu ce que donnent les élection au Parti socialiste , c’était édifiant !
      mais au niveau des fédérations , tenues d’une main de fer par les satrapes locaux avec des milliers d’électeurs fantômes et des cartes fantoches , ça ressemble au Belarus !

      qu’éclate ce parti du Bilderberg !


      • Lapa Lapa 5 février 2010 12:25

        Hop petit tract pro-Royal. On ne se lasse pas des querelles internes du PS affichées sur AV. Ils seraient capables de se lourder aux régionales alors que les gens en ont tellement marre de Sarkozy que la victoire leur est acquise les yeux fermés ou pas loin.


        • Le citoyen engagé asse42 5 février 2010 13:24

          Et oui c’est ce que je dénonce dans ce billet. La direction solferiniesque est déjà dans le coup d’après et tolère des pratiques anti-démocratiques visant à déstabiliser au final Ségolène Royal. Nous savons très bien que l’affaire Frêche est exploitée pour mettre au pas une fédération hostile à Aubry.


        • Traroth Traroth 5 février 2010 17:25

          "La direction solferiniesque est déjà dans le coup d’après et tolère des pratiques anti-démocratiques visant à déstabiliser au final Ségolène Royal"

          Franchement, tout le monde s’en fout de Ségolène Royal !


        • Allain Jules Allain Jules 5 février 2010 12:30

          @Asse42,

          Eh oui, nous y sommes de plain-pied.

          Mais, Ségolène Royal gagnera malgré tout, lorsqu’il y aura les primaires.

          Les aveugles sont à la tête du parti.


          • Le citoyen engagé asse42 5 février 2010 13:22

            @ Chantecler

            C’était le résultat de 2007 avec une Ségolène Royal n’ayant pas eu matériellement le temps de faire valoir sa compétence pour les citoyens. Avec les élections régionales elle va prouver la qualité de sa politique et acquérir naturellement une « présidentiabilité » qui pouvait lui faire encore défaut pour certains.


          • Big Mac 5 février 2010 16:37

            Au prochaines présidentielles, ce sera pire qu’en 2002 ! Les socialos n’atteindront même pas le second tour.


          • Jacquou le Croquant Jacquou le Croquant 5 février 2010 19:01

            Il suffit d’ y CROIRE... !!


          • Daniel A. 5 février 2010 13:46

            Eh bien dites donc. Il faut croire que le gouvernement actuel nous pousse tous dans nos retranchements. Si des républicains Gaullistes se mettent à présent à vouloir voter pour LePen et que même moi qui ai voté toute ma vie pour le parti socialiste, pense à faire la même chose pour punir Martine Aubry de son lamentable putsch raté de Reims, il va y en avoir du monde qui va voter pour le FN. 


            C’est l’UMPS, les inexistants Modem, NPA et autres écologistes qui vont bien déguster et ils ne l’auront pas volé. 

            • Vindex 5 février 2010 15:09

              C’est un bon article. Quelques petites fautes mais le raisonnement est bon.

              Une question : si le PS vous déçoit tant : pourquoi y rester ?


              • Le citoyen engagé asse42 5 février 2010 18:28

                Parce que je suis fier de défendre les valeurs socialistes, républicaines et démocratiques.


              • Vindex 5 février 2010 19:09

                Et bien justement : si vous pensez qu’elles ne sont plus présentes en ce parti, pourquoi vous continuez à les soutenir ? Il y a d’autres partis à gauche.


              • Le citoyen engagé asse42 5 février 2010 19:18

                Parce que je suis socialiste ! Et ce n’est pas à moi de partir. Mais à celles et ceux qui le dévoie.


              • Vindex 6 février 2010 01:39

                Cela fait quand même pas mal de temps que le PS n’est plus vraiment socialiste, pour la majorité des cadres.
                MAIS vous avez raison de rester pour tenter de sauver ce que vous pouvez, le problème étant une volonté de nier les militants de la part de certain(e)s


              • posteriori 5 février 2010 15:27

                53/47 C’est surtout le résultat de 2007 avec un propagande mediatique anti royale jamais vue dans l’histoire d’une démocratie, un bravitude comme argument principal des nunuches nunuchistes et une occultation totale des milliers de bourdes répétées du leadeur de l’autre camps, même au debat final les médias ont osé nous vendre du vent sur la question de l’énergie nucleaire sarko nous a balancé un chiffre au hasard quand royal a donné le chiffre de l’énergie globale transport compris, mais pour les médias les 2 étaient faux, c’est plus simple pour nous vendre un boulet.

                Sinon Fresh ayant été exclu du ps, tous vos arguments ne tiennent plus l’auteur, sinon on va bientot voir besson se plaindre de ne pas pouvoir etre un elu ps, et une exclusion est faite par le bureau et non pas par son premier secretaire.
                 
                Des fois faut savoir la fermer pour la cohésion du groupe, on est pas à l’ump bordel !


                • sobriquet 5 février 2010 16:30

                  60% des gens qui votent pour le PS le font par fidélité au parti de Mitterrand. C’est le logo « PS » qui procure à ce parti ses voix. Le reste, c’est du remplissage.


                  • Traroth Traroth 5 février 2010 17:28

                    Le parti de Mitterrand ? Vous rigolez ?

                    Les gens qui votent pour le PS le font car ils savent que les partis progressistes sont leur seul espoir de ne pas se faire bouffer par la mondialisation. Leur erreur, c’est de penser que le PS est encore un parti progressiste. A cause de Mitterrand, justement, ce n’est plus le cas !


                  • sobriquet 5 février 2010 18:16

                    Bah le parti du gars de gauche qui est devenu président, quoi. Beaucoup ne regardent pas beaucoup plus loin que ça.


                  • COLONEL KURTZ 5 février 2010 17:59

                    Le PS est en partie au GVT... d’autres iraient bien chez les verts gauchistes, d’autres avec les écolos, d’autres avec le modem...bref...ils ne savent plus ou se jeter...alors ils font n’importe quoi...
                    tiens, si MARTINE nous parlait de la retraite...pour rigoler un peu !


                    • robson 5 février 2010 18:33

                      Tiens voilàdonc une bonne nouvelle !
                      il faudrait donc voter pour un parti progressiste.
                      A l’evidence certains croient encore au pere noel.Personne ne peut se targuer d’avoir une solution au probleme de la mondialisation ou sinon il me semble que l’on serait au courant.
                      Actuellement nous sommes soumis au decisions de l’union europeenne et il n’y a qu’a voir le parcours des decideurs de cette europe pour comprendre que nos politiques nationaux ne sont làque pour faire appliquer ces decisions.
                      Le gaullisme n’existe plus que dans nos coeurs et aucun politique n’aura assez de courage pour envoyer ballader tout ces technocrates et retablir le systeme bancaire national seul arme a ce jour qui permettrait de relancer la machine.Si 1789 n’a ete qu’une illusion,1973 est devenu une realité et nous avons perdu ce jour le plan qui nous aurait indiqué la sortie de secours.
                      Depuis Maastricht et lisbonne ,il apparait que quoi que nous votions le bateau a de plus en plus de mal a rester a flot et certains meme semblent s’amuser a ouvrir les compartiments un a un pour que le navire s’enfonce lentement mais surement dans l’océan de nos illusions.
                      Restons pragmatique et reflechissons plutot dés maintenant aux solutions a mettre en oeuvre
                      apres ce naufrage annoncé mais dissimulé par la plupart de nos politiques de tout bord.
                      Cherchons les quelques personnes qui nous avez predit de grosses emmerdes depuis les années 80 et tournons nous vers elles car si elles avaient déja analysée la situation ,peut etre auront elle l’ebauche d’une solution


                      • Jacquou le Croquant Jacquou le Croquant 5 février 2010 18:58
                        « Ô grand Ségoléne, Ô chef des peuplesToi qui fait naître l’hommeToi qui fécondes la terreToi qui rajeunis les sièclesToi qui fais fleurir le printempsToi qui fait vibrer les cordes musicalesToi splendeur de mon printemps,Soleil reflété par des milliers de cœurs. »ASSE42 ne sévit plus sur LePost mais ici et maintenant avec tant d’ amour pour la chére disparue ....des sondages.. !!

                        • elec 42 elec 42 5 février 2010 19:09

                          le socialisme ne défend plus rien meme plus les ouvriers et les employés aux revenus modestes,ceux qui travaillent dur,qui se lèvent tot tout les matins,ceux qui ne demande rien d’autre qu’un salaire décent,ceux qui ne demande pas d’aides,de subventions,je n’ai pas entendu 1 socialiste parler d’eux.


                          • Le citoyen engagé asse42 5 février 2010 19:21

                            Il ne faut pas non plus exagérer et tomber dans l’excès inverse. Sur la liste de Ségolène Royal en Poitou-Charentes se trouve deux syndicalistes ( CGT et CFDT). Et elle s’est battue tout au long de son mandat pour l’emploi.


                          • moebius 5 février 2010 19:38

                            J’ai l’impressions qu’en défendant Fréche vous défendez un systéme clientéliste plus que des valeur de la république. Ce systéme qui s’est toujours vigoureusement opposé au bureau national et ne repose que sur les épaules d’un seul est en train de disparaitre. Mais n’étant ni Catalan ni résidant en poitou Charente, je me sens trés peu concerné et trés mal placé pour en parler.. Il y’a un conflit entre la représentation nationale et cette région parce que le bureau nationale a d’autres ambitions que les régions et a besoin de retrouver un peu de cohérence républicaine... admettons


                            • Takuan Takuan 5 février 2010 22:03

                              Et Frèche élu dans l’Hérault avec des voix de Pieds noirs parfois restés très proches des idées de l’Algérie française voire de l’OAS , faisant des calembours plus que douteux à répétition au point qu’on ne peut penser que ce soit que le fond de sa pensée est un joyeux démocrate...Ben voyons...
                              De toute façon,les socialos sont des politicards aussi opportunistes que les autres , ils fricotent aussi avec le patronat et ne se revendiquent « de gauche » que quand ils ont besoin de gogos pour avoir des places afin d’avoir accès au gateau.
                              Les crocos du marigot,quand ils sont trop nombreux à avoir la dent,ils finissent par se bouffer entre eux...Plus dure sera la chute...
                              Et la gauche,c’est pas non plus Besancenot et sa Tortue Ninja qui vont la sauver...


                              • voxagora voxagora 6 février 2010 08:15

                                Vous en connaissez beaucoup des Pieds-noirs ?


                              • moebius 5 février 2010 23:50

                                 c’est de la politique... ont peut dificillement reprocher a un politique de se salir les mains sinon il joue de la harpe et du flutiau avec les angelots sur un nuage... Mais fréche a un sens diabolique de la politique. Par exemple c’est vrai que sa carriére politique, il la doit au soutien des pied noirs et il a fait un pacte et il a eu raison cette région doit énormement a leur dynamisme.
                                 Du temps ou il faisait parti d’une organisation maoiste et étudiait le droit à Paris au début des année 60 il a été un des premier a s’opposser à la guerre d’Algérie. Lorsque Chaisson est allé se receuillir sur la tombe des combattants du FNL en Algérie, il a fait metrre en berne tout les drapeaux de Montpellier. Un sens inné de la politique qui lui fait dire que ses electeurs sont tous des cons que l’on achéte facilement. ...Que va t’il leur vendre, à tout ces « cons » qui viennent lui manger dans la main pour conserver son pouvoir sur eux ? Un peu de valeurs républicaines teinté de régionalisme anti-parisien ?


                                • Nometon Nometon 6 février 2010 01:52

                                  Et encore une attaque en règle du parti socialiste par des ségolénistes !
                                  En début de campagne régionale ! C’est vraiment consternant.

                                  On peut toujours y trouver à redire, mais les régions françaises sont relativement bien gérées (20 sur 22 par des accords socialistes-verts-pc). Ce n’est pas le cas du pays ! Les régions sont mal connues. Leur rôle mal compris. Mais au lieu d’en parler, c’est tellement plus drôle de défendre la « gouaille » de Frêche, ce brave type qui « parle vrai » et rien à voir avec un petit potentat local, mais non !! Pas un mot sur ses incapacités chroniques à accepter un autre discours que le sien dans les sections qu’il dirige. Mais non, puisqu’on vous dit que c’est un « brave » type.
                                  Et certains, ici, dont l’auteur, osent prétendre ne pas aimer se faire manipuler !

                                  Consternant, vraiment.
                                  Parfois, je me demande à quoi ça sert de se battre, semaine après semaine, mois après mois, contre une droite féroce et puissance, contre un système d’argent-roi, en essayant au moins localement de bâtir une autre réalité, tout ça pour voir, à moins d’un mois d’une élection, des gens soit-disant progressistes, soit-disant de gauche, offrir leur voix à la démolition générale d’une opposition crédible. Tout ça pour des intérêts de partisans, parce que Ségolène bat la campagne pour aider un de ses soutiens. Tout ça parce que les media se hâtent de monter la mayonnaise, trop heureux, les patrons de rédaction à la botte de Sarkozy, qu’on ne parle plus de crise financière, de scandales de pouvoir, de Clearstream, du climategate et du fiasco de la vaccination H1N1, trop heureux que le sujet le plus important du pays, ce soit : « la dérive anti-démocratique du PS ».

                                  Pathétique.
                                  Et triste.


                                  • Le citoyen engagé asse42 6 février 2010 05:51

                                    Commentaire typique de mauvaise foi digne de la sarkozie. Qui a crée l’affaire Frêche ? Solferino avec un intérêt certain. Un intérêt qui n’est pas respectueux de la démocratie interne. C’est ce que je dénonce dans cet article en rappelant même quelques étapes douloureuses depuis Reims. A part ça vous êtes capable d’argumenter contre ?

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