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Accueil du site > Actualités > Politique > La Dette, ce qu’ils ne veulent pas que vous sachiez !

La Dette, ce qu’ils ne veulent pas que vous sachiez !

Le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique a rendu le 27 mai 2014 un premier rapport. Il s’est essentiellement intéressé à la dette de l’Etat. Il estime qu’au total 59% de la dette publique actuelle sont « illégitimes ». Cette illégitimité provient du fait que le montant de la dette résulte des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêts excessifs payés par l’Etat. Cette part illégitime de la dette atteint 1 077 milliards d’euros soit 53% du PIB. Si l’État n’avait pas réduit ses recettes et choyé les marchés financiers, la dette publique n’aurait représenté en 2012 que 43% du PIB au lieu de 90%.

La hausse de la dette de l’Etat ne peut s’expliquer par la hausse des dépenses de l’Etat car celles-ci ont reculé de 2 points de PIB en 30 ans. Par contre, 488 milliards d’euros de dette proviennent des cadeaux fiscaux consentis aux plus riches et aux actionnaires. La part des recettes de l’Etat dans le PIB a chuté de 5 points en 30 ans. Si l’Etat avait conservé ses recettes au même niveau, la dette publique serait inférieure de 24 points de PIB à ce qu’elle est ! Voilà pour la part d’illégitimité due à la diminution des recettes de l’Etat et de son appauvrissement volontaire. Voyons à présent la part due aux coûts excessif des marchés financiers. En effet, 589 milliards d’euros de dette proviennent des taux d’intérêts excessifs imposés par les marchés financiers. Le collectif a considéré qu’un taux « normal » aurait été de 2% au-dessus de l’inflation (taux d’intérêt réel). Dès lors, les taux pratiqués au-delà ont été « excessifs ». Démonstration à l’inverse : si l’Etat avait emprunté à des taux d’intérêts non excessifs, la dette publique serait inférieure de 29 points de PIB ! Bien sûr, ces taux d’intérêts excessifs ont eu un « effet boule de neige ». Il a fallu emprunter davantage pour rembourser les emprunts « excessivement » taxés quand ils sont arrivés à terme. Et ces nouveaux emprunts se sont fait souvent à des taux eux-mêmes « excessifs » qui ont renforcé l’illégitimité de la somme due. Voilà ce que l’on appelle une dette illégitime. François Lenglet fait le malin : « depuis quand ? ». Comme si c’était une preuve nécessaire de la valeur de l’argument. Imaginez : il aurait fallu avoir à l’esprit l’histoire de chaque emprunt du trésor public à mesure que la dette contractée pour rembourser de la dette s’est accrue. Voilà le genre de savoir que François Lenglet fait semblant d’avoir, quoiqu’il ne puisse l’avoir, et qu’il somme ses interlocuteurs de prouver. 

A présent, voyons ce qu’il en est de la dette française elle-même en 2014.

Assez de baratin avec les « générations futures » endettées par nos mauvaises habitudes ! La durée de vie moyenne des titres de dette est de 7 ans et 19 jours. L’honnêteté pour évaluer sérieusement la situation voudrait qu’on rapporte la dette à ce qu’il faudrait payer si on devait la rembourser en fin de course. C’est-à-dire 1 985 milliards d’euros de dette publique totale divisé par 2567 jours : cela fait 282, 24 milliards d’euros par an ! Soit à peine 13 % du Pib annuel ! On est loin des 93,6% agités sans cesse pour affoler le monde ! Car il est stupide de rapporter toute la dette à la valeur d’une seule année de production. Pourquoi le fait-on ? C’est d’autant plus absurde que le remboursement de la dette n’est pas exigible dans ce délai ! Il donc est absurde de comparer un stock pluriannuel à un flux annuel. C’est pourtant ce qui se fait à longueur de catéchismes médiatiques.

Une autre comparaison indispensable est de rapporter la dette aux avoirs du pays !

Combien le pays possède-t-il ? C’est important pour savoir s’il a « les reins » solide face à la somme qu’il emprunte. Voyons les chiffres. Les avoirs de la France s’élèvent à 35 000 milliards de « patrimoine économique ». Cette somme contient deux composantes. D’une part 13 900 milliards d’actifs non financiers c’est-à-dire des immeubles, des logements, des machines et ainsi de suite. Et d’autre part le pays possède 21 000 milliards d’actifs financiers. Au total, la dette ne représente donc que 5,6% des avoirs de notre pays. C’est-à-dire rien. Ou presque !

On me met régulièrement au défi à propos de l’annulation de la dette.

Jean marc Ayrault lui-même s’était indigné : « Mélenchon propose de ne pas rembourser la dette, ce n’est pas sérieux ! » Outre que je n’ai jamais dit les choses de cette façon, je veux bien regarder de plus près cette hypothèse de travail très intéressante. Ce ne serait pas une première dans l’Histoire. Nos chers amis allemands le savent bien. Annuler la dette publique, l’Allemagne l’a fait ! Pour mémoire, ce fut le 27 Février 1953 ! La Conférence de Londres, réunie pour tirer d’affaire l’Allemagne vaincue et détruite, décida l’annulation de près des deux tiers de la dette allemande (62,6%) par ses créanciers étrangers ! L’accord a été signé par la RFA et 22 pays créanciers. Et parmi les 22 créanciers généreux, on trouve les États-Unis, la Grande Bretagne, la France, mais aussi la Grèce ! On ne peut pas dire que la reconnaissance étouffe les Allemands. Pourtant, l’addition était salée. La dette allemande d’avant-guerre a été réduite de 22,6 milliards à 7,5 milliards de Marks. Et celle d’après-guerre de 16,2 milliards à 7 milliards de Marks. Valeur de l’époque. Faites les multiplications pour trouver ce que ces montants veulent dire à présent ! Quand à l’ardoise des dégâts allemands, on l’a remise aux peuples qui ont reconstruits leur pays ! En lisant ces arguments vous constatez quelle extrême retenue fut la mienne face à l’odieuse député de la droite allemande qui nous parlait si mal sur ce plateau de télévision !

Qu’en est-il aujourd’hui de la dette de pays étranglés par les méthodes comptables de l’Europe Allemande ?

Le cas d’école est celui de la dette grecque. Selon les calculs du FMI cités par Le Figaro, le bilan est ridicule. Le montant de la dette grecque, début 2010, avant les plans d’austérité qui devait « sauver » le pays, était de 298 milliards. Après six ans d’austérité, le plan de sauvetage s’est élevé à 350 milliards, entre remise de dette, rééchelonnement et nouveaux crédits. 110 milliards de 1er plan de sauvetage de 2010, 140 milliards de nouveau plan 2012 en cours d’application, 100 milliards de dettes annulées par les banques. Je reviens dans un instant sur ces « annulations ». Restons-en aux comptes globaux. On connaît la solution proposée par le Front de Gauche : que la BCE prête directement à la Grèce pour éponger sa dette. Si on l’avait fait au début, on aurait donc déjà économisé 42 milliards ! Et la Grèce n’aurait pas été martyrisée comme l’a été et comme elle l’est chaque jour sous l’administration allemande de la troïka présente à Athènes. Et maintenant, apprenez ceci que beaucoup d’entre vous ignorent. Quand une banque achète des titres de dette elle ne les range pas dans son coffre. Elle les revend ou les intègre dans des fonds de placement. Les titres de dettes grecs ont été revendus jusqu’à 25 % seulement de leur valeur faciale. La valeur faciale, c’est celle qui est marquée sur le titre. Un titre de dette de cent euros a donc pu être vendu jusqu’à 25 euros seulement à mesure qu’il circulait de main en main. En cous de cycle, une banque a pu racheter 25 euros un titre et le revendre à la banque centrale européenne qui lui achetait 30 ou 50. A chaque tour de piste du même titre, les banques se sont gavées. Et maintenant, ces titres sont dans le bilan de la Banque centrale européenne. Laquelle encaisse les intérêts et réclame le remboursement à la valeur faciale, acheté 25 et exigé à 100, comme un vulgaire fonds vautour.

Cette comédie se vérifie pour chacun des plans de sauvetage décidés depuis 2010.

Pour l’Irlande, l’Espagne, le Portugal et l’Italie. 1 100 milliards d’euros ont été dépensés sur ce mode ubuesque soit l’équivalent d’une année de production de l’Espagne ! Et pendant ce temps, pendant que les peuples étaient saignés, les rentiers en toute impunité pouvaient continuer à sortir leurs capitaux du circuit économique national. Entre juin 2011 et juin 2012 en Italie, 235 milliards se sont enfuis, soit 15 % du PIB et, en Espagne, 296 sont sortis sans laisser d’adresse, soit 27 % de la production annuelle du pays ! C’est tout ça que je voulais mettre sur la table dans la discussion sur la dette.

Jean Luc MELENCHON

 

également : QUI DÉTIENT LA DETTE DE LA FRANCE ?

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’on fait » … M.TWAIN


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87 réactions à cet article    


  • fred.foyn Le p’tit Charles 3 janvier 2015 10:34

    +++
    Très intéressant article sur la dette, mais vous ne dites rien sur la dette« Hors bilan » d’un montant de 4.500 milliards d’euros environs.. ?


    • fred.foyn Le p’tit Charles 4 janvier 2015 08:40

      Encore un truc bidon..l’auteur est incapable de répondre.. ?

      Dommage...mais dans la vie faut être honnête et donner les vrais chiffres.. ?

    • eric 3 janvier 2015 10:40

      Le défi est trop grand ! On ne sait plus où mettre les points PISA... !

      Calcul, français, histoire, etc....

      Le redoublement ne suffira pas. Peut être l’orientation, technicien de surface ... ?

      - Les taux sont en dessous de 2 depuis 2010 et l’inflation n’a pas toujours été à 0,5. Faut il indemniser les prêteurs spoliés de ne pas recevoir un « taux normal » ?

      - Parmi les principales causes « durables » de baisse des ressources de l’Etat, il y a les cadeaux de PS à ses clients sous Jospin Fabius. L’affaire de la cagnotte fiscale. Les tentatives de rétablir un peu de justice sociale sous Sarkozy, viennent d’être réduites néant. Le PS vient à nouveau d’exonérer d’impôts 6 millions, dit il, de riches. En France seule la moitié la plus riche de la population paye l’impôt sur le revenu. Les exonérés sont donc des riches par construction. Littéralement : la classe moyenne supérieure. Devinez pour qui ils votent .

      - Sur la totalité de l’endettement public, il ne faut pas oublier le rôle des 35 heures ( un tiers de la hausse de la dette sous Sarko d’après la Cour des comptes)

      On ne voit pas trop ce que ces deux principaux facteur de baisse des recettes publiques apportent aux actionnaires...

      - Mais le grand facteur de drive de la dette, toujours d’après les jaunes de la cour, et on le retrouve facilement sur le net, c’est les retraites des fonctionnaires. Si au niveau des salaires, ceux ci ne sont payés que 15-20% de plus à travail égal, à presque tous les échelons, mais compte non tenu de l’absence de chômage, des cotisations différentes etc...Leur retraite médiane est elle deux fois supérieure. Nous sommes le pays de l’OCDE qui consacre le plus gros pourcentage de son PIB à cela.

      Du reste, il est flagrant qu’il y a des pays plus libéraux qui ont plus de dettes, d’autre moins, mais que dans le domaine du chômage, de l’exclusion, des privilèges pour tous ceux qui dépendent directement de la dépense publique, c’est nous les plus forts.
      Nos entreprises crèvent de l’insuffisance de la rentabilité du capital investit après impôts charges etc, mais ces guignols appellent à augmenter leur taxation.

      On pourrait continuer longtemps.

      La démocratie exigent que ce genre d’incultes aient une totale liberté d’expression. Pas de leur laisser déblatérer leurs idioties sans réagir et réfléchit.

      Alors, rien que sur le premier truc : faut il augmenter la rémunération des prêteurs pour leur permettre d’atteindre le 2% « Normal » après inflation que vous préconisez ?


      • Daniel Roux Daniel Roux 3 janvier 2015 18:29

        On peut dire tout ce qu’on veut sur Sarkozy l’incompétent, le roublard, le jouisseur du premier rang, le chef de clan, le protecteur des riches et des banques, le grand gaspilleur de deniers publics, le fossoyeur de la nation mais il y a une chose que l’on n’a pas le droit de faire, c’est de l’accuser d’avoir fait quoique ce soit pour rétablir la « justice sociale ».

        Je rappelle à l’auteur de ce mensonge éhonté que la diffamation est susceptible de poursuites.

        Et puis, vous allez le vexer.. C’est fragile comme un cheval sur le retour un ex.


      • julius 1ER 4 janvier 2015 08:37

        eric le raconteur de sornettes, tu dois souffrir d’amnésie galopante, tu ne te rappelles pas l’arrivée de Srako en 2007 lorsqu’il disait les caisses sont vides et vlan je m’augmente de 170% .....

        et maintenant tu nous le présentes comme le robin des bois des banlieues, comme quoi l’air n’est pas cher parceque tu n’en manques pas !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

      • zygzornifle zygzornifle 3 janvier 2015 10:41

        C’est un secret d’état au même titre que le nombre réel de sans emploi, de celui de l’immigration, de leur nombre en prison, des agriculteurs suicidés ,du salaire réel de nos politiques UMPS et de leur patrimoine mis au nom des proches de leur famille , de celui des députés européens gonflé par les enveloppes des lobbys européen et américains , il y a des océans de fric avec un gulf stream de pognon qui circule rien que pour eux.....


        • Allexandre 3 janvier 2015 11:00

          Article très intéressant. Mais beaucoup de Français commencent à connaître cette réalité. Maintenant il s’agirait de créer un collectif national, exigeant la dénonciation de cette dette immorale. Toute l’Europe du Sud doit se joindre à nous et faire de même. Les marchés vont s’affoler, ils en assassineront quelques uns, mais il ne faut pas céder et marcher sur Matignon et l’Elysée en refusant de consommer plus que nécessaire, c’est-à-dire manger et boire. Ils seront obligés de céder. Arrêter de consommer est notre seule arme, puisque pour ces gens nous ne sommes que des consommateurs cons !!


          • diogène diogène 3 janvier 2015 12:19

            En voulant nous faire payer la crise financière, le gouvernement nous enfonce dans la récession et sacrifie les investissements vitaux. 

            D’autres solutions sont possibles à condition de s’attaquer aux marchés financiers. 
            Il faut replacer la création monétaire sous le contrôle de l’état et dénoncer la partie illégitime de la dette. 
            La manière dont est traitée la dette publique n’est pas une question technique : elle détermine l’avenir de notre pays.

            • citizenzen 3 janvier 2015 12:32

              Le poids de la dette ne se compare pas à la richesse du pays : il se mesure en comparant le montant des remboursements annuels avec les recettes et les dépenses annuelles. Là, on est mal, ça plombe les finances publiques. Le poids de ces remboursements mensuels, celui des trop nombreux fonctionnaires et assimilés, et celui de la « redistribution sociale », entrainent des impôts excessifs sur les « non-assistés » qui en ont assez de ces patrons de l’Etat, des régions et départements qui vivent grassement sur leur dos.


              • Robert GIL Robert GIL 3 janvier 2015 13:08

                ceux qui vivent grassement sur notre dos ne sont pas ceux a qui vous pensez, sinon la vie serait belle !

                voir : BUDGET DE L’ÉTAT : 280 milliards d’euros . CADEAUX AUX ENTREPRISES : 230 milliards d’euros !

                après si on nous programme à mépriser, voire haïr les fonctionnaires, et cela depuis un peu plus de trente piges , il faut se demander pourquoi ? A qui cette propagande profite-t-elle ?



              • citizenzen 3 janvier 2015 12:37

                On compare la dette et la richesse dans un bilan, cela de donne aucune orientation financière particulière, sauf à être incité à vendre des biens publics. Le coût de la dette se mesure au compte de résultat, pas au bilan. Quand il est excessif, on coule. C’est ce qui nous arrive.


                • Scual 3 janvier 2015 12:52

                  Une dette se calcule toujours en tenant compte de la durée de l’amortissement. Nier que c’est ce dont parle cet article est d’une mauvaise foi incalculable.

                  Quand au point qui nous intéresse à savoir la richesse totale de l’État, il est en effet important pour déterminer le taux d’intérêt : la richesse totale dit si la France est solvable ou pas sur sa dette et donc si des taux d’intérêts excessifs sont légitimes à cause des risques : il n’y a absolument aucun risque la France en cas de vrai coup dur pourrait largement tout payer immédiatement en vendant les meubles.

                  Il faut être profondément malhonnête et défendre des intérêts divergents de ceux du peuple et du pays pour poster un tel commentaire. Pour qui bossez vous ?


                • Daniel Roux Daniel Roux 3 janvier 2015 12:46

                  Qui décide de ce qui est légitime ?

                  Nos gouvernements l’a fait au nom du peuple, la « représentation » nationale l’a approuvé au nom du peuple.

                  Les juges nous condamnent au nom du peuple.

                  Et le peuple, quel droit de contrôle a t-il sur cette classe écrasante de privilégiés, aucun.

                  En réalité, nous avons affaire à des incapables depuis 1973, c’est à dire la fin des 30 glorieuses de Fourastié.

                  Lorsque la croissance du PIB est passé de 7% à 3% puis à 0% aujourd’hui, les gouvernements auraient dû établir des budgets en conséquence, c’était leur responsabilité, ils ne l’ont pas assumée.

                  Ce sont ces mêmes irresponsables qui viennent aujourd’hui nous expliquer que nous vivons au-dessus de nos moyens alors qu’ils devraient se confondre en excuses et prendre les problèmes à bras le corps.

                  Il n’est pas sain que l’état distribue entre 80 et 100 milliards de subventions alors que le pays à un déficit de 80 milliards d’euros. Il est d’ailleurs remarquable que le montant et la répartition des subventions sont maintenus secrets. Aucun document n’est disponible sur ce sujet brûlant.

                  La moindre des choses est que le peuple soit informé qui et combien touche, non ?


                  • Allexandre 3 janvier 2015 12:56

                    Le service de la dette est déjà de près de 50 milliards d’euros. Soit 95% de nos impôts sur le revenu !


                  • Robert GIL Robert GIL 3 janvier 2015 13:14

                    une goutte d’eau comparé aux :
                    .

                    200 milliards d’euros : c’est le montant cumulé des aides publiques, déversées chaque année aux entreprises, sans contrôle ni contrepartie.

                    45 milliards d’euros  : c’est le montant des exonérations de cotisations sociales patronales accordées chaque année aux patrons.

                    80 milliards  : c’est le niveau de la fraude et de l’évasion fiscale... des plus riches évidement !

                    .

                    sans compter le CICE, l’ANI, j’en passe et des meilleurs !
                    Alors que les profits, notamment des grands groupes, explosent, que les fortunes les plus insolentes s’affichent, que les caisses du patronat sont pleines, il est indispensable d’exiger une autre répartition des richesses, et arreter de gaver des actionnaires qui demandent toujours plus de dividendes.


                  • Allexandre 3 janvier 2015 15:30

                    Certes, mais c’est pour dire que ce n’est pas nous qui vivons au dessus de nos moyens, comme l’Etat nous le dit, histoire de nous culpabiliser. Et les merdias reprennent ça en coeur sans dire mot. Mais les 50 milliards dont je parlais ne suffisent pas au paiement des intérêts de la dette. Mais voilà, entre autres, pourquoi nous payons des impôts sur le revenu. Il est là le scandale. Jusqu’à quand allons-nous supporter cela ? Les peuples doivent imposer la dénonciation de la dette à leurs gouvernements. Et ensuite, reprendre le pouvoir en mains pour changer les constitutions et ne surtout pas les laisser rédiger par ceux qui possèdent les leviers du pouvoir. Ca suffit.


                  • gogoRat gogoRat 3 janvier 2015 20:16

                    « Qui décide de ce qui est légitime ? »
                     
                     Voilà effectivement le fond de l’affaire : enfin !
                     
                     Les combats idéologiques, depuis le début de « La Crise », n’ont pas fait avancer d’un iota ni le débat , ni le traitement du déséquilibre subi.
                    ( C’est caricatural, binaire - Droite vs Gauche ; Capitalistes vs Gentils - ... et affligent. Car seules les divisions et les crispations partisanes se renforcent. )
                     
                    Ne serait-il pas intéressant de prendre, par rapport aux passions sentimentales, la froide distance indispensable au minimum d’abstraction nécessaire à un raisonnement constructif ?
                    Or, il se trouve qu’un mot courant existe pour désigner « CE qui décide de ce qui est légitime » :
                    légitimation. 
                     Ce qui devrait permettre d’élargir le débat, en le dépassionnant, et en le ramenant aux consensus essentiels que nous validons maintenant souvent sans même nous en rendre compte ( cf l’habitube mise en cause par La Boetie) : ces consensus sont matérialisés par les TECHNIQUES de LEGITIMATION en vigueur dans notre pays ( et le débat sur ces techniques pourrait bien être ’orthogonal’ aux questions partisanes dans lesquelles nous nous fourvoyons ) 
                     
                     Pour suggerer une piste de réflexion dans ce sens, je dirai qu’a priori, les deux principales techniques de légitimation qui sévissent actuellement dans notre pays sont :
                     - une technique (très particulière) de scrutin 
                     - un principe de collégialité appliqué dans tous les domaines selon des modalités très précises (même si elles ne sont pas toujours explicitement et officiellement affichées)
                     
                     Le hic ? - c’est que, sur le plan du principe (si, si ! un peu d’abstraction !) aucune de ces deux techniques n’est d’essence démocratique ! 
                     
                     Inutile de revenir ici sur le scrutin et la délégation de pouvoir à quelques citoyens égaux en dignité et en droit mais incarnant des concepts ! ... que les moins-égaux ne sauraient incarner en même temps ....

                     Pour ce qui est de la collégialité, il me semble que le concept est régi par une pétition de mérite
                    Or c’est bien de régime aristocratique (pouvoir des « meilleurs ») et non l’idéal démocratique qui est basé sur le mérite ...

                     


                  • Daniel Roux Daniel Roux 4 janvier 2015 10:15

                    @ gogoRat

                    Il s’agit effectivement d’une technique de confiscation par ceux qui s’arrogent des pouvoirs supérieurs à ceux qu’ils reçoivent légitimement.

                    Je prendrais comme exemple le plus connu de ces abus, la fonction présidentielle face à celle du premier ministre. Le summum du pouvoir abusif a été atteint par Sarkozy l’inique qui affirmait être responsable de tout mais qui en fait était justiciable de rien.

                    Un signe du souci des puissants face à la grogne des peuples est l’usage de plus en plus intensif du mot « populisme ». Dans leur bouche, ce mot prend le sens de « populace » alors que « populisme », c’est justement ce qu’il redoute le plus, la voix du peuple.

                    Ce qui pose question, est que la très grande majorité des électeurs adoptent les valeurs de la classe dominante. Cela provient-il d’une faiblesse de la raison ou d’un ego mal maîtrisé ?


                  • gogoRat gogoRat 4 janvier 2015 13:38

                     Oui, Daniel, mais je ne suis pas sûr que « la très grande majorité des électeurs adoptent les valeurs de la classe dominante ».
                     D’abord parce que je suis assez circonspect quant au concept de « classe » ( qui s’oppose à l’idéal démocratique - ) mais surtout parce que je crois plutôt qu’il s’agit moins de « classes » et de « valeurs » que de postures :
                     nous sommes dans une idéologie du paraître ! En voulant faire illusion, nous cherchons surtout à nous illusionner nous-mêmes. (cf solipsisme de groupe).
                     Ce sont des postures que nous adoptons ; bien plus que des valeurs.
                     Ainsi, tant que la minorités des « arrivés » n’est estimée qu’à partir de contours flous, chacun veut en être : même le plus manipulé des larbins !
                     


                  • gogoRat gogoRat 4 janvier 2015 16:59

                    autre remarque : 
                     « ... pouvoir supérieurs à ceux qu’ils reçoivent légitimement » 
                     
                     Encore une fois, attention à l’ambiguïté (ingénue ?) du mot « légitime ». Dans ce contexte, il me semble qu’il serait plus rigoureux d’utiliser le mot « légalement » 
                     
                     
                    cf cette ancienne remarque : http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/au-coeur-du-socialisme-160776#forum4193432


                  • Spartacus Spartacus 3 janvier 2015 13:14

                    La dette serait « illégitime » ?


                    Mais qui a obligé la France à emprunter ?

                    C’est quoi un « cadeau fiscal » ? C’est te dire qu’au lieu de te prendre 10 on va te prendre 9.... donc on t’as fait 1 de cadeau...Sauf que si directement on t’avais imposé de 9 il n’existerait pas de « cadeau ». C’est dire si les cadeaux sont virtuels et irréalistes.

                    Pourquoi la durée de vie de 7 ans. Inversion ubuesque du raisonnement chez le gauchiste. Le gauchiste croit que c’est avantage alors que c’est la conséquence de l’irresponsabilité de l’emprunteur. Celui qui emprunte sait que dans 7 ans il ne sera pas là pour rendre compte....Un lien pour comprendre : http://lequidampost.fr/letat-gere-t-il-la-dette-publique-comme-bygmalion/...

                    Combien le pays possède t-il ? Alors la on tombe dans le croquignolesque. L’auteur confond votre argent avec celui de l’état ? Il confond la société et l’état...Sorti de l’école de Bolchevisme il croit que votre argent c’est le sien....L’auteur vous explique que la caution de la dette c’est vous ! Les avoirs de l’état c’est votre maison, votre appartement ou votre voiture.....

                    Des gens seraient partis ? Mélenchon comme gauchiste aime ne voir que les riches, mais il ne veut pas voir les étudiants, les entrepreneurs, les artistes les salariés et les cadres qui partent en nombre. Chacun fuyant cette irresponsabilité et qui ont compris que gérée à la soviétique la France et sa dette finira par faire faillite. 

                    Qu’avez vous fait de cette dette ? La question que le gauchiste ne pose pas Pourquoi n’y à t*il pas le plein emploi ? Des résultats PISA exeptionnels ? Une justice et des prisons humaines ? Des hôpitaux publics moins pourris ? Les autoroutes ne sont elles pas gratuites et plus nombreuses ? Des trains qui ne déraillent pas ? 

                    La réponse fait mal à son électorat. Le gauchiste qui vote Melenchon a plus de 50 ans, travaille pour l’état ou dans les fonction territoriales et la dette elle sert à sa gamelle. Le gauchiste réfugé dans les services public ne veut pas admettre que ses revenus sont à charge des générations suivantes.

                    Cela fait 70 ans qu’on emprunte pour payer les dépenses courantes de fonctionnaires et assimilés à gogo et qu’aussitôt emprunté il est brûlé en clientélisme.

                    • Robert GIL Robert GIL 3 janvier 2015 13:33

                      sparagus, toi et tes copains du medef savez parfaitement ou est passe l’argent !
                      .
                      voir vidéo : LES VRAIS ASSISTES…C’EST LE MEDEF


                    • Allexandre 3 janvier 2015 20:11

                      Spartacus, soit tu ne sais pas qui était Spartacus, soit pire, tu n’as rien compris au personnage. Quant à taper sans nuance sur les gauchistes comme si on était en mai 68, franchement tu déconnes grave. Il serait temps de sortir de ton discours manichéen. La gauche, la droite, l’extrême droite, voilà comment on se fait manipuler. Cela dit, vu ton degré de lucidité et de réflexion, les manipulateurs n’ont pas de souci à se faire !!


                    • Scual 3 janvier 2015 23:02

                      Spartacus est la quintessence même du fanatique libéral : on croirait un texan des années 80... dommage pour lui il vit la faillite du capitalisme, et elle est et va empirer de toute évidence jusqu’à être bien plus catastrophique que celle de feu l’URSS.

                      Du coup il montre les dents et il continue de réciter le catéchisme telle un litanie et en niant le monde qui l’entoure. C’est ces libéraux là qui démontrent sans même s’en rendre compte que leur truc est de l’ordre du religieux plutôt que la Raison. Ils croient aveuglément et indépendament de toute réalité concrète.

                      Le plus triste c’est que parfois il nous sort de ces trucs, je ne suis pas sur qu’il se rende compte que désormais soit les gens se moquent soient il passent à la suite sachant que ce commentaire est soit complètement stupide, soit de la propagande, mais en tout cas sans la moindre importance.

                      N’empêche je me demande dans quelle petite bulle il faut vivre pour être à ce point déconnecté du monde. Sa maison serait en feu qu’il continuerait à demander d’asperger d’essence jusqu’à la fin.


                    • dithercarmar dithercarmar 4 janvier 2015 06:15

                      Réflexion simpliste.

                      Le communisme c’est beaucoup plus simple qu’on ne raconte. Ca tient en deux mots : la commune et la communale.


                    • oncle archibald 3 janvier 2015 13:20

                      Ce qui est vicié dans votre raisonnement c’est votre définition d’une dette « illégitime », autrement dit votre démonstration ne tient pas debout, pas du tout.


                      Lorsque vous écrivez que 488 milliards d’euros de dette proviennent des cadeaux fiscaux consentis aux plus riches et aux actionnaires vous avez sans aucun doute à mes yeux raison « moralement », mais ces « cadeaux fiscaux » résultent de l’application d’une loi fiscale qui a été votée par le parlement, donc sauf à estimer « illégitimes » les décision du parlement votre raisonnement ne tourne pas le coin de la rue.

                      Idem lorsque vous estimez que 589 milliards d’euros de dette proviennent des taux d’intérêts excessifs imposés par les marchés financiers. De la même façon on peut estimer ces taux « immoraux » mais certainement pas illégitimes puisqu’il s’agit d’un contrat librement consenti par deux personnes morales parfaitement conscientes des engagements qu’elles prennent au moment ou elles contractent.

                      Si une signature au bas d’un contrat, d’une loi, d’un décret ne signifient plus rien à vos yeux c’est que vous souhaitez la pétaudière, le far-west, où celui qui a les plus grosses fait la loi. C’est le contraire de la démocratie et du « mode de vie » à la Française auxquels nous sommes tous attachés.

                      Ceux qui ont agi de façon honteusement laxiste et trompeuse sont les gouvernements et les députés qui ont voté les lois de finances et les emprunts de refinancement que vous qualifiez à tort d’illégitimes. Or qui a mis en place ces gouvernements et ces députés sinon les électeurs Français qui jusqu’à preuve du contraire sont libres de leurs choix ? 

                      A ma connaissance une seule voix, celle de François BAYROU, s’est élevée clairement depuis au moins 2002 mais sans doute avant également, pour dénoncer l’abime dans lequel allait nous précipiter les politiques prétendument « de droite » ou « de gauche » faites de démagogie électorale et laxisme. Les « dominants », les médias à leur botte, et sans doute vous même, se sont ligués pour dévaloriser jusqu’à rendre inaudibles ses sages mais dérangeantes paroles. En 2002 la dette Française était de 912 milliards d’Euros, contre plus du double à ce jour. L’économie se portait mieux, il y avait moins de chômage, la réduire jusqu’à un montant acceptable était parfaitement jouable.

                      François Hollande élu sur la détestation de son prédécesseur avait une voie royale pour réformer l’ensemble de la fiscalité Française, et il n’en a rien fait. Thomas Piketti l’a encore rappelé récemment et à refusé la légion d’honneur pour ne pas cautionner sa politique. Hollande et son gouvernement continuent à nous endetter pour payer des dépenses de fonctionnement et accélèrent encore la vitesse du navire dans lequel nous sommes tous. Ils nous dirigent tout droit vers le gros mur sur lequel on va se fracasser.

                      Il ne sert absolument à rien de tergiverser sur la dette, il faut prendre les mesures nécessaires pour la résorber et c’est chaque jour plus difficile puisque malgré toutes les évidences « ils » continuent à nous endetter, juste en espérant être réélus à la prochaine. Lorsque la France sera en miettes comme la Grece, la colère du peuple trompé sera énorme et les conséquences de cette prise de conscience tardive sont imprévisibles.

                      • titi 3 janvier 2015 15:50

                        Bravo Oncle Archibald pour cette réponse.

                        D’accord du début à la fin.

                        La dette n’est pas le problème. Ce n’est qu’un symptome.


                      • HELIOS HELIOS 4 janvier 2015 04:58

                        Merci pour votre intervention que l’on comprend bien et qui est « de bon sens »


                        Ceux qui ont moinsés sans comprendre agissent exactement comme ceux qui nous plongent dans l’abime....

                      • TSS 4 janvier 2015 10:48
                        Lorsque vous écrivez que 488 milliards d’euros de dette proviennent des cadeaux fiscaux consentis aux plus riches et aux actionnaires vous avez sans aucun doute à mes yeux raison « moralement », mais ces « cadeaux fiscaux » résultent de l’application d’une loi fiscale qui a été votée par le parlement, donc sauf à estimer « illégitimes » les décision du parlement votre raisonnement ne tourne pas le coin de la rue.

                        Idem lorsque vous estimez que 589 milliards d’euros de dette proviennent des taux d’intérêts excessifs imposés par les marchés financiers. De la même façon on peut estimer ces taux « immoraux » mais certainement pas illégitimes puisqu’il s’agit d’un contrat librement consenti par deux personnes morales parfaitement conscientes des engagements qu’elles prennent au moment ou elles contractent.


                        Decisions prisent par des gens qui outrepassent systematiquement le mandat pour lequel ils

                        ont été élus ,l ’oubli des promesses et qui en définitive ne representent qu’eux même.... !! 


                      • oncle archibald 4 janvier 2015 18:20

                        Votre député a-t-il voté la loi de finances de cette année qui prévoit une nouvelle fois un budget en déficit ? Que n’êtes vous allé rameuter ceux qui pensent comme vous puis ensemble et après avoir convoqué la presse que n’êtes vous allé hurler votre indignation devant sa permanence parlementaire ?


                        Dans mon département du midi viticole ou les députés sont roses sans aucune alternance depuis plus d’un siècle essayez de mettre en place une telle démarche …. Au mieux vous serez accusé de faire de l’opposition systématique, au pire de fasciste ! 

                        Les citoyens votent mécaniquement « pour un camp » sans jamais chercher à analyser et critiquer les propositions que font l’un ou l’autre des partis dominants. Quant à l’émergence d’une troisième voie, pragmatique, sans idéologie ni oeillères, elle est systématiquement contrée par les deux partis « d’alternance », ce qui se comprend, soutenus sans la moindre faille par des médias à leurs bottes, ce qui se comprend moins facilement.

                        Collectivement nous avons tous eu tort de ne pas suivre avec attention ce que font les hommes politiques que nous nous sommes choisis. Ce n’est que collectivement que nous pourrons aussi exiger demain qu’ils rendent compte du passé et de l’avenir.

                        Nous ne pourrons avancer vers un monde meilleur qu’à condition d’accepter de voir que nombre de nos aspirations sont communes et en renonçant à des gue-guerres d’un autre âge dans lesquelles « ils » ont si bien su nous entrainer, uniquement pour assurer leur élection ou réélection, en fait leur fond de commerce.

                      • TSS 4 janvier 2015 20:06

                        Votre député a-t-il voté la loi de finances de cette année qui prévoit une nouvelle fois un budget en déficit ? Que n’êtes vous allé rameuter ceux qui pensent comme vous puis ensemble et après avoir convoqué la presse que n’êtes vous allé hurler votre indignation devant sa permanence parlementaire ?

                        Mon député(pour qui je n’ai pas voté ),je lui ai envoyé une carte postale de son chateau (classé)

                        avec tout le bien que je pensais de lui !!!

                         


                      • alinea alinea 3 janvier 2015 13:52

                        Une seule solution : la grève des impôts ! Certes, l’impôt direct est une goutte d’eau dans le budget de l’État, mais c’est le seul endroit où l’on peut agir.
                        On dit : on paiera quand vous aurez effacé la dette. Point barre !
                        Mais quelle cohésion sociale il faudrait !!! On croulera, à cause de la couardise et des certitudes ennemies !!
                        La désobéissance est notre seul pouvoir actuellement !
                        J’ai reconnu Mélenchon dès la deuxième ligne !!! et il crie tout cela depuis bien avant les élections !!
                        L’ignorance n’a plus lieu d’être, mais entre « savoir » et « agir », un siècle peut-être ????
                        Quant à la dette allemande à l’égard de la Grèce, Tsipras aussi l’a répété, au moment des leurs dernières élections !
                        Puisque les gouvernants sont sourds, il faut peut-être crier plus fort, mais surtout, agir !!!


                        • oncle archibald 3 janvier 2015 15:29

                          Exemple de parfaite mauvaise foi : comparer la dette créée par les ravages d’une guerre mondiale qui a duré cinq ans et celle contractée librement par un gouvernement démocratiquement élu non pas pour construire des infrastructures ce qui pourrait se comprendre, mais pour payer les salaires des fonctionnaires. Le crédit revolving tout le monde sait que c’est très mauvais et le dénonce, sauf lorsque c’est notre gouvernement qui s’y adonne « au nom du peuple Français » c’est à dire en notre nom à tous. Etonnant non ?


                        • alinea alinea 3 janvier 2015 18:18

                          « au nom du peuple français » ? Vous êtes sûr ?
                          C’est, au cas où vous ne l’auriez pas compris, notre manière, pour l’instant, de dire notre mécontentement devant cet ultra libéralisme financier qui s’est fait dans notre dos !!
                          Ainsi, si le peuple veut reprendre le pouvoir, il tape sur l’abus le plus grossier et un des plus mortifères ! C’est une question de survie pour certains, mais vous, vous pensez qu’il faut honorer cette dette de gangster !! Ben voyons !
                          On n’a rien sans rien, oncle archibald, et quand on s’est fait mettre pendant des lustres, on ne s’en sort pas la bouche en coeur, en courbettes devant les imposteurs !! On les vire !


                        • rotule 3 janvier 2015 18:25

                          > Une seule solution : la grève des impôts !
                          Il y a plusieurs solutions :

                          • effectivement, réduire ses propres contributions aux recettes de l’état, pas aux impôts directs (quoi que ...) mais surtout en réduisant la TVA payée : achats sur le marché de l’occasion, travail au noir, ...
                          • la solution Cantona : aller retirer des sous en liquide et acheter des biens physiques durables, de l’or si on n’a pas de meilleure idée
                          • payer en liquide et pas par carte bleue : pas de commissions aux banques, masse monétaire en circulation qui ne profite pas au système ...
                          • favoriser les petits commerçants et les circuits courts.
                          • d’autres idées ?


                        • alinea alinea 3 janvier 2015 18:38

                          Le problème, c’est que je le voyais comme un acte, général et solidaire, de désobéissance civile ; disons, un avertissement qui touche au porte-monnaie.
                          Vos solutions sont aussi à généraliser, mais elles ne sont qu’une manière de faire, en dissidence de ce qu’on nous « impose » quasiment ! cela n’a pas la même portée !


                        • oncle archibald 3 janvier 2015 18:47

                          « au nom du peuple français ? Vous êtes sûr ? »


                          Oui, c’est ça la démocratie. Le gouvernement nommé par le Président élu propose des lois qui sont votées par des députés élus, et en France les élections se passent encore à peu près correctement, il y a peu de fraudes. Donc lois, décrets, mesures de toutes sortes qui passent par le palais Bourbon sont bien votées « au nom du peuple Français » par ceux à qui nous avons donné mandat de légiférer et de gouverner, je n’ai nulle envie que cela change tous les autres systèmes étant pires que la démocratie.

                          Hélas il y a un foultitude de crétins qui votent rose ou bleu sans la moindre réflexion, juste par réflexe. Ils ne lisent pas les programmes, croient les promesses pourtant jamais tenues qu’on leur répète depuis des lustres et s’esclaffent bruyamment lorsque un candidat moins menteur que les autres leur dit attention, la dette est excessive, on va se planter … 

                          Donc oui, ils se « font mettre » par absence d’exigences et de raisonnement face à une meute de politicards soucieux d’eux même et pas du tout de nous comme ils le prétendent. Rassurez vous, je fais partie du lot puisque en règle générale au deuxième tour celui pour qui j’ai voté au premier tour est passé à la trappe. Donc comme les autres je me crois obligé de voter contre celui qui des deux survivants me parait plus nuisible que l’autre. 

                          A mon avis ce bon temps (pour les « metteurs professionnels ») est fini. Aux dernières élections on a relevé des abstentions de l’ordre de 75 à 80 %, ce qui est le signe d’un réveil douloureux mais réveil tout de même. Hélas je crains que ce réveil tardif soit de nature à faire sortir des urnes un espèce de petit caporal. Il y a toujours un petit malin pour essayer de tirer les marrons hors du feu sans se bruler les doigts.

                        • alinea alinea 3 janvier 2015 19:12

                          J’ai bien compris, oncle archibald, que vous vous placiez d’un point de vue théorique !!
                          Personnellement, j’assume mes conneries et ne demande rien à personne, mais n’ai guère envie d’assumer les conneries des autres, surtout quand eux, ne trinquent pas !
                          Nous n’avons absolument pas à obéir à des engagements crapuleux, pris dans notre dos ; à moins que vous ayez les « promesses » avant élections, qui nous en aient avertis !
                          Sinon, cela s’appelle trahison, et je ne vois pas pourquoi nous baisserions le nez !


                        • titi 4 janvier 2015 12:03

                          Il y a aussi des promesses qui sont tenues et qui sont contreproductives.

                          Par exemple la taxe à 75%, qui est finalement mise au placard au bout de deux ans.

                          Elle rapportera moins de 240 millions en 2013, et 160 en 2014.

                          Ce qui traduit une fuite des personnes concernées. De gens qui ne reviendront plus. Qui ne paieront plus d’impôts en France.

                          Il serait intéressant de savoir ce que ces départs ont provoqué en « perte » de recette sur les autres impôts.

                          Par contre le jour de carence des fonctionnaires a bien été supprimé : cout 160 millions par an. Tous les ans.

                          A noter que ce jour de carence avait fait baisser l’absentéisme de 40%... au delà du cout il y a donc une perte de « service ».

                          Mais voilà... les fonctionnaires votent PS... alors l’impact de ces mesures sur la dette, le PS s’en fout... ce qui compte c’est l’impact dans les urnes.

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