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Accueil du site > Actualités > Politique > La dictature soft à la Française

La dictature soft à la Française

Depuis quelques mois maintenant, on assiste à une lente dérive des institutions qui sont de moins en moins républicaines.
La démocratie se fonde sur la souveraineté du peuple et sur l’existence de pouvoirs et de contre-pouvoirs qui la garantisse contre les dérives oligarchiques ou autoritaires.

1) Absence de représentation populaire

Lors des élections législatives, le Parti Socialiste et l’UMP ont utilisé le mode de scrutin pour réduire à néant la représentation des courants de pensée verts, communistes et centristes. 43% des électeurs du premier tour des Présidentielles ne sont pas ou presque représentés au Parlement. En toute logique, ils ne reconnaissent aucune légitimité à une institution prétendument représentative qui ne les représente pas.
 
2) La disparition du Parlement

La France était déjà allée loin dans la négation des pouvoirs du Parlement. En réduisant l’expression parlementaire à la seule expression d’une majorité qui soutient aveuglément le pouvoir et à celle d’une opposition qui s’oppose tout aussi aveuglément, le Parlement français poursuit sa décente vers le néant politique. Son rôle de contrôle du pouvoir, de législateur de terrain qui redonne du bon sens à la rédaction des lois et d’écoute des citoyens est laissé vacant par des députés absentéistes, cumulards et aux ordres. Les députés ne représentent plus les citoyens devant le Gouvernement mais le Gouvernement devant les citoyens. L’opposition déserte une Assemblée nationale qui n’a de nationale que le nom. La réforme du droit d’amendement, donnera aux groupes politiques le pouvoir d’amendement et réduira un peu plus l’indépendance des députés.

3) La mise à pied des médias

Les médias par leur force de diffusion et leurs moyens d’investigation exercent l’un des nouveaux pouvoirs. Sa faiblesse économique l’a privé des ressources d’investigation sur son contenu, mais il garde sa force de diffusion. La disparition des ressources propres du service public permet de ne garder en France qu’un seul média télévisuel de masse. Contrôlé par les amis du pouvoir dont le chiffre d’affaire dans le BTP dépend en grande partie des commandes publiques. La télévision publique sera bientôt soumise par le vote par l’Assemblée nationale de ses ressources. Elle ne pourra plus informer sur l’actualité politique en toute indépendance. Cela suit quelques mises à pied de rédacteurs en chef qui ont fait beaucoup de bruit. Le pouvoir ne fait pas le journal de 20 heures... mais nomme, promeut et démet ceux qui le font.
 
4) La mise à pied de la justice

La proposition de disparition du juge d’instruction si elle pourrait avoir quelques justifications dans un autre contexte est inacceptable lorsqu’elle ne s’accompagne pas de l’indépendance par rapport au pouvoir du procureur qui le remplacera. Il reviendra alors seulement à des individus dépendants du pouvoir politique de décider de la poursuite des investigations. L’absence d’avancées sur la mise en accusation de Jacques Chirac malgré les charges lourdes de corruption qui pèsent contre lui et malgré la condamnation passée de son co-accusé Alain Juppé en dit long sur ce que serait cette nouvelle justice. La France, où la corruption n’est pas maitrisée, dériverait un peu plus. La prolongation exceptionnelle du poste du procureur de Paris qui a prononcé le renvoi en correctionnel de Dominique de Villepin en est une nouvelle preuve. Un récent rapport du Ministère de l’Intérieur dénonce pourtant les dérives d’une oligarchie impunie qui s’approprie le patrimoine de l’Etat. La justice doit se fonder sur l’équité pas sur les prébendes.
 
5) La disparition de l’exécutif

C’est le paradoxe de la dérive dans laquelle on est. Même la fonction de Premier Ministre a disparu. Celle de ministre se limite au rôle d’une marionnette pour les médias. Marionnettes qu’on renvoie d’un signe de tête conduire des listes aux européennes – situation plus enviable mais aussi monarchique que l’embastillage !
 
6) La grâce et la disgrâce nominative

La grâce nominative dont a bénéficié M. Marchiani au mois de décembre montre les dérives absolutistes du pouvoir. La disgrâce dont est victime le préfet de la Manche après le responsable de la police corse montre à quel point l’appareil d’Etat passe petit à petit du statut de fonction publique à fonction politique. Philippe Gosselin, depute UMP et Jean Francois Legrand sénateur UMP dénoncent ce scandaleux fait du prince. Peut être subiront-ils les mêmes menaces que Jean Pierre Grand, député UMP Villepiniste menace d’un redécoupage de circonscription ad hoc : ."Celui-là, il est mort (...) Je vais m’occuper personnellement du redécoupage de sa circonscription", aurait déclaré le chef de l’Etat selon le magazine Le Point.

 7) Le Chef de l’Etat poursuit en justice

Une longue tradition républicaine voulait que les Chefs de l’Etat ne poursuivent personne en justice. Même lorsqu’il s’agissait de tentative d’assassinat. Jacques Chirac n’a par exemple pas porté plainte contre Maxime Brunerie. Il est assez cohérent que le Chef de l’Etat qui n’est pas soumis au pouvoir de la justice n’en bénéficie pas. Le nouveau Chef de l’Etat et ses proches poursuivent à tout va, même pour des questions très matérielles ou marketing de droit à l’image.
 
Je ne parlerai pas ici des projets qui ont été abandonnés par une mobilisation générale, comme les fichiers Edvige qui fichait et listait des informations sur la vie personnelle de toutes les personnes engagées en politique. Des procédés qui rappellent la police politique de l’Etat est allemand.
 
A l’opposé le Grenelle de l’Environnement a montré ce que pouvait apporter une concertation large. On oublie parfois que la discussion collective et la concertation font normalement partie du quotidien de l’activité d’une démocratie. Une démocratie qui fonctionne en France devrait être un Grenelle permanent. Le Parlement est censé en être le lieu. Des Parlementaires divers, représentatifs, tolérants et qui ne sont pas aux ordres devraient en être les acteurs quotidiens.
 
Ces dérives interpellent tous ceux qui sont attachés à la République. Tous ceux qui estiment qu’un pays doit se rassembler sur des valeurs fondamentales –comme les valeurs de la République- pour avancer collectivement.
 
Les dictatures ne restent jamais soft très longtemps. Elles finissent toujours par se durcir lorsque les contre-pouvoirs deviennent faibles. Les dictatures conduisent ensuite à des révolutions.
 
La démocratie elle se construit jour après jour par des citoyens engagés qui mobilisent les autres. C’est par les urnes – et un peu de compromission de responsables politiques intéressés - que cette dictature soft s’est hissée au pouvoir et c’est par les urnes qu’elle en tombera.

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159 réactions à cet article    


  • morice morice 4 février 2009 10:23

     nous sommes donc bien en dictature. Merci d’avoir employé le mot.


    • Zalka Zalka 4 février 2009 10:46

      Mais oui bien sûr...

      Et vous n’êtes toujours pas prisonnier politique ? Vous arrivez encore à vous exprimer...

      Vaine outrance...


    • gimo 4 février 2009 11:10

      à zarka 
       ha .... vous.... !!! attendez d’en arriver ....la .....l pour comprendre ..... médiocre réaction... !


    • Alpo47 Alpo47 4 février 2009 11:19

      Bonne analyse, relativement exhaustive, des derniers développements de notre société.

      Aujourd’hui, seul un aveugle-sourd-muet-autiste n’a pas encore perçu, au moins une partie, de ces dérives.
      En fait, chacune de ces "initiatives" constitue une pièce du puzzle qui vise à prendre le controle, en douceur, de toutes nos institutions et à mettre en place une "société nouvelle" qui n’aura plus de démocratie que le nom.
      Ajoutons, la professionnalisation des armées, le rachat de quasi tous les grands médias, la privatisation des services publics, les attaques contre toutes les attitudes marginales ou "déviants" ...

      Chacun de ces faits s’inscrit dans une stratégie générale, bien entendu gardée cachée : La prise de controle de nos sociétés par la "grande finance"...

      Jusqu’où laisserons nous faire ? That is the question ...


    • Zalka Zalka 4 février 2009 11:24

      @gimo : quoi toi se passer ? Toi pas parler normal ?

      C’est des conneries ces délires de dictatures. C’est comme la météo : de nos jours, une petite neige et hop, c’est le blizzard, le déréglement climatique. En été, le thermomètre dépasse les 30° pendant une semaine, et c’est la canicule, la fin du monde.


      Qu’il y ai un problème de représentation, une crise des instutions, admettons, cela se discute tout à fait. Mas dictature ? C’est comme parler de génocide lorsqu’un braquage qui tourne mal fait trois mort.

      La plupart des gens qui parlent de dictature n’ont aucune idée de ce que c’est de subir vraiment une dictature. Ces idiots seraient en tôle ou baillonés ! Pourtant ils parlent librement !

      C’est un fantasme à la che guevara ! Si nous sommes en dictature cela justifie le combat par les armes, ça les faits bander de se voir en guerillero, même si aucun d’entre eux ne bougent jamais son gros cul d’internet.


    • italiasempre 4 février 2009 11:53

      Bravo Zalka
      tes commentaires sont toujours pleins de bon sens, pertinents et intelligents, je voulais te le dire depuis longtemps.
      A l’instar de ceux de Cosmic ou ceux d’Armand c’est lamentable de les voir régulièrement moinssés.


    • Alpo47 Alpo47 4 février 2009 11:54

      Et j’ajoute que cette forme nouvelle de contrôle ou "dictature" n’a plus rien à voir avec Mussolini , Pinochet et consorts. Pas de chemise brune ou d’engins blindés dans les rues à prévoir.

      Simplement, chaque citoyen se retrouve progressivement fiché (merci Face Book), suivi à la trace, totalement reconnu ... ses moyens de communication pouvant être écoutés à tout moment.... fragilisé par la précarisation du travail et des revenus insuffisants... infantilisé par des médias audiovisuels qui s’adressent à ses émotions ou flattent son côté le plus voyeur ... n’est informé par ces mêmes médias que des infos qui servent le pouvoir ... rendu docile par une justice expéditive et aux ordres ... non défendu ou représenté par des élus nationaux qui, soit n’ont plus aucun pouvoir réel, soit ne servent que leur intérêt personnel (soit les deux) ... fragilisé physiologiquement par une nourriture chimique ... habitué à obéir à toutes les injonctions ou suggestions de toute "autorité" ...
      Fragile ... Apeuré ... Docile .

      J’’en oublie ... Or donc, si la plupart des ces mesures et d’autres, sont bien en train de s’installer, notre avenir sera très bientôt plutot inquiétant.

      Question : Où se situe le seuil de tolérance du "petit peuple" ?


    • italiasempre 4 février 2009 12:36

      Ben alors petit gimo smiley
      c’est ce que tu appelles un fantasme ça ? Si j’avais cinq minutes à perdre avec un butor je lui expliquerais ce qu’est un fantasme. Et il ne s’en remettrait pas. smiley
       


    • foufouille foufouille 4 février 2009 12:47

      c’est la dictature du fric et de la polpensee
      tu as le choix entre le ps et l’ump ...............


    • foufouille foufouille 4 février 2009 12:51

      @ alpo
      si tu sort trop du rang, on envoie quand meme les CRS


    • Zalka Zalka 4 février 2009 13:08

      @Italiasiempre : merci ! ;)

      @gimo : moi, crétin ?

      Relisez :"ha .... vous.... !!! attendez d’en arriver ....la .....l pour comprendre ..... médiocre réaction... ! "

      C’est du charabia. Vous croyez qu’en essayant de retranscrire une discussion orale, vous pouvez marquer des points ? Non. Et pire, oublier la structure de base "sujet verbe complément" ne peut que vous faire passer pour un crétin.

      En tous cas, je suis ravi de voir que votre second commentaire est un peu mieux construit (à défaut d’être pertinent).


    • Gentil Neuneu 4 février 2009 14:22

       Tout à fait d’accord avec Morice : il y a bien plus de liberté en Corée du Nord ou au Zimbabwé, pour ne prendre que 2 exemples de démocratie, qu’en France.





    • Jean-paul 4 février 2009 16:10

      @ zalka
      Helas 50 ans de dictature a Cuba .Imaginez une greve comme le 19 janvier a Cuba ,c’est cela la democratie francaise .
      Ca y est je vais etre moinsse .Bienvenue sur Agoravox.


    • pierrot123 4 février 2009 16:38

      Oui, mais c’est mieux de se poser la question AVANT (après, tu l’as dans l’os !!)


    • A. Nonyme Trash Titi 4 février 2009 17:01

      @ Alpo 47

      Face Book ? Complice du dictateur français ? Qu’est ce que Face Book vient foutre là ?


    • Alpo47 Alpo47 4 février 2009 17:20

      Pour face book et le fichage des citoyens, c’est un peu long... je vous suggère de rechercher des échanges anciens sur AgoraVox ou ailleurs... et vous comprendrez.. Il n’est jamais trop tard ...


    • Alpo47 Alpo47 4 février 2009 19:14

      Le texte et les commentaires de cet article en disent plus.

      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=33214



    • sisyphe sisyphe 5 février 2009 06:53

      Peu importe la controverse autour des mots.
      Si dictature heurte l’oreille de ceux qui les ont déjà bien bouchées, on parlera ; et ce, sans la moindre contestation, d’une dérive autocratique de plus en plus marquée.

      Tous les faits que relève l’auteur de l’article sont absolument indiscutables, et témoignent indubitablement d’un démantèlement progressif de la démocratie ; tant au niveau des institutions (putain de Vème République de merde, avec tous les contre-pouvoirs progressivement réduits à néant), qu’au niveau des pratiques politiques, judiciaires, parlementaires, etc....

      C’était d’ailleurs largement à prévoir, et largement prévu ; avec le petit autocrate mégalo à la tête du pays, on ne pouvait qu’assister à cette dérive inévitable, dont on avait déjà eu une large idée quand il n’était que ministre de l’intérieur.

      De tous les pays européens, la France devient, de loin, avec peut-être, à un degré bien moindre, l’Italie de Berlusconi, le pays le plus autocrate, où le démantèlement de tout le système social, judiciaire, législatif, les lois de plus en plus policières et répressives, le fait du prince, la mainmise totale sur les médias, annoncent des lendemains plus que sombres.

      C’est la République dont le petit kondukator et sa clique sont en train de saper les fondements, d’une façon dramatique.

      Avant qu’il ne soit trop tard, appelons le peuple de France à rappeler aux usurpateurs au pouvoir qu’ils ne sont là que très provisoirement, pour le représenter et défendre ses intérêts.
      Par tous les moyens possibles, quand l’urgence s’en fait sentir.
      Légaux si possible (grèves, manifestations) ; ou autres...

      Et s’il n’y a plus qu’à ériger des barricades, ou à foutre le feu, eh bien n’hésitons pas ; dans une République, et une vraie démocratie, le dernier mot doit revenir au peuple ; toujours, par définition.


    • sisyphe sisyphe 5 février 2009 06:58

      							par Jean-paul 							 														 (IP:xxx.x4.185.159) le 4 février 2009 à 16H10 							 							
      							

      															
      							
       								
      Helas 50 ans de dictature a Cuba .Imaginez une greve comme le 19 janvier a Cuba ,c’est cela la democratie francaise .
      Ca y est je vais etre moinsse .Bienvenue sur Agoravox.

      Tu serais moinssé n’importe où ailleurs, sauf peut-être dans les commentaires au Figaro, et heureusement. 
      Au lieu de radoter obsessionnellement de Castro, comme un gueugueu qui rabache ses idées fixes, regarde un peu le pays où tu vis, pauvre ignare. 

      							

    • A. Nonyme Trash Titi 5 février 2009 10:01

      Face Book, je connais, merci. Je m’étonnais juste de ce rapprochement fait entre une entreprise privée US et le "dictateur". Rapprochement stupide, point barre.


    • A. Nonyme Trash Titi 5 février 2009 10:04

      Face Book partenaire du French Big Brother ? Mais oui, mais oui. Et puis si on ne veut pas se faire ficher, il ne faut pas s’inscrire. Pensez aussi à vous faire effacer des fichiers de la sécu, de la préfecture, des impôts, etc...


    • caramico 5 février 2009 10:09

      a italiasempre :
      Perche non torna a a casa tua col tuo papa Berlusconi ?


    • italiasempre 5 février 2009 10:14

      Parce que je suis une avecpapiers smiley


    • caramico 5 février 2009 10:23

      Alors lis-les aux lieu de de te torcher avec.


    • italiasempre 5 février 2009 10:35

      Et c’est tout ce que tu as trouvé ? Tu me déçois, tu es plus créatif d’habitude...


    • Gül 5 février 2009 10:40

      Ils ont lancé un concours de délicatesse et de raffinement aujourd’hui sur Avox ? smiley


    • caramico 5 février 2009 12:02

      Le raffinement, c’est continuer à se faire .... en poussant des petits cris discrets ?


    • armand armand 6 février 2009 09:41

      Que voulez-vous, Italia et Gül (une bonne année un peu tardive à vous deux...)
      La galanterie française n’est plus ce qu’elle était...

      Vita dura - che bisogna a ferire o essere feriti !


    • JL JL 4 février 2009 10:45

      Bonjour, excellente synthèse de ce que tout le monde devrait savoir et dire haut et fort.

      Sur ce point : ""Les dictatures ne restent jamais soft très longtemps. Elles finissent toujours par se durcir lorsque les contre-pouvoirs deviennent faibles. Les dictatures conduisent ensuite à des révolutions.""

      Je crois que c’est un peu le pb de la poule et l’œuf. En ce qui nous concerne, je crois que c’est le risque d’insurrection et l’appétit ogresque du dirigeant actuel et de sa cour qui font que le pouvoir dérive vers cet État de non droit de plus en plus musclé. A ce sujet, et pour rebondir sur la question du juge d’instruction, je vous propose la lecture de cet intéressant petit billet aussi humoristique que pertinent :

      "La suppression annoncée du juge d’instruction cumulée à la dépénalisation du droit des affaires sonnent la fin de l’abus de bien social."

      A lire là, avec délectation.


      • John Lloyds John Lloyds 4 février 2009 10:46

        La France ... Le 52ème état ...


        • jako jako 4 février 2009 11:12

          53ème John 52 c’est Israel


        • geko 4 février 2009 11:50

          54ème vous avez oubliez nos amis de la perfide Albion !!

          Sinon je préfère le terme de dictature molle !


        • viking 4 février 2009 14:40

          Dictature en gestation. 


        • Fergus fergus 4 février 2009 10:47

          100% d’accord, Antoine. Et encore avez-vous omis de parler des dérives annoncées de l’internement psychiatrique qui pourraient avoir des conséquences redoutables dans une république autocratique dure.

          Quant à la fonction de Premier ministre, elle est devenue tellement insignifiante que je n’ai pas vu un seul panneau citant Fillon dans la manifestation de Rennes le 29 janvier.
           


          • gimo 4 février 2009 11:31

            @ tous

            Pour qu’on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir....... !!

             

            Un dictateur n’est qu’une fiction. Son pouvoir se dissémine en réalité entre de nombreux sous-dictateurs anonymes et irresponsables dont la tyrannie et la corruption deviennent bientôt insupportables........ !!!

             

            donc ...Tout pouvoir sans contrôle rend fou........ passer le message... !!

             


          • JoëlP JoëlP 4 février 2009 10:48

            Joffrin avait dit Monarchie, le pouvoir d’un seul. Le monarque, qui ne connaissait pas le sens du mot, l’avait ridiculisé

            Vous dites dictature, le pouvoir de celui qui cause pour tous, qui distribue grâces et disgrâces, qui décide de tout sans prendre l’avis de personne. C’est bien ça. Attendons la prochaine mise en scène du monarque, c’est demain. 


            • Vilain petit canard Vilain petit canard 4 février 2009 14:08

              Joël, je me permets de vous corriger : "le monarque, qui ne connaissait pas le sens du mot, s’est ridiculisé ". smiley


            • viking 4 février 2009 14:42

              coin coin 


            • PapyJC_78 4 février 2009 15:29

              oui, aussi, car l’un n’empèche pas l’autre !


            • geo63 4 février 2009 10:49

              Entre le soft et le hard, la frontière est parfois ténue. Ce qui m’insupporte le plus c’est le mimétisme à tous les niveaux des petits détenteurs de pouvoir qui s’appuient sur l’exemple du naboléon pour justifier des actions autoritaires et répressives. Où va la France ?

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