Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > La droite perd le Sénat : la chute de Sarkozy se précise

La droite perd le Sénat : la chute de Sarkozy se précise

Le Sénat, temple de l’oligarchie et du gaspillage des deniers publics, dernier bastion de la Sarkozie, est tombé dimanche. Une défaite hautement symbolique, annonciatrice de la déroute de l’agité de l’Elysée en 2012, après les défaites cuisantes des municipales en 2008, des régionales en 2010, et des cantonales au début de l’année !

Dimanche, la gauche a remporté 27 sièges supplémentaires (lors du précédent renouvellement, en 2008, elle avait gagné 23 sièges), ce qui lui donne la majorité absolue avec 177 sièges, et une probable présidence de la Haute Assemblée, avec Catherine Tasca (PS) qui succédera à Gérard Larcher (UMP).

L’événement est historique puisque jamais, sous la Vème République, la chambre, dite « haute », ancrée à droite depuis plus d’un demi-siècle, n’avait basculé à gauche.

Qu’importe les mises en garde de son propre camp ! La politique casse-cou décrétée par un seul homme, identifié comme fou, bien avant 2007, a été méthodiquement appliquée, soutenue par l’UMP et le Nouveau Centre, laissant, aujourd’hui, une France exsangue, aux mains des profiteurs, déstructurée économiquement et socialement.

L’UMP et sa politique de l’autruche suicidaire

Qu’importe, pour le régime sarkozien, les lourdes défaites successives aux élections municipales de 2008, aux régionales de 2010, aux cantonales de 2011. Qu’importe la multiplication des dissidences, dont celle emblématique de Pierre Charon, l’ancien conseiller de Sarkozy, élu à Paris.

Fillon a beau reproché à Copé de ne pas avoir sévi contre les frondeurs, malgré les sanctions électorales impitoyables, le psychorigide, plus que jamais autiste, continue à croire (sûrement faussement) à la victoire en 2012.

Laquelle ? Celle de son président bien aimé ? Celle des législatives qui suivront ? A moins qu’il ne vise l’apothéose d’un Waterloo qui mettrait hors circuit son ennemi juré Copé pour 2017 ? Jamais, c’est évident, la Sarkozie n’a autant pris l’eau. En témoigne la défaite de l’ump Isabelle Balkany, une fanatique de Sarkozy, dans le fief sarkozien des Hauts-de-Seine. Et celle de Maurice Leroy (NC), ministre de la ville, battu dans le Loir-et-Cher.

Est-ce le chant du cygne ? Ce ne sont pas les écopeurs des plateaux feutrés du dimanche sur les télés gouvernementales de France 2, les Pécresse, Jouanno et autres, avec leurs formules toutes prêtes, dictées pas les sbires, scribes et autres plumitifs de l’agite de l’Elysée, qui stopperont la vague de fond qui va anéantir, enfin, ce régime mafieux et ce président des riches, que 80% des Français exècrent.

Une victoire de la droite républicaine contre Sarkozy

Cette victoire de la gauche est, certes, hautement symbolique. Elle l’est d’autant plus qu’elle est le fruit du vote de nombre d’élus de droite, qui ont porté, sans état d'âme, notamment en province, leurs suffrages sur le nom d’un adversaire politique.

L’overdose Sarkozy est devenue telle, qu’elle est devenue insupportable à une majorité d’électeurs de la droite républicaine et modérée. Le message de dimanche est on ne peut plus clair.

Victoire de la probité contre la cupidité mafieuse

Le message émanant de son propre camp restera, de toute façon, inécouté par le mégalo-népoto-égotique empereur sur talonnettes, à présent rattrapé par l’affaire Karachi et empêtré dans le sarkogate, qui le conduira très vite devant les plus hautes juridictions de la République.

Une excellente nouvelle que cette surdité de l’agité pour les vrais démocrates, de gauche comme de droite, qui ont hâte de retrouver une France digne avec des représentants élus, honnêtes et à la hauteur. Qui n’utiliseront pas leur mandat comme un moyen d’enrichissement personnel.

La probité contre la cupidité, un thème chère à Eva Joly qui a trouvé un écho, dimanche, avec l’élection d’un proche, l’écologiste Jean-Vincent Placé, dans l’Essonne -ils seront désormais dix au Sénat-. La confirmation de l’aspiration de nombre de grands électeurs à une gouvernance propre.

Le Sénat : anachronisme des institutions françaises

Le Sénat, cette oligarchie, entretient, à grand frais pour le budget de l’Etat -346 millions d’euros en 2011 (321 millions en 2007)-, 348 parlementaires dont l’inutilité ne cesse d’être dénoncée, depuis plus de 50 ans.

Hélas, ceux qui, à l'instar du Général de Gaulle, en 1969, se sont insurgés contre cette protubérance ou « Chambre haute » (1), ont échoué dans leur tentative de réforme. Et pour cause ! Seul le Congrès, c’est-à-dire l’Assemblée nationale et le Sénat, réunis à Versailles, pourrait, à la majorité des deux tiers, mettre fin à cette institution décadente.

Seulement voilà, imagine-t-on un instant les sénateurs se faire hara-kiri et se priver d’une rente de situation qui leur rapporte 30 000 € par mois, pendant neuf ans -six ans depuis 2003-, sans compter les nombreux autres avantages ? Non, bien évidemment.

Seul un référendum pourrait mettre fin à cette anomalie. De Gaulle s’y est risqué. Il s’est heurté aux conservateurs politiciens de tous poils, qui ont précipité sa chute. « Touche pas à NOS privilèges, grand Charles ! » Depuis, retenant la leçon, aucun autre chef d’Etat n’a envisagé de remettre en question le Sénat...

Un scrutin interdit aux citoyens français

Autre anachronisme : Les sénateurs sont les seuls à être élus au suffrage universel indirect. Ce qui signifie que les électeurs lambda n’ont pas leur mot à dire. Ces parlementaires, d’un autre temps, sont élus par un collège dit de « grands électeurs », formé des députés, conseillers généraux et délégués des conseils municipaux. 

Cette assemblée, traditionnellement conservatrice, dont certains, tel Jean-Pierre Raffarin, tentent de justifier l’existence en la qualifiant d’assemblée des territoires, est en réalité la plus parfaite expression d'un régime dévoyé de partis politiques dénaturés, dans la mesure où ses représentants ne sont pas élus directement par le peuple.

Par ailleurs, en dépit des « navettes », susceptibles de modifier un texte de loi, son pouvoir est strictement limité à l’examen de lois dont le vote final est, constitutionnellement, toujours du ressort de l’Assemblée nationale.

Désignation des électeurs sénatoriaux

Qui élit les sénateurs ?

Le Sénat est renouvelé par moitié, en deux séries, tous les trois ans. Les sénateurs n’ont pas de circonscription électorale. Il sont élus au niveau du département. La durée du mandat est de 6 ans (9 ans précédemment).

Nombre de délégués sénatoriaux par commune :

- communes jusqu’à 499 habitants : 1 délégué

- communes de 500 à 1499 habitants : 3 délégués

- communes de 1500 à 2499 habitants : 5 délégués

- communes de 2500 à 3499 habitants : 7 délégués

- communes de 3500 à 8999 habitants : 15 délégués.

- communes de 9000 habitants et plus : tous les conseillers municipaux sont délégués.

Ils représentent 95% du corps électoral qui comprend, en outre :

- les députés

- les conseillers régionaux

- les conseillers généraux

71890 grands électeurs sur 150 000 avaient à élire 170 sénateurs.

En l’espace de 10 ans, le nombre des sénateurs est passé de 326 à 343, puis 348

Une chambre de parlementaires inutiles aux privilèges exorbitants

Un sénateur perçoit, pendant 6 ans, des indemnités mensuelles qui s’élèvent à plus de 30 000 €. La moitié de ces indemnités échappe à l’impôt.

La république, vache à lait des parlementaires

400 à 500 millions d'euros : c’est l’économie annuelle que l’Etat pourrait réaliser en supprimant le Sénat (348 sénateurs).

 

(1) Wikipédia : « la Chambre haute, constituée jusqu'en 1848 de pairs inamovibles, et de 1875 à 1940 de sénateurs élus pour 9 ans au suffrage universel indirect (avec ajout de sénateurs inamovibles élus par la Chambre des députés), de 1946 à 1958 de conseillers de la République élus pour 9 ans au suffrage universel indirect, et depuis 1958 de sénateurs élus pour 9 ans au suffrage universel indirect (la durée du mandat de ceux-ci devant être progressivement raccourcie jusqu'à six ans, tous les sénateurs en fonction en 2013 étant élus pour 6 ans). »

Verdi


Moyenne des avis sur cet article :  4.14/5   (28 votes)




Réagissez à l'article

27 réactions à cet article    


  • BOBW BOBW 27 septembre 2011 09:17
    Etapes de Nettoyage et d’Espoir :


    1/ actuellement l’UMP « gagne une Antichambre ».

    2/ L’an prochain la France jette L’UMP de la Présidence.

    3/     «           »         chasse L’UMP de la Chambre .

    4/  Ensuite       «         assure son indépendance (USA-OTAN-EUROPE) 


    5   Enfin           »        supprime le Sénat


                   smiley   smiley   smiley   smiley   smiley

    • Kalki Kalki 27 septembre 2011 11:17

      ouai c’est ca, ne reve pas

      on est pas dans les années 80


    • Fergus Fergus 27 septembre 2011 09:43

      Bonjour, Verdi.

      Le sarkozysme est en pleine déliquescence, et le scrutin de dimanche a montré que de nombreux grands électeurs divers droite ont lâché la majorité, écoeurés par les effets d’une politique antisociale et par des comportements présidentiels aux antipodes des valeurs trdaditionnelles des campagne françaises. En cela, cette sénatoriale est un terrible coup de semonce et un dernier avertissement à Sarkozy : soit il modifie très largement sa politique, soit il ira dans le mur, d’autant plus que ces grands électeurs, certes peu nombreux, sont des relais d’opinion redoutables.

      Pas d’accord sur le mode d’élection des sénateurs. S’il convient de le modifier pour le rendre moins inique en rééquilibrant le nombre des grands électeurs au détriment d’un monde rural actuellement trop avantagé par rapport aux zones urbaines, il faut impérativement lui maintenir le scrutin indirect. Et cela pour une raison simple : élus de la même manière que les députés (au suffrage universel), les sénateurs pourraient à bon droit se prévaloir d’une légitimité venue du peuple et par conséquent égale à celle de leurs collègues de l’Assemblée nationale, d’où de grandes difficultés institutionnelles en perspective.

      Pour ce qui est de l’existence du Sénat en lui-même, je suis pour son maintien car il est un modérateur, de surcroit inscrit dans un calendrier différent de celui de l’Assemblée. Personnellement, je souhaiterais qu’en cas de réforme, il évolue vers un rôle de représentation des régions, un peu à l’image du Bundesrat allemand.

      Cordiales salutations.


      • Verdi Verdi 27 septembre 2011 11:36

        Bonjour Fergus,

        Je ne vois pas Sarkozy modifier profondément sa politique d’ici à 2012, sauf à effacer d’un trait « législatif » surpuissant toutes les lois scélérates qu’il a fait voter depuis son arrivée à l’Elysée. Ce n’est pas dans la nature de ce fou ! 

        S’agissant de l’existence d’une chambre « modératrice » des lois votées par l’Assemblée nationale, pourquoi pas, à condition qu’elle ne soit pas comme, c’est le cas avec la forme actuelle du Sénat, une assemblée d’oligarques, titulaires d’une rente de situation absolument injustifiée, au regard de l’utilité de leur action. Oui à une chambre consultative dont les membres ne se seraient pas rétribués. 

        J’ai la même réserve pour le Conseil Economique et Social...

        Bonne journée


      • devphil30 devphil30 27 septembre 2011 09:56

        «  A moins qu’il ne vise l’apothéose d’un Waterloo qui mettrait hors circuit son ennemi juré Copé pour 2017 »

        Copé ne passera jamais , il est encore plus mauvais que Sarko

        « L’overdose Sarkozy est devenue telle, qu’elle est devenue insupportable à une majorité d’électeurs de la droite républicaine et modérée. »
        Oui , overdose est le mot juste 

        « Le message émanant de son propre camp restera, de toute façon, inécouté par le mégalo-népoto-égotique empereur sur talonnettes, à présent rattrapé par l’affaire Karachi et empêtré dans le sarkogate, qui le conduira très vite devant les plus hautes juridictions de la République. »
        En souhaitant que la justice soit impartiale et la même pour tous .... 

        « Par ailleurs, en dépit des « navettes », susceptibles de modifier un texte de loi, son pouvoir est strictement limité à l’examen de lois dont le vote final est, constitutionnellement, toujours du ressort de l’Assemblée nationale. »
        Oui , c’est juste une bonne place pour parlementaire âgé et fatigué ...

        Philippe


        • Verdi Verdi 27 septembre 2011 11:52

          @ Devphil30

          « Oui , c’est juste une bonne place pour parlementaire âgé et fatigué ... »

          Vous avez absolument raison, une rente de situation qui coûte très cher au budget de la France, au regard de leur utilité !

          Pendant ce temps des millions de Français tirent le diable par la queue...


        • le journal de personne le journal de personne 27 septembre 2011 10:59

          Je ne paie pas !

          Dans vos rayons... il n’y a pas une seule marguerite
          Ni Duras... Ni Yourcenar
          Je n’ai rien trouvé d’autre que ça :
          Amélie Nothomb « tuer le père »
          Vous le vendez combien ? 15 balles ???
          Elle ne s’emmerde pas...
          Non !! on s’est mal compris... je ne vous dois rien
          C’est vous qui me devez cette somme pour que j’accepte de lire cette merde
          Appelez qui vous voulez ?
          Ce n’est pas à moi mais à vous autres, désormais d’assumer vos irresponsabilités
          Quand on vend de la dope on paye celui qui veut bien vous en débarrasser.

          http://www.lejournaldepersonne.com/2011/09/je-ne-paie-pas/


          • le journal de personne le journal de personne 27 septembre 2011 11:00

            Carla et Cécilia...

            Carla : Tu n’as pas été suivie ?
            Cécilia : Non. Comment va la vie ?
            Carla : J’attends, y en a plus pour longtemps et puis ce sera la dolce vita
            Cécilia : tu ne crois pas si bien dire
            Carla : justement, qu’est-ce que tu avais à me dire
            Cécilia : le prise du palais bourbon... comment il va déjà ?

            http://www.lejournaldepersonne.com/2011/09/carla-et-cecilia/


            • lloreen 27 septembre 2011 11:52

              bonjour
              Je comprends votre indignation et votre hargne, mais je crains que vous ne vous trompiez de combat.
              En effet, depuis la création de l’union européenne (eurodictature) et la l’adoption du traité de Lisbonne par le parlement alors que 53% français avaient voté NON, notre président n’est pas
              Sarkozy, mais Herman van Rompuy, que peu connaissent puisqu’il n’a pas été élu au suffrage universel.
              Mais c’est pourtant bien la réalité des choses.Le président de l’union européenne est Herman van Rompuy.
              Les lois européennes (eurodictatoriales) supplantent les lois nationales.Il faut le savoir.

              Mais il faut savoir aussi que nous avons la déclaration universelle (!) des droits de l’homme et du citoyen qui est SOUVERAINE.

              Par conséquent, c’est tout le système de partis qu’il faut remettre en cause, car remplacer l’un par un autre ne changera jamais rien.

              Je ne sais pas si vous avez déjà lu ceci, mais c’est un must pour tout citoyen.
              http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/67/15/03/Rothschild/Conf-Ed-Griffin-Creation-FED.pdf

              Et cela permet de s’attaquer aux véritables racines du mal.

              Pour ceux qui le veulent vraiment.

              Par de partis, pas de représentants qui sont inutiles, car nous devons gagner notre souveraineté.
              Un citoyen=une voix
              Le referendum comme seul moyen d’expression exactement comme cela fonctionne aussi en Suisse.
               Nous disposons de l’internet qui est un excellent outil pour communiquer, échanger et voter.
              cela se fait déjà pour les élections professionnelles et il n’y a aucune raison pour que cela ne se fasse pas pour le referendum.


              • Jean d'Hôtaux Jean d’Hôtaux 27 septembre 2011 15:52

                @ lloreen :

                « Le referendum comme seul moyen d’expression exactement comme cela fonctionne aussi en Suisse. »

                Ce que vous écrivez là est inexact !

                La Suisse connait elle aussi les partis politiques. Elle dispose elle aussi d’un système bicaméral au niveau du législatif fédéral, deux chambres dont l’une représente le peuple et l’autre les cantons, les entités territoriales si vous préférez.

                Le « Conseil national » , la chambre basse du Parlement, qui correspond à l’Assemblée nationale en France et dont les 200 députés sont élus au suffrage universel dans les circonscriptions électorales que constituent les cantons. La répartition des sièges par cantons est proportionnelle à la population desdits cantons.

                Le « Conseil des Etats », chambre haute du Parlement, correspond grosso modo au Sénat français mais avec des différences de taille. Chaque canton y dispose de 2 sièges, soit un total de 46 « Conseillers aux Etats ». Dans cette chambre, l’élection des députés relève du système propre à chaque canton, toutefois l’immense majorité de ceux-ci, sinon la totalité, sont élus au suffrage universel.

                Les deux chambres du Parlement ont exactement les mêmes compétences. En cas de différends (fréquents) entre les deux chambres au cours de l’élaboration d’une loi, le projet fait la navette entre les deux chambres jusqu’à ce qu’un compromis soit trouvé.

                Quant au « Référendum » et à « L’Initiative populaire » (que je ne peux développer par manque de temps ...), ces deux instruments institutionnels « qui font les choux gras des médias français », ils complètent simplement le système de démocratie représentative, mais ne le remplace pas !

                Cordialement !


              • lloreen 27 septembre 2011 12:02

                La première étape est de considérer que l’union européenne telle qu’elle fonctionne actuellement est illégitime, car aucun de ses représentants ne s’est présenté devant les électeurs.
                Les lois sont illégitimes, car elles sont totalement contraires à la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen qui est souveraine.

                la seconde étape est de rédiger une nouvelle charte sociétale avec des objectifs en fonction de l’intérêt général qui sera soumise au vote des citoyens par referendum d’initiative populaire.

                Il y a des choix urgents à faire pour fixer des objectifs concernant les nouvelles technologies, les énergies libres, les programmes d’instruction et de formation, car notre société a évolué et plus personne ne peut se satisfaire de continuer à être enserré dans les camisoles que nous impose le système tel qu’il fonctionne encore.


                • lloreen 27 septembre 2011 12:09

                  Nous devons nous décider entre deux choses :
                  -soit nous sommes des êtres libres, qui veulent gagner leur majorité citoyenne et se défaire des contraintes imposées par des personnes qui s’en libèrent à la première occasion (l’auteur les évoque assez clairement pour qu’il n’y ait pas de doute)

                  -soit nous continuons par nous laisser mener en bateau par des candidats excellents orateurs divers et variés, affiliés à des partis (instruments subventionnés du pouvoir), qui changeront aussi peu les choses que leurs prédécesseurs, car il n’ont aucun réel pouvoir.

                  Le seul pouvoir appartient à ceux qui émettent et contrôlent les monnaies.Et ce ne sont certainement ni les ministres, ni les présidents, et encore moins les autres.


                  • Verdi Verdi 27 septembre 2011 12:45

                    @ lloreen

                    Oui à la democratie directe.

                    La difficulté réside dans sa mise en place.

                    A cet égard, la Suisse est un modèle, dont nous pourrions effectivement nous inspirer.

                    Reste que la nature humaine demeure certainement, avec ses réflexes grégaires, le principal frein à l’évolution vers une démocratie directe « Athénienne » !


                  • lloreen 27 septembre 2011 13:03

                    verdi
                    Quelle difficulté voyez-vous à sa mise en place ?


                    • Verdi Verdi 27 septembre 2011 14:12

                      ........................@ lloreen  

                      Tendre vers un modèle de société idéal est une aspiration que ne partagent, malheureusement, pas tous les êtres humains, sur cette planète. La nature humaine est mystérieuse autant que diverse.

                       

                      Voilà pourquoi, difficulté renforcée par la croissance démographique des peuples, les tentatives d’instauration de la démocratie directe ne se sont pas inscrites dans la pérennité.

                       

                      Nous avons, en France, l’exemple d’un pays dont la notoriété trouve ses racines dans la Révolution de 1989, et la proclamation des Droits de l’Homme et du Citoyen. Ce même pays, en 2007, a pourtant porté un fou dangereux à sa tête…

                       

                      L’être humain est insaisissable, imprévisible. Ceux qui sont animés des intentions les plus altruistes, les plus humanistes sont amenés à se confronter tôt ou tard aux autres…

                       

                      Derrière les élections quelle démocratie

                       ...................................

                       


                    • Scual 27 septembre 2011 14:19

                      Je ne partage pas cette analyse.

                      Pour moi le Sénat, très conservateur n’a simplement pas basculé vers l’extrème-droite ultra libérale et est resté de droite. Du coup ils ont voté pour un parti défendant les idées de la droite traditionnelle : le PS. Ils n’ont pas basculé à gauche, ils tiennent bon.

                      Ça n’a échappé à personne, ce virage à droite toute à fond en quelques années. C’est les programmes, les discours et les idées qui ont changé, le Sénat lui s’est juste adapté. J’aurais jamais pensé dire ça un jour mais c’est bien cette chambre traditionnaliste, instruite, conservatrice et moins sujette aux modes politiques que les citoyens normaux, qui aujourd’hui nous protège de l’extrème-droite.

                      J’ai passé toute ma vie à fustiger cette institution qui ne semblait servir qu’à empêcher la gauche de mettre en place une vraie politique de gauche. Aujourd’hui voila que la France à tellement basculé, que même les grands électeurs trouvent que c’est trop... et bien sur j’approuve.

                      En tout cas même si c’est une bonne nouvelle contre l’UMP ou le FN en cas de victoire en 2012, et encore plus une bonne nouvelle pour le PS, ça ne change rien pour le FdG. C’est le PS qui tient les rennes et ce n’est ni plus ni moins qu’un parti de droite. Déjà sous Jospin c’était un parti du centre et il a continué son virage à droite au point d’avoir voulu faire de l’ultralibéral DSK son fer de lance, de tolérer des personnes comme Valls sans les virer, et de proposer à tout les électeurs de droite de participer à la désignation du candidat, histoire d’empêcher que ça soit une personne trop à gauche qui l’emporte... tout est dit. Et encore je ne parle pas des infiltrés qui nous ont bien manipulé avant de tomber les masques pour rejoindre Sarko.

                      Une fois de plus il faut vraiment retirer des œillère à tout ces aveugles qui continuent à parler de gauche à propos du PS. Le vingtième siècle, c’est fini là, faut se réveiller les gars. Ça fait longtemps que les masques sont tombés.


                      • Verdi Verdi 27 septembre 2011 14:58

                        @ Scual

                        Je suis tout aussi critique que vous sur l’identité du PS aujourd’hui. Son ancrage idéologique à gauche est en effet douteux, notamment, comme vous le souligner très justement, quand il compte dans ses rangs un sarkozyste pur jus en la personne de Valls. 

                        Quand à Strauss-Kahn, qui n’a jamais été ma tasse de thé, je partage là encore votre rejet d’un homme qui n’a de socialiste que l’étiquette et encore !


                      • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 27 septembre 2011 17:32

                        L’affreux a encore sévi ce matin, dans l’Oise, en nous ressortant son vieux numéro pourri de la division entre les Français. En déplacement dans une usine et il s’est amusé à dresser des ouvriers contre les enseignants en grève du public et du privé : « Moi j’vous le dis, hein, mon devoir c’est d’aider les ouvriers plus que les fonctionnaires ». Lien Nouvel Obs.

                        Cette racaille ne change pas ses méthodes. La bonne nouvelle c’est que plus personne ne tombe dans le panneau.


                        • Verdi Verdi 27 septembre 2011 17:56

                          Bonsoir Peachy Carnehan,

                          Oui, ce type est franchement malade. Je l’ai entendu. S’il savait le nombre d’ouvriers prêts à lui arranger le portrait... 

                          Effectivement, plus personne n’est dupe, y compris à droite. J’ai écouté Fillon, le psycho-rigide, à l’Assemblée : totalement déconnecté de la réalité. Pourtant çà grogne à l’ump... et plus que çà ! 

                           


                        • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 27 septembre 2011 23:43

                          « S’il savait le nombre d’ouvriers prêts à lui arranger le portrait... »

                          Depuis trois mois je me suis amusé à monter un petit reportage vidéo à partir de témoignages de « vrais Français » pris au hasard. En réalité des badauds que j’ai croisé sur les marchés, à la sortie des bureaux, des usines, des écoles. J’hésite encore à le diffuser de crainte d’être poursuivi pour appel au meurtre (à l’encontre du Président de la République).

                          Certains, des marins pêcheurs de Boulogne-sur-Mer, veulent le ligoter et le jeter dans la Manche. D’autres, des personnels hospitaliers, voudraient juste « lui casser la gueule ». Des ouvriers veulent lui « couper sa petite bite » (sic), un policier lui mettre son « Tonfa dans le derrière », une mamie, sur un marché, « l’empoisonner », etc.


                        • Ariane Walter Ariane Walter 28 septembre 2011 01:05

                          Et moi je voudrais...qu’il disparaisse tout seul , comme un grand ,en prennat sa valise et sa meuf et qu’on ne le revoie plus. Quel cauchemar !

                          Mais bravo Verdi pour votre étude du sénat qui doit disparaître en effet.
                          On attend cet acte « socialiste » de la part de « socialistes » !


                        • Verdi Verdi 28 septembre 2011 07:47

                          Bonjour Ariane,

                          Une survivance monarchique, totalement inutile, dont la suppression dégagerait 500 millions d’euros par an.

                          Malheureusement, je crains fort que les socialistes s’en accommodent, comme tous les partis jusque-là, qui y trouvent un intérêt financier.

                          Bonne journée


                        • BOBW BOBW 28 septembre 2011 20:52

                          Bravo petite Mémée « Vox populi »


                          Mais que voulez vous exprimer à un psychopathe autiste et schizophrène !

                        • Vipère Vipère 27 septembre 2011 19:37

                          Bonsoir à tous

                          J’ai entendu le même discours que vous deux  ! 

                          Décidément N. Sarkozy croit dur comme fer qu’il peut resservir les vieux slogans éculés aux salariés.
                           
                          Inouî, il ferait bien de changer de communicants.




                           


                          • Ariane Walter Ariane Walter 28 septembre 2011 01:06

                            Il doit avoir les mêmes que DSK. Des ruines.


                          • le journal de personne le journal de personne 28 septembre 2011 03:00

                            Carla et Cécilia...

                            Carla : Tu n’as pas été suivie ?
                            Cécilia : Non. Comment va la vie ?
                            Carla : J’attends, y en a plus pour longtemps et puis ce sera la dolce vita
                            Cécilia : tu ne crois pas si bien dire
                            Carla : justement, qu’est-ce que tu avais à me dire
                            Cécilia : le prise du palais bourbon... comment il va déjà ?

                            http://www.lejournaldepersonne.com/2011/09/carla-et-cecilia/

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès