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Accueil du site > Actualités > Politique > La drôle de poignée de mains de Benoît XVI et du président Sarkozy

La drôle de poignée de mains de Benoît XVI et du président Sarkozy

On a dit dans un article précédent combien le discours du président Sarkozy au palais du Latran était étonnant et ouvrait une ère nouvelle entre la République française et le Vatican, du moins si le peuple français et ses autres représentants n’y trouvent rien à redire.

La photo officielle de la rencontre entre le président Sarkozy et le pape Benoît XVI, jeudi 20 décembre, qui consacre cette « union sacrée », mérite à ce titre qu’on s’y arrête.

Une religion heureusement amie des images

Ce n’est évidemment pas à l’Église catholique qu’on apprendra la puissance de l’image pour répandre sa doctrine.
- Dieu merci, elle a su très tôt trouver « des arrangements avec le Ciel » et son deuxième commandement du Décalogue de Moïse. Celui-ci a beau prescrire, avant même l’interdiction de tuer, de « ne point (faire) d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre ». Fort heureusement, elle a su passer outre. À la différence des deux autres religions monothéistes farouchement hostiles à toute représentation, elle a compris que les images étaient irremplaçables pour enseigner à des analphabètes. La crise iconoclaste que l’Église a traversée, aura duré à peine plus de 100 ans, de 730 à 843.
- Et si l’on excepte la rechute iconoclaste propre au protestantisme au XVIe siècle, les images sont devenues reines dans l’univers chrétien, comme elles l’étaient dans la civilisation gréco-romaine, offrant à son architecture les chances d’un embellissement sans égal. Mais qu’elles soient peintes ou sculptées ou encore composées des tesselles de mosaïque, elles ne sont jamais gratuites : elles racontent et célèbrent, tant à l’usage pratique des masses illettrées que pour l’enchantement des personnes cultivées, croyantes ou non, la geste de la Bible et celle des héros, princes, martyrs et saints qui en ont fait leur croyance. Quelle chance que les plus grands artistes aient été sollicités ! Ils ont mis tout leur art au service de la création de ces images pour l’émerveillement des générations futures. Les Églises catholique et orthodoxe en soient louées !

Une poignée de mains savamment mise en scène

Sans doute, la photo officielle de la récente visite du président Sarkozy au pape Benoît XVI n’appartient-elle pas à ces chefs-d’œuvre du patrimoine universel.
- Elle est seulement conforme au stéréotype auquel sacrifient les dirigeants politiques qui se rencontrent quand ils veulent laisser de leur échange une preuve de leur entente cordiale : une poignée de main est offerte longuement à la nuée de photographes accrédités pour qu’ils fixent l’instant et le répandent « urbi et orbi ». Ce n’est donc pas un instantané ; au contraire, les deux dirigeants posent complaisamment, le sourire crispé à force d’activer les muscles zygomatiques devant les flashs qui tardent à étinceler.
- Mais la poignée de mains peut être plus ou moins franche. Ici, manifestement, les deux dirigeants prennent soin de ne pas trop s’étreindre les doigts. Rien à voir avec le « shake-hand » de deux amis qui se transmettent leur énergie respective ! Ce n’est d’ailleurs ici ni le lieu ni le type de relations convenables. Si les deux hommes s’effleurent à peine les deux premières phalanges, ce n’est pas par réticence ni pudeur non plus. Non, c’est le geste paternel d’un Saint-Père prenant la main d’un fils qui se laisse conduire. Car en offrant la paume de sa main au spectateur et non le dos, le pape a pris soin de se mettre en position de guide pour emmener son invité vers l’avant.
- L’effusion n’est pas de mise dans cet instant qui reste avant tout une rencontre pastorale. La preuve ? Tout est symbole dans les rites ecclésiastiques. Le pape reçoit son invité, revêtu, par-dessus sa mosette rouge, de la riche étole pastorale brodée qui indique clairement qu’il est en service de prédication évangélique et non seulement en simple représentation. Peut-être même vient-il de recevoir sa confession. Qui sait ? À tout pêcheur miséricorde ! Il en tient même un de haute volée. Le pape ne serait pas vêtu autrement pour l’entendre.
- L’arrière-plan symbolique choisi avec soin confirme du moins la teneur religieuse de l’entretien : un crucifix est planté entre les deux hommes et les domine, même si le président Sarkozy, par un artifice dont il est coutumier, paraît plus grand que le pape. On ne s’étonnera pas que ce crucifix soit en métaux précieux, plus qu’en bois brut. Un luxe même ostentatoire n’a rien qui puisse effrayer le président Sarkozy, à en juger par les huit premiers mois de sa présidence. Quant à l’Église catholique, il y a belle lurette qu’elle a rejeté la thèse franciscaine d’un Christ qui n’aurait pas été propriétaire de sa tunique, comme le raconte Le Nom de la rose, ce livre d’Umberto Ecco si magnifiquement porté à l’écran par Jean-Jacques Annaud.

Mais à ces deux experts en communication que sont l’Église catholique et le président Sarkozy, il a peut-être échappé qu’à force d’être trop savamment composée, une image peut se retourner contre ses concepteurs. Visiblement construite méticuleusement pour l’édification des masses illettrées ou peu s’en faut, la photo précisément en devient ambiguë. Cette croix placée entre eux deux, pour proclamer leur commune obédience, peut renvoyer, par intericonicité, comme nombre de tableaux le montrent, à celle du Christ plantée au Golgotha entre les deux larrons. Du coup, la photo change de sens : par ce toucher de mains du bout des doigts, ne donnent-ils pas l’impression de s’entendre comme deux larrons en foire ? Le Christ sur sa croix a peut-être du souci à se faire. Paul Villach


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43 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 3 janvier 2008 11:08

    J’ai bien aimé les deux larrons. Bravo, Paul !


    • mat 3 janvier 2008 11:33

      Cette rencontre est simplement affligeante, sarko n’a rien à faire là, comme la religion dans les décisions d’ailleurs.


      • Gazi BORAT 3 janvier 2008 11:36

        Meilleurs voeux à tous..

        Sur les relations qui se tissent entre Benoit XVI et notre vertueux président, le point de vue d’un journaliste de Golias..

        http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/01/dans-le-prochai.html

        gAZi bORAt


        • (---.---.194.175) 3 janvier 2008 11:50

          Je ferais une analyse légèrement différente de la votre. Certes cette poignée de main n’a aucune « chaleur humaine », c’est le contact minimum.

          Et en même temps, lorsque vous dites : « ...Car en offrant la paume de sa main au spectateur et non le dos, le pape a pris soin de se mettre en position de guide pour emmener son invité vers l’avant. »

          Il me semble plutôt que Sarkozy est en position dominante, sa main par dessus celle du pape. C’est la positon typique d’un homme de pouvoir qui contrôle (croit contrôler) son interlocuteur. Celle d’un grand PDG qui salue une collaborateur ...

          Quand à la réalité de ce contrôle, c’est une autre histoire.


          • Paul Villach Paul Villach 3 janvier 2008 12:03

            Votre interprétation pourrait être recevable. Le propre du langage analogique est évidemment d’être ambigu.

            Toutefois, dans le cadre éminemment religieux de la photo, il semble que la posture de la main papale soit celle du soutien et du guide sous le contrôle du crucifix. Paul Villach


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 janvier 2008 02:09

            @ Villach : Ne soyez pas vitriolique... Ils sont mieux que des amis, ce sont deux frères qui se reconnaissent comme tels. Cela dit, on aime ou on n’aime pas... En attendant, aux USA...

            http://nouvellesociete.org/5177.html

            Pierre JC Allard


          • docdory docdory 3 janvier 2008 13:33

            @ Florentin Piffard

            « La vérité éternelle du christianisme » dites vous ?

            Sachez que très rares sont les religions ayant duré plus de 4000 ans . On peut supposer que la religion des « cro-magnons » a duré dix ou quinze mille ans sous une forme à peu près inchangée , mais qui , hormis quelques spécialistes , se souvient des dieux sumériens ou gaulois ? Selon toute vraisemblance , le christianisme , comme l’islam , auront été oubliés en l’an 4000 et probablement avant , seuls quelques érudits du futur s’en souviendront . D’autre religions , se proclamant porteuses de « vérités éternelles » auront été inventées d’ici là !!!


          • docdory docdory 3 janvier 2008 13:43

            @ Paul Villach

            C’est curieux , on dirait , sur cette photo , que le pape pince la main de Sarkozy plutôt qu’il ne la prend , comme s’il voulait limiter la surface de contact , on dirait presque le geste de dégoût que font tous les enfants lorsqu’ils se saisissent d’une éponge pour nettoyer la table ( moins on la prend à pleine main , moins on se salit la main , et moins on a besoin de la laver ensuite ! ) . Le pape se servirait il de Sarkozy comme d’une éponge afin de nettoyer la France de la laïcité , quel que soit la répugnance que lui inspire la manipulation de cette éponge ???


          • Paul Villach Paul Villach 3 janvier 2008 13:46

            J’accepte volontiers votre correction fraternelle. Le couple Hérode et Pilate, c’est pas mal du tout comme intericonicité. Paul Villach


          • Paul Villach Paul Villach 3 janvier 2008 13:50

            Qui instrumentalise l’autre ? L’un et l’autre, pour une cause commune qu’il ne faut pas perdre de vue. Florentin Piffard a fait un judicieux rappel en projetant sur cette photo Hérode et Pilate sur le dos du Christ. Paul Villach


          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 3 janvier 2008 14:58

            J’aimerais savoir ce que pourrait être un pouvoir purement spirituel qui refuserait d’exercer un quelconque pourvoir temporel, ne serait-ce que d’influence, pour promouvoir les valeurs qu’il prétend universelles et qu’il se donne pour mission de transmettre et d’enseigner à tous des hommes.

            Pensons à la contraception, à l’avortement, au mariage homosexuel civil, aux expérimentations sur l’embryon humain au clonage thérapeutique etc..). Que je sache, partout les églises, particulièrement l’église catholique, ne se privent pas d’intervenir dans la vie politique. Les formes de leur intervention ne sont plus ouvertement théocratiques dans les sociétés pluralistes qui sont les nôtres, ce qui serait contre-performant (on vient de la voir en Pologne), mais elles s’exercent pas l’intermédiaires de dirigeants démocratriquement élus qui ont besoin d’une légitimité transcendante et par pression politico-psychologiques et identitaires sur les fidèles pour qu’ils refusent ou s’opposent, y compris parfois illégalement, sur fond d’arguments théologiques qui ne concernent que les croyants (et encore), à des décisions majoritaires qui iraient à l’encontre de leurs dogmes.

            Nul ne peut avoir un quelconque pouvoir collectif sans lier légitimité symbolique et puissance temporelle. C’est précisément pour cela qu’un chef de l’État doit se garder dans une société pluraliste et laïque d’apparaître comme au service d’une église quelconque et, puisqu’il y a des non-croyants ou des non pratiquants (et ceci n’est pas une affaire de nombre mais de principe) au service d’un culte et/ou d’une pratique religieuse


          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 3 janvier 2008 15:00

            J’ajoute que cette indépendance du président de la République par rapport à tout pouvoir spirituel religieux ou transcendant déterminé est donc précisément la condition de sa légitimité démocratique.


          • Paul Villach Paul Villach 3 janvier 2008 15:29

            Très intéressante mise au point. Merci. Paul Villach


          • eric 3 janvier 2008 17:41

            Amusant ethnocentrisme au terme duquel il n’y aurait de démocratie pluraliste et légitime que Française et encore quand le Président en exercice cache toute référence au religieux..... faut sortir un peu à l’étranger aprés la messe laïque parce que les Danois, les Suédois, les Allemands, les anglais, et même les américains etc... n’ont pas énormément de leçons de démocratie à recevoir de nous....


          • minijack minijack 4 janvier 2008 09:15

            J’aime bien aussi cette idée de « Hérode et Pilate sur le dos du Christ »...

            Deux complices qui s’accordent aux dépens du Principe essentiel... smiley


          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 4 janvier 2008 10:39

            Justement en Allemagne, pays dans lequel je vis, la question de l’Islam et celle de l’athéisme aux USA vient mettre en crise le modèle démocrate-chrétrien, constitutionnellement dominant dans ces deux pays.

            L’Allemagne ne sait que faire de la revendication de l’Islam à faire payer les imams (les musulmans y sont près de 10 fois plus nombreux que les juifs qui perçoivent l’impôt d’église) ou les responsables de sociétés athéistes et à percevoir l’impôt d’église par l’État.

            Le problème de l’enseignement public des sciences biologiques, via la théorie de l’évolution, se pose aux USA et surtout celui que les services sociaux soient confiés de plus en plus aux églises qui en profitent pour faire du prosélytisme, ce qui permet un désengagement de la puissance publique.

            Moi qui vis en Allemagne je peux vous dire que le modèle français de la laïcité mérite d’être défendu. De plus en plus d’allemands, de moins en moins religieux et de plus en plus nombreux à refuser de payer l’impôt d’église (Un peu moins de 10% des impôts sur le revenu) l’admettent. Un anecdote à ce sujet : mon épouse qui est dirigeante de société en Allemagne sait qui est catholique, protestant ou juif ou ne paie pas d’impôt d’église dans son entreprise, car celui-ci est prélevé à la source...

            Vous seriez d’accord avec un tel système ?


          • chevsinclair 3 janvier 2008 15:17

            Sylvain

            si sarko doit rester éloigné de l’église catholique, puissiez vous rester loin d’agoravox....Votre dogme à vous (la laicité républicaine) est lourd quand il est extrêmiste à ce point.

            Enfet vous êtes représentatif des gardiens du dogme de la laicité radicale, avec un dégout certain pour l’église catholique. Mais en plus d’appartenir à ces bons gros conservateurs, sûrs que Dieu n’existe pas, vous êtes aussi prêt à bouffer du curée et de l’Eglise dès que vous en avez l’occasion. C’est à dire sans trop de risque, puisque c est bien connu les catho sont pas vraiment des violents, et pas grand monde ne les défend puisque ça ne rapporte rien (ni fric, ni électeurs).

            Finalement, je dirais que les diabolisateurs de l’église, et ceux qui ne supportent pas que Sarko parle de la religion qui a largement façonné la France, sont de francs trouillards, et les plus gros conservateurs de ce pauvre pays.

            Prêt à en débattre avec vous.


            • Marsupilami Marsupilami 3 janvier 2008 15:18

              @ Paul

              Excellente analyse iconoclaste. Il y a une autre photo pas mal, où l’on voit la tronche réprobatrice que fait me mitré quand le néochanoine bling-bling de Latran lui fait une affectueuse tape dans le dos comme il a l’habitude de faire avec les pipole qu’il affectionne (dans tous les sens de ce terme). Au fait, combien mesure le larron à droite de l’image que tu as si bien décodé ? Et pourquoi Sarko se trouve-t-il à gauche ? Mmmmhhh... indice d’une nouvelle ouverture aux éléphants roses en déshérence, accompagné ou non du désir de montrer qu’il est quand même moins à droite que le pape ? Mystère, on ne sait pas ce qui se passe réellement chez ce cave du Vatican expert en émoticônes...


              • Paul Villach Paul Villach 3 janvier 2008 15:40

                C’est un plaisir d’avoir à se mettre sous la dent de telles images « anodines » concoctées par les maîtres de la communication d’aujourd’hui.

                La laïcité consiste d’abord à déjouer ces leurres que, malheureusement l’École laïque n’a pas encore inscrit à ses programmes : ça ne fait jamais que 120 ans qu’elle existe ! Paul Villach


              • Marsupilami Marsupilami 3 janvier 2008 16:08

                @ Piffard

                M’enfin ! On peut critiquer l’Eglise et ses représentants sans être anthropophage. Bouffer du curé c’était nécessaire quand ils pullulaient comme en ce moment sangliers et cervidés dans les forêts bourguignonnes. Depuis qu’ils sont devenus une espèce en voie de disparition, personne n’a plus envie de bouffer de la vieille viande épicée à l’encens, à part quelques anti-cléricaux enragés ayant de très mauvais goûts culinaires. D’ailleurs je suis absolument d’accord avec Ratzinger sur un point de doctrine fondamental : il faut maintenir le célibat des prêtres. Ça les empêche de se reproduire.

                Je te dis ça et un de mes amis est prêtre et aumonier des gens du voyage. On s’entend très bien. Du temps où il était aussi animateur sur une radio catho, j’ai même participé à plein de ses émissions, et ça c’est toujours très bien passé...


              • Zalka Zalka 3 janvier 2008 16:42

                Finalement, la question est : qu’est ce qui le plus anthropophage ? Celui qui bouffe du curé, ou celui qui bouffe le corps du Christ tout les dimanche ?


              • Paul Villach Paul Villach 3 janvier 2008 16:43

                Cher Florentin, je reconnais vous avoir donné l’occasion d’un « mauvais mot » facile.

                Mais votre pénétrante intelligence dont vous m’avez donné des preuves, se casse ici les dents !

                Non, je ne suis pas un « bouffeur de curé ». Je suis seulement attentif au détournement des sentiments les plus nobles par ce que vous avez nommé à juste titre un Hérode et un Pilate au détriment d’un Christ qui n’en peut mais d’être utilisé mais jamais servi !

                De grâce, ne laissez pas brider votre intelligence par une foi partisane qui la nie ! Paul Villach


              • Marsupilami Marsupilami 3 janvier 2008 16:59

                @ Zalka

                « Finalement, la question est : qu’est ce qui le plus anthropophage ? Celui qui bouffe du curé, ou celui qui bouffe le corps du Christ tout les dimanche ? ».

                Quand j’étais enfant de chœur je bouffais des centaines d’hosties non-consacrées que je piquais dans la sacristie. Je peux t’assurer qu’elles n’avaient pas le moindre goût de viande humaine. Même une fois qu’elles avaient été consacrées et que s’opérait le divin mystère eucharistique de la trassubstanciation d’ailleurs. Le pinard n’avait pas non plus un goût de sang, ni avant ni après sa consécration. C’était d’ailleurs une horrible piquette et ça m’a évité de devenir alcoolique en culottes courtes tellement il était imbuvable. Merci mon dieu !


              • Paul Villach Paul Villach 3 janvier 2008 17:07

                Cher Marsu, tu m’éveilles des souvenirs de larron identiques ! Qu’est-ce que c’était bon ! Paul Villach


              • Marsupilami Marsupilami 3 janvier 2008 17:20

                @ Paul

                N’est-ce pas ? Et ce goût du fruit défendu... vraiment pas goûteux, le pain azyme, heureusement qu’il avait quand même la saveur du péché. En passant je me rends compte que j’ai sorti un truc horrible en écrivant « Je peux t’assurer qu’elles n’avaient pas le moindre goût de viande humaine ». En principe, je n’y ai jamais goûté, donc je ne peux pas savoir quel goût ça a. En principe seulement. J’ai été dans des coins où je ne sais pas avec certitude ce que j’ai exactement mangé...


              • Marsupilami Marsupilami 3 janvier 2008 17:26

                @ Piffard

                Tes propos sont blasphématoires. Les hosties dont je me faisais des orgies dans la sacristie n’étaient pas consacrées ! T’es quand même pas un adorateur idolâtre du pain azyme circulaire non-consacré et par conséquent hyper-louche et de la dingue aux larrons (nom familier donné aux punaises de sacristies attirées par les marges) ?


              • eric 3 janvier 2008 17:47

                @ l’auteur Même remarque qu’à Reboul, amusant révisionnisme historique. La laïcité, c’est à dire la séparation des pouvoirs entre le spirituel et le temporel existe depuis bien plus longtemps. Au minimum depuis sa formalisation par Locke. Ce qui existe depuis 120 ans, c’est une espèce de religion gnostique athée fondée sur la croyance que Dieu n’existe pas, chose aussi difficile à démontrer que son existence et sur la volonté d’imposer cette « croyance » aux autres d’une manière ou d’une autre. Relisez Gauchet, ce qui est en train de se passer, c’est que la vrai laïcité est en train de s’attaquer enfin à vos croyances laïcardes plus que rééllement laïques....


              • (---.---.110.147) 3 janvier 2008 17:55

                Ouais d’accord, pas consacrées tes hosties ! Mais j’ai comme l’impression que t’insistes là dessus pour allèger la culpabilité qui te ronge insidieusement depuis le temps (béni ?) de ton enfance ! Et maintenant que te voilà apostat tu ne peux même plus te confesser ! Ca doit être lourd à porter, quand même. Aller, deux patenôtres et on en parle plus. Chiche ?


              • Marsupilami Marsupilami 3 janvier 2008 18:15

                @ Eric & Piffard

                M’enfin c’est quoi ces accusations de laïcardise ? Avec ce retour lourdingue du refoulé religieux, le laïc le plus tolérant désirant simplement séparer religiosité et citoyenneté sécularisée se fait immédiatement traiter de « laïcard », néo-injure suprême avec « bobo » ! Bon... si être laïcard c’est refuser obstinément que les religions reviennent imposer leurs carcans de pensée et leurs préceptes moraux intolérants, au fond, lui, je suis un laïcard. Mais pas un bobo ! Ne me traitez jamais de bobo, c’est trop affreux !


              • eric 3 janvier 2008 19:30

                @ Marsupilami Assez bien vu ! Dire « Les religions imposent leurs carcans de pensée et leur préceptes moraux intolérants, c’est exactement être laïcard ! »

                Il y a plein de religion y compris la laïcarde et je vous renvoie à nouveau à Gaucher. Penser à priori que leurs pensées imposent des carcans, ou que leur moral serait à priori et toujours intolérante est une forme de carcan intolérant.

                En ce qui me concerne et à titre strictement personnel, je considère que la foi à laquelle j’adhère, le protestantisme réformé est une école d’ouverture, de tolérance, de liberté de l’esprit et d’une vrai laïcité que je ne rencontre que rarement chez les laïques de combat.

                En ce qui concerne la morale, le christianisme est un dépassement de la morale mais je pense que ce serait trop long à vous expliquer. De la même façon il serait trop long d’expliquer pourquoi le christianisme n’est pas une religion. Au sens de Girard, les laïques sont beaucoup plus religieux.

                L’expérience historique de la réforme, et de sa participation au combat laïque nous facilite la reconnaissance dans les laïcards une forme de césaro papisme intolérant et qui contrairement à celui du catholicisme n’est pas tempéré par la foi qui est un doute, mais aggravé par des certitudes certes changeantes mais qui ont toujours des prétentions à la scientificité.

                Je pense donc que vous êtes effectivement un laïcard.

                Bobo ? sans doute, mais lequel ? C’est difficile à dire car tout dépend de l’intonation qui est difficile à rendre à l’écrit.

                Entre l’affectueux BoBo dont se qualifient les personnes de la gauche arrivée pour tenter d’expliquer et de justifier pourquoi elles singent les manières de vie qu’elles imaginent être celles de la grande bourgeoisie tout en continuant à faire la morale à tous le monde.

                Le méprisant BoBo qui est un jugement sur de grands bourgeois ou des personnes de droites qui ne ressemblent pas assez à leur caricature,

                L’agressif Bobo du bas clergé de gauche exigeant de l’aristocratie de gauche qu’elle partage mieux les prébendes publiques,

                il y a autant de nuances que seul l’oral peut rendre.

                Mais le bobo idéologique, celui qui dit « faites ce que je dis pas ce que je fais » semble assez vous correspondre. Puisque vous nous écrivez en gros « Jusqu’à quand seront nous obligé de tolérer les erreurs de ces gens qui ont l’intolérance de ne pas penser (ou croire) comme nous. »

                N’ayez cependant aucune espèce d’inquiètude, les chrétiens, en particulier de droite étant particulièrement ouvert tolérant et démocrates, sont persuadés que les bobos laïcards sont des créatures de Dieux et donc leurs prochains et des citoyens parfaitment légitime jusque dans la défense de leur pire préjugés.


              • eric 3 janvier 2008 20:10

                Ah léon, et si vous aviez goutè le pain Poilane et les grands vins de la paroisse réformée de la Rue Madame à Paris... ! Parce que le kagor, et bien ce n’est plus du vrai Cahors...

                Pour le reste, non. La laïcité est le résultat de la lutte du christianisme contre les puissances de ce monde et qui commence dés les évangiles avec le rendez à césar.

                La lutte pour la raison est celle des églises depuis le bas moyen age jusqu’à nos jours. Il est vrai qu’avant les lumières elles étaient seules dans ce combat et que depuis elles ont rejointes par certains laïques. D’autres se sont enferré dans l’idée que la raison, c’était qu’ils avaient raison ce qui est une forme d’obscurantisme. L’église catholique officielle par exemple, a toujours répété que les sorcières n’existaient pas. La « gauche raisonnable » voir partout des forces du mal à l’œuvre ( notamment l’élite libérale ultra mondialisée) omniprésentes, omniscientes qui expliquent l’ensemble de ses déboires.

                Il ne faudra pas attendre 10 ans pour le financement de lieux de cultes. C’est Brard (!) à Montreuil qui est sans doute le plus en avance. Comme on ne peut pas payer directement, il monte un système de prêt garantis et location de terrains. Cela marche déjà pour les mosquée et une synagogue si j‘ai bien compris, mais il a rencontré les évangéliques pour qu’ils puissent en bénéficier aussi.

                L’état risque bien de payer contrairement à nos souhait à nous autres protestants, mais la volonté va venir de lui, car qui paye contrôle, mais c’est sur qu’il y aura de la demande en face... !

                Nos programmes d’histoire ne pourraient que gagner à être modifiés car ils ne sont pas laïques mais déclinent les préférences idéologiques des enseignants.

                Le divorce est admis dans de nombreuses religions mais était, par exemple, interdit de fait aux cadres communistes en URSS, même si reconnu pour les autres. Ce n’est pas un problème de religion.

                Le PACS est un gadget mal ficelé sur le plan juridique. Sa rupture se passe a peu prêt dans les conditions des répudiations telles que prévues par l’Islam. Dans les pays normaux, ses équivalents touchent un nombre de personne très restreint. En France un peu plus car c’est un moyen d’obtenir des rapprochement géographiques pour des fonctionnaires (voir les statistiques de l’INED et les annonces sur internet). Sa suppression ou son maintient n’aurait donc à peu prêt aucune importance au regard des valeurs de la république.

                Mais tous cela est anecdotique. Après tout sous la troisième, on avait ni divorce, ni PACS, ni IVG et on était quand même en république ou alors qu’est-ce que la République. Et puis la République, c’est que ce au’une loi a fait, une loi peut le défaire ou alors on tombe dans le sacré...

                Non, ce qui va se passer avec la laïcité « aménagée » et qui justifie sans doute la ¨bouffée de chaleur" laïcarde c’est que les écoles privées confessionnelles ou non vont se développer car les parents sont de plus en plus tentée d’échapper à l’endoctrinement médiocre que propose de trop nombreux établissements publics, mais la cause ne sera pas principalement religieuse mais politique. Touche pas à mes gosses. !

                Ce n’est pas la laïcité qui est en jeu, mais le droit pour les parents de choisir leur école (déclaration des droits de l’homme) et d’en recevoir les moyens, contre le droit des enseignants d’endoctriner les enfants des autres à leurs frais. Pour le moment on tourne autour du pot, mais cela va devenir vraiment sanglant quand on va en venir aux vrais enjeux.

                On a pas finit d’entendre les prébendier nous parler de laïcité.


              • Marsupilami Marsupilami 4 janvier 2008 09:03

                @ Eric

                « Brard (!) à Montreuil qui est sans doute le plus en avance » : tout est dit, l’alliance postmoderne de la faucille ébrêchée et du goupillon bling-bling pour acheter un peu de paix sociale provisoire à coups de locaux religieux... On en reparlera dans 15 ou 20 ans, quand les premiers islamistes sortiront des madrasas made in France avec la bénédiction de Sarkoricain. On ne se demandera plus quelle est l’origine des espèces non-évolutionnistes qui auront servi à financer ça. Ite missa est).


              • moebius 3 janvier 2008 15:42

                Puisqu’il s’agit ici plus d’ésthétique...je donne ici ma petite sensation.Culturellement catholiqique je ne peu m’empecher d’éprouver un sentiment réel de malaise par rapport à cette image qui entérine coté pape un retour à la pompe catholique traditionnelle. Nous étions habitué a autre chose de plus moderne et de plus frais. On est là dans de défilé de mode ecclésiastique du roma Fellini et plus du tout dans la scéne du prétre a la foi joyeuse et si authentique de la vie est un long fleuve tranquille de Chatillez. J’éprouvais ici un amusement j’épprouve là un profond malaise de celui qui me fait éviter les odeurs écoeurantes de cierge et d’encens, et fuir les christos souffreteux à l’esthétique tourmenté du baroque « rital » revisité par le mouvement saint sulpicien du début du 19 éme siecle. Ca n’est que contraint et forcé que j’entre rarement dans ces églises et je reste persuadé que dieu lui meme en compagnie de son fils et du saint frusquinprit les ont depuis longtemps déserté. Mon réel sentiment est que quelque chose de morbide de rance et de « trop latin » est ici à l’oeuvre dans cette image papale et son arriere fond. Quand a l’image renvoyé par le président, de ce coté là je ne pense pas tellement au larron vieux style mais à un moderne Al Capone voulant traiter d’égale à égale avec sa sainteté et la mettant visiblement mal à l’aise en ignorant qu’il faut la baiser la main ou quelques anneaux dont la symbolique m’échappe plutot que de la serrer franchement. Cette image d’un Sarkosy agenouillé et humble serait cependant moins saugrenue et plus en accord avec le cadre encore second empire, n’aurait évidemment pas été présentable car aprés tout ne sommes nous pas en démocratie et l’acte de foi a ici ses limites que le logos et la république peuvent admettre. Pour ce pape qui semblerait croire au diable et semble géné par cette promiscuité républicaine et sarkosienne ne serait ce pas le diable lui meme qui par cette poignée de main devant les photographes lui demande d’interceder auprés de son dieu en faveur de ce projet d’union méditerranéenne je ne sais plus quoi qui lie la soeur ainé de l’eglise avec ses autre cousines italiennes et espagnoles. En tout cas l’image du pape en sponsor baroque du sarkosisme le plus débridé ne semble pas gener les catholiques pas meme ceux qui ne le pratique pas..Bon ! hein ! pour en terminer c’est pas du tope là mon cochon ! mais c’est du bout des doigts, ceci explique cela et ce pape et cette église ont le sens de l’humour mais tant qu’a faire ça du bout des doigts, sans doute il eu été peut etre preferrable de s’inspirer du plafond de la chapelle sistine..s’avaient un autre sens de la com à l’époque.. Le pape et Sarkosy en jogging ? plutot que du Michel ange ? non ça pas vraiment meme en démocratie.


                • Lucien Lacombe (---.---.111.90) 3 janvier 2008 15:51

                  Encore une surprenante et remarquable analyse (merci de cliquer sur « commentaire sans intéret », moi je ne peux pas)


                  • morice 3 janvier 2008 18:08

                    « Le pape s’est fait enculer ». Ceux qui me disent que je suis grossier peuvent s’adresser à celui qui a été reçu en même temps que notre président : c’est son vocabulaire ordinaire, au cas où le pape, un peu trop benoît dans cette affaire, ne le savait pas. A force de jouer à l’imbécile, on récolte ce que l’on sème. A moins que les conseillers du pape se soient trompés de site internet, en faisant leur recherche de notoriété : c’est bien possible.. regardez ce qu’on trouve ici : http://www.bigard.fr/


                    • arturh (---.---.119.83) 4 janvier 2008 10:11

                      Seulement 4 articles antisarkozystes en une d’Agoravox aujourd’hui ? Qu’est-ce qui se passe les journalistes citoyens ? Vous fatiguez ? smiley


                      • Le péripate Le péripate 4 janvier 2008 10:44

                        Qu’est-ce qu’on pourrai dire de bien ? Si tu as une idée, ne te gêne pas, écris !


                      • ernst (---.---.177.224) 5 janvier 2008 02:59

                        Et ça recommence !...La dernière fois déjà, dans votre terreur de la religion, vous aviez aligné un nombre considérable de non-sens. Dont celui de confondre le voeu de célibat avec celui de chasteté. Seuls les réguliers moines font voeu de chasteté, pas le clergé séculier, que diable !...

                        « Hérode a le pouvoir religieux, Pilate le pouvoir exécutif ».

                        Vous avez pris ça où, bande de nases ?... Hérode Antipas (neveu d’Hérode le Grand, mort en _4 ) est Tétrarque de Galilée. Il renvoie le prisonnier en disant qu’aucun crime ne fut commis sur sa juridiction, mais prend soin, afin de bien donner son avis sur le prisonnier de lui fournir une nouvelle chemise. En lin blanc. Lin royal, digne d’un héritier de Ruth et de Booz.

                        C’est Ca¨phe le Juif qui a le pouvoir religieux.

                        Quant à la tenue de Benedetto, elle est effectivement très protocolaire puisque qu’il vient de nommer le Président de la République Française « Diacre ». C’est la coutume. La poignée de main n’a rien à voir donc avec l’accélérateur de mobylette auquel vous êtes habitués chez les franmacs. C’est une onction pastorale.

                        D’où le discours de Guaino, parfaitement adapté à la circonstance.

                        Ah !... ce que vous êtes lourds, plats, incultes et sans esprit !...comme tous les franmacs que je connais.


                        • Paul Villach Paul Villach 5 janvier 2008 10:25

                          Je vous l’accorde, j’ai repris trop vite la suggestion de Florentin Piffard qui, au lieu des deux larrons qui me venaient à l’esprit, préférait voir Hérode et Pilate. Vous avez raison, c’est Caïphe qu’il faut mettre à la place d’Hérode.

                          Quand aux voeux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance, votre distinction entre réguliers et séculiers est d’une casuistique irréprochable mais inconnue du bas clergé breton dans les années cinquante et soixante !

                          Maintenant je suis tout prêt à apprendre de vous la distinction entre le voeu de célibat et celui de chasteté à laquelle vous tenez, du moins si votre explication n’est pas trop scabreuse, par respect pour ces malheureux dont l’Église a ravagé la vie, la seule qu’ils avaient !

                          Votre argumentaire de combat contient enfin une faille : vous croyez voir dans la critique que j’oppose une inspiration maçonnique. Désolé de vous décevoir ! Apprenez qu’on peut être très critique envers les mythologies religieuses sans appartenir à une quelconque obédience !

                          Et puis s’il vous était possible de ne pas injurier vos contradicteurs, vous donneriez une autre image du message évangélique que vous paraissez chérir. Allez en paix et ne péchez plus ! Paul Villach


                        • Philippe Vassé Philippe Vassé 5 janvier 2008 10:25

                          Ernst,

                          Je suis d’humeur humoristique après avoir lu votre commentaire qui a au moins le mérite d’avoir des sources fiables sur les faits passés concernant une personne dont on ne sait rien de précis, ni même si elle a existé.

                          Ceci dit, avec un peu d’esprit satirique, la différence entre voeu de célibat et voeu de chasteté, je souhaiterais bien que vous l’expliquiez plus à fond, si je puis dire.

                          Si on est contraint au célibat, on est chaste d’office, si on est obligé à la chasteté, on est célibataire aussi de facto.

                          A moins qu’une subtilité jésuitique digne des débats byzantins échappe au commun des mortels.....

                          Sur l’application du célibat et de la chasteté, elle laisse à désirer apparemment. Selon des informations largement publiques, que, aux Etats-Unis et dans plusieurs pays du monde, l’Eglise catholique paye des sommes astronomiques pour des infractions aux dits voeux, mais surtout à la loi pénale laïque qui interdit le viol des enfants.

                          La chasteté et le célibat ont donc quelques problèmes quant à leur application concrète dans la réalité des ordres religieux divers catholiques.

                          Remarque amusante complémentaire : à Taiwan, sur la Côte Est, on vient de remettre en prison- il avait déjà écopé de 7 ans pour « viol en groupe organisé » un prêtre qui, non seulement, s’adonnait à des passions pédophiles, mais organisait des « parties sexuelles » avec ses paroissiennes....

                          Célibat ou chasteté ? Comment définir l’infraction au droit canon ? Pour le droit pénal bien laïque, c’est clair.

                          Bien cordialement,

                          PS : je ne sais aussi pas bien si ce genre de faits publics va aider la religion catholique ou la desservir. Mais, en tant que laïque, je suis bien aise de n’avoir à respecter aucun voeu ni de célibat, ni de chasteté. Et vous ?

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