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Accueil du site > Actualités > Politique > La fabrique des croyances

La fabrique des croyances

Après les fêtes pascales et avant des élections, la philosophie, qui est l’amour de la sagesse et de la vérité, peut-elle aider à réfléchir sur l’origine des croyances et sur leur utilité pour la vie citoyenne ou bien cette démarche n’est-elle ni simple ni même utile ? Nous laisserons ici de côté les convictions pathologiques comme la méfiance paranoïaque ou le délire pour nous centrer sur les croyances liées aux pratiques religieuses et politiques habituelles dans une société comme la nôtre. 

Posons de prime abord le fait souvent observé que les croyances ne sont pas figées mais peuvent changer dans le temps bien qu’elles se transforment généralement en d’autres croyances parce que leur finalité vise à remplir le sujet d’une conviction sans faille. D’ailleurs, à défaut de celle-ci, tout se passe comme s’il existait une perte qui altérait le travail de la pensée pour faire rechercher d’autres moyens d’être comblé. Dans la caverne de Platon ceux qui pourraient en sortir après avoir été abusés par les ombres projetées sur le fond qu’ils ont pris pour la réalité pendant si longtemps seraient éblouis par la lumière et ne pourraient pas croire de suite à ce qu’ils voient au dehors. Si l’adhésion à une conviction est finalement rassurante, il faut un certain travail pour établir des distinctions plus claires entre savoir ou science et croyance :

Socrate : - Existe-t-il quelque chose que tu appelles « savoir » ?

Gorgias : - Oui.

Socrate : - Et quelque chose que tu appelles « croire » ?

Gorgias : - Oui, certes.

Socrate : - Savoir et croire, est-ce la même chose à ton avis ou la science et la croyance sont-elles distinctes ?

Gorgias : - Je me les représente, Socrate, comme distinctes.

Socrate : - Tu as raison, et en voici la preuve. Si on te demandait : « Y a-t-il une croyance fausse ou vraie ? Tu répondrais, je pense, affirmativement.

Gorgias : - Oui.

Socrate : - Mais y a-t-il aussi une science fausse et une vraie ?

Gorgias : - En aucune façon.

Socrate : - Science et croyance ne sont donc pas la même chose.

Gorgias : - C’est juste.

Socrate : - Cependant la persuasion est égale chez ceux qui savent et chez ceux qui croient.

Gorgias : - Très vrai.

Socrate : - Je te propose donc de distinguer deux sortes de persuasion, l’une qui crée la croyance sans la science, l’autre qui donne la science.

                                      (Trad. A. Croiset, éd. « Les Belles Lettres ».)

Mais est-ce bien utile de confronter la raison à la doxa qui tient lieu de certitude ? Peut-on éviter de croire ? La réponse est certainement non parce que la croyance est le tout de l’être qui rend la vie impossible sans elle. On ne peut pas vivre sans croire que soi et les autres vivent : « Il faut croire pour croître » selon D. Anzieu, de même qu’on ne peut vivre sans aimer ou être aimé ce qui fait de la relation amoureuse l’archétype de la fabrique des croyances et de l’idolâtrie. Car les croyances sont le lieu d’accueil de l’imaginaire sans lequel nous ne serions que des robots, ce que certains voudraient nous faire croire en comparant le cerveau à une machinerie dont les « illuminations » sur les écrans d’ordinateurs sont pourtant si jolies. Mais si l’imaginaire et les rêves existent en nous c’est bien que la croyance nous parle de choses incroyables auxquelles nous avons justement besoin de croire, car désirables, pour tenter d’apporter des réponses aux questions que nous nous posons.

Les préhistoriens font état que les plus anciennes sépultures volontaires avec des rituels funéraires d’inhumation intentionnelle, donc de croyances, se trouvent au Proche-Orient et datent d’environ 100 000 ans. Pouvoir revivre après la mort ou retrouver des personnes aimées apporte en effet une solution magique qui éloigne la souffrance de la séparation. Il est donc vraisemblable que les croyances s’originent dans un attachement primordial, qui existait forcément chez l’Homo sapiens, notamment celui qui relie très tôt le bébé à sa mère dans une relation de nourrissage confiant qui laissera une empreinte indélébile parce qu’il assure à la fois la survie de l’individu et de l’espèce. A ce stade c’est la mutualité d’une fusion réalisée où l’enfant se voit lui-même dans l’autre qui n’est finalement pas si éloignée de l’idéalisation amoureuse mais aussi de l’expérience mystique puisque les croyants sincères veulent se fondre au sein de leur divinité.

Cette emprise de l’identification précoce se double d’une toute puissance de la pensée qui autorise à rendre l’incroyable parfaitement crédible et à tout expliquer. C’est d’ailleurs ce que l’on observe avec les différents thaumaturges : sorciers, nécromanciens, magiciens ou gourous qui promettent en général de réaliser ce que le commun des mortels est impuissant à proposer et dont résultent des savoirs ésotériques tels que : clairvoyance, psychokinèse, alchimie, télépathie ou mantique par exemple. Pour autant les grandes religions traditionnelles qui ont une plus large influence et sont mieux structurées sont souvent un puissant facteur de cohésion sociale grâce aux rites et rituels qui servent de repères identitaires pour les croyants, surtout quand les représentants de ces cultes incarnent les figures rassurantes du père ou du maître. Mais a contrario chacun sait bien que les thèses extrémistes et vindicatives qui curieusement se revendiquent toujours de l’orthodoxie et de la vérité absolues créent rapidement des situations explosives comme on l’a vu par le passé dans les guerres de religions et comme le voit encore régulièrement aujourd’hui.

Si Pascal fit le pari de croire et Descartes celui de douter, Spinoza dans son « Tractus theologico-politicus » chercha à montrer les limites de la philosophie et de la foi en leur reconnaissant une certaine indépendance puisque la soumission à Dieu pouvait se résumer à l’exercice de la justice et de la charité indépendamment des dogmes qui varient selon les peuples, ce qui les rend plus secondaires. Pour Freud, qui reconnaissait sa dette envers le surmoi hérité du judéo-christianisme comme envers Spinoza, c’est l’inconscient, cet Autre en nous, qui est tenu pour une croyance incroyable en partie inconnaissable à cause de la censure, un mot emprunté à la manière dont les soviets traitaient alors l’information. Et si l’on pense que la croyance est mère de sureté peut alors surgir l’indécision : y croire, c’est déjà ne pas être tout à fait certain d’autant que d’autres n’y croient pas, ou pas de la même manière. Alors le doute perce : « Vous croyez ? » et le savoir menace la croyance, du moins en apparence. Ainsi Sganarelle demande à son maître ce à quoi il croit : « Je crois que deux et deux font quatre » répond Don Juan. Or ce fieffé menteur ne croit qu’en sa toute-puissance imaginaire qui lui fait ignorer ses manœuvres de diversion contre la mort qui guette, et l’échec de ses rationalisations. Alors croire est-ce se tromper ou dire de façon détournée la fausse affirmation d’une vérité que l’on méconnait ? Si le croyant ne veut pas trop savoir qu’il doute, l’incroyant ignore ce qu’il croit. La croyance est un attachement à un objet du désir secret qui le rend inexpugnable. 

Mais s’il y a de la pensée magique là-dedans, comme dans la passion amoureuse et l’idolâtrie, ce n’est pas l’apanage des religions car depuis longtemps la politique s’est emparée des croyances au point d’en faire un objet théologique, source de polémiques infinies comme dans les querelles scolastiques d’antan. Feuerbach, disciple de Hegel, voulait « que la politique devienne notre religion » (qu’il détestait) et Gorki affirmait que « le socialisme doit se transformer en culte ». Mao Tsé Toung et Staline furent idolâtrés comme des dieux vivants. Hitler parlait à son peuple comme un prophète et la mort de Kim Jong-il a suscité une extraordinaire dévotion apparente en dépit de la cruauté de son régime. Mais il est vrai que les dieux précolombiens, très liés au pouvoir, n’étaient pas tendres non plus, et que les trois religions monothéistes sont parfois d’une férocité rare quand elles abordent certains sujets. Au XXème siècle la révolution mondiale a souvent été annoncée en vain, de même que la fin du monde par différentes sectes, et les grands procès du régime soviétique ont été la copie conforme des procédures d’Inquisition. Aujourd’hui encore on ne peut qu’être frappé par l’aveuglement face à certaines idéologies douteuses de ceux qui en France se targuaient d’être les « nouveaux philosophes », d’où il ressort qu’il existe un risque élevé pour les citoyens dès qu’une religion se transforme en politique ou un parti politique en religion.

Or l’oligarchie économique et financière a compris depuis longtemps que les croyances mènent le monde tout aussi sûrement que pendant des siècles la religion étendait son empire théologique pour exercer son pouvoir. C’est pourquoi les « élites » dirigeantes ne nous promettent plus le Paradis après notre mort mais quelque chose de beaucoup mieux que les promesses divines : le bonheur dès notre vivant, tout de suite, ici et maintenant, grâce à la consommation de masse. Et pour atteindre ce but ultime nous n’avons même pas besoin d’être vertueux ; c’est même le contraire qui est recommandé : écrasez votre voisin si vous le pouvez ! Une autre version de la lutte finale sans doute. La croyance dans la toute puissance financière et son impérieuse nécessité, relayée par des médias aux ordres de l’émotion (La stratégie du choc selon Naomi Klein), a insidieusement supplanté les anciens dogmes religieux pour devenir le nouveau dieu qui a remplacé la dictature du prolétariat par celle des marchés. Ces nouvelles « valeurs » à la place des précédentes demandent seulement aux travailleurs d’être dociles pour entretenir la fabrication de désirs irréalisables et d’objets inutiles qui nous détourneront de la citoyenneté. Ainsi chacun pourra pleinement profiter en privé de tout ce que nous apportent ces supposés progrès matériels qui alimenteront en retour la concurrence et l’envie, donc la haine, pour détruire encore davantage la planète et la cohésion sociale. In fine, si la croissance et les profits de certains se ralentissent trop, on pourra toujours refaire encore une « bonne guerre », pour relancer l’économie.

Mais parallèlement à ces mouvements on assiste depuis quelques décennies à l’instauration d’une situation paradoxale. Ainsi pendant longtemps les tenants des religions judéo chrétiennes ont stigmatisé légitimement la plupart des systèmes politiques totalitaires du siècle dernier, puis, quand ceux-ci ont disparu, les formes extrêmes de capitalisme accusées d’asservir l’être humain à des intérêts marchands au détriment des valeurs humaines et spirituelles. Mais on peut remarquer qu’en dépit de ces critiques fondées, ces religions ont fini par s’accommoder de cette situation, soit parce qu’elles ont perdu de leur influence, soit qu’elles en fassent moins état qu’auparavant. En revanche, parallèlement à leur déclin et à la montée en puissance de l’islam dans le monde, on a vu les croyants extrémistes de cette religion prétendre instaurer partout les règles les plus fondamentalistes et rétrogrades qui se puissent imaginer, alors même que certains d’entre eux, mais pas tous, faisaient dans le même temps une critique radicale, et parfois justifiée, du capitalisme.

Ces croyances peuvent laisser perplexe comme s’il était anormal aujourd’hui de critiquer en même temps les excès du libéralisme économique et tous les extrémismes religieux et ceux de la rationalité totalitaire qui nous menace et l’ingérence humanitaire avec ses guerres soi-disant « propres » pour « instaurer la démocratie et lutter contre le terrorisme ». Compte tenu de son histoire, la France a probablement encore un rôle important à jouer pour inventer une pensée moderne qui puisse s’appuyer tant sur la raison que sur des croyances acceptables grâce à une laïcité que nos anciens ont eu le courage d’établir et qu’il est très important de préserver pour restaurer dans notre pays un contrat social que ce président actuel et ses affidés se sont employés à détruire. Mais contrairement à ce que le brouillage médiatique voudrait nous faire croire ad nauseam, la crise actuelle n’est pas économique, même si elle a des retentissements préoccupants et bien réels dans ce domaine dont il faut s’occuper, elle est une crise des représentations mentales de notre monde qui vacille sous l’effet des modifications de l’équilibre des puissances et des valeurs. Autrement dit, elle est une crise des espoirs et déceptions, des désirs et des forces, c’est-à-dire des croyances, qui sont les vraies maîtresses du monde. 


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37 réactions à cet article    


  • Soi Même 11 avril 2012 13:13

    Le mensonge est un des meilleurs exemples. Il y a des personnes qui sont dans l’incapacité à voir le mensonge, et d’autres ont cette faculté innée de le reconnaître.
    Cette faculté ne viens pas de la connaissance mais vient de de la conscience, de l’expérience intérieur.
    Ce fait traces bien la frontière, en le savoir, (connaître avec science ) , et la moral ( la conscience, avec science, avec sagesse), le discernement de ce qui est vrai et ce ce qui est faux.
    Seul l’expérience intérieur de cela ne serait trompé. 
    La question que je vous pose, que veut dire être Moral ?
    Doit t’on pas d’abord éprouvé que l’on est avant tout immoral, pour devenir moral ?
    La science (connaître avec science ) développe t’elle le sens Moral ?


    • astus astus 11 avril 2012 14:20

      Bonjour Soi Même,

      Je ne suis pas moraliste et me borne à constater que les convictions et les croyances sont des forces puissantes qui agissent chez les individus et les groupes pour les mener dans certaines directions, et que ces phénomènes psychiques sont curieusement absents des réflexions habituelles, notamment politiques, lesquelles mettent plutôt l’accent sur le côté matériel des choses. Je prends un exemple : les entreprises françaises ne seraient soi-disant pas assez concurrentielles, et l’on évoque alors les charges salariales supérieures à celles de nos concurrents, mais jamais les méthodes managériales imbéciles et infantiles qui plombent ces entreprises en décourageant les travailleurs concernés et en les poussant parfois même au suicide. Or changer de méthode managériale n’a rien à voir avec les finances mais uniquement avec le fait de croire en d’autres méthodes mieux adaptées, qui existent, et de les appliquer.
      Les croyances ne sont au départ ni morales ni immorales, elles sont amorales : ce qui compte c’est leur objet. On le voit bien pour les sciences selon qu’elles contribuent à des progrès réels pour l’humanité, l’invention de la pénicilline par exemple, ou qu’elles servent des idéologies comme dans l’affaire Lyssenko. Je remarque qu’aujourd’hui beaucoup de sciences qui visent l’efficacité et la productivité sont souvent à l’origine d’aliénations technologiques qui ne sont pas des facteurs de liberté. Pour autant je ne suis pas le moins du monde hostile à la connaissance scientifique.

      Cordialement.

    • plancherDesVaches 11 avril 2012 15:03

      Bien répondu.
      Ce que j’ai pu aussi constater, est que les croyants se réclament détenteurs de la morale, ce qui est encore une tromperie de leur croyance.
      C’est d’une « certaine façon » logique, car leurs faits et gestes sont dictés par le « divin »...
      Souci, c’est LEUR morale. Soit, cela les met au-dessus du commun des mortels.

      Un politologue entendu à la radio m’avait aussi fait constater que les religions sont CONTRE les Droits de l’Homme. Car leur dieu est le seul à « décider »...


    • Soi Même 11 avril 2012 22:19

      @ astus, merci pour votre réponse, l’enjeu n’est pas en réalité la croyance. car même se qui se défende d’avoir une croyance, agisse avec conviction.
      Si j’ai prie l’exemple du mensonge, c’est qui illustre bien ce que peut devenir un manque de discernement et induire une croyance dans des faits qui ne sont pas avères.
      Vous parles à juste titre des confections religieuses qui se sont accommoder de la situation.
       Vous vous défendes d’une position moral et en même temps, il y a t ’il pas un reproche sous sachant d’une anormalité ambiante.

      La définition de croyance est bien (Action de croire, de se fier à quelque chose-  Persuasion ou conviction intime.)

      La croyance est bien l’objet d’une expérience intérieur, si cela n’est pas le cas c’est que l’on s’inscrit dans une tradition. qui n’est qu’un processus long d’affadir une expérience réel.
      La liste des synonymes en dit l’ont ce que recouvre la croyance.

      foi
      opinion
      religion
      conviction
      vérité
      pensée
      dogme
      doctrine
      certitude
      idée
      espérance
      credo
      confession
      confiance
      sentiment
      évangile
      révélation
      position
      culte
      crédulité
      conscience
      adhésion
      soupçon
      superstition
      thèse
      théogonie
      tradition
      vue
      savoir
      prévision
      persuasion
      créance
      coutume
      avis
      attente
      assentiment
      église Et ne l’on peut difficilement échappés quand on à affaire à une croyance à la bonne foi, où à la mauvaise fois. A la croyance où à la superstition.
      Croire n’est pas une attitude anodine, c’est bien à des conceptions du Monde que l’on à affaire.
      C’est qui à de plus profond dans l’être humain. Même le nihiliste est une croyance.

      Et ce qui à de pire dans l’homme, c’est quand il est convaincus que sa croyance est morte, car être désespérer est toujours une croyance négative.

      il y a pas à se rebelle contre la croyance, il y a à faire la distinction entre ce qui relève du fait de son cheminement intérieux, de ce qui relève des traditions, ce qui relève des superstition, et ce qui relève du mensonge et de la surperctition.

      En faisant preuve de bon sens averti, il est facile de faire la différence entre bon grain, et l’ivraie.

      En définitif la croyance n’est rien d’autre que l’expression de l’action du Spirituel dans l’Homme.

      Pourquoi ce rebelle devant cette évidence ?


    • plancherDesVaches 11 avril 2012 15:07

      Excellent article.

      Et j’en profite juste pour poser une question aux croyants : veuillez m’indiquer, s’il vous plait, où sont les tombes des dieux de l’Olympe.. ??
      Car ils ont l’air morts, les gars... smiley

      Allo teur : malgré tout, en tant que non-croyant, je peux vous affirmer qu’il est quasiment impossible de convaincre un croyant.
      La remise en cause ou question a été supprimée dés l’enfance. smiley


      • gordon71 gordon71 11 avril 2012 15:11

        @l’auteur 


        et que pensez vous de cette sorte de croyants 

        qui croient qu’il existe quelquechose qui s’appellle l’amour ?

        • astus astus 11 avril 2012 16:15

          Bonjour gordon71,

          J’espère que mes lecteurs ont bien compris que ce texte n’est pas une critique des croyances, en particulier religieuses et qu’il ne s’agit pas ici d’opposer les croyances à la connaissance scientifique, même si elles n’ont pas toujours fait bon ménage (Galilée n’a été réhabilité par l’Eglise catholique que très récemment, vers 1992 je crois). Je dénonce en revanche les extrémismes politiques et/ou religieux, et aussi bien scientifiques, qui ne respectent pas l’être humain. Et pour répondre à votre question les personnes qui croient en l’amour, pourtant si souvent aveugle quant à ses buts, ont cependant toute ma sympathie.

          Bien à vous

        • Romain Desbois 11 avril 2012 15:12

          La science comme les croyances évolue, ce qui est vrai et démontré aujourd’hui peut être démenti à l’aune de nouvelles technologies.

          Souvent d’ailleurs ce que l’on pense être scientifiquement démontré ne sont que des hypothèses (style Big Bang).

          Par contre beaucoup de gens se cachent derrière la science pour justifier un obscurantisme, le confort de ne pas se remettre en cause, etc....
          L’expérimentation animale est le plus flagrant.
          L’explication de scientifiques : ici


          • plancherDesVaches 11 avril 2012 15:21

            La science est toujours en train de découvrir, certes. C’est son boulot, en plus.

            Citez-moi le moindre principe d’évolution des religions depuis que l’Humain existe.. ??
            Si, à la base, et par exemple, les volcans ont donné lieu à la création de Vulcain, une religion fait TOUT pour bloquer toute avancée de connaissance quelle qu’elle soit.


          • Romain Desbois 11 avril 2012 15:27

            Mon commentaire n’était pas en faveur des croyances face à la science.


          • gordon71 gordon71 11 avril 2012 15:29

            un seul contre exemple ici mais je pourrais vous en trouver des milliers et dans toutes les branches de sciences :

             
            le moine Mendel


            en particulier en génétique et dans le développement des techniques d’élevage et de culture, les cisterciens ont fait des avancées extraordinaires

          • Abou Antoun Abou Antoun 15 avril 2012 08:57

            La science comme les croyances évolue, ce qui est vrai et démontré aujourd’hui peut être démenti à l’aune de nouvelles technologies.
            La démonstration est du domaine particulier de la science mathématique. C’est un processus mécanique permettant de passer d’un ensemble de vérités à une autre par l’application d’un ensemble de règles déductives. La vérité mathématique est liée à un choix d’axiomes. Changez les axiomes et vous changez les théorèmes.
            Pour les autres sciences dites ’expérimentales’ il n’y a pas de démonstration d’une théorie, mais vérification par l’expérience. Une théorie est confortée par des observations et des mesures multiples, elle est invalidée par un résultat inexplicable par la théorie. Pour l’instant la plupart des théories scientifiques se sont révélées être de bonnes explications de la réalité jusqu’à ce qu’elles se trouvent invalidées par de nouvelles expériences plus fines nécessitant une correction. En tout cas la vérité scientifique qu’elle soit purement théorique ou de nature expérimentale n’est jamais absolue et tous les scientifiques le savent.
            La vérité des croyants, elle, bien que fondée sur rien d’observable est dans leur esprit une certitude absolue ne pouvant par nature être remise en question.
            A l’origine, la croyance essaie de remplir les vides laissés par la connaissance, par la suite une fois implantée elle devient indéracinable essayant même d’empêcher la science de chercher dans des domaines où elle prétend fournir une explication.


          • gordon71 gordon71 11 avril 2012 15:54

            par hasard 


            Nicolas Copernic, (modeste petit savant)

             entre dans les ordres en 1505 (chanoine de Frauenburg)


            • gordon71 gordon71 11 avril 2012 15:57

              Louis PasteurLe plus grand nom de la bactériologie , Louis Pasteur affirme : « Un peu de science éloigne de Dieu, mais beaucoup y ramène. » il affirme aussi , faisant allusion aux athées : « Tant pis pour ceux dont les idées philosophiques sont gênées par mes études » 

              • gordon71 gordon71 11 avril 2012 16:06

                tiens encore un de ces demeurés obscurantistes 


                qui a tout fait pour retarder l’avancée des connaissances :

                Einstein
                Albert Einstein disait :
                « Je n’arrive pas à concevoir un scientifique dépourvu d’une foi profonde. Ceci pourrait être formulé de la façon suivante : il est impossible de croire à une science sans religion. »




                • gordon71 gordon71 11 avril 2012 16:11

                  allo...allo..


                  alllo ?

                  • xray 11 avril 2012 16:17


                    À propos de croyances !

                    LES GRANDES IMPOSTURES 

                    CONQUISTADOR SPACE (La conquête spatiale) 
                    La connerie humaine est la seule approche que l’on peut avoir de l’infini. 
                    http://conquistador-space.over-blog.fr/ 

                    Le 9 11
                    Une opération menée par l’armée américaine
                    http://mondehypocrite501.hautetfort.com/ 

                    Sida, un petit mensonge 
                    (Le complot des blouses blanches et des soutanes) 
                    http://mondehypocrite.midiblogs.com/archive/2011/01/31/sida-un-petit-mensonge.html 

                    La loi 1905 (France) 
                    http://mondehypocrite.midiblogs.com/archive/2008/05/06/moralistes-par-devant-sans-scrupule-par-derriere.html



                    • Elisa 12 avril 2012 10:59

                      A propos du SIDA

                      Voilà comment des illuminés fabriquent des légendes criminelles.
                      Dites à tous les séro positifs d’avoir des rapports sexuels sans préservatifs, leurs partenaires vous en seront reconnaissants !


                    • gordon71 gordon71 11 avril 2012 16:35

                      ah ces positivistes dès qu’on leur montre un crucifix ...


                      ils courent se cacher comme des moutons le jour de l’Aïd

                      eh ! mon bûcher est prêt, qu’est ce que je fais rôtir à votre place ?

                      • SATURNE SATURNE 11 avril 2012 16:51

                        @Gordon,
                        L’important n’est pas tant ce que l’on va faire griller que ce que l’on boira en accompagnement. Je ne vous l’apprend pas.
                        Dans ce contexte précis, je propose un Saint Amour ou un Bourgogne grand ordinaire des Hospices de Beaune.
                        A la rigueur un Lacrima Christi, mais en ce temps Pascal, je ne fais que le murmurer, craignant le blasphème, dont finalement un Barrolo paien nous mettrait à l’abri.


                      • gordon71 gordon71 11 avril 2012 16:57

                        saturne 


                        je suis quand m^me assez attentifs au mariage des saveurs 

                        avec des rougets grillés je verrais bien un picpoul

                        et avec un steak saignant de bouffe curés un petit côte rôtie ?

                        mais je reste ouvert à toute autre proposition 

                      • Old Dan Old Dan 11 avril 2012 16:43

                        ... bel article !
                        (Ne pas confondre Foi et croyance...)


                        • gordon71 gordon71 11 avril 2012 16:48

                          vous avez raison je me suis plus focalisé sur les premières réactions que sur l’article 


                          ce qui suggère que croyance et savoir ne sont pas aussi antinomiques qu’on veut bien le dire

                          mais je repose ma question sans réponse 

                          @ l’auteur s’agissant de l’amour : savoir ou croyance ?


                        • gordon71 gordon71 11 avril 2012 16:52

                          pardon 


                          je n’avais pas vu 

                          d’accord avec vous pour pensez que l’irrationnel et la passion sont bien plus puissants que la raison dans bien des circonstances 

                          c’est ainsi et nos « amis » politiciens en savent quelque chose

                          • jeanclaude 11 avril 2012 21:41

                            Le constat que vous faites dans votre avant dernier paragraphe suggère que vous ne pouvez limiter la compréhension de la croyance aux paramètres que vous avez décrits. Vous le dites d’ailleurs.

                            De la part d’un croyant.

                            C’est sûr qu’on s’interroge sur le « fonctionnement » du croyant musulman « à la lettre », qui peut finir rapidement dans le fondamentalisme et l’engagement, voire le sacrifice violent de sa vie. il yb a probablement une problématique « civilisationnelle » de la partie du monde musulman, qui n’arrive pas à accepter « du relatif », fans tous les domaines (politique, familial pour le rôle de l’homme et de la femme, religieux).


                            • bert bert 11 avril 2012 22:51

                              au moins mélanchon c’est pas un mythe smiley smiley smiley


                              • gordon71 gordon71 12 avril 2012 08:17

                                non, juste un mythomane 


                              • gordon71 gordon71 12 avril 2012 09:46

                                Autrement dit, elle est une crise des espoirs et déceptions, des désirs et des forces, c’est-à-dire des croyances, qui sont les vraies maîtresses du monde.

                                tout à fait d’accord

                                d’ailleurs ce qui manque peut être à notre « civilisation » c’est un grand mythe refondateur

                                qui reste à inventer autour de :
                                propositions :
                                 la renaissance
                                sauver notre terre nourricière
                                abolir l’état totalitaire
                                reprendre le contrôle de nos vies, nos destins, nos émotions,

                                la liste n’est pas exhaustive


                                • Elisa 12 avril 2012 10:26

                                  Le Gorgias est pour moi le dialogue de Platon le plus politique, plus même que la République qui est appuyé sur une problématique plus morale : la définition, du bien.

                                  La confrontation entre Socrate et les sophistes porte sur la légitimité du discours public : en opposant les techniques de persuasions destinées à flatter l’auditoire à la dialectique qui a pour but la recherche de la vérité par un dialogue qui conduit à la réflexion, Platon au cours de ce dialogue pointe ce qui peut gangrener la cité, à savoir la démagogie d’autant plus pernicieuse qu’elle émane de professionnels de la rhétoriques, les sophistes.

                                  Mais si on observe le quinquennat de Sarkozy, on voit immédiatement dans quel camp il se trouve.

                                  Dans la quasi totalité de ses discours, il s’est adressé à l’émotion, aux instincts grégaires et identitaires, à la trouille, presque jamais à l’intelligence et à la générosité.

                                  Tous ses discours, tous ses gestes publics sont de la communication intéressée : ce qui compte pour lui c’est de présenter le bon « profil » pour être rééelu. Pas la moindre lueur de conviction « non populaire », tout est calibré, formaté pour s’adresser à des Français qui doivent être captifs, englués dans un conformisme médiocre. Notre Président est probablement peu cultivé, en revanche il est roublard et bien accompagné pour appuyer sur les « clivages » ravageurs et réveiller les tendances les plus bassement instinctives.

                                  Il n’aime pas non plus le dialogue, le débat, presque pas de conférence de presse, quasiment aucune confrontation, il lui faut des intervieweurs serviles pour des échanges sans surprise.

                                  Enfin, l’ensemble de ses propos sont répercutés servilement dans les grands médias, presse écrite et audio-visuelle possédés par ses amis. Tout est mis en oeuvre pour susciter une adhésion, non de raison mais de soumission hypnotisée.

                                  Mais n’oublions pas qu’il n’est pas le seul à jouer sur ce registre et qu’il s’appuie sur les mêmes ressorts délétères que Madame Le Pen, mêmes clivages, même trouille, même références d’exclusion et de racisme.


                                  • astus astus 12 avril 2012 13:29

                                    Merci pour votre commentaire pertinent et bien écrit.

                                    Dans un extrait intitulé « Dans la peau de Nicolas SARKOSY » cité par le Nouvel Observateur et publié dans « Philosophie magazine » d’Avril 2007 : « Confidences entre ennemis », Michel ONFRAY raconte un entretien avec le futur président au cours duquel celui-ci lui aurait confié n’avoir « jamais rien entendu d’aussi absurde que la phrase de SOCRATE » : « Connais-toi toi-même ». Michel ONFRAY commente ainsi : « Cet aveu me glace - pour lui. Cet homme tient donc pour nulle, impossible, la connaissance de soi ? Autrement dit, cet aspirant à la conduite des destinées de la nation française croit qu’un savoir sur soi est une entreprise vaine ? Je tremble à l’idée que, de ce fait, les fragilités psychiques au plus haut sommet de l’Etat puissent gouverner celui qui règne. »

                                    Cordialement.

                                  • Elisa 12 avril 2012 14:08

                                    @ Astus

                                    J’ai envie d’ajouter une remarque à votre sympathique commentaire.

                                    Le « connais-toi toi-même » de Socrate est de sa part un emprunt plein d’humour.

                                    Cette phrase, gravée au fronton du temple de Delphes, était une lucide mise en garde contre les vaticinations enfumées de la pythie, prêtresse chargée de prédire l’avenir qui officiait sur un trépied posé au dessus d’un foyer qui l’enveloppait de fumerolles peut-être hallucinogènes.

                                    Mais il m’étonnerait beaucoup que celui qui a confié à Frédéric Lefèvre (Zadig et Voltaire) quelques responsabilités soit au courant de cette particularité de la Grèce antique.


                                  • Pierre Régnier Pierre Régnier 15 avril 2012 15:59

                                    Merci astus pour cet article

                                    Sur le « besoin de croire » j’avais publié ça, il y a peu sur Agoravox :

                                     »La XXIe siècle sera religieusement correct"

                                    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-vingt-et-unieme-siecle-sera-113119

                                    Vous croyez au possible changement des croyances. Je crois pour ma part à l’absolue nécessité d’un radical changement des quatre grandes religions monothéistes (j’y inclue la « Foi bahaïe », la plus pacifique de toutes) sur un point très précis.

                                    Elles sont, concernant le plus grave restées au »Traité théologico-politique" de="de" spinoza="spinoza" auquel="auquel" vous="vous" faites="faites" dans="dans" testament="testament" dieu="dieu" un="un" peuple="peuple" et="et" lui="lui" proposait="proposait" des="des" cet="cet">span>

                                    Dans le meilleur des cas elles reconnaissent aujourd’hui la nécessité de faire évoluer l’interprétation des textes, mais c’est toujours pour justifier les pires aspects de leur théologie qu’elles ont dogmatisés et sacralisés.

                                    L’Eglise de Benoît XVI me révolte tout particulièrement sur ce point précis.

                                    Son entêtement à confirmer et justifier une prétendue « bonne violence » de Dieu (allant jusqu’à lui faire commander explicitement un prétendu "bon génocide") qu’il faudrait « savoir limiter aux temps anciens » et « bien interpréter » constitue aujourd’hui, selon moi, le pire obstacle à l’indispensable radicale évolution de l’islam sans laquelle la pacification du monde est absolument impossible.

                                    J’ai essayé d’expliquer ça dans cet article :

                                     »Benoît XVI, premier responsable de la violence religieuse"

                                    http://blog.sami-aldeeb.com/2011/09/18/benoit-xvi-premier-responsable-de-la-violence-religieuse/


                                    • astus astus 15 avril 2012 18:42

                                      A Pierre Régnier :

                                      Mon texte n’est pas axé sur les croyances religieuses mais sur le fait que les croyances en général gouvernent les individus et le monde parce qu’elles sont rarement filtrées par la raison. Einstein aurait dit qu’il « est plus difficile de désagréger un préjugé qu’un atome ». En même temps, pour Hegel et d’autres, « Rien de grand ne s’est fait sans passion ». Mon avis personnel sur la religion est qu’elle pourrait se résumer à un seul précepte : le respect de soi et d’autrui (nature incluse). On est donc loin des dogmes religieux actuels, très peu évolutifs, mais qui ont cependant une fonction sociale contenante utile lorsqu’ils sont modérés. Quant à savoir quel est le principal responsable de la violence, je penche pour la recherche de puissance inhérente à la nature humaine puisque chacun peut constater que ce sont des croyances idéologiques les plus diverses qui ont généré des guerres à toutes les époques depuis le néolithique.

                                      Bien à vous. 

                                      • Pierre Régnier Pierre Régnier 15 avril 2012 20:46

                                        à astus


                                        Sans surprise, je constate donc, une fois de plus, un grand désaccord sur ce sujet.

                                        De toutes les croyances « en général » ce sont, selon moi, les croyances religieuses qui font le plus de mal lorsque les croyants refusent de se laisser « filtrer par la raison »

                                        Et c’est particulièrement le cas en ce moment, d’où la recrudescence de la violence religieuse effective durant ces dernières décennies, les démissions intellectuelles des non-religieux y étant pour beaucoup.

                                        Mais je refuse le fatalisme, je ne baisserai pas les bras, et continuerai de tenter de faire intervenir athées et rationalistes de toutes sortes, agnostiques et croyants pacifiques pour qu’ils exigent, ensemble ou de façon complémentaire, le ferme rejet de la croyance religieuse criminogène.

                                        Ce qui n’est évidemment pas contradictoire avec des interventions diverses pour détruire les autres diverses sources de violence, celle qui est « inhérente à la nature humaine » étant, selon moi, la plus humainement inacceptable par principe.

                                        • ObjectifObjectif 16 avril 2012 00:33

                                          Merci pour cet article très éclairant.

                                          En parallèle avec la croyance, il y a aussi à mettre l’ignorance, et en particulier la volonté d’’ignorer des conséquences de ses propres actes.

                                          Prenons l’exemple de la monnaie :

                                          - la plupart des européens croient que les états, ou leur émanation la Banque Centrale Européenne, crée la monnaie €. Or c’est faux...

                                          - la plupart des européens ignorent et veulent ignorer la conséquence de l’acception de la monnaie € contre la vente de leur travail ou de leurs biens : or en acceptant une monnaie de singe créée par les banquiers privés, ils deviennent leurs esclaves consentants, et ils se plaignent ensuite de n’avoir plus ni pouvoir ni liberté...

                                          On en arrive vite à la servitude volontaire de la La Boétie, encore un classique ignoré !

                                          Quelques éléments pour comprendre la monnaie :
                                          http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/pour-un-systeme-monetaire-112936


                                          • Najat Jellab Najat Jellab 20 avril 2012 19:17

                                            Je crois qu’effectivement ce n’est pas la crise économique qui plombe l’europe mais bien la crise culturelle , et en cela le texte de Freud -qui date d’ailleurs de 1929 soit, étrange coïncidence, au moment de la Grande Depression- Malaise dans la Civilisation mériterait d’être relu : la communauté de travail n’assure pas la cohésion de la société car les passions pulsionnelles sont plus fortes que les intérêts rationnels, il faut donc que les foules humaines soient liées libidinalement mais tout en restreignant la vie sexuelle, d’ou le « aime ton prochain comme toi-même », ce qui est impossible... donc l’éthique est vaine...selon Freud... Mais je crois au contraire que ce qui est vain c’est d’essayer de penser une éthique sans un horizon regulateur transcendant- meme impossible. 


                                            • astus astus 21 avril 2012 14:41
                                              A Najat Jellab : 
                                               
                                              Merci pour ces remarques d’autant plus fondées que le renoncement pulsionnel qui est à la base de toute culture n’est en effet guère à la mode en ce moment. Le narcissisme du « moi-je-tout-de-suite » qui prévaut actuellement va d’ailleurs jusqu’à se loger dans les fautes d’orthographe comme me le faisait récemment remarquer avec finesse une enseignante de lettres qui constate que depuis quelques années les élèves qui commencent un texte par le verbe « savoir » écrivent souvent ce mot avec une apostrophe, ce qui donne : « Il s’avait... » au lieu de : « Il savait... » Cela n’a évidemment plus aucun sens du point de vue grammatical même si l’on comprend que pour ces enfants le verbe « avoir » a fini par envahir l’être pour occulter tout réel savoir. Il y a bien un malaise dans la civilisation actuelle...
                                               
                                              Bien à vous. 

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