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Accueil du site > Actualités > Politique > La force de Bayrou : sa capacité à relever les défis de la « défiance (...)

La force de Bayrou : sa capacité à relever les défis de la « défiance politique »

Le Béarnais depuis cinq ans a su décrypter les causes profondes de la crise des crises : celle de confiance. Face aux postures de Royal, aux impostures de Sarkozy, et aux ratissages électoralistes des « duettistes » de l’UMPS, le positionnement clair et cohérent de Bayrou qui « laboure le même sillon », sans varier dans sa stratégie ni dans sa tactique, peut transformer des votes (volatils) de contestations et de sympathies en votes d’adhésion.

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En 1988, c’était « la France unie » : elle est divisée plus que jamais avec poussée de communautarismes qui se développent en partie à cause du ministre de l’Intérieur sortant qui prétendre le combattre. Un comble !

En 1995, c’était la « fracture sociale ». Une expression forgée par Emmanuel Todd et brandie par Chirac. Elle existe toujours, cette fracture. Elle s’est même élargie et approfondie. Et s’est complétée par d’autres : sociétales, générationnelles, culturelles, éducatives... Des fractures qui sont aussi des factures que les Français paient et paieront très cher !

En 2002, c’était la « sécurité » ou plutôt « l’insécurité » si médiatiquement entretenue et si politiquement exploitée. Les priorités ayant été données au « sécuritaire » (trompeur) et non au « carré d’or de la sécurité » (prévention donc éducation et conditions de vie, aide aux victimes, répression, réinsertion), les Français ne connaissent toujours pas cette paix intérieure qui vient de l’ordre, non l’ordre des « pions » dénoncé par Bernanos, mais l’ordre des normes respectées parce que respectables, fruits de l’intelligence, produits d’un agencement sociétal « ordonné » : « Il n’ y a pas d’ordre sans équilibre et sans accord », écrivait Camus dans Actuelles I. « Il n’y a pas d’ordre sans justice. »

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En cette année 2007, sous quel signe, quel slogan, tel thème caractéristique s’inscrit cette élection présidentielle à la fois passionnante et frustrante ?

Jérôme Jaffré, politologue expert en sondages, y voit la campagne de la « défiance politique », notamment « envers la gauche et la droite ». Son confrère Pascal Périneau (directeur du Covipof) y voit surtout la prédominance de l’électorat « volatil, versatile, infidèle ». D’autres s’en tiennent au mot « rupture » plus en référence à Bayrou qu’à Sarkozy. D’autres encore parlent de la « fin de la présidence impériale » ou de la « monarchie républicaine ». Attendons : la course n’est pas terminée, les dés ne sont pas jetés, rien n’est gravé.

UN CANDIDAT DU « TROISIEME TYPE »

Un constat s’impose tout de même pour l’heure : Bayrou mène une campagne d’un « troisième type » qui, quel soit le résultat final, influencera profondément le paysage, les mœurs et les esprits politiques. Pour trois raisons essentielles :

1 ) Il est le seul qui d’une façon programmatique ait préparé ce scrutin depuis cinq ans.

Sarkozy l’a fait en cultivant une stratégie de prise du pourvoir en jouant à la fois sur l’activisme ministériel, une omniprésence médiatique, une contestation du locataire de l’Elysée. Royal l’a fait en tirant tactiquement parti (si l’on peut dire) de la décomposition interne d’un PS qui n’est pas sorti du coup de massue de 2002, de son autoflagellation référendaire et de ses incohérences doctrinales.

Bayrou, lui, a travaillé le fond, approfondi la réflexion, préparé des propositions avant de s’occuper de la forme, de stratégie et de tactique. De marketing. Il a su donner du temps au temps. Et prendre cette hauteur sans laquelle il n’est point de cohérence possible.

2) Depuis l’ouverture effective de cette campagne (la plus longue de l’histoire), le Béarnais est le seul à ne pas varier d’un pouce. C’est en cela qu’il est un candidat d’un « autre type », d’une façon « autre » de faire de la politique

Une seule posture : apparaître tel qu’il est, avec ses défauts et ses qualités, ses atouts et ses handicaps, ses grands moyens intellectuels et ses petits moyens matériels...

Un seul langage : toujours le même quel que soit le public, les circonstances, les interlocuteurs, les éloges et les blâmes, les critiques et les attaques, les conduites en zigs et en zags de ses rivaux, en creusant le même « sillon », en conservant le même cap, en restant pleinement fidèle à sa vision et à ses valeurs.

Un seul mot d’ordre : la cohérence de réformes en profondeur et durables, surtout sur un plan constitutionnel et institutionnel.

UN « CHEMIN NOUVEAU »

Un seul pari : celui de l’authenticité et de la sincérité avec le risque du « ça passe ou ça casse » inhérent à ce genre de « compétition » où la séduction compte plus que l’argumentation.

Royal, elle, en est à sa quatrième posture tactique (donc imposture politique). Sarkozy, lui, dépense beaucoup d’énergie et de salive en de « grands écarts » politiques pour « ratisser large », de l’extrême droite au centre gauche (non pour rassembler mais pour additionner).

3) Bayrou est surtout peut-être le seul qui par ses critiques et ses propositions incarne à la fois la voix protestataire, la remise en cause du « système », la contestation de « l’establishment » et l’esprit républicain constructif qui dégage des perspectives nouvelles, des horizons nouveaux.

Il l’a dit d’entrée : " Seuls des républicains peuvent remettre la République sur pieds, revitaliser la démocratie, vivifier la citoyenneté, réenchanter la politique." Et offrir des chances à saisir pour sortie des crises, de la crise. La vraie RUPTURE. La vraie VOLONTE d’avenir. La vraie réponse à cette DEFIANCE politique actuelle. Un vrai « chemin nouveau » alors qu’entre 60 et 70 % des Français (selon les sondages) déclarent ne faire confiance ni à la gauche ni à la droite pour gouverner le pays.

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ENTRE LES « INTEGRES A SYSTEME » ET LES « HORS SYSTEME »

Entre les "intégrés" au système politique (moins de 36% du corps électoral, alors qu’ils étaient 52% il y a dix ans) et les "hors système" (plus de 26% de l’électorat contre 23% il y a dix ans), les « défiants » comme dit Jaffré dans Le Monde constituent le groupe électoral majoritaire : plus de 38% de l’électorat au lieu de moins de 25% voilà dix ans. (Ces chiffres ne sont évidemment à prendre que comme de simples indicateurs)

Fait nouveau : cette segmentation politique se calait sur la hiérarchie sociale : elle traverse aujourd’hui toutes les « couches » : la montée des "défiants" est massive dans les catégories intellectuelles (+26 points chez les enseignants, +15 points chez les étudiants) et aussi parmi les classes moyennes (+23 points parmi les professions intermédiaires) qui rejoignent les catégories dites populaires, relève Jaffré en soulignant : « Sur le plan politique, la crise n’oppose plus les partis périphériques ou extrémistes aux partis centraux. Elle plonge désormais au cœur du système. »

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UN BON DECRYPTAGE DE LA CRISE DE CONFIANCE D’UNE FRANCE AFFAIBLIE

François Bayrou ne tire pas parti de cette situation. Il tente de transformer d’une épreuve nationale en chance pour la nation, l’Etat et la société. C’est parce qu’il a bien su décrypter ces évolutions en profondeur qu’il a su mettre au point des proposions qui commencent enfin à être connues et entendues en dépit du déficit de présentation, d’explication, de pédagogie de trop de journalistes et de prétendus intellectuels qui sont devenus plus des suiveurs de l’opinion que des éclaireurs de l’opinion. Et qui, à force de se considérer comme des faiseurs de « doxa », de pensée dominante, sont les premières victimes de cet « air du temps », trompeur et mensonger, contre lequel ils ne savent plus lutter... ce qui devrait être leur fonction sociale essentielle !

Il est logique, face à ces évolutions de fond, que Bayrou arrive largement en tête des intentions de vote des « défiants » (ce qui explique d’ailleurs en partie la volatilité de ces intentions déclarées).

Comme le note Jaffré, les grands candidats de ces deux grandes coalitions appelées « camps » (Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy) ne dominent les intentions de vote que dans la seule catégorie des "intégrés" où ils totalisent, à eux deux, 76% de suffrages exprimés alors qu’ils n’atteignent que 40 % parmi les "défiants" et 48 % parmi les "hors système".

L’EXPLOIT DANS L’IMPOSTURE DE SARKOZY

Un paradoxe : en dépit de son appartenance aux gouvernements de ces dernières années et de sa présidence de l’UMP, Nicolas Sarkozy recueille un pourcentage d’intentions de vote très élevé parmi les "hors système".

Pourquoi ? « Par sa capacité à tenir tête, pour le moment au moins, à Jean-Marie Le Pen dans cette fraction de l’électorat, la plus critique envers le système », estime Jaffré. Sans doute aussi (et surtout) parce que la gauche n’a pas bien joué son rôle d’opposition à la droite et parce les médias (à commencer par les Guignols) ont servi Sarkozy dans ses impostures schizophréniques : il a réussi (jusqu’à quand ?) à apparaître en même temps comme le « premier des ministres » et le « premier des contestataires de l’Elysée et de Matignon ».

Quel joli tour de force ! Quel exploit en termes de communication ! Et quel constat d’échec pour la gauche nombriliste plus préoccupée d’elle-même que de la situation de la France et des conditions des Français !

Résultats : des votes d’adhésion qui se réduisent, selon Jaffré, à 17 % chez Ségolène et 21% pour Sarkozy. C’est peu. Trop peu pour gouverner en l’état en conduisant à bien les indispensables réformes et les sorties de crises nationales et européennes...

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Cela laisse planer bien des incertitudes sur la situation finale, notamment sur le score effectif de Le Pen (Hollande et de Robien tentent d’en jouer !), mais cela ouvre surtout un grand champ à labourer (et de belles semailles en perspective) pour « l’homme au tracteur » qui fait du « redressement de la France et de l’amélioration des conditions de vie des Français par une refondation de la politique » une « vraie mission » et qui a « l’Europe chevillé au coeur et au corps »...

A une condition, bien sûr : il doit, avec celles et ceux qui le soutiennent, transformer les votes de protestation et de sympathie en sa faveur en votes d’adhésion. Ce qui n’a rien d’impossible.

Daniel RIOT


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136 réactions à cet article    


  • GFE (---.---.103.96) 14 mars 2007 10:44

    « il représente la France réelle »

    Beaucoup ont dit représenter la France réelle, à commencer par l’Action Française...

    Au juste, Bayrou et l’Opus Dei, ça a l’air de bien aller.


  • BAERTJC (---.---.210.131) 14 mars 2007 16:57

    Ce qui est moins rassurant c’est de voir autant de gens qui comme vous sont prêts à voter les yeux fermés pour un candidat qui symbolise la grande éolienne politique.


  • bergamote (---.---.107.41) 14 mars 2007 18:35

    Le vote Bayrou sonne creux et ce n’est pas les incantations libéralo-centriste qui y changeront grand-chose. Il faut voir qui le rallie politiquement pour comprendre. Il manque plus que Madelin... et la IVème république.


  • michel 67 2 juin 2007 23:18

    pour moi c’est la farce de Bayrou, car a part venir pleurnicher devant tout le monde on ne me donne pas du temps de parole etc... et dénoncer les autres comme un gamin à la maternelle (Madame il....) je crois que même ses oies vont rigoler de lui. Au fait on ne connait toujours pas son vrai job ? surement pas meneur d’hommes, car dans feu son parti tout le monde s’est débinné afin d’éviter le ridicule. Qu’il aille se récycler comme donneur de giffles à petit garçon


  • tvargentine.com lerma 14 mars 2007 10:23

    Le mois prochain,c’est la mort du parti socialiste comme nous l’avons connu et une recomposition du paysage politique débarassé de l’idéologie en isme

    Merci ségolène


    • GFE (---.---.103.96) 14 mars 2007 10:42

      Pour reprendre un autre commentaire que j’ai vu passer ailleurs, ça dresse les cheveux sur la tête de voir ce genre de « centristes » crier à la mort des autres partis... avec les quels ils se disent prêts à gouverner !


    • Inconditionnal (---.---.190.45) 14 mars 2007 17:41

      Il ne s’agit pas de gouverner avec les autres partis mais avec des volontaires pouvant venir de tous les partis. La différence ? Seront retenus ceux qui feront passer le bien commun avant leur ascension au sein d’un parti.


    • (---.---.99.52) 15 mars 2007 07:30

      « le bien commun »

      C’est quoi, le bien commun ? Cette notion était enseignée sous Franco et Mussolini. Elle est due à Thomas d’Aquin qui, déjà dans son temps, fut un sacré réactionnaire pourfendeur d’hérétiques et mécréants.


    • (---.---.99.52) 15 mars 2007 07:47

      « Seront retenus ceux qui feront passer le bien commun avant leur ascension au sein d’un parti. »

      Parce que Bayrou ne s’est jamais « intéressé à son ascension »...


    • (---.---.99.52) 15 mars 2007 08:17

      Viva la muerte ? Mince, entre le « bien commun » et la « mort » des autres partis, l’udéfisation des esprits est franchement à craindre.


    • Bill Bill 14 mars 2007 10:36

      Flute, je n’arrive pas à lire jusqu’au bout ! Mais je devine ce que vous avez écrit ensuite : Bayrou est beau, gentil et les autres sont méchants, et arrivistes, lui est sincère, intelligent et posé, les autres sont populistes et démagogues...

      Rien chez Bayrou ne constitue une rupture avec le passé, Bayrou incarne la continuité de ce qui s’est fait jusqu’a présent. Il est trop facile de devenir le rebelle à quelques mois des élections, pour revenir ensuite manger à même l’écuelle en or, tendue par les adversaires plus heureux de la veille... pour avoir sa petite place !

      Bill


      • manu 14 mars 2007 14:43

        petit rappel pour le nombre de personnes qui n’arrêtent pas de nous seriner que Bayrou à toujours été « cul et chemise » avec l’Ump et que « changer de cap » à quelques mois ou semaines des éléctions n’est pas crédible.

        A tous cela, je voudrai rappeler le petit historique suivant : Après avoir été ministre de l’éducation sous Balladur en 93, ses premières armes , il prend la tête de l’UDF en 98 et là commence son travail de reconstruction et le « détachement » de la droite traditionnelle.

        Premièrement en s’opposant à Alain Madelin de la mouvence Démocratie libérale de l’udf car fermement opposé au Front national et aux éléctions aux présidences de région soutenu par le FN avec l’accord de Madelin. DL quitte l’udf est ne fait qu’affaiblir une UDF moribonde, il aurait pourtant eu politiquement tout intêret à se taire ! En 2002 après ses quelques 6% de voix lors de son premier marathon présidentiel, il demande a chirac de faire un gouvernement de coalition avec sa majorité, refus de chirac qui charge Juppé de féderer le centre et le RPR dans un parti unique..l’UMP. Bayrou monte sur la scène et lance « si nous pensons la même chose, nous ne pensons plus rien ! » tollé à droite une majorité des UDF dont D.Blazy quittent l’UDF et se rallient à l’UMP. L’UDF est plus que jamais amoindrie et isolée, pourtant mauvais calcul politique, opposé à « l’État-UMP », il annonce l’intention de se prononcer librement sur chacun des actes du gouvernement.

        Au Parlement européen élu en 2004, l’UDF quitte le groupe parlementaire de droite du parti poulaire européen auquel appartient l’UMP, pour rejoindre, avec ses alliés du parti démocrate européen, le groupe de l’alliance des démocrates et des libéraux pour l’europe. En 2006, il s’oppose de plus en plus à la politique du gouvernement ,en particulier le mépris dans lequel est, selon lui, tenu le Parlement. Pour la première fois depuis son arrivée à la tête de l’UDF il vote une motion de censure contre un gouvernement de droite et la deuxième déposée par le Parti socialiste en mai 2006 dans le cadre de l’Affaire Clearstream.

        j’espère que cela vous ouvrera un peu les yeux, et que vous voyez de vous mêmes que si il avait voulu être dans le système il n’aurait pas agit de cette manièr ayant amené l’udf hier à sa plus simple expression provocant le départ des vrais « Sarko-centriste », et que ce parti aujourd’hui est recentré et indépendant. Son choix a été de se couper la main (qui serait celle de l’ump) plutôt que de laisser gagner la gangrène et mourrir dans les méandres de l’UMP.


      • TB (---.---.21.162) 14 mars 2007 15:18

        Manu, à prendre quelques références qui t’arrangent sur Wikipédia autant les prendre toutes. Mais tu n’as peut-être pas voulu les voir, toi qui veux ouvrir les yeux des autres.

        Je pense plutôt que les medias ont mis le paquet sur Ségozy Sarkolène pendant 9 mois d’affile à en écoeurer tout le monde et hop intervient le bayrou, prévu d’avance en cas d’overdose, qui fait de toutes façons partie de l’oligarchie et n’inquiétera jamais les lobby (pharmaceutique, chimiques, pétrolier, gazier, nucléaire). Le joker Bayrou est là, les medias désormais le soutiennent. Le système mafieux et antidémocratique est sauvé, Ségo Sarko et toute la clique retrouveront aisément une petite place bien chaude dans cette république conçue pour les moutons de Panurge.


      • (---.---.52.140) 14 mars 2007 19:52

        Voilà comment on réécrit l’histoire : 1) on ne retient ce qui nous arrange dans notre démonstration 2) on ne parle pas et on ignore toutes les critiques mettant en évidence ce manque d’objectivité 3)on glorifie les actions de celui qu’on veut louer « il s’oppose de plus en plus à la politique du gouvernement ». 4) on conclue par dire que tous ceux qui nous contredisent sont des imbéciles ou des ignorants.


      • GFE (---.---.103.96) 14 mars 2007 10:40

        Membre de la Trilatérale, jusqu’en 2005, alors que Bourlanges l’est resté encore en 2007, Bayrou fait donc partie, en tout cas de fait, des lobbistes du projet de gouvernement mondial ainsi décrit par David Rockefeller :

        “We are grateful to the Washington Post, The New York Times, Time Magazine and other great publications whose directors have attended our meetings and respected their promises of discretion for almost forty years. It would have been impossible for us to develop our plan for the world if we had been subjected to the lights of publicity during those years. But, the world is now more sophisticated and prepared to march towards a world government. The supranational sovereignty of an intellectual elite and world bankers is surely preferable to the national auto-determination practiced in past centuries.”

        (Bilderberg, 1991)

        Citation reprise par des centaines de sites de médias, d’universités, d’associations... sans un seul démenti de l’intéressé qui semble être bien content, au fond, de voir sa « petite phrase » circuler.

        Dans la stratégie de la Trilatérale : http://www.trilateral.org , ce dont il s’agit, c’est d’une « gouvernance » mondiale des milieux financiers avec trois composantes physiques : Amérique du Nord, Europe, gendarmes de l’Asie.

        Bayrou est un fidéle réprésentant de cette stratégie. Voir aussi l’article censuré par Agoravox la semaine dernière :

        http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=79

        « François Bayrou, candidat entre deux eaux et à coloration variable »

        et aussitôt repris, notamment, par Bellaciao :

        http://www.bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=44092

        Bayrou roule à fond pour la composante « européenne », de cette stratégie. Une nouvelle méga-puissance impérialiste, pire que les USA, où nous y laisserons toutes nos plumes.

        Précisément, le soutien des milieux financiers à des gens comme Bayrou répond non seulement à la stratégie de la Trilatérale depuis 1973 (suite à l’échec des USA au Vietnam), mais aussi aux difficultés croissantes que rencontre Bush en Irak et ailleurs.

        Bayrou est un représentant particulièrement dangereux des intérêts de la grande finance et de l’impérialisme.


        • Stratagème (---.---.112.57) 14 mars 2007 11:11

          Exite t’il une autre critique à faire à Bayrou que celle de la « Trilatérale » ?

          Celle-là a déjà été archi-rabattue - notamment sur AgoraVox. Et on connait l’argument et ses contre-arguments.

          D’ailleurs cela est dans la même veine que la corruption de Sarko, la franc-maconnerie de l’équipe de Ségo, ect...


        • (---.---.255.219) 14 mars 2007 11:21

          Justement, Royal n’a jamais pu faire partie de la Trilatérale. Fabius y est, par contre. Mais l’appartenance de dirigeants de l’UDF à une organisation contrôlée par les grands financiers et les PDGs de multinationales, et qui agit pour une « gouvernance » mondiale à leur botte, n’est pas un « détail ».

          Les médias mentent aux citoyens en leur occultant l’existence même d’engins comme la Trilatérale, Bilderberg, le Siècle... alors qu’ils devraient en parler très souvent.


        • TB (---.---.21.162) 14 mars 2007 11:37

          Sauf que cette info, parfaitement exacte et très révélatrice du vrai Bayrou (complotant contre les démocraties par l’entremise des lobbies les plus criminels et les plus pollueurs de la planète, pour s’emparer du pétrole irakien par exemple au détriment des populations civiles), n’est JAMAIS relayée dans les medias. Il parait qu’on est ici sur un media citoyen qui fait la différence avec ceux, qu’il y a peu, ton gentil Béarnais dénonçait.

          Comploter, définition : mettre au point quelquechose en secret et à plusieurs.

          Lever ce secret revient à réduire, avec plus ou moins d’efficacité, la portée du complot. Plus on en parlera, moins il y aura complot, par définition. Tu devrais donc nous remercier. Et en plus, nous en tant que journalistes d’investigation (obligé de lier ces deux termes) citoyenne, on fait ça bénévolement. On fait pas du papier sirupeux dégoulinant de mièvrerie style Riot qui lui est un « vrai » journaliste.


        • (---.---.2.226) 14 mars 2007 12:26

          Bon alors là il va vraiment falloir remettre les pendules à l’heure...L’afganistan d’abord et l’irak ensuite n’ont pas été décidé par la trilatérale mais par Bush, Rumsfeld, le patron d’exxon, le « patron » du consortium des industries de l’armement et celui d’haliburton... cette petite réunion a eue lieu au lendemain de 911.... La trilatérale a au mieux été consultée éventuellement sur ce sujeet mais rien de plus et elle n’aurait jamais cherché à foutre sur la tronche de ces pays pour une raison simple la guerre est mauvaise pour les affaires, et BP, Shell, total, etc., n’y ont rien eu a gagner donc non... C’est la raison pour laquelle les bombardement au début de l’afganistan suivent dans une bande de 15 km de large le tracé du futur fameux gazoduc d’afganistan, c’edst aussi pour ça qu’il y a eu la fameuse affaire des surfacturation d’haliburton en irak, etc... si j’en avait le droit je vous montrerai un jpeg du tracé en question.... alors de grace ne mélangez pas tout s’il vous plait...de plus Bayrou si je me rappelle l’a quitté en fin des années 90... donc on est loin de ce problème.


        • babayaya (---.---.2.226) 14 mars 2007 12:33

          d’ailleurs je trouve que c’est bizarre dès qu’on critique Bayrou on est automatiquement dans le négatif.... à quoi sert un commentaire constructif même s’il est contre l’article si en fait ce n’est qu’intolérance pour d’autres avis ??? Messieurs, je suis Bayrouiste, mais jepense qu’il ne serait pas particulièrement content de savoir que des gens qui le défendent sont aussi peu ouvert d’esprit, de ce fait je pense ici mettre mon dernier commentaire dans les colones politiques, on ne gagne rien par le sectarisme intolérant ! que diable ! discutez, echangez ! mais de quel droit quelquechose qui ammène au dabat n’estpas constructif ??? ça me dégoute, je préfère me tenir éloigné de ça et conserver mes convictions pour moi même au moins je n’aurais pas honte le jour du vote...


        • Stratagème (---.---.112.57) 14 mars 2007 12:41

          @TB et @xxx04.255.219 : Je pose juste la question, existe t-il une autre rumeur que celle bien connue de la Trilatérale sur Bayrou ?

          A ce compte des secrets de polichinelle, Ségo/Hollande, Fabius, Sarko, Strass-Kahn, Chirac, Pasqua, Villepin sont dans le même bateau d’un lien occulte ou d’un autre.

          Votre commentaire ultra-partisan fait juste le lit de JMLP. C’est peut-être votre but après tout mais autant le dire.


        • Emile Red Emile Red 14 mars 2007 13:14

          @ Stratagème

          Pourquoi le lit ne devrait-il être fait que pour JMLP, il y a aux alentours d’une quarantaine de candidats à ce jour, pourquoi n’y aurait-il de place pour d’autre dans la pensée de chacun ?

          Les médias classiques font le lit du FN les citoyens sont pas forcément prêt à fournir les draps même si Bayrou l’y serait, lui, qui veut rassembler « tous » les Français dans de grandes bacchanales républicaines.

          N’oublions pas l’émotion des médias pour JMLP n’ayant pas le nombre de parrainages alors que Voynet, Besancenot, Dupont-Aignan ou d’autres patinent encore dans la confiture de la démocratie sélective.


        • (---.---.98.35) 14 mars 2007 13:30

          « L’afganistan d’abord et l’irak ensuite n’ont pas été décidé par la trilatérale mais par Bush, Rumsfeld »

          Exact. C’est le problème que rencontrent les milieux impérialistes, et qui s’était déjà posé avec l’échec des USA au Vietnam qui a conduit à la création de la Trilatérale.

          Et c’est pourquoi les milieux financiers, groupés autour de David Rockefeller et d’autres porte-parole des super-riches, préconisent la « gouvernance » mondiale impérialiste à trois composantes, afin que l’armée US ne soit pas la seule à présenter la face. Ce qui promet des « jours de gloire » à des braves soldats européens.

          D’où l’actualité, plus que jamais, de la stratégie « impérialiste intelligente » préconisée par la Trilatérale, à laquelle Bayrou a appartenu jusqu’à récemment (2005) et, sauf départ très récent, Bourlanges appartient toujours (en 2007).

          Voir aussi l’article honteusement censuré par Agoravox :

          http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=79

          François Bayrou, candidat entre deux eaux et à coloration variable


        • (---.---.98.35) 14 mars 2007 13:37

          « A ce compte des secrets de polichinelle, Ségo/Hollande, Fabius, Sarko, Strass-Kahn, Chirac, Pasqua, Villepin sont dans le même bateau d’un lien occulte ou d’un autre. »

          A ma connaissance, ni Royal, ni Sarko, ni DSK, ni Pasqua, ni Villepin n’ont eu l’« honneur » de faire partie de la Trilatérale. Fabius, oui, mais c’est un ancien premier ministre qui avait « fait ses preuves » avec sa politique d’austérité de 1984-86.

          Quant à Bayrou, il a apparemment pris la succession de Barre qui avait fait partie de la Trilatérale dès sa création. Au sein de la Trilatérale, les « centristes » ont été traditionnellement le groupe français le mieux implanté.

          Il faut dénoncer Bayrou, car c’est un cynique qui se présente comme étant « en dehors des partis de la pensée unique », porteur de l’ « union nationale », etc... alors qu’il incarne une stratégie pure et dure des milieux financieres à l’échelle européenne et mondiale.


        • (---.---.98.35) 14 mars 2007 13:38

          « Bon alors là il va vraiment falloir remettre les pendules à l’heure... »

          C’est pour ça que vous avez caché le premier commentaire de ce fil...


        • babayaya (---.---.2.226) 14 mars 2007 14:05

          Premièrement je n’ai rien caché (je ne vote que très rarement sur les commentaires), de plus j’ai oublié d’indiquer mon pseudo pour ce commentaire des pendules à l’heure et si je met ce commentaire c’est que je connais bien le sujet des sociétés pétrolifères vu que je travaille dedans...quant à la trilatérale au mieux son role est consultatif... je renvoie d’ailleurs les gens à 4 années plus tot lors dela ruptre des relations diplomatiques entre l’angola et la france... qui vit comme par hasard la remise en question des concessions de total au profit d’exxon... marrant on dirai que la cia a plus marqué de points que la dgse sur ce coup là... La trilatérale la dedans ? on les en a informé plus tard, mais bien plus tard...


        • Stratagème (---.---.112.57) 14 mars 2007 14:44

          @Emile Red : Quand j’écris « le lit de JMLP » je veux dire qu’avec ces rumeurs (sur la Tri...) on retombe directement dans le « tous pourris » qui fait le lit de ....

          Sinon, je suis trés favorable au petits candidats et je vote pour.

          @ xx2.98.35 : Je répéte différamment : Au compte des affaires, de la franc-maçonnerie, de la mafia, des faux secrets, etc... Tu peux facilement salir tout le monde.


        • TB (---.---.21.162) 14 mars 2007 14:48

          Consultatif ? Super euphémisme ! Avec Peter Sutherland Président du « European Group » de la Trilatérale ? Il est président de l’European Policy Center, de Goldman Sachs International, de BP (British Petroleum), et aussi (redite) de la section Europe de la Commission Trilatérale. Il est également membre du comité de direction du groupe Bilderberg. Il est aussi directeur non exécutif de la Banque Royale d’Écosse.

          De 1985 à 1989, il a été en poste à Bruxelles en tant que Commissaire responsable de la politique de concurrence. Entre 1989 et 1993, M. Sutherland a été président de Allied Irish Banks. Il fut directeur général du GATT et de l’OMC de 1993 à 1995.

          Il fut membre du directoire d’Investor AB jusqu’au 11 avril 2005, et de celui d’Ericsson (dont il fut directeur en 1996) jusqu’au 4 mars 2004. Il a aussi été administrateur de alibaba.com, société qu’il diriga en 2000.

          Quant aux trilatéraux eux-mêmes ils peuvent tout aussi bien se tirer dans les pates comme tu le décris. J’ajouterai même le cas Anne Lauvergeon, française de la Trilatérale, patronne mi-privé mi-public d’AREVA (Cogema Edf réunis avec ses EPR), salaire minimum 300 000 euros mensuels, membre du conseil d’administration du groupe TOTAL. S’est fait raflé le marché nucléaire en Chine par les US. Nous doit, pour le moment, 700 millions d’euros (payés par les Français) à cause du fiasco de sa centrale nucléaire Finlandaise (le groupe Bouygues y participait aussi).

          La Trilatérale constitue bel et bien une oligarchie financière ultrapuissante et mafieuse infiltrée dans toute l’Europe pour ne parler que de l’Europe, à travers toutes ses Institutions. La Trilatérale s’infiltre dans toutes les « démocraties », y fait la loi au sens propre comme au sens figuré. Il n’y a aucune concertation citoyenne, les choix énergétiques y sont imposés au détriment bien sûr du développement des énergies renouvelables qui pourraient être produites par des particuliers si les directives européennes et françaises (puisqu’on parle de la France) ne leur mettaient pas des bâtons dans les roues à coups d’interdits et de lois de plus en plus liberticides.


        • (---.---.99.52) 15 mars 2007 07:52

          « dès qu’on critique Bayrou on est automatiquement dans le négatif.... »

          Les vairons sont des poissons au comportement grégaire... ou c’est peut-être le vote électronique qu’Agoravox critique tant !


        • (---.---.99.52) 15 mars 2007 09:41

          Que la stratégie internationale de Bayrou et de l’UDF correspond à ce que peuvent préconiser l’Opus Dei ou la Trilatérale, c’est évident. Voici ce qu’il a osé déclarer en 2003, à propos de la guerre du Kosovo de 1999 :

          http://www.udf.org/presse/interviews/fb_rtl_110303.html

          Question RTL - Intervention en Yougoslavie qui s’est faite sans l’accord de l’ONU. Vous vous en souvenez François Bayrou, puisque les Russes avaient opposé leur veto. Et là, apparemment, ça ne posait pas de problème !

          Réponse Bayrou - Non vous voyez bien que ça n’est pas la même chose ! lorsque les démocraties sont dans le même camp, alors on sent bien qu’il y a une légitimité des démocraties à intervenir. Lorsque les démocraties sont divisées aussi profondément qu’elles le sont aujourd’hui, alors ceux qui détiennent la puissance et le feu devraient s’interroger pour savoir pourquoi des pays aussi attachés aux droits de l’homme, et aussi fidèles dans leur amité que la France ou l’Allemagne, sont si profondément troublés.


        • babayaya (---.---.2.226) 15 mars 2007 09:59

          Alors l’intervention au kosovo s’est faite sans l’accord de l’onu soit mais là aucun enjeu pétrolier n’était ciblé, aucun argument commercial ne justifiait cela, juste des morts inutiles et injustes à nos portes, dans ce cas, cette réponse indigne voudrait dire qu’on reste sur la pas de la porte à regarder ces gens s’entre tuer ??? Onu ou pas ce n’est plus un problème de veto... surtout celui de la russie on sait très bien qu’ils n’auraient jamais été d’accord pour que l’on sanctionne des alliés traditionnels... non franchement là c’est un peu à côté de la plaque pour accuser M ; Bayrou en tout cas sur ce point... personnellement j’ai été aux alentours de la yougo en 1995 et l’intervention qui s’y est passé sous chirac sans qu’il demande rien a personne et qu’il a envoyé la légion en tant que la fameuse FRR (force de réaction rapide) pour répondre à la mort d’une cinquantaine de soldats français... là non plus il n’y a pas eu consultation mais au moins ça a eu un effet suffisement disuasif pour calmer un peu le jeu là bas...


        • Nicolas (---.---.147.77) 14 mars 2007 10:49

          Cet article est intéressant car il donne des chiffres révélateurs sur les différentes « classes électorales ». En réalité cette élection met en évidence le fossé qu’il existe entre les électeurs pro-système (la plupart du temps ceux qui tirent profit de celui-ci et n’ont donc aucune raison de vouloir en changer) et les hors-système (les autres...).

          Le mécontentement grandissant d’une partie de la population pour qui ce système archaïque n’apporte aucune perspective d’avenir est à mon avis la raison majeure de l’ascension de Bayrou. C’est une forme de lutte des classes, et pour gagner il faut qu’il en fasse son cheval de bataille. En espérant que ces « électeurs volatiles » ne rentrent pas dans le rang au dernier moment, en préférant le vote « utile » (par une peur de l’extrémisme entretenue par l’UMPS) ou succombant à des promesses ridicules et impossibles à tenir.

          Les français peuvent maitriser leur destin, contrairement à ce que voudraient nous faire croire l’UMP et le PS, pour qui l’avenir est tracé d’avance et calqué sur le passé (et qui ont tout intérêt à ce que ce soit le cas, autrement le pouvoir qu’ils désirent tant leur filera entre les doigts). Le système binaire à fait ses preuves mais il est depuis longtemps sclérosé, entrainant la France dans un immobilisme qui à fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui. Nous avons une chance de changer notre pays et donc notre vie future, à nous de la saisir maintenant, car elle pourrait ne pas se présenter de nouveau avant longtemps.


          • (---.---.40.59) 14 mars 2007 10:57

            « C’est une forme de lutte des classes, »

            En effet, matière lutte de classes, Bayrou la pretique bien... aux côtés des super-riches, comme à la Trilatérale !

            Bayrou est un candidat de l’oligarchie.


          • TB (---.---.21.162) 14 mars 2007 11:14

            Tu veux des chiffres révélateurs qui expliquent la soudaine popularité de Bayrou ?

            D’après l’info-chrono réalisé par Aurélie Windels pour l’émission Arrêt sur images, avec plus 14 minutes d’expositions au journal de 20 heures de TF1 en janvier, François Bayrou se classe en deuxième position derrière Nicolas Sarkozy et ses 15 minutes 59, mais devant Ségolène Royal et ses 12 minutes 14.

            Sinon, il ne fait pas partie du système !!! Combien pour les 40 autres candidats qui valent, d’un point de vue citoyen mais pas sur le plan des sommes allouées pour les frais de campagne, autant que lui ?


          • Nicolas (---.---.147.77) 14 mars 2007 11:30

            C’est vrai que 2mn de plus que Ségolène au journal de 20h sont une raison évidente de l’ascension de Bayrou... Nan sérieux, faut pas déconner quand même, tu n’a rien de mieux comme argument ? Tu imagine sérieusement qu’en 2mn on renverse l’électorat ? Ou ce ne serait pas plutôt que les propositions de l’UDF sont plus intéressantes et plus réalistes que celles du PS ?


          • TB (---.---.21.162) 14 mars 2007 11:52

            Quelle « mauvaise foi » le Nicolas et les autres bayrouistes sur Avox. Incroyable ces oeillères !!!

            Tu en veux un autre argument ?

            Oui c’est de la propagande pour Bayrou ! Une vulgaire opération politico-marketing comme le montre le lien ci-dessous « Envoyé Spécial ». Les médias créent le personnage, lequel crée « l’événement » dans les mêmes medias. La boucle est bouclée est les moutons autour... Bayrou vu et revu à la télé ! Les moutons s’agglutinent autour de lui et les journalistes de plus en plus présents partout où il passe et cet attroupement est aussitôt relayé par les medias. Spirale sans fin. Enorme mais s’appuyant sur du rien.

            http://www.dailymotion.com/search/fran%C3%A7ois%2Bbayrou/video/x1cepe_envoye-special-portrait-bayrou-12 (lien temporairement désactivé)

            « Envoyé Spécial » ne restitue que la face franchouillarde d’un Bayrou et ment complètement à plusieurs reprises. Par exemple la toute dernière phrase de ce reportage destiné aux prozaqués « ce candidat (Bayrou) ne dispose pas des mêmes moyens financiers que les deux principaux ». C’est totalement faux : il dispose, comme pour 2002, des 2/3 des sommes allouées à Ségo et à Sarko, soit une bonne dizaine de millions d’euros plus ses propres réseaux. C’est tout à fait considérable, rien à voir avec les petits candidats comme Bachaud (chirurgien dentiste, femme, enfants, petits-enfants, issu lui aussi d’un milieu rural bien Français si on va par là) qui vaut autant qu’un Bayrou.

            Ces pseudos reportages alimentent l’idée qu’il a le vent en poupe ! Evidemment puisque les medias ne parlent désormais que de lui et, bien sûr, sous un angle flatteur. La face sombre de Bayrou n’apparait jamais :
            - son catholicisme fervent complètement rétrograde en comparaison de la société qui a évolué,
            - son apparternance à la Trilatérale en tant que maillon de la gouvernance mondiale par les lobby les plus criminels et plus pollueurs de la planète.

            Il a une femme, des enfants et est issu du milieu rural. Ben oui, comme les 3/4 des Français nés après-guerre. La seule différence avec les autres Français est que lui, justement, n’a jamais bossé et s’est enrichi, comme les autres élus, sur le dos de la République. Facile de se faire prendre en photo devant un tracteur quand on est propriétaire de 20 ha. C’est lui qui s’en occupe ? Faudrait savoir : il est député ou exploitant agricole ? Et sa femme, pourquoi a-t-elle « l’accent de Paris » et non du sud-ouest ? des petits détails, des pistes surtout pas explorées ....

            Envoyé Spécial ou cet énime article pro-bayrou sur Avox, c’est la même chose : prendre les moutons ou les prozaqués pour ce qu’ils sont.


          • Nicolas (---.---.147.77) 14 mars 2007 12:05

            Oui, si tu veux, à la différence près que mon soutien envers Bayrou ne date pas d’hier et du début de médiatisation digne de ce nom depuis le début de l’année. Je défends le centrisme par principe depuis des années, donc dommage pour toi, tu t’est trompé de personne. Attaquer directement les gens est un exercice périlleux, surtout lorsqu’on ne les connais pas.

            Mais à part ça, 2/3 du budget de Ségo et Sarko, ça ne fait pas 1/1... Donc je ne vois pas où est l’argument, car ce qui est important c’est le programme. Il dispose d’un plus gros budget que les « petits » candidats, mais c’est normal car il est à la tête d’un parti politique. Le contraire serait étonnant. Et puis je ne vois pas en quoi cela peut poser un problème, car tout le monde commence en bas de l’échelle et la gravit au cours du temps (théoriquement...), et les « petits » candidats auront peut être un jour un plus gros budget et un parti politique, et ainsi de suite.


          • Emile Red Emile Red 14 mars 2007 13:38

            J’irai dans le sens de TB en affirmant que si les médias avaient décidé de soutenir la candidature de Voynet ou de Dupont-Aignan, ceux-ci bien que beaucoup moins riche (électoralement parlant)que Bayrou seraient tranquillement en train de flirter avec les 15 ou 20 %.

            Si le soutien à Sarko est un peu moins flagrant aujourd’hui sur les médias c’est que celui-ci est toxique pour ces mêmes médias, mais les amis de Sarko sont les amis de Bayrou et vice-versa, ils ont bouffé dans la même gamelle depuis 95, et laissé les mêmes pipis territoriaux.

            Je suis surpris du peu de reflexion des électeurs qui vont aux urnes comme ils votent pour la starac, à la gueule du client, de son chien ou de sa femme, sans aucune analyse du vide pathétique du projet UDF ou du trop plein dangereux du projet SARKO-ump., et on peut en dire autant du projet réversible de Ségo.

            Le problème réside dans cette mouvance pseudo journalistique des Riot ou autres cancaniers qui naviguent sans vergogne des médias officiels aux médias officieux tenant un discour formaté noyé de liens insipides ou de citations semi-culturelles, dès le premier blues du citoyen ils accourent relancer la machine à grand coup de manivelle, faisant fi de tout retour, ils posent leur étron et vont chercher plus loin à poser le suivant.

            Finalement les politiques et les médiatiques se ressemblent étrangement dans leur manière de vivre en chien, on a les canines qu’on mérite.


          • Kelsaltan Kelsaltan 14 mars 2007 10:58

            Bien sûr, personne n’est obligé de lire un article et les commentaires qui le suivent.

            Mais on est pas loin de l’overdose, là !


            • Romain (---.---.10.200) 14 mars 2007 11:06

              L’overdose, je me marre. Ca fait un mois qu’on parle vraiment de Bayrou, ca fait 1 ans et demi qu’on nous barratine avec Sarko et Sego, c’est pas une overdose ca, c’est une intoxication !

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