Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > La formation professionnelle des demandeurs d’emploi : contradictions (...)

La formation professionnelle des demandeurs d’emploi : contradictions entre discours et actions

Cette lettre ouverte est adressée à Jean-Paul Huchon, Conseiller Régional d'Île-de-France, suite à l'annulation de la convention de financement pour une formation d'adultes réservée au demandeurs d'emploi et salariés en CIF.

L'objectif , en la relayant sur ce site, est de dénoncer ces décisions prises en catimini. Peu retentissantes et peu sensationnelles, elles ne font pas la une de l'actualité politique. Et pourtant, elles sont le parfait exemple des contradictions permanentes entre les discours politiques et la mise en oeuvre opérationnelle sur le terrain.

Ne pas dénoncez cette décision, c'est déjà l'accepter. 

 

Monsieur le Conseiller Régional, Jean Paul Huchon,

 

Mon cas n’est probablement ni isolé, ni inédit, mais je ne peux rester sans le contester ; mon avenir se voit lié à des décisions que je juge arbitraires, injustifiées, insensées, prises par votre Conseil Régional. Il semble être le parfait exemple pour souligner les contradictions entre les orientations politiques en matière d’emploi, de formation, d’économie, d’innovation et de mixité sociale, si chères aux discours des politiciens et la mise à l’épreuve de ces promesses dans la vraie vie des citoyens.

L’exécution de ces orientations politiques, je me permets de le rappeler, est en partie déléguée à votre collectivité, jugée compétente pour transformer ces paroles en actions.

Je vous laisse apprécier par vous-même le dénouement de ma situation.

Je m’appelle Anaïs Q*****, j’ai 28 ans, et je suis chômeuse. De profession conseillère en insertion professionnelle, et après 7 ans dans le secteur de l’éducation, la formation et l’insertion, je décide de procéder à une reconversion dans un domaine technique, en m’appuyant sur le dispositif du CIF-CDD. Après un parcours de 9 mois – bilan de compétences, travail sur le projet, identification de l’organisme de formation, passage des tests d’entrées, dépôt du dossier de demande de CIF, obtention du financement – c’est la douche froide. A peine j’apprends la prise en charge de mon projet par le FONGECIF, que l’organisme de formation m’informe que vous ne renouvelez pas la convention de financement des places réservées aux demandeurs d’emplois pour la rentrée de septembre. Je traduis : si les places financées par le Conseil Général sont supprimées, alors la formation complète est annulée car il n’y aura pas assez d’argent pour faire tourner la promotion avec seuls ceux qui ont obtenu un financement extérieur - ceux dont je fais partie donc.

Nous voilà donc en juillet 2014, à 2 mois de la rentrée prévue en septembre, en pleine période de congés d’été. Nous sommes 12 personnes voyant leur projet de formation voler en éclat suite à une décision unilatérale prise par un organe politique.

2 mois… 2 mois donc, voilà le temps que vous jugez convenable pour annuler vos engagements alors que les inscriptions sont closes, les stagiaires reçus, les dossiers de prise en charge finalisés, les financement obtenus.

Je m’interroge donc… Savez-vous ce qu’est un projet de reconversion et du temps nécessaire à son élaboration  ? 

Mais au-delà même des délais ahurissants ne prenant ni en compte les trajectoires professionnelles des personnes, ni de l’organisation des centres de formation et de leur pérennité, ni le temps consacré par les acteurs de l’insertion professionnellle, ni l’avenir des enseignants, je m’interroge encore…

Sur quel(s) critère(s) un élu décide-t-il, sans crier gare, d’annuler ses engagements de financement pour une formation qualifiante ?

Cette formation a pourtant fait ses preuves ; plus de 20 ans d’existence, unique en France pour les adultes, un taux de réussite à l’examen avoisinant les 100%, un retour à l’emploi à l’issue de plus de 90%. Ce n’est ni la qualification, ni l’emploi, ni même la rareté des compétences techniques développées qui justifient votre décision.

J’entends pourtant notre Président, François Hollande, s’attaquer à l’épineux dossier de la formation des demandeurs d’emploi en déclarant « qu’un chômeur sur deux doit se voir proposer une formation dans un délai de 2 mois ». Au-delà de d’une déclaration surréaliste - mais ceci est un autre débat - nous sommes loin du compte en prenant des initiatives de coupe budgétaire dans la formation. Vous-même, dans votre programme électoral - qui a permis votre réélection en 2010 - nous promettez la mise en œuvre du Plan de Développement des Formations portant un objectif de 100.000 demandeurs d’emploi formés chaque année. Je serais curieuse de connaître la réalisation de ces objectifs.

Je m’interroge encore … Pourquoi supprimez-vous les financements d’une formation qui va permettre d’éviter, réduire ou limiter le chômage ?

Se former, c’est acquérir de nouvelles compétences, améliorer son employabilité et s’adapter au marché de travail pour trouver un emploi ou même créer son propre emploi.

La réduction du chômage n’est donc pas plus un critère qui semble peser dans la balance. Au contraire un telle décision plonge les enseignants dans la précarité, les demandeurs d’emploi dans un chômage longue durée, et les salariés dans une position de licenciement potentiel car inadaptés aux changements.

J’entends pourtant parler de la réforme de la formation professionnelle promulguée en mars dernier et de promesse d’inversion de la courbe du chômage. J’entends Michel Sapin, ex Ministre de l’Emploi, nous faire la publicité des différents dispositifs d’insertion professionnelle. Ne faites pas la promotion de dispositifs que vous ne soutenez pas en fin de course ; c’est comme faire de la pub pour un produit qu’on ne trouve pas dans les rayons, au-delà de la frustration, cela n’a d’intérêt pour personne.

Je m’interroge encore… Pourquoi supprimer vos financements d’une formation technique, spécialisée dans le secteur de l’imprimerie, faisant le pont entre l’industrie et l’artisanat ?

À seul titre d’exemple, nous sommes à l’aube de la généralisation de l’imprimante numérique 3D, méthode de conception révolutionnaire, qui va s’introduire dans de nombreux secteurs, de la micro-création à la macro-industrie. Le fait que vous vous désengagiez financièrement souligne votre manque de soutien à la formation de professionnels du secteur industriel. Anticiper et innover ne sont donc pas plus des critères recevables pour vous.

J’entends pourtant que les pouvoirs publics souhaitent soutenir le secteur industriel et artisanal au fort potentiel économique et social valorisant la « transmission, comme la création, l’innovation ou l’esprit d’entreprise ». J’entends Arnaud Montebourg faire de l’industrie son cheval de bataille pour le redressement productif de la France et Sylvia Pinel faire de l’artisanat son arme de sauvegarde des savoir-faire.

Je m’interroge encore… Pourquoi supprimer vos financements d’une formation qui se déroule en collaboration avec une Ecole Prestigieuse des Arts et des Industries – l’École Estienne ?

 

Ce type d’établissement, réputé pour son élitisme, possède à la fois de moyens techniques et humains importants et une image de marque incontestable ; l’intégrer n’est pas la portée de tous mais un avantage indéniable sur le CV. En ouvrant ses portes aux stagiaires de la formation professionnelle, l’École se montre garante d’une forme de mixité sociale, générationnelle disciplinaire et culturelle.

Allons un peu plus loin encore, s’orienter vers un métier technique, en tant que femme, c’est s’inscrire dans un projet plus global de société, montrer qu’on peut bouger les lignes tracées et valoriser la représentation féminine dans des secteurs encore trop souvent dominés par les hommes.

Lutter contre la reproduction sociale et le machisme ne sont donc pas plus des critères déterminants dans votre choix.

 

J’entends pourtant … que le projet de loi sur l’égalité hommes-femmes est adopté par l’Assemblée nationale. J’entends aussi parler d’un nouveau décret visant à lutter contre la ségrégation sociale dans le système scolaire.

J’étais enchantée de voir les institutions de mon pays m’offrir une telle opportunité ; vous m’avez vendu du rêve. Il me reste 2 solutions, soit m’enfoncer dans le chômage longue durée, soit reprendre mon métier de conseillère en insertion professionnelle – précaire - pour à mon tour, aller vendre du rêve à d’autres personnes.

 

En conclusion, je vous invite donc à prendre en considération les éléments que je vous rapporte et réviser votre décision.


Moyenne des avis sur cet article :  4.14/5   (14 votes)




Réagissez à l'article

16 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 7 août 2014 13:55

    Former a quoi et surtout pourquoi ????......il n’y a pas de travail comme si une formation quelconque allait en créer, faut pas se leurrer si il n’y a pas de demande de consommation rien de redémarrera et ce n’est pas avec les milliers de nouveaux chômeurs (malgré tous les efforts du gouvernement pour truquer les chiffres) qui s’inscrivent tous les mois que cela changera ....


    • Anaïs 8 août 2014 17:08

      Dans mon cas précis, il s’agit d’un BTS en industries graphiques (en gros spécialisée dans les techniques d’impression). 

      Peut-être me suis-je mal exprimée, mais je ne pense pas plus que c’est la formation qui va créer de l’emploi, nous sommes bien d’accord. 
      En revanche, je pense que l’augmentation du chômage ne doit pas être une excuse à la suppression des financements pour la formation ; cela reviendrait à dire « comme y a pas de boulot, on forme pas les gens ! » c’est une logique qu’on pourrait alors étendre à la formation initiale : « ne formons pas les jeunes, y a pas de boulot ». Bref, une dérive terrible, car oui c’est économique à l’instant T mais une tragédie sur le long terme. Il faut préserver l’instruction, l’apprentissage, et la formation car ce sont des outils d’anticipation, de modernité, d’adaptation aux nouvelles technologies, et de préparation de l’avenir. C’est aussi la sauvegarde des connaissances et des savoir-faire par la transmission. Voilà pourquoi il faut continuer à former. 

    • gogoRat gogoRat 9 août 2014 16:28

       « La connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information » 
       _ Albert Einstein


    • Xenozoid Xenozoid 9 août 2014 16:30

      le probleme ne sera pas résolut par ceux qui le crée
      AE


    • gogoRat gogoRat 7 août 2014 15:10

      Très juste, zygzonrifle !
       de plus, laisser croire que le chômage serait avant tout question de compétence des demandeurs d’emploi est une grave indélicatesse à leur encontre qui ne fait qu’aggraver les difficultés auxquelles ils sont confrontés !
       Sous chaque gouvernement on voit placer n’importe quels copains à la tête de n’importe quels ministères, ou encore, lors de ramaniements, des ministres passant d’un ministère à n’importe quel autre - sans formation préalable - et nous sommes censés en attendre des miracles ...

       Mais d’où vient donc cette idée reçue que les chômeurs mériteraient cet a priori de discrédit infamant ?

       Notre Président nous avait confié qu’il attendait du secteur privé la relève économique de la France
       Les chômeurs étant presque par définition (oui c’est ironique !) quasiment tous dans ce secteur : cela voudrait dire qu’on attend le salut d’un secteur où l’on relègue tous les branquignols ? !!


      • diogène diogène 7 août 2014 15:46

        Tout système d’aide est pervers et la politique de formation professionnelle des adultes en France l’est particulièrement.


        Un effet pervers, c’est une conséquence pire que le mal que l’on voulait corriger.
        Un bon médecin fait un diagnostic des symptômes pour identifier l’origine du mal et la supprimer. Un mauvais médecin ne fait pas de diagnostic : il constate les symptômes et les dissimule par une couche de médicaments qui peuvent provoquer des effets secondaires tellement graves que d’autres médicaments sont nécessaires pour les inhiber, et la réaction en chaîne est partie.

        La question de la formation professionnelle des adultes est d’autant plus délicate à analyser qu’elle recouvre des réalités disparates ou contradictoires.
        Le perfectionnement et la formation continue permettent aux salariés et aux entreprises d’améliorer les compétences et les performances.
        Mais la formation des chômeurs est une autre affaire, et affirmer que l’origine du chômage viendrait de l’inadéquation entre l’offre de travail des candidats salariés et la demande de personnel de la part des entreprises est pour le moins une erreur d’analyse, si ce n’est un mensonge, comparable au travail d’un mauvais médecin.
        On remarquera au passage que sur le « marché du travail » (puisqu’on considère le travail comme une marchandise), la demande vient de l’entreprise et l’offre du travailleur. Or, une des astuces de la manip a consisté à inverser l’ordre des données et parler d’offres et demandeurs d’« emplois » alors que c’est bien de « travail » qu’il s’agit".
        L’origine du chômage est à rechercher dans les décisions des états-majors des grands groupes multinationaux et les décisions politiques de dumping social qui ont été prises par l’Union Européenne.

        Le reste est du pipeau destiné à endormir les enfants.

        • Mika 7 août 2014 17:30

          Je trouve cet article très pertinent, et qui soulève un problème actuel très important. Il ne s’agit pas ici de discréditer les demandeurs d’emplois face à la formation professionnelle, mais de prendre en considération l’impact direct des politiques sur nos vies. Ici il s’agit d’une démarche qui s’intègre dans une reconversion professionnelle, où les politiques n’ont aucune retenue à annuler un financement de formation à 2 mois d’une rentrée scolaire, allant à l’encontre de leur discours politique, et en ne participant que d’avantage à la hausse du chômage.
          Je travaille depuis plusieurs années dans le secteur de la formation professionnelle continue, et cet article me semble très intéressant. En effet, le problème du chômage n’est pas dû uniquement à un manque de compétence, mais s’il n’y a plus de subventions pour former nos demandeurs d’emplois, cela facilitera-t-il le retour à l’emploi ?


          • diogène diogène 7 août 2014 20:33

            Le cas personnel d’Anaïs est une illustration du peu de cas que les élus font de leurs administrés. C’est déplorable, et je compatis.

            Mais il reste trois choses que je ne partage pas :
            1/ si le financement d’une formation était acquis en-dehors de la programmation, les RETA se feront un plaisir de trouver une solution. Dès qu’il y a un peu de sous quelque part, ils trouvent !
            2/ s’il n’y a plus de subventions pour la formation professionnelle, c’est surtout dommageable pour les organismes de formation, et cela raccourcira les « droits »pour les demandeurs d’emploi (qui dans ce cas ne sont pas offreurs de travail, mais demandeurs de prise en charge), mais cela ne changera rien au marché de l’emploi.
            Pour ce qui est de « faciliter le retour à l’emploi », cette formule résume l’illusion ou la manipulation qui consiste à remplacer l’action politique par des feffets d’annonce et de la communication. Retour à quel emploi ?
            3/ le domaine de l’insertion sociale et professionnelle est une exemple parfait du désengagement de l’état qui se défausse sur les collectivités locales et estime que le coût de la paix sociale peut être réduit. Pour la FP, l’économie a été fixée à 50%.


          • zygzornifle zygzornifle 7 août 2014 18:05

            il faudrait déjà former nos politiques à êtres HONNÊTES .... Ha mais du coup cette profession n’intéresserai plus personne......


            • prolog 8 août 2014 08:18

              En plus, c’est très probable que les financements aient été annulés pour une raison qui n’a rien à voir avec la formation. Du style : « merde on avait pas compté et on a tout claqué » ou « on a oublié de renouveler la convention maintenant faut attendre un an ». Mais c’est des suppositions.
              Dommage que vous en soyez la victime.

              D’un autre côté, c’est pas la formation qui change le marché de l’emploi, elle sert plus à sortir des gens des stats des chômeurs pour qu’ils se réinscrivent de nouveau. Et hop, plus de chômeur longue durée !


              • alinea alinea 8 août 2014 11:04

                Elle est magnifique votre lettre, elle nous plonge dans ce « continent noir » d’une société qui ne s’occupe pas de l’instruction, de la formation, c’est à dire une société qui ne se préoccupe pas de l’avenir ! Je suppose que toutes ces belles personnes élues et bien rémunérées, gèrent au plus pressé, bouchent les trous les plus voyants !
                La France est plus riche qu’en 1970 ! À cette époque, l’argent coulait à flot pour l’instruction à tous les âges ; soit rattrapage d’une scolarité écourtée, soit, comme vous, changement de métier !
                Je ne sais pas jusqu’où nous allons tenir avec, comme seule politique, la destruction des acquis !
                Bon courage, mais j’ai idée que dans votre cas personnel, vous ne serez pas à la rue longtemps !!
                Aucune action n’est possible dans votre région : genre pétition, information dans les canards locaux, bref, faire du bruit pour vous rappeler à leurs responsabilités ??


                • diogène diogène 8 août 2014 11:38

                  Bonjour Alinea


                  Je suis souvent d’accord avec vous, mais là vous affirmez quelque chose queje récuse :
                  « La France est plus riche qu’en 1970 » 
                  dites-vous !
                  Voilà les conséquences de la manipulation des statisiques par ceux qui ont intérêt à brouiller les cartes.
                  Le PIB est sans doute plus élevé, mais les richesses sont réparties autrement :
                  - les Français riches sont beaucoup plus riches
                  - les catégories modestes (sans pinailler sur les questions de classes), y compris les cadres moyens ont perdu du pouvoir d’achat, les retraités aussi et le nombre de sans emplois a été multiplié par x.
                  - l’état (ce que vous appelez la France ?) s’est endetté auprès d’organismes privés parce qu’il ne peut plus faire appel à la Banque de France depuis POmpidou. La dette augmente. Une entreprise serait en situation de faillite, puisque les nouveaux emprunts ne permettent même pas de rembourser les intérêts.

                  Non, la France n’est pas plus riche qu’en 1970, le fait de se défausser sur les collectivités locales en réduisant tous les budgets ne permet non seulement pas d’assainir les finances, mais cela crée de nouvelles chrges sans prévoir d’autres recettes que l’augmentation de la TVA et les impôts sur le revenu (puisque les multinationales ne paient pas d’impôts !).


                • alinea alinea 8 août 2014 12:16

                  La part de richesses créées est passée du travail au capital ; il n’est donc plus disponible pour le travailleur ; la dette de l’État est un serpent de mer ; et je ne parle pas du choix des dépenses et tout le toutim !!


                • gogoRat gogoRat 10 août 2014 12:43


                  citation : « Et toute cette gabegie stupide et incompréhensible payée avec nos impôts... C’est ahurissant et révoltant ! »
                   tirée de : http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/nsa-informatique-et-espionnage-le-46298


                  • gogoRat gogoRat 10 août 2014 12:44


                    citation : « Et toute cette gabegie stupide et incompréhensible payée avec nos impôts... C’est ahurissant et révoltant ! »
                     tirée de : http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/nsa-informatique-et-espionnage-le-46298


                    • gogoRat gogoRat 10 août 2014 12:54

                      et ce commentaire de Croa :

                      « En effet le Ministère de la Défense sous-traite massivement et de plus en plus tout ce qui est informatique.  »

                      ... dans http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/nsa-informatique-et-espionnage-le-46298

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Anaïs


Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès