Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > La France bientôt gouvernée par un parti unique... un peu comme la (...)

La France bientôt gouvernée par un parti unique... un peu comme la Chine


Ces passionnées mais pas forcément passionnantes élections présidentielles de 2007 ont donné l’image d’un retour de la politique au sein de la vie publique et d’un regain d’intérêt des Français pour les débats contradictoires. Quelle ferveur dans les meetings de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy, sans oublier le suspense du troisième homme, François Bayrou ou bien Jean-Marie. Et même Bayrou un moment joué second, mais avec une probabilité très faible. Ces événements laissent penser à une démocratie se portant bien. Et, pourtant, le paradoxe est bien là. Les Français ont été passionnés par la bataille, ont causé dans les cafés, les familles, les lieux de travail, les associations, laissant penser à une alternative. Alors que la vérité est implacable. La France s’oriente vers une gouvernance exercée par un parti unique. Un peu à la manière des Etats-Unis, avec ce parti unique aux deux ailes, démocrate et républicaine, ainsi désigné par l’écrivain Gore Vidal. En France, ne peut-on penser également à l’hypothèse d’un parti unique en voie de constitution, un parti doté de deux ailes, l’une socialiste démocrate et l’autre républicaine de droite ?

Il semble qu’on assiste à une convergence en termes de positionnement politique avec un effondrement de l’opposition traditionnelle gauche-droite. Une opposition qui avait une légitimité, un ressort et un ancrage assez clairs. Une opposition reflétant un antagonisme de classe, naguère incarnée par un parti communiste puissant, dont le déclin fera la force du Parti socialiste qui récupérera un moment la base ouvrière. Qui n’a pas entendu parler de la puissante fédération du Nord, région industrielle et son emblématique figure d’époque, Pierre Mauroy, premier locataire de gauche à Matignon. Mais, peu à peu, la désindustrialisation aidant, le progrès galopant, le tertiaire croissant, la finance en puissance, et l’impuissance face au chômage, tous ces ingrédients ont contribué à redessiner la carte politique française. Le socialisme prend ses couleurs plus libérales alors qu’un parti autoritaire, archaïque et xénophobe s’empare d’un électorat désemparé, pas très homogène, fait des ouvriers déclassés et déçus de la gauche, alliés aux « bons Français » inquiets de l’avenir et de l’immigration auxquels se greffent des bourgeois vieille France. Le FN empoisonne la vie politique pendant vingt ans. Troublant les scrutins locaux. Mais, en 2007 et 2008, on pressent que le F de front signifie plutôt fin !

Etat des lieux en 2007. Un président Sarkozy maniant les valeurs du travail, mais assez moderniste, surtout pour les réformes que les Français semblent accepter tout en étant mécontents, mais c’est la faute sans doute aux trous d’air économiques, alimentation, pétrole. Sarkozy a pris avec lui des ministres d’ouverture et certains se disent sarkozystes de gauche. Alors que le PS voit quelques-uns de ses chefs pencher également pour les réformes et le modernisme. On dirait une convergence sur l’essentiel. Comme si la politique épousait les « nécessités » de l’économie réelle et de la société réelle. Du coup, quelques députés de l’UMP sont déconcertés par la politique du président alors que des éléphants du PS sont eux aussi désorientés par les évolutions du parti sans que les rênes ne soient fermement tenues par une personnalité. Et, donc, ça pousse dans plusieurs sens. Jusqu’aux prochaines présidentielles. Mais sans qu’on puisse penser à une différence radicale entre droite et gauche. Certes, les façades sont présentées différemment. A gauche, on doit maudire les grands profits et les grandes fortunes. Mais, dans la salle des programmes politiques, rien de bien différent.

Les usines à produire du politique se ressemblent. A gauche, diverses fondations ont servi de laboratoire d’idées. Certes, la fondation Copernic se distingue par ses positions anti-libérales et anti-européistes, mais les instituts liés au PS produisent des idées de réformes ressemblant à celles produites par les think tanks de droite, notamment l’Institut Montaigne et Fondapol. C’est sans doute pour rivaliser en dimension que Terra Nova a été créé pour faire face aux intellectuels de chez Montaigne. Des intellectuels apparemment interchangeables. Prenons par exemple Patrick Weil, historien à Paris I, qui a participé au Sarko team, autrement dit, à l’équipe de réflexion managée par Emmanuelle Mignon. Patrick Weil qui a usé d’un droit de réponse pour bien mentionner qu’il n’a pas pris l’initiative de collaborer avec le Sarko team, mais qui a juste répondu à la sollicitation de Mme Mignon. Appréciez la nuance. « J’y suis pour rien, je ne suis pas un mauvais type, on est juste venu me chercher ! » Eh bien, on retrouve Patrick Weil dans l’organigramme de Terra Nova, le nouveau think tank déclaré progressiste. Anecdotique, certes, mais emblématique d’une évolution de la politique axée non pas sur des valeurs, du cœur, des classes sociales, des idéaux, mais sur des expertises, des analyses de problèmes, des solutions techniques. Bref, le nouvel esprit du capitalisme, analysé par Eve Chiapello et Luc Boltanski, avec ses réseaux, sa logique managériale, ses façonneurs d’âmes, ses producteurs de fonctionnalités humaines ajustées dans des tâches évolutives, adaptés pour résoudre et réaliser des objectifs chiffrés… Eh bien, ce nouvel esprit est passé dans le politique. Et les think tanks de droite et de gauche ne font en vérité qu’incarner ce nouvel esprit du politique qui, du reste, est mis en place dans les structures opaques des cabinets. Si bien que ce nouvel esprit du politique n’est ni de droite ni de gauche. Il est de l’efficace et du management d’hommes. Ces think tanks ne sont que des doublons inutiles sauf pendant les campagnes électorales nationales. Le succès de Sarkozy en résulte.

Dans un billet récent, j’avais pointé une consanguinité dans le comité scientifique de Terra Nova. Observons qui émarge et qui débat à l’Institut Montaigne, nous verrons les mêmes profils professionnels, présidents, directeurs… puis des journalistes en vue ; ainsi qu’un métissage discret accueillant quelques intellectuels de gauche. Par exemple, dans un conseil d’orientation marqué à droite, Guy Carcarsonne collabore avec Nicolas Baverez et Alain-Gérard Slama. Quant aux conférenciers invités, ils viennent de l’UMP comme du PS ou bien des Verts. Ce sont les mêmes qui sont interchangeables et que l’on retrouve, selon les affinités en réseaux, dans les journaux, les maisons d’édition, les médias, les cabinets ministériels, les think tanks, les bureaux opaques de Bruxelles où se préparent les directives européennes dans un environnement squatté par les émissaires du lobbying. Et, comme tout parti qui se respecte, des lieux de formation de ses cadres sont prévus. Ena, Sciences po, quelques universités parisiennes et départements de grandes écoles.

On comprend maintenant pourquoi la France va être gouvernée par un parti unique, comme la Chine où ce sont les mêmes qui gèrent les hommes, avec des techniques, des plans, des calculs, des hiérarchies, des scientifiques de la gestion humaine, des administrateurs. La différence, c’est qu’en France, comme dans d’autres démocraties européennes, il y a le choix entre deux fabricants de politique publique. C’est un peu notre héritage qui ressort, mais aussi un pragmatisme plein de bon sens au vu de notre culture. Une politique sera d’autant mieux acceptée, même si elle ne plaît pas, du moment que les gens ont choisi l’équipe aux commandes. Celui qui achète une Peugeot ou une Renault et qui n’est pas satisfait de son véhicule ne va pas le saborder dans un ravin. Il s’en accommode, avec les réparations si nécessaires. Alors que si on lui impose une automobile qui tombe souvent en panne, eh bien il va se plaindre auprès des autorités. Dans le système démocratique à parti unique, deux constructeurs se font concurrence. Les Français ont choisi Sarko plutôt que Ségo.

La politique, en France comme en Chine, est une pièce de la mécanique sociale. Ensuite se greffe une culture qui, sans doute, représente ce qui nous est essentiel et le plus cher. Ici, nous sommes attachés à la liberté d’expression, de manifester, de conspuer les pouvoirs en place. Cela ne change pas grand-chose au cours du monde dominé par la technique, les désirs et l’économie, mais, au moins, ce bien de liberté nous reste précieux pour cette dignité qui nous est proposée et que les uns prennent alors que d’autres préfèrent raser les murs. Ainsi va le cours d’une société qui converge vers une gouvernance par un parti unique proposé par deux fabricants de programme. Soyez heureux, prenez soin de vous !

En dernière analyse, on notera que la gouvernance d’un parti unique, monocéphale comme en Chine ou bicéphale comme aux Etats-Unis, en GB, en Allemagne ou en France, correspond à l’effondrement des antagonismes de classe. Une division devenue de plus en plus inopérante à notre époque de développement technique. En Chine, l’antagonisme de classe a été résolu par la révolution culturelle de Mao, prenant appui sur un terrain favorable, une culture prête à épouser le communisme chinois. Ensuite, greffer une économie performante fut une chose pratiquement naturelle même si cela a engendré quelques dégâts sociaux. Et tous les Chinois d’appartenir à une seule classe, celle des producteurs et consommateurs. En France, l’avènement de l’individu consommateur a engendré la gouvernance d’un parti unique. Tous unis pour la croissance et l’accès au bien matériel. C’est donc logique. Le parti unique UMPS défend le consommateur. Sarkozy a été désigné président du pouvoir d’achat. Si son adversaire de gauche avait été élue, elle aurait aussi lutté pour le pouvoir d’achat.

En ultime ressort, le rôle de ce parti unique est de fabriquer une société selon les normes qu’elle a établies tout en trouvant des astuces pour rendre plus efficaces les productions économiques et la croissance. Les exemples ne tiendraient pas dans un livre entier. On décrète qu’il faut tant de senior, tant de mixité sociale, on définit ce qu’est un emploi acceptable, le temps de déplacement plafonné, deux heures par jour, le salaire plancher et ainsi de suite… Voilà comment fonctionne le parti unique qui, en Chine comme en France, produit la société à sa manière. Et Obama, n’est-il pas le chantre de ce parti pris, lui qui affirme que c’est l’Etat américain qui a produit la société. En "caricaturant", on dira que le parti unique croit en une chose, en la légitimité de ses élites, la compétence des expertises et la supériorité de cette caste pour produire la société efficace et radieuse par le biais de l’Etat.


Moyenne des avis sur cet article :  4.1/5   (80 votes)




Réagissez à l'article

69 réactions à cet article    


  • MagicBuster 15 mai 2008 09:59

    Il manque dans ces projections futuristes l’imprévisible réaction du peuple Français.

    Les forces de l’ordres ne sont pas assez nombreuses pour contrer une nation ...

    Nous ne sommes définitivement pas en chine.


    • tvargentine.com lerma 15 mai 2008 10:05

      Vous le libertaire ,vous ne savez plus quoi inventer dans vos "piges" pour AGORAVOX chaque jour et la fatigue commence à se voir dans vos "billets"

      Comment pouvez vous comparer une dictature communiste chinoise qui assassine les opposants politiques et interdit les syndicats libres,la presse libre,la liberté d’expression...........avec la France  !

      Votre anti-Sarkozysme primaire vous aveugle ce matin et votre coté libertaire s’exprime dans toute sa splendeur de la médiocrité intellectuelle

       

       

       


      • RilaX RilaX 15 mai 2008 13:43

        Un jour vous comprendrez ... mais il sera trop tard !


      • Charles Ingalls Charles Ingalls 15 mai 2008 15:13

        (Lerma) "Comment pouvez vous comparer une dictature communiste chinoise qui assassine les opposants politiques et interdit les syndicats libres,la presse libre,la liberté d’expression...........avec la France !"

        Oui entièrement d’accord avec vous Lerma, a bas (ou ABBA, "You are the Dancing Queen...") la dictature Chinoise !!!

        D’ailleurs N.otre S.aint patron va leur dire à ces bourreaux quand il va aller leur léch...oups je veux dire leur serrer la main aux JO...Enfin sauf si, bien sûr, ils nous achètent une ou deux centrales et quelques avions car comme chantait ABBA :

        "Money, money, money
        Must be funny
        In the rich men’s world"

        Je suis sûr qu’il la connait, pas vous ?

         


      • Philippe87 Philippe87 18 mai 2008 15:33

        Lerma, une fois de plus... pouvez-vous nous donner une définition COHERENTE, pour vous (je sais, ça risque d’être difficile), du mot libertaire ?

        Ah tiens, pi "pauvre", depuis le temps... ça s’ecrit pas comme vous croyez. Non plus.


      • LE CHAT LE CHAT 15 mai 2008 10:48

        les français s’en rendent compte et ne sont pas dupes , ils ont été floués par Sarko et sa promesse de changement , mais comme rien n’est venu , l’abstention est au plus haut de nouveau , car voter est devenu un geste de plus en plus inutile ! la gauche est au niveau de la taupe !


        • Pie 3,14 15 mai 2008 19:49

          C’est ce que l’ont dit généralement quand on appartient à l’extrème droite ou gauche . Dans votre cas il s’agit de la pensée ( un bien grand mot) frontiste.


        • Pierre de Vienne Pierre Gangloff 15 mai 2008 11:03

          Si je suis assez d’accord avec vous sur l’uniformité de l’offre politique en France, le parallèle avec la Chine est impossible. En Chine, le parti unique pour s’imposer, utilise la force et le crime d’état. Comment oublier les millions de morts de la révolution "culturelle", les executions à mort des condamnés, la mise en coupe réglée des provinces, la police politique, ect... 


          • Tarouilan Tarouilan 15 mai 2008 14:00

            C’est marrant comme les poncifs éculés ont la vie dure, la Chine a fait des bons énormes, en direction de la démocratie, c’est vrai, elle échappe encore au simulacre de démocratie élective manipulée que l’on a en France.... ou tous les médias, par le biais des finances, sont contrôlés, et ou cela empire de jour en jour, voir l’agence de presse AFP.... mise au pas, si l’on essaye de prendre de la hauteur, .....la France fonce tête baissée dans la dictature et la chine fonce vers la démocratie.... sous les boulets rouges d’un occident qui n’a déjà plus aucune crédibilité.....

             


          • valere valere 15 mai 2008 11:28

            Un Parti unique avec à sa tête un Sarko...et tous ses cireurs de pompes !!!

            Arrêtez le massacre ! Mais, ce n’est pas pour demain, le Peuple français n’acceptera jamais cela.

            En plus avec le vrai visage de Sarkozy qui s’est ouvert aux français depuis un an...c’est pas gagné !!!


            • Tarouilan Tarouilan 15 mai 2008 14:08

              Hélas...... un espoir, que je partage certes.... mais qu’un pauvre espoir, peu crédible, les français fonctionnent de façon impulsive et sans réfléchir plus avant, depuis longtemps les "politiques" ont intégrés cette problématique, nous avons la classe politique, miroir de ce que nous sommes...... et c’est pas triste....


            • Tintin Tintin 15 mai 2008 12:08

              S’il y a consanguinité à la tête de ces deux partis sur l’orientation politique qu’il faut suivre, gestionnaire, administrative, que certains appellent l’énarchie, il reste néanmoins des divergences relativement mineures sur les moyens de la mettre en oeuvre. Ces divergences permettent d’alimenter l’illusion d’une guerre gauche/droite pour laisser croire aux électeurs un peu crédules qu’ils décident de quelque chose.

              Par contre, il existe une autre facette de cette mascarade, plus dramatique encore. Etant soumis l’un comme l’autre au calendrier électoral, aucun de ces deux partis ne peut se permettre une politique trop volontariste sous peine d’impopularité. Il faut donc en permanence effectuer des sondages pour choisir la meilleure stratégie à suivre pour faire passer telle ou telle réformette.

              Bonnet blanc ou blanc bonnet, ils ont officiellement tous les pouvoirs mais sont incapables de l’exercer sans risquer de le perdre (grosse différence avec la Chine). Comme ce ne sont après tout que des êtres humains, face à cette impuissance politique qu’ils subissent tout autant que nous, les politiques perdent leurs illusions et pensent à leur carrière, accentuant le décalage entre le discours, agressif, guerrier, et les actes, timides et sans effets.

              Totalitarisme mou.


              • ze_katt 15 mai 2008 16:08

                Pour resoudre le probleme on devrait peut etre abolir les elections ?


              • cpt.kirk cpt.kirk 15 mai 2008 16:24

                Elections Pièges à Cons

                Je sait un peu facile mais de plus en plus vrai je trouve


              • Bulgroz 15 mai 2008 12:24

                En ce jour de gloire où nous fêtons avec allégresse la « journée perdue de l’éducation » ce n’est pas l’UMP qu’il faut craindre, non.

                Le parti unique que nous devons craindre, c’est celui de la race sacrée, sublime et supérieure des Fonctionnaires Français et en premier lieu, celle des fonctionnaires de l’Education Nationale qui sont en grève encore et toujours aujourd’hui pour on ne sait quel motif.

                Avec son armée de 1 290 026 fonctionnaires, l’Education Nationale longtemps troisième en terme d’effectif après l’armée rouge et General Motors, résiste à tous les temps et est désormais la première armée du MONDE.

                La plus grosse gabegie budgétaire de la planète : +100 Milliards d’Euros annuels, 10 milliards de plus par rapport à 1970 alors que le nombre d’élèves a baissé depuis.

                Selon le haut conseil à l’éducation (rapport Bilan 2007 des résultats de l’École) http://www.hce.education.fr/gallery_files/site/21/40.pdf

                , 25% des élèves entrant en 6ième ont des acquis fragiles, 15 % connaissent des difficultés sévères ou très sévères, au total une usine qui produit 40% de malfaçons.

                Alors, avec eux, crions : « non au changement, pas touche à l’éducation, pas de service minimum ; droit universel à l’éducation, non aux heures supplémentaires, l’éducation est à nous, on est chez nous, laissez nous tranquilles »

                Signé le collectif syndical :FERC-CGT, FSU, SNUipp, Unsa-Education, Snalc-Csen, SUD, SNESup, SNPTES, SNEP, SNETAA, SNETAP, SE-FEN,SNUDI-FO, etc...


                • 5A3N5D 15 mai 2008 13:27

                  @ Bulgroz,

                  Il me semble que vous ne dénoncez pas suffisamment des entreprises de cours privés, financées à 50% par l’Etat.

                  Oui, l’Etat a les moyens de maintenir un service public de qualité. Mais ce n’est pas son intérêt. Et vous précédez les gens pour qui les services doivent être à tout prix "rentables" et privatisés.

                  La propagande marche. Mieux, elle court. Je me marre !

                  Salutations.


                • Bulgroz 15 mai 2008 13:49

                  5A3N5D,

                  Ce pourcentage me semble faible, la totalité des enseignants de l’enseignement privé sont payés par l’Education Nationale. Et cela ne date pas d’hier.

                  Sur le nombre de fonctionnaires émargeant à ce ministère (1 290 026), 884 021 sont des enseignants (1er et 2ième degré) dont 739112 pour le public et 144 909 pour le privé pour respectivement 10 086 700 et 2 025 200 élèves 1ier et 2ième degré.

                  Par contre, il me semble bien (sous réserve de vérification) que 100% des élèves du privé sont accueillis les jours de grève et que le taux de gréviste y est de toute façon beaucoup plus faible.

                  Il serait d’ailleurs intéressant de savoir qui, parmi ces 2 millions d’élèves du privé, sont des enfants de fonctionnaires ou d’enseignants.

                  http://www.education.gouv.fr/cid195/les-chiffres-cles.html


                • Bulgroz 15 mai 2008 18:11

                  Ce pourcentage me semble faible, la totalité des enseignants de l’enseignement privé sont payés par l’Education Nationale. Et cela ne date pas d’hier.

                  Sur le nombre de fonctionnaires émargeant à ce ministère (1 290 026), 884 021 sont des enseignants (1er et 2ième degré) dont 739112 pour le public et 144 909 pour le privé pour respectivement 10 086 700 et 2 025 200 élèves 1ier et 2ième degré.

                  Par contre, il me semble bien (sous réserve de vérification) que 100% des élèves du privé sont accueillis les jours de grève et que le taux de gréviste y est de toute façon beaucoup plus faible.

                  Il serait d’ailleurs intéressant de savoir qui, parmi ces 2 millions d’élèves du privé, sont des enfants de fonctionnaires ou d’enseignants.

                  http://www.education.gouv.fr/cid195/les-chiffres-cles.html

                   


                • Bulgroz 15 mai 2008 18:15

                  En ce jour de gloire où nous fêtons avec allégresse la « journée perdue de l’éducation » ce n’est pas l’UMP qu’il faut craindre, non.

                  Le parti unique que nous devons craindre, c’est celui de la race sacrée, sublime et supérieure des Fonctionnaires Français et en premier lieu, celle des fonctionnaires de l’Education Nationale qui sont en grève encore et toujours aujourd’hui pour on ne sait quel motif.

                  Avec son armée de 1 290 026 fonctionnaires, l’Education Nationale longtemps troisième en terme d’effectif après l’armée rouge et General Motors, résiste à tous les temps et est désormais la première armée du MONDE.

                  La plus grosse gabegie budgétaire de la planète : +100 Milliards d’Euros annuels, 10 milliards de plus par rapport à 1970 alors que le nombre d’élèves a baissé depuis.

                  Selon le haut conseil à l’éducation (rapport Bilan 2007 des résultats de l’École) 

                  http://www.hce.education.fr/gallery_files/site/21/40.pdf

                  , 25% des élèves entrant en 6ième ont des acquis fragiles, 15 % connaissent des difficultés sévères ou très sévères. Au total une usine qui produit 40% de malfaçons.

                  Alors, avec eux, crions : « non au changement, pas touche à l’éducation, pas de service minimum ; droit universel à l’éducation, non aux heures supplémentaires, l’éducation est à nous, on est chez nous, laissez nous tranquilles »

                  Signé le collectif syndical:FERC-CGT, FSU, SNUipp, Unsa-Education, Snalc-Csen, SUD, SNESup, SNPTES, SNEP, SNETAA, SNETAP, SE-FEN,SNUDI-FO, etc...


                • Bulgroz 15 mai 2008 19:47

                  Ludo,

                  P.J, tu vois qui c’est ?

                  Et il nous disait dans une conversation privée :"quand je vois le nombre de classes où il n’y a pas un seul Français d’origine, je ne pense pas que ces enfants puissent s’intégrer un jour" et "je ne vois pas quelle puisse être la motivation des enseignants dans de telles classes"

                  Mais tu peux taper sur Darcos, démissionnons le et tout sera réglé, définitivement réglé.

                  40% de malfaçons, c’est ce que dit le rapport du « Haut Conseil à l’Education »,je ne sais pas ce que c’est ce machin, mais j’ai tendance à les croire plus que des représentants syndicaux.

                  Par ailleurs, je confirme qu’il n’y avait pas de grèves dans l’enseignement privé, que là, les enseignants sont fonctionnaires comme dans le public (avec une retraite moindre, ai je entendu), mais eux apparemment ne sont pas malheureux. Ils n’ont peut être pas les mêmes élèves, tu me diras..

                  Comment font ils ?

                  Tu peux reprendre à taper, tu vas y arriver.

                  P.J a réussi à sortir sa petite fille de la jungle dans laquelle elle se trouvait. Tout va bien. Le PS est rassuré.


                • 5A3N5D 16 mai 2008 10:18

                  les enseignants sont fonctionnaires comme dans le public

                  Renseignez-vous ! Les enseignants du privé (sous contrat) sont bien payés par l’Etat, mais ont un statut de droit privé : ils ne sont pas fonctionnaires.

                   


                • 5A3N5D 16 mai 2008 10:22

                  Ils n’ont peut être pas les mêmes élèves, tu me diras..

                  Comment font ils ?

                  1°) Ils sélectionnent ;

                  2°) Ils sacrifient les élèves qui ne suivent pas.


                • Nono Le Rouje 18 mai 2008 21:27

                  Et non, tous les établissements privés ne sélectionnent pas et n’abandonnent pas les élèves en difficulté. Mais à la différence du public, si les résultats sont meilleurs, c’est peut-être aussi que les profs se sentent encore soutenus par leurs hiérarchie, de même que les chefs d’établissement, et que tout ce beau monde arrive encore à bosser ensemble sans se tirer dans les pattes en permanence.

                  Et il est vrai que la sélection n’existe pas du tout dans le public, que ce soit à HenryIV, Louis Le Grand ou autre...


                • Roland Verhille Roland Verhille 15 mai 2008 12:43

                  Voici enfin une conscience qui s’éveille, mais qui doit encore approfondir son observation, car l’essentiel sur lequel porte la convergence exposée n’est pas vu.

                  D’abord, ce n’est pas d’un regain d’intérêt pour les débats contradictoires que les Français ont manifesté lors de la Présidentielle, mais d’un intérêt pour le changement, pour une « alternative » dit l’auteur en passant, de ce que justement l’auteur décrit. Discutailler est pour eux sans intérêt, c’est l’action pertinente qui les intéresse et qu’ils ont cru à tort pourvoir attendre, ce qu’il font depuis une trentaine d’années.

                  Ensuite, la France ne « s’oriente » pas vers un parti unique, elle se trouve entre ses mains depuis plus de trente années.

                  Ensuite encore, ce ne sont pas les « trous d’air économiques » qui expliquent la désapprobation de Nicolas Sarkozy par les Français débutée avant qu’ils ne soient perçus, mais leur perspicacité : Ils ont vite compris que le prétendu « changement » n’était pas dans le changement de ce que l’auteur décrit, la main mise sur le pays d’un « parti unique ».

                  Ensuite encore, les antagonismes de classes qui se seraient effondrés n’ont jamais été que les entreprises des fossoyeurs des classes prétendues existantes et défendues.

                  C’est seulement en dernière analyse, et après cela en ultime ressort, que la conscience de l’auteur approche du plein éveil : le constat du parti unique façonnant la société de son cru en accaparant l’état fait son cheval de Troie à l’assaut de la nature des citoyens ruant sans cesse dans les brancards de son attelage. Car droite comme gauche, il y a parti unique de l’étatisation du pays et de l’embrigadement des citoyens faits ses bêtes de somme faisant maintenant grève sur le tas.  


                  • pallas 15 mai 2008 13:04

                    Je vous trouve stupide avec vos critique debile. Vous avez le droit de critiquer, le droit de vivre normalement, le droit d’aimer librement, le droit de faire ce que vous voulez de votre vie. Vous critiquez comme si nous etions en 1920 ou a l’epoque de la royauté. Je m’excuse, mais la nous sommes en democratie, le peuple a le pouvoir, les politiques sont elues ou pas, sa depend des votes, il y a le droit de greve. Avant de critiquer un systeme faite un comparatif avec le passé, sa serai deja sa. Vous pouvez critiquer la politique d’un homme, celui de son parti, vous pouvez tout aussi l’accepter et meme l’accepter au debut et finalement le desaprouver.


                    • Voltaire Voltaire 15 mai 2008 13:08

                      L’article est intéressant, même si je n’en partage pas l’analyse. Comme il rejoint certains éléments d’un article publié hier sur la place du centre dans l’échiquier politique, je me permets de reprendre aussi certains de mes commentaires.

                      Fondamentalement, je partage l’avis qu’il y a effectivement recomposition du paysage politique français, sous la double influence du changement de notre société (et de la mondialisation), et de l’arrivée d’une nouvelle génération de responsables politiques. Cela a pour conséquence de rendre obsolète certains des clivages passés, et bien sûr le vieux clivage droite-gauche, comme le pensent d’ailleurs 60% des français. Mais ce n’est pas pour autant que nous débouchons sur un système de pensée unique.

                      Il me semble que l’on distingue plusieurs modèles de société, défendus par différents courants politiques, que je qualifierai ici brièvement :

                      le modèle néoconservateur ; c’est celui du président actuel. Il est fondé sur le modèle conservateur américain, pronant un libéralisme économique important, la valeur travail, certaines valeurs morales religieuses, et un interventionisme d’état sélectif.

                      le modèle gaulliste ; c’est celui d’Alain Juppé ou de Dominique de Villepin. Il est centralisateur, relativement libéral économiquement, laïque. Il est minoritaire à l’UMP.

                      le modèle démocrate ; c’est celui de François Bayrou ou de DSK. Il est à l’image des démocrates américains, ou des sociaux démocrates nord-européens. Il est décentralisateur, relativement libéral économiquement, laïque, plus stricte sur les finances publiques que le modèle gaulliste.

                      le modèle socialiste "à la française". Il est centralisateur, plutôt étatiste, laïque. Il est assez proche de celui des Verts.

                      le modèle "Royaliste". Celui-ci, de S. Royal, est assez flou, mais il se rapproche du modèle économique démocrate, tout en ayant des valeurs morales conservatrices.

                      le modème anti-libéral, illustré par O. Besancenot. Il est centralisateur, anti-libéral, étatiste mais avec une dose d’auto-gestion, laïque.

                      Le modèle nationaliste d’extrême-droite subit actuellement une forte décote, et est en fin de cycle ; il pourrait renaitre sur une base différente dans un contexte anti-mondialisation. Quant au modèle "centriste" ou chrétien-démocrate, il est aussi largement dépassé, y compris au MoDem, ce qui explique le peu d’influence de ses membres à l’UMP.

                      Il me semble qu’il faut dépasser les éventuelles convergences de circonstances, qui peuvent apparaitre pour des questions d’intérêt personnel, pour analyser la réalité des visions sociétales défendues par les politiques. Et sur ce point, il me semble qu’il existe plusieurs courants de pensée fondamentalement différents en France. Simplement, ceux-ci ne sont plus délimités par les partis actuels, des lignes de fractues profondes existant maintenant au sein des deux grands partis majoritaires, ce qui donne cette impression de flou.

                      Reste à savoir si ces fractures engendrerons effectivement une recomposition, à l’occasion de la prochaine élection présidentielle, ou demeureront artificiellements dissimulées pour conserver les intérêts électoraux de ces partis.

                      Un autre sujet abordé dans cet article concerne les think tank et autres fondations ou organismes de production d’idées politiques. Vous avez raison de signaler leur consanguinité, qui me semble due à un profond défaut de la société française, qui est celui de l’existence de cercles d’élites très fermés. On retrouve ainsi celui des hauts-fonctionnaires/énarques, celui des grands chefs d’entreprises etc..., qui ne parlent qu’entre-eux, contrairement aux think tank anglo-saxon beaucoup plus ouverts. Cela ne signifie pas que les participants de ces cercles soient incapables de produire des idées de bon niveau, mais la faiblesse de leur représentation sociale les limite forcémment dans l’originalité de leur production, et surtout dans l’applicabilité de leurs propositions, faute de posséder en leur sein des personnalités représentatives des différences couches socio-professionnelles. La France (son administration, son Etat, ses conseils d’administration, ses entreprises...) souffre fortement de ce cloisonnement excessif, qui commence par une ségrégation par le diplôme (peu de "self-made man/woman dans ces cercles...), mais c’est une autre affaire...

                       


                      • Tintin Tintin 15 mai 2008 13:56

                        Votre analyse ne contredit pas celle de l’auteur, elles sont toutes les deux justes mais à des niveaux différents.

                        Les influences au sein de ces deux partis sont bien évidemment multiples et souvent contradictoires, pourtant la tête de ces partis appartient à la même caste, sort des mêmes écoles, et applique la même politique gestionnaire depuis des décennies, alors qu’il y a une forte demande de rupture avec le tout-administratif.

                        Le fonctionnement de notre démocratie pose de sérieux problèmes de représentativité et ce ne sont pas les politiques qui parviennent à son sommet qui le remettront en cause.


                      • TSS 15 mai 2008 13:35

                        @Lerma

                        CONNARDS !!


                        • saint_sebastien saint_sebastien 15 mai 2008 13:44

                          le bipartisme qui s’installe en occident est une farce et une confiscation du pouvoir par des élites qui ont comme seul différence les société pour lesquels elles roulent.

                          Elles sont d’accords sur un point , le libéralisme économique est le seule voie possible. alors on peut le saupoudrer d’un semblant d’humanisme à gauche , une certaine morale dans le fonctionnement du business à droite.

                           


                            • Internaute Internaute 15 mai 2008 14:14

                              Cet article est horrible mais il est tout à fait juste.

                              Cela fait longtemps que le débat gauche-droite n’existe plus en France. Le clivage politique se situe entre les nationalistes de tous bords et les mondialistes. Nous en sommes à l’étape où de plus en plus de personnes comprennent qu’il n’y a pas de différences entre la gauche et à la droite. L’étape suivante sera la recomposition des appareils politiques aux extrémités de l’axe nationalistes-mondialistes.

                              L’article ne parle que de technicité économique et résume la politique à ce volet. Que l’on soit de gauche ou de droite, le trou de la sécu doit être bouché, les égoûts débouchés et les retraites payées. Si c’est le seul horizon que l’on se fixe il va de soi que gauche=droite à la couleur des chaussettes des éboueurs prés.

                              A la différence de la Chine qui est essentiellement nationaliste, nous devons nous poser la question de savoir ce qu’est être français et ce qu’est la liberté. Nous avons le choix entre prendre en main notre destinée où s’abandonner à des pouvoirs extérieurs qui nous imposeront leur point de vue. Les chinois n’ont pas ce problème car il n’y a pas d’immigration en Chine et pas de mondialistes chez eux. Aucune opposition même minime en Chine ne réclame un gouvernement dirigé par des lobbies planétaires.

                              Alors parti unique ? oui et non. Les mondialistes font 80% de l’échiquier politique tandis que les nationalistes (toutes couleurs confondues) peinent à atteindre les 20%. Mais ils existent et l’éventail peut changer. L’essor de la Russie et de la Chine ainsi que les mouvements politiques à l’oeuvre en Italie ou en Bulgarie peuvent donner des idées aux français.


                              • fafou0 15 mai 2008 14:43

                                La France est une habituée depuis quelques décennies de "l’alternance" ce qui a vraisemblablement rapproché les deux partis dans les réformes les plus fondamentales (qui étaient dans les "tiroirs" de la gauche !) car qui voyons nous apparaître maintenant dans les grèves : les syndicats ou associations en tous genres !

                                De plus, avec l’Europe qui ne va pas tarder à avoir en quelque sorte "un gouvernement", les pays membres seront de plus en plus soumis aux réglements de cet Etat et de la mondialisation en général.

                                Ceci dit, les citoyens n’ont jamais pu discuter aussi librement que maintenant et l’impact est assez fort sur le gouvernement qui s’emploie chaque jour à lire les commentaires des uns et des autres, alors de quoi nous plaignons-nous !


                                • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 15 mai 2008 14:44

                                  Je crains que ce que tu appelles parti unique soit tout simplement le parti de ceux qui réfléchissent, discutent et participent au débat démocratique avec qui n’est pas de leur bord . Dès lors que la gauche et la droite ne se font plus une guerre de tranchée, mais veulent s’adresser à toute la société, il faut bien que ceux que l’on peut appeler les intellectuels-chercheurs échangent leurs expertises et leurs savoirs , dans tous les lieux possibles de réflexion citoyenne (dont modestement témoigne AV).

                                  Cela ne prouve en rien que Patrick Weil soit sur la ligne d’Hortefeux en matière d’immigration ou que Pickety soit sur celle de Baverez ou de NS en matière de programme économique et fiscal.

                                  Tu te dispenses trop facilement de faire l’analyse des différences sur le fond sous couvert d’une similarité de formes qui ne sont à mon sens que l’expression d’un progrès dans le sens de la démocratie délibérative (Rosanvallon)

                                   


                                  • Francis Francis 15 mai 2008 22:05

                                    Vous voulez que nous parlions des votes de l’Assemblée Nationale et du Sénat concernant le traité de Lisbonne ?


                                  • Rom 15 mai 2008 23:34

                                    Enfin un commentaire plein de bon sens !

                                    A lire le fil des commentaires, on croirait qu’il faut à la fois que tout le monde participe à la construction d’idées nouvelles (ce qui est juste) et que l’on lutte, en même temps contre l’autre moitié... belle cohérence !

                                    Patrick weil a fait part de ces idées à sarkozy, ca ne l’a pas empêché ensuite de dire dans tous les journaux qu’il était en désaccord avec ses positions.

                                    Tous les votes à lassemblée se ferait à l’unanimité ? même le paquet fiscal ? même la loi sur les ogm ? allons donc !!


                                  • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 16 mai 2008 10:51

                                    J’ajoute que cette vision de la polique comme d’une guerre de tranchée sur fond de dogmisme idéologique langue de bois qui ne convainc que les con-vaincus et qui se défait dès lors qu’un camp est au gouvernement est plus dépolitisante encore qu’un échange qui exige, pour qui veut gagner les élections (ce qu’un besancenot ne veut surtout pas), une triangulation du discours et des thématiques qui n’est pas que manoeuvre politicienne mais aussi ouverture aux arguments les plus pertinents de l’autre camp.

                                    Il me semble du reste que le conflit (et non pas la guerre) droite/ gauche ne peut que s’enrichir de ce débat ouvert dès lors que l’on ne fait plus de la révolution ou la lutte finale et mortelle contre l’adversaire politique transformé en ennemi, son enjeu.

                                    Beaucoup sur ce fil ma paraissent avoir du mal à accepter les règles d’une démocratie pacifique et regretter un passé en effet révolu, dès lors que la révolution anti-capitaliste ou anti-libérale n’est plus à l’ordre du jour au PS et que la dictature du prolétariat ne l’est plus au PC.

                                    Si l’on sort de "chacun dans son pré et les vaches seront bien gardées", c’est, selon moi et la logique démocratique, tant mieux pour la vie politique.


                                  • Bulgroz 15 mai 2008 15:11

                                    En ce jour de gloire où nous fêtons avec allégresse la « journée perdue de l’éducation » ce n’est pas l’UMP qu’il faut craindre, non.

                                    Le parti unique que nous devons craindre, c’est celui de la race sacrée, sublime et supérieure des Fonctionnaires Français et en premier lieu, celle des fonctionnaires de l’Education Nationale qui sont en grève encore et toujours aujourd’hui pour on ne sait quel motif.

                                    Avec son armée de 1 290 026 fonctionnaires, l’Education Nationale longtemps troisième en terme d’effectif après l’armée rouge et General Motors, résiste à tous les temps et est désormais la première armée du MONDE.

                                    La plus grosse gabegie budgétaire de la planète : +100 Milliards d’Euros annuels, 10 milliards de plus par rapport à 1970 alors que le nombre d’élèves a baissé depuis.

                                    Selon le haut conseil à l’éducation (rapport Bilan 2007 des résultats de l’École) http://www.hce.education.fr/ga...

                                    , 25% des élèves entrant en 6ième ont des acquis fragiles, 15 % connaissent des difficultés sévères ou très sévères, au total une usine qui produit 40% de malfaçons.

                                    Alors, avec eux, crions : « non au changement, pas touche à l’éducation, pas de service minimum ; droit universel à l’éducation, non aux heures supplémentaires, l’éducation est à nous, on est chez nous, laissez nous tranquilles »

                                    Signé le collectif syndical:FERC-CGT, FSU, SNUipp, Unsa-Education, Snalc-Csen, SUD, SNESup, SNPTES, SNEP, SNETAA, SNETAP, SE-FEN,SNUDI-FO, etc...


                                    • Charles Ingalls Charles Ingalls 15 mai 2008 15:32

                                      (Bulgroz) "au total une usine qui produit 40% de malfaçons."

                                      Oui je comprends votre colère, j’ai eu le même problème que vos parents...Mais bon s’ils insistent un peu, l’usine doit vous reprendre et leur faire un avoir pour un gamin tout neuf...


                                    • Bulgroz 15 mai 2008 16:14

                                      Très bon, Ingalls, ça se mange sans faim

                                      "Moi aussi, j’aime la poésie, les arbres et la nature. Je déteste la guerre, les armes de destruction massive et steevy boulay (ou plutôt les ânes en général...hein...comment ???...l’âne s’appelle bourriquet ??? bein pardon bourriquet alors).

                                      J’aimerais devenir un vrai journaliste et travailler un jour pour Closer ou Voici pour aborder le monde politique."

                                      Vous voyez, moi aussi, je suis un gars épatant.

                                      et à part ça, pour les grèves à l’Education Nationale, qu’en pensez vous ?

                                      et pour la déclaration à l’ISF et le chêque qui doit l’accompagner, vous comptez l’envoyer quand ?


                                    • sisyphe sisyphe 15 mai 2008 17:01

                                      par Bulgroz (IP:xxx.x1.17.52) le 15 mai 2008 à 16H14

                                       

                                      et à part ça, pour les grèves à l’Education Nationale, qu’en pensez vous ?

                                       

                                      VIVE LA GREVE !!!

                                       

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès