• jeudi 24 avril 2014
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
  Accueil du site > Actualités > Politique > La France contre la crise
67%
D'accord avec l'article ?
 
33%
(3 votes) Votez cet article

La France contre la crise

Voici un extrait significatif d’une synthèse publiée sur mon blog.

Dans ce document de synthèse, avec une approche basée sur des principes stratégiques, je mets en avant des éléments d’appréciation souvent occultés…Je suis en effet persuadé qu’une vision globale stratégique permet de déterminer les leviers d’expression de puissance de la France, les objectifs à atteindre, les moyens à mettre en oeuvre hors de toute considération dogmatique ou partisane, avec à l’esprit qu’un pays qui n’est pas fort sur son propre territoire ne dispose plus d’aucune capacité de projection hors de ses frontières, et ceci pas seulement sur un plan militaire… De fait, sur plusieurs points très précis que j’expose ici, la marge de manœuvre de la France demeure considérable ! 

La dette annulera la dette !

1) une initiative « PPTE » inepte
A titre d’exemple significatif, suite au prêt contracté par la République Démocratique du Congo auprès de la Chine, Bercy avait envisagé des sanctions contre la RDC, encore à mi-route de l’initiative PPTE (pays pauvres très endettés) amenant à une annulation de 26Md d’euros de dette…l’Etat congolais ne pouvant normalement pas contracter d’autres prêts aux conditions du marché. Début septembre 2007 , une centaine d’experts géologues chinois sont venus prospecter puisque les modalités de remboursement seront déterminées en fonction des actifs, une sorte de troc...Les agences de coopération bilatérale occidentales sont complètement dépassées, prises à contre-pied, de même que le FMI et la banque mondiale…

2) Un parallèle entre la France et l’Afrique
le Gouvernement français (UMP) creuse les déficits de plus de 130 milliard d’euros sur les années 2008 et 2009, et ne s’inquiète pas du paiement des seuls intérêts de la dette pour un montant équivalent à une fois et demie le budget de la recherche ou à l’impôt sur le revenu, plus de 40Md… soit en deux ans un montant total de plus de 200Md d’euros équivalent à dix fois les pertes du Crédit lyonnais, une perte pour chaque Français de plus de 3000 euros, perte qui s’aggravera en l’absence d’équilibre budgétaire avant 2012. Pour se faire une appréciation juste, il suffit en fait de considérer les grands équilibres financiers de la nation durant le mandat de N.Sarkozy qui n’avait pourtant pas fait la promesse électorale d’un appauvrissement quasi généralisé ! Ainsi, 90% de la population française perçoit un revenu mensuel inférieur à environ 3500 euros...

En outre, depuis que la France a concédé la gestion de sa dette publique à la sphère bancaire privée (1973), les contribuables ont payé plus de 1000 Md d’euros d’ intérêts, la dernière émission de monnaie par la BDF datant de 1974. L’ensemble du patrimoine collectivement détenu par les Français est donc à terme menacé puisqu’il faudra bien solder cette dette, la France risquant une mise sous tutelle...d’où la stratégie globale que j’ai élaborée !

En effet, dans le système financier actuel, le 2ème poste budgétaire de l’Etat français est consacré au remboursement des seuls intérêts de la dette, quand on constate généralement que c’est le 1er poste budgétaire dit « service de la dette » chez nos partenaires africains. L’écart entre niveaux de développement de nos pays respectifs joue certes le rôle de paravent, mais la logique sous-jacente et la tendance de fond demeurent les mêmes pour tous. On a là un élément parmi d’autres prouvant que « nos élites » réservent de fait aux Français le même sort que celui qui a été réservé à l’immense majorité des Africains ...

3) Le « transfert » de la dette française
C’est pourtant une opportunité capitale que celle permettant le développement économique chez nos partenaires francophones et le comblement de nos déficits publiques, par l’exploitation intensive des monnaies (et parités monétaires) hors Europe, notamment les Franc congolais et Franc CFA : la reconnaissance de ces monnaies suppose une autre vision globale car jusqu’à aujourd’hui aucune puissance industrielle n’a fondamentalement envisagé l’idée même du développement de l’Afrique, et personne ne veut mesurer tout l’intérêt d’outils financiers que la France ne possède plus aujourd’hui, comme celui de la création monétaire…
Il s’agit :

- d’anticiper le poids à venir de l’économie de toute l’Afrique, en fait percevoir derrière son développement tous les effets de levier sur un plan également monétaire, diplomatique, culturel...

- d’employer le Franc congolais et le Franc CFA comme monnaies de substitution …Au total, l’encours de la dette française négociable à la fin février 2008 pesait 945 Md d’euros (Agence France Trésor), et par rapport à la dette détenue actuellement par les résidents français, on économiserait une quinzaine de milliards d’euros par an sur le seul service de la dette avec un dispositif inter-étatique sans paiement d’intérêts…

- de reconsidérer le niveau actuel d’endettement du continent africain après ce « transfert de la dette française », car celle-ci constituerait un actif de première importance pour leurs pays selon un principe de base de l’économie financière…

- de prendre des garanties, redéfinir une parité fixe entre monnaies. L’ampleur programmée des investissements en Afrique comme la garantie et l’expérience apportées par l’Etat français contribueraient d’ailleurs à assurer la crédibilité des engagements de tous nos partenaires par rapport à leur monnaie. La convertibilité du Franc CFA est d’ailleurs garantie de manière illimitée par le Trésor public français...

Au-delà de ce premier objectif de « transfert » de la dette française sur le continent africain, on réaliserait un objectif encore plus ambitieux pour la France et nos partenaires…



4) la suppression de la dette publique française,
l’équivalent de 1200 Md d’euros d’actifs pour nos partenaires africains


- « Nous (la France) n’avons pas économiquement besoin de l’Afrique » (Nicolas Sarkozy, mai 2006 Bamako)...

- « Monsieur le Président de la République, Nous (Français) allons contribuer expressément à vous faire changer d’avis ! » (Samuel Dezanneau, janvier 2009 Angers)...

Dans le cadre d’un partenariat stratégique avec l’Afrique francophone où l’on coordonnerait nos politiques monétaires, il s’agirait en fait de privilégier un équilibre beaucoup plus dynamique et qualitatif. On mettrait donc en place une autre politique de coopération (co-développement) sur ce continent.

Sur un plan financier, grâce à ce mécanisme d’adossement entre la France et ses partenaires francophones , ces pays détiendraient ainsi à terme l’essentiel de la « dette » de l’Etat français. L’économie réalisée par rapport au remboursement du seul service de la dette actuel contribuerait à la stabilisation de la dette française restructurée (emprunts d’Etat à « taux 0 ») ainsi qu’ aux investissements productifs (réseaux électriques, entreprises agricoles, centres de recherche, Défense aérienne « mutualisée », protection des ZEE etc...) dans une zone économique à la croissance déjà beaucoup plus forte qu’en Europe. Nous entrerions ainsi dans un cercle vertueux…
 
A une échelle plus vaste, on envisagerait alors un jeu complexe visant à terme soit l’annulation concertée des OAT (obligations préplacées par exemple) émises par la France et des emprunts de nos partenaires portant sur des investissements beaucoup plus massifs, soit pour le paiement des investissements auprès de nos entreprises, une création monétaire qui entraînerait systématiquement la suppression d’ OAT françaises pour un montant équivalent, selon une convention multilatérale, un principe qui revient à "monétariser sur projet" la dette française

En effet dans l’absolu, à quel niveau se situerait l’endettement de la France si, après transfert de la dette française dans le cadre de ce partenariat stratégique, les pays francophones "s’endettaient" alors progressivement dans tous les secteurs d’activité à hauteur de 1000-2000Md d’euros auprès de celle-ci ???
La dette annulerait la dette !!!

Par exemple, la RDC aurait donc la certitude de sortir rapidement du sous-développement, son niveau d’endettement actuel étant de l’ordre de 26Md de dollars, puisque la France y investirait plusieurs dizaines de milliards chaque année pour une période et selon des modalités à définir...On imagine sans mal la croissance alors explosive de ce pays dont le budget de l’Etat a été porté à seulement 3.4Md de dollars US en 2008…

La dette française serait donc globalement exprimée en Francs CFA et congolais de manière systématique , y compris concernant les collectivités locales, les PME-PMI innovantes (fonds dynamique d’investissement francophone) voire les grands groupes.

La coopération porterait sur un montant équivalent à au moins 400 Md d’euros pour chacune des zones CFA et pour la zone Franc congolais . Leur masse monétaire est de toute façon beaucoup plus restreinte et contrôlée que pour le dollar ou l’euro, avec des parités monétaires à gérer par exemple par tranche de 120 Md d’euros sur 10 ans… Rappelons d’ailleurs ici que moins de 80Md d’euros par an pendant 10 ans suffiraient pour éradiquer la misère, pour permettre l’accès aux services de base (alimentation, eau potable, éducation primaire, soins de base)...

Même si les politiques monétaires doivent au départ être coordonnées, on doit clairement viser une in(ter)dépendance monétaire refondée des zones CFA dans un proche avenir.Il s’agirait d’une rupture majeure dans les positionnements de la France en Afrique, tous les partenaires francophones compensant ainsi leurs propres faiblesses et renforçant leur poids économique et géopolitique respectif !
 
En outre, la France aurait ainsi la certitude absolue de pouvoir intensifier au mieux les réformes structurelles sur son propre territoire… Il s’agit là d’une opportunité exceptionnelle pour notre pays, d’ une portée incommensurable sur un plan géopolitique pour l’émergence d’un monde multi-polaire .

Cependant à ce jour, au-delà du respect de certains critères de convergence de l’Union européenne, la politique européenne (exclusive et monolithique) de la France apparaît ainsi clairement en porte-à-faux puisque nous privant de nos atouts maritime et francophone. L’intérêt fondamental du peuple français est de rompre avec ce système inique de la dette, de l’abandon de souveraineté sur les questions monétaires ; il est aussi celui des peuples africains notamment francophones.

Plus globalement, cette démarche serait en outre d’autant plus pertinente que des oppositions notables (Amérique du Sud, pays du Golfe, Chine…) se font jour concernant le système financier international qui tangue aujourd’hui avant peut-être d’imploser demain…




par sdzdz (son site) lundi 16 février 2009 - 6 réactions
67%
D'accord avec l'article ?
 
33%
(3 votes) Votez cet article

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don

Les thématiques de l'article

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox

Mentions légales Charte de modération