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Accueil du site > Actualités > Politique > La France dans la spirale du surendettement

La France dans la spirale du surendettement

Lorsqu’un particulier se retrouve dans la situation où il est obligé d’emprunter pour payer les intérêts des dettes qu’il a déjà, on dit qu’il est surendetté.

Cette année, le déficit budgétaire est environ de 40 milliards d’euros, et les intérêts de la dette ont représenté une charge de 41 milliards d’euros. La France a donc emprunté 40 milliards, pour payer les intérêts de sa dette.

Et il y a encore quelques jours, sur Agoravox, on trouvait quelqu’un pour chanter "Tout va très bien, Madame la marquise". Non, c’est faux, archi-faux. Personne n’ose prononcer le mot, on fustige le Premier ministre quand il parle de faillite, mais la France est réellement entrée dans la spirale du surendettement.

Ce n’est pas un risque, ce n’est pas une peur, une image, c’est une réalité d’aujourd’hui.

Alors que faire ? Déjà, pour commencer, il faudrait stopper cette mauvaise habitude que l’on appelle "les dépenses fiscales", plus connus sous le nom de "cadeaux fiscaux". La loi Tepa de l’été dernier, outre qu’elle semble ne donner que peu d’effet, aura coûté 15 milliards en absence de recettes. Et ces 15 milliards, si aisément abandonnés, auraient sans doute été mieux employés à réduire le déficit budgétaire.

Et encore heureux que le Conseil constitutionnel ait censuré la disposition rétroactive sur l’exonération de 20 % des intérêts d’emprunts immobiliers !

Alors, aujourd’hui, il y en a assez. Assez de jouer la politique de l’autruche, assez de voir que personne ne veut voir la réalité du problème en face. Quand on dit les choses telles qu’elles sont, comme le disait François Fillon, on est obligé de revenir en arrière (comme NKM sur le vote de la loi OGM).

Dès que le gouvernement parle de ne pas remplacer tous les fonctionnaires qui partent à la retraite, les syndicats hurlent au scandale, en occultant complètement la question des finances publiques. Alors qu’on est en train de se tirer non pas une balle, mais une rafale dans les pieds.

Quand à force d’augmenter la dette, pour payer les intérêts de la dette existante et augmenter la charge des intérêts de l’année suivante, quand à force de s’enfoncer sans relever la tête de ce cercle vicieux déficit-dette-déficit, on se retrouvera incapables de financer notre protection sociale, nos retraites et que l’on verra nos impôts plomber notre pouvoir d’achat juste pour payer les errements du passé, que se passera-t-il ?

Qui va trinquer en premier ? Qui va payer les pots cassés ? Pas les plus riches, certainement, ni ceux qui sont en bonne santé. Quand l’Etat ne sera plus capable de financer la solidarité nationale, ce sera le système privé qui prendra le dessus. Ceux qui pourront se le payer s’en sortiront, quant aux autres...

Ce dont les hérauts du social d’aujourd’hui ne se rendent pas compte, c’est qu’en luttant contre les économies budgétaires d’aujourd’hui, ils tirent un trait sur la protection sociale de demain. Et, franchement, je n’ai pas envie de voir le modèle social français passer à l’as dans dix ou quinze ans parce qu’aujourd’hui nous ne sommes pas capables de prendre les décisions qui s’imposent.

Parmi ceux qui défendaient l’idée d’une action forte pour réduire le déficit de l’Etat pendant la campagne présidentielle, il y avait l’UDF. Aujourd’hui, ce sont eux qui le font. Ce site, au nom sympa (CommeDesTaupes.com), fait le constat suivant :

Cela fait trente ans que l’on creuse la dette, année après année, déficit après déficit. Aveuglément, comme des taupes, on creuse. Cela ne peut plus durer.

J’ai signé cet appel parce que j’ai envie que mes enfants aient la chance d’avoir une vraie protection sociale, comme celle que j’ai connue, qu’ils aient la chance de profiter demain de la recherche scientifique d’aujourd’hui. Mais il va bien falloir un jour que l’on arrête de creuser, sans s’arrêter, sans se demander ce qu’on est en train de faire.


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70 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 15 avril 2008 10:39

    Mais il est tant de faire le bilan d’inventaire des Premiers Ministres et Présidents qui ont géré la France

    C’est une accumulation qui aujourd’hui nous améne dans le trou

    La France a donc emprunté 40 milliards, pour payer les intérêts de sa dette.

    Voila le seul résultat d’hommes et de femmes au pouvoir qui ne sont pas responsables de cette faillite qui conduit à réduire les droits des personnes et du pouvoir d’achat en France

     


    • Patrick76 15 avril 2008 13:55

      @ Lerma C’est toujours aussi creux dans le propos, mais il y a moins de fautes d’orthographe, c’est bien, vous êtes en progrès, maintenant on va s’attaquer à plus difficile : vous apprendre à réfléchir avec objectivité, à ne pas recracher bêtement le discours prémâché de votre idole, Monsieur le Président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa. Avec quelques efforts vous y arriverez, c’est une question de courage et de temps parce que votre cas est assez désespéré mais je garde espoir, allez courage. Un ami qui vous veut du bien smiley


    • AJC 16 avril 2008 17:08

      @Patrick76 : Vous n’êtes pas obligé d’insulter Lerma. De quel droit prenez-vous ce ton de mépris ? Vous vous imaginez sans doute contribuer au "débat civique et civilisé", qui est le but d’Agoravox. Même injurieux, vous ne serez pas repris par les modérateurs : ce n’est pas une raison pour manquer de respect.


    • quid 15 avril 2008 10:40

      Belle lucidité qui manque fâcheuseument aux sois disant "partenaires sociaux" qui sont en fait les fossoyeurs à moyen terme des gens modestes... mais pour se faire éliré représentant Fo, sud oi cgt, il ne serait évidement pas possible de dire la vérité : à se voiler la face, on percute le mur, à vouloir laisser les vannes ouvertes, le réservoir se vide.. en fait il l’est depuis longtemps.


      • Nemo 15 avril 2008 11:12

        Ce qu’il faudrait faire, c’est un Grenelle des Finances Publiques. On met tout le monde pendant un an à décortiquer le budget de l’Etat, des collectivités locales et de la protection sociale, et on les met tous devant leurs responsabilités.

        Du style, "vous vous démerdez, mais vous arrêtez de nous creuser la dette publique". Mais vu qu’en France, on préfère décider seul, et imposer sans discuter...


      • Forest Ent Forest Ent 15 avril 2008 10:41

        Il y a quoi comme info dans cet article ? Le montant annuel du service de la dette ?

        Même réponse qu’à "madame la marquise" :

        La France n’est pas un pays très endetté relativement à la moyenne occidentale. Les administrations publiques sont dans la moyenne basse. Les ménages très en dessous de la moyenne.

        Seulement il me semble que l’essentiel de la dette actuelle est entre entreprises privées, je pense pour plus de la moitié, bien que ce chiffre soit difficile à établir. Et encore, en ne prenant en compte que le crédit et pas les engagements sur dérivés.

        Or je ne vois plus très bien ce qu’est une "entreprise privée française". Dans les deux plus grandes, on trouve par exemple BNP et Total. Le chiffre d’affaires de Total est du même ordre de grandeur que le budget de l’état français (150 G€). Le bilan de BNP est du même ordre de grandeur que la dette de l’état français (1200 G€).

        J’ai donc un peu l’impression qu’en se focalisant sur la dette des états, on ne voit qu’une partie négligeable de l’iceberg.

        Mais si l’on veut voir ce qu’est un vrai surendettement, il faut regarder aujourd’hui UK, Irlande et Espagne. A ce propos, un numéro intéressant sur la crise immobilière dans le monde hier dans le "herald tribune".


        • Nemo 15 avril 2008 10:56

          Navré de vous le dire, Forest, mais votre commentaire ne tient pas une seule seconde. Les 41 milliards d’euros payés par l’Etat cette année au titre des intérêts de la dette sont tout sauf virtuels.

          Quand on voit comment Martin Hirsch rame pour obtenir 3 "pauvres" milliards pour financer le RSA, on se dit qu’avec 41 milliards, on peut en mener, des politiques sociales, on peut en faire, du retour à l’emploi, de la formation et de la recherche.

          Que d’autres fassent pire que nous n’est en aucun cas une justification, ni même une consolation.


        • Forest Ent Forest Ent 15 avril 2008 12:20

          votre commentaire ne tient pas une seule seconde

          Ah bon ? Flûte, alors ... Dans ce cas, je l’enlève. smiley


        • Nemo 15 avril 2008 13:08

           smiley smiley smiley


        • Forest Ent Forest Ent 15 avril 2008 15:10

          Bon, allez, deuxième tentative. Record à battre : deux secondes. smiley

          Quand on voit comment Martin Hirsch rame pour obtenir 3 "pauvres" milliards pour financer le RSA, on se dit qu’avec 41 milliards, on peut en mener, des politiques sociales, on peut en faire, du retour à l’emploi, de la formation et de la recherche.

          On se dit aussi qu’on peut en faire pour 268 milliards, budget global de l’état. Reste à savoir où l’on vire les 41. Ou alors on augmente les recettes ? Ca dit pas grand chose votre argument...

          (Moi quand je vois "comment Hirsch rame pour trouver 3 pauvres milliards", je me demande ce qu’il fait dans ce gouvernement. Mais il verra bien. S’il les obtient, c’est lui qui aura eu raison de s’incruster. S’il me les repasse, je vote pour lui.)


        • Nemo 15 avril 2008 15:43

          Les 41 milliards, ce sont les intérêts de la dette actuelle. Ils biasseront au fur et à mesure que l’on résorbera la dette. Alors oui, il va falloir tailler dans les dépenses publiques, et c’est pour cela qu’il faut un acte politique fort, courageux et résolu.

          Et le seul moyen d’y arriver, c’est de mettre tout le monde, pendant un an (je vois mal comment on pourrait faire plus vite) autour d’une grande table, pour tout mettre à plat :

          L’Etat, les collectivités locales, les partenaires sociaux. Avec une seule question : "On a 40 milliards à trouver, dès l’année prochaine, qu’est-ce qu’on fait ?"


        • Forest Ent Forest Ent 15 avril 2008 20:00

          On a 40 milliards à trouver, dès l’année prochaine, qu’est-ce qu’on fait ?

          Moi aussi, je trouve qu’il faut mieux lutter contre l’évasion fiscale, en particulier des revenus du patrimoine. smiley


        • donino30 donino30 15 avril 2008 23:38

          Ah bon, et ça rapporterait combien de lutter contre l’évasion fiscale ? Autant que les charges sociales sur les stocks options, c’est à dire une misère ? Au bout d’un moment il faut arrêter la démagogie svp... Les autres pays sont plus endettés que nous, vraiment ? Je ne suis pas sûr que les taux d’endettement savamment distillés par nos vaillants statisticiens soient bien fiables. Intéressez vous par exemple au coût de la dette, les fameux 40 milliards évoqués dans l’article. Vous vous apercevrez par exemple que le japon, soit disant 3 fois plus endettés que nous, a un cout de dette inférieur à celui de la France, pour un PIB deux fois plus gros !! Sans parler de la dette implicite (les engagements), controversée mais pourtant bien réelle.

           

          Concernant les 15 milliards de paquet fiscal évoqués dans l’arrticle, je crois que sur ce coup là tout le monde est bien naïf. Souvenez vous, le taux d’imposition global de la France en 2007 était de 44%, je veux bien mettre ma main à couper qu’il n’aura pas baissé d’un iota en 2008. L’état reprend d’une main ce qu’il a donné de l’autre, vous pouvez compter sur lui. Enfin attendons quand même les chiffres...


        • Forest Ent Forest Ent 16 avril 2008 09:57

          Ah bon, et ça rapporterait combien de lutter contre l’évasion fiscale ?

          Environ les PIB réunis du Luxembourg, du Liechtenstein, de Guernesey, des Cayman, Bermudes ...

          Au bout d’un moment il faut arrêter la démagogie svp...

          Tout à fait. C’est pour cela que je suis un peu écoeuré de voir tant d’articles sur la dette excessive de l’état français, au moment où nous entrons dans une période de crise économique majeure liée essentiellement à la dette privée du monde anglo-saxon.

          Je ne suis pas sûr que les taux d’endettement savamment distillés par nos vaillants statisticiens soient bien fiables.

          Non, mais c’est truandé pareil dans tous les pays, surtout aux US. Et le principal problème pour comparer des dettes, c’est quand elles ne sont pas libellées dans la même monnaie. En tout cas, un principe de base est de la libeller en % du PIB.

          Concernant les 15 milliards de paquet fiscal évoqués dans l’arrticle, je crois que sur ce coup là tout le monde est bien naïf. Souvenez vous, le taux d’imposition global de la France en 2007 était de 44%, je veux bien mettre ma main à couper qu’il n’aura pas baissé d’un iota en 2008. L’état reprend d’une main ce qu’il a donné de l’autre, vous pouvez compter sur lui. Enfin attendons quand même les chiffres.

          Entièrement d’accord. L’UMP est le parti le plus fiscalogène qui existe. Mais changer l’assiette a bien un sens politique, et ça a l’air d’un sens unique.


        • JPC45 16 avril 2008 10:24

          Vous vous tromper sur le truandage car en France on en plus les dettes sociales que n’ont pas d’autres pays (CADES, FSV, etc)

          quand à nous faire croire que la dette est un faux débat ou mineure, on en reparlera quand les taux, aujourd’hui très bas, doublerons. 9a risque d’être qauve qui peut qqsoit le gouvernement en place


        • AJC 16 avril 2008 16:26

          Dis-moi, Forest, tu fais comment pour lutter contre l’évasion fiscale ? Tu réformes les systèmes fiscaux étrangers ? Tu assignes les riches à résidence ? Tu nationalises leurs biens ? Et tu veux en même temps renforcer la fiscalité sur les revenus du patrimoine ?

          Je croyais que le choix de sa résidence ou même la propriété privée étaient des libertés pour tous en Europe. Mais je vois que tu introduis des distinctions.

          Si tu veux "faire payer les riches", ne perds pas ton temps, dis-le comme ça. C’est un bon slogan qui a fait ses preuves. C’est également une politique publique simple, applicable, populaire, et dont on connaît les résultats...

          Et puis, il faut être un peu sérieux. Tu crois vraiment que le Luxembourg, le Liechtenstein ou les Caymans font leur PIB avec l’évasion fiscale de "riches particuliers" ? Malheureusement, l’origine de leur richesse est bien plus opaque que ça... La transparence financière internationale, ce serait aussi un vrai sujet, d’ailleurs, mais un tout autre sujet.

           


        • Forest Ent Forest Ent 16 avril 2008 21:02

          Tu fais comment pour lutter contre l’évasion fiscale ? Tu réformes les systèmes fiscaux étrangers ?

          Il est donc impossible dans notre système actuel d’échanges extérieurs d’empêcher l’évasion fiscale ?

          Je croyais que le choix de sa résidence ou même la propriété privée étaient des libertés pour tous en Europe.

          Les lois de l’UE interdisent donc également de lutter contre l’évasion fiscale ?

          Tu crois vraiment que le Luxembourg, le Liechtenstein ou les Caymans font leur PIB avec l’évasion fiscale de "riches particuliers" ?

          Il existe une forme de richesse qui n’appartienne pas in fine à des particuliers ? Ceci vise-t-il la CDC ? Les fonds souverains ? La Corée du Nord ?

          Mais je n’ai pas parlé de "riches particuliers".

          Si tu veux "faire payer les riches", ne perds pas ton temps, dis-le comme ça.

          Non, non, je pense que les pauvres eux aussi doivent payer l’impôt sur les revenus de leur patrimoine.


        • 5A3N5D 15 avril 2008 11:37

          Les patrons du CAC 40 ont vu leur revenus augmenter de 40% l’an passé.

          Et on "responsabilise" les malades en leur piquant deux euros par-ci, un euro par là.

          Faut-il que je poursuive ?

           


          • JPC45 15 avril 2008 11:42

            en émangeant tout et n’importe quoi, on ne va pas résoudre grand chose


          • Nemo 15 avril 2008 11:44

            Les finances publiques et les salaires des patrons du CAC40 sont deux sujets distincts. Ce qui est sûr, c’est que l’on devrait adapter la fiscalité des entreprises côtées en Bourse en fonction de la répartition des bénéfices entre les salariés et les actionnaires, et/ou sur la proportion du capital détenu par les salariés, et par quelles tranches de salariés.

            De cette manière là, si les dividendes augmentent de 15%, au moins ce sont les salariés qui en profitent le plus.

            Quoiqu’il en soit, cela ne change rien au fait que si on ne fait rien sur les déficits publics, on va être mal parti dans les années qui viennent pour financer la protection sociale et les retraites...


          • JPC45 15 avril 2008 12:20

            Je ne suis pas certain que ça résolve grand chose et ça serait une usine à gaz.

            De plus varaibiliser une partie des salaires en fonction des résultats de l’entreprise a toujours été mal vu par les syndicats. Je ne vois pas en quoi finalement on pénaliserait une entreprise du fait de l’hostilité des syndicats. Il y a une mentalité à changer.

            De plus sur l’affirmation de l’augmentation des salires des patrons du CAC40 : 2 études ont été faites et aboutissent à des conclusions inverses.

            On peut si on le veur monter du doigt les "patrons du CAC40", ça soulage mais ça ne résoudra rien


          • Nemo 15 avril 2008 13:09

            Ce n’est pas histoire de les montrer du doigt, mais juste dire qu’il faudrait une meilleure répartition des bénéfices entre les salariés et les actionnaires. Si cela ne se fait pas par une augmentation variable des salaires, que cela se fasse par l’octroi d’actions gratuites. Il n’y a pas de raisons que seuls les patrons aient le droit à des actions gratuites.


          • JPC45 15 avril 2008 11:41

            Il est vrai que lorsque l’on compare les ratios officiels de dette par pays la France n’est pas si mal placés.

            Mais 2 commentaires : la dette en soi n’est pas mauvaise en période de taux bas et si effectivement cette dette est le résultat d’un investissement. Quand je vois l’état de nos hopitaux je me dis que ce n’est pas le cas.

            De plus, il faudrait rajouter les dettes non comptabilisées commes les dettes sociales : CADES, FSV, etc. Bref le chiffre est minoré

             


            • Nemo 15 avril 2008 11:48

              Oui le chiffre est minoré, et oui, cette dette est le résultat de dépenses de fonctionnement et non d’investissement. C’est pour cette raison que c’est proprement dramatique. On condamne aujourd’hui la protection sociale de demain parce qu’on est incapables de poser l’ensemble du problème sur la table et de vraiment chercher une solution.


            • JPC45 15 avril 2008 12:11

              Je suis d’accord avec vous. En revanche, la partie sur les système privé, etc fait partie pour moi des éléments et des mentalités que l’on doit changer en France. On ne pourra pas faire évoluer les choses avec de tels a priori


            • ZEN ZEN 15 avril 2008 12:17

              "Lorsqu’un particulier se retrouve dans la situation où il est obligé d’emprunter pour payer les intérêts des dettes qu’il a déjà, on dit qu’il est surendetté..."

              Dés que l’on commence à comparer le budget de l’Etat à celui des ménages, on est mal parti..Cela n’a rien à voir ! On est dans deux logiques économiques différentes, contrairement à ce que pense le sens commun.

              Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de problème, comme dans d’autres pays.

               

               


              • JPC45 15 avril 2008 12:23

                Ce qui est indiscutable ce sont les interets payés qui jouent sur le budget disponible.

                Penser que c’est parce que c’est un état, il est de fait complétement déconnecté des réalités comptables me parait plus que discutable, bien plus que la comparaison avec les ménéages.


              • Nemo 15 avril 2008 13:12

                Oui, la logique du budget de l’Etat et des règles qui gouvernent son endettement, c’est que quelque soit son niveau d’endettement, un Etat est quasiment toujours solvable. Il lui suffit d’aller piocher dans les revenus de ses citoyens pour honorer ses dettes.

                Il n’empêche, quand on est obligé d’emprunter pour payer les intérêts des dettes que l’on a déjà, c’est qu’on est pas dans la merde...


              • JPC45 15 avril 2008 13:19

                Bref les règles sont les mêmes car il est bien obligé de piocher qq part...

                Des états qui font faillites ça existe. Des états qui voient leur notations diminuer aussi, etc


              • Ceri Ceri 15 avril 2008 12:42

                comme aux Etats Unis, nos décideurs comptent relancer la croissance par la consommation sans augmenter les salaires, et alors que le pouvoir dachat s’effrite.

                 

                Comment faire, alors ? Eh ben endettez-vous, qu’ils nous disent, de Sarko à ’lInstitut Montaigne, en passant par la Commission et les banques.

                 

                Où on entend Sarko comparer les 70% d’entettement des ménages français avec les 135% des americains, quel retard à rattrapper.

                Malgré la crise subprime, la propagande a ce sujet continue, car ils sont forcés de constater que ce ne sont pas les entreprises, malgré les cadeaux fiscaux, qui vontr elancer la Croissance !


                • JPC45 15 avril 2008 12:46

                  Le discour n’est pas à l’endettement des ménages : il faudra me dire ou vous avez vu cela.

                  La question est bien la hausse des salaires. Aprèsce n’est pas évident.


                • Ceri Ceri 15 avril 2008 12:53

                  ben c’est pas compliqué, Sarko a dit et redit qu’il veut "développer le crédit hypothécaire", parce que ca a relancé la croissance US. L’Institut Montaigne, pareil, ils disaient que les ménages doivent s’endetter davantage pour consommer +.

                   


                • JPC45 15 avril 2008 12:58

                  qu’il y est un mesure ds ce sens pourquoi pas mais de la à dire que c’est un mesure phare mis en avant par le gouvernement !! ce sont les heures supplémentaires qui sont mises en avant par le crédit hypothécaire


                • Ceri Ceri 15 avril 2008 13:00

                  évidemment qu’avec la crise subprime ils ne le crient plus sur les toits. N’empeche pendant la campagne ila été très clair et ses copains libéraux aussi.


                • Fred 15 avril 2008 13:07

                  malgré la crise des sub-primes, il y a beaucoup plus d’Américains qui sont propriétaires que de Français. Tout le système Américain n’est pas à prendre mais la remarque marche aussi pour le système Français.


                • JPC45 15 avril 2008 13:11

                  ça n’ a jamais été un axe fort du programme le crédit hypothécaire : l’accession à la propriété oui mais je ne suis pas certain que le but est de relancer la consommation car qqpart l’achat d’une maison c’est une forme d’épargne.

                  Et les copains libéraux, c’est qui ?


                • Ceri Ceri 15 avril 2008 13:12

                  aux etats Unis 70 % du PIB vient de la consommation. Alors que les salires baissent, les gens ont mis en jeu leurs maisons. Les prix baissent, etc, et finalement la consommation prend un grosse claque et ’loctroi de crédit aussi.

                  Les etats unis ont maintenu artificiellement la croisance en misant sur une hausse continue de l’immobilier. 1 foyer sur 112 avait perdu sa maison entre début et mi 2007.

                  LE problème est làpour nos dirigeants : comment faire consommer les gens s’ils ont moins de pouvoir d’achat et qu’on en veut surtout pas augmenter les salaires ?


                • JPC45 15 avril 2008 13:16

                  j’ai du mal à suivre ce raissonnement. La crise du subprime va au dela de la crise immobilière aux EU. c’est plus le mécanisme de titrisation qui est remis en cause que la crise immobilière qui sans cette crise des subprime aurait pas eu l’impact que l’on connait aujourd’hui.


                • Nemo 15 avril 2008 13:17

                  Là n’est pas la question. La question est que l’on persiste à jouer à l’autruche sur les déficits budgétaires, et que en refusant de prendre des décisions aujourd’hui, on condamne la protection sociale de demain. Et comme si on ne fait rien la situation va s’aggraver, on va se retrouver obligés d’augmenter les impôts, ce qui n’arrangera pas la question du pouvoir d’achat.

                  De plus, ce n’est pas le gouvernement qui "augmente les salaires". Il faut arrêter avec ces conneries. Les seuls salaires que le Gouvernement augmente, ce sont ceux de la Fonction publique. Et on est déjà en déficit chronique. Alors les augmentations de salaire dans la fonction publique...


                • Ceri Ceri 15 avril 2008 13:21

                  un déficit budgétaire est soutenable tant que ’lEtat peut rembourser. Le France est tout à fait solvable, de ce coté là ca va. Et aupoint où on en est on est obligés de creuser encore le déficit public puisque Sarko nous a enlevé beaucoup de recettes.
                  C’est la dette des ménages qui est la plus risquée (cf subprime, qui effectivement ne se limite plus à ’limmobilier je le sais parfaitement), et c’est celle là qu’ils veulent développer.

                   

                  sauf que quand l’Etat (enfin Sarko) décide que le smig augmente moins que l’inflation, ca entraine forcément le reste des salaires vers le bas. ET la fonction publique pareil, els infirmières ne sont pas augmentées depuis 1993, par exemple.

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