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Accueil du site > Actualités > Politique > La France est-elle une démocratie ?

La France est-elle une démocratie ?

L’idée que la France est une démocratie est généralement acceptée par la plupart des observateurs, en particulier à l’étranger, sans que la question fasse débat. Il est cependant permis d’examiner cette assertion en détail, et les choses nous apparaissent alors moins nettes.

La démocratie consiste en un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. "Par le peuple", la chose paraît difficile lorsque l’on parle de nations comptant des millions de citoyens - bien qu’à la vérité, l’expérience n’ait jamais été tentée - voici pourquoi la France a fait, comme tous les autres pays, une entorse à ce principe en y substituant le gouvernement "par les représentants du peuple". C’est ce que l’on appelle la démocratie indirecte. Les citoyens élisent donc librement ceux qui vont porter leur parole au sein d’une assemblée où ils débattront. Ce système est en soi imparfait, car bien sûr, celui que j’élis, par exemple, parce que ses opinions sont proches des miennes en matière économique n’aura pas nécessairement les mêmes idées que moi en matière de défense, de moeurs, de diplomatie, etc... Se rajoutent à ce défaut ontologique trois biais spécifiques au cas Français.


- En premier lieu, l’assemblée dont nous parlons n’a de compétence qu’en matière de pouvoir législatif. Le pouvoir exécutif rend des comptes au Parlement, mais les ministres ne sont pas élus par le peuple. De fait, ce n’est le cas nulle part dans le monde, la situation Française se caractérisant du reste par un degré de démocratie légèrement supérieur à la moyenne en ceci que le Président de la République, qui exerce de fait les fonctions de chef de gouvernement, est directement élu par les citoyens. Notez enfin que le pouvoir judiciaire, entre les mains de fonctionnaires de carrière, est largement hors de portée du suffrage populaire, et que la souveraineté du peuple ne s’y exerce que par le rare et folklorique truchement des jurys d’assises.


- En second lieu, le pouvoir législatif du Parlement est strictement encadré par l’exécutif, qui décide de l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale. Les députés n’ont donc aucun moyen de débattre d’un sujet qui n’aurait pas l’agrément du Président de la République, une spécificité Française qui réduit considérablement la souveraineté et la crédibilité du Parlement.


- Enfin, le parlement se compose de deux chambres, l’Assemblée Nationale et le Sénat. Ce dernier n’est pas élu au suffrage universel, mais par le vote des "grands électeurs", principalement les maires. Ce système avait, à l’origine, pour unique objet d’empêcher la gauche d’arriver au pouvoir, en donnant autant de voix à quelque obscure bourgade agraire du bocage Normand qu’à Paris et ses hordes d’ouvriers bolcheviques. Ce système à l’antidémocratisme patent est toujours en place de nos jours, car il est impossible de réformer la constitution sur ce point sans avoir l’aval du Sénat...

Dans la pratique, le Parlement n’a que le pouvoir de voter servilement les lois qui lui sont proposées par le gouvernement ou, de plus en plus souvent, directement par les groupes de pression économiques ou moraux qui font le siège du Palais Bourbon. Lorsque le parlement vote mal, on le fait revoter, comme on l’a vu récemment.

Il n’existe que peu de reliquats de véritable démocratie dans la pratique du pouvoir. Les citoyens ont rarement voix au chapitre. Souvenons-nous que le dernier référendum national date de quatre ans - la pratique du référendum local étant très marginale - et que l’actuel Président de la République s’était fait fort, durant sa campagne, de n’en organiser aucun durant son mandat, sous prétexte que le peuple est bête et qu’il ne comprend pas les questions qu’on lui pose. On ne saurait mieux faire l’éloge de l’oligarchie. En somme, tout se passe comme si la démocratie "à la Française" consistait à se déplacer au bureau de vote une fois tous les cinq ans, et à obéir servilement le reste du temps.

Cela pourrait effectivement passer pour une sorte de démocratie, dévoyée, mais enfin, qui aurait sauvegardé l’essentiel : le choix du peuple. Mais là encore, dans la pratique, tout s’est mis en place depuis des années pour réduire la pertinence de ces choix, toujours en raison du fait que le peuple est bête et mal éduqué et qu’il ne connaît pas son intérêt, la preuve, c’est qu’il ne vote pas comme on veut. Qui se souvient du référendum sur le quinquennat ? Sous le premier mandat de Jacques Chirac, celui-ci avait eu l’idée brillante - qui traînait en fait dans l’air depuis un bon moment - de ramener le mandat du Président de la République de 7 à 5 ans. Voilà qui va dans le bon sens, bêla-t-on alors de conserve, car cela signifiait que l’on aurait le droit de choisir plus souvent ceux qui nous gouvernent. Mais il n’en a rien été, et voici pourquoi. Jadis, le mandat du Président étant de sept ans et celui des députés de cinq seulement, ils se retrouvaient décalés. Au cours d’un septennat, on pouvait donc changer deux fois ceux qui nous gouvernaient, la première fois à la Présidentielle, la seconde cinq ans plus tard aux Législatives. En moyenne, l’élection décisive se déroulait donc tous les 3,5 ans. Avec le quinquennat, les deux élections étant synchronisées, on ne vote qu’une fois tous les 5 ans. Le voyez-vous mieux, le progrès démocratique ? De fait, si on examine les évolutions constitutionnelles intervenues ces vingt dernières années, on s’aperçoit qu’il n’y a jamais eu la moindre avancée ayant permis de redistribuer un peu de pouvoir au peuple. Ou plutôt si, il y en eut un : en 2005, on avait inclus un - dérisoire - alinéa pour obliger à passer par voie référendaire lorsqu’il s’agirait de ratifier toute nouvelle adhésion d’un pays à l’Union Européenne. C’était pour rassurer les Français au sujet de la Turquie. L’alinéa en question a depuis mystérieusement disparu à l’occasion du dernier chambardement constitutionnel voulu par le Président Sarkozy (c’était officiellement pour moderniser les institutions, on ne voit pas bien le rapport).

Du point de vue institutionnel, tout est fait pour protéger de plus en plus les élus contre les méfaits du suffrage universel. Mais les institutions ne sont pas tout, il y a aussi, et surtout, les usages, le contexte social dans lequel s’opère le choix du peuple. Ainsi, la liberté d’expression est-elle généralement considérée comme nécessaire à la pratique démocratique, car seul un citoyen bien informé peut voter en connaissance de cause. Cette liberté est garantie par la Constitution. Sauf dans certains cas prévus par la loi afin d’éviter des "abus". Quels sont ces cas ?

- Injure

- Diffamation

- Divulgation d’éléments relatifs à la vie privée

- Divulgation de données fiscales

- Entorse à la propriété intellectuelle

- Négation de génocide

- Citation de marque commerciale dans un medium grand public

- Dénigrement de marque commerciale

- Pédopornographie

- Incitation à la haine raciale

- Non-respect de la présomption d’innocence

- Non-respect du secret de l’instruction

- Non-respect du "droit à l’image"

- Apologie du suicide, de la torture, de délits divers...

- Infraction au secret défense

- etc...
Il n’aura échappé à personne que si vous désirez empêcher quelqu’un de s’exprimer et que vous avez de l’argent à y consacrer, vous trouverez toujours dans cette liste non-exaustive au moins un moyen de faire taire le gêneur. Néanmoins, la Constitution garantit votre droit à la liberté d’expression. Il suffit juste que ce que vous avez à dire ne cause de chagrin à personne.

Cet arsenal juridique est d’autant plus ubuesque que dans les faits, les principaux organes de presse ont, depuis quelques années, tous basculé dans le giron de grands groupes industriels et financiers, amis et associés de l’actuel pouvoir, ce qui permet de s’interroger sur leur indépendance. L’enquête de fond n’ayant jamais été la spécialité de la presse Française, on comprend que l’Etat n’a, en somme, rien à craindre de ce côté là. C’est donc uniquement à destination des particuliers que l’on a, année après année, organisé cet étouffant système du "vous êtes libres de dire que vous êtes d’accord avec nous" qui conduit invariablement à nous donner le choix, à chaque élection, entre l’énarque de droite et l’énarque de gauche, qui sont d’accord sur tout et mèneront, avec des nuances de pure sémantique, des politiques indiscernables.

Plus on s’interroge sur la pratique démocratique dans notre pays, plus on est contraint de constater que le gouvernement "par le peuple" n’est pas à l’ordre du jour, et historiquement, il est vrai qu’il l’a rarement été. Qu’en est-il alors du gouvernement "pour le peuple" ? Car si la France de de Gaulle et Pompidou ne valait guère mieux en matière de censure et de respect des formes démocratiques, au moins peut-on créditer les hommes d’état de ce temps d’une certaine efficacité dans leur gouvernement. N’ont-ils pas relevé la France de ses ruines, et bâti un des pays les plus prospères du monde sur le socle d’une solide indépendance nationale ? Les années 50 et 60 n’ont pas manqué de scandales et d’affairistes, pourtant, on construisait, on entreprenait, on bâtissait l’avenir en investissant dans l’innovation et la jeunesse. En somme, si les institutions étaient déjà imparfaites, les politiciens de cette génération, issus de la guerre et de la résistance, étaient dotés d’une qualité morale et intellectuelle suffisante pour n’en point trop tirer profit à leur avantage personnel.

On ne peut certes pas en dire autant de la génération actuellement au pouvoir.
 

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49 réactions à cet article    


  • Francis, agnotologue JL 8 juin 2009 10:05

    Bravo pour cet article. Ce matin il se disait à la radio que pour approcher (de loin) Obama, il fallait la carte UMP. Il y a déjà donc deux catégories de citoyens : ceux qui peuvent encore circuler librement en montrant carte UMP, et ceux qui ne peuvent pas.

    Dans la droite ligne de cet article, il faut lire

    Propagande & contrôle de l’esprit public par Noam Chomsky. Extraits : « Il faut bien comprendre que la guerre menée contre les travailleurs est une vraie guerre. Cette guerre est en même temps ancienne et nouvelle … Ce qu’on appelle aujourd’hui » système capitaliste industriel « est ce système dans lequel les puissances privées dominent le gouvernement au travers de leurs intérêts coalisés tout en profitant de ses largesses…. la principale mission d’un gouvernement est de protéger la minorité riche contre la majorité (principe énoncé par James Madison) … » américanisme « . Un mot assez étrange finalement. Autant que je sache, c’est exactement le genre de mot que l’on n’emploie que dans les sociétés totalitaires… Les statistiques comparées nous apprennent qu’en règle générale le fondamentalisme religieux décline en fonction du degré d’industrialisation. L’Amérique est probablement plus fondamentaliste que l’Iran lui-même. sans doute qu’il a été consciemment organisé par les responsables du monde des affaires dès le xixe siècle … Thomas Friedman (…) écrit que, la guerre froide étant finie, le fossé n’est plus entre les faucons et les colombes mais entre les intégrationnistes et les anti-intégrationnistes. Ce qui signifie (selon Friedman) entre d’un côté ceux qui sont favorables à davantage de mondialisation et de (ce qu’ils appellent) » libre-échange « (qui n’en est bien sûr pas un), et de l’autre ceux qui veulent le freiner voire y mettre fin. C’est là le premier fossé. Le second sépare ceux qui sont pour un filet de protection sociale et ceux qui pensent que tout le monde devrait » se débrouiller tout seul « et chercher à » grappiller tout ce qu’il est possible de grappiller « … le système social ne profite qu’aux plus riches. De la manière dont fonctionne notre système – prenez n’importe quel secteur industriel très dynamique et vous découvrirez comme moi qu’il repose sur l’obtention massive de subventions publiques et la privatisation des profits –, le secteur public paie les coûts, prend les risques, et le secteur privé engrange les profits » Lisez cet article, certes un peu long, mais tout y est dit, et bien dit.


    • CARDO 8 juin 2009 10:19

      Excellente analyse et triste constat, j’y souscrit entièrement.
      Quand on y ajoute le zèle des institutions policières et judiciaires il ya beaucoup de soucis à se faire.
      Soyez vigileants, car il ya toujours un point de non retour qui sera rapidement atteint quand même ce genre d’article sera censuré, voire poursuivi en justice pour crime de lèse majesté.


      • Meuh 8 juin 2009 10:40

        Les référendum n’ont JAMAIS répondu à la question posé mais ça a toujours été une sanction ou un plebiscite du gouvernement en place.
        Pour preuve le dernier pour le traité de Lisbonne, qui ne changeait absolument rien au niveau libéralisation, a permis à la gauche de sanctionner le pouvoir en place avec toute la récupération qui s’en est suivi, le PC qui croyait renaitre grâce à ce résultat, la création du NPA...
        L’analyse de ces partis n’a pas été faussée par le résultat car ils le savaient très bien. Le vote n’a pas été pour le NON, le vote n’a pas été pour les partis d’opposition mais bel et bien contre le gouvernement.
        A quoi sert de perdre du temps et de l’argent pour demander « l’avis » du citoyen si le referendum ne répond pas à la question posée


        • Daniel Roux Daniel R 8 juin 2009 11:56

          Meuh

          Le peuple répond toujours à la question posée, mais c’est parce que la réponse ne convient pas que les hommes au pouvoir, dont le devoir est de respecté le résultat, et leurs complices le disqualifient en le traitant d’« abruti qui ne comprend rien à la politique ».

          On voudrait traité le peuple comme on traite les parlementaires avec un bouton OUI qui clignote à chaque proposition gouvernementale et un bouton NON qui ne fonctionne plus et qu’on finira par supprimer parce qu’il ne sert jamais.

          En toute logique, le pouvoir a quasiment supprimé le référendum après avoir quasiment supprimé le contrôle parlementaire.


        • Asp Explorer Asp Explorer 8 juin 2009 20:28

          Je ne sais quel étrange talent de télépathe vous permet de connaître les motivations des électeurs rien qu’au décompte des bulletins - un talent semble-t-il assez répandu chez les politiciens et éditorialistes ouiouistes, mais le procédé qui consiste à prêter à autrui des intentions néfastes pour expliquer qu’il ne fasse pas les mêmes choix que vous me semble assez médiocre.


        • barbouse, KECK Mickaël barbouse 8 juin 2009 10:42

          bonjour,

          bien sur que non nous sommes plus en démocratie, mais dans une société de droit catégoriel, avec un peu plus de devoir pour d’autres jamais assez Français, et de suspicions sur certains toujours trop masculin.

          une « réseauxcratie » parallèle s’intalle, et deviens ce maillage complexe devenue quasi indispensable entre le citoyen et l’état,

           Il est d’ailleurs « amusant » de constater que maintenant les réseaux servent de plus en plus a proteger le citoyen DE l’état.

          Du réseau qui donne à manger aux sans papiers en passant par les déclarations de soutien a la dame qui a écris « hou la menteuse » face aux délires égotiste et procédurier de madame morano, pour ne citer que les derniers médiatisés, 

          le réseau deviens de plus en plus indispensable pour exister face aux autre réseaux. 
          le citoyen n’est plus, arassé par une couverture médiatique, entre problème familiaux, professionnel, financier, de santé, et pour une partie montante de violence et de drogue, 

          on le place devant des enjeux mondiaux avec un lance pierre et on lui demande de donner sa soumission a des « groupes », des parties, des réseaux, censé l’aider, surtout s’il ne décide de rien.

          Voter n’est plus une expression d’adhésion a une vision de la vie et de l’avenir, mais donner sa soumission entre un bonnet blanc et un blanc bonnet,
           
          avec une variante sur ce qui fait «  le plus peur en ce moment », l’écologie aprés home, et la droite dont se demande si elle a vraiment intéret a gérer l’insécurité tant cela lui fait gagner des élections.

          amicalement, barbouse.
           


          • Alpo47 Alpo47 8 juin 2009 10:50

            Décidément une journée riche en articles documentés et argumentés. Félicitations à l’auteur.
            Bien entendu, la réalité du pouvoir a été, insidieusement, confisquée au peuple, et l’auteur le relate fort bien.
            Hélas, une majorité de nos concitoyens continue de se croire en « démocratie » parce qu’elle va déposer un bout de papier dans une urne. Tragique !

            L’eau sera bientôt , bien trop chaude pour les grenouilles que nous sommes...


            • blibgnu blibgnu 8 juin 2009 15:49

              Bel article !

              Il me semble que l’expression exacte pourrait être « ploutocratie autocratique » smiley


            • Vilain petit canard Vilain petit canard 8 juin 2009 10:59

              Eh oui, la démocratie en France, ce n’est plus de la politique, c’est du show. Une espèce de Nouvelle Star ou de Star Ac’, pour nous faire croire qu’on participe, alors qu’on nous demande juste d’acquiescer. On n’a aucun pouvoir ni sur le sélection des candidats, ni sur la composition du jury, ni sur les horaires de diffusion, ni sur les contenus. Et le programme est mauvais, surjoué comme du Philippe Manoeuvre, creux et insipide. Les « gauche » votent la directive Bolkestein, les « droite » nous ramènent à Napoléon III, avec la participation exceptionnelle (en vedette américaine) de simili-gauchistes en Lacoste, et de moustachus hyper-ruraux.

              J’écoutais ce matin les commentaires dits « politiques » à la radio, on aurait dit qu’ils commentaient Roland-Garros ou la Coupe des Champions : il n’était question de de « grands gagnants » et de « grands perdants », de « duels », de « premiers » et de « derniers », tout juste si on ne parlait pas de « Coupe de l’Europe ». Comme si il était plus important d’avoir une « première place » que des députés. Le contenu, tout le monde s’en fout, c’est visible.

              Comme vous dites, on a l’entière et pleine liberté de dire qu’on est tout à fait d’accord, mais pas plus. Je ne suis pas sûr que ça dure très longtemps.


              • alceste 8 juin 2009 11:02

                Excellent article.
                Trop de pouvoir à l’exécutif, d’ autant que les Présidentielles et les Législatives sont étroitement liées maintenant  : le Président se dote d’ un parlement croupion où les velléités d’indépendance sont rapidement sanctionnées.
                Si on ajoute que l’opposition est morcelée, et que les médias sont soumis pour la plupart aux empires financiers qui les possèdent, on constate qu’il n’y a plus beaucoup d’espace pour la vox populi.
                Ce système est inique et dangereux.


                • Τυφῶν בעל Perkele Ahriman 8 juin 2009 12:58

                  Le problème n’est pas qu’il y ait trop de pouvoir à l’exécutif, toute l’histoire de la quatrième république prouve le contraire.

                  Typhon


                • DIOGENE DIOGENE 8 juin 2009 16:34

                  Bonne conclusion, et il y a des décennies que nous sommes en « démocratie », mais je crains que depuis quelques années nous ne glissions inexorablement vers une République Démocratique !


                • Alain55 8 juin 2009 12:08

                  Article intéressant bien que peu révélateur, dans la mesure ou les personnes qui lisent plus d’un journal, savent que dans le mot démocratie seul le mot kratos (pouvoir) subsiste parce que pour ce qui est du peuple ça n’est plus le cas, il vaut mieux parler d’aristocratie politique libérale.Pour avoir plus de cinquante ans je peux affirmer que nous avions bien plus de liberté sous De Gaulle qu’aujourd’hui, contrairement aux idées reçues. La France d’aujourd’hui se situe entre la France de Vichy et le monde imaginaire d’Orwell, le simple fait de considérer qu’un citoyen qui franchit la ligne blanche, ou télécharge deux films sur internet est un criminel en est la démonstration. La liberté d’expression est morte avec la création des (anticonstitutionnelles) lois mémorielles (mort de l’article 19), la liberté d’opinion n’existe plus, il ne reste plus au pouvoir qu’à nous enfiler une puce électronique dans le c.. pour contrôler nos déplacements et le tour sera joué.


                  • Kalki Kalki 8 juin 2009 12:08

                    La république n’a jamais était considérer comme une démocratie.

                    On considérait même les monarchies comme des républiques, comprenez le bien !

                    Le droit de vote : « donner sa voix » c’est aussi se taire, ne pas exprimer sa voix, comprenez le bien !

                    Les assemblés du peuples ont été inventés par les monarchies au XII eme siècles, comprenez le bien !

                    Une république n’est pas une démocratie !

                    Pire : le sens du mot démocratie révulse tous les républicains de tous les temps , comprenez le bien !

                    La soumission dans une société hiérarchique et centralisée, n’est pas la démocratie !

                    L’utilisation de l’idéologie, de la tromperie, de la propagande, du marketing psychologique , n’est pas la démocratie !

                    COMPRENEZ LE BIEN !


                    L’esprit antidémocratique des fondateurs de la « démocratie » moderne


                    MAINTENANT IL SERAIT PEUT ETRE TEMPS DE PASSER A AUTRE CHOSE.


                    DE MIEUX.


                    • Philou017 Philou017 8 juin 2009 12:13

                      D’accord avec l’article.

                      Vous avez oublié de parler des médias, outil de désinformation et de propagande évident.

                      Les médias font constamment l’apologie des options des grands partis, le libéralisme, l’Europe, la mondialisation telle qu’elle se fait, la société de consommation.
                      En martelant ces messages et présentant ces options comme incontournables, les médias finissent par tuer le débat et toute remise en question, d’autant qu’ils donnent très peu la parole à de vrais opposants au système.

                      Les médias sont donc aujourd’hui le vrai instrument de pouvoir qui permet aux pouvoirs en place (politiques , financiers) de nous priver progressivement de démocratie.

                      D’autant que les journaux dits d’opinion ont disparu et que les médias favorisent les candidats des grands partis de dix façons différentes, notamment en mettant en exergue leur discours de façon exagérée.

                      C’est pas contre les pouvoirs qu’il faudrait se révolter, mais contre la manipulation des médias, qui se présentent souvent comme étant neutres (télés, radios).


                      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 8 juin 2009 14:17

                        La démocratie n’est pas le seul critère pour juger un régime poltique ; il faut encore examiner la place qu’il donne à la culture, au sens classique du terme.


                        • civis1 civis1 8 juin 2009 14:29

                          @courouve,

                          Oui d’accord ! Le TF1 de Bouygues pour amuser les uns et LCI pour argumenter falacieusement et donner bonne conscience aux autres suffisent à répondre à la question !


                          • eugène wermelinger eugène wermelinger 8 juin 2009 16:42

                            Estimata ASP,

                            cifoje mi diras « estimata » sincere, car via artikolo esprimas ankau mian opinion.
                            Chu vi konis tiun aprezon de Dogano Boirac de la Dijona Universitato - antaù multaj jaroj - Esperanto estas la latino de la demokratio ? 

                            Kaj por vi kiu lingvo rajtus havi tiun titolon en Strasbourg aù Brussel kaj en Europo ? 
                            Iun ajn, krom Esperanto ? Kial do ? 

                            • cob59 8 juin 2009 16:57

                              Eugène a trouvé un moyen très efficace pour éviter la contradiction avec d’autres intervenants  : écrire dans une langue que personne ne parle ni ne comprend.


                            • eugène wermelinger eugène wermelinger 8 juin 2009 19:48

                              Pour cop : 

                              je vous comprends et vous prie de m’excuser. Le message est destiné à ASP. Voilà la traduction de l’espéranto en français :
                              Estimé Asp (c’est une formule de politesse dans cette langue, et qui pourrait trouvé son équivalent dans « cher » Asp)
                              Cette fois-ci je dis « estimé » sincèrement, car votre article exprime aussi mon opinion.
                              Est-ce que vous connaissiez cette apréciation du Doyen Boirac de l’Université de Dijon - cela date de plusieurs années - L’Espéranto est le latin de la démocratie ?
                              Et quelle langue aurait le droit d’avoir ce titre à Strasbourg ou à Bruxelles et en Europe ?
                              N’importe laquelle, sauf l’espéranto ? Pourquoi donc ?

                               J’ai fais ce commentaire car M. Asp a souvent été un pourchasseur voir dénigreur de l’espéranto sur Agoravox.
                              Pour cop : entrez esperanto dans google et vous verrez qu’il y a un nombre énorme de personnes de tous pays postants dans la langue internationale. 

                            • Τυφῶν בעל Perkele Ahriman 8 juin 2009 21:09



                              Est-ce que vous connaissiez cette apréciation du Doyen Boirac de l’Université de Dijon - cela date de plusieurs années - L’Espéranto est le latin de la démocratie ?

                              Je ne nie pas que cette opinion est intéressante. C’est bien, c’est beau, c’est bon.

                              Concrètement, qu’est ce que cela recouvre ? Quel cheminement intellectuel a conduit l’estimable Doyen Boirac à prononcer cette formule ?

                              Quelles en sont les implications ? En un mot, qu’est ce que ça veut dire ? Si vous ne fournissez pas la réponse, votre belle formule n’est qu’une belle formule - creuse.

                              Et quelle langue aurait le droit d’avoir ce titre à Strasbourg ou à Bruxelles et en Europe ?

                              Personne ne pourra réellement vous répondre si vous ne mettez pas plus d’entrain à remplir votre formule creuse de sens.

                              N’importe laquelle, sauf l’espéranto ? Pourquoi donc ?

                              Parce que l’Espérantie ne fait pas partie de l’UE.


                               J’ai fais ce commentaire car M. Asp a souvent été un pourchasseur voir dénigreur de l’espéranto sur Agoravox.

                              Non. Je ne me souviens pas d’avoir lu quoi que ce soit contre l’espéranto sous la prolixe plume du sieur. Asp a souvent escagassé les espérantistes pour des raisons qu’il a explicitées en divers endroits.

                              Pour cop : entrez esperanto dans google et vous verrez qu’il y a un nombre énorme de personnes de tous pays postants dans la langue internationale.

                              Enorme, enorme... Faudrait quand même pas exagérer. Il y a plus d’habitants à Utrecht que d’esperantophones dans le monde entier.

                              Typhon


                            • eugène wermelinger eugène wermelinger 9 juin 2009 09:02

                              à Typhon : alias « Ahriman » qui à ma connaissance est le nom d’un démon mythique. Est-ce voulu ? Bien trouvé mon Typhon. 


                              autre réponse : recherche google esperanto : 

                               Résultats 1 - 10 sur un total d’environ 3 250 000 pour google esperanto

                            • cob59 9 juin 2009 09:40

                              Résultats 1 - 10 sur un total d’environ 3 620 000 pour volapük

                              Résultats 1 - 10 sur un total d’environ 32 100 000 pour ido

                              ou plus simplement :

                               Résultats 1 - 10 sur un total d’environ 91 400 000 pour anglais

                            • Τυφῶν בעל Perkele Ahriman 10 juin 2009 00:01

                              Oui, mon pseudo « Ahriman » est une référence à l’adversaire d’Ahura-Mazda, dans le manichéisme ancien, notamment.

                              De même que Typhon est le nom du démon grec qui coupa les tendons de Zeus et finit précipité sous l’etna, lorsque le dit Zeus est guéri par quelques rusées divinités...

                              Typhon


                            • Serge Serge 8 juin 2009 17:07

                              à l’auteur...
                              Excellent article d’analyse de « l ’ersatz » de démocratie dans lequel se trouvent les pays dits « démocratiques. » Une abstention à 60% est un signe très fort de la part du peuple pour dire que « nos démocraties » ne sont qu’une « belle façade » cachant une réalité profondément anti-démocratique !!!

                              à JL...
                              Le terme de guerre est malheureusement plus vrai que jamais pour exprimer ce que subissent les peuples...
                              W.Buffet,2ème fortune mondiale au classement Forbès avec 37 milliards de dollars( !!! ),n’a t-il pas déclaré :

                              « LA GUERRE DES CLASSES EXISTE,C’EST UN FAIT,mais c’est la mienne , LA CLASSE DES RICHES QUI MENE CETTE GUERRE ET NOUS SOMMES EN TRAIN DE LA REMPORTER. »

                              Pour une fois que l’un de ces prédateurs parle sans langue de bois !!!


                              • Asp Explorer Asp Explorer 8 juin 2009 20:40

                                Pour rendre justice à Warren Buffet, il faut signaler qu’il est le premier à se désoler de cette situation.


                              • Francis, agnotologue JL 8 juin 2009 21:35

                                Warren Buffet se désole de gagner la guerre des classes ? Vous m’en voyez tout retourné !  smiley


                              • Serge Serge 8 juin 2009 21:47

                                Si ce prédateur de l’humanité est si désolé de cette situation lui qui a le pouvoir de décider qu’attend t-il pour changer le système ???
                                En fait cette fausse empathie ajoute du cynisme a son cynisme !!!


                              • Deenye Deenye 8 juin 2009 17:13

                                Sur un tel sujet, il est très dommage de n’avoir pas une fois cité Montesquieu.

                                J’aurais aussi aimé que l’auteur ne développe pas plus sa thèse.

                                (qui en soit, est extrêmement intéressante)


                                • Asp Explorer Asp Explorer 8 juin 2009 20:54

                                  Il ne s’agit pas de démocratie parfaite. Il s’agit d’assurer à notre pays un minimum décent de pratique démocratique. Un niveau s’approchant de celui de nos voisins Européens serati déjà un progrès considérable.

                                  Un petit exemple parlant : il y a quelques années un scandale avait éclaté en Allemagne. Un ministre avait démissionné pour des faits de corruption. Son crime était le suivant : dans l’exercice de ses fonctions, il avait fait des déplacements en avion aux frais de l’Etat, et avait accumulé des « miles », qu’il avait dépensés ensuite pour partir en vacances.

                                  En France, la corruption politique est partout et ne se cache même plus. Elle se revendique. Quand Nicolas Sarkozy, au sortir de son élection, va prendre des vacances sur le yacht d’un milliardaire fournisseur de l’Etat, il convoque les journalistes pour faire admirer sa bonne fortune. Ce n’est sans doute pas un problème de culture. Je pense que ceci choque autant les Français que ça choquerait les Allemands si madame Merkel allait se faire dorer la pilule dans les mêmes circonstances. Mais voilà, monsieur Sarkozy jouit d’une impunité, du fait que personne ne peut lui dire « non, ça ne se fait pas ».


                                • wesson wesson 9 juin 2009 01:49

                                  Bonsoir l’auteur,
                                  la corruption politique *est* partout, c’est une trivialité que de le dire.

                                  mais ce qui dernièrement a changé, c’est l’impunité totale de nos dirigeants. Comme vous l’avez parfaitement remarqué, en plus de sucrer de la constitution l’obligation de référendum pour l’adhésion de nouveau entrant en Europe, il s’est également rajouté une impunité totale pendant toute la durée de son mandat, une vrai clause de république bananière. Et cette impunité réelle du chef de l’état s’est propagée à toute l’oligarchie. Confusion des genres à tous les étages, pratiquement l’ensemble des hauts fonctionnaires nommés à des postes importants sont en conflit d’intérêts clairs, affaire Tapie qui est un véritable scandale d’état, etc etc

                                  Avant nous avions des corrompus qui étaient limités par la peur de se faire prendre, et maintenant, nous avons des corrompus qui revendiquent et étalent au grand jour l’étendue de la prédation à laquelle ils se sont livrés sans vergogne.

                                  Quand on pense que, il y a seulement quelques dizaines d’années, une affaire comme celle de l’appartement Sarkozy sur l’ile de la Jatte aurait valu à l’homme politique l’ayant commise une retraite de la vie politique. Chaban Delmas a été placardisé à Bordeaux pour moins que ça !

                                  Et c’est bien cela qui est détestable, la crapulerie revendiquée et assumée de nos dirigeants.


                                • perlseb 8 juin 2009 20:45

                                  Nous ne sommes pas en démocratie, non, mais les gens ont malheureusement le système qu’ils méritent. Prenez un individu moyen qui se plaint du système parce qu’il pense qu’il mérite plus que ce qu’il a (ou parce qu’il pense que d’autres ont trop par rapport à ce qu’ils méritent), donnez lui du pouvoir et voyez comment il évolue...

                                  Dans la plupart des cas, il va abuser de son pouvoir. Quant aux rares cas de gens honnêtes, il faut savoir que, par nature, ils ne s’intéressent pas au pouvoir, ou alors, ils seront flingués avant d’y avoir accès.

                                  Alors la révolution ne sert à rien du tout, il faut d’abord changer les esprits.

                                  Et pour commencer, il ne peut pas y avoir de démocratie sans égalité : quand des fortunes privées commencent à avoir plus d’argent que des états en faillite, il serait bon de revoir le système si l’on ne veut pas d’un Big Brother. Avec la cupidité des gens (politiques inclus) les fortunes privés finiront par tirer toutes les ficelles.

                                  En conclusion : une révolution est inutile car globalement la plupart des gens ne veulent pas de l’égalité (donnez la même chose à tout le monde et ... quasiment plus personne n’est motivé dans son travail, quelle tristesse !). Et une révolution est indispensable pour empêcher la concentration toujours plus rapide des richesses dans une poignée d’oligarques très infantiles qui utilisent ce merveilleux système pour augmenter leur pouvoir / richesse. Chercher l’erreur !

                                  Pour ceux qui croiraient que je ne pense qu’à l’argent et bien non ! L’homme existe depuis bien plus longtemps que la monnaie : donc la vie humaine est possible sans argent. Mais dans un système mondial où cette RELIGION a réussi à être implantée partout dans le coeur de la plupart des gens, on ne peut parler de pouvoir et de démocratie sans parler d’argent.


                                  • KssioP Audrey 17 janvier 2020 11:49

                                    @perlseb
                                    bonjour l’anarco-individualisme,
                                    totalement d’accord, 11 ans plus tard, avec votre commentaire
                                    il faudrait donner le moyen aux humains de se doter d’un esprit critique, d’être éclairé, et de leur donner la volonté de sortir d’un système d’accumulation et individualiste... Mais pour cela il faudrait que les gouvernements donnent au peuple les moyens de réfléchir, et l’école fait la propagande d’un système dans lequel on apprend à être un bon citoyen, elle ne nous apprend pas à réfléchir. En plus, le système a tellement perverti les gens d’argent et de pouvoir, que leurs seuls rêves sont le succès et la propriété privé, comme vous le dites les gens ne veulent pas de l’égalité, et au jour d’aujourd’hui je pense qu’il est trop tard pour apprendre à réfléchir

                                    Mais de toute façon, débat ne durera pas car système s’effondrera ! Pas de grand soir, pas de révolution... vivement que l’on reconstruise tout,
                                    Dans un contexte de rareté des ressources en cas d’effondrement, les hommes n’auront pas d’autre choix que de travailler pour subvenir à leurs besoins. Comme d’après la pyramide de Maslow, ils n’essayeront plus d’atteindre leur besoin de réalisation, mais juste leurs besoins primaires. Vivre plus simplement, ça a l’air si simple mais on en est si loin


                                  • abdelkader17 8 juin 2009 20:51

                                    Quelle est la différence entre la dictature et la démocratie ?
                                    la dictature c’est ferme ta gueule et la démocratie cause toujours
                                    Coluche


                                    • Τυφῶν בעל Perkele Ahriman 8 juin 2009 21:13

                                      Quelle est la différence entre un humoriste moyen et celui qui le cite ?

                                      L’humoriste invente des formules à la con qui ne sont pas l’alpha et l’omega.

                                      L’autre les répète.

                                      Typhon


                                    • Martid Martid 8 juin 2009 22:44

                                      Certes, ce n’est pas l’alpha et l’oméga mais malheureusement c’est plus que vrai...


                                    • PhilVite PhilVite 9 juin 2009 00:02

                                      Et bien vu.
                                      Et bien dit aussi.


                                    • abdelkader17 9 juin 2009 01:21

                                      Ahriman
                                      sans commentaires


                                    • abdelkader17 8 juin 2009 21:03

                                      La centralité du discours sur la démocratie n’a qu’une fonction avaliser le principe de pratiques antidémocratiques, vaste rideau de fumée et de propagande pour couvrir un système ou la démocratie réelle n’est que le privilèges des classes dominantes et privilégiées.Ces dernières détentrices du capital financier, culturel et intellectuel, disposant du monopole de la parole et dans le même temps les seules à pouvoir imposer leurs idée à travers les médias dont ils sont les possesseurs qu’ils contrôlent et qui les représentent.
                                      l’élection européenne en est une excellente démonstration, la mobilisation de droite à fait le plein et les prolos regardaient Roland Garros à la télé.


                                      • Martid Martid 8 juin 2009 22:33

                                        Aucun régime politique n’est parfait, cependant la démocratie est surement celui qui s’en rapproche le plus.

                                        Sauf qu’en France, ça fait un petit bout de temps que nous ne sommes plus en démocratie mais çà ne s’est pas arrangé depuis Sarko.

                                        1) Le démocratie c’est le pouvoir du par le peuple et pour le peuple. A ma connaissance, le pouvoir par le peuple, comme cela a été dit plusieurs fois ci dessus, cela n’existe plus. Nous n’avons rien a voir avec le pouvoir exécutif (si ce n’est l’élection du président dont on est même pas sûr de l’action qu’il va exécuter...), avec le pouvoir législatif (les parlementaires devraient être des gens du peuple et non des professionnels) et avec le pouvoir judiciaire (justice des pauvres n’est pas la même que celle des riches et les « justiciers » sont hum ! comment dire, pas forcément neutres). Le pouvoir pour le peuple c’est sans commentaire, ça fait bien longtemps qu’on se fiche de nous (sauf bien sûr aux élections...).

                                        2) La deuxième définition de la démocratie, c’est la déclaration des droits de l’homme. Et là aussi, la France n’est plus une démocratie depuis Nico : pas de liberté de la presse, pas de liberté d’opinion, pas de liberté de manifester, pas de liberté de travailler quand on veut (nous ne sommes pas dupes sur la loi du travail « volontaire » le dimanche), ....

                                        Cà fait bizarre, je viens de me rendre comptre de ce que j’ai écrit : la France n’est plus une démocratie, çà fait peur...


                                        • PhilVite PhilVite 8 juin 2009 23:59

                                          La démocratie est un système où le citoyen moyen croit que sa voix compte.

                                          La démocratie française est un système où le citoyen moyen sait que sa voix compte pour du beurre. Voir le référendum sur la constitution européenne.

                                          Autrement dit, le mot démocratie n’a plus guère de sens.


                                          • abdelkader17 9 juin 2009 01:25
                                            La démocratie est une technique qui nous garantit de ne pas être mieux gouvernés que nous le méritons.
                                            George Bernard Shaw

                                            • abdelkader17 9 juin 2009 01:25
                                              démocratie est le nom que nous donnons au peuple chaque fois que nous avons besoin de lui.
                                              Gaston Armand de Caillavet

                                              • chmoll chmoll 9 juin 2009 07:27

                                                la france a mis sur sa devanture démocratie

                                                mais a l’intérieur du magasin

                                                justice

                                                media

                                                vos libertés (certaines) ne sont pas en soldes,mais à la solde de ?


                                                • ecocool 9 juin 2009 09:58

                                                  Ce paragraphe cité ci-dessous m’a stupéfié, et j’avoue à ma grande honte ne pas m’être penché sur ce point fondamental, sur lequel le Système repose.

                                                  • > [...] le pouvoir législatif du Parlement est strictement encadré par l’exécutif, qui décide de l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale. Les députés n’ont donc aucun moyen de débattre d’un sujet qui n’aurait pas l’agrément du Président de la République, une spécificité Française qui réduit considérablement la souveraineté et la crédibilité du Parlement.

                                                  Il faudrait développer ce que recouvre l’ « ordre du jour » (et le texte qui le régit) ; est-ce-à dire qu’on ne peut faire de proposition de loi sans l’aval de l’exécutif  ? Si ce le cas, alors nous ne clairement pas en république (une qualification d’ailleurs usurpée par les pays où ont sévi les pires dictateurs).

                                                  Un lecteur peut-il nous éclairer sur le cheminement d’une proposition de loi (à partir du moment où un député a rédigé un projet de loi et compte le soumettre au vote) ?

                                                  Et si nous avons la chance d’avoir quelques lecteurs étrangers ... les comparaisons sont bienvenues : les grands media observent l’omertà la plus stricte sur ce type d’information !


                                                  • Τυφῶν בעל Perkele Ahriman 10 juin 2009 00:03

                                                    ça, c’est le fonctionnement de l’UE, dont les parlementaire n’ont aucune initative législative.

                                                    En france, dieu merci, nous n’en sommes pas là, mais l’ordre du jour et un projet de loi ne sont pas la même chose.

                                                    Typhon


                                                  • KssioP Audrey 17 janvier 2020 11:55

                                                    @ecocool
                                                    il faut distinguer projet de loi et proposition de loi,
                                                    le projet de loi est un projet porté par le gouvernement (donc l’exécutif) et déposé devant une des Assemblées

                                                    la proposition de loi est un projet venant d’une initiative parlementaire, qui sont donc force de proposition. CEPENDANT 

                                                    « selon l’article 40 de la Constitution, les propositions de loi « ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l’aggravation d’une charge publique ». Interprétée avec rigueur, cette dernière disposition aboutit souvent à paralyser le droit d’initiative parlementaire, puisque, dans un pays moderne, il y a très peu de mesures qui, pour leur application, n’entraînent pas de dépenses nouvelles. »


                                                  • Stéphane Bernard Stéphane Bernard 19 août 2013 12:42
                                                    Bonjour,
                                                    Démocratie, dites-vous ?
                                                    Je voudrais attirer votre attention sur une démarche de démocratie participative qui s’appuie sur un « contrat moral » et un programme citoyen pour les municipales 2014 : http://www.la-democratie-participative.org
                                                    La démarche est virale, faites circuler l’information !
                                                    Ne soyez plus des électeurs, mais des citoyens ! Reprenez le pouvoir !
                                                    Stéphane Bernard
                                                    Bien cordialement.

                                                    • neutrinou neutrinou 13 avril 2017 05:05

                                                      Je ressens aussi fortement le besoin d’interroger la démocratie - surtout en cette période d’élections.

                                                      Mais je suis très étonné par le fait que dans ce billet, seule l’institution politique soit mise en cause. Dans cette affaire, il n’y a pas qu’un seul intervenant, il y en a trois. L’institution politique, les médias et ce qu’il est convenu d’appeler le peuple.

                                                      Interroger l’institution sans examiner ce qu’il en est du fonctionnement des médias, et en plaçant le peuple au delà de tout examen, c’est oublier une grosse partie du problème et s’exposer à aller dans le mur dans son raisonnement.

                                                      Pourtant, beaucoup de travaux scientifiques récents examinent ce qu’est « l’animal humain » et je ne pense pas qu’on puisse se dispenser d’un regard plus large sur le problème. La politique, ce n’est pas une abstraction ou un système. C’est un mode d’interaction à l’intérieur de notre espèce, et à ce titre, elle mérite un regard plus distancié et plus froid. Quand au rôle des médias, au nom de la liberté d’expression, il me pose un gros problème...

                                                      Je fais état de mes interrogations et coups de gueule dans mon blog ici
                                                      Et malheureusement, mes conclusions sont assez pessimistes. Mais il me semble urgent de voir les choses sous un angle un peu plus scientifique !

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