L’idée que la France est une démocratie est généralement acceptée par
la plupart des observateurs, en particulier à l’étranger, sans que la
question fasse débat. Il est cependant permis d’examiner cette
assertion en détail, et les choses nous apparaissent alors moins nettes.
La démocratie consiste en un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. "Par le peuple", la chose paraît difficile lorsque l’on parle de nations comptant des millions de citoyens - bien qu’à la vérité, l’expérience n’ait jamais été tentée - voici pourquoi la France a fait, comme tous les autres pays, une entorse à ce principe en y substituant le gouvernement "par les représentants du peuple". C’est ce que l’on appelle la démocratie indirecte. Les citoyens élisent donc librement ceux qui vont porter leur parole au sein d’une assemblée où ils débattront. Ce système est en soi imparfait, car bien sûr, celui que j’élis, par exemple, parce que ses opinions sont proches des miennes en matière économique n’aura pas nécessairement les mêmes idées que moi en matière de défense, de moeurs, de diplomatie, etc... Se rajoutent à ce défaut ontologique trois biais spécifiques au cas Français.
En premier lieu, l’assemblée dont nous parlons n’a de compétence qu’en matière de pouvoir législatif. Le pouvoir exécutif rend des comptes au Parlement, mais les ministres ne sont pas élus par le peuple. De fait, ce n’est le cas nulle part dans le monde, la situation Française se caractérisant du reste par un degré de démocratie légèrement supérieur à la moyenne en ceci que le Président de la République, qui exerce de fait les fonctions de chef de gouvernement, est directement élu par les citoyens. Notez enfin que le pouvoir judiciaire, entre les mains de fonctionnaires de carrière, est largement hors de portée du suffrage populaire, et que la souveraineté du peuple ne s’y exerce que par le rare et folklorique truchement des jurys d’assises.
En second lieu, le pouvoir législatif du Parlement est strictement encadré par l’exécutif, qui décide de l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale. Les députés n’ont donc aucun moyen de débattre d’un sujet qui n’aurait pas l’agrément du Président de la République, une spécificité Française qui réduit considérablement la souveraineté et la crédibilité du Parlement.
Enfin, le parlement se compose de deux chambres, l’Assemblée Nationale et le Sénat. Ce dernier n’est pas élu au suffrage universel, mais par le vote des "grands électeurs", principalement les maires. Ce système avait, à l’origine, pour unique objet d’empêcher la gauche d’arriver au pouvoir, en donnant autant de voix à quelque obscure bourgade agraire du bocage Normand qu’à Paris et ses hordes d’ouvriers bolcheviques. Ce système à l’antidémocratisme patent est toujours en place de nos jours, car il est impossible de réformer la constitution sur ce point sans avoir l’aval du Sénat...
Dans la pratique, le Parlement n’a que le pouvoir de voter servilement les lois qui lui sont proposées par le gouvernement ou, de plus en plus souvent, directement par les groupes de pression économiques ou moraux qui font le siège du Palais Bourbon. Lorsque le parlement vote mal, on le fait revoter, comme on l’a vu récemment.
Il n’existe que peu de reliquats de véritable démocratie dans la pratique du pouvoir. Les citoyens ont rarement voix au chapitre. Souvenons-nous que le dernier référendum national date de quatre ans - la pratique du référendum local étant très marginale - et que l’actuel Président de la République s’était fait fort, durant sa campagne, de n’en organiser aucun durant son mandat, sous prétexte que le peuple est bête et qu’il ne comprend pas les questions qu’on lui pose. On ne saurait mieux faire l’éloge de l’oligarchie. En somme, tout se passe comme si la démocratie "à la Française" consistait à se déplacer au bureau de vote une fois tous les cinq ans, et à obéir servilement le reste du temps.
Cela pourrait effectivement passer pour une sorte de démocratie, dévoyée, mais enfin, qui aurait sauvegardé l’essentiel : le choix du peuple. Mais là encore, dans la pratique, tout s’est mis en place depuis des années pour réduire la pertinence de ces choix, toujours en raison du fait que le peuple est bête et mal éduqué et qu’il ne connaît pas son intérêt, la preuve, c’est qu’il ne vote pas comme on veut. Qui se souvient du référendum sur le quinquennat ? Sous le premier mandat de Jacques Chirac, celui-ci avait eu l’idée brillante - qui traînait en fait dans l’air depuis un bon moment - de ramener le mandat du Président de la République de 7 à 5 ans. Voilà qui va dans le bon sens, bêla-t-on alors de conserve, car cela signifiait que l’on aurait le droit de choisir plus souvent ceux qui nous gouvernent. Mais il n’en a rien été, et voici pourquoi. Jadis, le mandat du Président étant de sept ans et celui des députés de cinq seulement, ils se retrouvaient décalés. Au cours d’un septennat, on pouvait donc changer deux fois ceux qui nous gouvernaient, la première fois à la Présidentielle, la seconde cinq ans plus tard aux Législatives. En moyenne, l’élection décisive se déroulait donc tous les 3,5 ans. Avec le quinquennat, les deux élections étant synchronisées, on ne vote qu’une fois tous les 5 ans. Le voyez-vous mieux, le progrès démocratique ? De fait, si on examine les évolutions constitutionnelles intervenues ces vingt dernières années, on s’aperçoit qu’il n’y a jamais eu la moindre avancée ayant permis de redistribuer un peu de pouvoir au peuple. Ou plutôt si, il y en eut un : en 2005, on avait inclus un - dérisoire - alinéa pour obliger à passer par voie référendaire lorsqu’il s’agirait de ratifier toute nouvelle adhésion d’un pays à l’Union Européenne. C’était pour rassurer les Français au sujet de la Turquie. L’alinéa en question a depuis mystérieusement disparu à l’occasion du dernier chambardement constitutionnel voulu par le Président Sarkozy (c’était officiellement pour moderniser les institutions, on ne voit pas bien le rapport).
Du point de vue institutionnel, tout est fait pour protéger de plus en plus les élus contre les méfaits du suffrage universel. Mais les institutions ne sont pas tout, il y a aussi, et surtout, les usages, le contexte social dans lequel s’opère le choix du peuple. Ainsi, la liberté d’expression est-elle généralement considérée comme nécessaire à la pratique démocratique, car seul un citoyen bien informé peut voter en connaissance de cause. Cette liberté est garantie par la Constitution. Sauf dans certains cas prévus par la loi afin d’éviter des "abus". Quels sont ces cas ?
Injure
Diffamation
Divulgation d’éléments relatifs à la vie privée
Divulgation de données fiscales
Entorse à la propriété intellectuelle
Négation de génocide
Citation de marque commerciale dans un medium grand public
Dénigrement de marque commerciale
Pédopornographie
Incitation à la haine raciale
Non-respect de la présomption d’innocence
Non-respect du secret de l’instruction
Non-respect du "droit à l’image"
Apologie du suicide, de la torture, de délits divers...
Infraction au secret défense
etc...
Il n’aura échappé à personne que si vous désirez empêcher quelqu’un de s’exprimer et que vous avez de l’argent à y consacrer, vous trouverez toujours dans cette liste non-exaustive au moins un moyen de faire taire le gêneur. Néanmoins, la Constitution garantit votre droit à la liberté d’expression. Il suffit juste que ce que vous avez à dire ne cause de chagrin à personne.
Cet arsenal juridique est d’autant plus ubuesque que dans les faits, les principaux organes de presse ont, depuis quelques années, tous basculé dans le giron de grands groupes industriels et financiers, amis et associés de l’actuel pouvoir, ce qui permet de s’interroger sur leur indépendance. L’enquête de fond n’ayant jamais été la spécialité de la presse Française, on comprend que l’Etat n’a, en somme, rien à craindre de ce côté là. C’est donc uniquement à destination des particuliers que l’on a, année après année, organisé cet étouffant système du "vous êtes libres de dire que vous êtes d’accord avec nous" qui conduit invariablement à nous donner le choix, à chaque élection, entre l’énarque de droite et l’énarque de gauche, qui sont d’accord sur tout et mèneront, avec des nuances de pure sémantique, des politiques indiscernables.
Plus on s’interroge sur la pratique démocratique dans notre pays, plus on est contraint de constater que le gouvernement "par le peuple" n’est pas à l’ordre du jour, et historiquement, il est vrai qu’il l’a rarement été. Qu’en est-il alors du gouvernement "pour le peuple" ? Car si la France de de Gaulle et Pompidou ne valait guère mieux en matière de censure et de respect des formes démocratiques, au moins peut-on créditer les hommes d’état de ce temps d’une certaine efficacité dans leur gouvernement. N’ont-ils pas relevé la France de ses ruines, et bâti un des pays les plus prospères du monde sur le socle d’une solide indépendance nationale ? Les années 50 et 60 n’ont pas manqué de scandales et d’affairistes, pourtant, on construisait, on entreprenait, on bâtissait l’avenir en investissant dans l’innovation et la jeunesse. En somme, si les institutions étaient déjà imparfaites, les politiciens de cette génération, issus de la guerre et de la résistance, étaient dotés d’une qualité morale et intellectuelle suffisante pour n’en point trop tirer profit à leur avantage personnel.
On ne peut certes pas en dire autant de la génération actuellement au pouvoir.
Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.
Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.
Bravo pour cet article. Ce matin il se disait à la radio que pour approcher (de loin) Obama, il fallait la carte UMP. Il y a déjà donc deux catégories de citoyens : ceux qui peuvent encore circuler librement en montrant carte UMP, et ceux qui ne peuvent pas.
Dans la droite ligne de cet article, il faut lire
Propagande & contrôle de l’esprit public par Noam Chomsky. Extraits : "Il faut bien comprendre que la guerre menée contre les travailleurs est une vraie guerre. Cette guerre est en même temps ancienne et nouvelle … Ce qu’on appelle aujourd’hui " système capitaliste industriel " est ce système dans lequel les puissances privées dominent le gouvernement au travers de leurs intérêts coalisés tout en profitant de ses largesses…. la principale mission d’un gouvernement est de protéger la minorité riche contre la majorité (principe énoncé par James Madison) … " américanisme ". Un mot assez étrange finalement. Autant que je sache, c’est exactement le genre de mot que l’on n’emploie que dans les sociétés totalitaires… Les statistiques comparées nous apprennent qu’en règle générale le fondamentalisme religieux décline en fonction du degré d’industrialisation. L’Amérique est probablement plus fondamentaliste que l’Iran lui-même. sans doute qu’il a été consciemment organisé par les responsables du monde des affaires dès le xixe siècle … Thomas Friedman (…) écrit que, la guerre froide étant finie, le fossé n’est plus entre les faucons et les colombes mais entre les intégrationnistes et les anti-intégrationnistes. Ce qui signifie (selon Friedman) entre d’un côté ceux qui sont favorables à davantage de mondialisation et de (ce qu’ils appellent) " libre-échange " (qui n’en est bien sûr pas un), et de l’autre ceux qui veulent le freiner voire y mettre fin. C’est là le premier fossé. Le second sépare ceux qui sont pour un filet de protection sociale et ceux qui pensent que tout le monde devrait " se débrouiller tout seul " et chercher à " grappiller tout ce qu’il est possible de grappiller "… le système social ne profite qu’aux plus riches. De la manière dont fonctionne notre système – prenez n’importe quel secteur industriel très dynamique et vous découvrirez comme moi qu’il repose sur l’obtention massive de subventions publiques et la privatisation des profits –, le secteur public paie les coûts, prend les risques, et le secteur privé engrange les profits " Lisez cet article, certes un peu long, mais tout y est dit, et bien dit.
à l’auteur... Excellent article d’analyse de "l ’ersatz" de démocratie dans lequel se trouvent les pays dits " démocratiques." Une abstention à 60% est un signe très fort de la part du peuple pour dire que " nos démocraties " ne sont qu’une " belle façade " cachant une réalité profondément anti-démocratique !!!
à JL... Le terme de guerre est malheureusement plus vrai que jamais pour exprimer ce que subissent les peuples... W.Buffet,2ème fortune mondiale au classement Forbès avec 37 milliards de dollars( !!! ),n’a t-il pas déclaré :
" LA GUERRE DES CLASSES EXISTE,C’EST UN FAIT,mais c’est la mienne , LA CLASSE DES RICHES QUI MENE CETTE GUERRE ET NOUS SOMMES EN TRAIN DE LA REMPORTER."
Pour une fois que l’un de ces prédateurs parle sans langue de bois !!!
Décidément une journée riche en articles documentés et argumentés. Félicitations à l’auteur. Bien entendu, la réalité du pouvoir a été, insidieusement, confisquée au peuple, et l’auteur le relate fort bien. Hélas, une majorité de nos concitoyens continue de se croire en "démocratie" parce qu’elle va déposer un bout de papier dans une urne. Tragique !
L’eau sera bientôt , bien trop chaude pour les grenouilles que nous sommes...
Eh oui, la démocratie en France, ce n’est plus de la politique, c’est du show. Une espèce de Nouvelle Star ou de Star Ac’, pour nous faire croire qu’on participe, alors qu’on nous demande juste d’acquiescer. On n’a aucun pouvoir ni sur le sélection des candidats, ni sur la composition du jury, ni sur les horaires de diffusion, ni sur les contenus. Et le programme est mauvais, surjoué comme du Philippe Manoeuvre, creux et insipide. Les "gauche" votent la directive Bolkestein, les "droite" nous ramènent à Napoléon III, avec la participation exceptionnelle (en vedette américaine) de simili-gauchistes en Lacoste, et de moustachus hyper-ruraux.
J’écoutais ce matin les commentaires dits "politiques" à la radio, on aurait dit qu’ils commentaient Roland-Garros ou la Coupe des Champions : il n’était question de de "grands gagnants" et de "grands perdants", de "duels", de "premiers" et de "derniers", tout juste si on ne parlait pas de "Coupe de l’Europe". Comme si il était plus important d’avoir une "première place" que des députés. Le contenu, tout le monde s’en fout, c’est visible.
Comme vous dites, on a l’entière et pleine liberté de dire qu’on est tout à fait d’accord, mais pas plus. Je ne suis pas sûr que ça dure très longtemps.
Bravo pour cet article. Ce matin il se disait à la radio que pour approcher (de loin) Obama, il fallait la carte UMP. Il y a déjà donc deux catégories de citoyens : ceux qui peuvent encore circuler librement en montrant carte UMP, et ceux qui ne peuvent pas.
Dans la droite ligne de cet article, il faut lire
Propagande & contrôle de l’esprit public par Noam Chomsky. Extraits : "Il faut bien comprendre que la guerre menée contre les travailleurs est une vraie guerre. Cette guerre est en même temps ancienne et nouvelle … Ce qu’on appelle aujourd’hui " système capitaliste industriel " est ce système dans lequel les puissances privées dominent le gouvernement au travers de leurs intérêts coalisés tout en profitant de ses largesses…. la principale mission d’un gouvernement est de protéger la minorité riche contre la majorité (principe énoncé par James Madison) … " américanisme ". Un mot assez étrange finalement. Autant que je sache, c’est exactement le genre de mot que l’on n’emploie que dans les sociétés totalitaires… Les statistiques comparées nous apprennent qu’en règle générale le fondamentalisme religieux décline en fonction du degré d’industrialisation. L’Amérique est probablement plus fondamentaliste que l’Iran lui-même. sans doute qu’il a été consciemment organisé par les responsables du monde des affaires dès le xixe siècle … Thomas Friedman (…) écrit que, la guerre froide étant finie, le fossé n’est plus entre les faucons et les colombes mais entre les intégrationnistes et les anti-intégrationnistes. Ce qui signifie (selon Friedman) entre d’un côté ceux qui sont favorables à davantage de mondialisation et de (ce qu’ils appellent) " libre-échange " (qui n’en est bien sûr pas un), et de l’autre ceux qui veulent le freiner voire y mettre fin. C’est là le premier fossé. Le second sépare ceux qui sont pour un filet de protection sociale et ceux qui pensent que tout le monde devrait " se débrouiller tout seul " et chercher à " grappiller tout ce qu’il est possible de grappiller "… le système social ne profite qu’aux plus riches. De la manière dont fonctionne notre système – prenez n’importe quel secteur industriel très dynamique et vous découvrirez comme moi qu’il repose sur l’obtention massive de subventions publiques et la privatisation des profits –, le secteur public paie les coûts, prend les risques, et le secteur privé engrange les profits " Lisez cet article, certes un peu long, mais tout y est dit, et bien dit.
Excellente analyse et triste constat, j’y souscrit entièrement. Quand on y ajoute le zèle des institutions policières et judiciaires il ya beaucoup de soucis à se faire. Soyez vigileants, car il ya toujours un point de non retour qui sera rapidement atteint quand même ce genre d’article sera censuré, voire poursuivi en justice pour crime de lèse majesté.
Les référendum n’ont JAMAIS répondu à la question posé mais ça a toujours été une sanction ou un plebiscite du gouvernement en place. Pour preuve le dernier pour le traité de Lisbonne, qui ne changeait absolument rien au niveau libéralisation, a permis à la gauche de sanctionner le pouvoir en place avec toute la récupération qui s’en est suivi, le PC qui croyait renaitre grâce à ce résultat, la création du NPA... L’analyse de ces partis n’a pas été faussée par le résultat car ils le savaient très bien. Le vote n’a pas été pour le NON, le vote n’a pas été pour les partis d’opposition mais bel et bien contre le gouvernement. A quoi sert de perdre du temps et de l’argent pour demander "l’avis" du citoyen si le referendum ne répond pas à la question posée
Le peuple répond toujours à la question posée, mais c’est parce que la réponse ne convient pas que les hommes au pouvoir, dont le devoir est de respecté le résultat, et leurs complices le disqualifient en le traitant d’"abruti qui ne comprend rien à la politique".
On voudrait traité le peuple comme on traite les parlementaires avec un bouton OUI qui clignote à chaque proposition gouvernementale et un bouton NON qui ne fonctionne plus et qu’on finira par supprimer parce qu’il ne sert jamais.
En toute logique, le pouvoir a quasiment supprimé le référendum après avoir quasiment supprimé le contrôle parlementaire.
Par Asp Explorer(xxx.xxx.xxx.181)8 juin 2009 20:28
Je ne sais quel étrange talent de télépathe vous permet de connaître les motivations des électeurs rien qu’au décompte des bulletins - un talent semble-t-il assez répandu chez les politiciens et éditorialistes ouiouistes, mais le procédé qui consiste à prêter à autrui des intentions néfastes pour expliquer qu’il ne fasse pas les mêmes choix que vous me semble assez médiocre.
bien sur que non nous sommes plus en démocratie, mais dans une société de droit catégoriel, avec un peu plus de devoir pour d’autres jamais assez Français, et de suspicions sur certains toujours trop masculin.
une "réseauxcratie" parallèle s’intalle, et deviens ce maillage complexe devenue quasi indispensable entre le citoyen et l’état,
Il est d’ailleurs "amusant" de constater que maintenant les réseaux servent de plus en plus a proteger le citoyen DE l’état.
Du réseau qui donne à manger aux sans papiers en passant par les déclarations de soutien a la dame qui a écris " hou la menteuse" face aux délires égotiste et procédurier de madame morano, pour ne citer que les derniers médiatisés,
le réseau deviens de plus en plus indispensable pour exister face aux autre réseaux. le citoyen n’est plus, arassé par une couverture médiatique, entre problème familiaux, professionnel, financier, de santé, et pour une partie montante de violence et de drogue,
on le place devant des enjeux mondiaux avec un lance pierre et on lui demande de donner sa soumission a des "groupes", des parties, des réseaux, censé l’aider, surtout s’il ne décide de rien.
Voter n’est plus une expression d’adhésion a une vision de la vie et de l’avenir, mais donner sa soumission entre un bonnet blanc et un blanc bonnet,
avec une variante sur ce qui fait " le plus peur en ce moment", l’écologie aprés home, et la droite dont se demande si elle a vraiment intéret a gérer l’insécurité tant cela lui fait gagner des élections.
Décidément une journée riche en articles documentés et argumentés. Félicitations à l’auteur. Bien entendu, la réalité du pouvoir a été, insidieusement, confisquée au peuple, et l’auteur le relate fort bien. Hélas, une majorité de nos concitoyens continue de se croire en "démocratie" parce qu’elle va déposer un bout de papier dans une urne. Tragique !
L’eau sera bientôt , bien trop chaude pour les grenouilles que nous sommes...
Eh oui, la démocratie en France, ce n’est plus de la politique, c’est du show. Une espèce de Nouvelle Star ou de Star Ac’, pour nous faire croire qu’on participe, alors qu’on nous demande juste d’acquiescer. On n’a aucun pouvoir ni sur le sélection des candidats, ni sur la composition du jury, ni sur les horaires de diffusion, ni sur les contenus. Et le programme est mauvais, surjoué comme du Philippe Manoeuvre, creux et insipide. Les "gauche" votent la directive Bolkestein, les "droite" nous ramènent à Napoléon III, avec la participation exceptionnelle (en vedette américaine) de simili-gauchistes en Lacoste, et de moustachus hyper-ruraux.
J’écoutais ce matin les commentaires dits "politiques" à la radio, on aurait dit qu’ils commentaient Roland-Garros ou la Coupe des Champions : il n’était question de de "grands gagnants" et de "grands perdants", de "duels", de "premiers" et de "derniers", tout juste si on ne parlait pas de "Coupe de l’Europe". Comme si il était plus important d’avoir une "première place" que des députés. Le contenu, tout le monde s’en fout, c’est visible.
Comme vous dites, on a l’entière et pleine liberté de dire qu’on est tout à fait d’accord, mais pas plus. Je ne suis pas sûr que ça dure très longtemps.
Excellent article. Trop de pouvoir à l’exécutif, d’ autant que les Présidentielles et les Législatives sont étroitement liées maintenant : le Président se dote d’ un parlement croupion où les velléités d’indépendance sont rapidement sanctionnées. Si on ajoute que l’opposition est morcelée, et que les médias sont soumis pour la plupart aux empires financiers qui les possèdent, on constate qu’il n’y a plus beaucoup d’espace pour la vox populi. Ce système est inique et dangereux.
Bonne conclusion, et il y a des décennies que nous sommes en "démocratie", mais je crains que depuis quelques années nous ne glissions inexorablement vers une République Démocratique !
Article intéressant bien que peu révélateur, dans la mesure ou les personnes qui lisent plus d’un journal, savent que dans le mot démocratie seul le mot kratos (pouvoir) subsiste parce que pour ce qui est du peuple ça n’est plus le cas, il vaut mieux parler d’aristocratie politique libérale.Pour avoir plus de cinquante ans je peux affirmer que nous avions bien plus de liberté sous De Gaulle qu’aujourd’hui, contrairement aux idées reçues. La France d’aujourd’hui se situe entre la France de Vichy et le monde imaginaire d’Orwell, le simple fait de considérer qu’un citoyen qui franchit la ligne blanche, ou télécharge deux films sur internet est un criminel en est la démonstration. La liberté d’expression est morte avec la création des (anticonstitutionnelles) lois mémorielles (mort de l’article 19), la liberté d’opinion n’existe plus, il ne reste plus au pouvoir qu’à nous enfiler une puce électronique dans le c.. pour contrôler nos déplacements et le tour sera joué.
Vous avez oublié de parler des médias, outil de désinformation et de propagande évident.
Les médias font constamment l’apologie des options des grands partis, le libéralisme, l’Europe, la mondialisation telle qu’elle se fait, la société de consommation. En martelant ces messages et présentant ces options comme incontournables, les médias finissent par tuer le débat et toute remise en question, d’autant qu’ils donnent très peu la parole à de vrais opposants au système.
Les médias sont donc aujourd’hui le vrai instrument de pouvoir qui permet aux pouvoirs en place (politiques , financiers) de nous priver progressivement de démocratie.
D’autant que les journaux dits d’opinion ont disparu et que les médias favorisent les candidats des grands partis de dix façons différentes, notamment en mettant en exergue leur discours de façon exagérée.
C’est pas contre les pouvoirs qu’il faudrait se révolter, mais contre la manipulation des médias, qui se présentent souvent comme étant neutres (télés, radios).
La démocratie n’est pas le seul critère pour juger un régime poltique ; il faut encore examiner la place qu’il donne à la culture, au sens classique du terme.
Oui d’accord ! Le TF1 de Bouygues pour amuser les uns et LCI pour argumenter falacieusement et donner bonne conscience aux autres suffisent à répondre à la question !
Vous devriez prendre des cours de droit constitutionnel avant de rédiger votre article. Je ne dis pas que tout est parfait, loin de là. Mais la démocratie idéale n’a jamais existé. Je suis d’accord avec vous que, sous un certain angle, d’autre démocraties sont plus "près" du peuple.
Le seul vrai problème, c’est effectivement les médias, beaucoup moins libres qu’ailleurs. Mais les citoyens ont leur part de responsabilité. Si TF1 n’est pas objectif, pourquoi continuer à regarder cette chaïne ? Si les français ne sont pas capables de se libérer de ce canal d’information, c’est qu’ils n’ont pas le courage, l’ambition de se conduire pour devenir libres.
Quant à la démocratie directe, c’est une vieille utopie qui court à travers les siècles depuis la Révolution. Mais ce n’est pas gérable.
Je sais que vous haïssez Tocqueville, mais il a raison : le citoyen lambda veut vaquer à ses affaires privées. Il ne veut pas être consulté en permanence comme on l’était pendant le mouvement de mai 1968. La vie n’est pas un happening permanent.
Alors il se satisfait de cette délégation.
Et vous évitez aussi de voir que c’est pas possible, dans un monde aussi complexe. Le communisme a formellement élargi la base de la consultation populaire. Mais rapidement les délégués du peuple se sont protfessionnalisés, l’ascenseur social s’est figé, les fils de la caste dirigeante prenant la succession de la génération de papa.
Par Asp Explorer(xxx.xxx.xxx.181)8 juin 2009 20:38
La démocratie directe est une utopie qui a pour particularité de n’avoir guère été expérimentée ces derniers siècles, nonobstant les progrès techniques qui pourraient lui donner, enfin, quelque plausibilité. Néanmoins, si vous lisez mon article, vous noterez que je ne conteste pas tant la démocratie représentative en tant que telle, que l’abus qui en est fait en France pour dissimuler une dérive autocratique du pouvoir.
Pour ce qui est de TF1, je ne me souviens pas qu’on ai organisé une votation afin de savoir si c’était une bonne idée de brader cette chaîne publique à un groupe industriel vivant des commandes publiques. Vous semblez du reste prêter à cette chaîne une importance politque qu’elle n’a pas, faute de crédibilité, et vous observerez que depuis quelques années, elle est en perte massive d’audience faute d’image valorisante.
Je n’ai pas de haine particulière pour Tocqueville que je n’ai pas eu l’heur de lire.
Enfin, je ne vois pas ce que la pratique politique dans les défuntes démocraties populaires pouvait avoir de démocratique. Les soviets, s’il m’en souvient, n’ont jamais été que le paravent du pouvoir de Lénine, puis de Staline, qui étaient d’authentiques tyrans pas très originaux.
Enfin, pour ce qui est du "there is no alternative" cher à Chomsky, je me permettrai de vous faire remarquer que les choses n’ont pas toujours été aussi dramatiquement pourries dans notre vieille république, et qu’il est dans le monde et en Europe bien des nations dont la démocratie est plus vivante que la notre, sans pour autant sombrer dans l’anarchie. Sans appeler aux utopies ou aux révolutions, il ne me semble pas absurde de nous inspirer de leur exemple.
Pourquoi réfuter la démocratie directe sans même donner d’argument ? Je pense au contraire que cette vieille utopie, qui n’était peut être pas gérable autrefois aujourd’hui l’est. Si on n’oublie pas que les nouvelles technologies ne sont que des outils, donc qu’il vaut mieux apprendre à les utiliser que de laisser d’autres le faire à notre place, tel un certain despote en place. Elles pourraient permettre de réaliser cette utopie. (il y a sans doute d’autres utopies qui sont devenus possibles, à vos livres de sf, : sur l’onde de choc,parabellum tango,la zone du dehors)
A priori les gens râlent pour les impôts entre autre parce qu’ils savent
pertinament qu’ils vont être grandement gaspillé par leurs gouvernants. Ou utiliser pour des choix qui ne sont pas partagés, voir combattus par la population, exemple la pénalisation des drogues douces et les frais en découlants) Que pensez vous d’un impôt intelligent. C’est à dire que chaque citoyens disposerait d’un crédit à allouer aux projets et budgets qu’il trouve intéressants. Avec une bonne interface, ils pourraient consulter toutes les infos relatives nécessaire à un choix véritable. Cela ne pourrait il pas être mis en place progessivement, jusqu’à pouvoir amener également d’en d’autres domaines la disparition de la structure hierarchique qui nous pourris la vie.
Osons le délire : Ou se cache le wiki de l’éducation national ? et pourquoi ne pas créer un jeu virtuel collectif d’autogestion d’un pays ?
Un détail pour terminer mais de taille, on peut même imaginer que les premiers volontaires pour soutenir un système équitable seraient les hackers. Ce n’est pas indispensable mais pour ce constituer une éthique il faut être hors la loi.
Alors est ce vraiment une utopie la démocratie directe ?
(Je n’ai pas le loisir de développer plus ici ce questionnement mais je l’ai relativement creusé alors n’hésitez pas à critiquer je suis tout oeil § :)
@ Asp explorer : There is ni alternative (TINA) est une expression que l’on doit aux néolibéraux (Reagan et Thatcher) et n’a rien à voir avec Chomsky, même si ce dernier en a analysé, démontré et dénoncé les tenants et aboutissants, plus que d’autres analystes, génie oblige.
Eugène a trouvé un moyen très efficace pour éviter la contradiction avec d’autres intervenants : écrire dans une langue que personne ne parle ni ne comprend.
je vous comprends et vous prie de m’excuser. Le message est destiné à ASP. Voilà la traduction de l’espéranto en français :
Estimé Asp (c’est une formule de politesse dans cette langue, et qui pourrait trouvé son équivalent dans "cher" Asp)
Cette fois-ci je dis "estimé" sincèrement, car votre article exprime aussi mon opinion. Est-ce que vous connaissiez cette apréciation du Doyen Boirac de l’Université de Dijon - cela date de plusieurs années - L’Espéranto est le latin de la démocratie ?
Et quelle langue aurait le droit d’avoir ce titre à Strasbourg ou à Bruxelles et en Europe ?
N’importe laquelle, sauf l’espéranto ? Pourquoi donc ?
J’ai fais ce commentaire car M. Asp a souvent été un pourchasseur voir dénigreur de l’espéranto sur Agoravox. Pour cop : entrez esperanto dans google et vous verrez qu’il y a un nombre énorme de personnes de tous pays postants dans la langue internationale.
Est-ce
que vous connaissiez cette apréciation du Doyen Boirac de l’Université
de Dijon - cela date de plusieurs années - L’Espéranto est le latin de
la démocratie ?
Je ne nie pas que cette opinion est intéressante. C’est bien, c’est beau, c’est bon.
Concrètement, qu’est ce que cela recouvre ? Quel cheminement intellectuel a conduit l’estimable Doyen Boirac à prononcer cette formule ?
Quelles en sont les implications ? En un mot, qu’est ce que ça veut dire ? Si vous ne fournissez pas la réponse, votre belle formule n’est qu’une belle formule - creuse.
Et quelle langue aurait le droit d’avoir ce titre à Strasbourg ou à Bruxelles et en Europe ?
Personne ne pourra réellement vous répondre si vous ne mettez pas plus d’entrain à remplir votre formule creuse de sens.
N’importe laquelle, sauf l’espéranto ? Pourquoi donc ?
Parce que l’Espérantie ne fait pas partie de l’UE.
J’ai fais ce commentaire car M. Asp a souvent été un pourchasseur voir dénigreur de l’espéranto sur Agoravox.
Non. Je ne me souviens pas d’avoir lu quoi que ce soit contre l’espéranto sous la prolixe plume du sieur. Asp a souvent escagassé les espérantistes pour des raisons qu’il a explicitées en divers endroits.
Pour
cop : entrez esperanto dans google et vous verrez qu’il y a un nombre
énorme de personnes de tous pays postants dans la langue
internationale.
Enorme, enorme... Faudrait quand même pas exagérer. Il y a plus d’habitants à Utrecht que d’esperantophones dans le monde entier.
Oui, mon pseudo "Ahriman" est une référence à l’adversaire d’Ahura-Mazda, dans le manichéisme ancien, notamment.
De même que Typhon est le nom du démon grec qui coupa les tendons de Zeus et finit précipité sous l’etna, lorsque le dit Zeus est guéri par quelques rusées divinités...
à l’auteur... Excellent article d’analyse de "l ’ersatz" de démocratie dans lequel se trouvent les pays dits " démocratiques." Une abstention à 60% est un signe très fort de la part du peuple pour dire que " nos démocraties " ne sont qu’une " belle façade " cachant une réalité profondément anti-démocratique !!!
à JL... Le terme de guerre est malheureusement plus vrai que jamais pour exprimer ce que subissent les peuples... W.Buffet,2ème fortune mondiale au classement Forbès avec 37 milliards de dollars( !!! ),n’a t-il pas déclaré :
" LA GUERRE DES CLASSES EXISTE,C’EST UN FAIT,mais c’est la mienne , LA CLASSE DES RICHES QUI MENE CETTE GUERRE ET NOUS SOMMES EN TRAIN DE LA REMPORTER."
Pour une fois que l’un de ces prédateurs parle sans langue de bois !!!
Si ce prédateur de l’humanité est si désolé de cette situation lui qui a le pouvoir de décider qu’attend t-il pour changer le système ??? En fait cette fausse empathie ajoute du cynisme a son cynisme !!!
Cet article est déjà paru il y a 50 ans mais AV n’existait pas encore.
La démocratie est le pire des système à l’exclusion des autres ... Donc parler de démocratie parfaite c’est un peu comme parler des choux et des fleurs.
Par Asp Explorer(xxx.xxx.xxx.181)8 juin 2009 20:54
Il ne s’agit pas de démocratie parfaite. Il s’agit d’assurer à notre pays un minimum décent de pratique démocratique. Un niveau s’approchant de celui de nos voisins Européens serati déjà un progrès considérable.
Un petit exemple parlant : il y a quelques années un scandale avait éclaté en Allemagne. Un ministre avait démissionné pour des faits de corruption. Son crime était le suivant : dans l’exercice de ses fonctions, il avait fait des déplacements en avion aux frais de l’Etat, et avait accumulé des "miles", qu’il avait dépensés ensuite pour partir en vacances.
En France, la corruption politique est partout et ne se cache même plus. Elle se revendique. Quand Nicolas Sarkozy, au sortir de son élection, va prendre des vacances sur le yacht d’un milliardaire fournisseur de l’Etat, il convoque les journalistes pour faire admirer sa bonne fortune. Ce n’est sans doute pas un problème de culture. Je pense que ceci choque autant les Français que ça choquerait les Allemands si madame Merkel allait se faire dorer la pilule dans les mêmes circonstances. Mais voilà, monsieur Sarkozy jouit d’une impunité, du fait que personne ne peut lui dire "non, ça ne se fait pas".
Bonsoir l’auteur, la corruption politique *est* partout, c’est une trivialité que de le dire.
mais ce qui dernièrement a changé, c’est l’impunité totale de nos dirigeants. Comme vous l’avez parfaitement remarqué, en plus de sucrer de la constitution l’obligation de référendum pour l’adhésion de nouveau entrant en Europe, il s’est également rajouté une impunité totale pendant toute la durée de son mandat, une vrai clause de république bananière. Et cette impunité réelle du chef de l’état s’est propagée à toute l’oligarchie. Confusion des genres à tous les étages, pratiquement l’ensemble des hauts fonctionnaires nommés à des postes importants sont en conflit d’intérêts clairs, affaire Tapie qui est un véritable scandale d’état, etc etc
Avant nous avions des corrompus qui étaient limités par la peur de se faire prendre, et maintenant, nous avons des corrompus qui revendiquent et étalent au grand jour l’étendue de la prédation à laquelle ils se sont livrés sans vergogne.
Quand on pense que, il y a seulement quelques dizaines d’années, une affaire comme celle de l’appartement Sarkozy sur l’ile de la Jatte aurait valu à l’homme politique l’ayant commise une retraite de la vie politique. Chaban Delmas a été placardisé à Bordeaux pour moins que ça !
Et c’est bien cela qui est détestable, la crapulerie revendiquée et assumée de nos dirigeants.
Nous ne sommes pas en démocratie, non, mais les gens ont malheureusement le système qu’ils méritent. Prenez un individu moyen qui se plaint du système parce qu’il pense qu’il mérite plus que ce qu’il a (ou parce qu’il pense que d’autres ont trop par rapport à ce qu’ils méritent), donnez lui du pouvoir et voyez comment il évolue...
Dans la plupart des cas, il va abuser de son pouvoir. Quant aux rares cas de gens honnêtes, il faut savoir que, par nature, ils ne s’intéressent pas au pouvoir, ou alors, ils seront flingués avant d’y avoir accès.
Alors la révolution ne sert à rien du tout, il faut d’abord changer les esprits.
Et pour commencer, il ne peut pas y avoir de démocratie sans égalité : quand des fortunes privées commencent à avoir plus d’argent que des états en faillite, il serait bon de revoir le système si l’on ne veut pas d’un Big Brother. Avec la cupidité des gens (politiques inclus) les fortunes privés finiront par tirer toutes les ficelles.
En conclusion : une révolution est inutile car globalement la plupart des gens ne veulent pas de l’égalité (donnez la même chose à tout le monde et ... quasiment plus personne n’est motivé dans son travail, quelle tristesse !). Et une révolution est indispensable pour empêcher la concentration toujours plus rapide des richesses dans une poignée d’oligarques très infantiles qui utilisent ce merveilleux système pour augmenter leur pouvoir / richesse. Chercher l’erreur !
Pour ceux qui croiraient que je ne pense qu’à l’argent et bien non ! L’homme existe depuis bien plus longtemps que la monnaie : donc la vie humaine est possible sans argent. Mais dans un système mondial où cette RELIGION a réussi à être implantée partout dans le coeur de la plupart des gens, on ne peut parler de pouvoir et de démocratie sans parler d’argent.
Par abdelkader17(xxx.xxx.xxx.179)8 juin 2009 21:03
La centralité du discours sur la démocratie n’a qu’une fonction avaliser le principe de pratiques antidémocratiques, vaste rideau de fumée et de propagande pour couvrir un système ou la démocratie réelle n’est que le privilèges des classes dominantes et privilégiées.Ces dernières détentrices du capital financier, culturel et intellectuel, disposant du monopole de la parole et dans le même temps les seules à pouvoir imposer leurs idée à travers les médias dont ils sont les possesseurs qu’ils contrôlent et qui les représentent. l’élection européenne en est une excellente démonstration, la mobilisation de droite à fait le plein et les prolos regardaient Roland Garros à la télé.
Aucun régime politique n’est parfait, cependant la démocratie est surement celui qui s’en rapproche le plus.
Sauf qu’en France, ça fait un petit bout de temps que nous ne sommes plus en démocratie mais çà ne s’est pas arrangé depuis Sarko.
1) Le démocratie c’est le pouvoir du par le peuple et pour le peuple. A ma connaissance, le pouvoir par le peuple, comme cela a été dit plusieurs fois ci dessus, cela n’existe plus. Nous n’avons rien a voir avec le pouvoir exécutif (si ce n’est l’élection du président dont on est même pas sûr de l’action qu’il va exécuter...), avec le pouvoir législatif (les parlementaires devraient être des gens du peuple et non des professionnels) et avec le pouvoir judiciaire (justice des pauvres n’est pas la même que celle des riches et les "justiciers" sont hum ! comment dire, pas forcément neutres). Le pouvoir pour le peuple c’est sans commentaire, ça fait bien longtemps qu’on se fiche de nous (sauf bien sûr aux élections...).
2) La deuxième définition de la démocratie, c’est la déclaration des droits de l’homme. Et là aussi, la France n’est plus une démocratie depuis Nico : pas de liberté de la presse, pas de liberté d’opinion, pas de liberté de manifester, pas de liberté de travailler quand on veut (nous ne sommes pas dupes sur la loi du travail "volontaire" le dimanche), ....
Cà fait bizarre, je viens de me rendre comptre de ce que j’ai écrit : la France n’est plus une démocratie, çà fait peur...
Ce paragraphe cité ci-dessous m’a stupéfié, et j’avoue à ma grande honte ne pas m’être penché sur ce point fondamental, sur lequel le Système repose.
> [...] le pouvoir législatif du Parlement est strictement
encadré par l’exécutif, qui décide de l’ordre du jour de l’Assemblée
Nationale. Les députés n’ont donc aucun moyen de débattre d’un sujet
qui n’aurait pas l’agrément du Président de la République, une
spécificité Française qui réduit considérablement la souveraineté et la
crédibilité du Parlement.
Il faudrait développer ce que recouvre l’ "ordre du jour" (et le texte qui le régit) ; est-ce-à dire qu’on ne peut faire de proposition de loi sans l’aval de l’exécutif ? Si ce le cas, alors nous ne clairement pas en république (une qualification d’ailleurs usurpée par les pays où ont sévi les pires dictateurs).
Un lecteur peut-il nous éclairer sur le cheminement d’une proposition de loi (à partir du moment où un député a rédigé un projet de loi et compte le soumettre au vote) ?
Et si nous avons la chance d’avoir quelques lecteurs étrangers ... les comparaisons sont bienvenues : les grands media observent l’omertà la plus stricte sur ce type d’information !