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Accueil du site > Actualités > Politique > La France malade de ses hommes politiques (Partie 2)

La France malade de ses hommes politiques (Partie 2)

En 2006, Agoravox, publiait « La France malade de ses hommes politiques », où je faisais état de la déliquescence du système politique français. Voici la suite, sous forme de bilan des deux années écoulées. Elle établit un constat amer : ils pouvaient encore faire pire ! Malgré les promesses de rupture qui ont été faites aux Français lors de l’élection présidentielle de 2007, la classe politique française n’a rien changé à ses pratiques.

Présidentielle 2007 : les Français rentrent dans le droit chemin
 
Il est étonnant de constater que la grogne de 2002, qui a engendré un message clair à la classe politique française, est retombée comme un soufflet à l’horizon de 2007. Au lieu de s’amplifier en raison d’un quinquennat poussif de fin de règne, elle a été remplacée par un sentiment de crainte et de repli sur soi.
 
Les Français, toute tendances confondues, ont préféré rentrer dans le rang en choisissant N. Sarkozy et S. Royal au second tour. Ce retour au choix traditionnel, rassurant et consensuel UMP/PS a eu l’effet inverse de 2002 : la classe politique s’est vu confortée (les deux candidats du deuxième tour ont déjà été ministres et sont au sommet de la pyramide des partis politiques en place depuis des décennies).
 
En fait de rupture ou de changement, l’élection de N. Sarkozy avait surtout l’apparence d’une prise massive de calmants : conserver un président issu de l’UMP (après deux mandats de J. Chirac), ministre depuis plus de cinq ans, surfant sur la vague de la sécurité et de l’ordre. Il n’était pour certains pas question non plus d’élire une femme. Cela aurait été un trop gros bouleversement pour une France craintive face à la nouveauté.
 
2007 a donc été une occasion ratée pour les Français d’enfoncer le clou auprès des partis en place. Ceux-ci se sont vu offrir une nouvelle virginité et n’ont donc pas entrepris la remise en cause qui s’imposait après 2002.
 
Le nouveau gouvernement, piloté par F. Fillon et dirigé par N. Sarkozy, est maintenant aux commandes depuis un an et demi. Il est donc temps de procéder à un premier bilan. En effet, nous sommes presque au tiers du mandat présidentiel !
 
Traité constitutionnel simplifié : si c’est non, c’est oui quand même
 
Souvenez-vous, après le résultat du référendum sur la Constitution européenne, les journalistes avaient promis de faire mieux leur travail, de rendre compte des opinions des Français, de ne pas prendre parti…
 
Toutes ces belles promesses ont été oubliées lorsque N. Sarkozy a sorti de sa musette un Traité « simplifié » en remplacement de la Constitution, refusée à la fois par la France et les Pays-Bas.
 
En fait, il n’y a pas eu de débat puisqu’il n’y a pas eu de référendum ! La promesse du candidat Sarkozy de ne pas refaire voter les Français à ce sujet a donc été tenue. Puisque les Français ne voulaient pas de ce texte, il ne leur a pas demandé leur avis. Il a préféré s’adresser à leurs représentants, élus démocratiquement : sénateurs et députés.
 
Ces représentants du peuple, élus par les suffrages des Français, ont-ils suivi l’opinion majoritaire des Français, exprimée lors du référendum ? Que nenni ! Ils ont voté selon leur propre volonté pour ce traité « simplifié » dit de Lisbonne qui permet de ratifier ce qui avait été prévu dans la Constitution, mais sous un autre nom.
 
Comment appeler ce revirement ? Un déni de démocratie, un passage en force ? A vous de choisir. Au-delà du fait d’être pour ou contre ce traité, le procédé employé est une aberration qui n’a choqué personne dans la classe politique française ou européenne. On est en droit de se poser de sérieuses questions sur le respect de la démocratie par ceux-là mêmes qui en vivent…
 
N. Sarkozy a réussi à rallier tous les pays de l’UE au choix de la validation du traité par les Parlements et non par référendum. Tous ? Non, un pays résiste encore et toujours : l’Irlande. Par erreur ou inadvertance, la Constitution irlandaise ne prévoit de façon coutumière que le référendum pour valider un traité !
 
On a donc assisté une nouvelle fois au même scénario : une campagne orientée pro-oui à l’échelle européenne, pour faire pression sur les Irlandais. Ceux-ci ne s’en sont pas laissé compter et ont donc répondu non. Que n’a-t-on pas entendu alors suite à ce refus ! Que les Irlandais étaient des profiteurs, des ingrats, des égoïstes, des ignares, des xénophobes, des empêcheurs de traiter en rond…
 
Comme d’habitude, la classe politique a trouvé le bouc émissaire idéal pour faire oublier son incapacité chronique à fédérer, à convaincre et à construire sainement l’UE. Et, au lieu de tirer les conséquences de son incompétence (ce que les gouvernants ne manquent jamais de demander à un fonctionnaire - juges, préfets, généraux, policiers… - lorsqu’il faut faire tomber une tête), la classe politique européenne a préféré réfléchir au moyen alternatif de forcer l’Irlande à valider ce traité !
 
En cas d’échec, un homme politique ne démissionne pas, il trouve un bouc émissaire.
 
Loi Création & internet
 
En 2006, la France a eu droit à la mémorable loi DADVSI qui a initié les internautes aux joies de la création d’une loi française. Il est inutile de revenir sur cette saga épique car, comme les opposants à la loi l’avaient dit : elle n’a jamais été appliqué car elle est inapplicable
 
Mais, les hommes politiques français ont un mérite : ils sont têtus.
 
Ainsi, dès son élection, N. Sarkozy a engagé la version 2 de cette loi avec pour objectif la création d’une « riposte graduée » au partage sauvage de musique et de films par P2P. Cette nouvelle loi, jugée prioritaire lors de son examen par les parlementaires et les sénateurs, est défendue par la ministre de la Culture, C. Albanel.
 
Et, que croyez-vous qu’il arrivât ? Exactement la même chose qu’avec DADVSI ! Les opinions contraires sont balayées d’un revers de la main : la Cnil, le Parlement européen (le fameux amendement 138 du paquet Telecom), la société Free, les associations de consommateurs sont au mieux superbement ignorés par le gouvernement, au pire diabolisés et accusés de pactiser avec les Français, soi-disant champions du monde du téléchargement illégal.
 
Mais, cette fois, la loi introduit des éléments nouveaux. Pour activer la riposte graduée, il est prévu une surveillance de l’activité des Français sur internet, l’obligation d’employer des logiciels qui traceront cette activité et sécuriseront la ligne, l’automatisation des sanctions en dehors de toute administration judiciaire, la quasi impossibilité pour les Français de se prémunir d’erreurs ou de détournements de ligne.
 
Pratiquement tous les sénateurs (PS, UMP, centristes) ont accepté cette loi lors de l’unique lecture au Sénat en octobre 2008. Nous risquons d’entrer dans une phase active de la surveillance des activités des Français sur internet. L’alibi du P2P permettra-t-il de faire entrer des logiciels agréés par le gouvernement sur chaque ordinateur connecté ?
 
La loi « Création et internet » démontre le décalage énorme qui existe entre les élus et les Français. Leur méconnaissance de l’informatique, des technologies et des conséquences de leur vote est phénoménale. On ne peut qu’être médusés devant le spectacle de la quasi-unanimité, sans aucun débat de fond, qui s’est formée au Sénat.
 
Assemblée, Sénat, Elysée : toujours plus de privilèges !
 
N. Sarkozy avait promis plus de transparence lors de son mandat présidentiel. C’est donc tout à son honneur de révéler la façon dont se gère l’Elysée :
Mais certains ministres ne sont pas en reste :
A cela, il faut ajouter le rapport de la Cour des comptes sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale qui fait état d’une gestion assez particulière. Beaucoup d’économies pourraient être faites, mais apparemment les efforts sont très insuffisants. En ces temps difficiles où « les caisses sont vides », on ne peut pas dire que tout le monde participe de la même façon aux économies budgétaires.
 
Les Français confrontés au chômage, à la stagnation des salaires et à la perspective du RSA comme dernière chance avant la rue n’apprécient pas le double langage des élus. Qu’ils nous expliquent la raison de ces dépassements, de ces augmentations, de ces frais confortables…
 
Malheureusement, il faut attendre des révélations fracassantes pour se rendre compte de cet état.
Les logements de fonction de grande classe financés par les impôts ont-ils réellement disparu ?
Les déplacements fréquents et coûteux du chef de l’Etat ou de certains ministres sont-ils tous nécessaires ?
 
Comment la classe politique peut-elle être crédible si son comportement n’est pas exemplaire et si elle ne rompt pas avec la tradition des privilèges devenus de plus en plus inacceptables en ces temps difficiles : cortèges pharaoniques à chaque déplacement du chef de l’Etat, budgets des ministères trop importants, retraites des élus complètement en décalage avec le reste de la population, cumul des mandats et des salaires…
 
Tout cela ne serait pas forcément scandaleux si dans le même temps le gouvernement ne se glorifiait pas des suppressions de poste dans l’Education nationale, des fermetures de tribunaux et de casernes et des restrictions budgétaires importantes pour le logement social !
 
L’UMP : l’arbre Sarkozy qui cache la forêt
 
En 2006, l’UMP était en guerre. L’affaire Clearstream a discrédité un des protagonistes et a ouvert un boulevard à N. Sarkozy. Dès lors, toutes les factions de l’UMP se sont ralliées à son panache pour 2007.
 
Depuis les élections législatives et municipales de 2007, l’unité est toujours de mise, mais, insidieusement, des batailles de pouvoir empoisonnent les relations au sein de l’UMP. Que ce soit pour être porte-parole du parti, membre d’une commission, secrétaire d’Etat ou même futur ministre, tout est bon pour prêter allégeance au président tout en paraissant suffisamment indépendant d’esprit aux yeux de l’opinion.
 
Car il ne faut pas se leurrer. Les seigneurs de l’UMP préparent déjà 2012. Il n’est pas certain que N. Sarkozy soit en mesure de se représenter. La défiance de la majorité des Français sera-t-elle durable ou pourra-t-il redresser la barre ?
 
Tout en se moquant des dirigeants du PS qui se battent entre eux, les dirigeants de l’UMP font exactement la même chose en coulisses. Par exemple, JF Coppé rêve de 2017, mais aurait bien envie de succéder à N. Sarkozy dès 2012. X. Bertrand fait de l’ombre à ses collègues et commence à avancer ses pions pour prendre du galon…
 
Faut-il dissoudre le PS ?
 
Depuis 2006, rien de neuf au PS, toujours les mêmes têtes, les mêmes discours, les mêmes congrès. La France est malade de ses hommes politiques, mais le PS peut-il encore guérir ou faut-il le sacrifier ?
 
On peut se poser la question de conserver un parti complètement tétanisé par ses dirigeants aux personnalités opposées, ambitieuses et usées… Les années Hollande auront été des années d’immobilisme, de non-choix et surtout de divorce avec la majorité des Français.
 
Le paradoxe du PS est d’avoir su progresser, passer des alliances et diriger au niveau local (municipalités, régions et départements) et d’en être complètement incapable au niveau national depuis près de vingt ans.
 
Lorsqu’on a une direction qui cumule autant d’échec, il faut lui demander d’en tirer les conséquences et d’accepter de passer la main à une nouvelle génération. Il est impossible pour un parti de continuer de se tirer une balle dans le pied à chaque élection à cause des désaccords criants au niveau de la direction !
 
Le "problème" du PS est qu’il dispose d’un trésor de guerre redoutable  : le financement public grâce à ses derniers résultats électoraux. Aucune personnalité de ce parti ne renoncera à cet argent en claquant la porte, ce serait suicidaire ! Les militants du PS sont donc condamnés à supporter leurs dirigeants actuels jusqu’à leur retraite…
 
2009 : année de rébellion ?
 
En 2006, j’évoquais une reprise en main des médias par des groupes industriels. Cet état de fait s’est accentué puisque la télévision publique vit une période d’intense remise en cause du fait de la décision de N. Sarkozy de la priver du financement par la publicité et de nommer directement son futur PDG.
 
Il y a de fortes chances que les télévisions françaises (publiques et privées) ne disposent plus de fortes personnalités, aptes à créer des émissions dérangeantes pour le pouvoir et les lobbys.
 
Quant à la presse traditionnelle, elle survit grâce aux généreux financements des industriels, sous le spectre du dépôt de bilan en permanence. Dès lors, comment pourrait-elle faire son travail correctement, en toute sérénité ? Les journalistes vivotent en répandant leur amertume via les sujets people ou les faits-divers. Tout plutôt que de secouer le cocotier !
 
2009 s’annonce donc, sous les auspices sombres de tempête financière et de récession mondiale. Si les Français sont fidèles à leur tempérament cyclothymique, leur passivité de 2008 pourrait donner une année 2009 beaucoup plus sportive pour les politiques.

Mais, tout comme les experts financiers sont incapables de prédire le comportement de la bourse, je me garderai bien de tenter un pronostic sur le comportement des Français !
 

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15 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 5 novembre 2008 17:59

    faut pas oublier cope et son 100% secu non demande pour une petite affection de longue duree
    ni gaudron, le depute maire qui ne sait pas comment se desinscrire des assedic


    • Absurde Absurde 5 novembre 2008 21:11

      Excellent article, dont on peut regretter qu’il ne soit pas davantage commenté. Quant à savoir si les Français se décideront enfin à relever la tête en 2009, personnellement je n’y crois pas dans la mesure où il n’existe toujours aucune alternative capable de damer le pion à la nébuleuse UMPS. Relever la tête pour quoi ? Pour voir réapparaître, à l’issue d’une crise sociale s’articulant sur des législatives anticipées, les aparatchiks de l’opposition que l’on avait chassés dix ans auparavant au profit de ceux que l’on vient de fiche dehors  ? Rien n’évoluera de façon positive dans la société française tant que nous nous coltinerons le système politico-féodalo-népotico-mafieux que nous ne connaissons que trop en ce qu’il n’a cessé depuis l’après-guerre de nous fournir des preuves de sa nocivité. 

      Le carriérisme politicien est un fléau, il est un non-sens également. Le mandat électif unique et non-renouvelable, pour tout portefeuille décisionnel, du maire au Président via les conseillers généraux, régionaux, députaille et sénateurs, serait une première solution. La seconde consisterait en la mise en place d’un référendum de mi-mandat, où le peuple déciderait ou non de conserver ses élus au regard d’un premier bilan. 

      Un conseil d’ami : si vous partagez mes petites idées, évitez de les évoquer en public : vous vous ferez traiter de fou. Ce qui en dit long sur la foi qui anime nos semblables en nos valeurs républicaines. 


      • drapeau noir 6 novembre 2008 00:51

        Très bon résumé , je voudrais ajouter que Sarkozy a fait des discours utilisant la rhétorique de l’extreme droite durant la campagne présidentiel en 2007 ce qui a poussé certains électeurs a ne pas voter pour le FN ;Mais bien sur nous savons que cette manoeuvre politique dangereuse aura des conséquences sur les prochaines échéances car le FN et l’extreme droite sont loin d’etre morts à mon avis .Sinon la propagande médiatique a atteint un niveau inégalé durant les présidentielles de 2007 à cause bien sur du controle des médias par les industriels..Quand à la rebellion elle peut surement profiter d’un contexte actuel morose pour s’épanouir mais de la à envisager un nouveau mai 1968 , seul l’avenir nous le dira.


        • Blé 6 novembre 2008 06:34

          Monsieur Todd vient de sortir un livre dont le titre est "Après la démocratie". Il s’interroge et il se demande - mais comment les français ont-ils pu voter pour Sarkozy ?-
          Première anomalie que cette élection qui en dit long sur l’état de santé de la démocratie du pays.

          Sarkozy c’est l’extrême droite plus la politique du MEDEF. Sarko était au gouvernement depuis plusieurs années et tout ce que ce monsieur a entrepris a foiré mais les journalistes nous l’ont présenté comme un sauveur puisqu’eux-mêmes pensaient bénéficier de cette politique musclée pour les pauvres et la classe moyenne et très molle pour les riches. Faut rajouter la trahison du P.S. qui s’est aligné sur les idées ultralibérales de DSK et qui passe son temps en conflit des égos.

          S’il doit y avoir une secousse en 2009, je pense que les partis politiques et les syndicats seront mis devant le fait accompli.


          • Henri François 6 novembre 2008 07:39

            Cet excellent article mériterait peut-être un autre titre. Ce n’est pas la France qui est malade de ses hommes politiques, mais plutôt "la France qui est malade des ... Français". A bien y regarder, le peuple français demeure un peuple de râleurs mais aussi de...couards. Un peuple trop choyé qui adore discutailler, manifester, chinoiser et qui, noyé par les déboires, a toujours eu une sainte frousse "du véritable changement" lorsque l’occasion lui en est offerte. 
            Un peuple d’individualités ou de corporatismes qui a horreur d’avoir à se "retrousser les manches" à l’unisson pour le bien de tous et qui tout naturellement ne peut engendrer que "débrouille ou petite combine".
            Comment dès lors être surpris par la qualité plus que médiocre des hommes politiques français, vils profiteurs de tous bords. Ils ne sont que le reflet de leur peuple ou si voulez, de la majorité de leur peuple.


            • Fergus fergus 6 novembre 2008 09:27

              Comme Absurde, je pense que la solution passe, avant tout, par le mandat unique (renouvelable une fois), pour tous les élus, mais aussi par la suppression du pouvoir de dissolution de l’Assemblée nationale et, comme aux Etats-Unis, son renouvellement par moitié à mi-mandat du président pour faire peser sur celui-ci la perspective d’un grave échec de son camp au cas où il s’écarterait trop de ses promesses électorales. 


              • Sébastien Galliot Sébastien Galliot 6 novembre 2008 11:15

                Bon article en effet.
                Le gros probleme reste bien le manque d’alternative sérieuse à la classe politique actuelle. 
                Le PS est une non-solution. Le FN n’a plus rien d’interressant a proposer, la quasi intégralité de son programme ayant été réalisé par Chirac et Sarko. Le PC est grabataire. Besancenot et ses amis n’ont pas d’alternative crédible a proposer. Bayrou a de bonnes idées mais manque de solidité et d’un vrai réseau. Les Verts sont illisibles. Il n’y a pas d’opposant crédible ni a droite, ni a gauche, ni ailleurs.

                Zut alors, on devrait revoter aujourd’hui, je ne saurais vraiment pas quoi faire. Me présenter ?  :)






                • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 6 novembre 2008 11:31

                  Revenons aux fondamentaux, comme l’a fait Obama : qui sommes nous, que voulons-nous, que’est ce qui fait que ce pays mérite que l’on en soit fier ? Passons à la trappe tous les passéismes (la Grandeur de la France et toutes ces conneries) et n’écoutons que ceux qui regardent devant eux. Certes, et c’est invraisemblable, le PS est inaudible. On verra si ca change après ce soir. La LCR /NPA au moins est claire, même si son menu n’est pas du goût de tous. Le FN est intégré à l’UMP. Bayrou a une énorme carte à jouer me semble t’il, entre un UMP totalitaire et xénophobe et un PS édenté et lobotomisé. Il faudrait qu’il ose remettre les fondamentaux sur la table.


                  • Gilles Gilles 6 novembre 2008 11:59

                    ", je me garderai bien de tenter un pronostic sur le comportement des Français !"

                    Moi, je crois qu’il ne se passera.......rien. A tous les coups on va se payer Ségo/Sarko en 2012 ou bien des clônes

                    Pourquoi ? Les marges de manoeuvre de la contestation se rétrecissent, le 4em pouvoir est à la botte de ses donneurs d’ordre et de ses financiers, la communication, ou plutôt la propagande, devient la raison de La Politique, la population est sous surveillance de plus en plus industrielle, la déculturation progresse à grand pas, plus personnes ne croit aux chiffres que l’on nous sert, la réussite individuelle devient le crédo français, chacun s’habitue à défendre ce qu’il a et à grapiller ce qu’il peut

                    C’est une grande réussite pour les ploutocrates qui nous gouvernent et ont réussit leur rêve. Régner dans le luxe sur un troupeau de veaux bêlants

                    Non, au bout d’un moment c’est l’apathie et l’aculturation politique généralisée de la population qui sera vecteur d’un grand changement. Plus envie de s’investir pour le progrés de la société, abstention électorale, immigration massive des plus méritants, concurrence exacerbée de nations en devenir, qui elles rêvent....... le tout sur fond de guerres ici et là, de catastrophe climatique.... et pschhhit fin de l’Empire

                    Mais quand ? Pas demain en tout cas. Vous verrez qu’en 2012 des millions de français célébreront la promesse de rupture bis du 5em Sarkozy qui aura encore changé


                    • Yannick Harrel Yannick Harrel 6 novembre 2008 12:12

                      @auteur

                      Bonjour,

                      Le constat que vous dressez remarquablement bien au sein de l’article (ça tranche au moins avec le journalisme timoré des gazettes version papier/numérique) est d’autant plus dramatique qu’il met clairement à jour un phénomène latent dans une bonne partie des démocraties occidentales : un lent dépérissement moral et intellectuel, une crispation généralisée, une atomisation des liens sociaux et la dégradation du bien public au profit d’intérêts privés.

                      Seul souci, quelle alternative pour les Français ? On leur enlève tout droit à la parole, et on se contente de continuer à les décérébrer pour mieux les inciter à consommer. La gauche, la droite ? Quelle importance, c’est la même famille aux moeurs endogamiques.

                      La France, et ça je puis en parler en connaissance de cause, est devenu un désert industriel. Ce pays avait des atouts formidables mais qu’en ont fait ceux qui en avaient la charge, entre discours moralisateur et gabegie budgétaire en passant par le déni des valeurs républicaines, le résultat est consternant. Je ne suis pas tendre envers les élites du pouvoir car il n’y a pas lieu de l’être...

                      Cordialement


                      • Sylvestre 6 novembre 2008 16:08

                        Je pense que le gros problème de ce pays est que le "peuple souverain" croit encore ses "élites" politique qui sont la depuis des temps immémoriaux. 

                        J’ai souvent l’impression que les "français moyens" qu’on nous montre à la télé ou dans le journal ne comprennent pas ce qui se passe réellement. Que ce soit des affaires judiciaires, politiques, économiques ou financières la plupart des gens n’ont comme information que le 20h... et on ne peut pas dire que ce soit toujours très juste / complet. Un peu de recherche (sur le net ou dans des journeaux papier) est généralement indispensable pour comprendre le "pourquoi" des nouvelles annoncées à la messe de 20h. 

                        Les français sont ils incultes ou feignants ? je l’ignore... pourvu que ce ne soit pas les deux. 


                        • canardQuantique 6 novembre 2008 23:05

                          Un peu de distraction...

                          http://vioxx.labrute.fr


                          • thomthom 7 novembre 2008 13:55

                            ce pays me désespere de plus en plus.... nos élus sont vraiment lamenatable, et plus le temps apsse, plus je me dis que notre pays a besoin d’un bon coup de pied aux fesses....une mini-révolution.

                            Bon, les francais sont aussi un peu responsables.... c’est quand même eux qui votent.... mais quand il faut choisir entre la peste et le choleras, c’est clair qu’on ne va pas bien loin.

                            Ce pays est géré contre tout bon sens. les gaspillages sont collossaux alors que la situation économique et sociale ne fait que se dégrader.

                            aucun politique connu n ’est aujourd’hui capable de faire preuve d’imagination, de clairvoyance (d’avoir une compréhension non idologique du monde, mais pragmatique), et de courrage politique pour mettre en avant (et encore moins mettre en oeuvre) une politique qui nous permettrait de vraiment aller de l’avant.

                            La France marche a reculons alors que de plus en plus de pays dans le monde avancent à grands pas. J’aime mon pays, mais il me désespere tellement, que si rapidement quelqu’un ne trouve pas le moyen de mettre un grand coup de pied dans la foumiliere, je sens que je vais finir par aller voir ailleurs.


                            • bernard29 bernard29 8 novembre 2008 12:32

                              C’est un bon article et je crois qu’il y en aura de plus en plus de la même veine.

                              à absurde ; 
                              vous dites, en parlant du "non cumul des mandats" et du référendum populaire,

                              • Un conseil d’ami : si vous partagez mes petites idées, évitez de les évoquer en public : vous vous ferez traiter de fou. Ce qui en dit long sur la foi qui anime nos semblables en nos valeurs républicaines.
                              Au contraire, il faut en parler et en reparler. Et même tenter de susciter un mouvement pour ces revendications précises. je crois que les choses peuvent avancer. Il ne faudra pas laisser passer la prochaine présidentielle (puisque c’est la seule quicompte non !!!! ?) sur ces thèmes.

                              Il faut déjà s’y préparer

                              http://changerlarepublique.over-blog.com/ 

                              • Christoff_M Christoff_M 9 novembre 2008 01:24

                                Un état dont les élites sont défaillantes est un état malade pour longtemps...

                                Le malaise en France ne touche pas que les politiques mais les élites en général, l’éducation étant symptomatique du malaise actuel... comme l’illustrait Platon, la République est comme un grand corps et quand la tete est malade le reste suit...

                                On ne peut pas avoir un état flamboyant avec des leaders à petites convictions, sans idéaux, qui sont la uniquement pour leur gloriole... c’est le cas de l’UMPS flagrant en période de turbulences... unité de façade vite lézardée par des luttes de petits marquis de salon... la France est un grand corps malade de ses contradiction, dirigée par une caste qui ne se renouvelle pas, elle fait la pub pour le contraire, mais...
                                un pays vieillissant qui n’arrive pas à mettre ses défauts sur la table, qui vit avec une vision du monde datant des années 80 pour se rassurer...

                                Réveillez vous comme disait l’autre !! ou cette caste d’héritiers et de rentiers va nous amener dans un état semblable aux états unis actuels.... la politique de l’autruche a assez duré, il faut avoir le courage de regarder devant nous, de balayer et de passer à autre chose... ceci suppose la sortie du système de consommation refuge style grandes surfaces, encore une spécialité française, et cela n’est pas gagné...

                                arriver aussi à impliquer les générations qui suivent dans des actions de reflexion, laisser les jeux, les écrans, les consoles qui comblent un grand vide et isolent les individus !!

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