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Accueil du site > Actualités > Politique > La France peut-elle sortir du chaos ?

La France peut-elle sortir du chaos ?

Est-ce le chaos en France ? Oui, car tous les éléments sont réunis : effondrement de l’exécutif, vide du pouvoir, confusion dans l’action, désordre public, une France fracturée et, à sa tête, des bidouilleurs à la place de visionnaires. Le chaos peut empirer ou au contraire donner naissance à une ère nouvelle. Chaque Français a une part de responsabilité. Son sort et, celui du pays, plus que jamais, est entre ses mains.

Est-ce le chaos en France ? A la lumière des différents éléments qui définissent le ‘’chaos’’, tentons d’apporter une réponse objective :

1er élément : l’effondrement. Comme l’a dit François Bayrou, nous assistons bien à un effondrement de l’autorité politique actuellement en France. Plus exactement de l’exécutif et de sa dyarchie. Autrement dit, du président de la République et du Premier ministre. Comme le relève fort justement le quotidien Le Monde, dans son éditorial en date du 6 avril dernier, nous nous trouvons face ‘’un pouvoir tétanisé, dépassé, voire affolé’’. Une situation qui ne date pas d’aujourd’hui, mais qui remonte à la dissolution malheureuse de l’Assemblée nationale en 1997. Depuis, l’autorité du président de la République n’a cessé de décliner, de s’émousser. D’où une parole de plus en plus inaudible, et contestée par un grand nombre, sans cesse croissant.

2e élément : le vide. Le corollaire de cet effondrement au plus haut niveau de l’État, c’est la création d’un vide. Autrement dit, il n’y a plus de pilote dans l’avion, ou de capitaine à bord ! Ce qui veut dire plus de direction, plus de main forte pour tenir la barre ou piloter dans un ciel sans encombre. Au contraire, la cabine de pilotage étant désertée, laissée à l’abandon, c’est le crash assuré. D’autant que les zones de turbulence sont particulièrement violentes ! L’heure du choc, du heurt fatal avec le sol ou l’iceberg, pour reprendre l’image du Titanic, se rapproche inéluctablement !

3e élément : la confusion la plus absolue règne, à deux niveaux. D’une part, au niveau politique. A la tête de l’État, c’est impossible de se retrouver sur la direction établie. On entend, en effet, de la part du président de la République et de son Premier ministre tout et son contraire : un véritable écheveau impossible à démêler. Cela a été particulièrement criant sur le dossier du contrat première embauche, avec le président qui promulgue une loi tout appelant à la modifier ! Quant au Premier ministre, un jour il campe fermement sur ses positions, le lendemain il se dit prêt à discuter sans tabou !
Confusion aussi sur le terrain. Normal, car les ‘’troupes’’, faute de direction claire, ne savent plus à quel saint se vouer. Ainsi, au Parlement, la majorité, qui hérite du dossier du CPE, se déchire. Dans les entreprises, la question est : que faire ? Appliquer ou ne pas appliquer la loi ? Puisque cette ladite loi est appelée à changer, voire à être abrogée !

4e élément : le désordre. L’essence même, me direz-vous, du chaos ! En effet, les manifestations s’amplifient, les actions éclairs, tels les blocages d’universités, d’écoles, de routes, de ponts, de gares, se répandent aussi vite que la poudre. Les grèves se multiplient... un pays sens dessus dessous. Frôlant avec l’anarchie, car il n’y a plus de maître, ou, pire, son autorité est battue en brèche. En effet, ce n’est plus le pouvoir qui commande, mais la rue qui pose ses diktats. Ainsi, c’est la rue qui impose ses conditions de dialogue : le retrait de la loi. Qui agit à coups d’ultimatums face à un pouvoir apparemment dépassé car faible, en lambeaux. Par ailleurs, la rue appelle à ne pas appliquer la loi. Bref, l’État de droit est bafoué. La subversion l’emporte. La République et l’État de droit ne sont pas loin de la ruine, car respectés par personne.

5e élément : du désordre naît un ‘’terrain fracturé’’. En d’autres termes, un pays profondément divisé, avec des lignes de séparation fortes. Des oppositions qui s’expriment avec passion, qui s’enflamment pour déraper dangereusement sur le terrain du radicalisme, voire de l’intolérance. En effet, on fait plus que contester l’opinion de l’autre, on la rejette. Ce qui se traduit par un non-respect de la différence. Le plus exemple en la matière, ce sont les entraves aux universités. Au nom de quel droit les manifestants empêchent-ils les étudiants, qui ne partagent pas leur contestation, de se rendre à leurs cours ? Une situation scandaleuse. Des méthodes condamnables ! Sans parler d’une unité au niveau national qui a depuis longtemps volé en éclat. La Nation se meurt. A sa place, c’est la consécration des communautés identitaires, qu’elles soient religieuses, ethniques et même, plus dangereuses, raciales ! La fragmentation l’emporte sur la cohésion.

Ce chaos, à qui la faute ? C’est le dernier élément de ce chaos. Car a tout chaos il y a une cause ou un fait générateur. On la connaît, le contrat première embauche. Mais dans ce cas, à l’origine, il est plus pertinent de dire qu’on trouve un homme, ou des hommes. Un homme bidouilleur, pour emprunter un terme au monde de l’informatique, et acteur principal de ce chaos. Autrement dit, une personne qui emploie des méthodes de travail peu orthodoxes, incompréhensibles par quelqu’un d’autre que lui. S’il peut résoudre de petits problèmes, il ne peut pas travailler en groupe. Toute ressemblance avec des personnages existants n’est que fortuite ! Reprenons :
- une personne qui emploie des méthodes de travail peu orthodoxes : appeler au dialogue après avoir fait passer en force une loi. Cela ne vous rappelle-t-il pas la méthode du Premier ministre ?
- une personne qui emploie des méthodes de travail incompréhensibles par quelqu’un d’autre que lui. A part Jacques Chirac, pour qui c’était clair et limpide comme de l’eau de roche, sa déclaration à la télévision, qui d’autre l’a comprise ?

Oui, depuis vingt ans, nous avons eu des bidouilleurs à la tête de la France car ils replâtrent les murs alors que c’est la maison entière qui s’écroule, qu’ils rafistolent alors que le bateau prend l’eau, qu’ils font dans l’homéopathie alors que la France a un besoin urgent d’un remède musclé.

A la lecture de ces éléments, la France, indiscutablement, fait face à un chaos. Un choix donc se présente à la France et aux Français : d’une part, du chaos peut naître une situation plus saine et meilleure avec l’avènement d’un ordre qui remette le pays sur les rails. D’autre part, le chaos peut dégénérer car il s’autoalimente. Et donc entrer dans une spirale infernale sans fin. La France et les Français ont le choix. Le chaos qui empire ou le renouveau. Chacun a une responsabilité. Jamais l’expression citoyen responsable n’a pris autant de sens que maintenant.


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30 réactions à cet article    


  • jean (---.---.167.40) 11 avril 2006 12:06

    Je suis surpris que personne ne réponde a votre tentative d’analyser la situation politique en France.

    Une tentative hélas car il s’agit plutot d’un échec qu’une réussite. Trop d’expressions approximatives, de citations tronquées, de conclusions hasardeuses rendent votre propos décousu et particulièrement inquiétant.

    Finalement vous dites :

    - Situation actuelle : « Le déclin de l’autorité du président de la République cause un »vide du pouvoir« , »A la tête de l’État, c’est impossible de se retrouver sur la direction établie« , »un pouvoir tétanisé, dépassé, voire affolé« , »plus de direction, plus de main forte pour tenir la barre ou piloter dans un ciel sans encombre. Au contraire, la cabine de pilotage étant désertée, laissée à l’abandon".

    - Cause : « la dissolution malheureuse de l’Assemblée Nationale en 1997 »

    - Conscéquences :

    1. « les »troupes« faute de direction claire ne savent plus à quel saint se vouer. Ainsi, au parlement, la majorité, qui hérite du dossier du CPE, se déchire. »

    2.« c’est la rue qui impose ses conditions de dialogue : le retrait de la loi. Qui agit a coups d’ultimatum face a un pouvoir apparemment dépassé car faible, en lambeaux » et

    - Conclusion : Choix entre « le chaos qui empire » ou « le renouveau » : « l’avènement d’un ordre qui remet le pays sur les rails », « la France a un besoin urgent d’un remède musclé »

    — -

    Dans votre description de la situation actuelle on ne sait pas vraiment si il n’y a pas de pilote dans la cabine de pilotage ou si les pilotes manquent de vision, si ils sont occupés par le « bidouillage », ou « affolés », ou sans « main forte », ou incapables de se faire entendre, ou sans « ordre à donner »...

    Ici il y a un premier probleme dont vous n’êtes pas capable de dissocier les éléments.

    Ensuite vous donnez une cause au problème de l’exécutif : la dissolution de 97... Sans imaginer que la dissolution de 97 était peut-être déja la manifestation d’un dysfonctionnement, d’un « bidouillage » du pouvoir exécutif.

    Vous ne faites donc pas de distinction entre une cause et conscéquence. (Un défaut typiquement français, rassurez vous, qui provient certainement d’un probleme de sémantique et d’organisation du langage)

    Dans les conséquences vous placez le pouvoir législatif dans une position subordonnée de « troupe » aux ordres de l’exécutif.

    Ici vous ne faites aucun cas du principe de séparation fonctionnelle des pouvoirs. Donc vous vous placez dans une logique de « confusion » des pouvoirs qui vous semble nécessaire et raisonnable. Il semble alors que vous n’ayez pas de formation juridique qui vous permettrait de traiter cette question en connaissance de cause.

    Ensuite vous déplorez que « la rue », c’est à dire la population, les citoyens puissent réagir à l’incompétence de l’exécutif « manque de visibilité », « bidouillages » et à la « désorientation du Parlement » pour refuser quelque chose. Quoi ? vous n’en parlez pas, ce point vous semble superflu...

    Ensuite vous évoquez dans votre conclusion une fausse alternative : le chaos ou un ordre musclé !!!

    Chose étonnante vous avez pris soin de citer Mr François Bayrou, mais sans le citer. Laisser quelques lignes à son analyse et ses conclusions... Cela gênait-il votre démonstration, la simplicité, ou plutot le simplisme de votre opinion ?

    Eh bien ! Je le citerai à votre place.

    François Bayrou dénonce une « crise de régime » [ 06/04/06 ]

    Comme les socialistes la veille, François Bayrou a dénoncé hier une « crise de régime ». Très offensif depuis le début de la crise du CPE, mais à la peine pour se faire entendre dans ce qui apparaît comme un retour du clivage droite-gauche, le président de l’UDF a dressé un tableau « accablant » de l’« effondrement des institutions ». « A la crise sociale et politique s’est désormais ajoutée une crise institutionnelle et de régime », a-t-il plaidé, expliquant que « les points de repère ont complètement disparu ». A commencer, a-t-il expliqué, par la séparation des pouvoirs entre le législatif et l’exécutif, entre l’Etat et les partis, puisqu’un seule formation politique a été chargée par le gouvernement - qui a « renoncé à gouverner » - de discuter avec les syndicats. « Nous avons besoin désormais de retravailler sur les fondations qui font la République et qui font la démocratie dans notre pays. Il y a quelques mois, c’était une nécessité, aujourd’hui c’est une urgence », a-t-il affirmé à l’issue de la réunion du bureau politique de l’UDF. François Bayrou a ressorti des tiroirs sa proposition de VIe République : « Le moment est venu de faire symboliquement cette transition d’une République épuisée à une République nouvelle et saine » [1]

     [1] Site du journal Les Echos.

    Finalement, pour répondre à votre question : « La France peut-elle sortir du chaos » ? Ma réponse est oui. Mais a condition de dénoncer les discours fallacieux et manipulateurs du genre de celui-ci.


    • Marsupilami (---.---.92.110) 11 avril 2006 12:29

      Article paniquard.

      Puisque son auteur affectionne la métaphore aéronautique, disons plus simplement que la France est plus banalement victime d’un « trou d’air » et qu’elle s’en remettra. Grâce au pilote automatique des institutions, le trio infernal peut se battre comme des chiffonniers dans la cabine de pilotage sans mettre le pays entier en danger. La mauvaise comédie prendra fin avec les prochaines élections. Pour le meilleur ou pour le pire. Nous ne sommes pas dans le chaos, mais une mauvaise scène de théâtre de boulevard.


      • Marsupilami (---.---.180.92) 11 avril 2006 12:58

        Bravo Demian !

        Tu fais des progrès en expression écrite ! J’ai presque tout compris !

        Houba houba !


      • jco4667 (---.---.61.175) 11 avril 2006 12:44

        Le chaos institutionnel actuel n’est que le symptôme du rejet assumé et exprimé du modèle de vie et de société soutenu par le pouvoir technocratique aux ordres de la finance internationale.

        A force de prendre impunément les gens pour des cons, on s’étonne qu’ils puissent s’en offusquer et ne pas partager les mêmes ambitions que leurs gouvernants. Jusqu’à présent, on utilisait les braves médias de masse pour abrutir, circonvenir et corrompre les esprits. Un pas de plus a été franchi avec le détournement trop flagrant des outils institutionnels d’exercice du pouvoir pour imposer un ordre dont plus personne ne veut.

        Le problème dans ce pays, c’est qu’à force de répéter que l’Education Nationale est un mammouth écraseur de talents, on est persuadé que les français sont des abrutis. Ceci est une erreur. On enseigne encore le français, les lumières et plus généralement la philosophie dans nos salles de classes (contrairement à bien d’autres pays) et cela génère, sans en avoir l’air, une petite conscience politique qui conduit à cette insupportable manie française de garder les yeux en face des trous et ne pas apprécier joyeusement de se faire mettre.

        Alors non, ce n’est pas dramatique ce chaos (très relatif d’ailleurs parce que dans le business, je vous assure que le chaos se fait discret, les trains roulent, l’électricité marche encore, et je n’ai pas vu - à mon grand regret - de tête plantée sur une fourche place Bauveau). D’ailleurs, ce n’est pas un chaos mais une transition, tout simplement, qui voit le brusque déclin d’un mode de gouvernance au profit d’un autre dont les contours ne sont pas encore bien arrêtés. Cela vous paraît un chaos car les forces de l’ordre (institutions et médias) ont atteint leurs limites en tant que séides de la pensée unique et que vous avez l’impression que rien ne peut maîtriser le mouvement des foules.

        Moi, j’aime bien un mouvement de foule non maîtrisé. Ca me rappelle dans le film 1001 Pattes, que je matais avec ma fille hier soir, les 500000 fourmis qui bottent le cul aux 20 sauterelles qui les terrorisent depuis la nuit des temps. Et vous savez quoi, c’est grâce à l’aide d’une bande de clowns...


        • le-lointain (---.---.220.66) 12 avril 2006 00:52

          A JCO : le pouvoir (hyper)technocratique aux ordres (macchiavéliques) de la finance internationale (pourrie) ! Eux à force de prendre impunément les gens pour des cons ! Nous pas se faire mettre non ! mais eux la tête plantée sur une fourche oui ! leurs bottent le cul moi ! Bordel de (Dieu) ! C’est mon programme !


        • Antoine (---.---.211.2) 13 avril 2006 00:15

          et paf encore un coup des comploteurs ou de l’internationale des affairistes....


        • ka (---.---.30.12) 11 avril 2006 12:59

          Oui bon on l’aura compris c’est un peu la merde en ce moment en France mais bon c’est pas la première fois il ne faut donc pas s’affoler. C’est facile de constater, mais vous concrètement vous avez des solutions pour sortir de cette crise ou pas ?

          Vous dites : « Chacun a une responsabilité. Jamais l’expression citoyen responsable n’a pris autant de sens que maintenant. » Si j’ai bien compris pour vous le changement c’est dans les urnes que ça se passera. Alors qui selon vous sera capable de rétablir la situation quand il ou elle sera élu(e) en 2007 ?


          • caramico (---.---.227.19) 11 avril 2006 14:23

            Qui sortira des urnes ?

            A l’auto-élimination il y a déjà :

            - Chirac Monsieur 1%

            - Vilepin Monsieur 18% ?

            Comme dirais Brel : Au suivant...


          • Al-Capone (---.---.50.94) 11 avril 2006 18:21

            Qu’est ce qu’un citoyen responsable ? Un vote ? Simplement un vote !?

            N’y a t il pas d’autre action quotidienne qui puissent enrichir notre société.

            Il y a quelques jours, mon entreprise recevait un stagiaire. Comme acceuil, il n’ a pas eu droit a une presentation. On lui a attribuit un poste, eloigner de tous, presque invisible.

            Cette situation ma paraissait scandaleuse, et a laisser le stagiaire dans cette position, je le voyais bien de remplir de frustration, de rancune.

            J’ai insité aupres de mes responsables pour le faire venir avec nous... J’ai eu gain de cause, certains collegues n’ont pu s’empeché de me voir faire de la leche...qui trouvent encore que c’est du temps perdu...

            Je passe du temps avec ce jeune, tout en continuant mon travail quotidien. Si je fais ce choix, ce n’est uniquement pour faire plaisir a ma hierarchie, mais parce que je crois profondemment qu’il s’agit simplement d’une action simple et citoyenne.

            Vous voyez ce que je veux dire ! La vie d’une société ne s’arrete pas a un vote ! La vie d’une societe se cultive tous les jours, parce que rien n’est acquis, comme on le constate aujourd’hui !

            Ma prochaine action, enfin je l’espere tres fort, pouvoir acceuillir un apprentis bac+2 dans mon entreprise. J’y prends un plaisir enorme, et j’ai vraiment le sentiment d’etre un « bon » citoyen, sans carte, sans attendre qui que ce soit ! Ce genre d’action est a la portée de tout le monde, suffis de prendre plaisir a vivre avec les autres.


          • (---.---.211.72) 12 avril 2006 22:09

            Bravo, Monsieur. J’ai beaucoup souffert, en debut de carriere,d’etre traité comme quantité négligeable par ceux qui auraient dû m’aider a apprendre mon métier. Je forme des voeux pour votre succès et celui de votre protégé.


          • GRL (---.---.91.38) 11 avril 2006 14:21

            la chiraquie est un régime tourné vers la conquete économique , vers les crises extérieures , vers les marchés , un régime qui prend part à l’expansionnisme occidental , un régime néocolonialiste dans les pays africains producteurs de pétrole , un régime qui manie la chèvre et le chou avec un semblant d’antiaméricanisme et une soumission caractérisée à cette puissance et à son désir de monopole.

            Sur fond de bordel social ambiant , j’ai pris l’habitude de me demander , lorsqu’une crise perdure et que certaines questions finissent par s’éterniser inutilement : Que font ils en attendant , en terme de politique générale , de politique extérieure ? Et bien , cette fois ci , ce sont les arsenaux qui se sont silencieusement vidés , c’est toute l’aéronavale qui est sans doute prête à intervenir en Iran , eh oui , il semble qu’ils aient tous bougé vers Ormuz , SNA(s) compris , mais bon , le chef des armées , vous pensez vraiment que du haut de son grand age , il regarde la jeunesse en colère et il se dit que çà va mal ? ...

            Ben moi je ne pense pas , il se dit , à mon avis que çà va bien compte tenu de la situation , et qu’il faut gagner du temps , et donc , un premier ministre qui semble n’avoir aucune explication à donner à cette « longue obstination autour du CPE », et pour cause , çà doit gravement téléphoner entre les chefs d’états en ce moment . Et les yeux rivés sur les problèmes intérieurs , nous ne voyons pas la forme que prend la prochaine crise extérieure . Elle est à mon sens à notre porte .

            L’histoire le vérifie malheureusement , à chaque fois qu’un pays s’est embourbé dans des problèmes de politique intérieure , il s’est fait faucher de l’exterieur ... La crise actuelle a un sens , peut etre plusieurs , en tout cas je lui en donne un , c’est juste un angle de vue qui ne se veut pas etre une vérité absolue évidemment, ...

            Masquer des tensions internationales qui impliquent notre pays et qui doivent etre , en ce moment même , tres hautes entre certaines grandes puissances. Déplacer les pièces maîtresses de l’échiquier sans déchaîner les médias et affoler la population.

            GRL.


            • Stephane Klein (---.---.101.8) 11 avril 2006 14:31

              Il n’y a pas vacance du pouvoir, il a manque de courage et de credibilite a la tete du pouvoir.

              C’est ainsi depuis que Chirac a decide de rester au pouvoir malgre avoir ete decredibilise par sa dissolution ratee qui elle-meme trouve ses origines dans les erreurs du gourvenement Juppe et de passes difficiles auxquelles il n’a pas voulu participer sous pretexte de ’prendre de la hauteur’.

              L’ere Chirac c’est donc une accumulation d’erreurs : celle de nommer un mauvais premier ministre proposant un mauvais gouvernement et celle de croire qu’un president etait au-dessus de la melee alors qu’il est parti prenante de toute action de son gouvernement, donc partisane.

              A sa decharge on dira que Mitterrand qui a beneficie d’une periode relative stabilite (tout comme Jospin) n’a rien fait pour anticiper les changements ni preparer la France aux defis qui allaient surgir (mondialisation et effondrement des blocs). Bien au contraire, sa doctrine aura toujours et le ni-ni, ni adaptation ni regression, ni privatisation ni etatisation, ni choix ni decision. Attitude fort bien reprise par Jospin. On notera avec interet que les etudes sur l’adaptation de notre systeme de retraite fut initiee sous Rocard, etudiee sous Cresson, enterree sous Beregovoy en attendant l’urgence, amorcee sous Balladur, decridibilisee sous Juppe, reneterree sous Jospin, entamee sous Raffarin et ca ne fait que commencer puisque chacun sait sans l’avouer que nous devrons jeler les pensions tout en alongeant la duree de travail a 45 ans.

              Voici une exemple des defis rates de Chirac.

              Bref, Chirac, c’est une serie de rendez-vous rates avec l’Histoire. Comment s’etonner d’ailleurs, le recul aidant, qu’un VRP n’ai pas eu cette ’certaine idee de la France’ qui font les grands hommes d’etat.


              • Aldoo (---.---.43.7) 11 avril 2006 15:21

                De plus, me gourre-je en disant que Chichi n’a plus vraiment l’air de s’impliquer, voire même d’être aux commandes ?

                J’ai l’impression que depuis le référendum du TECE, et sa fameuse apparition télévisuelle avant le référendum où il a avoué son incompréhension des craintes des Français, il est complètement largué.

                Un peu dommage, pour un président qui au fond avait pour principal avantage de paraître sympa et rassurant. Il pourrait au moins essayer de rassurer...

                C’est tout de même triste. S’il ne veut plus jouer son rôle de président, son devoir serait de démissioner et de laisser sa place à quelqu’un qui en veut un peu plus (euh, pas à Iznogoud, qui en veut un peu trop !).

                Bon, sinon, de là à adhérer aux thèses apparemment déclinistes de cet article, il y a un pas... (cela dit, je n’ai lu qu’en diagonale)


              • www.jean-brice.fr (---.---.5.203) 11 avril 2006 15:30

                On voit que vous êtes à l’etranger ! les problèmes que nous avons, d’autres pays les ont (voir l’Italie). La France et les Français supportent de moins en moins la décadence anglo-saxonne que lui impose une classe dirigeante qui trahit depuis trente ans le peuple. nOS INSTITUTIONS SONT BONNES, bien qu’elles aient été dévoyées (voir www.jean-brice.fr) et la réaction des jeunes est une réaction SAINE, devant des mesures inspirées de l’ETRANGER ! N’oublions pas que la FRANCE EST UNE AUTRE CIVILISATION QUE LES ANGLO-SAXONS...


                • (---.---.132.243) 11 avril 2006 15:57

                  Je rejoins Jean-Brice sur sa première phrase (le reste sentant un peu trop fort l’idéologie et l’anti-libéralisme primaire). Je crains que l’auteur n’ait eu accès qu’à une information partielle. Il est certain que, vu par le prisme de CNN et sa vision un chouia anti-française primaire également, la situation en France est catastrophique. Or, ce que montre CNN pendant 3 heures et en direct (à savoir les affrontements manifestants vs forces de l’ordre) ne correspond pas au fond de la réclamation. A partir de là, et au vu de la réponse incompétente de Chirac et de Villepin, on peut tirer des conclusions rapides et parcellaires. En tous cas, je trouve cet article peu clair dans sa construction comme dans son intention.


                • www.jean-brice.fr (---.---.5.203) 11 avril 2006 16:03

                  D’abord, je ne suis pas anti-libéral puisque je suis un disciple de Jacques RUEFF ! Par contre, ce qu’on appelle neo-libéralisme est une tromperie inventée par les anglo-saxonx pour couvrir une dictature de fait instituée le 15/8/71 par M. NIXON...


                  • (---.---.132.243) 11 avril 2006 16:34

                    Mille excuses Jean-Brice, j’ai généralisé un peu vite. Cela dit, il semble que tu aimes bien voir chez les anglo-saxons la cause un peu fourre-tout de tous les maux, non ? Je ne les pense pas parfaits, là n’est pas mon propos. Bref, on s’égare carrément du sujet. Surtout moi, d’ailleurs.


                  • machinchose (---.---.129.40) 11 avril 2006 16:43

                    tout à l’heure en marchant sur les quais de la seine et en croisant quelques joyeux groupes de touristes et en voyant les paisibles cadres déjeuner je n’ai pas eu le sentiment du chaos...

                    il faudrait peut être faire attention aux mots employés.

                    Institutionnellement c’est le bordel, économiquement ça va pas fort mais... heu... le monde est ainsi fait nous ne sommes pas seul et nous ne sommes pas si mal... même si la majorité actuelle fait des éfforts démeusurés pour nous faire descendre encore plus.


                    • Marsupilami (---.---.40.188) 11 avril 2006 17:09

                      Ben oui, c’est ce que j’écrivais dans mon post plus haut, qui m’a valu de me faire assaisonner par le grand penseur politique D.W. :

                      "Article paniquard.

                      Puisque son auteur affectionne la métaphore aéronautique, disons plus simplement que la France est plus banalement victime d’un « trou d’air » et qu’elle s’en remettra. Grâce au pilote automatique des institutions, le trio infernal peut se battre comme des chiffonniers dans la cabine de pilotage sans mettre le pays entier en danger. La mauvaise comédie prendra fin avec les prochaines élections. Pour le meilleur ou pour le pire. Nous ne sommes pas dans le chaos, mais dans une mauvaise scène de théâtre de boulevard".

                      Houba houba !


                    • Marsupilami (---.---.46.20) 11 avril 2006 18:51

                      Tu t’améliores. « Marsu ou crève », c’est pas mal.

                      Il n’y a pas de chaos, juste un mauvais vaudeville qui bientôt prendra fin.

                      Je suis social-démocrate et antiraciste à mille miles de toute philosophie de comptoir et les petits marquis précieux c’est pas ma tasse de thé.

                      Houba houba !


                    • Al-Capone (---.---.50.94) 11 avril 2006 18:30

                      Et si on arretais d’attendre le messi ! Et si il y avait bcp plus d’actions citoyenne que de beau discours partisans.

                      Des actions souvent gratuites, pas besoin de parti, pas besoin de carte d’electeur, juste pour la communauté, parce qu’on vis ensemble, et en plus, on pourrait meme prendre plaisir a vivre ensemble. Pour ma part personnellement, lorsque je vois les relations de voisinages qui sont entretnu dans mon entourage, c’est pas gagner, et je ne crois en aucun cas que Segolene, ou Nicolas changeront cela.

                      Je trouve que dans bcp de disours, on parle de droit, oui on a la droit.

                      Peut il y avoir une contre partie, c’est a dire des devoirs, qui ne sont pas toutes de corvées. Etre citoyen ne s’arrete a une urne, ni a une manisfestation ponctuelle.


                      • Al-Capone (---.---.50.94) 11 avril 2006 18:34

                        Aujourd’hui, en France, on consomme la politique, comme on mange un chewing gum.

                        On pourra deja constater l’unité des syndicats le 1er mai, et l’unité de la gauche dans les semaines a venir.


                      • www.jean-brice.fr (---.---.172.72) 11 avril 2006 20:52

                        Pour stephane rossard : je ne suis pas contre un anglo-saxonnisme primaire : tant qu’ils avaient raison, c’est à dire tant que leur politique n’étaient pas mauvaise, je voyais peu d’inconvénients à ce qu’ils soient les maîtres du monde ; mais depuis qu’ils se sont arrogés le privilège exorbitant de battre monnaie pour la terre entière, je NE SUIS PLUS D’ACCORD...


                        • Pierre (---.---.110.134) 11 avril 2006 21:08

                          Bien sûr que la France peut sortir du chaos .. et grâce à ce qui vient de se passer.. En effet, on sait grâce à ça UN AN A L AVANCE que :
                          - l extreme droite sera au deuxième tour
                          - les cdd et stages à répétition sont pérennisés (ce qui est un comble pour ces trucs ..)

                          On a enfin des certitudes et on peut agir en fonction (les grandes boîtes peuvent continuer à prendre des armées de stagiaires ; on peut investir dans des sites de propositions de stages ou dans des vendeurs de saucisses pendant les manifs..)


                          • Андрей Алекса́ндрович Жданов (---.---.231.78) 11 avril 2006 21:38

                            Le bilan est globalement positif. En effet, les français s’etre elu un president avec 80 pour cent des voix. Eux avoir dirigenats qu ils meritent. Eux avoir eu avant gout soviet. Eux beaucoup apprecier. Bientot eux avoir vrai gouverenemnt sovietique avec avenir radieux. Capitalistes punis aussi. Dans beaux appartement de Paris, mettre beaucoup de proletariat. Commissaires du peuple eux preparer plans pour fair. Tout le monde heureux. Андрей Алекса́ндрович Жданов


                            • (---.---.126.31) 11 avril 2006 22:55

                              TRES bonne analyse !


                              • (---.---.126.31) 11 avril 2006 22:56

                                TRES bonne analyse ! (De Stephane Rossard)


                              • goc (---.---.19.224) 12 avril 2006 03:56

                                andreï alex-> :) excellent

                                serieusement : je suis tres pessimiste pour 3 raisons principales :

                                1 - on vit un desequilibre de plus en plus grand entre les couches de notre société entre les salariés du privé et les fonctionnaires entre les salariés et les rentiers entre les locataires et les proprietaires

                                2 - on frustre les gens en leur bourrant le crane de publicités destinées a leur faire acheté une multitude de biens de consommation, mais parallelement on ne leur en donne pas les moyens (le niveau de sur-endettement devient enorme)

                                3 - (corrolaire du point 2) on humilie la jeunesse parcequ’on les oblige a consommer, on les fait rever a coup de starac, mais en meme temps, on ne leur donne pas les moyens (faible salaire, precarité, loyers eleves, etc) et surtout, on leur explique que si malgré tout, ils ne peuvent pas resister a l’attrait de la pub et osent telecharger la musique qu’ils aiment mais qu’ils ne peuvent pas se payer, alors ils deviennent des delinquants et ne meritent que la prison, car ils emepechent, par leurs actes, leurs vedettes preferés de se payer une villa a St trop ou un voyage aux antilles pour ma part, j’y vois la cause principale des manifs anti-cpe de la jeunesse, comme une espece de façon de se venger de cette humiliation


                                • Scipion (---.---.216.255) 12 avril 2006 08:52

                                  La France ! La France ! La France !

                                  C’est pas le nombril de la planète, la France...

                                  Ca va mal en France, parce que ça va mal partout. Un vieux monde, perclus d’échecs, est en train de s’écrouler, alors que certains l’imaginaient sur la voie triomphale d’un progrès sans frein ni fin.

                                  Le malaise vient de là et du fait qu’on ne sait rien du monde qui va lui succéder. Sinon, chez les plus lucides, qu’il marquera la fin de la démocratie telle que nous la connaissons actuellement...

                                  Ce matin même, le quotidien Le Temps de Genève contresigne, une fois de plus et sans en avoir conscience, l’acte de décès du système. Evoquant les résultats des élections italiennes, mais également françaises et allemandes, son éditorialiste observe :

                                  « On ne remporte plus une élection grâce à un projet mobilisateur, mais à cause de la lassitude provoquée par l’équipe sortante. C’est la démocratie-zapping, le choix sans choix, le refus du changement en reconnaissant sa nécessité. »

                                  Il est évident que ce choix sans choix se situe déjà largement au-delà du simple commencement de la fin...


                                  • www.jean-brice.fr (---.---.157.4) 25 juin 2006 16:56

                                    Il y a une chose certaine : on ne sortira pas du chaos avec uniquement de L’AUTORITARISME que nous proposent les deux principaux candidats en lice : il faut faire une AUTRE POLITIQUE qui existe et qui a été lancée le 4/2/65 par DE GAULLE et RUEFF et que les anglo-saxons par une classe dirigeante corrompue nous empêchent de faire ! ces derniers sont allés jusqu’à créer un vrai-faux prix NOBEL !!! en 1969 pour nous déverser leur théorie qui n’est qu’une dictature déguisée, lorsque M. N IXON détacha le dollar de l’or ...

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