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Accueil du site > Actualités > Politique > La franchise sur les retraites : honni soit qui mal y pense (...)

La franchise sur les retraites : honni soit qui mal y pense !

 L’UMP annonce tardivement vouloir réformer les régimes spéciaux, au nom de l’égalité entre salariés. Mais au regard de la faiblesse du taux de reversion, c’est surtout la capacité à épargner volontairement qui est en jeu ; c’est là que se situe l’inégalité. Pourtant, cette donnée essentielle est étonnamment absente du débat.

Notre pays semble sortir d’une longue hibernation. Il aura fallu plus d’une décennie de gel, depuis la tentative malheureuse d’Alain Juppé, pour que l’UMP annonce sa volonté de refondre les régimes spéciaux de retraite, tant publics que privés, au nom de l’égalité entre salariés. Cette manifestation soudaine de volontarisme est avancée... en fin de mandat, et annoncée pour la prochaine législature. Or, la réforme inachevée du régime général sera revue à l’échéance de 2009.

Justifier du maintien de deux systèmes obligatoires de retraite est bien difficile. En effet, 14 millions de personnes contribuent au régime général de la Sécurité sociale, qui compte 10 millions de retraités, et 5 millions de salariés cotisent aux régimes spéciaux, qui reversent à 4 millions d’inactifs. Les premiers assument ce déséquilibre, en payant deux fois, pour eux et pour les autres. De plus, il doivent fournir un effort supplémentaire en travaillant 40 ans et plus pour ne toucher que 50 % de leur revenu initial, contre 37,5 ans pour ceux des régimes spéciaux et 75 % de leur salaire. Certains dénoncent un « nivellement par le bas » pour mieux défendre un « acquis social ». Dans la France d’Ancien régime, on aurait appelé cela un « privilège ». Il est d’autant plus insupportable que le taux de reversions à l’Arrco est de 9 % seulement !

L’enjeu pour les salariés affiliés au régime général repose véritablement sur leur capacité à se constituer une épargne volontaire, et l’inégalité en matière de retraite lui nuit. Ce seront les ménages les plus modestes qui seront le plus pénalisés. Que dire à la jeunesse qui entre dans la vie active ? Entre se garantir un revenu décent et rembourser son crédit immobilier, il lui faudra subvenir également aux besoins de ses vieux parents, qui auront besoin de soins coûteux, et aider ses enfants à démarrer tardivement dans la vie professionnelle. Parmi toutes ces contraintes, ils devront épargner tant bien que mal.

Ce qui est certain, avec ou sans réforme des régimes spéciaux, c’est que chacun devra épargner davantage pour se préparer de vieux jours décents. Cet enjeu dépasse largement les prochaines échéances électorales. Cela, les hommes politiques n’en font pas débat ; mieux, ils se gardent de le faire savoir haut et fort : honni soit qui mal y pense.


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38 réactions à cet article    


  • (---.---.162.15) 22 septembre 2006 15:16

    Je croyais que Chirac, Raffarin, Fillon, Sarkozy avaient résolu le problème des retraites, comme Juppé et Douste Blazy avaient résolu celui de la Sécurité Sociale.

    S’ils ont échoué, qu’ils dégagent ! Bande d’incapables !

    Am.


    • Yves Yves 22 septembre 2006 15:42

      Ouf !!! J’avais peur que l’intelligence ait déserté le discours. Grâce à toi, je suis rassuré. Merci.

      Yves.


    • Fred (---.---.36.59) 24 septembre 2006 15:07

      C’est vrai que les socialistes n’ont pas ce probleme, ils evitent d’en parler et ferment les yeux comme s’il n’existait pas.


    • panama (---.---.198.59) 22 septembre 2006 16:09

      Je crois qu’il faut se poser les bonnes questions.

      Après la carte scolaire, où le PS a coupé l’herbe sous le pied de l’UMP, d’une certaine façon, on passe à l’inégalité face à la retraite.

      Et on parle, et on dit que « une fois élu, je ferai etc. ».

      Bien politicien tout ça. les syndicats, eux, savent bien que RIEN ne se sera fait sans eux. Ils attendent 2007.

      D’ici là, le citoyen lambda sera bien inspiré de se rappeler cette parole de Talleyrand : les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.


      • JC BENARD (---.---.92.11) 22 septembre 2006 16:19

        « Ce qui est certain, avec ou sans réforme des régimes spéciaux, c’est que chacun devra épargner davantage pour se préparer de vieux jours décents »

        Mais c’est ce que font des millions de français depuis des dizaines d’années en achetant de l’immobilier, des titres boursiers ou en accumulant sur des livrets A. La seule chos qu’il ne faut pas oublier c’est que dans ce système seuls ceux qui ont de bons revenus peuvent obtenir un complément intéressant au moment où ils décident de prendre leur retraite.

        En quoi le fait d’épargner individuellement sur le long terme résoud-t-il le problème de la retraite par répartition ?

        En admettant que le régime général ne verse plus que le strict minimum à toute la population et que celle-ci soit dans l’obligation de compléter son montant par de la capitalisation. Qu’obtiendrait-on à terme ?

        Une paupérisation des salariés qui voisinnent la zone du SMIC et de ceux qui auront connu les affres prolongées du chômage.

        Vous allez me dire : « mais l’état pourrait autoriser la déduction de tout ou partie de l’épargne engagée » même réponse que plus haut. Comment épargner alors que ses revenus couvrent à peine les besoins vitaux.

        Enfin n’oublions pas que la capitalisation (quelle que soit l’unité de compte retenue) est incapable de faire plus de 2,5 % en moyenne sur une durée de 30 ans. A condition bien entendu que les entreprises ou fonds d’investissements soient parfaitement contrôlés et encadrés (quid des pensions des salariés d’ENRON ?)


        • Dominique L (---.---.189.14) 22 septembre 2006 18:53

          Puisque les gens qui s’attendent à bénéficier des régimes spéciaux sont prêts à tout pour les maintenir, il faut faire en sorte que les deux régimes de retraite soient autosuffisants et donc que , en reprenant vos chiffres, les 5 millions actifs de ces régimes assurent à eux-seuls les pensions des 4 millions de retraités de leur régime. Le choix sera alors, pour eux, soit d’augmenter considérablement les côtisations des actifs soit de baisser très sensiblement le montant des pensions versées (ou plus probablement un mélange des deux). Gageons que ,face à ce choix, la plupart des bénificiaires des régimes spéciaux préféreront l’alignement sur le régime général.


          • FredSud37 (---.---.129.147) 22 septembre 2006 20:32

            Depuis 30 ans, le Produit Intérieur Brut a doublé, pour atteindre en 2001 1.468 milliards d’euros selon l’Insee. Pourtant, la part des salaires et des prestations sociales (assurances vieillesse, chômage, maladie, etc.) dans ledit PIB a continuellement baissé sur la même période. En effet, en 1980, 70 % de la richesse produite revenait aux travailleurs sous forme de salaires et de prestations sociales, et 30 % restait à disposition des patrons et des actionnaires. Aujourd’hui, seulement 60 % reviennent aux salariés. Les 10 % que nous avons perdu en l’espace de 30 ans représentent 146 milliards d’euros par an : une somme fabuleuse qui rend dérisoires les problèmes de financement des retraites...


            • lss (---.---.159.87) 22 septembre 2006 23:13

              Je me trompe peut-être mais il me semble qu’il manque une part, celle de l’état. Quelle est la part des prélèvements de l’Etat ? A priori, je crois bien que les cotisations sociales et les impots sont deux choses distinctes. Qu’en est-il des impots locaux, des impots sur les bénéfices et autres que payent les entreprises ? Pouvez-vous l’indiquer ?


            • vigie (---.---.63.203) 23 septembre 2006 00:08

              @ iss

              « Qu’en est-il des impôts locaux, des impôts sur les bénéfices et autres que payent les entreprises ? Pouvez-vous l’indiquer ? »

              Et surtout des reports impôts, et des taxes dont elles s’exonèrent !

              Des procédures de licenciements non respectés, des chantages a l’URSSAF, des mises en faillites de sociétés pour se monter dans les pays exotiques.

              Sans déconner, vous voulez nous faire pleurer de rires !


              • lss (---.---.159.87) 23 septembre 2006 09:47

                Je posais une simple question.

                Votre réaction est assimilable à de la paranoia.

                Où est le mal à demander ? Il me semble que cette question est légitime. On stigmatise les « entreprises », sans permettre aux gens de se faire une idée valable des réalités. On balance des chiffres partiels. Comment voulez vous avoir une juste opinion dans ces conditions ? Comment voulez vous avec une juste opinion des réalités, lorsque l’on stigmatise, sans cesse, les grands groupes sous le terme « entreprises », alors qu’elles ne représentent que 2 millions de personnes contre 15 millions de personnes travaillant ailleurs dans le privé (PME, commerces, artisans, indépendants...) ?

                Alors je posais une simple question, pour savoir, pour avoir la possibilité de faire une analyse objective et non batir des spéculation, des a priori sur des bases biaisées parce que partielles.

                Votre réaction pourrait suggérer que vous ne voulez pas voir apparaitre une manipulation, vous en rendez-vous compte ?


              • vigie (---.---.37.61) 23 septembre 2006 10:39

                @ iss

                A bon ! Je ne savais pas qu’émettre un avis divergent était assimilable a de la paranoïa, dans ce cas la dans une conversation vous devez souvent avoir le dernier mot.

                Vous devez être bien jeune, pour avoir des pareilles réactions, d’ailleurs vous pouvez vous procurer les chiffres sur le net,les exposer tous sur un forum serait beaucoup trop long, ou alors on risquerait de « voir apparaître une manipulation ».

                Plus sérieusement vous m’avez mal compris ma réaction n’était pas dirigée contre vous, mais je trouve lamentable que l’on culpabilise les individus sur leur retraite, alors que l’état aurait du s’inquiéter de ce problème a sa création. De plus je constate que les entreprises que l’on stigmatise comme vous dites on fait des profits records.

                (sic) Reuters. Les profits du CAC 40 ont bondi de 21% au premier semestre, Cette progression est cependant moins élevée qu’au cours du premier semestre 2005, qui avait vu les profits des sociétés du CAC bondir de 34%. Au cours des six premiers mois de l’année, les entreprises du CAC 40 ont dégagé un bénéfice net cumulé de 51,3 milliards d’euros, contre 42,5 milliards au cours des six premiers mois de 2005, selon un calcul réalisé par Reuters à partir des comptes publiés de 37 valeurs de l’indice phare.

                Alors voyez qu’il y a du potentiel on ne va quand même pas pleurer dans les chaumières, non !

                Allez sans rancune, et bon courage (n’y voyez aucune manipulation. Lol...)


              • lss (---.---.159.87) 23 septembre 2006 11:14

                Vous noterez que vous évoquez les entreprises du cac40 -les grands groupes que j’évoque- ; elles ne représentent pas grand chose, en particulier pour les retraites.

                Je me pose une question : envisagez vous l’idée de surtaxer les entreprises du cac40 ? Si oui, êtes vous assez naif pour croire que cela va résoudre les problèmes ?

                Il me semble une évidence : si les grands groupes emploient plus ou moins 2 million de personnes, comparé aux 15 millions de personnes qui sont ailleurs dans le privé, ça ne pèse probablement pas très lourd dans le PIB.

                De plus vous ne donnez aucune source, vous vous contentez de dire qu’elles existent...

                Enfin concernant les retraites, le problème est soulevé par la cours de comptes (dont on ne se presse pas pour dire que les rapports sont accessibles au public, encadrés par la loi, obligatoires et en rien commandités par les gouvernements en place, faisant ainsi qu’ils sont régulièrement épinglés (on devrait dire systématiquement)) semble-t’il depuis 1955 (sic et re-sic).

                De plus toujours à propos des retraites, j’estime les syndicats responsables, car ils ont défendu des chappelles au lieu de défendre l’ensemble des salariés et l’avenir de leurs enfants ! J’ai 26 ans et trouve révoltant, non pas que certains aient bénéficié d’un traitement de faveur (comme cotiser insuffisament, le privé s’occupant de rattraper) mais que les syndicats aient non seulement laissé faire mais, par leur irresponsablité, par idéologie, aient AMPLIFIE la gabégie.

                Alors j’estime qu’une remise a plat est non seulement indispensable mais normale, par justice vis à vis des ouvriers et des simples employés du privé, cette fameuse classe moyenne que tout le monde ignore, qui paye pour tous les autres (impot sur le revenu, c’est eux qui supportent, TVA, ce sont essentiellement les PME, les artisans, commerçants et indépendants qui payent, ce sont les premiers cotisants pour les retraites) et dont les enfants risquent de ne pas avoir de retraite en plus d’avoir des difficultés monstre pour se loger decemment (notamment grace à ses chers retraités qui veulent partir au soleil et tentent de vendre le plus cher possible ; je ne sais pas si vous savez, mais les chiffres officieux montrent que ce sont eux les responsables plus que tous les autres intervenants du marché ; ce sont ces mêmes retraités qui vont se faire plaisir une fois par an, pendant un mois, en cure thermal même quand la légitimité médicale n’est pas avérée, par la complicité -l’incompétence partiale et vénale- de certains médecins, creusant ainsi le trou de la sécu).

                Alors je me permets sans culpabilité et sans honte d’avoir une légère dent contre ces fameux retraités... grace aux papys boomers (et leur enfant par la faute d’une éducation 68-arde proprement conne) qui ont été naifs lorsqu’ils ont voté pendant trente (quarante en fait puisque ça fait dix ans qu’on le dit) on a :

                *l’école qui va mal

                *l’immigration mal gérée ouvrant la porte aux extremismes

                *une dette colossale

                *un marché immobilier pour ainsi dire inacessible aux jeunes

                *une fiscalité absurde (complexe, inégalitaire, spécieuse)

                *une pollution monstrueuse

                Je continue ? Alors il me semble raisonnable qu’ils assument un petit peu leurs conneries, que l’on a pas fini de payer, pendant que eux sont confortablement installés et regardent et continuent de voter à notre détriment et laissent croire que l’extrème gauche peut apporter la moindre solution alors qu’elle est tout simplement aveugle, dans un autre monde (gare à la chute elle va être brutale) !


              • Fred (---.---.36.59) 24 septembre 2006 15:13

                Encore un qui generalise le succes de quelques grosses compagnies a l’ensemble des entreprises en France. Si c’est si bien que ca patron, essayez de monter une boite et vous allez voir que ca va vous sembler tout de suite moins injuste que ca le systeme quand vous cotisez plus que l’employe pour sa retraite et sa secu et que vous vous n’avez pas du tout de droit au chomage si votre entreprise coule. Vous prenez tous les risques et en plus on vous engueule.


              • Tom Tom (---.---.117.34) 25 septembre 2006 10:09

                @ Iss : on va etre de plus en plus à se rendre compte de ca je pense. Qu’ils assument leurs conneries !


              • Stephane Klein (---.---.19.227) 25 septembre 2006 14:03

                C’est bien entendu qu’aucune entreprise ne paye de charges, d’ailleurs, elles n’existent meme plus......

                Quant a l’Impot sur le Societe .... mais quel impot cher ami !!!!


              • Arkangel (---.---.100.245) 23 septembre 2006 00:56

                Suicide pour les plus de 80 ans...


                • vigie (---.---.37.61) 24 septembre 2006 01:57

                  @ iss

                  C ‘est vous qui etes naïf mon pauvre ami, lisez cet article paru récemment dans le journal économique la tribune, et vous verrez que de l’argent il y en a et même plus que vous ne croyez.

                  Et la taxe Tobin peut être en êtes vous entendu parlé, Un économiste américain (James Tobin) a proposé en 1972 une taxe sur les transactions financières. Cette proposition a été adaptée par Paul Bernd Spahn (Allemagne. Lors de chaque opération de change (exemple du Dollar contre des Euros), une taxe très faible est prélevée (0,02%. Elle ne pénalise pratiquement pas les entreprises commerciales ou les citoyens qui désirent changer de l’argent, par exemple pour partir en vacances (si on change 10 000 euros, la taxe se montera à seulement 2 Euros. Par contre un spéculateur qui change de l’argent tous les jours dans un sens et puis dans l’autre, paiera, au total des allers-retours, des sommes plus importantes. Enfin, si des spéculateurs attaquent une monnaie et que celle-ci s’effondre, le taux de taxation sera automatiquement majoré au point de devenir prohibitif (80% par opération)... de quoi lutter contre les spéculations.

                  Des solutions il en existe, mais on fait payer toujours les mêmes. De plus vous mélangez, les déficits de l’éducation nationale, l’immigration, le marché immobilier, la pollution, avec le traitement des retraites. C’est un inventaire a la Prévert que vous nous faites !

                  la tribune Le 12/09/2006

                  Les profits des grandes entreprises ne nourrissent plus l’investissement

                  Les entreprises privilégient les investissements financiers cette situation inquiète la banque de France.

                  Les entreprises gagnent-elles trop d’argent ? Les profits record engrangés par les entreprises du CAC 40 au deuxième trimestre n’ont rien d’atypique. Malgré la concurrence des pays émergents et la hausse des prix des matières premières, les profits des entreprises n’ont jamais été aussi florissants. En 2005,les entreprises du g7 (Etats-Unis, Canada, japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie) ont prêté 1300 dollars au reste de l’économie. Une situation « sans précédent ,(...) paradoxale et lourde de conséquences », s’inquiète la banque de France dans son bulletin d’août. Dans de nombreux pays, les profits des entreprises, sont à « leur plus haut niveau depuis des décennies », indique la banque de France. Ils dépassent 10% du PIB aux Etats-Unis et s’en approchent en Allemagne et au japon. Le chef économiste d’ixis, Patrick Artus, y voit une évolution structurelle. « Il est probable que le fonctionnement du marché du travail a évolué dans un sens défavorable aux salariés, permettant une hausse des taux de marge des entreprises, malgré le caractère plus concurrentiel des marchés de biens. » Voilà plusieurs années que les salaires augmentent moins vite que la productivité dans de nombreux pays. Malheureusement, le bon vieux théorème du chancelier allemand Helmut Schmidt, selon lequel les « profits d’aujourd’hui font les investissements de demain », a pris un sérieux coup de vieux. Les profits records n’alimentent plus l’investissement. « Le ratio investissement/PIB se situe à son plus bas niveau depuis une dizaines d’années dans l’ensemble des pays du g7 ! » , Souligne la banque de France. Aux Etats-Unis, le taux d’investissement des entreprises atteint tout juste 14,1%, soit son plus bas niveau depuis onze ans.

                  Aversion au risque.alors que font les entreprises de leurs profits ? Elles accumulent des liquidités considérables. Les 100 premières sociétés mondiales sont assises, selon les statistiques de Thomson financial, sur plus de 1100 milliards de liquidités ! Un niveau sans précédent. Les actifs liquides représentent 9% du total des bilans. C’est plutôt inquiétant. C’est en effet le signe que, globalement, les entreprises ne savent pas quoi faire de leur argent et qu’elles privilégient les placements financiers sur les investissements physiques. Une tendance dont la pratique, de plus en plus répandue, de rachat d’actions serait l’illustration la plus caricaturale.

                  Ce comportement pourrait s’expliquer, au moins en partie, par « une très forte aversion au risque en ce qui concerne les nouveaux investissements, avance la banque de France » .Ce phénomène expliquerait pourquoi une telle proportion de bénéfices vient alimenter les liquidités ou est redistribuée aux actionnaires, malgré la forte croissance de l’économie mondiale et la profitabilité de nombreux investissements. Malheureusement, comme le souligne une étude de Patrick Artus examinant l’usage fait par les entreprises américaines, japonaises, allemandes de leurs profits, »aucune de ces utilisations ne paraît efficace.

                  Xavier hare


                  • ZEN zen 24 septembre 2006 12:01

                    @Vigie

                    Tout à fait d’accord.Il faudrait relire :« Le capitalisme est en train de s’autodétruire » de P.Artus,« Le capitalisme total » de Peyrelevade et les travaux de J.Stiglitz notamment, qui sont ou ont été eux-mêmes au coeur du réacteur du système financier...


                  • lss (---.---.17.5) 24 septembre 2006 16:20

                    Revenons aux retraites, ce que j’essaye de vous faire comprendre, c’est que je trouve révoltant que les cotisations pour les retraites des régimes spéciaux soient compensées par le privé.

                    Concernant les dettes, je veux bien qu’il y ait de l’argent, mais quand certains alimentent le trou de la sécu, par confort, alors que la vocation de la sécu est d’aider les personnes qui ne pourraient assumer un cout privé de l’assistance médicale, je trouve cela moralement abjecte et je me tape complètement que l’argent existe dans un tel contexte.

                    Je stigmatise des comportements qui me semblent irresponsables.

                    Vous voulez un autre scoop ? Qui a fait que les fonds de pension à la française n’existent pas ? Qui à fait que le mérite n’est pas récompensé ? Ce sont les gauchistes et leur sympathisants qui se plaignent maintenant alors qu’ils ont ouvert un boulevard aux fonds de pension US.

                    Les fonds de pension, à la française, améliorés pourraient apporter une bouffée d’oxygène, mais une fois encore, les gauchistes n’assument pas leurs conneries et accusent les entreprises, la finance.

                    QUI a laissé ce mettre en place un tel système ? QUI n’a pas fait l’effort de comprendre le fonctionnement d’une économie de marché avec un système d’actionnariat ?

                    Je m’en tape des chiffres, en leur fait dire ce que l’on veut, les « yzavéka, yaka, fokon » je connais, les plus de trente ans répétez cela à loisir. Mais vous êtes vous posé une seule fois la question de savoir comment fonctionne une entreprise ? vous êtes vous intérrogés une seule fois sur la psychologie humaine qui ne se nourrit pas d’idées mais d’action ?

                    Toutes vos idéologies, vos propositions ne marcherons jamais parce que ous vous êtes tiré un balle dans le pied. Nous n’assumerons pas pour vous. Pour combattre un système, il faut le faire avec ses armes, par avec les idées, il faut utiliser les faiblesses d’un système contre lui, pas essayer de changer le système, fragilisez le, il se cassera tout seul la figure. Mais vous ne comprenez rien, vous ne comprenez pas comment fonctionne l’économie, ses points faibles alors qu’ils sont évidents, mais pour ce faire, pour agir, il faut accepter de sacrifier son confort. Je suis certain que vous n’avez pas la moindre idée de ce que cela implique. Ce ne sont pas des mesures politiques qui changerons quoique ce soit, c’est l’action, l’analyse du système et l’utilisation de ses faiblesses à son détriment.


                  • (---.---.16.25) 24 septembre 2006 21:05

                    @vigie

                    Votre commentaire m’interpelle à plus d’un titre.

                    Primo, le refrain qui consiste à régler le problème des retraites/sécu/assedic en « taxant les super profits » des entreprises du Cac se heurte au principe simple du « on ne tue pas la poule aux oeufs d’or ». C’est pour cette raison que ces profits ne seront jamais taxés au delà du taux d’IS classique. Pour que les sièges sociaux (et donc les impôts) ne soient pas délocalisés.

                    Deuzio, concernant l’investissement. L’aversion au risque explique une partie des « super profits ». D’autres facteurs expliquent aussi ces super profits. Les entreprises en question sont pour une bonne part en « surcapacité » : elles génèrent du cash, mais n’ont pas besoin d’investir das leur outil de production (industrie), d’étendre leur réseau commercial (banque et assurances), elles n’ont pas de « cible » à racheter (manque de pertinence d’un rachat). Bref, elles ne savent pas quoi faire de cet argent.

                    Elles pourraient le redistribuer à leurs salariés, et vous pouvez légitimement « raler » sur cette non redistribution (manque d’augmentations, de primes, d’intéressement, ...). Elles pourraient aussi rendre cet argent à leurs clients (je suis sur que vous apprécieriez que vos banques et vos assurances baissent leurs tarifs).

                    Mais ne comparez pas les profits d’un groupe et de sa division française. Les entreprises du Cac sont toutes des groupes, consolidant les résultats de leur sous entités, or les « bénéfices » distribuables aux salariés ne peuvent être fait que par sous entités. Vous ne pouvez en aucun cas défendre comme point de vue que les bénéfices de Total via ses filiales étrangères doivent être redistribués aux salariés français. Vous ne pouvez pas non plus prétendre aux financements de nos retraites sur le dos des anglais, allemands, .... donc sur la part des bénéfices réalisés dans ces pays. Et si par hasard le futur Premier Ministre lancait ce projet.... il verrait, comme je l’ai dit plus haut, ces entreprises « quitter le territoire national ».

                    Tercio, la taxe Tobin a pour but de dégager des financements. C’est un « impôt » qui servirait avant tout au budget général, pas aux retraites. Cette taxe a aussi pour effet probable d’empecher non pas la spéculation (ie : risquer de tout perdre pour gagner beaucoup, c’est ça la spéculation) mais la distorsion des cours (investissement massif sur du court terme en vue de modifier mécaniquement les cours : « si j’achète beaucoup d’une action, les cours vont mécaniquement monter (demande importante => hausse), ensuite je vends tout, en encaissant la différence, ce qui fait chuter les cours (offre abondante => baisse) »). Je ne suis pas convaincu qu’une telle taxe limiterait cette « spéculation » : il vaut toujours mieux payer 50% d’impôts sur un mouvement qui rapporte, que de payer 0% d’impôts sur 0€ de gains...

                    Enfin, la question est bien celle des retraites, et de la justification vis à vis de l’ensemble des contribuables (privé et public) d’un système qui permet aux seconds de cotiser proportionnellement moins que les premiers pour une retraite en moyenne supérieure. Pas celle de l’amélioration du budget de l’Etat en taxant plus les résultat d’une entreprise.

                    Il y a déficit dans le régime public. Deux cas possibles :
                    - soit le régime général vient à la rescousse, et il est normal que les « privés » trouvent injuste de cotiser plus pour compenser un régime déficitaire et avec des cotisations inférieures. Si les cotisations étaient similaires, l’argument « solidarité » jouerait. Mais la différence de ces taux de cotisations laissent entendre que certains sont plus solidaires que d’autres.
                    - soit l’Etat vient à la rescousse, et les contribuables du privé vont trouver aussi injuste qu’on ait augmenté leurs cotisations pour équilibrer leur régime, et que la même opération ne soit pas réalisée pour le régime public avant que l’Etat ne fasse appel au budget général, qui est aussi alimenté pour une bonne part par le privé.

                    Vous pouvez tourner cela dans tous les sens, ca ne changera pas ce fait. Après, lorsque les cotisations seront à peu près semblables, il sera défendable de compenser les déficits de certains régime par le budget de l’Etat, ou par un autre système qui ne donnerait pas l’impression désagréable que ce sont toujours les mêmes qui payent.

                    @iss

                    Vous avez raison sur le fait qu’on ne peut pas « balancer » les résultats de 40 groupes pour généraliser sur l’ensemble des entreprises, ni balancer « il faut taxer les revenus du capital », puisqu’une bonne partie de ces revenus .... sont des retraites complémentaires en devenir.

                    Cependant, les fonds de pension ne sont pas LA solution. Et c’est un gros mot qui ne veut pas dire grand chose.

                    Un fond de pension, pour dire les choses de manière accessible à tous et sans la connotation « retraite à l’américaine », c’est un Fond Commun de Placement. Point barre. Aucun fond de pension américain ne vous garantit la hauteur de votre retraite. Juste qu’ils vont placer votre argent et qu’ils peuvent (et non pas vont) faire 15% de plus value par an (mais « les performances passées .... »).

                    Vous pouvez parfaitement bénéficiez de ce système en « cotisant » à un FCP, une assurance vie avec sortie osus forme de rente, ... Sauf que ce n’est pas intégralement déductible.

                    Les « fonds de pension » apporterait de l’oxygène aux retraités qui auraient eu la possibilité de cotiser beaucoup plus que les autres. Et c’est un peu le principe de PEE disponibles dans les grandes entreprises (encore une fois qui concerne moins de 15% des salariés du privé).

                    Sur un autre article (de JDCh il me semble), Simple Bob donnait comme exemple la « cotisation » de 300 euros / mois pendant 40 ans à 3,5% net d’impots. Ce qui donne 400k€ de dispo pour une retraite. Ce qui n’est pas lourd (en supposant une inflation de 1% par an sur les 40 prochaines années, ces 400k€ représenterait moins de 15 ans au smic, lui-même revalorisé de 1% par an, à comparer avec une durée d’indemnisation moyenne de 21 ans actuellement).

                    Donc les fonds de pension ne serviraient .... qu’aux riches qui peuvent se permettre de se passer d’au moins 300€/mois et par actif (soit 600 pour un couple) pour vivre.

                    Reste que l’Etat, qui est parfaitement conscient que nous ne pourrons pas nous contenter de la retraite d’Etat, devrait nous permettre, au moins, de déduire nos « cotisations fonds de pension » de nos revenus, au titre de la non « double imposition » (nous payeront les impôts sur les retraites issues de ces « cotisations » dans 30 ans).

                    Donc sur le plan « fonds de pension », il y a
                    - les gauchistes (LCR, une partie du PC, en tête) qui défendent becs et ongles une retraite pur d’Etat (ce qui est utopique),
                    - les gauchistes plus censés qui comprennent que les retraites à l’américaine sont le meilleur moyen pour ceux qui ont droit à la retraite à 55 ans de ne jamais avoir de retraite (impossible d’économiser suffisement pour avoir une rente décente),
                    - les droitistes (ex-DL et aile très « libérale » de l’UMP) qui nous vendent becs et ongles ce projet tout en sachant que ca ne peut marcher que pour les classes aisées,
                    - les droitistes (UDF en tête, une bonne partie de l’UMP) qui pensent que ces « fonds de pensions » ne serviront qu’aux plus riches et donc ne veulent pas mettre ce système en place.

                    En clair la majorité des députés et sénateurs ont compris que ce système de fond de pension ne peut pas être mis en place, parce qu’il n’apporte pas de garanties sur le niveau des retraites des plus faibles.

                    Il ne reste donc comme possibilité que de faire comprendre à tous que les 37,5 ans de cotisations correspondent à une durée de vie inférieure, un ratio retraité/actifs plus favorable que maintenant, à une époque révolue, et qu’il faut revoir le système pour prendre en compte les nouveaux paramètres. Expliquer aux fonctionnaires que les taux de cotisations doivent être alignés sur le privé, par respect et honnêteté pour les non fonctionnaires, et trouver une solution pour que cette mise à niveau ne se fasse pas dans la douleur, donc sans baisse de revenu (ce qui suppose que l’Etat se décide aussi à régler le problème de la dette publique). Et favoriser la retraite complémentaire personnelle. Bref refondre en profondeur ce système, au lieu de « mettre une compresse sur une fracture ».


                  • lss (---.---.145.195) 24 septembre 2006 21:27

                    Au temps pour moi, j’ai manqué de précision concernant les fonds de pension : ce sont eux qui investissement massivement sur le marché des actions, particulièrement dans les grands groupes. C’est en ce sens que je disais qu’il faudrait des fonds de pension, à la française, pour exercer une influence dans les conseils d’administration et pour qu’une partie des bénéfices reversés aux actionnaires bénéficient plus à la France. Je ne prétend pas que ce soit LA solution pour les retraites, ça pourrait être un néanmoins être un complément intéressant.


                  • (---.---.16.25) 24 septembre 2006 22:07

                    Comme je vous l’ai dit, ces « fonds de pension » sont un complément de retraite intéressant et accessible pour qui peut se permettre (ou prévoir en tout cas) de placer un peu d’argent.

                    Je crois que, sur ces placements, chacun doit se prendre en main. Il n’est pas impossible, lorsque l’on a de faibles revenus, de placer une partie de son épargne dans ce genre de fond, pour avoir un complément de retraite. Et ces bénéfices record serviraient la « cause de la France » si les actionnaires de ces entreprises étaient des Francais. Dans ce sens je vous rejoint.

                    Mais j’insiste sur le danger, que j’avais par erreur perçu dans votre commentaire précédant, mais qui existe dans les discours simplistes que l’on peut trouver sur les fameux « fonds de pension à la française » : ils ne peuvent exister qu’en terme de complément de retraites, et cela ne nous permet pas d’oublier la nécessaire reforme de la retraite par répartition.


                  • Tom Tom (---.---.117.34) 25 septembre 2006 10:19

                    Hi hi hi ... c’est la faute au mechant cac 40 ... il a plein de sous le vilain !

                    Ben deja comme on a pas de fond de pension en france c’est au moins la moitié de ce cac qui appatient a des fonds etrangers maitenant. Mais les bons gauchistes que vous etes on reussit a faire fuir les mechant riches (ISF etc ...) pour les remplacer par des paysans du tiers monde en nous expliquant que c’est l’avenir.... vraiment bon courage les franchutes.

                    Dieux merci je suis trilingue.


                  • fredleborgne (---.---.44.239) 24 septembre 2006 10:59

                    Le régime des retraites ? Un épouvantail pour faire baisser les têtes et remettre les gens au boulot. Primo : Comment des politiques avec des régimes spéciaux bien à eux (bercy, assemblée nationale Sénat fonctionnaire ministre d’état) qu’ils cumulent allègrement , des héritages, et ... peuvent ils réellement s’en préoccuper ? Ils se moquent de nous. Les salaires n’augmentent pas. Les prestations versées si (même si elles sont modestes) d’ou emprunts d’états. Mais ensuite, il faut rembourser ces emprunts. Si on verse plus d’argent, il finira par enrichir les banques (paiement des intérêts) plutot qu’améliorer notre fin de vie. Et ne parlons pas de l’« épargne » qu’on nous propose. Des taux misérables, des risques boursiers que « nous » prenons, mais pour les banques, des revenus fixes de "gestion de comptes’ même si nous nous perdons de l’argent. Dette de l’état, trou de la sécu, retraite menacée...c’est la faute aux politiques et aux banques (voir eurotunnel). Nationalisons les toutes . Nous nous devrons ainsi de l’argent à nous-même. Et nous récupérerons ce qu’elles nous volent et nous ont volé depuis des années avec la complicité des politiques


                    • Internaute (---.---.132.85) 24 septembre 2006 15:50

                      Il faut que le système des retraites soit en équilibre car sinon il n’y aura plus de retraite du tout. La première inégalité à abolir tout de suite est la double-retraite des députés et les avantages injustifiés des fonctionnaires. Il n’y a aucune raison pour que les retraites de ces gens là soient financées par les impôts alors que les autres régimes sont financés par les adhérents.

                      La courbe démographique oblige à repenser le système. Une retraite par capitalisation est peut-être la solution. Le problème français est qu’on a absolument horreur de celui qui gagne de l’argent. D’un côté on nous dit qu’il faut épargner pour payer notre retraite mais de l’autre tout est fait pour dissuader l’épargant, celui qui a quatre sous sur son compte étant montré du doigt par le PS et l’UMP comme un parasite national. Il va bien falloir que les politiques changent un peu de mentalité. La cigale a droit à tout, la fourmie n’a que le droit de payer. Cette démarche ne nous mène nulle part.

                      On pourrait commencer par faciliter la constitution du patrimoine familial au lieu de tout faire pour avoir le maximum de familles pauvres. Il faut reconnaître la famille comme entité économique dans laquelle le transfert d’argent et de travail est libre d’intervention de l’Etat, d’imposition et de charges sociales. Il faut supprimer les droits de succesions et l’ISF. Lorsque les gens trouveront dans leur famille une raison d’existence économique, cela renforcera aussi les liens familiaux et conduira à ce que les enfants prennent mieux en charge leur vieux. Actuellement on fait exactement l’inverse. La famille est combattue pour des stupidités d’égalité riche-pauvre, homme-femme, enfants-parents, homosexuel-gens normaux, droit à tout et surtout à être seul et pauvre dépendant entièrement des services sociaux.

                      Il est vrai qu’il y a des familles qui s’en sortiront mieux que d’autres. Et alors ? En quoi l’égalité dans la misère est-elle une valeur à respecter ? D’une manière ou d’une autre ceux qui s’en sortent allègent le fardeau général et tirent les autres vers le haut. L’important est qu’ils dépensent en France et pas à Miami.


                      • FredSud37 (---.---.121.238) 24 septembre 2006 19:21

                        Depuis des années, le discours gouvernemental justifie l’alignement de la durée de cotisation du secteur public sur celle du privé au nom de « l’équité ». Discours facile qui alimente les préjugés en ce qui concerne les « privilèges » supposés des fonctionnaires, mais qui oublie de rappeler que jusqu’en 1995, la pension des fonctionnaires représentait en moyenne 66 % du dernier salaire, contre 64 % dans le privé, et que le décrochage entre privé et public a été opéré en 1993 par Balladur avec une « réforme » promulguée en plein mois de juillet. Plutôt que d’opposer en bloc public et privé, on ferait mieux de remédier aux inégalités les plus criantes de nos systèmes de retraite. La « réforme » Balladur a engagé une perte sans précédent du pouvoir d’achat des retraites dans le privé. Ainsi le COR a calculé que le niveau relatif des pensions devrait, en moyenne, baisser de près de 20 % d’ici à 2040. De plus, des chercheurs de l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques ont réalisé des calculs de cas-types qui montrent que, dans les années à venir, cette baisse sera plus importante pour les bas salaires et les travailleurs ayant connu des carrières « accidentées ».


                      • lss (---.---.145.195) 24 septembre 2006 20:47

                        Encore une fois, les tenants de la gauche parlent à coté du sujet. Le problème n’est pas là, il est de voir que dans le public, on cotise 0.5 voir 0.25 pour toucher 1 et dans le privé on cotise 1 pour 1. Alors vos pourcentages me font bien rigoler. Le sytème n’est pas équitable et ceci depuis, dixit la cour des compte, 1955 (les archives disonibles en ligne de remontent pas jusque là mais suivez la chronologie des réformes et mettez la en rapport avec les rapports de la cour des compte, c’est édifiant) alors votre argument ne tient pas.


                      • De passage (---.---.176.42) 24 septembre 2006 21:18

                        Il est question aujourd’hui encore de remettre en cause les acquis sociaux, entre autres celui de faire valoir ses droits à la retraite après 37 ans et demi de cotisation, que les salariés de certaines entreprises ont obtenu parce que leurs conditions de travail présentaient une pénibilité et une dangerosité qui rendaient la plupart d’entre eux dans l’impossibilité d’accomplir leur tâche à moins de s’exposer à des ennuis de santé.

                        Si l’on considère que les postiers, les agents d’EDF, les cheminots sont des privilégiés et qu’il faut leur supprimer ces modestes avantages, il nous paraît au contraire nécessaire d’en faire bénéficier toutes les autres catégories de salariés du privé comme du public.

                        Parallèlement, il faudra aussi interroger ceux qui votent les lois, nos députés et sénateurs, qui, eux, ont des régimes spéciaux bien plus avantageux.

                        En effet, à l’Assemblée nationale, les années de travail comptent double. Un mandat de cinq ans est assimilé à dix années d’activité. Pour financer ce régime de retraite très favorable, les députés versent 20% de leur indemnité avec cependant 5% de prime par enfant. Pour peu que l’élu(e) ait quatre enfants, comme Madame Royal par exemple, faites les comptes.

                        Quelques chiffres.

                        Ainsi, après un premier mandat de cinq ans, un député perçoit une retraite mensuelle de 1581 euros ; pour un sénateur (mandat de neuf ans), la retraite est de 2827 euros.

                        Après un deuxième mandat de 5 ans, il peut prétendre à une retraite mensuelle de 3162 euros et après un troisième à 4743.

                        On conçoit qu’ils n’envisagent pas d’arrêter trop tôt et qu’ils s’accrochent à leur fonction.

                        Mais comme rien n’est trop beau, les députés peuvent cumuler leurs pensions avec celles provenant d’autres activités et autres mandats tels que maire, conseiller général ou régional, ministre...

                        Donc on voit que députés de droite comme certains de gauche qui ont accompagné depuis des années les politiques libérales de l’Etat et du patronat en votant des lois scélérates, ont plus de droits que les salariés du public ou du privé.

                        Alors, rêvons un peu. Un député peut prétendre à sa retraite à l’âge de 55 ans, un sénateur à l’âge de 53ans, et a donc dès ce moment, des revenus suffisants pour vivre convenablement et pourrait faire, comme un bon nombre de retraités des autres professions qui travaillent gratuitement dans les associations, des prestations bénévoles en abandonnant ces indemnités qui participent elles aussi au trou de la sécurité dont on nous rebat les oreilles depuis des décennies.

                        Ne serait-ce pas là un geste citoyen qui pourrait en suggérer d’autres et qui montrerait que faire les lois dénote une volonté d’œuvrer pour le bien de tous ?

                        Je rêve donc, mais je garderai les pieds sur terre en 2007.

                        Jean FEIX

                        article paru dans « LE PATRIOTE DE L’ARIEGE »


                        • (---.---.95.35) 24 septembre 2006 21:26

                          Jean FEIX, vous êtes un petit coquin de troll qui essayer de justifier les privilèges exhorbitants de votre profession en pointant du doigt nos élus. Ce procédé très bas doit probablement très bien fonctionner dans vos assemblées et vos manifestations mais pas sur Agoravox.

                          Merci d’éviter donc de nous prendre pour des imbéciles. smiley


                        • De passage (---.---.176.42) 24 septembre 2006 22:34

                          Vous aimez sans doute les bananes de notre belle République...


                        • (---.---.16.25) 25 septembre 2006 00:25

                          @De passage

                          Redescendons sur terre, si vous le voulez bien.

                          Le système de retraite de l’Assemblée (comme celui des sénateurs) fonctionne « en vase clos ». Contrairement au régime des fonctionnaires, ou celui des agents EDF/GDF, il n’est pas « recapitalisé » par les cotisations du privé. Il est composé des cotisations des députés et d’un abondement sur le budget de l’assemblée.

                          On a pas obligé les salariés du privé à travailler 2,5 ans de plus et à terme 4,5 ans de plus pour compenser le trou du régime de retraites des députés.

                          Pour les sénateurs, c’est encore pire : c’est un système capitalisation, et non de répartition. Et ce régime est bénéficiaire depuis sa création. C’est donc ... un fond de pension.

                          Il serait, sur ce point, plus logique de se battre contre la double cotisation permise aux élus issus de la fonction publique (qui continue à gagner leur droit à retraite de la fonction publique, même s’ils sont détachés de leur poste car député) et de leur interdire la double cotisation pour les 3 premiers mandats de députés (ils peuvent le faire dans un système de capitalisation) : ils cotiseraient alors uniquement sur leur salaire en cours, comme tout le monde.

                          Sur les avantages des personnels EDF, GDF, cheminots et fonctionnaires, vous pouvez tourner la question dans tous les sens, les salariés du privé ne peuvent pas comprendre pourquoi des avantages compensant une pénibilité de travail à une certaine époque continue alors qu’eux-mêmes...

                          Le travail d’un cheminot en 2006 n’est pas celui du même cheminot en 1950. La pénibilité n’est plus la même. « Ils sont toujours en déplacement, loin de chez eux ». Un routier aussi... mais sa retraite est plus mauvaise (et il cotise plus). Un ouvrier chez un sous traitant industriel a aussi un travail pénible... Mais il cotise 40 ans, n’a pas le droit à la retraite à 55 ans, n’a pas d’augmentation globale (ca n’existe pas dans les petites boites, sauf à discrétion de la direction), touche une retraite plus faible par rapport à son dernier salaire qu’un cheminot. Et je reste sur du global, sans entrer dans les avantages autres que retraite du cheminot. Pensez y.

                          Comparez la pénibilité du travail d’un employé du batiment (maçon, menuisier, charpentier) et d’un technicien EDF, et justifiez donc la différence de traitement concernant la retraite au désaventage du premier (40 annuités, charges sociales complètes à 32%, la cotisation retraite plein pot, droit à la retraite à 60 ans, ce qui correspond très souvent pour eux à 42 annuités ...).

                          Vous pouvez demander à ce que les avantages des députés soient annulés. Nous ne demandons pas mieux. Nous demandons à ce que tout le monde contribue au système de retraite. Ceux du privé le font déjà. Ceux du public le font mais dans une mesure moindre (cotisation nettement inférieur à retraite équivalente). Pourquoi pas demander aussi que nos maires, députés, sénateurs, conseillers génréux, régionaux, ... cotisent à la même hauteur, nous en seront ravis.

                          Mais demander l’alignement de tous sur le régime des fonctionnaires ............ Ne revez pas. Sortez votre calculatrice, faites le compte vous même.

                          On néglige le problème des 40 annuités. On garde le même nombre de retraités et on diminue le taux de cotisation pour avoir celui du public. Le produit de la CNAV (total de cotisations) est de 53 Milliards.

                          Voici la perte de produit en fonction de l’écart de cotisation public/privé, si le privé s’aligne sur le public :
                          - 10% d’écart : 20 milliards
                          - 20% d’écart : 20.6 milliards
                          - 30% d’écart : 21.2 milliards
                          - 40% d’écart : 21.8 milliards
                          - 50% d’écart : 22.5 milliards

                          Soit grosso modo 40% au minimum du déficit actuel de l’Etat en plus à assumer.

                          - augmenter les impôts. Impossible à vendre. Et pour absorber le déficit actuel, il faut doubler les impots. Il faudrait donc faire impots*2.5 pour assumer le déficit actuel + les 20 milliards ci dessus.
                          - imposer plus les sociétés. Pas assez rentable (l’IS est inférieur à l’IR), et gros risque de délocaliser les sièges sociaux (perte d’imposition).
                          - reduire les dépenses de l’Etat.

                          Optons, logiquement, pour réduire les dépenses.
                          - Premier poste de dépense... la masse salariale. Moins de fonctionnaire à l’avenir ? Sujet « pas touche ». Pas d’augmentations systématiques (ie : comme dans le privé) ? Autre sujet « pas touche ». Salaire au mérite (seul ceux qui y mettent du leur auront droit à des promotions) ? Devinez. « Pas touche » aussi.
                          - Passer les primes en salaire. Compliqué. D’un côté bien pour la retraite (qui monterait), mais moins de net immédiatement, et puis, bin, on pourrait franchement plus dire « on gagne moins à qualification égale ».
                          - Annulations des investissements en matériel. Ca veut dire pas de rénov des hopitaux, des écoles, etc... Pas de matériel pour la police, l’armée, les pompiers, ... Difficile à justifier. Voire très bon pour créer une super parade dans les rues mélant public/privé/étudiant/retraités.
                          - Annulations d’aides sociales, par exemple la PPE (et hop 4 milliards récupéré). Impossible. En plus ca touche plus le privé.
                          - Annulations d’aides aux entreprises. +30 milliards mais combien de chomeurs en plus, d’IS, d’IR, de TVA en moins (un chomeur ca rapporte moins en TVA qu’un salarié) ?

                          Reportez votre discours sur ces cotisations dans un autre domaine, pour ne plus être dans la position de « celui qui profite de la meilleure cotisation ». Pensez à votre assurance voiture.

                          Demain votre assureur vous explique qu’il doit augmenter de 10% votre assurance, parce qu’il ne peut pas demander cet effort à ses propres salariés assurés chez lui. Il vous dit aussi que si ca ne vous plait pas vous pouvez allez ailleurs, mais que c’est le seul assureur dans le pays où vous vivez.

                          Cela vous paraitra donc normal, si je comprends bien. Et vous ne trouverez absolument pas injuste de devoir « cotiser » 10% de plus pour ces « employés de votre assureur qui ne sont absoluement pas avantagés par rapport à vous, parce que leur travail est vraiement pénible, vous vous rendez pas compte ». J’ai toujours bon.

                          « Mais non, c’est pas pareil ». Expliquez nous pourquoi ! Nous cotisons plus, plus longtemps, avec une retraite plus faible, l’Etat reconnait que les régimes spéciaux sont compensés par le régime général.

                          Dans la foulée, justifez nous aussi votre niveau de charges sociales. 18% il me semble dans la fonction publique. A titre d’info : dans la banque 22%, dans les services 26%, dans le batiment 32%. Vous n’êtes peut être jamais malade (d’où une cotisation CNAM plus faible).

                          Alors je repose la question : en alignant maintenant le privé sur le public il manque au moins 20 milliards aujourd’hui pour maintenir le déficit de la branche vieillesse, alors à votre avis l’Etat le prendra où cet argent ? Et ne me sortez pas les super profits du Cac 40 qui ne seraient taxables qu’une année (l’année suivante, ce serait la grande évasion).


                        • Tom Tom (---.---.117.34) 25 septembre 2006 10:23

                          Encore un gauchiste à coté de la plaque.

                          Ceci dis pour le triatement des élus il a raison ... que les parasites se bouffent donc entre eux.


                        • (---.---.244.207) 25 septembre 2006 10:28

                          de Passage,

                          Des bananes vous en avez pleins les poches grâce à la République, aussi respectez au moins la main qui vous nourrit.

                          Encore une fois vous n’êtes pas ici dans votre club d’amis, il vous faut REFLECHIR PAR VOUS-MÊME à ce que vous nous dites. faites le et vous verrez, cela vous changera et vous allez adorer.


                        • killy-the-frog (---.---.141.186) 25 septembre 2006 04:33

                          liberte, EGALITE, fraternite


                          • (---.---.229.136) 25 septembre 2006 09:52

                            pas d’egalite pas de fraternité

                            Ma mere va prendre sa retraite cette année apres 44 ans d’activité. Elle a commencé a travailler qu’a 16 ans (oui elle adorait les etudes alors elle a un peu trainé) et n’a pas possibilité de s’arreter avant 60 ans ! C’est juste ca ? Et les pompiers qui reclame le depart anticipé a la retraite, ils meritent vraiment moins qu’un cheminot ? Bonjour la fraternité et l’egalité la dedans.

                            La gauche fait une erreur en eludant les problemes que posent l’inegalité des Francais face a la retraite. Elle menage sa base electoral mais radicalise l’autre bord. Je suis centre gauche mais je voterai Sarkozy pour dire merde a tous ses biens pensants qui defendent bec et ongles leurs soit disant avantages acquis au profit des plus faibles qui ne PEUVENT ni ne VEULENT bloquer la France pour qu’on satifasse leurs moindres desideratas. On va me repondre que Sarkozy est populiste mais lui au moins il a le courage de poser la question. Si c’est etre populiste alors je suis populiste.

                            Qu’on ne me fasse pas croire que la gauche defend les ouvriers et les plus desherites : elle defend les privilegies c’est a dire ceux qui menacent par des greves pour qu’on se plie a leurs revendications.


                            • FredSud37 (---.---.200.203) 25 septembre 2006 17:47

                              Le seul et unique privilège existant aujourd’hui en France, c’est celui qui permet à une poignée d’actionnaires parasites et de patrons incompétents, de licencier pour « convenance boursière » les salariés qui, eux, travaillent pour la faire vivre.


                            • (---.---.252.42) 25 septembre 2006 10:14

                              « ...Que dire à la jeunesse qui entre dans la vie active ? Entre se garantir un revenu décent et rembourser son crédit immobilier, il lui faudra subvenir également aux besoins de ses vieux parents, qui auront besoin de soins coûteux, et aider ses enfants à démarrer tardivement dans la vie professionnelle. Parmi toutes ces contraintes, ils devront épargner tant bien que mal... »

                              pas besoin d’avoir fait Sciences-Po, ni ENA ni HEC pour s’en rendre compte


                              • Tom Tom (---.---.117.34) 25 septembre 2006 10:27

                                Mais non, les jeunes en tant que tel sont stupides et gauchistes, cf les « manifs » « historiques » anti CPE ou les retraité et fonctionnaire soutenaient le mvt des étudiants par « solidarité » et ses derniers n’y voyaient que du feu et se prenaient pour des che guevara. La solidarité des bourreaux envers leur victimes reconnaissantes hi hi hi hi hi ... les francais ! mdr

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