Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > La gauche peut-elle encore gouverner la France ?

La gauche peut-elle encore gouverner la France ?

A présent que la candidate socialiste a été désignée par les militants du PS, on peut raisonnablement se poser la question de sa capacité à réaliser son programme et, surtout, se demander avec quels alliés.

Le problème de l’alternance, telle que nous la vivons depuis vingt-cinq ans, c’est l’impression qu’elle donne aux citoyens que la politique ne change pas réellement d’un gouvernement à l’autre. Finalement, les marges de manœuvre de nos politiques semblent si étroites que tous les gouvernements finissent par se ressembler. Cette perception des choses est cependant dangereuse, parce qu’elle laisse une insatisfaction grandissante s’installer dans le pays, et ouvre la porte à toutes les dérives extrêmes.

La tentation de l’extrême droite d’abord, personnifiée par Le Pen pendant plus de trente ans, avec le succès que l’on sait. Dans son dernier baroud d’honneur, celui-ci engrangera peut-être sa dernière grande victoire électorale, avant de se retirer définitivement sur ses terres. Quelle que soit la personnalité qui lui succédera - vraisemblablement sa fille Marine, pour partie au moins - les idées que celui-ci aura introduites dans le débat politique poursuivront leur parcours dans l’opinion publique pendant de nombreuses années encore. Les thèmes du "ras-le-bol", du "tous pourris" et des solutions à l’emporte-pièce pour satisfaire aux demandes des laissés-pour-compte de la croissance seront largement repris par de nombreux hommes politiques de droite (de Villiers en tête), voire de gauche (Ségolène Royal ?).

L’extrême gauche ensuite, qui a connu son heure de gloire médiatique à l’occasion de la lutte pour le non au projet de constitution européenne, ne parvient pas pour l’instant à mutualiser ses efforts pour présenter un candidat unique qui défende ses idées. Dans certains cas, les vieux combats idéologiques qui perdurent depuis quatre-vingt-dix ans au moins prennent le pas sur toute autre considération et rendent toute alliance impossible. Là aussi, l’ancienne passionaria, Arlette Laguillier, vit certainement son dernier combat majeur avant une retraite définitive. José Bové, Olivier Besancenot, Clémentine Autain et bien d’autres tentent de capter l’héritage d’un parti communiste moribond et exsangue. Marie-Georges Buffet, prête à s’allier au vieux frère ennemi socialiste, devra sa survie au score qu’elle réalisera. Selon ce résultat, le PC disparaîtra peut-être pour laisser la place à une nouvelle organisation de l’extrême gauche. Toutefois, elle peut encore compter sur ses nombreux élus locaux et sur son implantation profonde dans certaines régions. Le mouvement de l’histoire plaiderait pour une liquidation définitive de ces structures anciennes, pour une refondation d’un projet à nouveau révolutionnaire. Les solutions que présente ce camp sont largement diffusées par les médias, grâce aux combats acharnés des altermondialistes de tout poil. Leur espoir, et les promesses électorales qui en découlent, est de parvenir à mettre en place un Lula ou un Chavez français, qui romprait avec cinquante années de politique socialo-libérale. Même si le risque de dérapage vers un système totalitaire, de type chinois ou soviétique, semble éloigné, on peut se demander dans quelles conditions et sous quelle forme un gouvernement de ce type pourrait bien se former et diriger le pays, compte tenu des engagements internationaux et de la place de la France sur l’échiquier mondial.

Et c’est ici que se pose le grand problème de la candidate socialiste. Pourra-t-elle renouer des alliances solides avec ses partenaires extrêmes, dont les Verts ? L’union de la gauche, puis la gauche plurielle, ont laissé des cicatrices qui tardent à se refermer. Dans un système politique tel que le nôtre, au scrutin majoritaire favorisant les grandes formations politiques, le poids électoral du PS pèsera lourdement sur les décisions des uns et des autres. Si nous étions dans un système proportionnel, il y a bien longtemps que le parti aurait explosé en différents mouvements. La tendance le plus à gauche, incarnée par Emmanuelli et des élus plus radicaux comme Mélenchon, peine à cohabiter avec les réformateurs sociaux-démocrates, dont Rocard, et héritiers de Mendès France. Qu’y a-t-il de commun entre tous ces héritiers du mitterrandisme des années 1980, sinon le désir de se partager le gâteau électoral ? Fabius a oublié son célèbre : "Lui, c’est lui, et moi, c’est moi". Jospin a connu son heure de gloire et ne paraît pas en mesure d’incarner un nouveau rassemblement des forces de gauche. Hollande, trop habile pour prendre le risque de se brûler, gère le parti comme un bon père de famille, sans imagination ni projet. Montebourg a grillé toutes ses cartouches les unes après les autres, jusqu’à sa soumission à Ségolène Royal.

La candidate socialiste, à n’en pas douter, se reposera sur le programme électoral du parti, mais celui-ci, né d’un compromis ardu entre les trois grandes tendances du parti, est bien terne et limité à des vœux raisonnables, sans commune mesure avec les attentes des Français. Pour proposer de nouvelles solutions, il faudrait qu’elle engage le pays dans une réelle rupture avec les institutions et les structures actuelles. Les promesses de "démocratie participative" risquent de désespérer encore un peu plus notre pays. Face aux réalités du pouvoir, il est à peu près certain que Ségolène Royal serait obligée de centrer son action et de mener la politique proposée par Strauss-Kahn (avec Strauss-Kahn ?). Elle qui incarne, pour l’instant, par la grâce des sondages, cette demande de réforme et de rupture, semble bien incapable de réunir la gauche au premier tour. Pour peu que l’extrême-gauche et les Verts parviennent à une candidature unique, ils pourraient réunir près de 20% des voix, soit plus que Jospin en 2002. N’oublions pas que, lui aussi, il était le favori des sondages jusqu’aux tout derniers jours de la campagne.

Le système est moribond et ne génère plus que de la douleur. Comme tout système, il s’est progressivement sclérosé et n’est plus qu’une machine à fabriquer des décrets ou des lois, loin des réalités sociales du pays. Plus personne ne doute de la capacité des socialistes à administrer le pays. Mais ce que le pays attend d’eux, c’est de le diriger vers un réel changement. Dans notre goût pour la royauté et notre admiration pour les hommes providentiels, nous attendons notre nouveau messie, qui nous délivrera de nous-mêmes. Cet homme, ou cette femme, providentiel(le) qui donnera un nouvel élan au pays, en rétablissant la justice sociale, en prenant aux riches pour donner aux pauvres, en protégeant tous nos acquis, sans nous demander aucun effort... Vaste utopie collective.

Pourtant, les prochains gouvernements pourraient bien bénéficier de conditions économiques largement favorables, ouvrant la porte à de réelles mutations sociales. Le passage à la retraite de toute la population des baby-boomers, créant la nouvelle génération des papy-boomers, laissera le champ libre aux plus jeunes, réduisant automatiquement le chômage à néant. Progressivement, le plein-emploi succédera à la longue crise que nous avons vécue depuis trente ans. Bien entendu, la question du financement des retraites se posera, mais si la croissance se maintient grâce à la consommation, on trouvera certainement des mécanismes permettant de financer indirectement cette charge nouvelle. On peut également supposer que les mentalités évolueront et qu’un certain nombre de retraités reprendront un travail, cotisant à nouveau au système social. La tendance généralisée à l’automatisation et l’orientation de notre industrie vers des secteurs de pointe, difficilement délocalisables, génèreront de nouveaux revenus, taxables sous forme de CSG par exemple. Alors que certains veulent réindustrialiser la France, l’objectif des socialistes devrait, au contraire, revenir à ce principe fondamental du parti, et du marxisme en général, qui est de libérer le prolétaire de la contrainte de travail. La réduction constante du temps de travail s’est accompagnée d’une productivité toujours plus grande de chaque ouvrier. Dans les vingt prochaines années, les mutations technologiques devraient permettre de libérer encore plus les travailleurs, et aux activités économiques de se tourner davantage vers les services.

Dans ce contexte, tous les éléments devraient être réunis pour permettre à un gouvernement de gauche d’enfin réaliser quelques-uns de ses projets. La période de transition risque cependant d’être rude, surtout si les compromis politiques ne parviennent pas à dégager des majorités stables. On voit bien, dans la gestion de la ville de Paris par exemple, toutes les difficultés que rencontre le Parti socialiste pour concilier les demandes extrémistes de son aile verte avec les réalités économiques et sociales. Comment pourrait-il, dans ces conditions, diriger le pays en étant allié avec un parti d’extrême gauche ? Seul le Parti communiste, amer mais réaliste, semble prêt au compromis. Pour l’instant, une seule voie n’a jamais été tentée. Elle a été suggérée et initiée par François Bayrou cet été. Ce serait une alliance des sociaux-démocrates avec les sociaux-chrétiens de l’UDF. Loin de la ligne ultralibérable de certains membres de l’entourage de Sarkozy, la droite peut aussi se recomposer en force de proposition autour du projet de Bayrou. Tout dépendra de la dynamique de l’élection présidentielle, et surtout des élections législatives qui suivront. Entre-temps, il faudra que la candidate socialiste réfléchisse longuement aux propositions qu’elle soumettra aux Français, et aux alliances qu’elle devra consentir pour parvenir au pouvoir.


Moyenne des avis sur cet article :  4.35/5   (178 votes)




Réagissez à l'article

39 réactions à cet article    


  • cdg (---.---.24.9) 23 novembre 2006 12:35

    « Progressivement, le plein emploi succédera à la longue crise que nous avons vécue depuis trente ans. Bien entendu, la question du financement des retraites se posera, mais si la croissance se maintient grâce à la consommation, on trouvera certainement des mécanismes permettant de financer indirectement cette charge nouvelle »

    Encore un qui n a pas compris qu on a change d epoque ! On est au XXI sciecle !!! La concurrence de la chine (industrie) et de l inde (high tech) vous en faites quoi ??? Plus de retraites oui. Mais autant de chomeurs car moins d activite en France (produit pas concurentiel). Quand aux services locaux, l appauvrissement de la population qui travaille et qui est mise en concurrence avec d autres qui n ont pas a payer toutes les charges qu on a, fera que seul une minorite pourra se les payer ...

    A titre d info, les services non delocalisable c est ce que Borloo appelle les services a la personne. Mal paye car temps partiel et demande peu solvable. C ets une vieille lune de tous nos ministres pour faire baisser le chomage et curieusement ca n a jamais marche (peu etre parce que ca ne peu pas marcher smiley )

    Il est temps de redescendre sur Terre et d arreter de penser jsute taxe supplementaire (ici CSG). C est errible de lire qu une politique « de gauche » se reduit a augmenter les impots (et donc a jeter de l argent sur les problemes sans les resoudre)


    • simbad (---.---.198.18) 23 novembre 2006 15:06

      Un raison de plus que auqun parti de droite ou de gaughe ne pourra faire quelque chose lui tout seul . Les temps ont changé. Il est temps de nous adapter a la situation mondiale. Mais personne n’a pas le courage de dire ça au peuple. Et c’est urgent. Il faut appeler le peuple au sacrifice. TOUT le peuple. On doit elire comme president une personne visionaire avec un curage hors norme qui ne pense un moment a sois ou a ses amis. Une personne capable a convaincre les faibles comme les forts les pauvres comme les riches de les rassembler et de le demander des sacrifices a leur hauteur. Une personne qui peut reunir tous les dirigeant de ce monde pour empecher le developement de l’escavagism modern comme en Chine et les autres pays a base main d’oeuvre. A cause de ça il y a de delocalisation chez nous parce que la concurence est fausée. Les Nation Unis et OMC doivent surveiller ces pratiques et lutter pour les erradiquer. Quand l’ouvrier chinois va avoir un salaire decent un temps du travail humaine, et les actionaires seront moins gourmands quand l’economie mondiale va etre dirigé par des lois justes alors hummanité va prosperer l’emigration va diminuer ou ne va pas etre une problemme. Pour ça on a besoin d’un president qui n’a pas froid aux yeux, pas un qui atend a erte diriger au bon vouloir de opinions multiples et divergentes de citoyens ou un autre qui croit que seulenent le libre marche est adapté a ammener le bonheur sur terre.


    • Sam (---.---.97.173) 23 novembre 2006 23:21

      Simbad

      Quand les soldats seront troubadours, nous seront morts, mon frère.


    • werbrowsky (---.---.61.10) 24 novembre 2006 05:09

      Je ne pense pas être un rêveur du tout. Une analyse sérieuse de l’économie d’un pays amène la constatation suivante : plus de 80% des dépenses internes ne sont pas soumises à la concurrence internationale. Il n’y a donc aucune raison pour envisager de les délocaliser ou de réduire les salaires des personnes travaillant dans ces secteurs.

      Les autres secteurs d’activité en lutte sur le marché mondial ne peuvent survivre qu’en apportant une plus-value technologique supérieure difficilement égalable par les sous-traitants. En un mot : faisons proliférer les cerveaux au lieu des bras. Personnellement, en tant que socialiste, je souhaite que le travail mécanique et automatisé, ainsi que les revenus financiers, soient taxés socialement au même niveau que les revenus du travail. C’est la seule solution pour financer nos retraites. Et certainement pas en constituant des fonds de pension « à la française », comme le suggère la droite, qui financiariseront un peu plus notre société.

      Je vous suggère d’effectuer un petit calcul : quel est le capital dont vous devriez disposer pour ne vivre que des intérêts de celui-ci ? Par exemple : je gagne le SMIC, soit 1.250 € bruts par mois, soit 15.000 €. En admettant que mon capital me rapporte 5% nets d’inflation (en euros constants), il me faut 300.000 € d’économie, soit vingt années de travail ! Pour peu que les taux d’intérêts baissent (ce qui est encore le cas à présent), cette somme peut représenter jusqu’à trente ou quarante années de travail.

      On voit bien que la capitalisation ne répond pas à nos besoins. Les fonds de pension exigent 15% de rendement, ce qui ne peut être réalisé qu’en délocalisant. C’est ce contre quoi je lutte.

      Salutations socialistes  ;)


    • parkway (---.---.18.161) 24 novembre 2006 10:50

      vertbrowski

      je ne sais pas comment vous calculez !

      je suis ,moi, smicard de l’EN, je ne touche pas 1250€ brut mais 1050 euros nets.

      De plus il m’est impossible de placer quoique ce soit, j’aurai beau travailler pendant 200ans, mon capital placé sera de 200 X O € = o€

      je vois bien là les calculs des socialistes, nuls comme d’habitude...


    • werbrowsky (---.---.61.10) 28 novembre 2006 09:57

      Je suis désolé que vous ne soyez pas suffisamment conscient des réalités économiques. Je ne dis pas que chacun doit épargner la moitié de son salaire ! Je dis précisément le contraire. La retraite par capitalisation est impossible pour tous les revenus salariés. Seul un système de retraite par répartition, c’est-à-dire basée sur les revenus, non seulement du travail, mais aussi sur celui du capital et des revenus financiers, peut fonctionner dans les décennies prochaines.

      J’espère avoir clarifié la question.


    • seb (---.---.12.18) 23 novembre 2006 12:39

      On en revient toujours au même !!! Pourquoi voter quand on sait que ce sera une nouvelle fois et pour notre plus grand malheur encore, un pouvoir au main de l’UMPS.

      La politique à la mairie de Paris se construit à base de compromis. Et pour l’instant, ca fonctionne pas trop mal !!!

      Mais bon sang, A QUAND un vrai gouvernement avec de vrais gens compétents aux postes clés ???

      JAMAIS


      • werbrowsky (---.---.61.10) 24 novembre 2006 05:12

        Camarade socialiste, un peu de courage et remuons-nous ! Notre avenir est entre nos mains. Je pense que le parti socialiste tel que nous le connaissons depuis trente ans a vécu. Il est temps de refonder un nouveau parti, sur des bases réalistes et constructives. J’appelle tous les socialistes à oeuvrer dans ce sens.

        salutations socialistes ;)


      • olivier cabanel (---.---.31.113) 23 novembre 2006 15:29

        il y a quatre conditions a réunir pour sauver la démocratie en France quatre conditions radicales, peut etre utopiques, mais on traitait aussi Galilée d’utopiste lorsqu’il affirmait que la terre était ronde, et les utopies d’aujourd’hui deviennent les réalités de demain. 1) le vote est obligatoire. 2) les votes blancs sont pris en compte : cela signifie que s’ils sont majoritaires sur tous les autres, les candidats en lice ne peuvent plus se représenter. 3) un juge pourra destituer un élu si les promesses (datées) ne sont pas tenus dans les délais 4) un élu, quelque soit son niveau de responsabilité n’aura qu’un smig, plus les frais de fonctionnement. olivier cabanel


        • werbrowsky (---.---.61.10) 24 novembre 2006 05:26

          Sans vouloir contraindre les utopies à rentrer dans le rang, je me permets de commenter vos remarques :

          >>1) le vote est obligatoire.

          Tout à fait d’accord.

          >>>2) les votes blancs sont pris en compte : cela signifie que s’ils sont majoritaires sur tous les autres, les candidats en lice ne peuvent plus se représenter.

          Sans aller jusqu’à rendre les candidats inaptes à se présenter, ceci peut provoquer un nouveau vote. Je pense que, naturellement, les candidats retoqués par un vote blanc massif hésiteraient sérieusement à se représenter.

          >>>3) un juge pourra destituer un élu si les promesses (datées) ne sont pas tenus dans les délais

          Je crois que cette proposition est totalement irréaliste. La démocratie telle que nous la connaissons fonctionne par délégation du pouvoir. Par contre, les citoyens peuvent participer aux décisions en faisant pression sur leurs élus. On peut imaginer un système « d’empêchement » qui révoquerait un élu sur base d’une initiative citoyenne. Cette démarche pouvant être initiée par tout groupe réunissant un minimum de 10 ou 15% du corps électoral... A étudier de plus près.

          >>>4) un élu, quelque soit son niveau de responsabilité n’aura qu’un smig, plus les frais de fonctionnement.

          Réduire les revenus des élus à celui du SMIG celà revient à exclure de la députation toutes les personnes issues de la société civile. Tout le monde est-il prêt à perdre son emploi pour quatre ou cinq années de mandat, sans aucune garantie de retour à la vie civile ? C’est bien pour ça que les élus s’accrochent à leur pouvoir. Par contre, non à la double rémunération en tant que fonctionnaire !

          J’ajoute une proposition très réaliste et très simple : Pourquoi n’oblige-t-on pas les élus à résider réellement dans leur lieu d’élection (Jack Lang à Dunkerque, Strauss-Kahn à Sarcelles, Ségolène Royal en Poitou-Charente...) depuis au moins trois ou quatre ans AVANT leur candidature ? Ils prétendent connaître leur terrain, non ?

          salutations socialistes ;)


        • parkway (---.---.18.161) 23 novembre 2006 16:48

          ah ! merde !

          LE P.S C’EST PAS LA GAUCHE !!!!

          Vous êtes bouché ?

          La gauche ne veut pas du T.C.E. !!!!!!!

          ON NE PEUT PAS ETRE DE GAUCHE ET ACCEPTER LE T.C.E DE GICARD.

          C EST PAS POSSIBLE !!!!!


          • LE CHAT (---.---.75.49) 23 novembre 2006 16:59

            exactement parkway , le PS c’est un clone de l’UMP

            C’est ce que les electeurs ont signifié au frisé de l’ile de ré qui n’a pas encore compris pourquoi il a été viré


          • adrien (---.---.140.93) 28 novembre 2006 20:58

            Désolé de te décevoir mais on peut tout à fait être de gauche et au PS.

            Etre au PS c’est penser que nous ne sommes pas obligé de tout casser pour avoir un monde meilleur.

            Etre de gauche c’est penser que la solidarité doit être au dessus de l’individualisme.

            Je crois aux deux...


          • adrien (---.---.140.93) 28 novembre 2006 21:13

          • (---.---.99.52) 23 novembre 2006 23:39

            • (---.---.3.30) 24 novembre 2006 09:43

              Oui elle le peut !

              La réussite n’est certe pas garantie, mais après le fiasco des années Chirac et l’incapacité chronique de l’UMP à gouverner correctement ce pays ( Sarkozy compris ), cela ne peut pas être pire !

              Reste la tentation FN, illusion ou réalité ? Les Français trancherons.


              • sweetsmoke (---.---.241.2) 24 novembre 2006 11:06

                La gauche cumule plus d’années noires au gouvernement que la droite. En plus elle s’est payée le luxe de fabriquer le pen.


                • werbrowsky (---.---.61.10) 28 novembre 2006 10:03

                  Le Pen n’est pas une création de la gauche. La tendance d’extrême-droite existe dans ce pays depuis des temps immémoriaux, et l’antisémitisme par-dessus tout. Je vous rappelle que l’adoption de la proportionnelle faisait partie des revendications de la gauche depuis des années, avant 1981. L’extrême-gauche et les verts continuent d’ailleurs de la réclamer pour obtenir une meilleure représentation au parlement. C’est en appliquant cette promesse de campagne que le gouvernement s’est retrouvé avec une vague « brune » aux premières législatives à la proportionnelle après l’élection de 1981.

                  Il est important de ne pas oublier les erreurs passées pour éviter de les commettre à nouveau.


                • maxim maxim 24 novembre 2006 12:01

                  on va voter.....ça va etre encore comme si on avait acheté ne boite de conserve d’éléphant,qu’en l’ouvrant on s’aperçoit qu’elle est vide, et qu’on s’indigne "M.... ! je suis tombé sur le TROU DU C..


                  • yvan (---.---.148.16) 24 novembre 2006 19:22

                    Je partage l’avis de l’auteur sur la fatigue du systeme et la sclérose qui s’en suit. Il est bon de noter malgré tout un certain optimisme pour l’avenir, de sa part ... Mais d’un tel constat il convient de tirer les conséquences ; un seul candidat propose aujourd’huit une refonte radicale dudit systeme, incluant notamment l’introduction d’une part de proportionnelle aux élections. Si l’on pouvait envisager une alliance entre les gauches socialiste et centriste à l’actif des propositions révolutionaires du président de l’UDF, dont tout ceux qui le connaissent ne peuvent douter de sa sincerité, nulle doute que le pays accederait à une solution d’Espoir... Voir www.enjeux-2007.org


                    • werbrowsky (---.---.61.10) 28 novembre 2006 10:05

                      Merci d’approuver mes vues. Pour le moment, et en l’absence d’une candidature socialiste réellement de gauche, je crains que l’échec soit inévitable. Une alliance au centre serait possible, à condition que le PS explose en vol, ce qui m’étonnerait, vu les avantages financiers qu’il retire de sa position unitaire !


                    • tal 24 novembre 2006 22:29

                      @ l’auteur

                      Eternelle question , n’est-ce pas ? smiley smiley

                      ...qui aura bientôt une réponse smiley smiley smiley

                      tal.


                      • yupi (---.---.135.44) 24 novembre 2006 22:46

                        Question : les politiques ont-ils encore du pouvoir ? Coment les français pourraient-ils croire de nouveau dans la politique ?

                        En effet,dans tous les débats, il est fait abstraction d’une mention essentielle, me semble t’il ?

                        Je n’ai entendu personne évoquer ce sujet tabou connu de tous et qui est tu par tout prétendant à une responsabilité politique.

                        Si quelqu’un veut en discuter avec moi, je suis disponible


                        • Julienne (---.---.42.199) 25 novembre 2006 02:03

                          C’est la grande question..... Cet article est intéressant.Votre analyse est juste,bien réfléchie et lucide. Bien sur,« les héritiers du mitterandisme » n’ont que le désir de PARTAGER LE GATEAU ELECTORAL.Ils ne s’occupent pas des attentes des Français(chomage précarité,délocalisations explosions des impots locaux,baisse du pouvoir d’achat, paupérisation du peuple,dette publique:1200 milliards d’Euros etc..)La tache du futur Président sera rude:qu’il dise la vérité au peuple .Que le peuple accepte les sacrifices pour des réformes douloureuses, mais nécessaires.,en respectant la justice sociale(d’habitude, c’étaient toujours les mémes:les classes défavorisée et moyennes qui payaient !) Oui,Ségolène Royal a été désignée par les militants socialistes,par la grace des sondages,par calcul,pour gagner l’élection Ptésidentielle. Ah !!c’est le POUVOIR qui compte,SR s’enfiche pas mal du sort des Français.Elle cherche à les séduire par tous les moyens(sa féminité,son look,ses sourires..que la FORME.. !!) N’ayant aucun projet précis,AUCUNE VISION,SR est DANGEREUSE pour la FRANCE. La désignation de SR signe l’acte de décès du PS. Oui,vous avez parfaitement raison :« le PS,le sysième sclérosé est moribond et ne génère plus que de douleur ». Au Printemps 2007,le phénomène médiatique Ségolène Royal retombera comme un soufflé(la Bulle Médiatique s’éclatera) Espérons le,pour la FRANCE...


                          • werbrowsky (---.---.61.10) 28 novembre 2006 10:15

                            Merci d’approuver mon analyse. Je crois comme vous que Ségolène Royal n’apporte aucune solution parce que sa démarche paraît essentiellement calculée et politicienne, malgré son discours.

                            Une chose importante m’est apparue ces derniers jours en discutant sur différents forums et avec des militants socialistes : si on avait appliqué la méthode Ségolène (« Dites-moi ce que vous pensez et je ferai ce que vous voudrez »), la France se serait automatiquement mise du côté des Allemands en 1940 (ce qu’elle a fait d’ailleurs !), on aurait gardé l’Algérie Française, au prix d’un bain de sang, derrière l’OAS, on serait sorti de l’union européenne depuis longtemps, on mettrait tous les étrangers dehors, et on finirait par appliquer une politique d’extrême droite, puisque c’est celle-ci qui s’exprime le plus souvent en sourdine dans les sondages d’opinion.

                            Si on demande aux Français ce qu’ils veulent les pires dérives sont possibles. Dès qu’on touche aux questions de sécurité et d’emploi, les réflexes poujadistes ne sont pas loin. Et qui était le plus jeune élu poujadiste en 1956, sinon Jean-Marie Le Pen ?


                          • Lesaint (---.---.221.170) 26 novembre 2006 22:43

                            Ségolène est à l’image de la sous culturation française. Décadente.... Ses proposition ? Néant.... Un discours creue et nombriliste.... Des mots que des mots... On attend d’un politique qu’il nous dise : Le smic ? : Je l’éleverais à tant ! La turquie : d’accord ou pas d’accord ! Les impots sur les sociétés : tel réduction ! L’environnement : je prendrais telle mesure ! Au lieu de cela voici son discours :

                            Un nouvel espoir s’est levé à gauche, qui ne demande qu’à grandir, jusqu’à la victoire en 2007." Ca fait 25 ans que l’on espère et que l’on ne voit rien venir !!!!!

                            « Ce que je veux déclencher dans cette campagne, c’est un sursaut collectif, un élan à la dimension de l’espoir qui se lève. Transformer l’espoir en dépassement, en donnant du bonheur et parfois même de la ferveur. » >Bonjours la broderie. On attend toujours....... Faute de véritables propositions parce qu’elle est incompétente elle essaye de gagner du temps....

                            « J’ai besoin de tout le monde, de tous les talents, de tous les socialistes, et cette victoire est la victoire de tous les socialistes. » Il fallait s’en douter ! Elle aura besoin de tous les talents qu’elle n’a pas pour s’assurer une stature de potiche en tant que 1er personnage de l’état (son sourire figé est cependant pas mal pour les magazine people). On lui dira ce qu’il faut faire comme à une marionnette.... LOL.

                            Reprenant de nombreuses expressions utilisées dans ses discours depuis sa victoire à la primaire, elle a affirme que « nous gravirons la montagne jusqu’à la victoire » et souhaité « rassembler une majorité de Français dans un même désir d’avenir » . Elle a exprimé le souhait de nouer avec les Français au cours de la campagne « le pacte social qui nous permette d’aller de l’avant dans une nation rassemblée et fière d’elle-même ». Elle a affirmé qu’en matière sociale il y avait « beaucoup à corriger dans nos systèmes de solidarités (...) mais pour les renforcer ». Du lustrage de rampe d’escalier. LOL

                            « Je voudrais dire ici, devant la presse internationale qui regarde avec beaucoup d’attention ce qui se passe en France, à tous les militants socialistes mon admiration » parce qu’ « en choisissant une femme pour mener le combat des idées et incarner l’espérance vous avez, plus de deux siècles après Olympe de Gouges (NDLR : féministe à l’époque de la Révolution française) accompli un véritable geste révolutionnaire » ." Mégalomaniaque y ’a pas mieux... Olympe de gouges : LOL. Qui connait ce personnage dans les quartiers ? La presse internationale ?....... Et la presse régionale ?


                            • robin (---.---.42.125) 27 novembre 2006 14:52

                              Malgré le déchainement de conneries que l’on peut entendre ci et là sur Ségo,elle sera élue haut la main et tant mieux,n’en déplaise aux machos crétins ,elle represente l’espoir et la classe par rapport à la droite et l’extrème droite ,il ne faudrait pas prendre les gens pour des imbéciles,Sarko et Lepen n’ont jamais défendu le peuple que je sache..........il faudrait réfléchir un peu avant de dire n’importe quoi sur ce site,la droite roule pour les multinationnales et le néo-ultralibéralisme,alors le peuple vous savez.........quand on peut le berner,c’est facile avec tous les médias dans la poche de Sarko + les sommes colossales offert à ce dernier par ces mémes multinationnales...mais surtout réflechissez bien ........lol après il sera trop tard........RÉVEILLONS NOUS !!!!!!! LIBERTÉ,ÉGALITÉ,FRATERNITÉ..........LOL smiley


                            • (---.---.228.76) 28 novembre 2006 10:20

                              « n’en déplaise aux machos crétins »

                              Toujours la même rengaine de victimisation sexiste.

                              Si vous étiez un peu moins aveuglé par votre idolatrie, vous verriez que cette femme est bien sectaire,suceptible et autoritaire.


                            • werbrowsky (---.---.61.10) 28 novembre 2006 10:25

                              Désolé de vous contredire. Ce n’est pas un réflexe machiste retrograde que d’analyser la vacuité d’un discours politique.

                              J’aurais aimé que le Parti élise quelqu’un de compétent, malheureusement, Ségolène Royal a été choisie grâce à une méthode de pure démagogie, parfaitement maîtrisée. En tant que vieux militant, je me souviens de soirées électorales où elle est apparue avec le discours le plus pénible et le plus stupide que j’aie pu entendre.

                              J’accorde à son crédit qu’elle peut parfois exprimer avec passion des convictions de gauche. Par contre, ceci ne suffit pas pour que je lui accorde ma confiance pour exercer les fonctions les plus hautes de l’état.

                              Vous souvenez-vous de cette anecdote, lorsqu’elle faisait la campagne électorale de Bachelet au Chili : elle voyage par hasard dans le même avion que le candidat adverse. Celui-ci vient vers elle pour lui serrer la main, courtoisement. Elle refuse la main tendue avec vigueur, en le toisant, parce que c’est « l’ennemi ». Et si cet homme était devenu le Président du Chili ? Imaginons une Ségolène présidente de la France qui refuserait toute relation diplomatique avec un des plus grands pays d’Amérique du Sud ? Et que fera-t-elle avec les dictateurs chinois, africains, ou de tout autre bord quand elle sera au pouvoir ? Comment réagira-t-elle face aux difficultés ? Ce n’est pas le fait qu’elle soit une femme qui me fait douter de ses capacités. J’aurais approuvé sans réserve une candidature Aubry ou Guigou. Je n’ai rien à redire à la candidature de Voynet, ou celle de MG Buffet. Elles ont toutes prouvé par le passé leur capacité à prendre des décisions, populaires ou non, et il ne me semble pas qu’elles jouent de leur féminité pour parvenir au pouvoir.

                              Loin de là, je pense que Ségolène Royal a manipulé l’appareil du parti en jouant la carte des sondages et d’un positionnement médiatique impeccable. Rien de plus, rien de moins.


                            • armand (---.---.11.173) 28 novembre 2006 10:19

                              Si on n’a jamais entendu paler d’Olympe de Gouges, alors on devrait retourner sur les bancs de l’école, ou bien l’école ne fait pas son travail, ou bien on est un cancre... Pourquoi un candidat à la présidence doit-il (ou elle) être inculte, Pour plaire aux « quartiers » ? Plus généralement, je m’inquiète de l’absence de précisions dans le « programme » de Sé&golène Royal concernant la largeur de manoeuvre qu’elle compte revendiquer pour le gouvernement face à l’Europe, les délocalisations, la politique étrangère. Si c’est tout simplement pour faire de la gouvernance dans une sous-préfecture de l’Euroland, alors elle ou les autres, quel intérêt ?


                              • werbrowsky (---.---.61.10) 28 novembre 2006 10:29

                                Précisément, c’est l’enjeu majeur de l’élection présidentielle que d’affirmer une politique européenne forte, pour reprendre la main après cinq années de catastrophes accumulées.

                                La France a un poids important sur ce continent, et doit faire valoir ses choix face à ses partenaires. Je crois rêver quand j’entends Ségolène nous dire « on verra ce que les Français diront »... A ce rythme-là, autant abandonner tout de suite l’euro, revenir aux frontières nationales et imposer des droits de douane pour l’importation du vin espagnol... Un beau retour en arrière et une faillite économique garantie.


                              • (---.---.228.76) 28 novembre 2006 10:32

                                La gauche peut-elle encore gouverner la France ?

                                C’est trés simple, faites le pour et le contre de ce que les socialistes ont fait depuis 25 ans.

                                vous risquez de déchanter, le constat est accablant.

                                Mon coeur est de gauche, l’idélogie socialiste est humaniste et utopique mais se devoye lorsqu’elle est aux manettes.

                                Le rôle des socialistes était d’être un contre pouvoir puissant face aux dérives droitières. Elus, ils ont fait pire.

                                Les socialistes n’ont plus de raison d’exister au vu de leurs pratiques politiques gouvernementales depuis 25 ans.

                                Il se sont vraiement foutus de gueule du peuple, et ça continue.

                                Le socialisme à la française, c’est vraiment l’aventure....


                                • tal 28 novembre 2006 15:25

                                  warum nicht ?!!! smiley


                                  • tal 28 novembre 2006 15:29

                                    La gauche peut-elle encore gouverner la France ?

                                    Porque no ??!!! smiley


                                  • tal 28 novembre 2006 15:30

                                    La gauche peut-elle encore gouverner la France ?

                                    Why not ??!!! smiley


                                  • tal 28 novembre 2006 15:33

                                    La gauche peut-elle encore gouverner la France ?

                                    Pourquoi pas ??!!! smiley


                                  • arnaud (---.---.197.20) 28 novembre 2006 16:05

                                    Pour que la gauche gouverne, il faut déjà qu’elle gagne l’élection présidentielle de manière à désigner un gouvernement de gauche !

                                    peut-être à la faveur d’une mauvaise (1) idée marketing d’une candidate - sans vouloir être machiste, l’histoire nous le dira - , les socialistes ont choisi SR à l’issue de « débats » de primaires où elle a pu montrer ses faiblesses et ses limites. (1) n’oublions pas qu’au moment de la proposition de la mixité de l’assemblée, des femmes politiques (veil et pompidou, si je me souviens bien) revendiquaient que la politique était avant tout dictée par l’idée et non la représentativité.

                                    Et « avoir montrer limites et faiblesses » si vite est bien le problème. Combien aujourd’hui se posent ces questions :

                                    SR est-elle capable de remplir les fonctions d’un chef d’état (représentation à l’ONU, super « commercial » à l’international, influence politique...) sans en connaitre la moindre ficelle ! SR est-elle capable de soutenir une campagne jusqu’au bout sans égratigner le vernis qui la fait briller en ce moment ! SR est-elle capable de tenir un débat âpre de second tour avec des « durs à cuire » tels que villepin ou chirac ?

                                    A toutes ces questions, je pense que non et que seul DSK pouvait tenir la position... et ne croyez surtout pas que je sois de droite : en dehors de la politique menée (on peut être d’accord ou non), c’est l’opacité des décisions prises qui m’agace au plus haut point.

                                    La gauche a déjà commis, je pense, plusieurs erreurs dans cette campagne (la rétrospective de la campagne 2002 d’hier soir nous laisse penser que le schéma 2007 risque de se reproduire ! avec un LePen qui se plaignait déjà de ses signatures pour un effet média d’apitoiement).

                                    Choisir une personnalité médiatisée (à coup de voici, vsd et compagnie... c’est la tentative de surfer sur la m^me vague que sarko avec des effets d’annonce racoleurs mais sans suite, il est en train de se noyer , elle risque de le suivre) Ne pas réunir toutes les forces de gauche (risque de dilution des votes) Et partir de beaucoup trop loin (un peu comme Jospin en 2002)

                                    Ma conviction pour 2007, comme Chirac sent bien qu’un duel SR/Sarko serait défavorable à la droite (sarko fait peur) , Chirac a 2 plans : A- dégager villepin ou mam des casseroles de l’affaire clearstream (tiens, une demande d’annulation de procédure est en cours) pour s’opposer en 1ere ligne au sarko et mettre Villepin sur orbite (ça ne peut pas être mam l’élue, la droite est trop conservatrice pour ça et villepin a l’expérience de la politique extérieure et des ficelles de l’elysée) comme ça, si chirac a envie d’un 3eme mandat, villepin lui laissera sa place avant le 1er tour. B- s’il n’arrive pas à déboulonner sarko, se déclarer candidat en mars 2007 quand tt le monde sera bien dispersé et essoufflé. il se présentera alors comme le messie. le risque de dilution des voies de droite s’il y a chirac+sarko au 1er tour est faible car chirac est le patron historique de l’UMP.

                                    et m^me si SR est au 2d tour (ce que je souhaite, le retour d’un extrême droite serait catastrophique mais bon les politiques se fichent des erreurs du passé, seul le pouvoir compte) , une confrontation SR/chirac ou m^me SR/villepin lui serait défavorable.

                                    A mon sens, la gauche a déjà commis l’erreur fatale. J’en suis désolé pour ses sympathisants. arnaud


                                    • Comenius (---.---.204.217) 29 novembre 2006 00:01

                                      Quelques informations pour faire ensuite de bonnes analyses.

                                      http://travail-chomage.site.voila.fr/emploi/duree_travail.htm

                                      Pour une durée légale du travail de 35 heures par semaine en France, la durée effective moyenne est de 39 heures pour les emplois à temps plein et de 36,3 heures pour l’ensemble des emplois (temps plein + temps partiel). Par comparaison, ces durées sont inférieures en Grande-Bretagne : 37,2 heures pour les emplois à temps complet et 31,7 heures pour l’ensemble des emplois. Elles sont aussi inférieures aux Etats-Unis et dans plusieurs pays en Europe.
                                      — 

                                      http://travail-chomage.site.voila.fr/produc/gain_productiv.htm

                                      En France, la productivité du travail a augmenté de 17,22 % en sept ans, pour l’ensemble de l’activité nationale. Sans rien changer à la production de richesses du pays, le nombre d’emplois aurait pu être augmenté de 17,22 % en réduisant de 14,69 % la durée réelle du travail. En moyenne, avec des transferts d’emplois entre secteurs d’activité, le nombre d’emplois aurait augmenté de 4 284 500. Le chômage réel aurait beaucoup baissé.
                                      — 

                                      http://travail-chomage.site.voila.fr/danois/dk_merite.htm

                                      En 2004, le Danemark a plus de préretraités (187 200) que la France (139 700) pour une population active dix fois plus faible. Avec les autres mesures de marché du travail, le nombre réel de chômeurs est 2,52 fois le nombre officiel. Le taux de chômage réel devient 14,65 % au lieu d’un taux officiel de 6,38 %. La tromperie est dévoilée. Avec une évolution de sa population active identique à celle du Danemark depuis quinze ans, non seulement la France n’aurait plus aucun chômeur officiel, mais le chômage réel serait résorbé pour l’essentiel. Et cela sans introduire une plus grande flexibilité des contrats de travail.
                                      — 

                                      http://travail-chomage.site.voila.fr/popu/popu_activ2050.htm

                                      La population active ne va pas diminuer au cours des prochaines années. On a trop souvent entendu que cette diminution à partir de 2006 (en réalité très faible dans les prévisions antérieures) serait une solution au chômage (bien illusoire en fait). La population active va encore augmenter, avec cependant un rythme plus faible (120.000, puis 60.000 par an au lieu de 150.000 au cours des dernières années.)


                                      • werbrowsky (---.---.61.10) 30 novembre 2006 09:49

                                        Merci pour ces chiffres intéressants. Malgré tout, toutes les prévisions ne valent que pour ce qu’elles sont, c’est-à-dire des hypothèses. Personne n’avait prévu, il y a vingt ans, que l’industrie informatique prendrait une telle place, ni l’invention d’Internet smiley

                                        Toutefois, il est vrai que la plupart des pays occidentaux déguisent leurs chiffres du chômage par diverses mesures :
                                        - radiation d’office (Grande-Bretagne)
                                        - maladie mentale (Hollande)
                                        - pré-retraite (Danemark et autres) etc.

                                        Il serait urgent de comparer les taux réels d’emploi et d’activité pour envisager des solutions rationnelles à moyen terme.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès