Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > La gauche rêve d’un droit à l’opposition opposable

La gauche rêve d’un droit à l’opposition opposable

Abstention record, marée bleue, gauche en déroute : le premier tour des Législatives a confirmé en tout point les prévisions. Nicolas Sarkozy pourra, dès le 17 juin prochain, appliquer son programme, sans opposition.

La politique devient une science exacte, ou du moins hautement prévisible. Hier, pour le premier tour des législatives, les électeurs ont confirmé au pourcentage près les chiffres annoncés par les sondages, depuis de longs jours déjà. Comme au premier et au second tour de la présidentielle. Pas de surprise, donc, de l’attendu, du prévu. Un peu comme un match d’une équipe de France B contre les titulaires All Blacks : la défaite d’avance consommée n’étonne que les rêveurs.

La majorité présidentielle amenée par Nicolas Sarkozy tient un peu des All Blacks : par sa faculté à jouer en équipe, à avancer groupée, par sa discipline, sa rigueur, et par la puissance dévastatrice qui l’anime quand elle avance. Au final, une lourde défaite pour ceux d’en face, qui n’y croyaient déjà pas trop. C’est pas tous les jours qu’on déplace des montagnes. L’UMP a triomphé à la présidentielle avec une participation record. L’UMP « ouverte » a triomphé dans ce premier tour des législatives malgré une abstention record. Autrement dit, que les électeurs français se déplacent ou pas dans l’isoloir, le résultat est le même : une victoire qui résonne comme un glas pour les adversaires.

Alors, hier soir, c’est avec un brin de pitié que l’on a pu écouter François Hollande, puis Ségolène Royal, puis Laurent Fabius, puis Delanoë, essayer tant bien que mal de relancer une nouvelle fois la machine, de motiver une dernière fois des troupes usées, fatiguées, harassées et tellement vaincues qu’elles n’en peuvent plus. Battue déjà nettement en 2002 aux législatives, ratiboisée à la dernière présidentielle, la gauche dans son ensemble, de ses extrêmes à ses rouges moribonds, de ses roses pâles à ses démocrates sociaux en herbe, a encore encaissé hier une de ces défaites qui vous plombent une saison aussi sûrement qu’un orage de grêle vous condamne une récolte. Comme au soir du premier tour de la présidentielle, les bonnes volontés de ce qu’il faut quand même appeler « l’opposition » se bornaient à répéter que ce n’était qu’un premier tour, qu’il fallait « se mobiliser » pour ne pas laisser « les pleins pouvoirs à la droite », qu’une « majorité absolue ne pouvait qu’exercer un pouvoir absolu » comme dirait Hollande. On avait presque envie d’y croire pour eux, un peu au moins, voire même de demander à Sarkozy que le droit à l’opposition devienne un droit opposable, tant cette gauche-là laisse à désirer en terme de crédibilité. C’était comme si les masques tombaient d’un coup, emportés par la « vague bleue » (ou les mares roses) et ne restaient soudain devant nos yeux que des marionnettes inintelligibles.

La gauche de madame Royal a échoué dans sa tentative de mobilisation pour ce premier tour des législatives. Elle a échoué dans sa tentative de diaboliser à mort la majorité sarkozienne. Elle n’a pas réussi à faire suffisamment peur aux « 17 millions de Français » qui avaient voté Royal pour les persuader de confirmer leur vote. Elle n’a pas réussi à convaincre les électeurs qu’un groupe socialiste fort à l’Assemblée était indispensable au bon déroulement de la démocratie. Madame Royal, qui se verrait bien leader de Solférino, s’est trompée dans les grandes largeurs. Hollande avec elle. Fabius également. Strauss-Kahn, lui, n’espérait pas autre chose que cette fessée supplémentaire. Et la perspective de voir peut-être, dans de courtes semaines, quelques ténors (discrets hier soir) comme Lang, filer à l’anglaise chez les bleus, ne fait qu’ajouter au profond désarroi de cet ancien parti fort qui n’a plus grand-chose à envier à son historique frère d’armes, le PC, en voie, lui, d’extinction avancée, comme on dit de la décomposition. Mais Buffet veut encore y croire, à son groupe parlementaire, aussi convaincante qu’un Julien Dray qui, lui, demande un débat télévisé entre les deux tours. Avec François Bayrou ?

Bayrou, l’autre grand perdant de la soirée. En ballottage sur ses terres, mais surtout avec la glorieuse certitude de compter entre 1 et 4 députés, au mieux, branchés sur son MoDem. Du très bas débit, pour celui qui désormais peut enfiler de bonnes chaussures, un solide bâton, et se préparer au désert, qu’il faut savoir traverser, parfois, en politique comme ailleurs. Là encore, on est loin des 18% du premier tour de la présidentielle. Bayrou s’est trompé de tactique. Il sauve la face en la jouant sur l’honneur, les hommes debout, la fidélité aux idées, mais il a suffisamment de vécu dans le milieu pour savoir qu’il s’est trompé de braquet. Trop individualiste, l’homme du Béarn n’aura jusqu’au bout voulu écouter que lui-même, et ça l’a perdu. Sarkozy voulait le voir disparaître, il y est parvenu.

En fait, une fois de plus, tout s’est passé comme Sarkozy le désirait. Il réclamait une forte majorité, il va obtenir 80% des bancs de l’Assemblée à sa botte. Du jamais vu. Il voulait faire payer à Bayrou ses gesticulations, il laisse le centriste avec à peine assez d’élus pour faire une belotte. Il souhaitait enfin faire exploser la gauche, c’est réussi. L’après-législatives s’annonce apocalyptique chez les socialistes. Quant aux extrêmes, ils finissent de disparaître, avec un nouveau fort revers pour le FN, sauvé du ridicule par la fille du chef.

Certains diront que tout ça, c’est trop. Qu’il ne faut pas non plus exagérer. Qu’il y a dans cette mainmise UMP comme un danger pour la démocratie. Mais il ne faut pas oublier que ce sont les Français qui font l’élection. Que ceux qui ont voté ont d’abord accordé leur confiance à un homme de droite, ensuite donné à cet homme une majorité herculéenne. C’est leur choix. Et même s’ils retournent massivement aux urnes dimanche prochain, rien ne dit qu’ils ne confirmeront pas, une nouvelle fois, ce choix-là. Sarkoland n’effraie personne.


Moyenne des avis sur cet article :  4.04/5   (54 votes)




Réagissez à l'article

52 réactions à cet article    


  • JEanlOu JEanlOu 11 juin 2007 09:30

    @ Lilian, Merci, tres bon article.


    • LE CHAT LE CHAT 11 juin 2007 09:43

      25% des incrits donneront 80% des sièges , voire plus . Il est vraiment temps qu’on songe à la proportionnelle .

      Le PS peut pleurer maintenant ,il était bien content quand chirac l’a supprimée en 1995 .


      • Marie Pierre 11 juin 2007 09:59

        Salut Chat,

        Alors, Total est coupable pour sa pluie de carburant sur Martigues ? En voilà une bonne nouvelle.


      • LE CHAT LE CHAT 11 juin 2007 10:06

        @marie pierre

        salut marie pierre , c’est une bonne nouvelle ; il faut que s’applique plus que jamais le principe pollueur-payeur !

        un petit lien pour que ceux qui nous lisent comprennent de quoi on cause http://www.linternaute.com/actualite/depeche/afp/29/359508/pluie_noire_sur_ la_cote_bleue_total_condamne_a_des_amendes.shtml


      • Darkfox 11 juin 2007 10:11

        @le chat En tout cas c’est une bonne nouvelle et pour une fois ça risque de faire réfléchir un peu les pollueurs ! A quand une taxe sur les agriculteurs !!!!! ( 1er producteur de nitrate et d’eau en France mais aussi 1 er consommateur mais payant 0 € d’eau !) Une victoire pour la justice et l’environnement :)


      • Marie Pierre 11 juin 2007 10:47

        @ Parkway,

        Je suis d’accord avec toi, cependant, le fait d’être reconnue coupable est très important.


      • minotaure45 11 juin 2007 10:50

        Bonjour Je suis désolé de te contredire.Mais les agriculteurs sont taxés et payent maintenant l’eau consommée. Leur consommation est controlée et limitée.Tous n’est pas parfait,mais cela change doucement mais surement. D’accord pour pollueur payeur mais attention on est tous des pollueurs.Le tout est de trouver la bonne limite. A bientot.


      • LE CHAT LE CHAT 11 juin 2007 14:16

        @CALMOS

        mitoche voulait aussi sans doute éviter une branlée bien méritée pour ses fidèles


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 12 juin 2007 01:20

        @ Le Chat. Dès qu’un parti est majoritaire et a une discipline de parti, est-ce que vous pouvez m’expliquer en quoi avoir 100 députés de plus ou de moins change quoi que ce soit ? Et si la proportionnelle fait qu’aucun parti n’est majoritaire, croyez vous que la gouvernance par tractations à huis-clos entre partis soit plus saine que celle assumée par un seul parti qu’on peut au moins tenir responsable de ses décisions ?

        http://www.nouvellesociete.org/5159.html

        Pierre JC Allard


      • LE CHAT LE CHAT 12 juin 2007 08:39

        @pierre jc Allard

        sur ce point , tu as peut être raison , c’était un des débats de ce matin dans l’émission C dans l’air sur france 5 . Avoir 1 , 4 ou 20 députés pour Bayrou , qu’est ce que ça change dans ce parlement croupion qui n’est là que pour enregistrer les projets de loi de l’executif . Qu’a fait la gôche contre le CPE au parlement ? L’opinion et la rue ont fait reculer Villepin , pas les milliers d’amendements à la con déposés par l’opposition . Les vrais endroits pour débattre sont dans l’opinion , les médias , la télévison , agoravox etc etc ..

        tant qu’on aura pas un parlement digne de ce nom et un régime parlementaire , no future ! voir aux USA où debeulyou continue son délire malgré deux chambres contre lui !


      • Darkfox 11 juin 2007 09:52

        @Lilian toujours un bon article à lire le matin :)

        Bah que les électeurs restent au même pourcentage malgrès l’absentention record. Enfin il serait bien que le ps pense enfin à se transformer et qu on vire leurs mamouths préhistoriques à la tête de ce parti et de mettre des idées neuves ! ( je comprend toujours pas qu’on puisse se dire du peuple et des classes moyens/pauvres mais payer l’isf et l avoir jamais vécu..)

        Enfin bref la prochaine fois, qu’on mette en avant des idées plutot que des débilités !(votez pour nous pour avoir une opposition... oula ca c’est un programme !)


        • Marie Pierre 11 juin 2007 09:58

          Vous dites « Mais il ne faut pas oublier que ce sont les Français qui font l’élection. » Certes, mais vous passez effectivement sous silence la proportionnelle.

          La représentativité n’existant plus, les électeurs ont plutôt tendance à voter utile, voire à ne pas voter. Ce n’est donc pas un vrai choix.


          • Dalziel 11 juin 2007 09:58

            et qu on vire leurs mamouths préhistoriques à la tête de ce parti et de mettre des idées neuves !

            Ce serait quel genre, ces idées neuves, par exemple ? Vas-y, qu’on rigole smiley


            • Darkfox 11 juin 2007 10:20

              Déjà pas de body gard pour les policières qui rentrent le soir.Diminuer certains pans de fonctionnaires ( bureaucratie dans l’éducation nationale), réduire le coup de vie de l’état ( dans les pays nordiques, ils mangent à un self)que ce soit une rationnalisation du patrimoine artistique et culturel.

              Enfin si tu veux que je te fasse ton programme, ça se paie :)


            • tvargentine.com lerma 11 juin 2007 10:15

              Décidement,à force de vouloir nous imposer la candidature de la fuite en avant de Sègolène ROYAL,le grand parti politique qu’aura été le PS,vient de se suicider.

              Qui ira encore voter après les appels du pied de Me ROYAL pour super démago (BAYROU) alors que le PS avait toujours été capable de développer des idées et des projets.

              La fin des idées et des projets aura été de mettre Me ROYAL qui se prend pour une précheuse à l’américaine et qui aura détruit le PS.

              Les électeurs de gauche viennent de rejeter cette stratégie


              • vachefolle vachefolle 11 juin 2007 10:28

                Il me font pitie a gauche. Promis au deuxieme tour je vote pour eux.

                Ha zut pas de chance, l’UMP est deja elu dans ma circonscription...


                • LE CHAT LE CHAT 11 juin 2007 10:32

                  ça doit être contagieux , la gauche a été laminée aussi en Belgique .......


                  • LaEr LaEr 11 juin 2007 10:47

                    Oui mais ça se comprend en Belgique... Ils sont encore pire qu’en France en terme de manque d’idée, et sont à peu près l’équivalent de l’UMP aux niveaux des affaires de corruptions et autres... Il faut voir aussi dans quel état est la Wallonie, en grande partie dirigée par ce PS corrompu. Les 2 tenors du PS francophone sont 2 démagos pure souche qui sabotent tous les ministères où ils sont passé...

                    La bonne nouvelle en Belgique est tout de même la montée d’Ecolo, et de son équivalent flamand. Un peu d’espoir dans ce monde de brutes...


                  • LE CHAT LE CHAT 11 juin 2007 10:52

                    @laer

                    10% pour l’ecologie en wallonie et à bruxelles , c’est ce qu’aurait du avoir Nicolas Hulot s’il avait été jusqu’au bout !


                  • LaEr LaEr 11 juin 2007 10:57

                    Nanan, ce que visait Nicolas Hulot (et ses généreux sponsors), c’est 10% de part de marché !!! smiley


                  • JEanlOu JEanlOu 11 juin 2007 12:08

                    « Ils sont encore pire qu’en France en terme de manque d’idée, »

                    WOW !!!


                  • caramico 11 juin 2007 10:56

                    Quelques années d’expérience m’ont appris la versatilité des humains, les espagnols se sont enthousiasmés pour Aznar, les Italiens pour Berlusconi, les Nords-Américains ont eu besoin de deux fois Bush pour en être dégoutés.

                    A tous ceux qui sont content de la victoire de leur parti je leur souhaite de bien en profiter, et je souhaite également qu’il réponde à leurs attentes. Aucune ironie dans ces propos.

                    Personnellement, je ne serais pas déçu.


                    • LaEr LaEr 11 juin 2007 11:02

                      Je m’étais fait la même réflexion... Plusieurs pays européens ont basculé vers la droite radicale tout en se retournant quelques années après vers des groupes qui, c’est un avis personnel, se révèlent plus humanistes (et surtout moins « médiatique »).

                      Bah, on verra ce que ça donnera, mais je pense que je vais rester encore quelques années en Belgique... Pas tellement envie d’une France des heures sup obligatoires et du retour du service civil obligatoire (entre autres)...


                    • daryn daryn 11 juin 2007 11:21

                      A propos de Berlusconi, pour avoir vécu en Italie lorsqu’il était au pouvoir (2001-2006, avec une majorité très confortable)je peux vous dire qu’il était dès 2003 bien difficile de trouver quelqu’un qui reconnaisse avoir voté pour lui... J’espère sincèrement qu’il n’en ira pas de même en France.


                    • chevsinclair 11 juin 2007 13:58

                      la comparaison, elle est facile, elle est obligatoire quand on a pas d’idée, d’abord, ils comparent berlusconi à sarko, sans connaître vraiment berlusconi. Ils en connaissent ce que Libération veut bien leur raconter : argent, contrôle de certains médias, etc. Enfin, juste ce qui les arrange, et le tout bien déformé.

                      Ensuite, on parle de droite dure, en évoquant Aznar, tjrs Berlusconi, Bush, etc...Mais connaissent-ils vraiment ces gens ou se sont ils juste informés (ou désinformés) par le réseau Voltaire ? Bush a construit un mur pour empêcher les mexicains de venir aux US ? Faux - il est contre, et ce sont les démocrates qui sont pour. Aznar représente une droite dure ? Vrai, Aznar a réussi a relancé l’économie - il a donc baissé le taux de chomage - or, une société qui va bien, c’est moins de clients pour les socialistes. C’est donc une droite dure - suivez leur logique. Et malgré, tout, en France, on a un président largement élu, soutenu fortement à ces législatives, et on a encore des gens pour nous dire que c’est un hold-up ! Je désespère, on ne se comprendra jamais.


                    • LaEr LaEr 11 juin 2007 16:08

                      @ eastwood, Il n’a jamais été question de comparer Berlusconi et Sarkozy sur leur fortune, mais sur leur pouvoir médiatique et leur façon de politiser... Berlusconi détient les médias, en France ce sont les amis de Sarko qui les détiennent. La politique de Berlusconi de lancer de piques (bien souvent par ses chiens de gardes) et de crier à la diabolisation une fois la réplique survenue a aussi été la méthode Sarkozienne. Il y a aussi : reprendre une large droite ultra-libérale liée avec l’extrème-droite raciste, baser sa campagne sur des slogans populistes plutôt que sur un programme => bref, plein de points communs qui méritent leur comparaison...

                      D’ailleurs, Berlusconi a déclaré : “Il n’y a pas de modèle Sarkozy, c’est moi son modèle. C’est d’ailleurs moi qu’il a appelé en premier après son succès. ».

                      @Chevsinclair, pour info, je ne lis pas libération, mais je vous conseille en revanche d’aller chercher l’info en dehors des groupes Bolloré-Bouygues-Lagardère. Vous verrez ainsi que la gauche n’a pas été la seule a dénoncer la mainmise de Sarko sur les médias... Vous ne voulez pas voir ? C’est votre problème, mais admettez que certains cherchent plus loin que l’info TF1....


                    • mcm 11 juin 2007 11:07

                      @Le chat,

                      « ça doit être contagieux , la gauche a été laminée aussi en Belgique ....... »

                      Le contexte peut expliquer le recul général de la gauche en Europe, où finalement les formations de gauche :

                      1) sont incapables de défendre l’emploi et les droits sociaux acquis des prolétaires autochtones.

                      2) délaissent en conséquence les prolétaires autochtones pour ne s’occuper que de ceux du tiers monde.

                      3) diabolise la droite nationaliste pour sympathiser avec les pires extrémistes (cf Bové-Ramadan).

                      4) ne propose pour régler la pollution qu’une taxe payable par le prolétaire (sic).

                      Cette gauche, moi qui me réjouissais de son arrivée au pouvoir en 1981, en 2007 je suis malade à l’idée qu’elle puisse passer.

                      Moralité : « La gauche, l’essayer c’est en être dégoutté à tout jamais ! »


                      • LE CHAT LE CHAT 11 juin 2007 11:23

                        @MCM

                        5) sont schizophrènes : se disent de gauche dans l’opposition , mais mènent avec zèle la politique du patronnat quand ils ont le pouvoir

                        6) ont la science infuse , savent mieux tout que tout le monde et donnent des leçons de morale jusqu’à l’ecoeurement.

                        bien à toi


                      • vachefolle vachefolle 11 juin 2007 11:27

                        8/ Presente des vieux aux elections (fabius, chevenement), ont expliquqnt quil faut promouvoir des jeunes


                      • Le Chacal Le Chacal 11 juin 2007 20:45

                        sans oublier le 9) pensent que se dire de gauche est un programme à lui seul


                      • Regine M Regine M 11 juin 2007 21:57

                        Le contexte peut expliquer le recul général de la gauche en Europe, où finalement les formations de gauche :

                        1) sont incapables de défendre l’emploi et les droits sociaux acquis des prolétaires autochtones.

                        Vrai : les privatisations (ou leur préparations) ; l’aveu de leur impuissance « Villevorde » sous Jospin) ... il y a tant à développer là dessus.

                        2) délaissent en conséquence les prolétaires autochtones pour ne s’occuper que de ceux du tiers monde.

                        Les deux sont liées dans un monde « globalisé », non ? Mais vous avez sans doute raison : comment faire évoluer les deux points (local/national et mondial), surtout qu’ils avouent (voir affirmation 1) leur impuissance. C’est pour moi, à tort ou à raison, le véritable noeud du problème.

                        3) diabolise la droite nationaliste pour sympathiser avec les pires extrémistes (cf Bové-Ramadan).

                        La remarque est juste ... pour le PS comme pour UMP !

                        4) ne propose pour régler la pollution qu’une taxe payable par le prolétaire (sic).

                        Ce « sic » m’interpelle : De Delanoe à Juppé en passant par tous nos défenseurs de l’environnement (Hulot y compris) , je n’ai vu personne s’attaquer aux vraies causes de la dégradation de notre environnement : à part certains « extrémistes » (et encore ...). C’est tout notre système de société qui devrait être mis en cause : mode de consommation et surtout la promotion de ce système via la pub et les modes de vie encouragés .

                        5), 6), 7) 8) ce n’est malheureusement pas l’apanage du PS : c’est la ligne suivie par tous les partis majoritaires qui veulent garder leur « représentativité » électorale.

                        Je ne sais pas où on va. Je n’ai pas ni la culture, ni la capacité mentale, ni le temps de tout analyser (même si vous m’aidez tous à débroussailler). Tout ce que je ressens, d’une façon « animale », c’est qu’on est dans une phase « critique » où nos habitudes vont être bouleversées et nos convictions malmenées. Il n’y a qu’une chose qui me chagrine (le mot est faible) c’est le nombre de victimes qu’il faudra atteindre avant de pouvoir réagir collectivement.


                      • daryn daryn 11 juin 2007 12:04

                        Le MoDem a eu 15 jours pour faire campagne, alors que comme le disait hier soir P. Lellouche (UMP, réélu au premier tour dans la 4eme circonscription de Paris), l’UMP était en campagne depuis 9 mois et demi... Idem pour le PS. Vu sous cet angle de nombreux scores sont en fait très encourageants. Ainsi le même Lellouche est certes réélu mais en baisse par rapport à 2002, ce qui étant donné le bonus de la vague bleue ne constitue pas franchement un succès. Avec 14,1% des suffrages exprimés, la candidate MoDem s’en sort plutôt remarquablement bien.


                      • daryn daryn 11 juin 2007 18:31

                        Je me suis mal exprimé. En l’absence quasi-totale de sortants, les nouvelles têtes étaient en majorité et elles ont bien eu pour la plupart 15 jours pour se faire connaître, même si l’UDF-MoDem était en campagne depuis plus longtemps.

                        Vos arguments fleurent bon la bipolarisation (au centre parce ne sachant pas choisir) et je m’étonne que vous vous étonniez du ’faible score du modem’. Croyiez vous donc les français encore plus incapables de se décider smiley ?


                      • JL JL 11 juin 2007 11:15

                        Bon article. «  »(une) majorité absolue ne pouvait qu’exercer un pouvoir absolu«  » (Hollande). Oui, et le pouvoir absolu rend fou absolument.

                        Bon, ils le savent j’espère, et regardons positivement le fait qu’ils vont installer le leader de l’opposition au contrôle des finances. On avance, on avance, c’est une évidence, même si ce leader est François Hollande, piètre opposition.

                        Ceci dit la gauche existe toujours, en dépit du fait que le PS, Ségolène Royal en tête, a corrompu ce concept tout comme la droite a corrompu celui de libéralisme. On ne pourra pas demeurer longtemps sans une représentation pertinente du plus grand nombre quelque part dans l’Etat.


                        • IP115 11 juin 2007 12:05

                          « Ceci dit la gauche existe toujours, en dépit du fait que le PS, Ségolène Royal en tête, a corrompu ce concept tout comme la droite a corrompu celui de libéralisme. On ne pourra pas demeurer longtemps sans une représentation pertinente du plus grand nombre quelque part dans l’Etat.  »

                          Bien sûr et heureusement que la gauche existe encore ! Mais pas celle des appareils des partis obsolètes et des idéologies dépassées par la réalité de la société ... Les électeurs de gauche (les vrais pas ceux qui se disent de gauche pour faire bien comme certains people et intellectuels), ont été assez intelligent pour faire le ménage parmis les élephants et favoriser l’emergeance de nouvelles structures, de nouvelles idées et des Hommes neufs (et pas les éléphants/mamouth genre Bayrou et Royal) ...

                          Maintenant si le message ne passe pas auprès des politiciens de gauche, nous allons effectivement vers une grave crise institutionnelle (et la proportionnelle ne serait qu’un pansement sur une jambe de bois) ... smiley


                        • IP115 11 juin 2007 12:08

                          @Lillian

                          Ah j’oubliais, bravo Lillian ! encore un excellent article au compteur !


                        • citrus citrus 11 juin 2007 11:20

                          Je trouve assez dur le commentaire sur le parti du Modem : *** « Bayrou s’est trompé de tactique. Il sauve la face en la jouant sur l’honneur, les hommes debout, la fidélité aux idées, mais il a suffisamment de vécu dans le milieu pour savoir qu’il s’est trompé de braquet. Trop individualiste, l’homme du Béarn n’aura jusqu’au bout voulu écouter que lui-même, et ça l’a perdu. Sarkozy voulait le voir disparaître, il y est parvenu. » *** Je n’ai pas une vision aussi réductrice que vous chere rédactrice smiley . Le paysage politique est train d’évoluer et on parle aujourd’hui d’un parti centriste qui n’est plus le godillot de l’UMP. Recueillir autant de pourcentage de vote qu’aux précédentes législatives ne constitue pas un échec, loin de la. La seule hantise pour l’ump est de les voir un jour passer le deuxieme tour. c’est en cela que ce type de scrutin les arrange bien.


                          • white scarf 11 juin 2007 11:45

                            Majorité herculéenne ! L’auteur plane, sans doute un effet du fluide médiatico-magique de notre petit illusioniste en chef. 54% a la présidentielle, ça n’est pas herculéen. 25 ou 30 % des inscrits aux législatives, encore moins. Mais il est vrai que l’espace médiatique réservé à la famille régnante (même Elle s’y est mis !), lui, est tout à fait herculéen. Avec deux Sarko-photos en une de chaque journal, il était bien difficile pour la petite moitié de la France qui avait d’autres idées, de croire à une quelconque utilité de leur vote. Il faudra bien un jour améliorer ce système, il n’est pas correct. Quant à Sarkozy, je ne l’aime pas, je n’aime pas ce qu’il dit, je n’aime pas ce qu’il fait, je n’aime pas être envahi par son image. Il est vraiment rapide : le ras-le-bol est déjà là !


                            • mcm 11 juin 2007 12:39

                              C’est vrai aussi que les bobos socialos n’ont jamais employé les médias !

                              Et qu’ils n’ont jamais aidé à supprimer eux même cette proportionnelle dont ils regrettent maintenant l’absence !

                              Tout comme vous je n’apprécie guère Sarkozy, et je regretterais les discours exceptionnels de madame Royal.

                              Quand madame Royal faisait un discours j’avais la vague impression d’entendre un passage messianique de Esaïe, vous savez là où le lion pait au côté de l’agneau !

                              Oh et puis l’intense moment d’émotion quand madame Royale, les bras en croix invitait tous les enfants déshérités à venir se blottir contre son sein nourricier. Trop fort ! Inoubliable !

                              Ha elle va nous manquer sur son ile de Ré.


                            • Tab Tab 11 juin 2007 15:32

                              « Aimons-nous les uns les autres », a-t-elle dit....

                               smiley

                              Que ceux qui ont des oreilles pour entendre...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès