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La lutte finale

Voilà, nous y sommes. D’ici à dix jours, nous saurons si la rupture sarkozyste est, comme le prétendent certains, un feu de paille médiatique, ou bien si elle inaugure une autre organisation de la société et de ses rapports de force.

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En mai 2007 déjà Drieu Godefridi écrivait ceci :

"La vraie question, dès lors, n’est pas de savoir si la confrontation entre l’administration Sarkozy et les syndicats aura bien lieu. La question est de savoir quelle sera la réforme - ou le prétexte - qui jettera cent mille personnes dans la rue. Et comment la confrontation se dénouera. Qu’il cède, et M. Sarkozy ne sera, au bilan, qu’un autre Chirac. Qu’il maintienne, et il entrera tout droit au Panthéon des hommes d’Etat."

Il faut dire que dès le 10 mai - 4 jours après le 2nd tour de la présidentielle, excusez du peu - Bernard Thibault de la CGT avait annoncé la couleur. En réponse tardive à un Sarkozy qui avait dit, dans une émission de télévision,

"Quoi que dise monsieur Thibault [...], si les Français devaient me faire confiance, et que dans mon programme je dis : ’il faut une loi sur le service minimum dans les transports parce qu’il n’y a aucune raison que les usagers du service public soient pris en otage de questions qui ne sont pas les leurs’, [...] je ne vois pas au nom de quoi M. Thibault devrait dire : ’les élections ça compte pas, seule compte la revendication’. [...] On discutera, on négociera, mais si les Français me choisissent, il y a des décisions, [...] il faudra les prendre."

Thibault répondait ceci :

"Une élection présidentielle ne résout pas tout. Jacques Chirac a été élu avec 52 % des voix en mai 1995, cela n’a pas empêché un conflit long, fin 1995. Jean-Pierre Raffarin était un Premier ministre légitime et il s’est heurté à un conflit important sur la réforme des retraites en 2003. Dominique de Villepin a aussi pu considérer que le taux de syndicalisation n’était ’que de 8 %’, cela n’a pas empêché, en 2006, un conflit lourd sur le Contrat première embauche."

Bref, la confrontation s’annonçait comme inévitable. Sarkozy voulait changer la France, les syndicats voulaient garder leurs prérogatives. Leur ambition s’est heurtée à un premier écueil : la popularité de Sarkozy, qui ne faiblit pas assez vite pour qu’un mouvement d’annexion de la rue soit envisageable. C’est ce que rappelle Charles Jaigu :

"François Mitterrand, en 1981, passe d’une cote de confiance de 74 % en juin, à 62 % en septembre. Jacques Chirac perd dix points entre juin et septembre 1995 (de 64 % à 54 %). Nicolas Sarkozy est le seul, avec François Mitterrand, en 1988, à se maintenir au même étiage entre juin et septembre. ’Pour les Français, la relation avec Nicolas Sarkozy s’est construite depuis 2002. L’omniprésence sur le terrain, le volontarisme sur tous les dossiers, l’accessibilité, le président de la République ressemble au ministre de l’Intérieur qu’il fut, et cela lui donne une grande solidité dans l’opinion. Depuis cinq ans, sa courbe offre une grande résistance au temps’, note Pierre Giaccometi, directeur général d’Ipsos."

Pour tenter de conjurer cet état de fait, Thibault sort le grand jeu, et essaye, dans son costume d’oiseau de mauvaise augure, de produire le battement d’aile responsable de l’ouragan social qu’il attend. En vain.

Mais depuis le 9 septembre, il est au pied du mur. C’est François Fillon qui, chez Laurence Ferrari, a pris la main, calmement mais fermement. Selon lui, la réforme sur les régimes spéciaux de retraite est "prête" et le gouvernement "attend le signal du président de la République" pour "entamer les négociations avec les partenaires sociaux". "Cette réforme [...] est simple à faire, il s’agit d’aligner les régimes spéciaux sur celui de la fonction publique", a-t-il estimé, indiquant qu’elle sera réalisée soit par une loi, soit par un décret."Ca ne veut pas dire pour autant qu’il n’y aura pas un débat au Parlement pour que cette réforme soit faite dans la transparence et la concertation", a-t-il précisé.

Les réactions des syndicats ne se sont pas faites attendre. Il est d’ailleurs assez révélateur que celles de Besancenot et de Sud Rail s’expriment au travers du même terme de "déclaration de guerre". Pour le leader de la LCR en effet,

"C’est une déclaration de guerre de la part de Fillon, il le sait, d’ailleurs on l’attendait. [...] Elle vient un petit peu plus vite que prévu car il y a des difficultés économiques qui se profilent en cascade pour le gouvernement. [...] A la rentrée sociale, il s’agit de répondre présent, dans la rue, dans les mobilisations [...] Dès qu’on touche aux acquis sociaux arrachés par nos anciens ça peut très, très rapidement se transformer en bordel dans le pays. [...] Le seul adversaire de taille qui se dresse face à la droite, face au Medef, c’est l’histoire sociale de ce pays".

Dans le même temps, Christian Mahieux de Sud Rail déclare :

« Nous considérons que la déclaration de M. Fillon est une déclaration de guerre. Le gouvernement veut casser les régimes spéciaux dès 2007 pour être plus fort lorsqu’il s’attaquera aux retraites de tous en 2008 ».

Les forces en présence sont donc désormais rassemblées. Tout est prêt pour la confrontation, mais personne ne sait quelle forme elle prendra, tant la situation est, malgré les apparences, inédite : Sarkozy va-t-il passer en force, mettant en avant sa popularité et ses 53 % de soutien à son programme ? Les syndicats oseront-ils réitérer une méthode d’intimidation devenue curieusement anachronique depuis quatre mois ? Assisterons-nous à un combat de judo, chacun se servant de la force gaspillée de l’adversaire, ou à un match de boxe, dont l’issue sera le KO de l’une des parties ?

Les syndicats semblent en tout cas mal en point avant même le début du conflit. Outre la popularité de Sarkozy évoquée plus haut, ils doivent compter avec deux éléments qui leur sont défavorables. Le premier est le soutien de l’opinion publique à cette réforme en particulier. Ainsi que l’écrit Le Monde,

"Le gouvernement compte, contrairement à la tentative avortée d’Alain Juppé en 1995, sur un soutien de l’opinion publique. Il s’appuie sur plusieurs sondages publiés pendant la campagne électorale et sur plusieurs enquêtes privées, réalisées depuis. En mars, dans un sondage IFOP, les Français avait placé la réforme des régimes spéciaux en tête des mesures prioritaires pour préserver les retraites (49 %), devant le développement de l’épargne par capitalisation (32 %) et l’augmentation des années de cotisation (16 %). Au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy, dans un sondage CSA pour Le Parisien, 56 % des Français disaient souhaiter la mise en oeuvre ’rapide’ de la réforme des régimes spéciaux de retraites."

Le second est la perte d’un soutien non négligeable, celui d’une partie du PS. Il y a quelques jours, François Hollande tournait la page du Grand Soir. De plus, ainsi que le rappelle L’Express, Montebourg avait déjà préconisé la suppression des régimes spéciaux dans son discours de rentrée, à Frangy. Ce matin, sur RTL, Manuel Valls n’a pour sa part pas hésité une seconde :

"Il faut dire la vérité aux Français. Il faut être clair. Et donc, les socialistes doivent le dire aussi : il faudra aligner les régimes spéciaux sur le régime général, c’est une question d’abord d’équité. Nous l’avons beaucoup entendu pendant la campagne électorale ; et puis c’est aussi une question financière parce que nous savons que, demain, il y aura pour ces régimes beaucoup plus d’inactifs, beaucoup plus de retraités que d’actifs. Et donc, il y aura un grave problème financier qui se posera."

Nul ne sait ce qui se passera demain. Mais si conflit social il y a, il risque fort de marquer un bouleversement profond et un virage sans précédent dans l’organisation sociale du pays.


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24 réactions à cet article    


  • Voltaire Voltaire 12 septembre 2007 12:56

    N’auriez-vous pas oublié dans votre article de rajouter la réponse de Mr sarkozy à Mr Fillon sur cette réforme des retraite ? Il semble que le président ait compris que sur ce sujet, le passage à la hussarde risquait de s’avérer hasardeux. Je vous recommande aussi de lire les commentaires de François Chérèque sur ce sujet : les régimes spéciaux de retraite ne concernent pas que les fonctionnaires ou apparentés : les marins, les agriculteurs, les notaires, les professions libérales, les députés et autres élus...

    Si cette réforme s’avère indispensable, notamment pour tenir compte réellement de la pénibilité du travail et de l’espérance de vie des retraités, certaines catégories de « privilégiés » oubliées, souvent électrices de droite, devraient aussi se retrouver impliquées, même l’on pointe du doigt en général les habituels salariés de la SNCF ou d’EDF.


    • tvargentine.com lerma 12 septembre 2007 13:05

      Je suis de gauche et comme des millions de français j’ai voté sur un projet de société.

      Ce gouvernement d’ouverture doit faire les mesures que le candidat à proposé pour moderniser notre pays et améliorer le sort des citoyens afin d’avoir une justice sociale devant la loi,la retraite,l’égalité des chances,le logement,le crédit........... ;

      Bref rien à voir avec le passé.

      Oui,il faut moderniser l’administration en améliorant la qualité du service et cela passe par une amélioration de la productivité dont les 2 facteurs sont :

      DISPONIBILITE DES RESSOURCES HUMAINES PERFORMANCE DU SERVICE PUBLIC

      et ce n’est pas le corporatisme réactionnaire,car ultra-corporatiste,qui doit bloquer l’évolution de la société surtout avec un système qui engendre des injustices sociales devant les travailleurs


      • SOULfly_B 12 septembre 2007 14:13

        Je suis de gauche ...

        j’ai failli mourir de rire en lisant cela :)

        certes, vous n’êtes plus à une incohérence et idiotie près !


      • spartacus1 spartacus1 12 septembre 2007 13:21

        lerma dit Je suis de gauche

        @lerma, déjà que j’ai complètement inondé mon bureau à force de pisser de rire en vous lisant, mais maintenant c’est vraiment le sommet ! Arrêtez lerma, je vais mourir !


        • Ploum 12 septembre 2007 13:52

          Comme l’eut dit le regretté Coluche, Lerma est de gauche oui, légèrement à la gauche d’Hitler smiley.


        • NPM 12 septembre 2007 15:10

          La gauche d’Hitler, le Socialiste, ce sont les communistes. Aucun rapport avec Sarkozy, descendant idéologique du Pére de la République, De Gaulle.


        • Denis COLLIN Denis COLLIN 13 septembre 2007 09:24

          De Gaulle, père de la république, ça laisse rêveur ! Il est vrai qu’aujourd’hui on confond la république et le bonapartisme et que puisque « tout est devenu possible » depuis que règne Sarkozy, on n’est plus à une calembredaine près.


        • Denis COLLIN Denis COLLIN 13 septembre 2007 10:28

          Il est sidérant de voir comment les pires lieux communs sont repris sans discussion. On peut voir aisément, en lisant ce qui se dit ici combien l’internet, loin d’être un lieu de liberté de pensée, est surtout un moyen de diffusion de l’idéologie dominante, du conformisme « majoritaire ». J’en prends deux ou trois exemples :

          1) pourquoi faudrait-il donc « réformer » les régimes spéciaux et pas aligner les autres sur ces « régimes spéciaux » ? Pourquoi ne pourrions-nous plus, aujourd’hui, nous payer ce que nous étions capables de nous payer quand la France était à reconstruire en 1945 ?

          2) pourquoi reproche-t-on aux syndicats de s’opposer au gouvernement ? On préférerait peut-être des syndicats aux ordres du pouvoir comme dans les régimes fascistes ou staliniens. Le syndicalisme à la chinoise, ça doit être le modèle des contempteurs des syndicats - comme l’auteur de cet article qui utilise agoravox pour se faire le porte-voix du Figaro et de l’Express, c’est-à-dire d’une presse entièrement soumise au capital financier. Le pire, c’est que les syndicats, pour diverses raisons, ne s’opposent guère à Sarkozy et ont déjà annoncés qu’ils accepteraient la « réforme » moyennant le respect des formes (d’où ce discours sur la méthode où se réalise l’union sacrée entre Hollande et Sarkozy, une fois de plus).

          3) On a aussi ici quelques exemplaires de la nouvelle figure à la mode : « je suis de gauche, mais je suis d’accord avec la droite ». Depuis Eric Besson, c’est une attitude qui se porte bien (20% du gouvernement de droite est composé de gens du PS). La confusion politique en laquelle nous sommes tient très largement à cela, à une crise du parti socialiste sans doute encore plus grave que celle de la SFIO en 1958. Mais comme Sarkozy a une claire conscience - lui - des vrais enjeux, il sait qu’il a besoin et du PS et de la direction des syndicats. D’où cette « union nationale » qui n’a même pas le prétexte de la défense de la patrie, mais que relaient tous les médias dans une ambiance qui fait apparaître la presse russe sous Poutine comme un modèle d’impertinence et de liberté de ton...


        • ZEN ZEN 12 septembre 2007 13:41

          Spartacus

          Non, Ierma est un humoriste...


          • samy31500 12 septembre 2007 14:12

            Vous êtes de gauche ?

            heurm Monsieur vous devriez peut-être lire la définition de ce que c’est être de gauche ... De plus si cela est pour répéter ce qu’on vous a mit dans la tête à la télé. S V P Epargnez nous on a aussi la télé à la maison.


            • samy31500 12 septembre 2007 14:21

              De plus je crois que l’on a tord de dire que les syndicats sont contre cette réformes.

              Ils disent OK mais veulent que TOUT les régimes spéciaux soient remis à plat et aussi une remise à plat de la pénibilité au travail.

              Les problèmes cela n’arrange pas le gouvernement donc ils essaient de les faire passer pour des ringuards.

              Bcp semblent oublier que si les syndicat n’existaient pas ils n’auraient rien.

              PLEASE Arrétez de tirer sur l’ambulance !!


            • Stef 17 septembre 2007 11:19

              Non seulement les syndicats ne sont pas contre les réformes mais ils en sont, bien souvent, les initiateurs.

              Deux exemples récents

              - Le DIF (droit à la formation) est une initiative syndicale

              - la Convention de reclassement personnalisée qui reprend l’idée de la fameuse « flexsécurité » (idée syndicale également).


            • moebius 12 septembre 2007 20:59

              ...NPM aussi est de gauche


              • moebius 12 septembre 2007 21:03

                ..Les syndicats sont pour parce qu’il savent qu’on ne pourra pas continuer comme ça à les payer ces retraites


              • vivelecentre 13 septembre 2007 07:39

                NPM met le doigt sur une verité qui (vous) derange... !


              • Marc Bruxman 12 septembre 2007 22:06

                J’espére juste que si les syndicats tentent le blocage, le gouvernement osera tenter « un débloquage quelle qu’en soient les conséquences ». C’est un peu facile de se la péter « révolutionnaire » lorsque l’on ne risque rien et que la manif est juste une belle opération médiatico-spectacle, une sorte d’opé de marketing évenementiel pour la CGT et ses idées avec le merchandising (ballons CGT, casquette) qui va avec.

                Seulement la gréve est censée être une affaire sérieuse pas un jeu. Et dans le cas présent, 70% des francais sont pour la mesure de suppression des régimes sociaux (ce qui est plus large que l’élection du nabot) donc il faut l’appliquer. Et franchement si pour cela il faut y aller trash, la France s’en remettra. Cela fera des martyrs pour l’histoire. De toute facon si on ne le fait pas combien de gens seront écrasées sous les taxes ?

                Finissons en avec les parasites !


                • BAERTJC 21 septembre 2007 16:06

                  Vous ne vous êtes pas relu...à moins que ce lapsus soit révélateur d’un certain état d’esprit exaspéré par ces trous qui se gonflent, qui bougent et que l’on n’arrive pas à combler. Non personne ne veut la suppression des régimes sociaux mais des régimes spéciaux qui faussent toute l’économie et finissent par exaspérer tout le monde.


                • vinvin 13 septembre 2007 01:33

                  Bonjour.

                  CGT (Cancer Géneralisé du Travail !)

                  CFDT (Cancer Français Du Travail !)

                  VINVIN.


                  • frédéric lyon 13 septembre 2007 08:37

                    La réforme des régimes de retraite du service public va passer : les syndicats n’auront d’autre alternative que de s’incliner après, sans doute, un baroud d’honneur, car l’autre alternative serait de se lancer dans un combat foncièrement impopulaire.

                    Ces régimes spéciaux sont tous en état de faillite virtuelle, puisqu’ils ne s’équilibrent que grâce à des détournements de fonds, commis au détriment des contribuables (lorsqu’on les équilibre en recourrant à des dotations du Budget de l’Etat, c’est à dire avec l’argent des impots), ou bien commis au détriment des cotisants des régimes des salariés du secteur privé (lorsqu’on les équilibre en contraignant ces régimes privés à combler les trous des régimes publics).

                    Il s’agit bien sûr d’un scandale de première ampleur, un de ces scandales proprement inimaginable dans un autre pays que la France :

                    Salariés du secteur privé, vous ne pouvez pas bénéficier des avantages des régimes publics ?

                    Qu’à celà ne tienne, vous les financerez quand même !!


                    • Jacques 13 septembre 2007 09:25

                      Il est paradoxal de constater que „certaines“ réformes de gauche nécessitent un gouvernement de droite. C’est sans doute une des causes de la déroute accélérée du ps.

                      Bon nombre de leurs anciens sympathisants se rendent peu à peu compte, que les combats de la gauche se réduisent aujourd’hui dans les faits à la défense des privilèges de la fonction publique. La défense du salarié en général contre la mondialisation et le grand capital est une bataille perdue depuis longtemps et n’a aujourd’hui plus que comme fonction d’essayer de regonfler les effectifs de l’électorat de gauche.

                      Je suis toujours interloqué de la vivacité des réactions (sincères ?) de certains intervenants qui paraissent réellement outré lorsqu’on n’évoque l’éradication de quelques privilèges du public. Il faudrait en fait aller beaucoup plus loin.

                      Si vous êtes sincères réveillez vous « camarades syndiqués », les grandes batailles populaires des 30 glorieuses c’est terminé. Dans le contexte de la mondialisation la guerre est perdue. Il faut chasser les inégalités la ou on peut : dans le différentiel public/privé ou elles sont devenues gigantesques.


                      • TSS 13 septembre 2007 10:17

                        au sujet de la representativité des syndicats.

                        qui remet en cause la legitimité de l’UMP ou du PS malgré le nombre ridicule d’adherents ?

                        quand on parle de regimes speciaux la plupart des intervenants parle de la sncf et d’edf-gdf,une fixation anti fonctionnaire façon Lerma,mais il y tellement d’autres privilegiés(petits ou gros).Par exemple qui parle du fait que le regime général paie une partie des retraites de l’agriculture pour ne pas augmenter leur taux de cotisation ?

                        quand sarkho l’hydrocephale a parlé des retraites de misère des agriculteurs ,il fait d’ailleurs l’amalgame entre agriculteurs et eleveurs qui eux sont vraiment dans la m.... !,qui s’est interrogé sur leur temps reel de travail sur l’année ? un agriculteur(en Beauce), qui depuis belle lurette n’a plus de betail, travaille effectivement environ 5 mois sur l’année le reste du temps il a un autre emploi(conducteur d’engin ou chauffeur routier)et il est tres apprecié des employeurs car n’ayant pas d’ambition salariale(travail d’appoint).

                        quand on parle d’un sujet il faut en aborder tous les aspects !!

                        quand aux intervenants qui bavent sur les syndicats si ils conservent quelques avantages ,ce n’est pas dû à la gentillesse de leur patron mais parce qu’il y a encore un contre pouvoir !pour combien de temps ? chi lo sa


                        • O.Z.Acosta 13 septembre 2007 10:41

                          vous croyez vraiment que l’on va sauver les retraites avec les régimes spéciaux qui touchent à la louche environs 750.000 personnes ( les 3 principaux régimes touchent 500000 personnes ). On vous prend vraiment pour des buses et vous oubliez de réfléchir. Continuez a regarder TF1 et consort, et surtout oubliez de vous servir de votre tête.

                          Tout ceci n’est que la préparation de la réforme des retraites de 2008, juste pour voir combien de personnes vont descendre dans la rue.

                          Posez vous la question, pour savoir si les policiers, les militaires, les cableurs d’EDF et les pompiers qui ont fait du terrain pour le bien de toute la nation ne meritent pas un régime spécifique.

                          et surtout sur le fait que bon nombre de régimes spéciaux sont bénéficiaires ( régimes des notaires ).

                          Z


                          • Forest Ent Forest Ent 13 septembre 2007 11:27

                            Villepin a tenu jusqu’au bout sur les dossiers impopulaires qu’étaient le CNE et le CPE. Mais ces mesures n’ont pas convaincu les français, surtout les jeunes. Ce ne sont ni les partis, ni les syndicats, qui ont décidé que le gouvernement allait « tomber » sur le dossier CPE.

                            Une modification du système de retraite peut se passer bien ou mal selon sa nature et son style. Ca reste à définir.

                            Je ne suis pas du tout convaincu que c’est sur ce dossier que se fera le clash. Pinocchio n’est pas un imbécile. Il sait qu’il a intérêt à un clash sur un dossier où il a le soutien de l’opinion. Les syndicats ne sont pas idiots. Ils ont intérêt au clash sur un dossier où il ne l’a pas. Pour l’instant, tout le monde s’observe. L’étincelle viendra peut-être d’ailleurs, sur un dossier et à un moment inattendus.

                            Les français ne sont globalement pas très satisfaits (je crois). Le baratin de Pinocchio a transformé cela en attentes. Il leur faudra raisonnablement quelque temps pour juger si ces attentes étaient fondées. S’il y a clash, je le vois plutôt en 2009.

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