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Accueil du site > Actualités > Politique > La mafia de l’ONU en République démocratique du Congo

La mafia de l’ONU en République démocratique du Congo

Flambée de l’immobilier, de la prostitution, trafic de ressources et soutien à la rébellion dans l’est.

Véritable organisation d’occupation, l’ONU est omniprésente dans la capitale de la République démocratique du Congo, sous les traits de la MONUC, depuis bientôt 10 ans. La Mission de l’Organisation des Nations Unies au Congo a établi son siège à Kinshasa, durant la période trouble qui a suivi la chute du président Mobutu et la prise de pouvoir par Laurent Désiré Kabila, dont les troupes étrangères (du Rwanda et de l’Ouganda essentiellement) ont apporté sur le sol congolais une série de conflits, qui perdurent encore aujourd’hui dans l’est du pays.

La MONUC était censée pacifier un territoire dont les richesses constituent un enjeu mondial. Les conflits n’ont jamais cessé, se muant même en rébellion chronique avec les troupes de Laurent Nkunda qui se battent contre l’armée régulière et occupe le sud du Kivu, alors que dans le même temps, le personnel et les infrastructures de la MONUC à Kinshasa, c’est-à-dire très loin de la zone des conflits, ne cessent d’augmenter.

La MONUC est absolument partout dans la capitale, elle étale ses richesses, son pouvoir, à travers un parc automobile et immobilier impressionnant. Des condominiums, où des résidences fermées, des villas de luxe, des immeubles aux loyers exorbitants ont été construits ou réquisitionnés expressément pour ses privilégiés, qui peuvent payer plus de 5000 $ de loyer sans ciller. Cette clientèle fait la fortune des riches constructeurs libanais et des propriétaires congolais, et provoque par la même occasion une flambée des prix de l’immobilier telle que le Congolais moyen ne peut même plus se loger.

Il y a 6 ans, avec un salaire de 1 500 $ dollars on était riche en RDC, car même les villas de plus de 5 chambres ne se louaient pas à plus de 300 $. Depuis l’arrivée de la MONUC, qui peut offrir à son personnel un an de loyer à 5000 $/mois, payé à l’avance, les Congolais de classe moyenne sont obligés de débourser les mêmes sommes, dans les même conditions, pour pouvoir se loger. Les locaux de la MONUC s’étalent sur de nombreux sites et sur des milliers de mètres carrés. Un véritable Etat dans l’Etat, avec son économie parallèle, dont on pourrait pardonner l’arrogance si on en connaissait l’utilité. Car depuis maintenant 9 ans, tout le monde se demande : « Que fait la MONUC en RDC ? »

Entendez par là, que fait la MONUC en RDC à part se pavaner dans toutes les boîtes de nuit, les restaurants chic et les quartiers chauds de la capitale, au bras de « petites ». Avec l’arrivée permanente d’effectifs de la MONUC chaque année, la prostitution à Kinshasa ne se cache plus, pire elle a trouvé dans les largesses des « soldats de la paix » une certaine légitimité. De nombreux bars et boîtes de nuit se sont lancés sur le créneau de cette clientèle oisive et surpayée, et déclarent sans détour faire leur beurre sur l’ONU. Un célèbre bar connu pour être fréquenté par des prostituées, le 3615, a été à l’origine, pendant plus de 2 ans, d’embouteillages monstres sur l’artère principale de la ville, car des centaines de Jeeps, estampillées UN (ONU), stationnaient devant sur plus d’un kilomètre. Le scandale a atteint un niveau tel que les dirigeants de l’ONU ont été obligés de demander à leur personnel de faire preuve de plus de « discrétion »

Rappelons que le plus gros du personnel de la MONUC se trouve dans la capitale, où il n’y a aucun conflit. En revanche, ses services sont montrés du doigts dans de nombreux reportages télévisés concernant des conflits sociaux. Le « petit personnel » congolais de la MONUC, c’est-à-dire domestiques, vigiles, gardes, etc., ne touche que 9 $ (environ 6,5 €) par jour et se plaint régulièrement de ce petit salaire qui n’est pas toujours versé, alors qu’il suffit de sortir le soir pour voir les Monusiens claquer 200 à 300 $ de restaurant tous les soirs. L’humanitarisme est donc très loin des préoccupations de la MONUC, qui ressemble davantage au « job de rêve sous les cocotiers ». Les bureaucrates et les soldats de paille de la MONUC sont les rois du pétrole au Congo-Kinshasa.

Excédées, la population et la presse ne cachent plus leur hostilité à l’égard de la MONUC et de nombreux journaux réclament le départ de l’organisation, qui, elle, profite du conflit au Kivu pour s’installer confortablement dans le pays. Un conflit auquel la MONUC prend part de manière surprenante. Le contingent indien de la MONUC, notamment, défraie régulièrement la chronique pour ses trafics d’or et de ressources avérés, régulièrement dénoncés par la presse, avec preuves à l’appui, mais qui ne lui ont valu jusqu’ici qu’une petite tape sur les doigts de la part des dirigeants de l’ONU. Tout comme les mêmes dirigeants ont estimé il y a 2 ans que les « soldats de la paix » impliqués dans les viols et abus sexuels sur mineurs, filmés par eux-mêmes, dans la même zone de conflit, ne méritaient pas plus qu’un petit blâme…

Le chef du contingent indien a déclaré publiquement (c’est-à-dire devant les micros de la télévision nationale congolaise) son soutien à Laurent Nkunda, dont les troupes déstabilisent l’est du pays depuis 5 ans, car il faut bien dire que cette guérilla arrange bien les trafics de ce contingent, totalement indépendant et incontrôlable. Cette dissidence donne même lieu à des situations totalement burlesques, qui voient ledit contingent se battre contre d’autres contingents de la MONUC (bataille rangée contre le contingent sénégalais notamment, au début du mois d’octobre 2008) pour protéger ses petites affaires.

Les populations multiplient les appels au secours et réclament au gouvernement congolais, totalement ligoté par l’ONU, le retrait des troupes de la MONUC de cette région, où elles créent et enveniment plus de conflits qu’elles n’en « pacifient ». Et l’actualité ne fait que leur donner raison. Alors que le conflit se durcit, que viols et massacres de civils sont commis sous les yeux impassibles des troupes de la MONUC, qui pourraient écraser sans effort la guérilla, l’organisation se contente comme toujours de faire dans la diplomatie, avec l’organisation vendredi dernier d’un sommet sur le conflit en RDC à Nairobi, qui a accouché d’un « cessez-le-feu immédiat », aussitôt violé.

A quoi sert donc l’ONU si ses troupes persécutent des populations qu’elles sont censées secourir ? A quoi sert donc la MONUC, qui a installé un véritable « Club Med » en RDC ? Sa présence sur le sol congolais est tout simplement abusive et injustifiée. Le rôle de l’ONU semble se limiter à faire de la communication et du marketing sur les droits de l’Homme, mais surtout à protéger les intérêts des Occidentaux en RDC. Ce pays, assis sur des ressources mondialement convoitées, a manifesté clairement son désir de changer de partenaires commerciaux et politiques en faisant appel à la Chine en début d’année. Prise de distance peu appréciée par la Banque mondiale, le FMI ou encore l’ex-métropole, la Belgique, et qui lui a certainement valu cette épée de Damoclès qu’est le conflit dans l’est, savamment entrenue par l’ONU, qui ne cesse de renforcer sa mainmise sur le pays.

L’action de l’ONU en RDC fait écho aux nombreux scandales dénoncés à Haïti ou encore en Côte d’Ivoire lors des conflits de 2002. Quelle instance pourra donc réguler et contrôler, voire sanctionner, l’action et les abus des organisations internationales, lorsqu’elles n’assurent plus, ou plutôt alors qu’elles n’ont jamais assuré ce rôle ?


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39 réactions à cet article    


  • ASINUS 13 novembre 2008 11:53

    yep quand de petits crocodiles*
     
    empechent de gros crocodiles de faire leurs petites affaires avec la chine



    vous remarquerez que les petits crocodiles " entendez les contingents monuc" sont issus de pays
    dirigés pour la plupart par de gros crocodiles

    le monde est une jungle , l habiller de la vertu du " dire vrai" et de l angelisme impose que l on s interroge
    sur les motivation de l habilleur journalistique , un proverbe local ne dit il pas
    si tu veux que l on crois TA VERITE , parle doucement souris ai des larmes sinceres


    • Nathan Nathan 13 novembre 2008 11:58

       Il y a un véritable problème onusien au Congo. Les faits que vous décrivez sont proprement scandaleux. Que l’ONU protège d’une manière ou d’une autre certains intérêts occidentaux, cela paraît évident. Mais qu’elle se terre et ne serve strictement à rien dans le maintien proprement dit de la paix est hallucinant. J’ai vu un reportage sur Arte qui montrait tout de même que certains contingents parmi les 17000 militaires en place formaient malgré tout une sorte de "police" extérieure et maintenait une sécurité dans certaines contrées. Mais c’est une goutte d’eau dans un océan, et l’ONU ne peut plus faire que paraître dans un pays où des milliers de personnes sont déplacées (éternel schéma de guerre moderne), voire des micro-génocides près à se mettre en place (violences ethniques de plus en plus intenses).


      • fourminus fourminus 13 novembre 2008 13:34

        Mefiez vous de crier au loup avec l’auteur de cet article : les faits qu’il rapporte sont au minimum caricaturaux, et souvent même carément faux !

        Bien des pays, entreprises minières multinationales et groupes d’intérets qui souhaitent dépecer la RDC aimeraient voir partir les observateurs internationaux. Mais le peuple Congolais ? Je crois que son message à la MONUC est : aidez nous plus ! Pas : quittez le pays...

        Pourquoi la MONUC ne résout elle pas la situation ? La première raison est liée à la nature même des Nations Unies : pour agir il faut un consensus entre les nations. Et sur le Congo il n’y a pas de consensus : les occidentaux et les chinois, les US et les Francais, les Angolais et les Rwandais... tous s’opposent sur les actions à mener en RDC. Alors : sur qui tirer ? Parce que la guerre c’est ca : tuer des énemis... Mais qui sont les énemis des Nations Unies ? Les tutsis de Nkunda ? Les FARDC ? 

        Ceci dit la MONUC pourrait gagner à corriger ses nombreux défauts : coordination déficiente, personnel sur payé, efficacité limitée... Mais la solution aux problèmes du Congo n’est probablement pas d’abandonner les COngolais à leur triste sort loins des yeux des Nations Unies... Osons la réforme des Nations unies !! Mais qui bloque ? Tous les grands pays du Conseil de Sécurité qui ne veulent pas voir leur influence concurencée. Et aussi tous les petits pays dont les amis de l’élite au pouvoir bénéficient des salaires onusiens...

        Le problème est plus compliqué que : la MONUC dehors !


      • Nathan Nathan 13 novembre 2008 15:29

         Ce que vous dîtes est juste. Mais à ce moment là que l’ONU n’appelle pas sa force, "force de maintien de la paix", mais "force de sécurité ou de surveillance", ou présence onusienne tout simplement. Si une force armée est instaurée dans un pays, la moindre des choses est de soutenir le gouvernement en place, aussi instable soit-il et donc de facto de combattre les ennemis du gouvernements, donc les rebelles. Le problème dans ces pays d’Afrique est que les gouvernements sont parfois tellement précaires que les rebelles font figure de parti d’opposition politique !! Ainsi combattre les rebelles ce serait combattre une partie de la population ...
        En fait c’est à l’ONU d’arrêter l’hypocrisie et de clarifier la situation. Car en attendant à qui profite l’inaction ? Ni au gouvernement de Kabila ni à Nkunda, ni au peuple congolais, mais aux multinationales qui exploitent le pays, ainsi qu’aux traficants en tout genre. Le Congo est une plateforme tournante de l’Afrique et du monde. Certes le problème est extrêmement compliqué (presque 1/10 de la population africaine vit dans cette région), mais il en va de l’avenir de l’Afrique et de l’avenir de l’ONU dans sa crédibilité à pouvoir assurer ses mandats ... donc de l’avenir du monde.


      • K K 13 novembre 2008 19:58

        à priori, il y a 16475 personne à la MONUC. toutes ne sont pas dans la capitale, mais ca peut representer beaucoup de vehicules.

        http://www.monuc.org/Contributions.aspx?lang=fr&menuOpened=MONUC%20en%20bref

        Et pour la "fiesta sexuelle", il semble que l’auteur n’a pas tort. Cela provient du site de la MONUC. http://www.monuc.org/News.aspx?newsID=856&menuOpened=MONUC%20en%20bref


      • K K 13 novembre 2008 20:40

        En tout cas, le budget ne permet pas des loyers à 5000$ par mois pour tout le monde.


      • K K 14 novembre 2008 10:16

        vous moinssez... ok, mais c’est un fait. Allez voir sur les pages de la MONUC, le budget annuel y est expose. Vous verrez qu’il ne peut pas y avoir beaucoup de loyers a 5000 $. 


      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 13 novembre 2008 13:58

        " Le contingent indien de la MONUC, notamment, défraie régulièrement la chronique pour ses trafics d’or et de ressources avérés, régulièrement dénoncés par la presse, avec preuves à l’appui, mais qui ne lui ont valu jusqu’ici qu’une petite tape sur les doigts de la part des dirigeants de l’ONU. "

        Si tu violes une jeune noire, tu risques un avertissement. Au bout de trente avertissements, tu risques un blame, et au bout de trente blames, tu risques...d’être MUTé chez les eurasiennes, les balinéaises, les philippines, ou les birmanes selon ton choix...

        En fait, l’ONU est une organisation de MUTANTS qui ne dit pas son nom. Son activité le plus souvent consiste à déporter des peuples qui n’ont rien demandé et les regrouper dans des camps comme elle le fait dès son origine, en Palestine. A part la petite presse locale, quelques ONG indépendantes et Internet, personne ne s’offusque plus devant ce manège infernal.

        Chaque bijou, parcelle de bois exotique, matériel electronique sophistiqué, est fabriqué à base d’usurpation de territoire sur le dos de peuplades démunies. Mais, malgré tout, tout ce que les puissants initiés responsables s’entêtent à taire et enfouir dans leur conscience, se sait, se saura, et constituera la matière première indélébile et incorruptible de nos futurs livres d’histoire...


        • appoline appoline 16 novembre 2008 20:17

          Merci Lisa,
          J’attendais un commentaire comme le vôtre. En fait, la question est : à qui profite tout ce cirque. L’ONU ne fait pas grand étalage de son honnêteté. Beaucoup trop de requins blancs nageant entre deux eaux troubles. Kissinger et consors dépensent leur énergie à plumer les plus démunis. Il ne faut donc pas s’étonner si la situation en RDC a été orchestrée de toutes pièces.
          On continue encore à dépouiller l’Afrique de ses biens. Si l’esclavage fait désordre de nos jours, nous faisons pire maintenant ; on vampirise.


        • Céphale Céphale 13 novembre 2008 14:06

          Article extrêmement troublant qui attire l’attention sur le comportement du personnel de l’ONU au Congo. Mais où est la vérité ? Il faudrait d’autres témoignages, plus précis et non suspects de partialité.


          • Zalka Zalka 13 novembre 2008 14:18

            Sûr que le principal problème, c’est l’ONU... Nkunda et Kabila sont de joyeux drilles, tout dévoués au peuple.


            • Liberty 13 novembre 2008 14:27

              Au risque de choquer, à mon sens l’ONU a perdu toute sa superbe lors du vote de 1948 où majorité se sont entendus pour voter OUI à la création de l’état d’Israel sans en encadrer les conséquences .

              J’entends déjà nombre de défenseurs d’Israel venir m’insulter d’antisémite, mais ils ne pourront jamais réécrire l’histoire . (la Palestine a été prise par la force et le terrorisme avec l’accord tacite de l’ONU)

              Je les rassure, j’ai des origines à moitié Juives ce qui ne m’empêche pas de rester lucide.

              Les voix de petits pays à l’ONU étant achetées par les états plus puissants sont de notoriété publique, est-ce encore un processus démocratique ou un processus mafieux dans ces conditions ?


              • Céphale Céphale 13 novembre 2008 18:22

                Prendre les rennes, ce n’est pas au Congo, c’est en Norvège.


              • K K 13 novembre 2008 20:42

                raté, il n’y a pas de Norvegiens, ni de scandinaves du tout :

                Afrique du Sud 1056 Bangladesh 1330 Bénin 750 Bolivie 200 Chine 218 Ghana 461 Guatemala 105 Inde 4372 Indonésie 175 Jordanie 66 Malawi 109 Maroc 809 Népal 1030 Pakistan 3551 Sénégal 450 Serbie 6 Tunisie 463 Uruguay 1324

              • Serpico Serpico 14 novembre 2008 10:22

                K : "raté, il n’y a pas de Norvegiens, ni de scandinaves du tout :"

                *********************

                Re-raté : les rennes alias caribous se trouvent en Norvège

                Les animaux...ces bestioles avec des bois sur la tête.


              • Je suis Fantomas 13 novembre 2008 15:45

                Le peuple du congo aspire à la democratie c’est evident ... la preuve , ils veulent prendre leur destin en main, relancer leur economie, s’autosuffir et changer leurs dirigeants ....

                Ah non ?

                Bon... bizarre


                • Anto 13 novembre 2008 17:25

                  lol ! c’est votre definition de la democratie. Dans ce cas la, la chine en est une.

                  La RDC c’est 30 ans de dictature (Dette de la RDC 11M$, fortune de Mobutu en 1997 8M$, vous avez dit bizarre...). Ajoutez a cela 2 guerres succesives (vous voyez qu’ils se prennent en mains), et vous obtenez unun PNB brut par hab. de 0.25$.

                  Et ces cons la preferent imaginer leur bouffe que d’aller voter ? bizarre...

                  La France ne s’autosuffit pas, a les meme dirigeants depuis 50ans (ils trichent en changeant le nom des partis, mais, bon...), ne maitrise pas son economie, mais elle a pris son destin en main en acceptant le plan Marshall, hurray ! Je me demande ce que ca aurait donne, moi, apres les deux guerres sans l’aide massive des US, nul doute qu’on aurait su rebondir.

                  ah non... bizarre


                • CAMBRONNE CAMBRONNE 13 novembre 2008 17:10

                  SALUT A TOUS

                  Je n’ai pas le compte exact des détachements de l’ONU en RDC ni leur composition . il me semble cependant avoir vu aux infos que les soldats de cette force sont soit des indiens soit des africains du nord(Marocains ) et d’afrique sub saharienne .

                  Au moment de l’indépendance du congo et des tueries qui eurent lieu à cette époque les contingents étaient composés de suédois et d’ autre pays scandinaves et aussi inefficaces . Cependant ils ne pillaient pas même s’ils ne brillaient pas .

                  Il faut constater que en dehors des pays européens dont en particulier la france les forces de l’ONU apportent plus de malheur que de sécurité .

                  Criez tant que voulez amis agoravoxiens ce que je dis est prouvable . Une autre preuve est que l’on réclame à corps et à cris un détachement français de 1500 hommes pour remplacer sur le terrain les 15 000 casques bleus présents .

                  Salut et simple constatation !


                  • Annie 13 novembre 2008 18:37

                    Comme les casques bleus hollandais à Srebrenica par exemple ?


                  • K K 16 novembre 2008 11:21

                    Cambronne,

                    J’ai mis la composition un peu plus haut. Vous pouvez la trouver sur le site de la MONUC.

                    Mes respects et bon Dimanche


                  • Africa Vox Africa Vox 13 novembre 2008 17:14

                    Bonjour à tous,

                    Il semble que plusieurs d’entre-vous, à en juger par vos commentaires, mettent en cause ma crédibilité et mon absence de sources. Je tiens à préciser que je vis et travaille en RDC, plus précisément à Kinshasa, ce qui me permet d’être un tout petit peu au courant de ce qui se passe dans cette ville. Mais libre à vous de n’accorder aucun crédit à cet article.

                    Etant donné votre exigeance, je tâcherai la prochaine fois de receillir :

                    1/ Les témoignages de la moitié des habitants de Kinshasa sur le train de vie et le comportement des agents de la MONUC, mais se posera tout de même la question de leur crédibilité, car quelles sont leurs sources ?

                    2/ Je penserai également à vous faire parvenir les copies de toutes les quittances de loyer payées par les monusiens ainsi que celles de leurs frais.

                    3/ Sans oublier une copie de tous les journaux contenant des dossiers d’investigations sur les traffics de ressources imputées aux soldats de la MONUC, les enregistrements de la télévision congolaise sur les propos du chef du contigent Indien et ses échanges de tirs avec le contingent sénégalais. Mais là encore, quelles sont leurs sources, me direz-vous ?

                    4/ Je penserai également à demande à la MONUC une listing complet de son parc automobile, car 250 véhicules, c’est vrai que c’est beaucoup pour une organisation de cette taille...

                    J’espère que vous avez fait preuve de la même intransigeance envers l’AFP, lorsque l’agence de presse à relaté le 28 octobre dernier, l’attaque du quartier général de la MONUC à Goma, par la population congolaise qui exigeait le départ des soldats de la paix, soldats avec lesquels elle est obligée de cohabiter depuis plus de 5 ans. Mais, il va de soi que ces gens ne savent pas ce qu’ils font et encore moins ce qui est bon pour eux, et ne demande nullement à être "abandonnés à leur triste sort"...

                    De même que les témoignages des populations qui se sont plaintes des exactions et des viols sur mineurs commis par des casques bleus à Haiti ou en Côte-d’Ivoire, peuvent être considérés comme "caricaturaux", voir "carrément faux", car, quelles sont leur sources ?

                    Pour paraphraser le très beau proverbe de ASINUS : " Si tu veux t’accrocher à TA VERITE, accuse les autres mentir"

                    Cordialement





                    • Céphale Céphale 13 novembre 2008 18:29

                      Je ne mets pas en doute la véracité de vos propos, contrairement à certains commentaires. Mais si vous ne voulez pas rester seul dans votre combat pour la vérité, tâchez de donner des témoignages tangibles. Un autre article serait le bienvenu.


                    • ASINUS 13 novembre 2008 19:02

                      bonjour , ce qui est legitimement interpreté ou questionné ce sont vos ecrits pas le droit de les exprimer, le fait d habiter ce pays legitime votre droit a vous opposer a cette présence mais votre argumentation pour recouvrir des faits averés peu etre soupconnée de partialité voir etre instrumentalisée , pour avoir pratiqué
                      un peu votre pays et ses voisins" en tant que formateur ou de force colonialiste" je vous laisse libre de l interprétation,je ne suis pas sans ignorer la duplicité la capacité a transformer le reel des potentats dirigeants vos pays , a l inverse de beaucoup d européen je suis quand a moi persuadé que les elites africaines savent tres bien se passer de mentors occidentaux pour travestir ou intoxiquer les medias.
                      Je me suis permis de rappeler d ou venait les principales composantes des forces onusiennes, je ne doute pas qu elles aient amenées avec elles certaines pratiques mais d autres qui leur sont reprochées
                      les attendaient sur place , qu une partie de la population veuille le depart de l onu semble une evidence
                      reste que la couleur et l origine de ces troupes prive de l argument facile et usuel les parangons democrates et vertueux mettant en coupe reglées vos contrées et leurs populations dont j ai pu apprécier le sens de l accueil la solidarité et le courage.


                    • K K 13 novembre 2008 20:50

                      cher auteur,

                      JE suis alle chercher les informations sur le site de la MONUC. Les liens se trouvent dans mes posts plus haut. 250 vehicules pour plus de 16000 militaires, c’est tout à fait possible.

                      Pour les loyers à 5000 $ par mois, j’ai plus de mal à le croire. Il y en a certainement, mais le budget total de l’operation ne permet pas d’en avor trop à ce niveau. On trouve le budget sur le site de la MONUC.

                      En ce qui concerne les abus de comportements, il semble effectivement qu il y ait eu des problemes (voir le site de la MONUC. Donc j’ai tendance à globalement vous croire.

                      Il va de soi que je regrette totalement ces faits. Esperons que les choses évoluent positivement puisqu il y a enquete de l’ONU sur les abus que vous signalez.


                    • Webes Webes 14 novembre 2008 09:37

                      Des viols sur mineurs par l ONUCI ah bon ??????
                      Va s y developpe, si tu peux, bien sur !


                    • pashmina pashmina 16 novembre 2008 21:41

                      Cher auteur, 

                      à propos des preuves, pourriez-vous aussi fournir des photos svp ? ... Merci beaucoup pour l’intérêt général


                    • Avril 13 novembre 2008 18:14

                      Personnellement je ne mets aucunement en doute tes affirmations, mais avant de crier la responsabilité de l’onu ou la non-utilité de l’onu, il faut malheureusement reconnaitre que ce sont des africains qui assassine, viol, tue ( et d’une manière plus que sauvage) des africains.
                      Il est temps que l’afrique se relève, avance et cesse ses guerillas.
                       Amicalement.


                      • Annie 13 novembre 2008 19:22

                        Les habitants de Goma ont attaqué la Monuc parce qu’ils lui reprochaient de ne pas faire assez pour les protéger.
                        http://www.reliefweb.int/rw/rwb.nsf/db900sid/MUMA-7KU4AP?OpenDocument&rc=1&cc=cod
                        http://www.reliefweb.int/rw/rwb.nsf/db900sid/MCOI-7KTP6S?OpenDocument&rc=1&cc=cod
                        confirmé par l’AFP et une ONG.
                        Il a beaucoup de choses à reprocher à l’ONU en général et la MONUC en particulier, mais la situation sécuritaire s’est énormément améliorée depuis son arrivée. Je ne parle pas de la situation à Kinshasa, où est installé le siège de la MONUC mais à Goma, où elle a essayé jusqu’ici de maintenir la paix.


                        • K K 13 novembre 2008 20:00

                          Le site de la MONUC regorge aussi d’informations qui confirment que tout n’est pas rose dans son fonctionnement. Il y a aussi eu des enquetes diligentees par l’ONU.


                        • Annie 13 novembre 2008 20:23

                          C’est vrai, et pour toutes ses fautes, l’ONU est disposée à ouvrir une enquête sur chaque allégation.


                        • Rodriguez 13 novembre 2008 21:39

                          Beaucoup ne vous croiront pas. Mais ne vous en faites pas, mon cher Auteur. Votre mission n’est pas de faire croire les gens qui d’ailleurs ne veulent rien savoir. Ceci, dans un objectif purement idéolgique. L’Eglise s’occupe de la croyance. Donc, votre mission est d’informer. Et, je pense, c’est ce que vous faites. Libre aux lecteurs de vous suivre ou non. Mais la réalité est ce qu’elle est. 

                           Voici un article que je partage avec vous.


                          La francophonie : comment les langues et les cultures africaines sont asphyxiées.

                           

                          18 Octobre 2008
                          Rodriguez
                           
                          C’est du 17 au 19 octobre 2008 à Québec, que se tient le XIIème sommet de la sulfureuse Francophonie, organisation néocoloniale tenue d’une main de fer par la France et certains de ses amis notamment le Canada, une partie de la Belgique et une partie de la Suisse. Malgré un climat de tempête financière, cette rencontre, à laquelle d’ailleurs les valets africains participent comme toujours, confirme que la clientèle africaine, quelle que soit la situation du marché, reste fidèle aux galéjades francophones. La présence d’immenses délégations africaines à ce sommet démontre à merveille que les vassaux africains ne savent même pas de quoi l’Afrique a besoin, surtout en ces temps de crises où la logique aurait voulu la rupture avec les différents instruments de domination au service des pays occidentaux. Que dire encore de Kufuor, président du Ghana, pays d’héritage colonial anglophone, qui se présente aussi parmi les canailles francophones africaines ! Sinon, que la faune s’étend bien !
                           
                           Le grand Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, dominant largement les 155cm talonnettes comprises du petit Bongo, sait parfaitement que tous ces clients africains sont des voleurs de suffrages démocratiques et des assassins. Mais, il sait aussi que lui-même, à l’époque de sa présidence au Sénégal, avait aussi fait partie de cette bande de guignols assoiffés de sang et de gadgets.
                           
                          Voilà que des nègres, incapables de promouvoir leurs propres langues et leur propre culture - qu’ils ne connaissent d’ailleurs même pas - s’agitent et se présentent en rang pour porter la langue et la culture de leur maître. Ces jongleurs maléfiques, véritables instruments alternatifs de colonisation, trépignent de joie dans leur participation à la dévastation de la société africaine. L’œuvre coloniale est ainsi gaillardement assurée.
                           
                          D’ailleurs, Sarkozy le roi des français, n’a même pas perdu son temps à ce sommet, car sa visite chez Bush pour parler de la crise financière, est évidemment bien plus importante que la prétendue promotion de la langue et de la culture françaises. Les nègres vont se charger des tâches promotionnelles. Les chiens étant toujours prompts à prendre des initiatives de chasse pour ramener les proies à leur maître. En visitant le sommet francophone au pas de charge, Sarkozy au moins sait distinguer l’essentiel du superflu ; en fin de compte, il assure les deux à la fois en sous-traitant le second aux métayers nègres.
                           
                          On peut virevolter dans tous les sens, on peut inventer les thèmes les plus actuels lors de ces sinistres carnavals, et surtout on peut engager des milliards d’euros pour polir l’image de ce machin. On peut utiliser des tonnes de savon pour laver cette machine, son odeur nauséabonde reste dans la conscience africaine, car elle ne fait que soutenir via ses missions d’observateurs électorales, les mascarades électorales en Afrique et les massacres qui s’en suivent.
                           
                          Culturellement, la francophonie étouffe et tue les langues négro-africaines au quotidien. Dans les pays africains, il est interdit de parler sa langue maternelle à l’école, et le délit est sévèrement sanctionné. Quel pays africain n’a pas connu ce qu’on appelle le SIGNAL : ces objets qu’un élève doit s’attacher au cou s’il commet le crime de parler sa langue maternelle. Qui a oublié les raclées pour avoir osé parler sa langue maternelle ?
                           
                          La Francophonie a tué la littérature africaine. Les auteurs africains sont quasiment absents du marché littéraire européen francophone. Mais à l’inverse, les livres français pullulent en Afrique.
                          Les médias français, notamment RFI et TV5, sont largement diffusés en Afrique pour assurer le Service Après Vente. Ainsi, ces médias inondent l’Afrique d’idées et d’images destinées à écraser la culture africaine et à la dénigrer. De ce fait, pour s’informer sur l’Afrique, des millions d’africains sont obligés d’écouter Radio France Internationale et de se référer à des agences comme l’Agence France Presse, Reuters et autres. Ce sont les seuls canaux disponibles. D’ailleurs ce sont les seuls qu’on crédite. C’est ainsi que, dans une logique purement idéologique, les informations sont « traitées et masterisées » avant d’être retransmises aux Africains, qui, dans une large proportion, ne savent pas encore qu’ils consomment ainsi des produits hautement toxiques.
                           
                          Tel un cancer qu’on ne peut combattre, la francophonie se propage et atteint la jeunesse africaine de plein fouet, à travers des associations et des organisations dites de la société civile. Le comble, c’est que ce sont ces jeunes qui assurent la pérennité de ce qu’on peut appeler le bras politico-culturel de cette para ONU Françafricaine, en acceptant des miettes de financements en échange de la promotion de la démocratie, du dialogue et du développement, concepts nébuleux dont se sert la machine francophone pour brouiller les esprits. Elle réussit même à noyauter la jeunesse africaine en instituant les Conseils nationaux de jeunesse (CNJ) comme seul interlocuteur de la jeunesse auprès des dictateurs africains. L’objectif de ces CNJ est en réalité de fondre tous les mouvements de jeunesse dans un creuset en vue de casser une contestation juvénile sans cesse croissante en Afrique aujourd’hui.
                           
                          Pendant que les pions-gouvernants africains promeuvent activement les langues d’autrui, les langues africaines, elles - décrétées vernaculaires, ou patois, ou encore dialectes - ne sont en aucun cas reconnues dans les pays occidentaux, membres de la francophonie. On s’indigne lorsque les africains parlent leurs langues dans les rues des pays occidentaux. La presse ne manque d’ailleurs pas de relayer la frustration des populations locales qui se font casser les tympans avec les « langues de singes » qui les inondent. La francophonie est-elle active contre ce genre de choses ? Non !
                           
                          Quant aux satrapes africains, ils ne pensent même pas à une langue africaine qui doit porter l’unité africaine qu’ils prétendent construire. Quand on les voit si actifs dans le soutien du français ou de l’anglais, on ne peut s’empêcher de leur demander à quand un sommet sur le swahili ou le bambara !! Ils n’y pensent même pas, ces cancres démagogues qui adorent pourtant les sommets et les réunions spectacles où ils se livrent à de véritables défilés de modes. A quand un sommet africain avec pour invités les dirigeants occidentaux pour la promotion des langues africaines dans le monde ? Et dire que l’esclavage et la colonisation ont soi-disant pris fin !
                           
                          Consciente d’ailleurs des puanteurs de la francophonie, la ministre des Relations internationales responsable de la Francophonie au Canada, Monique Gagnon-Tremblay, ne se cache pas pour déclarer lors de la cérémonie de passation des pouvoirs de la présidence de la Conférence ministérielle de la Francophonie, que la Francophonie souffre d’un déficit d’image et que sa réalité, complexe et multiple, est mal comprise chez nous comme ailleurs. Elle rajoute que nous avons le devoir d’offrir au monde l’image d’une organisation sensible aux préoccupations des citoyens, en phase avec les besoins de notre époque, soucieuse d’efficacité et de résultats.
                           
                          En clair, les « francofauves » ne travaillent pas pour transformer la réalité des populations. Au contraire, il faut leur offrir une image de sensibilité à leurs préoccupations. Et, la communication-propagande sachant que l’image est plus importante que la réalité, on comprend alors aisément pourquoi à Québec, on lie la promotion de la langue française à la gouvernance et la démocratie, ainsi qu’à la promotion de l’environnement. Ça fait neuf et propre, l’environnement et la démocratie, n’est-ce pas ?
                           
                          Peu importe le temps que cela prendra. La maison francophone est appelée à disparaître pour une véritable renaissance de l’Afrique, aujourd’hui encore engluée dans les marécages du néocolonialisme, infestés de caïmans et de tyrannosaures. Mais en attendant ces temps-là, commençons à nous mobiliser, à nous organiser et à révéler aux yeux de nos populations la vraie nature satanique de cette machine qu’est la francophonie.

                        • JJ il muratore JJ il muratore 16 novembre 2008 16:01

                          @Rodriguez. Très drôle votre prêche pour sataniser la francophonie ! Un continent comme l’Afrtique, qui doit disposer d’un immense trésor de langues (dans les 455) et qui se caractérise en outre par une culture tribale , dispose en effet de toutes les conditions pour devenir soit anglophone, soit continuer à stagner dans ses traditions. Vous semblez tenir à vos traditions locales, grand bien vous fasse, gardez les . Mais quand même posez vous la question suivante : qu’est-ce qui fait qu’une langue peut avoir une réussite hors des frontières où elle s’est constituée ? Par exemple le Grèc pendant plus de 2000 ans parlé dans toute la Méditerranée, puis le Latin, puis l’Arabe, puis le Français et enfin l’Anglais ? Derrière chacune de ces langues il y eût à chaque époque de leur extension, une culture, une civilisation suffisemment développées et reconnues comme nécessaires au reste du monde, pour que la langue en fut adoptée. 
                          Alors mettez vous au boulot, créez la cette civilisation nécessaire et j’apprendrais volontier l’une ou l’autre de vos 455 langues. 
                          Mais cessez de pleurer, de vous poser éternellement en victime c’est infantile et caricaturellement "africain".


                        • Xavxav 14 novembre 2008 09:59

                          Bravo pour votre article qui dénonce avec force le fonctionnement de l’ONU en RDC. 

                          On aurait apprécié que vos sources soient citées. Ca aurait donné encore plus d’impact à ce texte. Par exemple, lors que vous écrivez "Le contingent indien de la MONUC, notamment, défraie régulièrement la chronique pour ses trafics d’or et de ressources avérés, régulièrement dénoncés par la presse", le média qu’est Internet aurait pu être davantage exploité, par exemple en ajoutant des liens vers des articles relatant des faits similaires, car en France, ces informations sont rarement relayées par la presse.

                          A la réflexion, il semble que c’est bien le fonctionnement global de l’ONU, y compris dans sa gouvernance, qui est à réformer.


                          • TSAKADI Komi TSAKADI 14 novembre 2008 10:59

                            "L’action de l’ONU en RDC fait écho aux nombreux scandales dénoncés à Haïti ou encore en Côte d’Ivoire lors des conflits de 2002. Quelle instance pourra donc réguler et contrôler, voire sanctionner, l’action et les abus des organisations internationales, lorsqu’elles n’assurent plus, ou plutôt alors qu’elles n’ont jamais assuré ce rôle ? "

                            Pourquoi pas un médiateur humanitaire ?
                            http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=31177
                            Faut-il des médiateurs pour réguler les actions humanitaires en Afrique ?

                            L’affaire de l’ONG française l’Arche de Zoe, qui a cherché à soustraire 103 enfants tchadiens supposés orphelins darfouris pour les faire parrainer en France, vient s’ajouter à la longue liste des dérives de l’action humanitaire en Afrique ; d’où l’urgence de repenser l’action humanitaire définie comme une action de solidarité et d’assistance, désintéressée, menée sans discrimination, de nature politique, religieuse ou autre, en faveur de populations civiles en détresse dont l’existence est menacée du fait de guerres, famines, catastrophes naturelles.

                            La multiplication des crises humanitaires impliquant l’accroissement des missions humanitaires dans le monde et surtout en Afrique a ouvert une nouvelle ère à l’action humanitaire.

                            Cette nouvelle ère est marquée d’une part par la restructuration de l’humanitaire d’Etat à côté de l’humanitaire d’ONG et d’autre part par des dysfonctionnements ou des dérives générées par l’aide humanitaire notamment : le détournement de l’aide ou de l’argent de l’aide pour financer le fonctionnement de l’ONG, l’aggravation des conflits par l’action humanitaire, l’instrumentalisation diplomatique des ONG et de l’aide humanitaires, la concurrence entre les ONG, le désintérêt des humanitaires dans certaines crises au profit d’autres crises plus médiatisées donc plus « rentables », la manipulation, le racket des ONG par les parties en conflit pour se constituer des stocks de nourriture et de médicaments au détriment de la population, la partialité de certaines ONG...

                            Face à l’opposition entre ces deux formes de l’action humanitaire et à l’insuffisance des mécanismes de sa régulation au niveau des ONG ou des Etats ayant conduit à des dérives humanitaires, ne faudrait-il pas des médiateurs pour l’action humanitaire ?

                            Humanitaire d’Etat et humanitaire d’ONG

                            Pendant longtemps, l’action humanitaire a semblé être le monopole des ONG engagées au service des victimes des conflits, d’oppressions, de catastrophes naturelles mais, depuis les années 90, les acteurs étatiques ont fait leur retour sur le front humanitaire. L’humanitaire d’Etat consistant pour un Etat ou une organisation internationale à s’impliquer dans des actions de solidarité en faveur des populations en détresse, soit en finançant en grande partie des ONG, soit en mettant en œuvre des actions militaro-humanitaires.

                            La restructuration de l’humanitaire d’Etat a consisté pour les organisations internationales à mettre en place des institutions spécialisées comme le Bureau de la coordination des affaires humanitaires ou United Nations Office for Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) dans le cadre des Nations Unies. En Europe, outre l’European Community Humanitarian Office (ECHO) créé en 1992, un poste de commissaire européen à l’action humanitaire a été institué au sein de la Commission européenne. Il faut déplorer l’absence d’une telle structure sur le plan africain, terre de prédilection de l’action humanitaire ces derniers temps.

                            Pour les Etats, l’exemple de la France est révélateur. En effet, il a été créé en 1986 un secrétariat d’Etat à l’action humanitaire, érigé en ministère en 1990. Des reformes successives opérées dans ce domaine ont conduit en 2003 à la création d’un comité interministeriel de l’action humanitaire d’urgence composé par les ministres de l’Intérieur, des Affaires étrangères, de la Défense, des Finances, de la Santé, de l’Agriculture et de la Coopération. Organe de régulation de la politique humanitaire d’urgence de la France, ce comité fixe le cadre politique d’intervention à l’étranger et définit les moyens financiers et techniques affectés par chaque ministère aux opérations humanitaires d’urgence. Son secrétariat est assuré par la Délégation à l’action humanitaire (DAH).

                            Ces reformes successives traduisent manifestement la volonté de la France d’instrumentaliser diplomatiquement l’aide humanitaire.

                            Les autorités françaises n’ont-elles pas été peu regardantes sur les activités de cette ONG française, l’Arche de Zoé, pour des intérêts diplomatiques ou géostratégiques ?

                            Le médiateur de l’action humanitaire serait une personnalité chargée d’assurer la jonction entre l’humanitaire non gouvernemental et cet humanitaire étatique doté de capacités à déployer d’énormes moyens logistiques ou à planifier des opérations à grande échelle mais agissant davantage par rapport à des critères d’efficacité politique et des intérêts géopolitiques.

                            Il devra veiller à ce que l’action humanitaire (d’Etat et d’ONG) soit profitable aux populations en détresse en évitant les dysfonctionnements et les dérives humanitaires.

                            Juguler les dérives humanitaires

                            Pour juguler ces dysfonctionnements et dérives humanitaires, notamment la tendance pour les acteurs humanitaires à n’intervenir qu’en faveur des crises très médiatisées, donc « rentables », au détriment des crises chroniques ou oubliées, il revient au médiateur de l’action humanitaire, disposant d’un droit d’alerte, d’assurer la veille de l’aide humanitaire pour saisir les ONG, les structures étatiques humanitaires et les bailleurs de fond pour un déploiement de moyens et d’acteurs dans de telles crises, garantissant ainsi un droit à l’aide humanitaire et à la protection à toutes les populations vulnérables.

                            Il sera également chargé de veiller au respect par les ONG des codes de conduite de l’action humanitaire (codes de conduite interorganisations), devant organiser une collaboration adéquate entre elles et réguler leurs actions sur le terrain.

                            Il pourra apporter sa médiation dans des conflits qui peuvent survenir entre ces différentes ONG qui se font concurrence sur le terrain, empêtrées dans des démarches marketing et commerciale, à la recherche de « rentabilité » de leur mission aux dépens de l’utilité pour les populations dont les préoccupations ne sont pas toujours prises en compte.

                            Il pourra intervenir également dans les différends entre ONG et autorités étatiques ou factions armées, qui n’acceptent pas toujours la présence de ces acteurs humanitaires ou cherchent à les contrôler voire à les racketter, à les manipuler ou à nier l’urgence et la nécessité de secourir des populations sous leur contrôle et sous leur administration.

                            Il pourra aussi jouer le rôle d’intermédiaire entre les acteurs humanitaires et les bénéficiaires de l’action humanitaire au sujet de leurs préoccupations concernant le fonctionnement de l’aide humanitaire au quotidien, pour que cette aide contribue efficacement à améliorer la situation de ces derniers.

                            Un tel médiateur, nommé dans le cadre des Nations Unies et placé sous l’autorité de l’envoyé spécial des Nations Unies dans le pays en crise donné, peut constituer une mesure visant à juguler les dysfonctionnements et les dérives de l’action humanitaire, dont l’affaire de l’Arche de Zoé est une énième manifestation, et éviter que ces dysfonctionnements ne constituent des alibis pour certains dirigeants africains dans leur refus de voir des humanitaires intervenir dans nos crises.


                            • mapendo 14 novembre 2008 17:20



                               Cher Asinus, 

                              Si certains faits que vous citez ont exacts (comme par exemple les tiedes reprimandes envers de casques bleus qui se sont mals comportes dans le cadre d’abus sexuel ou d’exploitation illegale des ressources) vous simplifier et generalisez votre propos au point de le rendre peu credible. 

                              Je ne vais pas reprendre tous vos details comme la queue devant le 3615 ou des loyers a $5000 dollars. J’ai seulement une petite question pour vous, au lieu de demander comme tous les gens qui n’y connaissent pas grand chose " que fait la MONUC" moi je demanderai plutot "que fait le gouvernement congolais ?".

                              Comment, apres 10 ans de presence internationale destinee a le soutenir, 6 ans apres les accords de paix, 2 and apres les elections democratiques et transparentes, le gouvernement de M Joseph Kabila n’est -il pas capable de payer son armee, d’etablir un systeme de justice transparent et de garantir la paix et la securite pour ses propres citoyens. Vous devez savoir que ce ne sont pas les ressources qui manquent dans ce pays puisqu’elles sont genereusement distribuees aux Chinois par exemple en echange de deux-trois routes en beton friable.... 

                              Alors que fait le gouvernement congolais ? 
                              Effectivement vu de kinshasa il peut sembler qu’il y a beaucoup d’UN en ville et c’est vrai qu’ils n’ont pas la meme vie que ceux sur le terrain, mais leur travail est de faire fonctionner les dizaines de bureaux de terrain a travers un pays grand comme l’europe de l’ouest qui n’a ni routes, ni electricite, ni systeme aerien fonctionant... 

                              Voudriez vous que les UN bases a l’est fonctionnent sui generis , sans aucun soutien logistique ? 

                              Je pense que malheureusement votre perspective est trop centree a l’ouest. Allez rendre visite aux populations de l’est et demandez leur a quoi sert la MONUC comme en novembre 2007 ou la MONUC a defendu Goma devant l’avancee des troupes de Kunda apres que les soldats congolais aient du operer un "replis strategique" pour faute de munition. 
                              La difference sur le terrain entre la ou la mONUC est deployee et la ou elle ne l’est pas est criante et je peux vous dire que vous ne rencontrerez pas un congolais de l’est qui refuserait la presence de la MONUC dans son village. 

                              Alors oui la MONUC a besoin de plus d’hommes pour accomplir son mandat et toutes les taches qui y ont ete rajoutees par les accords de goma, oui la MONUC a besoin d’un soutien franc de la communaute internationale qui, comme le dit un autre commentaire, a des interets divergents qui bloquent le processus de paix dans ce pays, oui elle beneficierait d’une reaction plus intransigeante face aux abus commis par des membres individuels de son personel civil et militaire.... 

                              Mais au lieu de demander ce que font la communaute internationale ou la MONUC essayons de voir plutot ce que font les dirigeants africains pour venir en aide a leur propre pays, parce que apres tout c’est a eux en premier lieu que revient cette responsabilite.

                              Comme dit un proverbe africain "On peut ammener la vache a la riviere mais on ne peut pas la forcer a boire"

                              A bon entendeur



                              • ASINUS 15 novembre 2008 09:39

                                bonjour mapendo
                                l auteur de ce texte signe africa vox
                                je ne suis l auteur que de deux reponses par ailleurs assez critique du texte original de l auteur
                                et je suis assez d accord avec votre vision des choses
                                cordialement
                                asinus


                                • ASINUS 16 novembre 2008 13:22

                                  yep calmos, ce qui a l air d embeter surtout c est :

                                  "reste que la couleur et l origine de ces troupes prive de l argument facile et usuel les parangons democrates et vertueux mettant en coupe reglées vos contrées" smiley


                                • citadelle 16 novembre 2008 11:53

                                  Avec ELF au Congo Brazaville, c’est pas mieux.
                                  Regardez ça : http://www.dailymotion.com/JOURNEE_MEHDI_BEN_BARKA/video/x48cq7_7-benjamin-moutsila_politics


                                  La où il y a conflit c’est souvent pour des internets qui sont propre a ceux qui les fabrique, qu’ensuite on s’installe pour dire qu’on va apporter la paix, la democratie,... tout en pompant les ressources des pays envahi. Ces guerres provoqué sont des investissements


                                  • mimi75 16 novembre 2008 17:07

                                    A chaque fois qu’il y a un conflit ou même une catastrophe et que les occidentaux débarquent grace entre autre à l’ONU, au FMI et autres organisations ce phénomène apparait Irak, Afghanistan
                                    Ce que l’auteur de l’article décrit c’est des zones verte tout confort et protégées par des entreprises de sécurité privés pour les étrangers qui profitent de la situation et des zones rouge de tout les dangers pour la population
                                    Du coup c’est comme si il y’avait 2 pays dans un seul

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