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La mascarade des PRIMAIRES : l’AGONIE des politiciens narcissiques, hypocrites, rejetés par les citoyens

Les primaires et les présidentielles à suivre vont confirmer l'inadéquation entre les électeurs et les élites hors sol : les ébats médiatiques ne sont pas des débats portant sur les réalités subies par le peuple et la nation et sur des remèdes potentiellement actifs pour y remédier. Il est utile de porter à la connaissance du public les entourloupettes, les omissions, les fausses solutions et de débroussailler les lignes directrices d'une osmose entre les citoyens et les politiques nationales.

Le Président Hollande, matraqué et ridiculisé par les siens dès avant son élection, a subi pendant tout son mandat les avanies, les quolibets et les insultes des pseudo-ténors de la gauche et les critiques destructrices et mortifiantes des flingueurs de l'opposition. Dans une situation difficile provoquée par la crise des subprimes et par les cupides marchés financiers, la dette publique s'est envolée et Hollande a refusé d'appliquer la potion des critères de stabilité de l'eurozone, acceptés par Sarkosy : il a tergiversé, car dans une croissance quasi nulle, avec une part croissante des richesses prélevées par une petite fraction de riches, et dans un contexte démographique défavorable, il a limité la croissance du chômage un peu en-dessous du solde entre les fortes arrivées de jeunes sur le marché du travail (environ 800 000/an) et les départs à la retraite ou décès (moins de 650 000/an) ; les départs massifs à la retraite des babyboomeurs ne se faisant pas encore suffisamment sentir. À titre de comparaison, l'Allemagne depuis des décennies a plus de décès que de naissances, les jeunes allemands sont en nombre insuffisant pour combler les départs en retraite de leurs aînés, et depuis plusieurs années l'Allemagne "importe" des immigrés, jeunes et bien formés aux frais des pays d'origine, au rythme de 300 à 400 000/an (solde migratoire des entrées/sorties) avec un gain budgétaire annuel de plus de 80 Md€ ! Le chômage allemand frappe des personnels proches de la retraite aux qualifications anciennes inadaptées aux technologies modernes, et il est masqué par des "emplois" de bénévolat obligatoire (1 à 2 €/heure) imposés pour le maintien de diverses allocations !

Comme le gâteau du PIB stagnait dans un pays en croissance démographique supérieure à la croissance du PIB, alors la grande majorité des Français subissait une lente et perceptible érosion de son pouvoir d'achat : l'ensemble des Français n'est donc pas satisfait de l'évolution régressive de ses revenus nets (après impôts et prélèvements), et les Français le font savoir dans les sondages : ils ne sont pas satisfaits à plus de 80%. Ceux-ci rendent le Président Hollande responsable de tous leurs maux ! Le Président peut augmenter le nombre de fonctionnaires (en augmentant les impôts pour pouvoir les rémunérer), mais il ne peut pas augmenter le nombre d'embauches par les entreprises privées. Par contre, le sieur Gattaz, chef du Medef, s'était engagé sur un million d'emplois nouveaux, dans une promesse destinée à diminuer les charges sociales et à augmenter les marges : les marges et profits ont bien augmenté, mais sans création d'emplois ! Même les patrons réputés par leur sérieux jouent aux démagogues et aux hypocrites comme les hommes politiques les plus décriés !

Alors, dans le camp du Président, les critiques contre une politique pas assez protectrice des plus faibles et des classes moyennes, et trop généreuse envers les riches et les patrons, fusent de toute part : Hollande n'est plus socialiste, il trahit le peuple de gauche et ne peut plus le représenter. Il doit partir et laisser la place aux braillards professionnels du bien-être du peuple, sans se soucier que le Président, une fois élu est le Président de tous les Français et qu'il doit donc veiller au mieux (ou moins pire) pour tous et pour la France. Il a refusé la mise en oeuvre de la politique prônée par les critères de stabilité (et, parait-il de croissance) de l'eurozone. La Grèce et l'Espagne ont suivi les recommandations en abaissant de 10% les salaires des fonctionnaires et le montant des retraites, tout en tentant de réduire le nombre de fonctionnaires : le résultat est l'ascension vertigineuse du chômage à plus de 25% de la population active et une réduction du PIB de l'ordre de 10 % ! D'où des recettes budgétaires réduites et une dette publique en fort augmentation. Les partisans de la rigueur (pour les autres) se réjouissent de la (maigre) reprise de l'activité en Espagne où le chômage frôle encore les 20%.

 

Les primaires de la droite et du centre

Les principaux candidats à la primaire de la droite et plus particulièrement le vainqueur Fillon, préconisent les mesures d'austérité qui ont plongé les PIIGS dans la récession et la misère. Mais, pour faire passer la pilule, Fillon préconise la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires sur 5 ans et non pas immédiatement et le report de l'âge de départ à la retraite d'environ 3 ans étalé sur environ 5 ans : les 500 000 postes supprimés par non remplacement des départs en retraite (les rémunérations les plus élevées sont en fin de carrière) correspondent à 10% du total de la fonction publique et à 2% de l'emploi salarié total. De même, les plus de 2 années du report de l'âge de départ à la retraite correspondent à une diminution de la durée de la retraite de 10%, d'où des économies (apparentes) de même ordre. En plus, Fillon veut réduire les dépenses publiques d'environ 100 Md€ : sans préciser clairement si cette économie s'applique entièrement dès la première année, si elle est s'applique progressivement sur 5 ans pour atteindre les 100 Md€ en année pleine la dernière année, ou encore si l'économie se répartit sur les 5 ans, soit seulement 20 Md€/an, ce qui ne rétablira pas les comptes publics. Enfin, cerise sur le gâteau, les impôts sur la fortune et sur les sociétés seront réduits, et certaines charges sociales patronales seront également réduites. En contre partie, la TVA sera augmentée de 2 points, la CSG sera également augmentée en pourcentage, tout en réduisant certaines prestations sociales (d'où un moindre accès aux soins, et une augmentation induite des cotisations aux mutuelles). Les écoles et centres de formation de la fonction publique vont voir leurs débouchés réduits de 50% : vont-ils réduire leurs effectifs en conséquence ? L'ENA va-t-elle réduire ses promotions de 50% ? (peut-être la seule bonne mesure !). Comme les jeunes arrivant sur le marché de l'emploi, soit environ 800 000/an seront toujours aussi nombreux : avec 100 000 embauches en moins, année après année, et des emplois qui ne se libèrent plus suite à l'augmentation de l'âge de départ à la retraite, le chômage va reprendre une pente fortement ascendante et le PIB va chuter. Si ce programme désastreux et suicidaire est mis en place, alors Hollande sera vénéré comme un très bon Président !!! À des variantes près, ce programme était (est) celui de nos merveilleux ténors de la droite à la primaire : les Français ont une chance inouïe d'avoir de tels dirigeants, aux compétences prodigieuses !!!

Les entreprises françaises, ne pourront utiliser leurs allégements de charges et d'impôts que pour augmenter les dividendes et les salaires et bonus des hauts dirigeants car le PIB baissant, les consommateurs solvables perdant une part de leurs revenus, il ne sera pas nécessaire de produire plus, et la part non vendue aux nationaux sera disponible à l'export, s'il y a de la demande et si nos concurrents nous laissent de la place supplémentaire !!

Les grands oublis de la primaire

Au cours de la primaire ont été abordés des sujets sur la sécurité, sur l'immigration, sur le niveau des impôts (et leur réduction pré-électoraliste en attendant une augmentation post-électorale), sur le temps de travail, sur la remise en cause éventuelle du mariage des homosexuels et de l'adoption, sur les adaptations de l'éducation nationale, sur la lutte contre le Front National (en recyclant une grande part de ses idées !), sur... sur...

Les Français, toujours considérés comme des "veaux" (seul apport de De Gaulle toujours d'actualité), n'ont pas eu droit à un éclairage des intentions (et des positionnement assumés) des candidats sur des points que les journalistes se sont bien volontiers abstenus de poser :

- rien sur la politique européenne (actions en eurozone, dans l'UE, sur le post-Brexit..., sur les coordinations indispensables : sécurité, défense, enseignement mutualisé des jeunes, harmonisation de la fiscalité et des protections sociales, politiques extérieures ...).

- rien sur la redéfinition des attributions et du rôle de la BCE dans les politiques économiques et budgétaires des États de l'eurozone. La BCE devrait enfin être une vraie banque centrale comme la FeD, les banques d'Angleterre, du Japon ou de Chine Populaire. La BCE devrait aussi devenir un acteur de la réglementation des banques et de la protection effective des utilisateurs des banques de dépôts (avec la séparation entre banque de dépôt ou commerciale et banque d'affaires et de spéculations).

- rien sur la politique extérieure de la France envers la Russie, la Chine, les USA, l'OTAN, les pays Africains, les pays arabo-musulmans, l'Iran, les pays asiatiques, l'Amérique du Sud, les Caraïbes, etc...

- rien sur la politique démographique (croissance démographique française et mondiale (Afrique et tiers monde) qui impactent les consommations mondiales des ressources planétaires, la production de gaz à effet de serre et active les tensions immigrationnistes et les famines... La croissance démographique est une plaie destructrice partout sur la planète et même en France (en 70 ans la population française est passée de 40 millions à 66 millions, soit une augmentation de 26 M ! sans que son rôle en soit renforcé sur l'échiquier mondial économique, financier et militaire).

- rien sur les politiques d'accompagnement d'un vrai développement  des pays pauvres (instruction et formation professionnelle de haut niveau, investissements productifs et d'infrastructure, permaculrure, planning familial, limitation des naissances...) permettant aux populations locales de bien vivre dans leur pays et d'y rester sans émigration de survie...

- rien sur les suites constructrices à prendre en France (et à promouvoir à l'étranger) des accords de la COP 21, pour d'une part réduire l'augmentation potentielle du réchauffement climatique et d'autre part se prémunir (travaux et investissements) contre les effets catastrophiques des dérèglements climatiques actuels et futurs....

- rien sur réformes institutionnelles pour associer réellement le peuple et les citoyens à la bonne marche de leurs institutions, à la codécision, à la représentation homogène et équilibrée des différentes forces actives de la nation...

La primaire de la droite et du centre a vraiment éclairé les électeurs ! Ses candidats sont démunis devant les questions ci-dessus : ce sont des boutiquiers qui veulent gérerr la boutique. Ce ne sont ni de grands capitaines d'industrie, ni de grands entrepreneurs de l'entreprise France, et encore moins de véritables hommes d'État.

 

Les primaires de la gauche

Mélenchon s'est exclu des primaires dites "socialistes" et Macron n'intégrera les primaires que si des sondages sérieux le donne vainqueur ! De toute façon son programme est proche de celui de Valls, et aussi de ceux de la droite et du centre, même s'il veut se démarquer par un lot de "macroneries" !

Les débats de la primaire de la gauche ne traiteront que les sujets déjà abordés par la droite, dans sa primaire, et supposés répondre aux questionnements des électeurs (pour les citoyens, surtout les nombreux abstentionnistes, il en va autrement). Chaque candidat aura à coeur de se montrer le meilleur pour contrer Fillon, le désormais héraut de la droite et du centre. Chaque candidat promettra monts et merveilles dans la protection des citoyens, dans la protection sociale, pour leur revenu minimum (revenu universel), dans les réductions d'impôts, dans l'amélioration du niveau de vie et dans la baisse du nombre de chômeurs : il sera le grand protecteur, le grand sauveur des Français ! Si pour Pasqua les promesses électorales n'engageaient que ceux qui les recevaient (et y croyaient bêtement), de nos jours les promesses électorales des politiques ne caractérisent que les rêves débiles des politiques !

Pour les grands thèmes oubliés dans les débats de la primaire de droite, la primaire de gauche en fera également l'impasse. Toutefois, Mélenchon invoque, à juste titre, mais partiellement, le rôle que la BCE devrait jouer dans les économies de l'eurozone. Son programme de 350 propositions (en 126 pages) est un pensum pour sortir du capitalisme libéral prétendu démocratique, et qui se situe dans un monde économique et financier totalement différent de celui des socialistes, sociaux démocrates actuellement au pouvoir en France et qui tentent de le conserver face à la vague dominante de droite néocapitaliste. Mélenchon n'a vraiment rien de commun avec la future mascarade des primaires de la gauche socialiste ! C'est un OPNI, Objet Politique Non Identifié dans le registre "politiquement correct " du système élitiste français alimenté par cooptation d'affinités affiliées aux inégalables lois des marchés.

La primaire de la gauche socialiste évitera les vraies questions et les vrais problèmes selon les Français !

 

Les lignes directrices pour sortir du marigot délétère des primaires actuelles

La grande majorité des Français écoeurés par les politiques menées par les élites actuelles et encensées par les médias, ne veut pas d'une pseudo-révolution selon le gaucho-marxiste Mélenchon, quand bien-même ce dernier se veut sincèrement démocrate, alors c'est aux citoyens dans des émanations spontanées type Los Indignados, Podemos, Syrisa (et le populiste 5 Étoiles) de faire valoir leurs droits et entendre leurs revendications et leurs contributions (leurs devoirs) à la bonne marche démocratique de leurs cités, de leurs régions, de leur nation et de leur Europe !

Des mouvements tels que "Nouvelle Donne" (créé par Pierre Larrouturou) ou "Bleu, Blanc, Zèbre" (la Maison des Citoyens d'Alexandre Jardin) ont l'ambition de réunir fraternellement les citoyens de base, hors partis traditionnels, tout en se structurant comme les partis politiques et prétendant présenter un de leurs dirigeants à l'élection présidentielle : ils ont de bonnes idées et un tas de solutions à présenter aux citoyens ! La fédération de bonnes volontés, concrétisée par des actions locales, est certes la base fondamentale de tout mouvement politique démocratique. Cependant cela ne dispense pas d'analyser la réalité de la situation politique électorale française : le Président élu ne dispose réellement que peu de pouvoirs. Il n' a pas de baguette magique pour imposer des solutions (même bonnes) aux syndicats, au patronat, à la finance mondiale, aux divers marchés internationaux, aux grandes multinationales, aux pays étrangers défendant bec et ongles leurs intérêts, à l'oligarchie européenne régnant à Bruxelles, et même parfois à sa "propre majorité d'élus à l'Assemblée Nationale". Les derniers présidents en ont fait l'amère expérience ! En outre, une campagne électorale est onéreuse et le maigre score obtenu du fait de l'absence de visibilité et d'expérience du candidat, va réduire les chances aux législatives suivantes indépendamment de la solidité du programme. Enfin les élus du système actuel feront leur maximum pour déconsidérer un nouveau président non adoubé par leurs soins.

Alors que reste-t-il aux citoyens pour faire entendre et accepter des solutions de bon sens ?

L'abstention de mécontentement, de raz-le-bol, peut dépasser les 50% lors de différents scrutins, en France et dans la majorité de pays dits démocratiques, avec des systèmes électoraux biaisés. Cette abstention est entrée dans les moeurs et ne pose aucun problème aux élus du système en place, tant que la masse de citoyens insatisfaits de la pseudo démocratie ne se révolte pas. L'exigence de référendum d'initiative populaire comme en Suisse (et comme théoriquement prévus dans l'UE) ne peut se mettre en place en France que si les élus du système élitiste dirigeant notre pays le décident (de leur plein gré !! ?? : on peut toujours attendre ! ).

Les grandes manifestations de masse, les grèves générales, aboutissent rarement à la remise en cause (et au licenciement) des gouvernants et des élus du système. L'augmentation du nombre de retraités et de propriétaires de quelques biens est un facteur limitant les envies de contester violemment.

Le vote pour des partis "extrêmes" de droite (FN) ou de gauche (PC, FdG, groupuscules gaucho-trotskistes) est un vote d'adhésion aux thèmes proposés pour une petite partie des électeurs et un vote de désolation pour la plus grande partie des électeurs conquis, sans réellement souhaiter porter au pouvoir ces partis et leurs élus.

Alors les citoyens doivent utiliser les moyens légaux de se faire entendre quitte à bloquer le système. Les moyens de pression existent en France et dans l'UE. Ces moyens se sont l'Assemblée Nationale et l'Assemblée Européenne. Dans le marchandage/négociation du Ceta (Canada/UE) l'Assemblée des députés de Wallonie a su se dresser et rejeter le texte défini par des eurocrates et des chevaliers du néolibéralisme débridé et sans la moindre contrainte.

L'Assemblée nationale française semble démunie de pouvoirs face à ceux de l'exécutif, du gouvernement. Pourtant elle vote les lois (en dernier ressort en cas d'objection du Sénat) et déjà dans certains domaines elle peut même prendre l'initiative de proposition de lois. Elle peut refuser de voter des lois proposées par le gouvernement, le recours au 49-3 ne fonctionne que vis-à-vis de sa majorité indisciplinée, frondeuse et dissidente : le vote obligatoire selon les directives du groupe n'est pas réglementaire et ne peut être imposé, le vote reste personnel ! Ainsi une motion de défiance votée par une majorité de circonstance de députés rejettera le texte de loi incriminé. Ensuite c'est au Président de trouver une solution acceptable avec un nouveau gouvernement.

Avec une Assemblée dominée par le tandem UMPS, le FN et les gauchistes étant exclus par le jeu "démocratique" du mode de scrutin, une troisième force ne pouvait émerger telle le centre de Bayrou ou les écologistes rouges/verts. Mais aujourd'hui, l'implantation du FN comme parti de recours va perturber les jeux de l'AN surtout si Marine Le Pen est présente au second tour de la présidentielle. Avec un autre "si", à savoir que le parti éjecté, contrairement au PS de 2002, fasse une bonne campagne législative et ne se retire pas en cas de triangulaire, alors la situation devient intéressante :

Style 2002, avec retrait du PS dans les triangulaires : PS 30% des élus, PR 60%, divers 10% ;

Campagne sans retrait républicain : PS 30% des élus, PR 40% des élus, FN 25% des élus, divers 5% ; alors la majorité présidentielle est relative : pour contrer certaines dérives, PS + FN peuvent s'unir sur un sujet particulier, leurs électeurs étant souvent les mêmes depuis le basculement du vote ouvrier vers le FN !

Cette analyse prospective ouvre des perspectives à une formation citoyenne type Podemos, dont le but serait de représenter les citoyens à l'AN et de proposer et de voter les lois, et surtout pas de gouverner avec des concessions au système. Cette formation issue du peuple, représentant le peuple de citoyens en excluant les cumuls, le carriérisme (pas de renouvellement de mandat), pas de fonction exécutive dans le gouvernement ou dans une autorité territoriale, peut et doit rassembler tous les déçus du système défaillant en place, dont une grande part des abstentionnistes et des votes classiques de déception. Naturellement une telle formation répond aux interrogations exposées ci-dessus, non abordées dans les différentes primaires. Et elle s'engage à voter pour des textes en accord avec ses principes, avec la majorité ou l'opposition selon les cas, sans se soucier du 49-3 (générateur d'une motion de censure du gouvernement).

C'est donc dès maintenant que les mouvements citoyens doivent se réunir, s'unir sur les nombreuses valeurs et thèmes communs pour préparer les prochaines législatives ! Un score de 30% des voix est possible. Pour la sélection des candidats le trop plein est plus à craindre que la pénurie ! 577 candidats locaux (et autant de suppléants) participant activement à la campagne (et aussi financièrement) se trouveront facilement. L'aide des comités de citoyens et l'usage des réseaux sociaux permettront de réduire les frais de la campagne. Il y aura un grand nombre de triangulaires et de quadrangulaires dans lesquelles la possibilité de maintien au second tour devra être assumée.

En outre, même si les résultats ne sont pas conforment aux attentes, cette élection législative sera un entraînement pour la suivante "à la proportionnelle" vraiment représentative.

Deux ans plus tard, en 2019 c'est le renouvellement de l'Assemblée Européenne, avec habituellement un fort taux d'abstention : un mouvement des forces citoyennes tel que défini ci-dessus, en liaison avec les différents mouvements citoyens européens, type Podemos, peut obtenir un tiers des suffrages et des élus, dans une Assemblée délibérative et non pas exécutive. Alors cette nouvelle représentation de citoyens sera une charnière importante entre les conservateurs et les sociaux-démocrates, et en votant selon ses thèmes et valeurs, avec l'une ou l'autre des formations, elle deviendra la formation incontournable. Elle devra même exiger que les élus de l'eurozone se regroupent en une sous-assemblée pour définir et voter les textes et lignes directrices spécifiques à l'eurozone : quand bien même cela ne plait pas à la Commission et au Conseil des Chefs d'États, rien ne peut interdire aux élus du peuple de se réunir sélectivement soit dans les locaux de l'AE soit ailleurs !

Les gouvernements des pays européens et les eurocrates ont montré par l'absurde qu'ils étaient incapable de construire l'Europe selon les volontés et aspiration des citoyens européens : ces derniers doivent donc prendre directement en main leur avenir. Cette tâche sera facilitée par le Brexit, car la motivation première des Britanniques était d'empêcher la construction fiable d'une Europe de citoyens !

 

Alors citoyens français (et européens) parlons, échangeons, manifestons, prenons en main notre avenir, dans le respect mutuel, la fraternité, la solidarité et l'engagement !


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6 réactions à cet article    


  • Victor 23 décembre 2016 09:18

    La nation est une identité dérivée :
     
    tirant sa force d’un substrat pré-existant à composants : 
    - territorial (les marches germaniques),
    - ethnique (les juifs !),
    - culturel (religion, langue),
    - état ancien (royauté),
    - idéologie ancienne (féodalité, quakers américains),
    - économique (rarement, nomades contre agriculteurs),
    - social (apartheid antique : esclave/maître)
     
    Les négriers La Baudruche maastrichtienne et le Petit Facteur de Drucker ont pour mission la sape de ce substrat pour le plus grand Profit de l’oligarchie mondialiste. Dissolution du territoire dans l’UE, multiethniquage des cultures et ethnies, affaiblissement NoBorder de l’État, effacement de l’Histoire (blanche).
    En marxisme ce substrat pourrait s’appeler l’infrastructure (la structure étant l’économie et la superstructure les institutions) ce que Marx appelle « le développement antérieur », l’ontologie grégaire primordiale, à retrouver. Il est instinctif génétique et générique politique dans une dialectique.


    • zygzornifle zygzornifle 23 décembre 2016 13:40

      Au bout de 40 ans d’alternance droite-gauche , de destruction du pays , de création de misère et de précarité , de prostitution devant l’Amérique, les pays du Maghreb, Israël et du léchage de cul de Bruxelles il faudrait bien que les électeurs sortent de leur comma hypnotique et se débarrassent de leur syndrome de Stockholm afin de purger tout ce système hyper corrompu et totalement nuisible aux ordres des lobbys et des puissance étrangères ....


      • Jeekes Jeekes 23 décembre 2016 16:47

        « Les primaires et les présidentielles à suivre vont confirmer l’inadéquation entre les électeurs et les élites hors sol »

         
        Sauf que les z’élites, ben elles s’en foutent de ce que pensent les électeurs, mais d’une force...
        D’ailleurs elles leur pissent à la raie, elles leur chient à la gueule.

        On est en démocratie, quoi merde !!!
         


        • rhea 1481971 23 décembre 2016 19:56

          Et rien sur le nucléaire ( à part un ) , c’est ce qui sème la zone.


          • zygzornifle zygzornifle 24 décembre 2016 12:26

            Je vais voter pour ma machine a laver car elle me propose un programme propre .....


            • zygzornifle zygzornifle 24 décembre 2016 12:30

              Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs , des voleurs et des traîtres n’est pas victime !.... il est complice.(George Orwell)


              N’attendez pas la solution de vos problèmes des hommes politiques puisque ce sont eux qui en sont la cause (Alain Madelin)

              VOLTAIRE : « la politique est le moyen pour des hommes sans principes de diriger des hommes sans mémoire »......

              “Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice.” Montesquieu.

              Un politicien ne peut faire carrière sans mémoire, car il doit se souvenir de toutes les promesses qu’il lui faut oublier. Frédérique Dard ...

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hugo BOTOPO


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