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Accueil du site > Actualités > Politique > La mère des cohabitations

La mère des cohabitations

Les modèles de la Ve République s’emboîtent les uns dans les autres.

De Gaulle était le modèle de François Mitterrand, ce dernier est en sur-couche du précédent, devenu celui de Jacques Chirac, lequel semble suivre sa trace dans tout ce qui a marqué le septennat du président socialiste.

Ce court article ne fera pas un relevé exhaustif de tous les lieux, ils sont nombreux, où les pas du « bulldozer » de Georges Pompidou ont suivi la trace de l’ancien député de la Nièvre.
Ici sera seulement évoqué le dernier d’entre eux, celui où l’élève dépasse le maître.

François Mitterrand a inventé (comme on le dit d’un trésor, puisque cette possibilité était inscrite en creux dans la Ve République) la cohabitation. Cet état particulier du gouvernement dans lequel le président et l’Assemblée nationale ont des options a priori non conciliables, puisqu’aucune coalition ne peut les aider à se rencontrer.
Situation que le premier français maintint pourtant en l’état, au lendemain des législatives de 1986, refusant de considérer le désaveu exprimé par les électeurs vis-à-vis de son propre parti comme également une remise en cause de lui-même.

C’est ainsi que celui qui a pu être comparé parfois à Louis XI, du point de vue de sa grande habileté à manœuvrer en terrain souple et dans l’obscurité, a pu garder une partie du pouvoir et assurer sa réélection pour un second mandat en 1988.

 

François Mitterrand était parvenu à rester maître du pont, (si ce n’est totalement du gouvernail) malgré tous ceux qui, à l’Assemblée nationale comme dans les ministères, lui étaient résolument opposés (ce serait s’avancer de façon hasardeuse que de dire « étaient opposés à ses idées »).

Jacques Chirac a récemment fait beaucoup mieux que son prédécesseur en inventant la cohabitation ultime.

En effet, président de la République française, parvenu à la dernière année de son second mandat, obtenu dans les circonstances que l’on connaît, il tente de conserver le pouvoir, et y parvient, jusqu’à ce jour, alors même que son parti (autrefois Union pour une majorité présidentielle, au service de son élection), les députés de son bord, ainsi que ceux de l’opposition et jusqu’à certains (une majorité ?) membres du gouvernement, souhaitent son départ de l’Elysée.

Seul contre (presque) tous, Jacques Chirac devient une sorte de héros, à mi-chemin entre Don Quichotte et ce personnage pathétique furieusement assoiffé de pouvoir du fameux « attentat de l’Observatoire ».*

La France est un pays qui aime le faible dans les combats trop inégaux ; Jacques Chirac serait-il capable de capter ce pouvoir au service d’une ultime réélection ?


* voir ici

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2 réactions à cet article    


  • lulu07 (---.---.174.206) 18 mai 2006 08:43

    Le plus triste c’est qu’il va s’en tirer même après son mandat... pauvre France !


    • Adolphos (---.---.59.170) 21 mai 2006 17:38

      Chirac est finis, car il a trahi son camp pour plaire à la gauche pour qui il est et sera toujours un ennemi de classe.

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