La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) créée en France en 2002, est une mission de prévention et de détection du risque sectaire tout en étant une mission de lutte contre les dérives reconnues. Elle publie chaque année un document sur l'évolution de la mouvance sectaire, un rapport rendu au Premier Ministre.
Si le clivage 'gauche-droite' de l'idéologie politicienne produit certaines critiques vis-à-vis de l'actuel Président de la MIVILUDES l'ancien Député du groupe UMP Georges Fenech, ce n'est pas le principal problème. Il existe un combat récurrent qui est mené par la « Coordination des Associations & particuliers pour la Liberté de Conscience » et nous nous trouvons peut-être ici au coeur d'une association gérées en fin de compte par les enseignants d'une « philosophie 'dérivante' du sectarisme ». Nous savons par ailleurs que ce sont généralement les cadres des sectes religieuses qui font des reproches au Président Georges Fénech, et à l'ensemble de la MIVILUDES, en créant volontairement une communication anarchique au sein de la presse en ligne. A noter que nous avons également ici ou là des détracteurs parfois proches de la mouvance gauche et révolutionnaire.
C'est le 28 août 2008, que Georges Fenech réintègre la magistrature, il est ainsi nommé premier substitut auprès de l'administration centrale du ministère de la justice et mis à la disposition des services du Premier Ministre François Fillon qui lui confie une mission d'évaluation des dispositifs judiciaires de lutte contre les sectes. Un rapport de 56 pages est disponible auprès de la documentation française : « La justice face aux dérives sectaires ». Le 23 septembre 2008, Georges Fenech est nommé Président de la MIVILUDES par décret du Premier ministre, et remplace le Préfet Jean-Michel Roulet. Les rapports au Premier Ministre, MIVILUDES 2008 & 2009, ont été élaborés sous son autorité.
La loi française ne fait pas de différence entre une religion et une secte, car il n'existe aucune définition légale : « La République ne reconnaît aucun culte ». Quant à ceux qui pensent que la République française n'a pas « besoin » de structures pour « survivre » (comme si elle était sans défense), ils se trompent ; car cette République est « souveraine » et c'est au travers de cette souveraineté qu'elle décide et légifère. La MIVILUDES a été créée par décret du 28 Novembre 2002, et placée sous l'autorité du Premier Ministre, c'est donc une Mission « au service » de la République. Les craintes de certains peuvent être dissipées facilement en comprenant que « les dictatures », tout comme « les dérives sectaires » ne peuvent pas s'introduire facilement au coeur de notre République, car celle-ci assure à tous les niveaux, des missions de vigilance. Qui plus est, la Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires est composée uniquement de serviteurs de l'Etat, c'est également une chance pour la France qu'elle ne soit pas imprégnée du leadership religieux.
Face aux critiques des politiques gouvernementales, il nous paraît important de souligner quatre points essentiels. En premier lieu, il s'agit de reconnaître que ce ne sont pas les organisations religieuses ou philosophiques qui sont sous surveillance par la France, mais précisément des types de comportements délictueux. La France, en effet, travaille à garantir la liberté de mouvement au sein des communautés religieuses et philosophiques, tout en surveillant les éventuelles atteintes à la protection de l'individu. En second lieu, il faut savoir que les sectes tentent de s'introduire dans les sphères de l'Etat afin de modifier les textes législatifs et contrebalancer les deux points suivants : Premier point, et en troisième lieu, les activités pénalement répréhensibles sont obligatoirement poursuivies devant les tribunaux de droit commun en tenant compte des libertés individuelles. Deuxième point, et en quatrième lieu, les victimes de dérives sectaires comptent uniquement sur les pouvoirs publics afin d'obtenir réparation, soutient et aide. C'est justement, parce que le respect de la vie humaine ne se trouve pas dans l'univers 'philosophico-religieux' « dérivant-sectaire », qu'une des ossatures gouvernementales – à savoir la MIVILUDES – (face aux risques sectaires), est une structure plus que nécessaire au sein des Institutions de la République française.
Jean Croissant.

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Je suis contre cette institution pour la bonne raison que le code pénal , il suffit de (...)
07/02 04:15 - ArthurTous les humains pensent. Seuls les intellectuels s’en vantent...
05/02 14:25 - YérémiahLa MIVILUDE ferait mieux de s’attaquer à la secte des laboratoires qui, au nom de dogmes (...)
05/02 11:04 - MusimaJ’ai eu besoin d’eux, et ils se sont couchés devant mes agresseurs. Point (...)
05/02 10:54 - voxagora« commence à apparaître »... Ici mais pas sur les gros médias, hélas ! La mivilude a été crée (...)
04/02 23:11 - Croa« Quand à Fenech, décrire son parcours, y compris judiciaire, prendrait trop de temps... » (...)
04/02 22:59 - Croa
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