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Accueil du site > Actualités > Politique > La nation, clé de la cohésion sociale

La nation, clé de la cohésion sociale

En 1965, le Général de Gaulle affirmait que « le laissez faire, le laissez passer, appliqué à l’économie, a souvent donné au développement une profonde impulsion, mais on ne saurait méconnaître qu’il en est résulté beaucoup de rudes secousses et une somme énorme d’injustices ». Voici le résultat de la globalisation néolibérale, ce qui amène à se demander si la nation n’est pas la seule et unique clé de la cohésion sociale.

La nation dans l’inconscient collectif

La grande difficulté pour les gaullistes militants, nous qui sommes très attachés à notre patrie, est de saisir que cet attachement n’est pas aussi grand chez nos compatriotes. En effet, certains associent forcément la nation avec le nationalisme, la haine de l’autre, voir même la guerre. Et cette petite musique, conséquence pas totalement illogique des massacres des deux grandes guerres mondiales, a contribué à donner une image négative de la nation et l’attachement à la patrie. Elles seraient forcément teintées d’hostilité à l’égard de l’étranger et de repli sur soi. En fait, cette opinion confond le nationalisme, qui peut être « la haine des autres », et le patriotisme, qui est « l’amour des siens » pour reprendre les mots du Général de Gaulle.

Et par opposition à l’Europe, la nation peut également être vue comme une échelle trop petite pour pouvoir agir sur le cours des choses, par rapport aux géants que sont les Etats-Unis, la Chine ou l’Inde. La nation peut paraître une échelle où il n’est plus possible de défendre quoique ce soit, un passeport pour n’être qu’une barque ballotée par les mouvements de l’océan de la globalisation économique. Cette thèse conduit presque immanquablement à la conviction que seule l’échelle européenne est capable de nous permettre d’agir sur notre futur alors que se recroqueviller sur notre petite nation nous condamnerait à la passivité.

Passons sur les multiples exemples qui montrent que des pays parfois plus petits que le nôtre peuvent parfaitement conserver une politique totalement autonome, ce qui disqualifie la thèse des déclinologues nationaux. La nation, c’est aussi des choses merveilleuses. C’est la deuxième famille de tous les Français, le lieu de la solidarité (par définition nationale). C’est au sein de la nation que nous partageons l’ensemble de nos risques de santé, que nous finançons les retraites bien méritées, le chômage des personnes qui ont perdu leur emploi. La nation, c’est la cellule même de la cohésion sociale.

Le supranational, poison de la cohésion sociale

Par opposition, comme le souligne Frédéric Lordon, « en appeler au gouvernement mondial est le plus sûr moyen d’avoir la paix –entendre – pas de gouvernement du tout », « la mondialisation a précisément eu pour effet de redéployer les marchés à l’échelle mondiale, c’est-à-dire dans un environnement de faible densité institutionnelle ». La globalisation néolibérale émascule les Etats, les privant de contrôle aux frontières, qui devraient forcément être ouvertes, empêchant toute action sur les mouvements de personnes ou de capitaux. Elle prive également les gouvernements de la politique monétaire, qui doit être confiée à des banquiers centraux indépendants de toute pression démocratiqque. Parallèlement, on confie le pouvoir à des instances supranationales qui défendent bec et ongle cette orientation, quelque soit l’opinion des peuples.

Mais le bilan des dernières années montre bien que cette évolution ne profite qu’à une petite minorité : les multinationales, dont les profits ont atteint une part historique de la richesse produite, et les plus riches, dont les revenus et le patrimoine ont retrouvé des sommets inédits depuis 1929. Joseph Stiglitz montre bien dans son dernier livre que si le PIB / habitant des Etats-Unis a progressé de 10% de 2000 à 2008, le revenu médian (séparant les 50% qui gagne le plus des 50% gagnant le moins) a baissé de 4% dans la même période. En clair, la globalisation néolibérale a abouti à une situation où une petite minorité peut s’enrichir tellement que cela arrive à cacher dans les moyennes statistiques l’appauvrissement de la majorité.

C’est bien l’abaissement des frontières qui permet cette explosion des inégalités. En effet, c’est l’absence de frontières qui permet aux plus riches de partir vers ce que l’on appelle bien improprement des « paradis fiscaux ». C’est ce qui fait qu’une multinationale ne se soucie plus du pouvoir d’achat de ses salariés, qui ne sont plus qu’un coût à minimiser dans une chaîne de production globalisée. Il n’y a aucune cohésion sociale au niveau mondial ou supranational, seulement une concurrence libre et non faussée qui ressemble fort à une loi de la jungle, à une loi du plus fort qui favorise le moins disant salarial, social ou environnemental.

Certains pourraient y voir une forme de complot des élites qui exploiteraient le peuple. Outre le fait que cette théorie du complot n’est pas forcément très crédible pour une majorité de la population, on peut y voir d’autres facteurs, comme le souligne bien Joseph Stiglitz. Les élites vivent dans une bulle qui tire profit de cette globalisation néolibérale. Pensant généralement être beaucoup plus proches de la moyenne qu’elles ne le sont, les élites finissent par penser sincèrement que le système profite au plus grand nombre, même s’il provoque des ajustements parfois terribles pour certains. Elles ont malheureusement acquis la conviction profonde et le plus souvent sincère que cette globalisation néolibérale sert l’intérêt général et que, de toutes les façons, il n’y a pas d’alternative.

La nation, seul cadre possible pour l’intérêt général et la cohésion sociale

Le message que nous devons passer est que le retour à la nation est aujourd’hui le principal moyen pour à nouveau défendre l’intérêt général, la solidarité nationale et notre cohésion sociale. C’est ce que ressentent sans doute instinctivement une partie des classes populaires en se tournant vers le Front National, outre le caractère protestataire et antisystème de ce parti. Les classes populaires sentent bien que la globalisation ne se fait pas dans leur intérêt car elles vivent ses conséquences détestables tous les jours.

L’analyse des causes de la persistance du chômage de masse, qui persiste dans notre pays, montre bien que c’est l’affaiblissement de la nation qui en est en bonne partie responsable. Nos entreprises pâtissent d’un euro cher, complètement surévalué, qui pénalise le « fabriqué en France » et donc l’emploi en favorisant les importations et en pénalisant nos exportations. Le retour à une monnaie nationale avec une parité raisonnablement compétitive serait un puissant atout pour nos entreprises et nos emplois.

De même, le mode de financement de notre protection sociale, basé sur la production nationale et non la consommation, pèse sur les produits et services que nous exportons et épargne en grande partie tout ce que nous importons. Bref, quand on achète chinois, on achète quelque part le modèle de protection sociale chinois aujourd’hui. Notre système de financement actuel pénalise lourdement l’emploi et même la survie de notre système, mis en concurrence avec des systèmes beaucoup moins avancés. La mise en place d’une Contribution Sociale sur la Valeur Ajoutée permettrait d’isoler notre Sécurité Sociale de la course au toujours moins.

Enfin, le décloisonnement des marchés financiers revient quelque part à construire un bateau où il n’y aurait qu’une seule soute. La moindre voie d’eau quelque part peut couler à tout moment le bateau. La renationalisation des marchés financiers est le seul moyen d’éviter que n’importe quelle crise menace de faire s’effondrer l’ensemble de la planète financière. Nous devons compartimenter les soutes du grand bateau financier planétaire pour stabiliser l’économie mondiale et isoler les pratiques malsaines des bonnes pratiques.

Je crois qu’il y a un immense travail de pédagogie dans la manière de présenter notre attachement à la nation et l’importance qu’elle a pour nous, trop souvent mal compris par nos concitoyens. Il nous revient d’expliquer sans relâche que la nation est le seul moyen de remettre l’économie au service de tous et de reconstruire une cohésion sociale profondément affaiblie par la globalisation néolibérale.


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25 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 13 septembre 2010 11:53

    À l’auteur
    "Il nous revient d’expliquer sans relâche que la nation est le seul moyen de remettre l’économie au service de tous et de reconstruire une cohésion sociale profondément affaiblie par la globalisation néolibérale« .

    Votre texte n’explique absolument pas comment vous procédez pour »remettre l’économie au service de tous"...


    • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 13 septembre 2010 13:21

      Oui, mais le bordel planétaire d’aujourd’hui interdit le retour aux politiques nationales !

      Plus de nations, aucune organisation internationale, suprématie du pouvoir de l’argent dans tous les continents... Tout ceci construit inévitablement  « La Planète des Singes » !

      PS :
      L’ambition française qui espérait répandre sa francopholie et instaurer un hypernationalisme, synonyme de l’hégémonie mondiale, en aura pour ses frais !

      Pas de Nation, pas d’Hyper-Nation, une vraie désolation !

      Mohammed MADJOUR.


      • Kalki Kalki 13 septembre 2010 14:37

        bla bla bla

        système économique pas compris

        bla bla bla


        • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 13 septembre 2010 15:30

          Les classes populaires sentent bien que la globalisation ne se fait pas dans leur intérêt car elles vivent ses conséquences détestables tous les jours ?

          non non. Les « classes populaires » francaises votent POUR la mondialisation chaque fois qu ’elles se rendent dans un hypermarché Auchan, Carrefour, Leclerc ou Casino pour remplir le caddye de T shirts made in China, de tomates en plein hiver ou de lessive globalisée (Unilever, Reckitt, Henkel), d’ecrans plats ou de baskets.

          vous le dites vous meme « Bref, quand on achète chinois, on achète quelque part le modèle de protection sociale chinois aujourd’hui. »

          Sans mondialisation il n’y aurait ni electricité bon marché à base d’uranium du Niger, ni 500 voitures pour 1000 habitants, ni 150 ou 200 chaines TV montrant ce qui se passe à l’autre bout de la rue ou du monde.


          • Antoine Diederick 13 septembre 2010 15:32

            fô remettre votre propos sur la table de l’atelier....et y retravailler

            il n’est pas évident par exemple que la notion de « Nation » recoupe précisement la notion « Etat »

            sinon pourquoi disait-on auparavant la « Nation-Etat ».... smiley


            • Antoine Diederick 13 septembre 2010 15:33

              ne m’en voulez pas, mon entourage me dit assez souvent que j’ai réponse à tout smiley


            • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 13 septembre 2010 15:34

              C’est la deuxième famille de tous les Français, le lieu de la solidarité (par définition nationale). C’est au sein de la nation que nous partageons l’ensemble de nos risques de santé, que nous finançons les retraites bien méritées, le chômage des personnes qui ont perdu leur emploi. La nation, c’est la cellule même de la cohésion sociale.

              bisounours land béat ? La solidarité, par definition, n’a rien d’obligatoirement national. Elle peut etre famiale, ou régionale. Au quotidien, les francais vivent dans leur région, et les allemands dans leur Lander, vanat d’etre dans leur état. Combien de marseillais pensent que Metz est en Allemagne ? Quel breton se rend à Strasbourg ?
              Quand au laius sur les retraites en faillite, il est temps de passer à l’epargne personnelle.


              • JL JL 13 septembre 2010 15:54

                Intéressant.

                Vous écrivez : « ... Voici le résultat de la globalisation néolibérale, ce qui amène à se demander si la nation n’est pas la seule et unique clé de la cohésion sociale »

                De fait, ce n’est ni la nation ni l’Etat qui peut et doit être le contre pouvoir de l’oligarchie, c’est la démocratie. Plus l’entité géographique est petite et plus l’envie de vivre ensemble est forte, et plus il est aisé de contrôler les processus démocratiques. A contrario, en UE par exemple, et du fait qu’il n’existe pas de peuple européen, la démocratie y est bidon.

                En outre, plus le territoire est grand, et plus les inégalités sont démesurées, on pourrait dire que les inégalités sont proportionnelles à la surface du territoire ; ceci explique pourquoi la mondialisation plait tant aux puissants et fait peur aux faibles.

                Un Etat nation, c’est un peuple, un territoire, et des institutions, et c’est cela qui défrise les cosmopolites.


                • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 13 septembre 2010 18:41

                  Les Etats comme la Suisse, le Grand Duche de Luxembourg, et bientot la Flandre, la Corse ou l’Ile de France ont la bonne echelle.
                  L’Europe doit gerer les problemes purement regaliens comme la defense ou la diplomatie (donc Europe totalement federale) et laisser les regions et leurs citoyens s’occuper du reste !


                • Traroth Traroth 13 septembre 2010 18:45

                  « en UE par exemple, et du fait qu’il n’existe pas de peuple européen, la démocratie y est bidon » : Vous sautez aux conclusions. L’Union européenne pourrait être notre meilleur atout contre le néolibéralisme, mais l’absence de conscience politique chez les citoyens fait qu’il n’en est rien. L’absence de démocratie dans l’Union européenne (on a encore vu la semaine dernière qu’un vote du Parlement européen, qui est la seule institution démocratique de l’Union, n’avait pas de pouvoir contraignant pour le gouvernement français, alors qu’une décision de la Commission européenne, si) n’est pas accidentelle, mais la conséquence de choix délibérés d’élites politiques nationales qui nous trahissent.


                • JL JL 13 septembre 2010 18:45

                  C’est ce qu’on a appelé « principe de subsidiarité », mais il est constamment bafoué par ceux qui devraient le respecter.


                • Traroth Traroth 13 septembre 2010 18:35

                  "Voici le résultat de la globalisation néolibérale, ce qui amène à se demander si la nation n’est pas la seule et unique clé de la cohésion sociale" : J’aimerais bien savoir en quoi la deuxième partie de la phrase peut être déduite de la première...


                  • Traroth Traroth 13 septembre 2010 18:41

                    Ce que l’auteur semble ne pas comprendre, c’est que la disparition des états-nations n’implique pas nécessairement la disparition d’un état. Un état mondial est une autre alternative.

                    Elle aurait l’avantage de pouvoir parler avec beaucoup plus de force à un pouvoir économique aujourd’hui omnipotent, tant il est vrai que les nations prises individuellement n’ont tout simplement plus la force nécessaire pour s’opposer à lui.
                    Dans la lutte entre états-nations et globalisation néolibérale, les états-nations ont perdu depuis longtemps. Le levier du néolibéralisme est, et restera, la mise en concurrence des états-nations, à laquelle il n’y a tout simplement pas de parade en dehors d’un état mondial !


                    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 13 septembre 2010 18:42

                      L’Etat mondial genre 1984 tient plus du cauchemar qu’autre chose, non ?


                    • JL JL 13 septembre 2010 18:46

                      Le concept d’Etat mondial est un oxymore, bien entendu. Je suppose que Traroth est un adepte de NWO ?


                    • Traroth Traroth 13 septembre 2010 18:47

                      C’est vous qui ajoutez « genre 1984 ». Je vous conseille d’ailleurs de relire ce roman. Vous verriez peut-être qu’on y décrit 3 états distincts : L’Oceania, l’Eurasia et l’Estasia...


                    • Traroth Traroth 13 septembre 2010 18:55

                      « Le concept d’Etat mondial est un oxymore » : Nullement. Vous devriez chercher la définition du mot « état »...

                      "l’État est une entreprise politique à caractère institutionnel dont la direction administrative revendique avec succès dans l’application de ses règlements le monopole de la contrainte physique légitime sur un territoire donné », c’est-à-dire qu’il est le seul à pouvoir faire respecter les lois à travers l’armée, la justice et la police", Max Weber


                    • Traroth Traroth 13 septembre 2010 18:59

                      Petite erreur dans le copier-coller de la citation. Je la refais :

                      «  »l’État est une entreprise politique à caractère institutionnel dont la direction administrative revendique avec succès dans l’application de ses règlements le monopole de la contrainte physique légitime sur un territoire donné", Max Weber


                    • Antoine Diederick 13 septembre 2010 20:41

                      a Traroth

                      c’est bien selon Max Weber le principe de la « coercition légitime »

                      Le contrat social de Rousseau influence aussi fortement notre vision contemporaine...et s’y ajoute

                      ainsi il est possible de dire :" c’est la part de notre liberté que nous abandonnons en échange de la garantie que les institutions nous donnerons comme protection en échange (justice , droit, etc).


                    • Traroth Traroth 13 septembre 2010 22:52

                      Je ne vois pas ce que ça apporte au débat...


                    • Marc Bruxman 14 septembre 2010 00:23

                      Il n’y a pas toujours eu des états nations dans le sens ou on l’entend aujourd’hui. C’est en fait une notion qui s’est développée en même temps que l’industrie, au XIXème siécle. Sous la renaissance en Italie, nul état mais des villes autonomes et puissantes. L’itale et l’allemagne sont restés longtemps ainsi. 


                      Même dans les pays qui sont depuis lontemps constitués comme la France ou l’Angleterre, la notion d’état était bien plus restrictive avant le XIXème siécle. 

                      Aujourd’hui l’ére industrielle est passée. Et depuis la fin de l’ére industrielle les états déclinent. 

                      On va bientôt voir ressurgir le concept de ville-état car l’unité urbaine reste de taille gouvernable ou des petits états comme les pays-bas. A l’inverse, maintenir un territoire de grande taille va apparaitre de plus en plus comme une charge. C’est pour cela que les régionalisme vont avoir de plus en plus de succés car ils contribuent à redessiner des zones gouvernables. A l’inverse pour certaines questions comme la monnaie et la défense, des superstructures comme l’union européenne sont nécéssaires. Elles vont monter en puissance en même temps que leurs états membres vont décrépire mais ne remplaceront jamais totalement ce qu’elles auront détruit. 

                      NB : Je n’appelle pas cela de mes voeux, je constates. 


                      • Internaute Internaute 14 septembre 2010 09:18

                        Je souscris entièrement aux thèses développées qui sont celles du Front-National.

                        J’ai aussi trés bien noté la réthorique de DLR autour du mot Nation laissant le FN tirer les marrons du feu nationaliste tout en brandissant des épouvantails pour éloigner les gens du nationalisme. Des expressions comme quoi le « nationalisme serait la haine des autres » sont complètement déplacées. En faisant cela vous tombez dans le même travers que les partis de gauche qui n’ont rien d’autre à dire que « pas féréquentable, nauséabond, raciste, fachiste » alors que ce sont eux les grands acteurs de la collaboration si on veut être honnête. Il faudrait moins lire Tintin et ne plus vous inspirer du capitaine Hadock. Finalement vous enfoncez le clou en parlant de l’électorat FN qui serait composé de classes populaires protestataires et anti-système. Rajoutez aussi tant que vous y êtres, des vieux de plus de 75 ans nostalgiques de Vichy.

                        Pas de chance, le FN est un parti jeune qui concentre les aspirations de libertés qui existent encore dans la jeunesse française. Ceux qui croient en un avenir possible votent FN. Peut-être que le FN n’est pas la solution idéale mais dans les circonstances présentes c’est le meilleur choix que nous ayons.

                        Je suis nationaliste et fier de l’être, n’a aucune intention de zigouiller qui que ce soit, aime voyager, apprécie les cultures étrangères chez elles et pense que le temps du voyage pour aller à Marakech ajoute au plaisir des vacances, tandis qu’être à Marackech en prenant le métro parisien est un gâchis sans nom.

                        Le problème de DLR est qu’il reprend les thèses économiques du FN maintenant qu’elles deviennent à la mode mais passe complètement à la trappe le chapitre de l’immigration. La nation est indissociable des hommes et il n’y a pas de solution française sans y porter remède. Je viens d’avoir sous les yeux un cours de Coran dans une classe de 5eme prés de chez moi où en plus il n’y a pas un seul arabe. On y présente quelques sourates élégantes (les moins chocantes) et on apprend aux élèves à prier. Ah que c’est beau l’Islam en France ! Heureusement que mes enfants ont passé la 5eme il y a longtemps. Que compte y faire DLR si en même temps elle ne veut rien faire pour renverser les flux migratoires. Il faudra nous expliquer votre grand écart politique. Le devoir de mémoire c’est pour les autres, pour nous il ne reste que le devoir d’oubli.

                        Pour apporter de l’eau à votre moulin vous oubliez de dire que ce sont les députés qui sont responsables de la mondialisation et non pas les gouvernements qui subiraient le diktat des multinationales commes vous le suggérez.

                        Une politique nationaliste est la seule qui reconnaisse l’existence du peuple français et dirigera la nation avec au moins dans la tête l’objectif de son bien être culturel, économique et social. Il n’y a que les mondialistes comme l’UMPS pour aller casser la gueule à des pauvres afghans sans défense et nous faire ainsi retourner aux heures les plus sombres de notre histoire, à un passé colonial nauséabond. Ce sont les mondialistes qui ont ouvert Abu-Grahib, Guantanamo, semé la terreur en Géorgie, en Ukraine, au Kirgizistan et essayent de profiter partout des clivages possibles entre les hommes.

                        Pour l’instant je vois DLR comme un sousmarin de l’UMP chargé de ratisser sur sa droite maintenant que de Villiers s’est grillé. Les dogmes fondamentaux du mondialisme ne sont pas remis en cause par DLR. Il n’iront jamais au fond des choses.


                        • Traroth Traroth 14 septembre 2010 22:49

                          « Des expressions comme quoi le « nationalisme serait la haine des autres » sont complètement déplacées » : la question n’est pas de savoir si c’est déplacé, mais de savoir si c’est vrai. Et C’EST vrai !

                          « le FN est un parti jeune qui concentre les aspirations de libertés qui existent encore dans la jeunesse française » : un parti jeune avec un croulant à sa tête... smiley
                          Le FN est un parti qui prône l’autoritarisme, la haine de tout ce qui est différent et le moralisme. Pour favoriser la liberté, on a vu mieux !

                          « Une politique nationaliste est la seule qui reconnaisse l’existence du peuple français » : Ridicule. Encore une manière de détourner l’attention des vrais problèmes : dire aux gens de haïr plus miséreux que soi, parce que c’est plus facile que de s’attaquer aux vrais coupables, qui mangent dans les mêmes restos luxueux que Le Pen !


                        • Musardin Musardin 14 septembre 2010 09:23

                          Excellent article

                          Il me semble que De Gaulle a dit un jour pour expliquer sa conception de la nation quelque chose comme « Quelque soit la taille du verre que l’on nous tende, nous préférons boire dans le notre, tout en trinquant aux alentours »


                          • Traroth Traroth 14 septembre 2010 22:51

                            De tous temps, le repli nationaliste a été un réflexe en période de crise. Et de tous temps, des catastrophes en ont été la conséquence. L’incapacité des gens à comprendre les leçons de l’Histoire est désolante...

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