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Accueil du site > Actualités > Politique > La nécessité des frontières

La nécessité des frontières

« Un peuple, c’est une population, plus des contours et des conteurs. » (Régis Debray, Eloge des frontières)

Les frontières sont nécessaires afin que plusieurs sous-ensembles cohabitent « pacifiquement » à l'intérieur d'un même ensemble. Premier exemple qui peut venir à l'esprit, le corps humain et ses milliards de cellules avec leur porosité. Qui dit frontière ne dit donc pas fermeture nette et absolue. Il y a la maison, son intérieur et son extérieur – avec un jardin, par exemple –, puis ses portes et fenêtres afin de justement « faire communiquer » son intérieur et son extérieur ; la gestion de leurs ouvertures et fermetures revient logiquement à leur propriétaire. Aussi, d'un certain découpage, nous pouvons obtenir un meilleur assemblage.

Une frontière, en politique, est censée protéger des droits pour une population donnée sur un territoire donné. Ceci peut permettre une meilleure reconnaissance et un certain respect – non seulement moralement mais aussi juridiquement – de ceux qui sont de l'autre côté de la frontière, concernant une autre population, un autre territoire. Toute posture anti-colonialiste dépend de l’existence des frontières. Appuyer intelligemment cette dernière peut servir une cause anti-colonialiste ou anti-impérialiste.

La frontière n’est pas un problème en soi. Sa mauvaise gestion peut en être un. Dans l'absolu, n’est-ce pas aux peuples autochtones de choisir qui ils acceptent ou non sur leur territoire ? Il faut se méfier de la gestion des frontières par des représentants d'intérêts particuliers – politiques ou économiques. Eux peuvent se moquer du bien-vivre ensemble et de la solidarité interne à un peuple mais aussi de celle entre deux peuples et justement entretenue par la frontière gérée alors harmonieusement, sans posture idéologique visant à défendre l'ouverture, ou la fermeture, constante des « portes et fenêtres ». Les colonialistes et impérialistes, eux, se fichent à coup sûr des frontières. Ils les répugnent. C'est pour cela qu'ils osent faire ce qu'ils font. Ils s’assoient sur la liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes – et donc à formuler un destin commun sur un territoire dont ils sont souverains.

De surcroît, l'idée de frontière effraie des anarchistes. Car qui dit frontière dit principe d'inclusion et d'exclusion d'individus. Pourtant, l'inclusion par l'association – toute consentie qu'elle peut, et doit, être – entraîne nécessairement une exclusion : il y a les associés et les autres. Ce qui ne veut pas dire que l'association est intangible. Aujourd’hui, je contracte avec untel. Demain, avec untel autre. Analogiquement, la frontière n’est pas un mur qui, en plus, serait assurément infranchissable.

L'idée de frontière nous ramène, dans un sens, à l'idée de propriété, qui est une belle idée surtout quand nous l'entendons dans son sens inclusif. Dans son sens exclusif, elle semble tout d'un coup moins sympathique. C'est d'ailleurs pourquoi elle est rejetée par les collectivistes anarchistes ou communistes.

La frontière permet d'affirmer par exemple : « Ici, je suis chez moi. J'y accueille qui je veux. » Ou encore : « J'aimerais aller seul aux toilettes et y être en paix. » Ces choses, au nom de la vie privée et intime, sembleront assez évidentes. Sans frontière autrement dit, pas de respect de l'intimité donc de la dignité. C'est, ainsi, une question d'éthique. Le nécessaire sens des limites, sans lequel il n'y a pas de bon sens, se compose entre autres d'un sens des frontières. D'ailleurs, les notions de limite et de frontière ont des ressemblances. Le sens des limites, c'est « ce qui ne se fait pas », ce que je ne peux pas m'autoriser avec l'autre, ce que je ne peux lui demander et qui est indécent ; c'est, globalement, tout ce qui relèverait d'un abus de pouvoir. La frontière doit permettre la reconnaissance mutuelle des deux parties qui se situent d'un côté et de l'autre de la première. Ces parties s'autorisent alors, selon la volonté de chacune, tel don, tel échange, telle marque d'affection entre elles. N’oublions pas, non plus, que la liberté, elle, peut être conçue d'abord comme une négativité.

« Qu’est-ce qu’un homme révolté ? C’est d’abord un homme qui dit non. Mais s’il refuse, il ne renonce pas : c’est aussi un homme qui dit oui. Entrons dans le détail avec le mouvement de révolte. Un fonctionnaire qui a reçu des ordres toute sa vie juge soudain inacceptable un nouveau commandement. Il se dresse et dit non. Que signifie ce non ? Il signifie par exemple : « les choses ont assez duré », « il y a des limites qu’on ne peut pas dépasser », « jusque-là oui, au-delà non », ou encore « vous allez trop loin ». En somme, ce non affirme l’existence d’une frontière. Cette idée se retrouve sous une autre forme encore dans ce sentiment du révolté que l’autre « exagère », « qu’il n’y a pas de raisons pour », enfin « qu’il outrepasse son droit », la frontière, pour finir, fondant le droit. La révolte ne va pas sans le sentiment d’avoir soi-même en quelque façon et quelque part raison. C’est en cela que le fonctionnaire révolté dit à la fois oui et non. Car il affirme, en même temps que la frontière, tout ce qu’il détient et préserve en deçà de la frontière. Il affirme qu’il y a en lui quelque chose qui vaut qu’on y prenne garde. D’une certaine manière, il croit avoir raison contre l’ordre qui l’opprime. En même temps que la répulsion à l’égard de l’intrus, il y a dans toute révolte une adhésion entière et instantanée de l’homme a une certaine part de l’expérience humaine. » (Albert Camus, L'homme révolté)


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113 réactions à cet article    


  • HELIOS HELIOS 6 septembre 2015 11:51

    ... bien dit !


    Évidement, l’extension des frontières a « Schengen » est bien une nouvelle définition du « dedans » et donc de la souveraineté de ceux qui l’occupent.

    Tout le problème vient de là.

    Pour que l’Europe devienne un le contenant d’un peuple unique (qui n’en est pas (encore) un, il faudra bien éradiquer les spécificités... françaises, allemandes, italiennes etc... 

    Nous assistons donc a un effacement généralisé de l’appartenance a une nation, a une culture pour l’adhésion a un gloubi-boulga dont les visées ne sont plus économiques qu’humaines dont la meilleure preuve est bien le traité TAFTA tentant d’abolir -entre autre- la frontière économique de notre continent. 

    Le terrible épisode de migration auquel nous assistons, bien au delà du drame humain. Il consacre hélas l’écrasement des peuples accueillant qui sont humains et prêt a l’accueil volontaire, mais qui n’acceptent pas l’obligation, la contrainte et surtout le délogement de leur propre espace... imposé par des forces politiques déconnectées de l’humain, mais parfaitement soumises a des pouvoirs plus ou moins occultes et strictement marchands.

    ... bon dimanche a tous....

    • Iren-Nao 6 septembre 2015 12:27

      @ auteur

      Votre article est vraiment excellent.
      Un peu de bon sens de temps en temps fait du bien.
      Iren-Nao


      • elpepe elpepe 6 septembre 2015 12:28

        Bonjour
        Un peu simpliste comme article,
        ’De surcroît, l’idée de frontière effraie des anarchistes’

        Deja etant anarchiste, par definition je ne suis pas pour quelque chose donc difficile d etre contre, c est plutot logique non ?
        La question est si l humain etait un peu intelligent (pour pas dire aussi con) on aurait plus besoin de frontiere depuis longtemps, mais le discours comme vous le voyez est totalement different et demande d aligner au moins deux neurones dans un axe planaire (trouvez l erreur)
        Si vous demandez a un anarchist, je m entends eclaire, si l etat, le pouvoir et la police sont necessaires ils vous repondra que malheuresement ils sont un mal necessaire.
        Alors nos pouvoirs en place et medias ont toujours exploiter la connerie des populations qui est immenses, et la confusion des termes, significations, et l usage de mots qui qui ne veulent rien dire
        C est leur fond de commerce (ca rapporte gros)
        Prenons un exemple et je me cite ’L islam est une religion maudite, les musulmans des arriérés et sauvages d un autre temps pour cautionner une telle religion’
        Je ne m attaque pas aux hommes , j ai de tres bons amis mulsulmans, la preuve qu ils ont finalement de la tolerance pour m accepter ...
        Je m attaque a leur croyance stupide et dangeurese, car ces memes hommes EN CAUTIONNANT UNE TELLE RELIGION (reprenons mes termes) deviennet arrieres - la semantique est d une importance capitale, mais le cerveau humains n a pas ete concu pour faire de la semantique il lui manque encore quelques millenaires d evolution ...

        cdlt


        • mac 6 septembre 2015 12:59

          @elpepe
          "La question est si l humain etait un peu intelligent (pour pas dire aussi con) on aurait plus besoin de frontiere depuis longtemps..."
          Comme simplisme ça se pose là !
          La nature humaine est ce qu’elle est, on ne la changera pas de comme cela.
          Le propre de la majorité des humains est de vouloir faire bosser les autres à leur place. C’est pour cela que les riches ont voulu devenir riches, que les pauvres jouent au loto et que les mafias existent.
          Sans aucun état , étant donnée la population actuelle de la planète, c’est à coup sûr le pouvoir aux mafias et ceux qui veulent nous imposer le nouvel ordre mondial de gré ou de force (en créant guerres et exodes par exemple) en forment certainement une..


        • Attilax Attilax 6 septembre 2015 22:03

          @elpepe
          On peut créer un système anarchiste à l’intérieur de frontières, je ne vois pas où est le problème. Anarchiste veut dire « sans pouvoir », c’est assez vaste comme conception.


        • elpepe elpepe 7 septembre 2015 05:35

          @mac
          en final vous etes d accord avec moi, ou plutot je suis d accord avec vous, sauf sur un point,
          Probablment que je me suis mal exprime
          Vous decrivez les frontieres comme quelque chose de naturel,
          Ce a quoi je vous repond si l humanite n etait pas aussi corrompu, vicieuse, bete et mechante nous n aurions pas besoin de frontieres, donc par contrapose, les frontieres n existeraient pas par la nature des choses, ou sinon l homme est naturellement con par application de la transitivite,
          Mais j esseyais de garder un peu d optimisme car si l homme a ete cree con a l origine des tps, considerant qu il est a l image de Dieu, ca colle pas,
          SI je regarde ce fucking univers, et j ecoute du Mozart, alors cet univers m apparait extraordinaire, l homme serait la seule anomalie ??? alors il a ete cree a l image de tout autre chose, un trou du cul may be ? en tout cas il y a place pour amelioration


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 septembre 2015 06:02

          @Attilax
          Et pour voter des lois, signer des accords de coopération avec d’autres pays, organiser et financer les services publics sur tout le territoire, on fait comment ?
          « Sans pouvoir central », c’est ce que prônaient les anarchistes espagnols.
          Quand le pouvoir était à prendre à Madrid, ils ont refusé de le prendre, ils se sont faits laminer par le PC espagnol et Franco.


        • Zolko Zolko 7 septembre 2015 08:35

          @Attilax

          « Anarchiste veut dire « sans pouvoir » »

          Non, ça veut dire « sans chef » : an-archos, sans chef. On peut parfaitement avoir des règles, des frontières et même des pouvoirs, mais pas de chef. Le pouvoir est alors distribué. Si on va jusqu’au bout, une vraie démocratie serait anarchiste, le peuple étant le pouvoir, mais sans qu’il y ait un chef.


        • elpepe elpepe 7 septembre 2015 13:25

          @Zolko
          exact l homme associe l idee de regles, regulation, ordre a la force le pouvoir et la contrainte, donc a nouveau si l on etait intelligent on n aurait pas besoin d etre contraint pour l etre, et l on se regulerait avec d autres motivations que les seuls coups de pieds au cul qui nous rassurent et que l on aime a se faire admonester
          J ai vu recemment un robot qui pouvait faire du velo, il aurait ete plus judicieux de faire un robot pour nous donner des coups de pieds au cul mais bon,
          dessine moi un robot


        • elpepe elpepe 7 septembre 2015 13:25

          @elpepe
          dessines


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 septembre 2015 17:29

          @Zolko
          Autant j’approuve l’idée d’une organisation du pouvoir au niveau local, autant pour prendre une décision au niveau national dans un pays de 65 millions d’habitants, je n’ai encore pas compris comment cela peut fonctionner ?


        • Anthony Michel Anthony Michel 8 septembre 2015 20:51

          @ elpepe

          L’adjectif simpliste, accompagné d’aucun autre, laisserait entendre que j’avance des évidences. Comme j’ai déjà pu dire, si mes propos sont parfois des évidences, tant mieux, cela veut dire que tout n’est pas perdu. C’est aussi... simple que ça !
          Vous dites ensuite : « Deja etant anarchiste, par definition je ne suis pas pour quelque chose donc difficile d etre contre. » Je ne comprends pas cette phrase. Si on n’est pas pour, notre interlocuteur est tenté d’imaginer qu’on est contre. En plus, se dire anarchiste plutôt que libertaire, c’est mettre justement en avant l’idée que la liberté est conçue en premier lieu comme une négativité (savoir dire non, ne pas se soumettre, ne pas reconnaître la loi légitime, etc.) plutôt qu’une positivité. Cette remarque n’est pas du tout critique, au contraire !
          Car cela s’inscrit dans un tempérament que je défends, qu’il faut savoir entretenir au nom, d’abord, de notre liberté d’esprit sinon, tout simplement, de notre dignité.
          Là où je ne suis pas d’accord avec vous, c’est sur votre critique aussi acerbe de l’Homme en général... Posture que peut se donner un certain groupe de dits anarchistes actuels qui — en incorporant, en plus, dans leur phrase, quelques mots d’anglais pour faire chic alors que c’est plutôt pour moi un signe d’asservissement (disons au moins que ce n’est pas très original) — semblent s’être détachés d’un pan de l’anarchisme originel qui mettait en avant la confiance en l’individu ; pour une simple et bonne raison que, ne reconnaissant pas le caractère transcendant de la conscience morale, il ne reste que l’immanence ; en d’autres termes, le salut est en nous sinon nulle part. Dans mon livre intitulé L’aNarque, je reprends une phrase de Ernst Jünger (que je ne considère pas comme anarchiste et que je défends mais aussi critique (disons qu’il est l’inventeur de ce concept)) : « Le Salut est dans l’Individu. » J’ajoute alors :« L’Anarchie est dans le Salut. » (Le « dans » est là parce que l’anarchie est prise ici dans un sens spirituel sinon psychologique voire ésotérique.) Ainsi, médire en permanence l’être humain (je ne dis pas que vous le faites) n’est pas digne des premiers anarchistes. A la rigueur, cela fait plutôt penser à « l’aristocratisme libertaire » c’est-à-dire l’anarchisme de droite, ou encore l’anarchisme élitiste s’il doit en exister un, au risque de nourrir alors des contre-sens... Mais moi je me dis bien anarchiste conservateur (titre de mon prochain livre) alors... Mais mes références politiques et sociales restent bien, en matière d’anarchisme, Bakounine et Proudhon... et pas je ne sais quel théoricien de l’anarchisme de droite si, là encore, ça veut dire quelque chose car il n’existe pas vraiment de théorie anarchiste de droite.


        • Attilax Attilax 16 septembre 2015 22:01

          @Fifi Brind_acier
          Une application sur smartphone ? Comme ça même plus besoin du tirage au sort.
           smiley


        • alinea alinea 6 septembre 2015 12:35

          Le frontière crée un au-delà, d’abord imaginaire, qu’on a envie de découvrir ; qui sont ces gens, avec une autre langue, une autre monnaie, une autre architecture, une autre histoire ? Un territoire de découvertes et de rencontres s’ouvre, à la frontière.
          Ce passage est la marque d’un désir si grand qu’on l’exécute, un rite initiatique ou bien l’acquiescement à d’autres lois, à d’autres normes.
          Derrière cette frontière, nous sommes différents, nous ne sommes pas chez nous, respect et curiosité s’imposent. Nous nous faisons discrets pour ne pas déranger pendant qu’en secret on emmagasine, les images, les sons, les lumières. Nous pouvons être émerveillés comme des enfants qui découvrent le monde, le différent, l’autre. Nous pouvons recevoir des « claques » parce que nous avons manqué de savoir-vivre ou bien des caresses, des cadeaux parce qu’un courant est passé.
          J’aime les frontières, je les ai toujours aimées, nécessaires territoires d’un passé différent ou d’un autre avenir, d’autres souffrances, d’autres bonheurs... d’autres beautés.


          • fred.foyn Le p’tit Charles 6 septembre 2015 12:35
            En effet...La nécessité des frontières c’est le bon sens, mais certains gouvernants ont décidé autrement en les faisant tomber...Nous constatons depuis les ravages de ces décisions absurdes pour les peuples qui n’ont plus de repaires...Vivement leur rétablissement.. !

            • Massada Massada 6 septembre 2015 13:01

              Nous pouvons vous aidez dans la construction de murs, nous avons en ce domaine une certaine expertise smiley smiley


              • wesson wesson 6 septembre 2015 15:57

                @Massada
                Et en plus, nous sommes assez stupide pour nous vanter d’utiliser des techniques ultramoderne dans la mise en oeuvre d’une idée médiévale.


                Muraille de Chine, Mur de Berln, Cité de Carcassonne, l’histoire a tellement montré que les murs, c’était super efficace !

                Construire un mur, c’est bien l’idée d’un faux peuple dans un faux pays avec une fausse histoire.

              • doctorix doctorix 6 septembre 2015 16:41

                @Massada

                Une fausse histoire, exactement Wesson. 
                Le « peuple Juif » n’existe tout simplement pas. La plupart des soi-disant juifs sont des convertis de fraîche date, par simple intérêt, et descendants des Khazars d’Europe centrale. 
                Ils n’ont rien à faire en Palestine, c’est juste une annexion avec la complicité anglaise. Si une frontière n’a pas lieu d’être, c’est bien la frontière israélienne.
                Et je le prouve :
                Le fait que ce soient deux juifs qui l’écrivent va-t-il semer le trouble dans l’étroit cerveau de Massada ?
                Je n’y crois guère, il préférera crier à la trahison, à la persécution, à l’antisémitisme (mais comment pourrait-on haïr un peuple qui n’existe pas ?).
                Comme d’hab...
                Juif, c’est juste une religion aussi artificielle que dévoyée. Pas un peuple.

              • Pomme de Reinette 6 septembre 2015 17:09

                @doctorix

                C’est une plaisanterie ?
                J’adore tous ces gens hyper culturés qui osent parler du haut de leur totale ignorance à la place des autres ......
                Et d’ailleurs, de ce « peuple qui n’existe » .... c’est fou comme ils adorent en parler !! smiley

                Le fait que ce soient deux juifs qui l’écrivent va-t-il semer le trouble dans l’étroit cerveau de Massada ?
                Gilad Atzmon, le gourou allumé de Soral et Schlomo Sand, qui vous pouvez d’ailleurs retirer de votre courte liste car il vient de déclarer urbi et orbi qu’il a cessé d’être juif ... 


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 septembre 2015 18:33

                @doctorix
                Je crois que vous vous trompez. Dans sa conférence sur la monnaie, François Asselineau cite la Bible à propos d’une décision d’ Alexandre le Grand, et montre une pièce juive datée entre -134 ans et - 104 ans avant notre ère. S’il y avait une monnaie, c’est qu’il y avait un peuple,... et des frontières qui délimitaient une zone géographique dans laquelle la monnaie avait cours. 
                Une monnaie = un peuple.
                Cf les 15 premières minutes de la conférence.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 septembre 2015 19:48

                @Massada
                Il me semble qu’ Israël a signé la Convention de 1951 sur les réfugiés, non ?
                Liste des pays ayant signé.


              • OMAR 6 septembre 2015 20:06

                Omar9

                @Massacrada

                C’est vrai, vous construisez des murs pour vous lamenter et quêter la compassion de l’humanité, et d’autres murs pour emprisonner et affamer un peuple.

                La fourberie, c’est cela votre expertise....


              • Pomme de Reinette 6 septembre 2015 22:46

                @OMAR

                Vous parlez sans doute de la tranchée que les Egyptiens sont en train de construire tout le long de la frontière avec Gaza, pour empêcher les djihadistes d’essaimer dans le Sinai .....

                http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/10/29/97001-20141029FILWWW00128-gaza-l-egypte-etablit-une-zone-tampon.php

                Ils vont y mettre de l’eau (et des piranhas ?) pour noyer tous les tunnels .....


              • elpepe elpepe 7 septembre 2015 00:16

                @Fifi Brind_acier
                Bonjour
                vous etes une bonne eleve vous passerez a la recreation pour un bon point
                10 bons points une photo de Francois


              • doctorix doctorix 7 septembre 2015 00:17

                @Fifi Brind_acier

                Il y avait bien un peuple juif en Palestine, ce n’est pas niable.
                Où donc Mahomet aurait-il bien pu recruter ses adeptes ?
                Les juifs d’origine seraient principalement les palestiniens actuels, ce qui est assez hilarant...
                Les autres juifs , les israéliens actuels, seraient pour la plupart des produits d’importation, descendants des khazars, qui se sont convertis au judaïsme au VIII ème siècle.
                Si les juifs ashkénazes descendent des khazars et les séfarades des berbères, alors on est dans une histoire de fous ou de faux juifs persécutent donc actuellement de vrais juifs en Palestine...
                Bien sur, cette version a été contestée par les israéliens, on s’en doute.
                Et moi aussi, j’ai des doutes, bien évidemment ; mais cela met en lumière la stupidité de ces disputes sanglantes, et relativise la supériorité génétique de ce « peuple » arrogant et dominateur, comme disait le Grand Charles.
                Là où il se trompait, c’est qu’il n’y a pas vraiment de peuple juif aujourd’hui, mais un sacré mélange d’individus dont le lien commun est l’appropriation d’une région, sans aucune justification biblique, par un enfumage historique.... 

              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 septembre 2015 06:28

                @doctorix
                La persécution des Juifs, c’est l’église Catholique qui l’a organisée pendant des siècles, elle n’a jamais supporté la concurrence de quelque religion que ce soit. C’est Venise qui a inventé le ghetto juif, avec la rouelle jaune sur la poitrine et le chapeau jaune, couleur infamante au Moyen- âge.


                Que des peuples, des religions ou tout autre différence religieuse ou culturelle, subissent des persécutions est inacceptable. S’ils arrivent à trouver un lieu où s’en protéger, je ne vois pas ce qu’il y a de choquant.

                De là à refuser d’appliquer le Droit International et d’emmerder le monde, il y a une nuance...
                Je suis donc favorable à l’Etat d’ Israël, mais contre la politique de ses dirigeants, qui refusent obstinément depuis 1947 la création de deux Etats, et ne subissent jamais aucune sanction, quoi qu’ils fassent. De Gaulle a bien résumé la situation dans son discours de 1967.


              • doctorix doctorix 7 septembre 2015 08:58

                @Fifi Brind_acier

                Il n’est pas question dans mon esprit de remettre en question l’Etat Israélien, c’est d’ailleurs trop tard.
                Ça n’empêche pas d’émettre des doutes sur sa légitimité originelle.
                Par contre, la minorité palestinienne juive vivait en bonne entente avec la majorité arabe avant 1947, et on ne voit pas pourquoi cela n’a pas continué, ou trop bien. 
                Et il est faux de prétendre que la Palestine était un désert. Il y avait de nombreux villages, détruits par le terrorisme israélien dès l’origine et même avant.
                Il est choquant d’entendre encore la ritournelle « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ».
                Par exemple le taux d’alphabétisation était de 25% en Palestine quand il n’était que de 17% en Turquie. Et ce pays progressait rapidement dans tous les domaines.

              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 septembre 2015 17:42

                @doctorix
                Je sais bien que la Palestine était habitée, mais la question que vous soulevez est celle de la légitimité dans le temps. On ne demande jamais aux Bouddhistes, aux Chrétiens ou aux Protestants, depuis quand ils ont leur religion ? Alors pourquoi le faire avec des gens qui se sont convertis au judaïsme tout au long des millénaires ?


                Pour toutes les autres religions, même si vous êtes converti d’hier, c’est tout bon, personne ne fait d’enquête, ni ne vous demande de rendre des comptes sur le lieu et la religion de vos ancêtres...
                La légitimité d’Israël, ce sont les siècles de persécutions, pas la date de leurs conversions.
                Ensuite, ce qu’ils ont fait de ce territoire, c’est une autre histoire, pas très glorieuse, c’est le moins qu’on puisse dire.

              • zygzornifle zygzornifle 6 septembre 2015 13:03

                c’est déjà foutu pour l’Europe et tous ses pays .....


                • zygzornifle zygzornifle 6 septembre 2015 13:06

                  de toute façon ça ne servira a rien car les pays d’Afrique et du Maghreb seront vidés dans peu de temps , ils seront tous en Europe .... L’EU va s’effondrer d’elle même par la faute de ses dirigeants ....


                  • OMAR 6 septembre 2015 21:42

                    Omar9

                    @zygzornifle

                    Le Maghreb fait parie intégrante de l’Afrique.


                  • Elliot Elliot 6 septembre 2015 13:07

                    Un article bien écrit avec lequel on ne peut être que spontanément d’accord.

                    Alors d’où me vient ce malaise, cette impression de m’être fait balader vers un au-delà de limites ( c’est le cas de le dire ) qui me sont acceptables ?

                    C’est le propre des sophismes d’accumuler les évidences, d’aucuns diront les poncifs à l’appui d’une démonstration dont l’objectif n’est pas clairement défini ( en tout cas, je ne l’ai pas détecté ) mais dont je perçois bien quelles forces peuvent en faire usage tout en s’abritant derrière Camus ou de Debray qui sont des cautions humanistes ( surtout pour le premier car l’évolution récente du second peut interpeller ).

                    Au fond, Monsieur Anthony Michel , que voulez-vous en fait démontrer derrière votre brillante phraséologie ?

                    Que Schengen fut une erreur ?

                    Que la France éternelle (? ) doit sauvegarder sa culture menacée par les envahisseurs et donc fixer des limites à l’accueil ( ah ! la fameuse phrase de Rocard qui fait l’unanimité de toutes les frilosités ), cette France jacobine qui a su si bien abolir les frontières à l’intérieur de son propre territoire unifié par la contrainte en étouffant les cultures régionales mais qui ne peut concevoir que la marche inexorable du temps va l’intégrer à un espace de plus en plus vaste.

                    Au fond, ça ne vous pose pas problème - ne serait-ce qu’en termes de fierté nationale - que tous ces réfugiés qui submergent, paraît-il, la France - n’ont en fait qu’un seul objectif, se tailler le plus vite possible vers d’autres pays comme si la France n’était plus qu’un paradis pour touristes attirés par les vestiges de sa grandeur passée mais en aucun cas un pays où il ferait encore bon entamer une nouvelle vie.

                    Ce qui me gêne dans votre article, c’est qu’il est comme la langue d’Esope la pire et la meilleure des choses et que l’identitaire le plus borné, le branquignol le plus éloigné de toute forme de culture mais qui s’en revendique avec d’autant plus de force qu’elle lui est inaccessible, que le frontiste le plus pervers peut en faire farine à son moulin.


                    • alinea alinea 6 septembre 2015 13:21

                      @Elliot
                      même sentiment ressenti ! c’est pourquoi je me suis arrêtée à ma nostalgie des frontières !


                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 septembre 2015 19:41

                      @alinea
                      C’est ce qui s’appelle une proposition ouverte, chacun termine l’histoire comme il l’entend, puisque l’auteur ne propose pas de solution et laisse libre chacun de faire ses choix.


                    • BA 6 septembre 2015 13:35

                      En 2017, au Royaume-Uni, un référendum sera organisé à propos de la sortie ou du maintien dans l’Union Européenne.

                      Aujourd’hui, coup de tonnerre ! Un sondage explosif à propos du Brexit ( = Britain Exit) :

                      43 % des personnes interrogées veulent sortir de l’Union Européenne.

                      40 % des personnes interrogées veulent rester dans l’Union Européenne.

                      17 % sont indécis.

                      Dimanche 6 septembre 2015 :

                      La Grande-Bretagne voterait pour sortir de l’UE.

                      Pour la première fois, un sondage a indiqué dimanche que les Britanniques voteraient pour une sortie de l’Union européenne. Le référendum aura lieu d’ici fin 2017 au plus tard.

                      Au total, alors que les députés doivent se pencher à nouveau sur le projet de loi sur le référendum lundi, 43 % des personnes interrogées par l’institut Survation pour le compte du Mail on Sunday estiment que la Grande-Bretagne devrait quitter l’UE.

                      Elles sont 40 % à préférer rester dans l’UE et les 17 % restants sont indécis.

                      Ce sondage, réalisé via l’internet sur un échantillon de 1004 personnes, marque une rupture avec les précédentes enquêtes d’opinion qui ont toujours conclu à un avantage du « oui » à l’Union européenne.

                      http://www.romandie.com/news/La-GrandeBretagne-voterait-pour-sortir-de-lUE/627450.rom


                      • OMAR 6 septembre 2015 20:12

                        Omar9

                        @BA

                        Et dire que le Royaume-uni n’est ni dans l’espace Schengen ni dans la Banque Centrale Européenne et séparé du ..... continent.


                      • elpepe elpepe 7 septembre 2015 00:23

                        @BA
                        bon finalement c est une bonne chose, mais De Guaule et Jeanne d’Arc vont se retourner dans leurs tombes, UK qui vient au secours de la France
                        Les Francais auraient ete capable de rempiler pour l Europe jusqu a la nuit des tps


                      • aimable 7 septembre 2015 17:58

                        @OMAR

                        vous croyez que le royaume uni est une ile flottante


                      • Alex Alex 6 septembre 2015 14:56
                        – Le grand rabbin : « Les migrants sont nos frères en humanité. » (6-9-2015)
                        – Le Premier ministre : « il a prévenu aujourd’hui que son pays ne se laisserait pas “submerger” par des réfugiés syriens et africains et annoncé le lancement de la construction d’une clôture à la frontière. »


                        • Pomme de Reinette 6 septembre 2015 15:09

                          @Alex

                          Chacun a raison quand on lit en détail - et non en raccourci manipulateur - ce qu’ils disent.

                          Le grand rabbin = "Aujourd’hui, il nous faut agir ! Agir pour lutter, dans un front uni, contre le terrorisme et tous ceux qui instrumentalisent et dévoient la religion pour tuer au nom de Dieu, d’où qu’ils viennent et quels qu’ils soient, a-t-il insisté. Agir, pour ne laisser personne au bord du chemin de la vie« .

                          Le premier ministre =  »Nous ne laisserons pas Israël être submergé par une vague de migrants illégaux et d’activistes terroristes«  / »Israël n’est pas indifférent à la tragédie humaine des réfugies syriens et africains (...) mais Israël est un petit État, très petit qui ne dispose pas d’une profondeur démographique et géographique, c’est pourquoi nous devons contrôler nos frontières".

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